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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 17:03

LE VÉRITABLE SECRET EST CELUI-CI : "NE RECHERCHER QUE CE QUE NOUS POUVONS RÉELLEMENT AVOIR".

 

Le voilà, sans préalable financier, sans façade New Age ou présentations fantaisistes très coûteuses proposées lors de tournées effectuées par des personnalités métaphysiques. La révélation du VÉRITABLE SECRET qui est de "Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir" pose toutefois immédiatement la question : « Quelle est la seule chose que nous pouvons vraiment avoir ? » . Et c'est ici que se trouve l’épreuve de vérité.

 

La réponse à cette question n'est pas quelque chose que nous pouvons obtenir par la pensée, des affirmations positives ou des vœux pieux. Le VÉRITABLE SECRET ne concerne pas le fait d'obtenir quelque chose mais de recevoir. Il ne s'agit non plus ici de consommation, le VÉRITABLE SECRET ne peut séduire les 'consommateurs de spiritualité'. Etant donné qu'il n'est en aucune manière commercialement attractif, il ne peut donc être abordé comme une marchandise et ne peut être un moyen pour les "gourous de la loi d'attraction" – ainsi décrétés par les médias - d'accumuler autant d'argent qu'ils peuvent nous en soutirer.

 

Élucider la question déclenchée par le VÉRITABLE SECRET nécessite au départ un ajustement de notre perception, cela implique de nous poser une série de questions en apparence simplistes sans interférer avec le processus de la réponse. Le dévoilement de l'immensité du VÉRITABLE SECRET est un processus de « Demandez et vous recevrez », non pas de « Demandez et allez prendre ».

 

L'un des plus grands écueils de l'humanité est que nous sommes devenus obsédés par la 'réponse' au détriment de la 'question'. De plus, nous ne recherchons 'la réponse' qu'en tant que concept mental et non pas comme une expérience intégrée physiquement, mentalement et émotionnellement. Le corps mental ne pouvant saisir cela, ce que nous ne réalisons pas c'est que nous pouvons recevoir une réponse à toute question que nous nous posons tant que nous ne nous impliquons pas dans le processus de la réponse. Cette prise de conscience s'accomplit en embrassant la question comme étant la cause et la réponse comme étant l'effet. Lorsque nous demeurons au point d'origine et que nous nous mettons hors de notre propre chemin, l'effet est toujours garanti. Cette approche émotionnelle mature est l'application de La Loi d'Attraction.

 

Si le VÉRITABLE SECRET est de "Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir", alors la première étape pour réaliser cela est de "se poser les bonnes questions sans laisser le corps mental saboter le processus de la réponse" afin que cette réponse puisse se déployer en tant qu'expérience intégrée physiquement, mentalement et émotionnellement. De cette manière la réponse se manifeste comme quelque chose que "nous savons par nous-mêmes à travers l'expérience" contrairement à "un bout d'information métaphysique séduisante que nous recevons de quelqu'un d'autre".

 

Si le VÉRITABLE SECRET est de "Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir", alors la première étape consiste à se poser l'évidente question :  « Quelle est la seule chose que nous pouvons vraiment avoir ? ». Maintenant, nous pouvons aussi en rester là et peut-être la réponse se manifestera-t-elle ; ou nous pouvons nous aider à aller plus profondément en nous engageant dans une pratique temporaire, simple et puissante qui apporte sans effort et de manière efficace une réponse à cette question à travers une expérience intégrée physiquement, mentalement et émotionnellement.

 

Il est conseillé de faire cette pratique matin et soir pendant 21 jours de la manière suivante :

Asseyez-vous confortablement dans une position que vous pouvez maintenir pendant environ 15 minutes. Posez-vous la série de questions suivantes :

 

« Qui suis-je? »  « Que suis-je? »  « Où suis-je? »  « Comment suis-je? »  « Quand suis-je? » « Pourquoi suis-je? »

 

Faites une pause de quelques secondes entre chaque question pour écouter. Observez : Le mental tente immédiatement d'apporter une réponse à certaines d'entre elles. Observez ces réponses mais ne les acceptez pas comme étant "la réponse". En continuant à se poser ces questions deux fois par jour, le mental est susceptible de se fâcher, d'être frustré et peut même trouver une ou deux raisons séduisantes justifiant de façon convaincante de mettre fin à cette pratique. C'est parce que la réponse expérimentée qui est générée par le fait de se poser continuellement ces questions pendant environ 21 jours est destinée à mettre fin à l'illusion du corps mental qui prétend être la source et la raison d'être de tout ce que nous voulons savoir.

Après avoir posé toutes les questions ci-dessus détournez complètement votre attention et restez tranquille pendant 10 à 15 minutes.

 

Pendant ce moment de calme n'essayez pas de 'faire quoi que ce soit'. Observez la manière dont vous essayez de faire quelque chose. Laissez faire tout ce qui se déroule. Soyez attentifs aux sons qui vous entourent et aux sensations de votre corps. Regardez vos pensées comme 'un observateur', sans fusionner avec elles ni les endormir ou les contrôler de quelque manière que ce soit. Après 15 minutes passez à autre chose. Vous pouvez même utiliser temporairement cette pratique comme une introduction à votre pratique de méditation habituelle - si c'est quelque chose que vous faites déjà deux fois par jour.

 

Au bout de 21 jours laissez tomber complètement cette pratique ; NE CONTINUEZ PAS A VOUS POSER CES QUESTIONS. Il est essentiel 'd'arrêter le processus du questionnement' afin d'ouvrir un espace pour que 'l'expérience de la réponse puisse se manifester'.

 

La réponse à la question "Quelle est la seule chose que je peux vraiment avoir ?" se manifestera quand vous vous y attendez le moins, il ne faut donc pas entretenir d'attente. Toutes les attentes sont des fantasmes du mental. Les réponses à ces six questions se déploieront comme une expérience unifiée, intégrée, physique, mentale et émotionnelle.

