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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:57

Comme nous l’avons évoqué dans le chapitre 11 (Le  rêve de séparation), notre esprit qui a choisi la voie de l’ego s’est retrouvé écrasé sous une immense culpabilité. Une fois identifié à l’ego, nous avons donc opté pour sa stratégie consistant à projeter cette culpabilité « hors de nous » dans un monde de perception. Cette stratégie est ainsi devenue une loi fondamentale de l’esprit : « La projection fait perception ». Ce que nous voyons à l’extérieur de notre esprit est déterminé par ce que nous voyons à l’intérieur. Sur un plan ontologique, la projection est une tentative de placer la culpabilité issue de la séparation en dehors de l’esprit-ego. Le Cours définit alors la projection comme un usage inapproprié de l’extension qui est la fonction initiale du Fils de Dieu. C’est croire que nous pouvons combler le vide ressenti en nous par nos propres idées au lieu de le corriger par la vérité, c’est donc une négation de Dieu. Plus simplement et traduit concrètement, la projection est une défense pour nous éviter de prendre la responsabilité de nos propres pensées d’ego.

 

La projection est née au moment où existait encore un seul esprit-ego, encore unifié, mais « séparé » de la source. Celui-ci a eu l’idée de créer une instance séparée de lui pour tenter d’y déposer sa culpabilité. Mais comme il n’y avait littéralement « personne d’autre à blâmer ou accuser », Il s’est scindé en deux, toujours dans la dynamique de la séparation : Un soi innocent auquel il s’est identifié et un soi coupable. Dans son fantasme délirant, l’esprit-ego voit alors dans ce soi coupable « extérieur » un Dieu courroucé et vengeur en raison du « péché originel ». Toutes ces manœuvres se situent au niveau de la pensée et n’ont pas fait disparaître la culpabilité qui est simplement projetée sur l’autre soi. Mais pour nous convaincre définitivement que nous sommes « d’innocentes victimes », l’ego a déplacé le jeu dans un monde d’espace-temps où chaque soi individuel utilise un autre soi individuel pour faire ses projections.  

 

Cette dynamique « de fuite » s’est donc poursuivie avec le « Big bang métaphysique » au cours duquel l’esprit-ego s’est divisé en milliards de fragments, occasionnant des projections de plus en plus nombreuses et complexes. De manière fractale, chacun de ces fragments a conservé cette dualité « esprit innocent – esprit coupable », le premier se défendant contre un Dieu persécuteur inventé de toutes pièces. A présent, en tant que « fragments du Fils de Dieu », nous semblons jouer un rôle dans ce conflit qui est projeté sur l’écran du monde perçu car la projection fait perception. Chacun de nous essaye d’affirmer son innocence en prouvant la culpabilité d’autres personnes. La création des corps au sein de l’univers d’espace-temps parachève la stratégie de l’ego pour jouer cette pièce de théâtre à l’échelle cosmique. Nous pouvons alors « pointer du doigt » et blâmer d’autres coupables. Mais comme chacun joue le même jeu, nous sommes innocents et victimes pour nous-mêmes mais agresseurs et coupables pour les autres.

 

Dans ce cycle attaque-défense qui semble sans fin, la culpabilité est échangée sans cesse d’un soi à l’autre « comme une patate chaude ». Ainsi, la réalité de notre monde n’est jamais mise en cause, jamais mise en doute et l’ego peut « dormir tranquille ». Comme nous le verrons dans le chapitre consacré au corps, celui-ci est au centre du système de défense de l’ego pour se perpétuer, il s’agit de sa « demeure ». En effet, le corps est faible, vulnérable, fragile et il semble démontrer de façon convaincante que nous sommes impuissants à changer vraiment tout ce qui nous arrive dans le monde. Identifiés à l’esprit faux, et donc au corps, nous nous percevons comme victimes et adoptons les lois de la dualité : « l’un ou l’autre », « les forts ou les faibles », « avoir tort ou raison ». Nous sommes alors dans la compétition, les conflits d’intérêts, les besoins insatiables, et bien sûr la colère, la haine, la peur et tous les sentiments négatifs (ou ostensiblement positifs) propres à l’ego.  

 

Le Cours nous enseigne que toute pensée produit une forme à un certain niveau. Puisque la projection fait la perception, elle est aussi synonyme d’interprétation. Ce que nous appelons « la forme » est l’expression de la pensée à travers la perception, elle n’a pas d’existence réelle puisqu’elle fait partie intégrante du rêve fait par le fils de Dieu. Le contenu à l’origine des formes n’a que deux sources possibles : la pensée de séparation (ego) ou la mémoire de Dieu (St-Esprit). Une fois l’une de ces pensées choisie par le décideur qui est l’agent activateur de l’esprit, la forme pourra se manifester au sein de la projection comme une simple pensée, une émotion, ou bien un comportement, ou encore n’importe quelle forme d’action. Bien qu’illusion, cette forme peut néanmoins nous renseigner sur la nature de la pensée qui en est à l’origine. Si, par exemple, nous sentons que notre colère contre une personne est justifiée, cela signifie que nous avons projeté notre culpabilité inconsciente sur cette personne.

 

En raison de la projection, la perception semble nous enseigner sur le monde alors qu’en fait elle témoigne de ce que nous enseignons par nos croyances, elle est l’image extérieure d’un souhait. S’il est impossible de ne pas croire ce que l’on voit, il est également impossible de voir ce que l’on ne croit pas. Les expériences de l’esprit mènent aux croyances, qui, une fois fixées, stabilisent la perception. Ce que nous croyons, nous le voyons et plus nous le voyons, plus nous le croyons ! C’est pour cette raison que Jésus a déclaré : « Heureux ceux qui n’ont pas vu et qui ont cru ». La perception étant du domaine de la conscience et de l’espace-temps, elle est temporaire. Le Cours l’oppose à la connaissance qui est notre véritable « mode de fonctionnement ». Dans la perception, le tout est composé de parties qui se joignent et se séparent sans cesse de manière différente. Dans la connaissance, il n’y a pas de différence entre la partie et le tout. Le passage à la « perception juste », c’est-à-dire la vision, est une étape importante dans le cursus du Cours pour accomplir l’expiation, le retour à la connaissance.

 

Ce n’est pas un hasard si la notion de projection est si importante à la fois dans le Cours et dans la psychologie contemporaine. Elle éclaire en effet bon nombre de nos comportements. Ken Wapnick a déclaré que sans les travaux de Freud - à qui il rend hommage pour cette découverte - le Cours n’aurait pas pu voir le jour. Il est même impossible de comprendre son message si l’on ne saisit pas précisément pas ce qu’est la projection. Il faut aussi se souvenir qu’Helen Schucman était elle-même docteur en psychologie. Mais dans l’optique de comprendre le fonctionnement de l’ego – et donc s’en libérer - il faut aussi associer à la projection la notion de déni. (Plus communément appelé répression ou refoulement). C’est le déni de la culpabilité, trop lourde à supporter pour l’esprit qui a engendré le phénomène de la projection. D’ailleurs, projeter signifie littéralement « lancer quelque chose loin de soi ». D’où l’expression biblique : « Voir une paille dans l’œil de son prochain et ne pas voir la poutre dans le nôtre ».

