La volonté de Dieu pour toi est le parfait bonheur parce qu’il n’y a pas de péché, et la souffrance est sans cause. La joie est juste et
la douleur n’est que le signe que tu t’es mal compris toi-même. « Un Cours en Miracles » Leçon 101
Une histoire :-
Il y avait une fois une pièce de glace qui flottait sur l’océan. Cette glace avait mené une vie tout à fait remplie et
intéressante, mais elle était récemment devenue contrariée par le sentiment qu'il y avait quelque chose de plus à la vie. Durant un certain temps, elle avait été en recherche spirituelle et avait
commencé à comprendre que sa vraie réalité était quelque chose qu'on nommait de l’« eau ». Elle commençât à chercher cette eau, mais n'était pas tout à fait certaine de ce qu’elle était
et où la trouver, après qu’on lui eu dit que cette eau était sans forme, était molle, et que vous pouviez vous déplacer facilement à travers elle. Une grande énigme pour la pièce de glace ; quand
elle s’auto-examina, elle réalisa posséder une forme qui était solide et certainement pas fluide. Ceci incita une discussion avec les autres pièces de glace et beaucoup de longs débats sur le
sujet.
Avec le temps, la pièce de glace s’aperçut qu’elle flottait dans l'eau plus chaude et s’alarma de se retrouver plus petite. Une
grande crainte s’empara de la glace, car elle croyait être en train de mourir. Elle commença à prier pour de l'aide. Un jour, il entendit une voix rassurante lui dire que tout était bien. La voix
disait que la glace n’était pas différente de l'eau dans laquelle elle flottait, et bien que ces propos ne fassent aucun sens à la glace, elle sentit pouvoir faire confiance à voix. La voix
expliqua qu’au lieu de mourir, elle devenait une avec l'océan. La glace continuait toujours à craindre qu'on lui demandât de sacrifier quelque chose — son individualité. Elle sentait encore avoir
des choses à faire dans le monde — des choses à réaliser, des expériences à vivre.
La voix lui dit qu'elle pouvait retourner aux climats plus froids si elle le souhaitait, mais l'unité qu'elle commençait à
éprouver la hanterait jusqu'au jour où elle retournerait à ces régions plus chaudes, pour enfin permettre sa dissolution et se joindre entièrement. On lui dit qu'aucun bonheur véritable ne réside
dans le monde de séparation ; que le seul bonheur qui mérite d’être possédé est le bonheur sans cause.
Cet « océan » que la glace craignait est en fait le bonheur et la paix qui seront toujours là en train de nous
attendre. (Merci à l’enseignant Mooji pour la métaphore originale). *
Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car cela échouera, et tu pleureras chaque fois qu’une idole tombera. Tu ne peux pas
trouver le Ciel là où il n’est pas, et il ne peut y avoir de paix, excepté là. Aucune des idoles que tu adores quand Dieu appelle ne répondra jamais à Sa place. Il n’y a pas d’autre réponse que
tu puisses lui substituer, et trouver le bonheur qu’apporte Sa réponse. Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car toute ta douleur vient simplement d’une quête futile de ce que tu veux, là où tu
persistes à vouloir le trouver. Et si ce n’était pas là? Préfères-tu avoir raison ou être heureux? T-29.VII.1
Bien que nous ayons semblé avoir atteint l'objectif de séparation et d'individualité, nous demeurons avec le sentiment qu'il y a
quelque chose qui manque dans nos vies, nous ne nous sentons pas « complet ». Le Saint-Esprit nous dirait que ce qui manque est l'unité avec toute vie et avec Dieu. Mais craignant cette
Voix, il ne nous reste plus que le système de pensée de l'ego auquel faire appel.
L'ego nous dit qu'il y a quelque chose qui manque en nous et que nous pouvons seulement le trouver en le cherchant dans le
monde. Nous essayons de remplir la fosse sans fond à l’intérieur de nous-même en plongeant dans le travail, en mangeant, buvant, par le sexe, le divertissement et par-dessus tout, en
« tombant en l'amour ».