 

Puisqu'il n'y a rien à gagner à ce que je garde quoi que ce soit pour moi, permettez-moi de vous donner aussi une indication quant à la manière de reconnaître les profondes conséquences de cette pratique du questionnement : Un jour, vous vous rendrez compte que vous êtes entrés dans une expérience quelque peu inhabituelle. Cette prise de conscience se fraiera son chemin en vous donc ne la recherchez pas. Cette prise de conscience sera : Que peu importe quelle expérience extérieure vous traversez, vous aurez le sentiment "qu'il n'y a rien qui se passe". Évidemment des choses vont se passer ; vous vous impliquerez activement dans toutes sortes d'activités extérieures mais vous aurez toujours le sentiment "qu'en fait il ne se passe rien". Vous pourrez par exemple traverser une situation qui auparavant était habituellement chargée ou négativement ou positivement et vous dire par la suite "Ce n'était rien ... c'est comme s'il ne s'était absolument rien passé".

 

Au départ, cela vous paraîtra un peu étrange, comme si quelque chose s'était arrêté, ou même comme si quelque chose était mort. Une fois que vous aurez observé cette expérience, vous vous retrouverez aussi en train d'attendre qu'elle passe, vous attendant à retourner dans l'atmosphère précédente des changements émotionnels dramatiques auxquels vous avez été habitués toute votre vie. Il est possible que de temps à autre vous vous y replongiez, mais vous reviendrez automatiquement, tel un bouchon de liège, au sentiment "qu'il ne s'est rien passé ou qu'il ne se passe rien", ceci malgré toute l'activité se déroulant autour de vous.

 

Ce ressenti "qu'il ne se passe rien" en dépit de votre évidente activité extérieure est la réponse unificatrice et intégrée de votre pratique du questionnement. Ce ressenti est le portail vers une prise de conscience du VÉRITABLE SECRET. C'est néanmoins beaucoup plus vaste que ce que le corps mental peut saisir ici à travers mes explications écrites. C'est pourquoi il est conseillé que vous en fassiez 'l'expérience' par cette simple pratique du questionnement pendant 21 jours, puis que vous lâchiez prise. Expérimenter ce sentiment de néant par vous-mêmes vous apportera une profonde prise de conscience : Peu importe ce qui vous arrive et ce qui se passe autour de vous, il existe quelque chose qui demeure immuable. C'est un véritable avant-goût de qui et de ce que vous êtes réellement.

 

Le sentiment "qu'il ne se passe rien" est une rencontre expérimentale avec la partie de vous-même qui n'est rien.  Essentiellement, vous accédez sans effort à la redécouverte de votre moi authentique par la simple pratique qui est de poser la série de questions délibérées sans saboter le processus de la réponse en y impliquant votre mental. Cette expérience peut bien sûr être déroutante au premier abord car elle n'apportera pas le résultat ou la réponse que vous attendiez. Peut être vous attendiez-vous à quelque chose de plus 'spirituel' ou excitant ? Peut-être vous attendiez-vous à toute une cérémonie ? Au départ, cette rencontre ne sera certainement pas ce que vous pensiez même vouloir ou rechercher ! Vous ne vous attendiez probablement pas à découvrir que "votre moi authentique n'est rien et qu'il n'est donc personne". Une telle découverte est bouleversante et outrageante pour tout ego bien entretenu.

 

Toutefois, lorsque vous placez votre attention sur cet état de néant et quand vous demeurez tranquille dans cet état de n'être personne, vous découvrez un silence immaculé, un calme et une paix authentique palpables même au milieu d'une activité extérieure continuelle. Vous découvrirez également que ce sentiment de paix, cette inactivité intérieure, commencent à étancher une soif dont vous n'aviez aucune idée que vous souffriez. Au fur et à mesure qu'au cours de votre journée vous passez plus de moments à vous plonger dans cette expérience de néant en étant personne, vous réalisez que vous commencez à vous sentir renouvelés, rafraîchis et revitalisés, comme si vous assimiliez une nourriture hyper-nutritive. Aussi, tandis que vous commencez à vous familiariser profondément avec cette résonance immuable, vous réalisez inévitablement que c'est la seule partie de cette expérience de vie que vous pourrez emporter avec vous lorsque vous quitterez ce monde ; tout le reste devra être déposé à la porte de la mort physique.

 

Alors, réexaminons le VÉRITABLE SECRET. Nous avons commencé en disant que le VÉRITABLE SECRET est de « Ne rechercher que ce que nous pouvons vraiment avoir. » Donc, « Quelle est la seule chose que nous pouvons vraiment avoir ? » Tandis que nous devenons de plus en plus intimes avec La Présence de notre essence authentique et que nous sommes nourris par elle et tandis que nous nous immergeons dans l'éternel bien-être de sa paix magnifique, la réponse à la question commence à poindre : « Nous cherchons de plus en plus cet état de néant et à devenir intimement relié avec la partie de notre Soi qui n'est personne ! »

 

Le problème est que nous ne pouvons pas réaliser de film prestigieux sur du néant et sur personne. Nous ne pouvons pas partir en tournée mondiale en vendant du néant et personne comme étant un produit tangible. Nous ne pouvons connaître cette vérité que par l'expérience intérieure et en la partageant quotidiennement à travers notre exemple rayonnant. En conséquence de cette révélation d'autres questions s'élèvent :

 

 « Sommes-nous prêts à vivre cette expérience d'éveil à cette partie de notre Soi qui n'est rien pour pouvoir avoir une rencontre intime avec la partie éternelle de nous-mêmes qui n'est personne ? »

 

 « Sommes-nous vraiment prêts pour la paix intérieure authentique inhérente à l'éveil au VÉRITABLE SECRET ? »


Ou allons-nous continuer à nous satisfaire avec LE SECRET (l'autre) qui nous hypnotise en nous faisant croire qu'en attirant de plus en plus de choses et qu'en devenant quelqu'un d'important nous manifesteront réellement ce qui est nécessaire pour étancher notre soif apparemment insatiable?

 

LE VÉRITABLE SECRET EST CELUI-CI :  La paix & LA JOIE authentiques ne se réalisent que lorsque nous ne recherchons que CE QUE nous pouvons vraiment avoir. 

 

www.thepresenceportal.com

Michael Brown ©

 

Traduction française : Linda P. Steketee

Merci à elle

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Published by Christalain - dans ARTICLES DIVERS
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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 17:02

Comment aborder le livre d'exercice du Cours en miracles ? 