 

Christalain - "L'Esprit d'un Cours en miracles" - chapitre 13

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:55

Préface du livre de Tom Carpenter : "Le miracle du vrai Pardon"

 

 

Pensez un instant à ce que ce serait votre journée avec votre esprit rempli de pensées heureuses et aimantes. Tous ceux que vous rencontrez ont le sourire et une lueur de bonheur   sur eux. Il n’y a ni maladie, ni faim, ni conflit ou absence ; pas de souci, pas de blâme, pas   d’attente, pas de temps ni de mort. La paix a remplacé la peur partout dans ce monde. Il n’y a   pas de mot pour décrire la haine car toutes les raisons de ne pas aimer ont disparu. C’est notre   état d’esprit sans la pensée de péché. C’est notre monde quand il n’y a plus de culpabilité à juger. C’est là que le miracle du vrai pardon nous emmène.  

 

Pour la plupart d’entre nous le monde semble être un endroit différent de celui-ci. Et plus important encore, il semble porter peu d’intérêt à ce que nous voudrions qu’il soit. Mais   ce que nous devons apprendre, c’est qu’il est un état d’esprit avant qu’il ne soit un lieu. Ce

sont nos pensées qui ont fabriqué tout ce qui semble être, et il nous appartient donc de changer le monde.  

 

Nous ne sommes pas qui nous prétendons être ; les victimes « individuelles » d’un monde capricieux, isolés et différents des autres, destinés à alterner entre le bonheur et la  souffrance et laissés finalement seuls pour mourir. Nous ne sommes pas les corps qui   semblent nous définir. Nous ne pouvons pas non plus être connus par nos pensées d’ego ou  

par le comportement qu’elles engendrent.

 

Le monde n’est pas ce qu’il semble être. Ce n’est pas un endroit où les choses peuvent  nous arriver contre notre volonté. C’est un état d’esprit fondamentalement dédié à la croyance   qu’il y a quelque chose de mauvais en nous, et avec l’expérience d’être séparé et différent de   toutes les façons. « Voir c’est croire » est notre devise, alors que c’est tout le contraire qui est   vrai. Il n’est pas possible de changer ce que nous sommes véritablement. Mais il est possible   de croire ce que nous choisissons et d’expérimenter les effets de ces croyances.

 

L’ironie, c’est que nous pensons être quelque chose de différent de ce que nous  sommes à cause d’une croyance qui n’est pas vraie – « né du péché », comme le formulent   nos religions. Les mauvaises choses semblent nous arriver par hasard parce que nous ne   reconnaissons pas que nous avons fait ce monde à partir des pensées de la culpabilité.   C’est cette croyance dans le péché et la séparation qui a fait notre monde. Et chaque   fois que nous choisissons de nous appuyer sur des pensées du même genre, des expériences   similaires viennent à nouveau renforcer le fait que notre perception erronée est vraie. Ceci, à   son tour, conduit à répéter ces choix et à perpétuer une répétition sans fin de la même  

expérience effrayante.

 

En reconnaissant cela, il est plus facile de comprendre pourquoi le monde semble être de la manière dont nous le percevons maintenant. Toutes les haines, tout le bonheur perdu,   toute la méfiance et toute la douleur sont devenus « normaux », c’est-à-dire la « réalité » de ce que sont les choses. Nous ne demandons pas si le monde doit être ainsi, ou s’il existe une   alternative, parce qu’il illustre déjà ce que nous pensons être vrai.   En vérité, nous sommes liés comme les parties intégrales d’un seul Esprit/pur-Esprit.  

 

Nous partageons une cause unique et une conscience unifiée – quelque chose que nous ne   pouvons pas changer indépendamment de nos croyances. Ce que nous avons créé ne peut pas  

être perdu. Bien que la plupart du temps enfouie, il reste dans notre esprit la conscience de cette vérité à notre sujet. Tant que la séparation est toujours notre croyance dominante, nous   sommes véritablement dans un processus de lâcher prise. Pensée après pensée, lentement,   guidés par une Conscience intérieure, par des biais dont nous sommes pour la plupart du   temps inconscients, nous ouvrons notre esprit à une conscience différente de qui nous sommes.  

 

Nous disons qu’il y a miracle lorsque quelque chose se passe dans notre monde qui contredit les lois de notre croyance. Le pardon, utilisé de la façon dont nous allons le décrire,   devient la pratique consistant à démontrer à nous-mêmes que nous voulons aimer au lieu de   haïr. Pardonner ce que nous avons jugé ouvre notre esprit à la reconnaissance d’un sentiment  d’union, et les effets sur la manière dont cela change notre monde sont en effet miraculeux.  Le miracle du vrai pardon consiste à lâcher prise sur nos malperceptions concernant  qui nous sommes et ce qu’est le monde, en ouvrant notre esprit et notre coeur à une vérité   différente. Il s’agit d’apprendre que la paix et la joie viennent de la « connexion » avec les   autres, sans blâmer ou rechercher une façon d’être spécial et différent. Il s’agit de se libérer de   la culpabilité qui nous a caché notre « véritable » Soi, et de trouver la liberté d’aimer à  nouveau.  

 

Tom CARPENTER

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:53

Dans une merveilleuse définition du miracle, Jésus nous dit que sa fonction consiste à redonner à la cause sa fonction de causation (T-28.II.9:3). L’esprit est la cause ; le monde est l’effet. Chaque fois que nous avons un problème dans le monde, c’est parce que nous avons oublié la cause qui est dans notre esprit. Ce que le miracle fait consiste à redonner à l’esprit (la cause) sa fonction à être l’agent causatif de tout ce que nous ressentons. Voilà tout ce à quoi le Cours nous entraîne à faire. Ceci est extrêmement important, parce que si nous ne comprenons pas ceci, nous ne ferons qu’entrer dans une culpabilité énorme à propos de nous-mêmes. Nous penserons que nous échouons à faire ce cours parce que nous choisissons encore notre ego.

 

La fonction du miracle n’a pas pour but de nous faire cesser de choisir notre ego, mais plutôt de nous faire devenir conscients que nous choisissons l’ego. À nouveau, il ne m’est pas possible de trop insister là-dessus. C’est ce qui conduit presque tous les étudiants d’Un Cours en Miracles à se fourvoyer. Ils croiront alors qu’ils ont choisi le Saint-Esprit quand ils ne l’ont pas du tout choisi – parce qu’ils pensent que choisir le Saint-Esprit est le but du Cours. Le but du Cours est que vous choisissiez le miracle, ce qui veut dire que vous compreniez finalement ce que vous choisissez, et que vous appreniez ensuite à vous pardonner à choisir continuellement votre particularité.