Si le bonheur est notre état naturel, comme le Cours dit l'être, pourquoi si peu de nous le ressentent-ils? ? Nous nous faisons
dire que nous sommes toujours tels Dieu nous a créés — un avec Dieu et joyeux, paisible, et heureux.
Cet état de bonheur peut exister seulement dans l'unité. Notre expérience cependant en est une de séparation. Nous avons choisi
le caractère unique, la particularité, l'individualité en pensant que ceci serait une amélioration sur l'état d'unité. Mais maintenant nous réalisons être malheureux. L'ego nous dit pouvoir être
heureux, mais que nous devrons chercher ce bonheur. Nous sommes maintenant pris dans le piège du désir. Si seulement nous pouvons obtenir ce que nous désirons, nous serons heureux. Mais dans
l'état naturel, nous avons tout. Aucun désir n’existe à cet endroit. En fait, le bonheur est l'absence de désir.
Nous pensons qu’une fois après avoir atteint l'objet de notre désir nous serons heureux, et bien oui pour une courte période de
temps, nous le sommes. Mais est-ce vraiment parvenir à l'objet de notre désir qui cause le bonheur ? Ce qui arrive vraiment c’est que le moment où le désir est satisfait, il n'y a plus de désir.
Avec l'absence de désir nous éprouvons aussi l'absence du système de pensée de l'ego et notre état naturel se révèle. L'ego ne le bloque plus, au moins pour un moment, et nous éprouvons le
bonheur. Donc ce n'est jamais l'accomplissement des désirs qui apportent le bonheur mais simplement l'absence de désir.
Le soi personnel en raison de sa propre nature est constamment en train de poursuivre le plaisir et d’éviter la douleur. La
fin de ce modèle est la fin du soi. La fin du soi avec ses désirs et ses peurs te permettent de retourner à ta véritable nature, la source de tout bonheur et de paix. Nisargadatta Maharaj
*
Si ceci n'est pas compris (peu parmi nous le comprennent) et alors nous nous tournerons toujours vers l'ego pour la solution à
notre manque de bonheur. L'ego dit « Cherche mais ne trouve pas » T-16.V.6. Bien sûr, il ne nous dit jamais ceci ouvertement. Il propose tous genres de projets grandioses pour
nous rendre heureux, lesquels ne fonctionnent jamais. Au lieu, nous nous sentons encore plus coupable, ce qui est sa vraie intention. La culpabilité est la nourriture de l'ego. Le pardon défait
la culpabilité en faisant mourir de faim l'ego jusqu'à ce qu'il disparaisse enfin.
Ce cours a établi de façon explicite que son but pour toi est le bonheur et la paix. Or tu en as peur. Il t’a été dit
maintes et maintes fois qu’il te rendra libre, or tu réagis parfois comme s’il essayait de t’emprisonner. Tu le rejettes souvent plus volontiers que tu ne rejettes le système de pensée de l’ego.
Dans une certaine mesure, donc, tu dois croire qu’en n’apprenant pas le cours, tu te protèges. Et tu ne te rends pas compte que seule ta non-culpabilité peut te protéger.
T-13.II.7:1-6
Le but d’« Un Cours en Miracles » est de nous enseigner comment être en paix et heureux indépendamment de ce
qui arrive autour de nous. Il nous enseigne aussi que ceci est la dernière chose que nous voulions. Un regard sur l'état de nos vies et du monde en témoignera.
Pourquoi ne voudrions-nous pas la paix ? Il doit y avoir quelque chose ici que nous craignons beaucoup— et il y a quelque chose.