Jésus s’adresse aux étudiants incertains dans la leçon 95 du livre d’exercice, expliquant le but caché de ces leçons plus structurées à cette étape de l’entrainement : « Il est difficile à ce stade de ne pas permettre à ton esprit de s’égarer lorsqu’il entreprend une période d’exercice prolongée. Tu t’en es sûrement déjà rendu compte. Tu as vu à quel point tu manques de discipline mentale et à quel point tu as besoin d’entraînement de l’esprit. Il est nécessaire que tu en sois conscient, car c’est certes une entrave à ton avancement… Outre le fait de reconnaître que tu as des difficultés à soutenir ton attention, tu dois avoir aussi remarqué que si ton but ne t’est pas fréquemment rappelé, tu as tendance à l’oublier pendant de longues périodes de temps… A ce stade, donc, il est nécessaire d’avoir une structure, planifiée de manière à inclure de fréquents rappels de ton but, et des efforts réguliers pour l’atteindre. La régularité n’est pas la condition idéale pour la forme d’exercice la plus bénéfique en vue d’atteindre le salut. Toutefois, elle est avantageuse pour ceux dont la motivation est inconstante et qui ont encore de lourdes défenses contre l’apprentissage » (leçon 95).

 

Cependant, quiconque est familier avec la pratique spirituelle peut facilement reconnaître l’aspect à deux tranchants de ce type de structure, particulièrement dans le contexte du Cours où l’autorité pour la pratique n’est rien de moins que Jésus. Le « danger » de ce genre d’instruction, c’est quand les gens oublient les périodes d’entrainement, comme ils le font presque tous, et qu’ils se sentent coupables de ne pas réussir à être attentif à Dieu. Par conséquent, Jésus poursuit dans la leçon 95 : « Toutefois, ne te sers pas de tes manquements à cet horaire comme d’une excuse pour ne pas y retourner dès que tu le peux. Tu pourrais être tenté de considérer la journée comme perdue sous prétexte que tu as déjà manqué de faire ce qui était requis. Toutefois, cela devrait simplement être reconnu pour ce que c’est : le refus de laisser corriger ton erreur et l’indésir d’essayer de nouveau. Le Saint Esprit n’est pas retardé dans Son enseignement par tes erreurs. Il n’y a que ton indésir d’en lâcher prise qui puisse Le retenir » (Leçon 95.10)

 

En d’autres termes, le problème n’est pas d’oublier une période d’exercice, mais de prendre au sérieux cette erreur et de se sentir coupable. C’est la même chose que dire que le problème n’est pas la « petite idée folle » de la séparation, mais plutôt de ne pas se souvenir d’en rire et de prendre au sérieux la pensée de séparation en l’appelant pêché, c’est à dire en écoutant l’interprétation de l’égo au lieu de celle du Saint-Esprit.

 

Non seulement notre culpabilité donnerait à une pensée de l’égo une force qu’elle n’a pas, mais elle lui donnerait aussi une réalité qu’elle n’a pas non plus. Encore une fois, c’est une chose de faire une erreur, mais c’en est une autre de lui donner du pouvoir en l’étiquetant comme pêché nécessitant notre culpabilité et une punition méritée. Ainsi, les instructions de Jésus peuvent être interprétées de façon symbolique sur la manière dont on devrait regarder la séparation originelle. Rappelle-toi encore une fois comme toutes les expériences se produisent simultanément : Puisqu’il n’y a pas de hiérarchie dans les illusions, se sentir coupable suite à une période d’exercice manquée n’est pas différent de se sentir coupable suite à la séparation de Dieu : une « petite » illusion n’est pas différente d’une « grande » illusion. De plus, les idées ne quittent pas leur source. Ainsi, l’idée  de se sentir coupable par rapport à quoique ce soit a comme source la culpabilité ressentie par rapport à la séparation d’avec Dieu.

 

Par conséquent, apprendre à se pardonner nos « échecs » à l’encontre de Dieu par rapport à une période d’exercice manquée, c’est en même temps se pardonner notre « échec » à l’encontre de Dieu dans la séparation.  « Quand tu oublies de te soumettre aux exigences de ce Cours, tu as simplement fait une erreur. Cela demande une correction et rien d’autre. Permettre à une erreur de continuer, c’est faire des erreurs additionnelles, qui sont basées sur la première et la renforcent. C’est ce processus qui doit être mis de côté, car ce ne serait pour toi qu’une autre façon de défendre les illusions contre la vérité » (Leçon 95)

 

La facilité avec laquelle  les adeptes de spiritualité peuvent tomber dans la dévotion des rituels est illustrée par cette histoire venue de l’Est. Un certain gourou rassemblait ses disciples tous les matins dans l’ashram pour méditer. Un chat qui appartenait à la communauté aimait se joindre à eux, ce qui distrayait les méditants. Par conséquent le gourou demanda que le chat soit attaché à un poteau avant chaque méditation de façon à ne pas perturber ceux qui méditent. Avec les années, le gourou et le chat sont morts tous les deux ; et alors que la communauté continuait à pratiquer la méditation, les anciens se sont souvenus que le gourou vénéré avait demandé que l’on attache le chat à un poteau avant la méditation. Par conséquent, les membres de la communauté cherchèrent un chat à attacher à un poteau de façon à ce que les instructions du gourou soient respectées. Manifestement, le contenu pratique du but premier du gourou fut oublié au profit de la forme.

 

Le pouvoir de ton esprit à établir certains rituels ou objets comme sacrés a également été décrit par Krishnamurti dans cette instruction sur la façon de rendre un objet saint : « Prenez un bout de bois, posez-le sur un manteau de cheminée et chaque jour mettez une fleur devant… répétez certains mots comme « coca-cola », « Amen », « Om ». Le mot n’importe pas, prenez celui que vous voulez. Si vous faites cela, après un mois, vous allez voir à quel point ce bout de bois est devenu saint. Vous vous êtes identifiés à ce bâton, à ce morceau de pierre ou à cette idée et vous l’avez rendu sacré, saint. Mais ça ne l’est pas. Vous lui avez prêté un sentiment de sainteté qui vient de votre peur, vous abandonnant à quelque chose que vous considérez saint. L’image que l’on trouve dans le temple n’est pas plus sainte qu’un morceau de pierre trouvé sur le bord de la route » (The Awakening of Intelligence, p. 214).