 

Si vous faites cela, ce que vous avez fait, en réalité, c’est avoir laissé Jésus regarder votre ego avec vous. Plus tard, dans cet atelier, nous développerons ceci quand nous parlerons de la signification de Jésus. Mais voilà en quoi consiste le miracle : retourner à votre esprit et maintenant, avec Jésus ou le Saint-Esprit à vos côtés, regarder votre ego et prendre conscience que vous l’avez choisi – quand bien même à tout moment donné, quand bien même à ce moment-là, vous ne désireriez pas laisser l’ego s’en aller. Vous saurezau moins ce que vous faites. Et vous finirez comme un étudiant de ce Cours prenant conscience comme vous êtes absolument insane – littéralement – à cause du fait que vous choisissez continuellement et contre toute logique votre ego et votre particularité. Mais au moins maintenant vous savez que vous le faites, ce qui signifie que vous ne pouvez pas en blâmer qui que ce soit d’autre.

 

Vous ne pouvez pas blâmer votre environnement, vous ne pouvez pas blâmer la personne qui vient juste de vous violer, ou qui vous a racketté, ou qui vous a insulté. Vous ne pouvez pas blâmer vos gènes, votre mauvais karma – vous ne pouvez pas blâmer quelque chose. Maintenant, vous comprenez que si vous êtes contrariés à l’instant, c’est parce que vous voulez être contrarié à l’instant. Vous ne voulez pas la paix de Dieu. Vous voulez un bout de l’agissement de l’ego. Vous voulez un bout de votre particularité. Vous ne voulez pas la paix de Dieu. Mais au moins vous savez maintenant ce que vous faites. Cela est le but du Cours. Vous avez terminé avec succès le Cours – parce qu’une fois que vous faites cela, c’est seulement une question de temps avant que vous ne réalisiez que ceci ne vous paie plus en retour. Cette étape se produira automatiquement.

 

 

Ken WAPNICK

 

Source : Atelier « Les règles pour la décision ».

 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:51

  

Tu n’as aucune idée de l’immense délivrance et de la paix profonde qui viennent d’une rencontre totalement dépourvue de jugement avec toi-même et avec tes frères.

Un Cours en Miracles » T-3.VI.3". 


Nous sommes dépendants du jugement, c'est la nourriture de l'ego. Il maintient l’apparente séparation. L'ego est la pensée que la séparation est réelle. Et nous, en tant que fils de Dieu endormi, savourons cette pensée et nous nous efforçons de la garder en vie en jugeant.

 

Si nous cessons de nous juger où juger les autres, ce rêve d’apparente séparation commencera à paraître moins réel. Notre individualité bien-aimée et notre particularité sembleront moins solides et la peur surviendra. Qui sommes-nous sans notre ego? Comment pouvons-nous fonctionner sans le sentiment d'un soi séparé?

 

Juger qui que ce soit, c'est les voir comme un ego, comme un corps.
Voir quelqu'un d’autre comme un ego (séparé) c’est renforcer l'ego en nous-même et ainsi perdre notre paix — un exemple de ce que vous donnez (enseigner) – vous recevez (apprendre).

 

Une puissante définition du pardon dans le Cours est la suivante :

 

Le pardon, par contre, est calme, et tranquillement ne fait rien — Livre d’Exercices, p. 418.

 

Cela signifie que nous arrêtions d’étiqueter ce que nous observons en nous-même et dans le monde. Plus de bien et de mal. C'est l'ego qui prend parti. Ni vrai ou faux.

 

Rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l’on en pense.

William Shakespeare 

 

Cela ne signifie pas d’être inactifs lorsque nous sommes confrontés à des actions qui pourraient conduire à la souffrance. Que ferions-nous si nous sommes témoin d'un enfant qui est sévèrement battu? Si nous jugeons et étiquetons le batteur comme « fautif » et « méchant » notre cœur se fermera, laissant l'ego prendre la décision, ce qui est une garantie de la mauvaise réponse. Sans le jugement notre cœur reste ouvert, ce qui nous permet d'être guidés par l'esprit. Nous ne saurons pas à l'avance ce que nous ferons, mais ce sera adéquat.

 

On m'a raconté l’histoire d'une femme qui a été enlevée par deux hommes et emmenée dans une forêt pour être violée. Quand ils sortirent de la voiture ils s’approchèrent d'elle. Comme elle les regardait, tout jugement cessa et elle s'entendit dire ces mots : « Vous devez tous deux avoir beaucoup souffert. » Un d’eux fondit en larmes et ils la replacèrent dans la voiture la ramenant chez elle en toute sécurité. Elle n'avait pas prévu de dire cela, c’est seulement survenu.

 

Comment pouvons-nous connaître l'histoire de ces deux hommes, de quelle douleur avaient-ils souffert?

 

Il est nécessaire pour l’enseignant de Dieu de réaliser, non pas qu’il ne devrait pas juger, mais qu’il ne peut pas… Au contraire, il se met dans une position où le jugement peut se faire à traverslui plutôt que parlui. M-10.2.

 

Seul le Saint-Esprit sait comment juger.

 

Pour juger quoi que ce soit correctement, il faudrait être pleinement conscient d’un éventail inconcevablement vaste de choses passées, présentes et à venir. Il faudrait reconnaître à l’avance tous les effets de ses jugements sur tous ceux et tout ce qu’ils concernent d’une façon ou d’une autre. Et il faudrait être certain qu’il n’y a pas de distorsion dans la perception, afin que le jugement soit entièrement équitable envers chacun de ceux sur qui il porte, maintenant et dans le futur. Qui est en position de faire cela ? Qui, sauf en des fantasmes de grandeur, prétendrait à cela ? M-10.3.

 

Ainsi le jugement d’ego doit toujours se tromper.

 

Le Cours ne nous demande pas d'abandonner tout jugement, seulement les jugements de valeur — bien ou mal, bon et mauvais. Vous avez besoin du jugement pour décider beaucoup de choses au cours de votre journée. Quoi porter et manger, comment se rendre à un certain endroit, etc., mais ceux-ci ne sont pas des jugements de valeur.

 

À travers la prise de conscience vous commencez à observer les constants jugements de valeur que nous avons — à la fois de nous-même et des autres. N’essayez pas de les éliminer tous ou alors le niveau de culpabilité ne fera qu'augmenter pendant que nous échouons désespérément. Au contraire, essayez d'observer les jugements sans les juger. De cette façon, ils commencent lentement à perdre leur effet. Certains étudiants du Cours pensent que nous devrions cesser de juger et avoir un œil attentif sur les autres élèves et sont bien heureux de les informer lorsqu'ils jugent.