Il nous coûtera tout ce que nous chérissons : notre individualité, notre particularité, notre besoin d'avoir raison, le contrôle apparent sur nos vies ou en seul un mot, notre ego. Le Cours
définit l'« ego » comme la pensée de séparation, notre désir de nous séparer de Dieu et faire nos propres choses. La chanson de l'ego est celle-ci « I did it my way » (je l'ai
fait à ma façon). L'ego croit tout savoir ce qui est nécessaire pour trouver le bonheur dans le monde et n'exige pas de direction intérieure, non merci. Jésus fait remarquer que
nous pourrions progresser rapidement sur le chemin vers la paix et le bonheur en écoutant l'aide toujours présente du Saint-Esprit, mais que nous trouvons l'idée personnellement
insultante (M-9.2:4).
Il sous-entend que toutes nos connaissances et notre expérience de vie durement-gagnées ne comptent pour rien quand il s'agit de
trouver la vraie joie. Il va plus loin en déclarant qui si nous croyons être des corps, alors nous sommes insensés. Et comment les fous peuvent-ils possiblement savoir comment trouver la paix ?
Ils ont évidemment besoin d’aide en dehors de leur système de pensée erroné. Pour Jésus, nous sommes psychotiques et nous avons tous besoin de son aide pour nous dégager de la douleur et de la
solitude dans lesquelles nous sommes.
La seule manière possible pour retourner à la paix est de renoncer volontiers à l'ego par la pratique du pardon et retourner à
l’intérieur pour l'aide. Mais l'ego est notre création, une idée qu’une fois le Fils de Dieu endormi pensa être une très bonne idée (et continue toujours). Toutefois, comme le Cours le fait
remarquer, notre « la tolérance pour la douleur peut être haute mais elle n'est pas sans la limite ». (T-2.III.3:5). Il est très épuisant de maintenir l’apparente séparation
d’avec Dieu. Être à la maison au Ciel, tout en prétendant être dans le temps et l'espace, demande beaucoup d'effort et nous commençons tout doucement à penser qu’il doit y avoir « une
autre façon ».
Apprends ceci, et apprends-le bien, car c’est ici que le retard du bonheur est réduit d’un laps de temps dont tu ne peux pas
te rendre compte. Tu ne hais jamais ton frère pour ses péchés, mais seulement pour les tiens. Quelque forme que ses péchés paraissent prendre, elle ne fait qu’obscurcir le fait que tu crois
qu’ils sont les tiens, et qu’ils méritent donc une « juste » attaque. T-31.III.1.4:6
Chaque jour nous avons un choix à faire. Nous pouvons dire, « je veux avoir raison et le bonheur est sans
importance, » ou nous pouvons dire, « je veux être heureux et paisible, je n'ai pas besoin d'avoir raison ». Nous ne devrions jamais sous-estimer notre désir d'avoir raison. C’est
ainsi qu’a commencé l’apparente séparation d’avec Dieu. Nous avons pensé connaître la façon qui pourrait nous apporter quelque chose de mieux, même plus que Ciel. L'idée de devenir des êtres
séparés qui pourraient jouer à être Dieu sembla bonne. Ce que nous avons découvert fut une perte de paix et de joie, mais nous ne voulons pas l'avouer, et continuons d’essayer à trouver ce
bonheur insaisissable ici dans le monde. Nous avons raison mais ne sommes plus du tout heureux.
Chaque jour quand nous nous éveillons, nous pouvons tout voir comme une salle de classe de pardon. Nous pouvons comprendre que
« je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense » (leçon 5) et demander de voir la paix plutôt que cela (leçon 34). Nous pouvons apprendre à
sourire doucement à l'ego et prendre la vie moins sérieusement. De cette façon nous défaisons peu à peu l’emprise de l'ego sur nous et commençons à éprouver la joie calme et la paix qui nous
attend toujours.
(Certains passages de ce matériel ont été extraits du ebook en anglais : A Course in Miracles - Explanations of Major Themes par Michael Dawson.)
*Traduction libre par Stella Pilon
Merci à elle pour son aimable partage.