 

Dans cet exemple, l’attention à été déplacée du contenu à la forme, rendant ainsi cette activité dépourvue de sens et trompeusement sainte. Pendant ce temps, le système de pensée de l’égo reste intact, imperméable à la « menace » du contenu (la vérité) qui a été écarté par le culte de la forme. (Love does not condemn, p. 505, 506)

 

La voie d’amour dans nos esprits nous offre de façon continue la correction de la voix de haine de l’égo. Encore une fois, le Saint Esprit ne fait rien en réalité ; Il est simplement. Sa présence d’amour pure et abstraite est transformée en correction (le pardon) quand il est confronté à l’absence de pardon de l’égo. Les relations particulières, quand elles sont apportées au pardon, sont transformées en relations saintes. Toutes deux sont également illusoires puisqu’elles sont basées sur la séparation. Mais quand elles sont mises en contact, elles se dissolvent, ne laissant que la mémoire de l’amour dans l’esprit saint du Fils, son autel ayant alors été nettoyé.  (Love does not conemn, p. 510)  

 

Par conséquent, quelque soit la conduite que l’on cherche à adopter, que ce soit dans l’objectif d’avoir du plaisir (le salut matériel) ou de la douleur (le salut religieux), […], notre tâche reste la même : apporter nos problèmes et désirs au Saint Esprit, demandant son aide pour considérer le problème comme étant la manifestation d’une pensée intérieure. Et c’est cette pensée qui nécessite une correction. Le principe est simple. Cependant, son application est difficile car nous parlons ici du défaire de la totalité du système défensif auquel nous nous identifions, cela étant nécessaire au salut. Chaque circonstance de notre vie qui nous concerne devient une opportunité pour retourner aux racines de ce problème. Seule une métaphysique non duelle et sans compromis peut présenter un plan aussi simple pour le salut : « Combien le salut est simple ! Tout ce qu’il dit, c’est que ce qui n’a jamais été vrai ne l’est pas maintenant et que ça ne le sera jamais. L’impossible ne s’est jamais produit et ne peut avoir aucun effet. Et c’est tout. » (Texte)

 

Par conséquent, ce n’est pas le monde qui a besoin de rédemption, de préservation ou de plan pour la paix, mais l’esprit qui croit en un monde ayant besoin de rédemption. Ceci est donc la nouvelle moralité d’Un Cours en Miracles : n’agit pas par inquiétude ou par empathie déplacée, mais poussé par l’amour de Dieu qui ne sait rien de la douleur et de la souffrance. Et de ce lieu d’amour dans nos esprits, l’amour agit par lui-même, guidant gentiment nos corps dans une interaction avec le monde dénué d’ego et donc de problèmes. C’est une telle interaction que Jésus a fait preuve quand il a foulé le sol de la terre ; une interaction avec les autres et le monde qui n’est investie que de l’amour du Père : un amour qui littéralement ne fait rien, mais est simplement. (Love does not condemn, p. 515)

 

Source :  Love does not Condemn  de  Ken Wapnick.

Traduction:  Mathieu  http://coursenmiracles.over-blog.fr/

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31 décembre 2010 5 31 /12 /décembre /2010 17:01

Voici la suite des videos (4 à 6 sur 9) sur David Hoffmeister, lors de sa venue en Belgique en 2009.

 
Belgium Talk 2009 Un Cours En Miracles part 4

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 22:38

De temps à autre, je publierai dans ce blog un dossier thématique constitué à partir de questions-réponses sur l’enseignement du Cours en miracles. Les questions émanent d’étudiants anglophones du Cours, et les réponses sont données par Ken Wapnick, le célèbre et prolifique spécialiste du Cours qu’on ne présente plus. Ces questions-réponses sont traduites par Hélène Caron, étudiante-enseignante québécoise de ce même Cours. Elle m’a autorisé à piocher sur son site les textes dont j’ai besoin pour constituer ces dossiers thématiques. Je la remercie donc doublement. Grâce à son formidable travail (elle a déjà traduit des centaines de questions-réponses), nous pouvons mieux comprendre certains fondements de cet enseignement à travers des exemples très concrets vécus par des étudiants à travers le monde. (Toutes les références à la fin de ce dossier).

Christalain

 

 

La relation particulière et le mariage

 

Dans ce dossier est abordée la notion de compatibilité entre relation particulière et mariage. Ultérieurement, au moins deux dossiers supplémentaires traiteront d’autres aspects de ce type de relation car c’est un vaste sujet : L’attrait de la relation particulière, et Les défis de la relations particulière.  (Entre parenthèses dans chaque titre, le numéro original de la question sur le site américain). 

 A- Introduction : Différence entre l’amour réel et l’amour particulier  (108)

Question :

À mesure que j’avance dans l’étude d’Un Cours en miracles, je commence à comprendre que l'émotion communément appelée « amour » dans ce monde n'est pas du tout la même chose que l’« amour » visé dans le cours. En fait, j'ai découvert que dans de nombreux cas, mon ego utilise l'idée d’« amour » pour mettre le couvert sur un grand nombre de pensées et de comportements absolument dysfonctionnels. Quel est le lien entre l'amour comme nous le comprenons dans le monde et l'amour exprimé dans le cours, et comment pouvons-nous utiliser cela pour guider nos vies ?