 

Il est de loin préférable d'apprendre à sourire aux jugements de l'ego que d'essayer de les supprimer. L'ego déteste ne pas être pris au sérieux, car il sent que vous ne le lui donnez pas de réalité.

 

Le Saint-Esprit est le seul vrai juge.

 

Il y a Quelqu’un avec toi Dont le jugement est parfait. Lui connaît tous les faits passés, présents et à venir. Lui connaît tous les effets de Son jugement sur tous ceux et tout ce qu’il concerne de quelque façon que ce soit. Et Il est entièrement équitable envers chacun, car il n’y a aucune distorsion dans Sa perception.

M-10.4.


Ainsi le jugement du Saint-Esprit est un jugement gagnant-gagnant. Il ne voit personne méritant une punition — mais comme le déclare le Cours, seulement des personnes qui demandent de l'amour ou qui donnent de l'amour. C'est le jugement le plus élevé et cet objectif d'apprentissage nous attend à la fin de notre voyage.

 

Par conséquent, dépose le jugement, non pas avec regret mais avec un soupir de gratitude. Maintenant tu es libéré d’un fardeau si lourd que tu ne pouvais que chanceler et t’écrouler sous son poids. Et tout n’était qu’illusion. Rien de plus. Maintenant l’enseignant de Dieu peut se lever, soulagé de son fardeau, et continuer d’un pas léger. Or ce n’est pas cela seul qui est son bénéfice. Ses soucis ont disparu, car il n’en a pas. Il s’en est départi avec le jugement.

M-10.5.

 

Il n’est pas difficile de renoncer au jugement. Mais il est certes difficile d’essayer de le garder.

M-10.6.

 

La dépression suit le jugement. Nous pouvons ne pas souffrir de dépression au moment de notre colère apparemment justifiée, mais elle suivra toujours. Au plus profond de nous-même, nous savons que notre jugement est malhonnête. Nous nions ce que nous détestons en nous-même et le projetons sur les autres. Nous ne sommes pas le méchant, ils le sont.

 

Nous essayons donc d'échapper à notre culpabilité en rendant les autres coupables. À moins d'avoir de la compassion pour le comportement d'autrui, nous portons ce « péché » en nous.

La colère est toujours un drapeau rouge à quelque chose de non cicatrisé en soi. Et plus notre illusion est forte, plus nous avons besoin de la défendre. Il n'y a pas de juste colère.

 

Quand tu es fatigué, c’est parce que tu t’es jugé capable d’être fatigué. Quand tu ris de quelqu’un, c’est parce que tu l’as jugé indigne. Quand tu ris de toi-même, il faut que tu ries aussi des autres, ne serait-ce que parce que tu ne peux pas supporter l’idée d’être plus indigne qu’ils le sont. Tout cela te fatigue parce que c’est essentiellement décourageant. Tu n’es pas réellement capable d’être fatigué, mais tu es parfaitement capable de te lasser. L’effort qu’exige le jugement incessant est pratiquement intolérable. Il est curieux qu’une aptitude aussi débilitante soit tellement chérie.T-3.VI.5.

 

Graduellement nous commençons à voir que personne ne gagne en jugeant. Nous commençons à voir nos jugements comme des signaux clairs de ce qui est non guéri en nous-même. Au lieu de juger ce que nous voyons à l'intérieur, nous commençons lentement à sourire à nos ego insensés. En prenant l'ego moins sérieusement il commence à dépérir, révélant la joie et la paix que nous portons éternellement : notre état de bonheur sans cause. Constatant que nous perdons notre bonheur en jugeant, nous apprenons simplement la futilité de juger ainsi que la guérison que nous pouvons donner d'un cœur ouvert — à nous-même et aux autres.

L’enseignant de Dieu le dépose (jugement) avec joie dès l’instant qu’il en reconnaît le coût. Toute la laideur qu’il voit autour de lui en est la conséquence. Toute la douleur qu’il regarde en est le résultat. Toute la solitude et le sentiment de perte, de temps qui passe et de désespérance de plus en plus grande, de désespoir qui rend malade et de peur de la mort; tout cela en est sorti. Et maintenant il connaît que ces choses n’ont pas besoin d’être. Pas une seule n’est vraie. Car il a abandonné leur cause, et elles, qui ne furent jamais que les effets de son choix erroné, sont tombées de lui. Enseignant de Dieu, cette étape t’apportera la paix. Peut-il être difficile de ne vouloir que cela ?

M-10.6.

 

Le souvenir de Dieu vient à l’esprit quiet. Il ne peut venir là où il y a conflit, car un esprit en guerre contre lui-même ne se souvient pas de l’éternelle douceur.

T-23.I.1.

La libération du jugement apporte non seulement la paix, mais le souvenir de qui nous sommes. Le pardon met fin au jugement, dégageant un espace dans notre esprit pour que Dieu entre. Une fois que nous nous souvenons être éternel, informe, parfait esprit, nous saurons que toutes choses vivantes partagent ce souvenir et le jugement devient impossible.

N’oublie pas que la motivation pour ce cours est l’atteinte et la conservation de l’état de paix. Étant donné cet état, l’esprit est quiet, et la condition est atteinte dans laquelle tu te souviens de Dieu.

T-24.in.1.

 

 

Michael DAWSON.

 

Merci à Stella PILON pour cette traduction.

 

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:50
Parfois, le temps d'un miracle, nous pouvons apprécier d'intéressantes émissions à la télévision, un média habituellement dédié à la médiocrité culturelle et surtout spirituelle. Au mois d'août, je suis tombé "par hasard" sur un reportage qui m'a particulièrement ému. Enfin, il nous a été donné la chance de connaitre un témoignage vivant au sujet du "véritable pardon'". Pas celui que l'on accorde théoriquement à ceux qui nous "ont fait du tort", et que nous maintenons malgré tout à une distance respectable. Pas celui que l'on accorde virtuellement par facebook ou sms. Non, il s'agit là d'un pardon "façon Cours en miracles", bien que rien de sprituel ne soit avancé au cours de l'émission. C'est bien cela qui est beau dans le premier reportage de l'émission ci-dessous. Pas de blabla, pas de grands discours, mais des actes de la part d'un homme qui démontre de façon claire et vivante ce que signifie la résiliance. Merci à toi Jean-Pierre pour cet exemple à méditer et surtout à suivre. Grâce à vous, nous voyons que cela est "possible".
Christalain
 
 
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:55
Le Christ est l’effet d’une cause qui est son Père : Dieu. Sans cause, il ne peut y avoir d’effet, et pourtant, sans effet, la cause ne peut pas être révélée. Ainsi, la cause est faite cause par ses effets, tout comme Dieu est un père par son fils. Les effets ne créent pas leur cause, mais en établissent la causalité. Cause et effet ne sont donc jamais séparés et les idées ne quittent pas leur source : c’est une idée maîtresse du Cours. Dieu a créé son fils qui demeure toujours en lui. Mais le fils n’a pas créé Dieu, et ne s’est pas créé lui-même.
 
Or, cette croyance erronée, comme nous le verrons plus loin, est à l’origine de l’ego et de ce monde. Dieu a créé son fils à partir de lui-même, mais toujours au-dedans de lui, dans le pur esprit. Le pur esprit unifié est le seul fils de Dieu également appelé Christ. Et en tant que Christ, nous sommes l’extension de Dieu au sein de sa parfaite unité, nous sommes l’extension de son amour, de sa joie, de sa paix et de sa beauté. Notre existence est issue de sa volonté que nous partageons et nous créons donc à son image. Elle n’a de sens qu’à travers notre relation continue et ininterrompue avec notre créateur, dans une communication sans fin et une parfaite communion.
 
Dieu et son Fils, le Christ, sont parfaitement UN et c’est précisément cette unité indifférenciée qui caractérise le Ciel. Il n’y a pas d’endroit où le Père finit et où son Fils commence, il n’y a aucune conscience séparée d’où l’Un pourrait s’observer par rapport à l’autre en termes de relation, au sens habituel du terme. Mais de notre point de vue duel, celui du Fils endormi dans le rêve de la séparation, nous sommes plus à l’aise d’envisager deux êtres séparés en relation intime l’un avec l’autre. En effet, nous ne pouvons pas réellement comprendre ce processus de co-création hors de l’espace et du temps, où le questionnement même n’existe pas.
 
Dans un état de pure non-dualité, il n’y a rien entre quoi le Christ puisse choisir puisqu’il partage la même volonté unifiée que celle de son Père. Il ne peut pas choisir, comme le suggère le système de pensée judéo-chrétien, une volonté et une réalité autre et ainsi « pêcher ». Dans son état naturel d’unité avec Dieu, le Christ ne connaît donc aucune difficulté et partage la paix, la plénitude absolue de son Père. Il est littéralement en état de grâce.
 
S’il est impossible de se séparer réellement de Dieu, il est par contre possible d’imaginer cette scission. C’est ce qui est arrivé lorsque le fils de Dieu a accordé son crédit à une « petite idée folle » (voir plus loin les chapitres 10 et 11 consacrés à la séparation). La confusion est alors entrée dans son esprit et il s’est vu comme un soi séparé de son Père (ce qui en réalité est impossible). Ce soi, auquel s’adresse Jésus, s’est lui-même fragmenté en d’innombrables identités (je, nous, ils…).
 
Dans le Cours, Jésus évoque le fils de Dieu tel qu’il est réellement au Ciel, complet et n’ayant besoin de rien, sinon partager sa complétude avec son Père. Mais dans la perspective du salut, il s’adresse au fils qui se croit séparé une fois qu’il s’est identifié à l’ego, à cette idée de séparation. C’est dans cet état qu’il a besoin d’aide pour se souvenir de sa vraie nature. En effet, le fils séparé de son Père ne sait plus qu’il est car il s’est identifié à un corps et semble alors exister dans le monde de la forme. Heureusement, dans son esprit est toujours présent le souvenir de sa véritable demeure et son lien avec elle : le St-Esprit.
 
L’un des buts les plus importants du Cours consiste à nous enseigner que nous ne sommes pas un soi séparé et confus, mais un Soi (avec une majuscule). Nous avons nié notre identité en attaquant notre créateur mais nous pouvons nous souvenir de la vérité : nous sommes toujours le Christ pour l’éternité dans la lumière de Dieu. C’est d’ailleurs ce qu’évoque la parabole du fils prodigue. Ce fils qui avait tenté sa chance mais avait semblé avoir tout perdu est revenu dans le royaume de son Père où il a été accueilli à bras ouvert.
 
Tous nos conflits, nos préoccupations et nos angoisses ne font que refléter le choix de notre esprit de nier encore et encore notre identité véritable. Dans notre rêve de séparation, il nous reste un choix : Celui de nous unir à la puissance créatrice de notre Père à travers le St-Esprit (voir chapitre sur l’esprit décideur) ou continuer d’écouter l’ego. L’acceptation de plus en plus entière de notre identité Christique dissoudra les croyances en notre identité séparée : Nous sommes encore le Fils de Dieu. Jésus, qui s’en est souvenu totalement, est notre guide dans ce chemin du retour.
 
Christalain - "L'Esprit d'un Cours en miracles" - chapitre 8
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:50
 Extrait:
 
Le monde vous défiera toujours à travers les gens, les situations et finalement votre mental. Finalement, vous n’êtes défiés que par votre mental, perturbés par votre mental et non pas par la situation. Vous n’êtes pas perturbés par la situation, vous êtes perturbés par votre mental. Vraiment ? Oui ! N’est-ce pas une réalisation étonnante ? Et il est si facile de l’oublier, parce que le conditionnement est enraciné si profondément !
 
Il y a donc en vous le pouvoir de la conscience qui s’accroît alors que nous sommes assis ici. Il vous suffit simplement d’être assis ici pour que le pouvoir de votre conscience s’accroisse. Même si votre mental se manifeste de temps en temps et déclare "je préférerais être ailleurs", tandis qu’il s’apaise ensuite à nouveau, la présence s’accroît pendant que vous êtes assis ici, parce que c’est l’essence de notre rassemblement. C’est la présence.
       
Pendant ce temps, il y a quelques paroles et concepts dont certains sont très utiles et d’autres empêchent votre mental de causer du tort pendant que vous êtes assis ici. Il y a un processus énergétique, pendant que nous sommes ici, au-delà de ce que vous écoutez avec les oreilles. C’est secondaire. Il y a un processus énergétique à l’oeuvre qui n’a rien à voir avec des concepts.
       
Vers la fin du cours, il est dit : "Notre utilisation des mots tire à sa fin". Et c’est après 365 jours. Cela semble un peu paradoxal ici. D’un côté, on pourrait dire que le cours vous donne le temps d’atteindre l’intemporel en vous. Et c’est vrai, c’est un paradoxe, mais c’est aussi abordé dans le texte. Le temps vous est laissé, à ce niveau ici, pour atteindre l’intemporel mais à tout moment, cette réalisation peut survenir. Il n’est donc pas dit que vous n’y parviendrez pas avant de finir le cours. Vous pouvez y parvenir déjà au tout-début ou vous rendre compte que vous y êtes déjà.
       