 

Réponse :

La distinction que vous faites entre « l’amour » dont le cours se réfère, et ce qu'on appelle « l'amour » dans ce monde, est correcte. Ce n’est pas la même chose. L'amour de ce monde est toujours ce que le cours appelle « l’amour particulier », et c'est la base de la « relation particulière ». Cet amour a non seulement des propriétés en opposition directe avec l'amour tel que le désigne le cours, mais il est en réalité un masque pour la haine : « C'est dans la relation particulière, née de la volonté cachée d'obtenir l’amour particulier de Dieu, que triomphe la haine de l'ego. Car la relation particulière est la renonciation de l'Amour de Dieu. C’est la tentative d'obtenir que le soi reste en sécurité dans la particularité que Dieu lui a refusée » (T.16.V.4:1, 2). Nous disons secrètement à toute personne ou à toute chose avec lesquelles nous avons une relation spéciale d'amour: « Dieu ne m'a pas aimé pour la particularité que je veux avoir, donc je vais vous utiliser pour obtenir cet amour particulier sans lequel je ne pense pas pouvoir vivre. » Ce que nous appelons « amour » est donc notre substitut pour l'amour de Dieu. En outre, le cours nous dit que c'est de la haine :  « Chaque frère avec lequel vous avez formé une relation limitée, vous le haïssez » (T.21.III1:3). Cette « haine » repose sur la perception erronée que nous sommes différents, incomplets et que nous sommes nécessiteux. Dans la relation d'amour particulier, un accord est passé pour que les besoins mutuels soient comblés, et donc nous cherchons à combler le vide laissé par notre séparation apparente de Dieu.

 

Fidèle au mandat de l'ego « cherchez, mais ne trouvez pas » (T.16.V.6:5), ce substitut pour l'amour de Dieu ne satisfait jamais notre besoin, peu importe à quel point nous essayons de le mettre en œuvre. Même les plus valorisantes relations d’« amour » se termineront finalement un jour par la mort. Ce que nous invite à faire le cours et aussi choquant que cela puisse nous paraître, c’est de regarder nos relations spéciales amoureuses dans cette nouvelle perspective afin de devenir disposés à nous ouvrir à un nouvel objectif, et à une nouvelle interprétation : « Une relation sainte part d’une prémisse différente. Chacun a regardé à l’intérieur de lui-même et a constaté qu’il n’y a aucun manque. Acceptant sa complétude, il pourra l’étendre en se joignant à un autre tout aussi complet que lui-même. Il ne voit aucune différence entre les sois, parce que les différences proviennent uniquement du corps. Par conséquent, il ne regarde pas ce qu'il pourrait prendre à l’autre. Il ne refuse pas sa propre réalité car c’est la vérité » (T.22.in.3:1, 2, 3, 4, 5, 6).

 

La chose importante à retenir est que c'est normal et que ce n’est pas péché, d'avoir des relations particulières, et qu’elles ne vous seront pas enlevées. En fait, elles peuvent être utiles dans nos vies si nous les donnons à l'Esprit Saint pour les transformer en relations saintes: « J'ai dit à maintes reprises que l'Esprit Saint ne voudrait pas vous priver de vos relations spéciales, mais qu’Il voudrait les transformer » (T.17.IV.2:3). De cette façon, l'amour dont nous faisons l'expérience avec une autre personne devient un reflet de l'Amour de Dieu dans le rêve, non pas un substituté.

 

 

B - Le mariage est-il une relation particulière? (329)

 

Question :

Je comprends mal comment le mariage n'est pas considéré comme une relation particulière, ou que je pourrais vraiment avoir une relation sacrée avec quelqu'un.

 

Réponse :

La plupart des mariages commencent d'abord comme des relations spéciales, mais ils n’ont pas à rester sur ce niveau. La particularité réside dans l'objectif (ou le contenu), par opposition à la forme. L'objectif (ou le contenu) vient de l'enseignant élu dans nos esprits -- l'ego ou Jésus. C'est la clé. Ainsi vous pouvez être marié à une personne et passer la majeure partie de votre temps avec cette seule personne. Si le contenu derrière la forme est enraciné dans la guérison de l'amour de Jésus dans votre esprit juste, alors vous ne pouvez exclure personne de votre amour, de votre gentillesse, de votre accueil, générosité, attention, etc. Bien sûr, cela ne signifie pas que vous deviez inclure tout le monde à table chez vous, dans votre chambre à coucher, ou à la banque lorsque vous encaissez votre chèque de paie.

 

Il est important de toujours se rappeler que les relations sont dans l'esprit, et que d’habitude, nous ne pouvons pas discerner le contenu seulement en observant la forme. La relation est rendue «sacrée» par le basculement de l’objectif de l'ego à celui de l'Esprit Saint, et votre partenaire n'a même pas à être conscient de cela.

 

L’objectif de l'ego vise à renforcer la séparation et la particularité, et l'objectif de l’Esprit Saint est de défaire tout cela. Par conséquent, le mariage peut être une excellente salle de classe pour apprendre comment être en relation sans un sentiment d'exclusion ou de particularité. La forme peut ne pas changer du tout, mais votre motivation et vos interprétations pourraient changer énormément. Vous feriez encore toutes les mêmes choses, vous auriez la même intimité et porteriez la même attention sur votre famille, ou que sais-je encore, mais vous demanderiez de l'aide pour passer du but de l'ego à celui de l'Esprit Saint.

 

Vous pourriez alors examiner toute chose avec l'amour de Jésus à vos côtés pour ce qui concerne la manipulation, la particularité, la culpabilité et la victimisation, tout cela étant une partie normale des relations dans le monde de l'ego. Quand vous les regardez sans jugement, votre esprit se libère pour que pénètre l'amour de Jésus, devenant ainsi le contenu de vos pensées, et pour que ces pensées dirigent vos interactions.

 

 

C- Selon UCEM, est-il mauvais de se marier? (737)

 

Question :

Si toutes les relations d'amour sont une défense contre la douleur qui provient du rejet de l'amour de Dieu, est-ce mal de se marier ? Est-ce que je me trompe en désirant fonder la famille sacrée dont j'ai toujours rêvée ?

 

Réponse :

Ce n'est pas mal de se marier ou d’avoir une famille, tout comme ce n'est pas mal d’effectuer une ou l’autre des choses que nous faisons dans le monde. En fait, il est important que nous fassions tout ce que nous voulons faire, précisément parce que nous en rêvons. Après avoir choisi la séparation et l’identification au corps, tout ce que nous faisons fait partie du rêve de la séparation.