C’est une chose très radicale : Un cours en miracles vous amène au bord du mental. Ensuite, vous sautez. Or, nous sommes déjà en train de sauter. Il vous amène au bord du mental, essayant de comprendre, mentalement, relâchant cela également, entrant dans l’état magnifique du non-savoir, n’ayant plus besoin de surimposer des jugements au monde, entrant dans l’état du non-savoir.
Tout enseignement spirituel provient de là, d’une connaissance non accumulée. Il provient de cette ouverture. Tout acte créatif provient du non-savoir. Il vous faut donc vous sentir bien avec cet état qui est aussi, bien sûr, l’état sans pensées ou sans la recherche d’une pensée concernant une réponse définitive, un accomplissement ou une identité.
       
En fait, ce que j’enseigne, ce que vous obtenez avec le cours, là où il vise à vous amener, ce qui est le coeur de toute pratique spirituelle, c’est la fin du penser compulsif. Vous pouvez toujours utiliser le penser si c’est nécessaire, mais il cesse de vous utiliser. Vous n’êtes plus le penseur. Votre identité n’est plus basée sur votre activité mentale. C’est l’ego qui est alors parti. Je ne suis pas le penseur. Oui, des pensées surgissent, mais je ne suis pas le penseur. Je suis l’immensité à partir de laquelle les pensées surgissent et en laquelle elles s’estompent.
 
Donc, quel que soit l’enseignement que vous suivez… "Qui de vous, par ses pensées, peut ajouter une coudée à… la durée de sa vie (je suppose, dans une traduction) ? ". Mais penser, s’inquiéter… "Ne pense pas à… ne te préoccupe pas de demain, demain se souciera des choses lui-même". C’est une ancienne traduction de ce que Jésus a dit : "Ne te préoccupe pas de demain, demain se souciera des choses lui-même". Seul existe le moment présent. La personne qui a pris des notes quand Jésus parlait a oublié de transcrire "Seul existe le moment présent".
       
Source: vidéo complète visible sur http://blogbug.filialise.com - transcrite et traduite par Robert Geoffroy.
 
Note: Comme je l'ai déjà indiqué par ailleurs, j'ai beaucoup de respect et d'admiration pour E.Tollé, et son  enseignement est à la fois utile et puissant. D'ou des extraits publiés ici de temps en temps. Toutefois, il est clair pour moi que sa vison ne peut pas se superposer complètement au Cours en Miracles. (Ce n'est pas la même approche et surtout pas la même finalité). Ou E.Tollé parle d'une conscience globale paisible et unifiée qu'est la vie et tout ce qui EST. Le Cours nous propose d'atteindre un état purement non-duel au delà de la conscience elle-même (déjà un produit de la séparation originelle) , et nous suggère de guérir notre culpabilité inconsciente, élément absent - à ma connaissance - chez E.Tollé.  Ceci étant dit, atteindre l'esprit de ce dernier constituerait à mon sens un excellent tremplin pour réaliser ce que pointe le Cours : le Ciel.  Et pour ma part, je serais déjà bien heureux d'atteindre un jour l'état de paix intérieure et la sagesse d'E.Tollé, même si une voix intérieure persistante me souffle que le chemin ne sera pas alors tout à fait terminé...
Christalain      
 
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:37

Que je vous parle maintenant de « Jésus au temple. » C’est une question que l’on pose chaque fois que je parle de la colère, surtout dans un groupe chrétien. Tout le monde connaît l’épisode de Jésus au temple. Cela s’est probablement passé, sinon ce ne serait pas apparu dans les quatre évangiles. A propos, il y a une façon de trouver si cela s’est passé ou non. Il y a trois évangiles, ceux de Matthieu, de Marc et de Luc qui constituent un groupe. Ensuite il y a celui de Jean, qui est manifestement différent. Quand quelque chose apparaît dans les quatre évangiles, il y a de bonnes chances pour que ce soit vraiment arrivé. Ce n’est probablement pas toujours arrivé comme c’est raconté, mais il y a de grandes chances que ce soit arrivé.

 

Selon Matthieu, Marc et Luc, la scène a lieu à la fin de la vie de Jésus, juste avant son arrestation. Dans l’évangile de Jean, elle se passe tout au début de son ministère. Jésus est au temple de Jérusalem, l’endroit le plus sacré de la Judée. Les gens réclament un paiement pour toutes sortes de choses; en fait ils se servent du temple à des fins personnelles. Alors Jésus dit: « Vous êtes en train de traiter la maison de mon Père comme un refuge de brigands. » Là il cite Jérémie. Ensuite il renverse les tables où les changeurs d’argent faisaient leur trafic et les chasse du temple. Ajoutons en passant que nulle part dans l’évangile il n’est dit que Jésus est en colère, mais il est décrit comme étant dans un état semblable à la colère. C’est un exemple que les gens utilisent pour montrer ce qu’ils appellent une « juste colère ». Après tout, disent-ils, si Jésus s’est mis en colère, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas me mettre en colère ? Une chose intéressante à ce sujet c’est qu’ils oublient tout ce qui montre clairement dans les évangiles ce que Jésus pense de la colère. Lisez seulement la partie du Sermon sur la montagne où il dit: « Vous avez lu dans la loi que vous ne devriez pas tuer. Je vous le dis, vous ne devriez même pas vous mettre en colère. » Voilà une déclaration plutôt claire qui décrit exactement sa façon d’agir à la fin de sa vie, alors qu’apparemment personne n’aurait pu avoir plus de raisons que lui de se mettre en colère. Seulement il ne s’est pas mis en colère.

 

Il est intéressant de constater comme les gens s’intéressent à un incident en oubliant tout le reste. Je crois cependant qu’il y a trois façons principales d’interpréter cette scène. L’une, c’est que ça ne s’est pas passé du tout de la manière dont c’est décrit. Cela peut certainement sembler une solution facile, mais il y a assez d’évidence dans les recherches contemporaines sur l’Ecriture pour démontrer que beaucoup des paroles irritées que l’on a fait sortir de la bouche de Jésus, ne sont pas les siennes mais qu’elles lui ont été attribuées par l’Eglise naissante qui essayait de justifier sa propre position. Jésus est supposé avoir dit: « Je ne viens pas apporter la paix mais le glaive », ce qu’incidemment il réinterprète dans le Cours (T-6 115:2). Le Jerome Biblical Commentaty, ouvrage de recherches catholiques qui fait autorité, demande comment le Prince de la paix pourrait jamais avoir dit cela. Il conclut que cela venait de la nouvelle Eglise et non de Jésus. Alors l’une des possibilités est que cet incident ne s’est pas passé de la façon dont c’est raconté.

 

Mettons-le de côté pendant un moment; en supposant que les choses se soient passées de cette façon, voici comment je choisirais de le comprendre: Comme tout bon professeur, Jésus savait comment communiquer son point de vue de la façon la plus efficace. C’est là une scène très dramatique, en pleine vue de la foule qui se trouvait à Jérusalem pour la pâque des Juifs, une des trois fêtes les plus importantes de Judée, où tout le monde était supposé venir au temple de Jérusalem. Comme cela se passait juste avant la pâque, le lieu était bondé. C’était le lieu le plus sacré de la terre pour un Juif, et donc c’est là que Jésus a choisi de montrer bien visiblement comment il fallait traiter le temple de son Père. Une façon d’interpréter cette scène, c’est qu’il n’était pas lui-même en colère, mais qu’il essayait de démontrer quelque chose de la façon la plus dramatique et la plus convaincante possible.

 

Quand nous parlons de colère, il y a trois choses importantes à dire: la première, c’est que la personne en colère n’est pas en paix. Personne ne pourrait soutenir qu’on est en paix quand on est en colère. Ces deux états s’excluent l’un l’autre. La seconde chose à dire, c’est que pendant qu’on est en colère, Dieu est bien loin de l’esprit. Vous ne pensez pas à Dieu, vous pensez à ce que vous a fait cette horrible personne. La troisième chose est au sujet de la personne contre qui vous êtes en colère: vous ne la voyez pas comme un frère ou une soeur. Il est évident que vous voyez cette personne comme votre ennemi sinon vous ne l’attaqueriez pas.

 

Alors personnellement je trouve qu’il est difficile de croire qu’à ce stade-là de sa vie, Jésus pourrait avoir trouvé quelque chose au monde qui puisse lui enlever sa paix, lui faire oublier son Père ou lui donner des raisons de ne pas considérer quelqu’un au monde comme un frère ou une soeur. C’est pourquoi je pense que la réaction de Jésus au temple n’était pas un geste de colère comme nous pourrions en avoir mais une démonstration énergique et une leçon pour faire comprendre ce qu’il voulait dire. Les évangiles multiplient les exemples où Jésus enseigne d’une certaine façon aux multitudes, mais d’une façon complètement différente à ses apôtres et d’une autre façon encore aux apôtres avec qui il était le plus intime—Jean, Jacques ou Pierre. Il y a différents niveaux d’enseignement comme le sait tout professeur. Le temple était un lieu public où il a essayé d’attirer l’attention des gens afin de démontrer une leçon. Il n’était donc pas lui-même en colère contre les gens qu’il chassait.

 

Il y une troisième explication: c’est de dire que Jésus a eu une crise d’ego. Il en a eu plus qu’assez, il s’est impatienté, il s’est mis en colère et il a commencé à crier et à vitupérer.

 

Personnellement je ne pense pas que ce soit possible au point où il en était de sa vie. Mais si vous me dites que c’est ce qu’il a fait, il resterait à savoir pourquoi vous voudriez vous identifier à son ego plutôt qu’avec le Christ en lui et toutes les autres choses qu’il a dites, enseignées ou démontrées par son exemple.

 

Les trois explications sont donc les suivantes:

 

(1) cela ne s’est pas du tout passé de cette façon,

 

(2) il était tout bonnement en train d’enseigner une leçon à un niveau différent mais n’était pas en colère ou

 

(3) simplement il passait par une crise d’ego; alors pourquoi vouloir s’identifier à lui alors qu’il y a de bien meilleures façons de résoudre le problème ?

 

Ken WAPNICK - Introduction générale à "Un Cours en Miracles".

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:36

 

Une partie de ce qu'on nomme « amour » est uniquement Maya, c'est-à-dire l'Illusion. Et, cependant, le mot « illusion » n'est pas la traduction exacte de Maya, car Maya ne désigne pas ce qui est purement illusoire, non existant, tels que les objets d'un rêve, mais un état psychologique dans lequel les choses subissent à nos yeux une transformation, dans lequel nous les voyons comme elles ne sont pas. Ainsi, beaucoup de ce que l'on prend pour de l'amour n'est que Maya, est tissé d'illusions et n'engendre en nous qu'illusion.  

 

Les êtres sentimentaux ou encore peu éclairés, pensent que l'amour va durer éternellement, mais il ne dure pas -et c'est Maya ; ils croient la personne qu'ils aiment toute différente de ce qu'elle se révèle ensuite - et c'est Maya ». La compréhension de ce terme est fondamentale et que l'un des plus importants échelons sur le chemin du progrès spirituel consiste à faire effort pour se libérer de la domination de Maya.

« Lorsque nous pourrons voir toutes choses comme elles sont, et non pas comme nous désirons qu'elles soient, alors nous ne connaîtrons plus les déceptions et n'aurons que bien rarement du chagrin.

« Sur le terrain du mariage, on constate tout particulièrement cet asservissement à Maya. L'homme qui croit qu'il désire passer sa vie entière avec une certaine femme et s'aperçoit, trop tard, qu'il ne saurait endurer plus d'un mois sa compagnie, a été victime de Maya: et cet autre, qui croit qu'une femme lui sera fidèle jusqu'à la mort, et découvre qu'elle le trompe avec le premier bellâtre venu, est encore une victime de Maya, - et c'est ainsi, de tous les côtés. Il faut nous efforcer de nous affranchir de cet esclavage ; sinon nous n'acquerrons jamais la sagesse et n'arriverons pas à connaître la paix. »

Cet élément d'illusion prévaut aussi dans l'attitude prise à l'égard de la sexualité. un exemple: « l'homme qui tue sa femme ou qui cherche à divorcer, parce que cette femme a des rapports sexuels avec un autre homme, montre, par là même, qu'il attache une prodigieuse importance à ces relations, - tandis que l'homme qui pardonne, ou mieux encore, ne juge pas qu'il y ait quelque chose à pardonner, prouve qu'il attache une petite importance aux rapports sexuels en eux-mêmes, et démontre par là non seulement une âme bien plus évoluée et éclairée, mais encore une âme plus chaste. Un homme comme lui a cessé de voir la sexualité et le mariage à travers les voiles trompeurs de Maya. »

« L'homme chaste, n'est pas, selon notre manière de penser, l'homme qui pratique la continence sexuelle, mais l'homme qui voit la question sexuelle sous son vrai jour. De même que personne ne serait taxé de gourmandise, parce qu'il jouit de son repas lorsqu'il est affamé, - tout en n'attachant, d'autre part, que peu d'importance à la nourriture - nul ne peut être accusé de manquer de chasteté parce qu'il jouit de l'acte sexuel au moment où son corps le demande, sans être nullement préoccupé, par ailleurs, de la sexualité elle-même. Quant à la pureté, ce que nous entendons par ce terme est l'exact opposé de la pruderie. La pureté est le don de voir la beauté dans toutes choses, dans toutes les fonctions de la vie, et d'ennoblir toutes les actions par un esprit d'altruisme. Celui qui a appris à exercer l'oubli de soi dans chacun des actes de sa vie sexuelle est pur... »