 

Un Cours en Miracles ne demande pas que nous nous refusions à nous-mêmes les choses que nous pensons vouloir, ni que nous changions notre comportement d’aucune façon. Son objectif est plutôt 1) de nous aider à comprendre l’objectif que l'ego a donné à tout (pour rendre la séparation réelle) et 2) de nous enseigner à permettre à l'Esprit Saint d’utiliser ce que nous avons fait dans un but différent (défaire la pensée de séparation). Le monde dont nous rêvons est la salle de classe dans laquelle nous apprenons à nous éveiller dans le rêve, et surtout par la vie familiale, qui est une partie très importante du processus. C'est dans le foyer de nos relations particulières que nous pensons devoir combler le vide laissé par la séparation.

 

L'Esprit Saint a besoin de ces relations spéciales afin de les transformer : « Dans Sa fonction comme interprète de ce que vous faites, l'Esprit Saint utilise les relations particulières que vous avez choisies pour soutenir l'ego, comme des expériences d'apprentissage qui pointent vers la vérité. Sous Son enseignement, chaque relation devient une leçon dans l’amour » (T.15.V.4:5, 6).

Nier que nous voulons ces relations particulières, c’est nous priver des conditions mêmes qu'a besoin l'Esprit Saint pour nous enseigner le pardon.   

 

Tout ce que nous cherchons dans le monde est une défense de plusieurs façons; défense de la croyance que la séparation est bien réelle, défense contre l'amour de Dieu que nous avons rejeté et dont nous avons maintenant peur, et défense contre la douleur du rejet de l’Amour, en recherchant le confort dans nos relations spéciales. Jésus demande que nous reconnaissions que cette stratégie de défense de l'ego est le résultat d'un choix de l'esprit de séparation, et de le reconnaître sans le justifier, ni le juger comme " mal ". 

 

Ce n'est ni mal ni péché puisque cela n'a aucun effet réel. Cela signifie que bien nous croyions énormément être des corps vivant dans le monde, la vérité de qui nous sommes reste toujours inchangée. Nous commençons le processus de pardon par ne pas nier que nous croyions être des corps qui veulent faire toutes sortes de choses dans le monde. Puis notre seule fonction est de consentir à examiner sans jugement nos croyances, voir en elles toutes nos pensées de particularité, basées sur le sentiment insatiable de besoins engendrés par la séparation que nous projetons sur toutes nos relations.

 

Par le fait d'être disposé à voir le système de pensée de l’ego en mode de fonctionnement dans nos " rêves " et nos désirs, ils deviennent des salles de classe pour l'Esprit Saint: « … Peu importe à quel point sont impies les raisons pour lesquelles vous les avez faites, Il peut les traduire en sainteté, en leur supprimant autant de peur que vous le lui permettrez. Vous pouvez placer une relation dans le cadre de Ses soins et être sûr que cela n'entraînera pas de douleur, si vous lui offrez votre volonté de ne servir aucun autre besoin que le Sien » (T.15.V.5:3, 4).  

 

Voilà quel est notre objectif dans l'étude du cours. Tout ce que nous avons fait pour défendre la croyance en la séparation peut être utilisé pour la défaire. Par conséquent, non seulement il n’est pas mal de se marier et de fonder la famille que vous avez toujours voulue, mais il est important que vous le fassiez.

Ce qui apportera la guérison de ces relations particulières, c’est 1)  l’invitation à l'Esprit Saint d’être avec vous quand vous allez vous marier et avoir des enfants, et 2) la volonté d'appliquer ses leçons de pardon dans votre vie de famille.

 

C'est l'Esprit Saint, qui rendra sacrée votre famille: « [Il] sait que nul n’est spécial. Pourtant, il perçoit également que vous avez fait des relations particulières, qu’il voudrait purifier et ne pas vous laisser détruire… Toute la culpabilité découle de votre utilisation de celles-ci. Tout l'amour du Sien. Ne soyez donc pas effrayé de lâcher prise de vos besoins imaginés qui détruiraient la relation. Votre seule nécessité, c’est Lui. » (T.15.V.5:1, 2, 5, 6,7). 

Meilleurs vœux pour un mariage heureux!

 

 

D- Gloria et Ken Wapnick ont-ils une relation particulière ?  (987)

 

Question :

Gloria et Kenneth Wapnick sont-ils mariés ? Si oui, est-ce que cela ne signifie pas qu'ils ne se sont pas défaits de leur ego ?

 

Réponse :

Pour répondre à votre première question, oui, ils sont mariés. Votre deuxième question semble impliquer quelques malentendus sur des  hypothèses que nous pouvons nous permettre à propos des autres et sur des faits extérieurs concernant leur vie, et éventuellement sur ce qui est nécessaire pour être un enseignant d'Un Cours en Miracles. Beaucoup d'étudiants du cours sont, de façon erronée, arrivés à la conclusion que le mariage -ou même les relations intimes de toutes sortes- sont une forme de relation particulière, et par conséquent qu’il est plus spirituellement avancé ne pas aller vers cela. Toutefois, cela n’est absolument pas ce que Jésus tente de nous enseigner dans son cours. Il n'est pas concerné par la forme que prennent nos relations. Après tout, comment serait-il concerné par quelque chose qu'il sait ne pas être en train de se produire vraiment ?

 

Comme étudiants du cours, nous pourrions éviter beaucoup d'erreurs si nous nous rappelions cet enseignement central: « Tout le (notre) temps [ici] se passe à rêver.» (T.18.II.5:12). En d'autres termes, rien n’est effectivement en train de se passer ici. De sorte que Jésus cherche à nous aider à retrouver où se passe vraiment l'action : dans nos esprits. Il définit la relation spéciale comme étant notre tentative d’obtenir en dehors de nous-mêmes ce que nous pensons qui nous manque. C'est un effort pour trouver un substitut pour l'amour de Dieu, amour que nous pensons avoir détruit et perdu définitivement. Notez que cela pourrait être une description de notre relation avec quelqu’un, mais que cela pourrait décrire tout aussi facilement notre relation avec des éléments de la nature tels que les aliments, l'air et l'eau. Et Jésus ne nous dit certainement pas de nous arrêter de respirer (ni de nous sentir coupable à ce sujet). Plutôt, il veut que nous arrivions progressivement à reconnaître que les relations particulières que nous semblons avoir en ce monde ne soient que les reflets de la relation spéciale que nous entretenons avec le rêve lui-même. Il voudrait nous faire savoir que nous n'avons pas besoin de continuer à rêver d'exil car notre culpabilité est fabriquée.