Si, seuls les gens purs, dans le sens de « sexuellement abstinents », pouvaient « voir Dieu », toute vieille dame ou tout vieux monsieur ayant dépassé l'âge des passions - ou n'en ayant jamais eu - se trouverait dans une situation bien enviable. Mais pourquoi Dieu aurait-il créé, chez l'homme et chez la femme, une fonction dont l'usage aurait pour conséquence de les priver de la présence divine? Ici, de nouveau, Maya égare l'interprète irréfléchi dans les brouillards de l'Illusion. »

« On n'a nullement le droit d'exiger des âmes encore peu évoluées qu'elles agissent comme des âmes très avancées. L'exemple est banal, mais vous ne demandez pas à l'enfant fréquentant le « Jardin d'enfants » de savoir ou d'apprendre les leçons de la classe de sixième. Vous ne devez pas non plus espérer que des âmes, même avancées, se conduisent comme des âmes parfaites - il n'y a pas plus de trois cents âmes parfaites en ce monde - car même les âmes avancées ne sont pas développées également dans toutes les directions. Il y a, par-ci par-là, dans leur cristal, un petit défaut. Il faut encore tenir compte du type de corps physique qu'habite une âme avancée, dans telle ou telle incarnation particulière.

Prenez, par exemple, l'artiste créateur. Très souvent les plus merveilleux artistes offrent, par leur conduite dans le domaine de la morale sexuelle, l'apparence d'âmes assez peu évoluées. Il n'en est rien, pourtant ; mais ils sont nés avec un tempérament physique qu'il leur est extrêmement difficile de contrôler et de maîtriser. Pendant le temps où un musicien, par exemple, compose un drame musical ou une symphonie, de redoutables forces émanant d'Êtres uniquement visibles aux yeux des clairvoyants, se jouent autour de cet artiste et à travers son être: et il en résulte un grand bouleversement de sa nature émotionnelle tout entière. Il faut, d'autre part, se rendre compte que toute puissance de contrôle exercée sur soi-même exige une forte dépense d'énergie: or, si l'on considère que toute la force psychique dont dispose l'artiste créateur doit se concentrer sur son œuvre, on conçoit qu'il ne lui en reste guère pour dominer sa nature sexuelle.

D'ailleurs, même ce fait mis à part, les affaires amoureuses d'un grand artiste, jugées du point de vue des Maîtres - qui ont la vision supranormale - n'ont pas du tout la même portée que celles d'un homme ordinaire. Même leur caractère transitoire, que condamne le strict moraliste, n'est pas le symptôme d'une âme versatile, mais d'une âme si uniquement aiguillée vers un certain but, que même l'amour, pris dans son sens érotique, ne fait sur elle aucune impression durable.

Il n'y a guère qu'une âme évoluée qui puisse s'enflammer d'amour pour dix femmes différentes, sans éprouver le désir d'épouser aucune d'elles. Le grand artiste sait, - consciemment ou subconsciemment - que ses amours passionnées ne sont que Maya, l'Illusion. Or, dès que l'on a compris que Maya est Maya, on se trouve affranchi des chaînes de l'Illusion. Les propres justes qui s'écrient, devant la conduite de l'artiste: « C'est un génie, le pauvre garçon, il faut bien lui pardonner... » ne sont ni des gens charitables ni des gens éclairés: ce n'est que dans la fleur de la compréhension véritable que se trouve le doux miel du pardon.

Ainsi les amours passagères ne sont pas mauvaises en elles-mêmes ; elles ne le sont que lorsqu'elles obscurcissent le jugement d'un homme, apportent la souffrance à d'autres, ou nous éloignent du Grand Plan divin. »

Ce jugement sur les amours passagères, ne s'applique cependant pas aux âmes extrêmement évoluées de ceux qui vont devenir des Maîtres. Pour eux, la fidélité à une femme unique est désirable, l'infidélité exerçant une action désintégrante sur les corps subtils des êtres.

« Le type d'amour le plus élevé se voit là où deux êtres sont unis dans un esprit de parfaite liberté dont aucun des deux, d'ailleurs, n'a le désir de profiter. Cependant, si c'est la plus haute forme d'amour, ce n'est pas nécessairement la forme la plus élevée du mariage. Là, seulement, où deux individus se marient dans le dessein de servir les Grands Maîtres de l'Humanité, - soit par une œuvre qu'ils ne peuvent entreprendre que conjointement, soit en fournissant des corps appropriés à certaines âmes désireuses de se réincarner par leur intermédiaire, - nous assistons alors au type de mariage le plus élevé de tous, celui qui est entièrement à l'abri des fallacieux sortilèges de Maya. »

 

Krishnamurti

Extrait du livre "L'Initié dans le Nouveau Monde"

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Published by Christalain - dans ARTICLES DIVERS
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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:35
Il est possible que Denis MARQUET ait lu Un Cours en miracles, ou qu'il ait été traversé par son Esprit:
 
 
Après un baccalauréat réussi brillamment, Denis Marquet effectue une classe préparatoire au lycée du Parc puis au lycée Louis le Grand à Paris (spécialité Lettres Classiques) avant d'intégrer en 1984 la très prestigieuse École Normale Supérieure, en obtenant la meilleure note à l'écrit de philosophie.

C'est dans cette matière qu'il obtient un DEA avec mention Très Bien en 1986, et l'agrégation en 1987. Il enseigne ensuite à l'Université de Paris XII et à l'Institut des Études Politiques de Paris (Sciences Po).

Mais, poussé par une fidélité parfaite à son âme rebelle, mû par une sainte colère contre un monde social dominé par le mensonge, il renonce à passer un doctorat et quitte la brillante carrière universitaire qui s'offrait à lui pour se consacrer à sa passion de la musique. Il joue dans divers groupes de rock, écrit des chansons et compose des musiques de films.

En 1996, il reçoit l'inspiration de marier les pratiques thérapeutiques contemporaines et le questionnement philosophique d'inspiration socratique. L'année suivante, il crée un cabinet de philosophe-thérapeute. En même temps, il collabore régulièrement avec Psychologies magazine et Nouvelles Clés, donne des conférences et... écrit Colère (2001).

Il publiera ensuite son deuxième roman, Père, puis La planète des Fous, et (en collaboration avec Élisabeth Barrière) une épopée métaphysique, Mortelle Éternité.

En 2010, Denis Marquet publie son premier essai philosophique, Éléments de philosophie angélique, panorama introductif d'une œuvre théorique à laquelle il compte consacrer désormais une partie importante de son temps. - source: http://denismarquet.com/
 
Bibliographie:
* Colère, (Albin Michel, 2001)
* Père, (Albin Michel, 2003)
* La planète des Fous, (Albin Michel, 2005)
* Mortelle Éternité (en collaboration avec Élisabeth Barrière, Albin Michel, 2008)
* Éléments de philosophie angélique, (Albin Michel, 2010)

LA TÉLÉ DE LILOU ©2013
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