 

Le processus qu'il nous donne pour atteindre cet objectif implique de changer notre enseignant intérieur, à lâcher la main de l'ego et prendre celle de l'Esprit Saint. Il nous dit que, "dans sa fonction comme Interprète de ce que vous avez fait, l'Esprit Saint utilise les relations particulières choisies pour soutenir l'ego, comme des expériences d'apprentissage qui pointent vers la vérité. Dans le cadre de Son enseignement, chaque relation devient une leçon dans l’amour. T.15.V.4:5,6).

 

Donc toute relation peut s'avérer spéciale ou sainte. Ce qui les rend une ou l'autre n'est pas la forme que prend la relations, mais simplement si nous l’utilisons pour projeter la culpabilité ou pour étendre l'amour. Et encore une fois, c'est un choix intérieur et non quelque chose que nous pourrions juger relativement à quelqu’un d’autre. En outre, tandis que nous essayons de suivre le curriculum de Jésus, la plupart d'entre nous allons et venons entre un esprit juste et un esprit erroné dans l’objectif de notre relation, tant et aussi longtemps que toute culpabilité ou crainte reste présente dans notre esprit.

 

Dans le cas où vous auriez posé cette question parce que vous pensez qu'un enseignant devrait être libéré de l’ego pour enseigner le cours, rappelez-vous l'instruction du manuel qui mentionne que « Un enseignant de Dieu est quiconque choisit d’en être un. Ses qualifications se composent uniquement de ceci ; en quelque sorte, quelque part il a fait un choix délibéré de ne pas voir ses intérêts comme différents de ceux de quelqu'un d'autre.» (M.1.1:1,2).

 

Ainsi, plutôt que de se concentrer à savoir si un enseignant est libéré de l’ego (ce que, encore une fois, nous ne pourrions jamais savoir concernant une autre personne), il est beaucoup plus utile de nous demander si l’enseignement de quelqu’un déclenche notre culpabilité, ou bien s’il nous aide à nous sentir plus aimant. Finalement, nous n’avons pas à nous préoccuper de savoir où d'autres en sont dans leur processus ou même où nous en sommes dans le nôtre. Ce qui importe, c'est si nous choisissons l’amour maintenant.

 

Tous ces articles proviennent du site d’Hélène Caron :

WWW.uncoursenmiraclesurtext.com.

qui les a traduites suite à leur parution sur le site :

www.facimoutreach.org/qa/indextoquestions.htm

Merci à elle pour son énorme travail de traduction et son aimable autorisation de partage.

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 22:36

Vous n’avez aucune idée de l’intensité de votre souhait de vous débarrasser chacun de l’autre. Ceci NE signifie PAS que vous n’êtes pas fortement attiré chacun PAR l’autre, mais ceci SIGNIFIE que L’AMOUR N’EST PAS LA SEULE EMOTION. Parce que votre amour est davantage arrivé en conscience, le conflit ne peut plus être « réglé » par vos tentatives précédentes de MINIMISER la peur. L’amour rend l’attaque intenable, MAIS VOUS SENTEZ ENCORE LA PEUR. Au lieu d’essayer de la résoudre directement, vous avez une forte tendance à ESSAYER D’ECHAPPER A L’AMOUR. Encore ceci est la DERNIERE chose à laquelle vous voudriez ECHAPPER. Et même si vous le faisiez, vous pourriez échapper à tout le RESTE, mais pas à ceci. Soyez heureux vraiment qu’il n’y AIT aucune échappée au salut.

 

Vous ne réalisez pas à quel point vous haïssez chacun l’autre. Vous n’allez pas vous débarrasser de ceci jusqu’à ce que vous le REALISIEZ, car JUSQUE là, vous allez penser que vous voulez vous débarrasser CHACUN DE L’AUTRE et GARDEREZ LA HAINE. Encore si vous êtes chacun le salut de l’autre, qu’est-ce que ceci peut signifier si ce n’est que vous PREFEREZ l’attaque au salut ? Soyez heureux que ni votre réalité ni votre salut ne soit affaire de votre préférence, car vous AVEZ beaucoup de cause de joie. Mais que la cause NE soit PAS de votre fabrication est sûrement évident. Vous HAISSEZ et AVEZ PEUR chacun de l’autre, et votre amour, lequel est très réel, est TOTALEMENT obscurci par cela. Comment pouvez-vous connaître la signification de l’amour A MOINS qu’il soit total ?

 

Ceci va être une période très difficile pour vous, mais il ne va pas en être ainsi longtemps. Vous êtes en danger, mais vous ALLEZ être aidés, et rien ne va se produire. Mais vous ne pouvez pas demeurer dans l’obscurité, et ceci va ETRE la sortie. Considérez aussi calmement que vous le pouvez la haine, car si nous en sommes à dénier le déni de la vérité, nous devons d’abord RECONNAITRE ce que nous sommes en train de dénier. Souvenez-vous que le savoir PRECEDE le déni, et que la séparation a été une descente de la magnitude à la petitesse. Et ainsi le retour est de retracer le chemin vers la magnitude.

 

Votre haine n’est pas réelle, mais elle EST réelle pour vous. ELLE CACHE CE QUE VOUS VOULEZ REELLEMENT. Sûrement vous seriez désireux de considérer ce que vous NE voulez PAS sans peur, MEME SI CELA VOUS EFFRAIE, si vous pouvez par cela vous en débarrasser ? Car vous NE POUVEZ PAS échapper au salut, et vous n’ALLEZ pas échapper à la peur à moins que vous VOULIEZ le salut. Ne soyez pas effrayés par ce voyage en la peur, car ce n’est pas votre destination. Et nous allons marcher à travers elle en sécurité, car la paix n’est pas loin, et vous allez être conduits dans sa lumière.]

 

Source:   Traduction « Urtext » du Cours en miracles - A.M.Soulas pour la paix © sept.07 / janv.08

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 22:33

En relations particulières, tout est calculé. Vous allez être mon ami pour un certain temps si vous me donnez ce dont j'ai besoin. Ce sont les barrières de l'enfer que vous vous êtes imposées dans le royaume que vous avez fabriqué, loin de Dieu, de la vérité et du salut. Le but de la particularité est de garder la réalité du corps et c'est par ce petit soi séparé et unique que le corps continu d’exister, et c'est ce qui devient les portes de l'enfer. Nous sommes en sécurité contre Dieu, mais aussi ouvert au conflit, car il a fallu nous barricader dans nos corps contre Dieu, notre supposé premier ennemi. Nous continuons à faire le même processus avec tous et chacun. Le but du monde et du corps est de garder Dieu à l’extérieur.

 

C'est par le pardon véritable à certaines personnes clefs qui sont dans notre vie, c'est par ce pardon que nous pouvons nous rappeler Qui nous sommes vraiment, tout en guérissant cette relation. C'est la méthode du Cours, son procédé pour retrouver ce que nous croyons nous être débarrassés pour toujours: l'amour de Dieu et l'innocence du Christ que nous avons substitués pour notre individualité, notre particularité unique.

Le plan de l'ego pour son salut (survie) est la séparation et l'attaque, c'est de voir quelqu'un différent et séparé. Celui de Dieu est de s'unir, de pardonner et de se voir tous « un ».

 

La disparition de notre petite personne n'est pas notre mort, mais une renaissance. Le pardon met fin à notre individualité, car il met fin à nos illusions de séparation et d'attaque. En pardonnant, nous reconnaissons que les illusions de séparation n'ont pas eu d'effet, qu'elles n'ont pas changé notre réalité de base, qui est d'être Christ, « un » avec Dieu. Alors comme le Cours déclare: « Elles disparaissent dans le néant d'où elles vinrent ».

 

Nous devons pardonner totalement ou pas du tout, retenir une faute n'est pas pardonner en totalité. Nous expérimentons le processus où nous pardonnons un peu ici et un peu là, mais toujours de plus en plus. Ce qui nous obsédait dans le passé n’a plus autant d’impact maintenant, l'intensité n'est plus celle que nous expérimentions auparavant.

 

Au niveau 1, puisque l'Amour de Dieu est total, si vous pardonnez vraiment, vous devez tout laisser aller car, nous devons être le reflet de Son Amour. Ce que je vous fais, je me le fais à moi-même! À chaque jugement d'attaque, le Cours nous demande de nous poser cette question; « Est-ce que je m'accuserais de ceci ? »

 

La joie pour l'ego consiste dans le meurtre et dans la croyance à se débarrasser de sa culpabilité en attaquant les autres et en justifiant ces attaques. C'est aussi croire se compléter en volant aux autres ce qui nous manque en s'unissant avec eux. C'est l'investissement ou l'obsession aux choses extérieures pour combler notre laideur intérieure. La joie pour le Saint-Esprit, c'est de s'unir à tous par le pardon (voir l’innocence au-delà des apparences).

 

Stella Pilon

Merci à elle pour ce partage

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 22:31

Le guérisseur qui compte sur sa propre facilité met en danger sa compréhension. Il est parfaitement en sécurité aussi longtemps qu'il est complètement non concerné au sujet de SA facilité, mais maintient une confiance cohérente en la MIENNE. (NDLR: Jesus)Des erreurs de cette sorte produisent certain comportement très désordonné, ce qui montre habituellement une non volonté sous-jacente de coopérer. Notez que en insérant le carbone à l’arrière, B. a créé une situation en laquelle deux copies n'existaient pas. Ceci reflétait deux niveaux de manque de confiance, un en Ma facilité à guérir, et l'autre en sa propre bonne volonté de donner.) Ces erreurs introduisent inévitablement l’inefficacité dans le comportement du travailleur en miracle, et perturbent temporairement son état mental de miracle.

 

Nous pourrions aussi faire des commentaires très similaires au sujet de votre propre hésitation au sujet de dicter même. Ceci est une erreur plus grande seulement parce qu’elle résulte en une inefficacité plus grande. Si vous ne dites rien, personne ne peut l'utiliser, incluant Moi. Nous avons établi cela pour tous les processus correcteurs, la première étape est savoir que ceci est peur. A moins qu'une peur soit entrée, la procédure de correction ne serait jamais devenue nécessaire. Si vos propensions à travailler en miracle ne fonctionnent pas, c'est toujours parce qu'une peur a fait intrusion en votre Mental Correct, et l’a littéralement dérangé. (c.-à-d. l’a tourné à l'envers). Toutes les formes d’état Mental non Correct sont le résultat du refus d’accepter la Rédemption POUR VOUS-MEME. Si le travailleur en miracle ‘ACCEPTE, il place lui-même dans la position de reconnaître que ceux qui ont besoin d'être guéris sont simplement ceux qui N’ont PAS fait ceci. La raison pour laquelle vous sentiez la vaste portée de rayonnement de votre propre illumination intérieure est parce que vous étiez consciente que votre état Mental Correct EST guérison.

 

La seule responsabilité du travailleur en miracle est d'accepter la Rédemption lui-même. Ceci signifie qu‟il sait que le mental est le seul niveau créatif, et que ses erreurs SONT guéries par la Rédemption. Une fois qu'il accepte ceci, SON mental peut seulement guérir. En déniant à son mental tout potentiel destructeur, et en reformulant ses pouvoirs purement constructifs, il a placé lui-même en une position où il peut défaire la confusion de niveau en les autres. Le message qu'il donne alors aux autres est la vérité que LEURS MENTALS sont de façon similaire réellement constructeurs, et que leur propre mé créations ne peuvent pas les blesser. En affirmant ceci, le travailleur en miracle délivre le mental de sur évaluer son propre outil d'apprentissage (le corps), et restaure le mental en sa vraie position en tant que l'apprenant. Il devrait être souligné à nouveau que le corps n'apprend pas, pas davantage qu'il crée. En tant qu'outil d'apprentissage, il suit simplement l'apprenant, mais si il est faussement doté d'auto initiative, il devient une obstruction sérieuse à l'apprentissage qu'il devrait faciliter.

 

SEUL le mental est capable d'illumination. L'Ame est déjà illuminée, et le corps en lui-même est trop dense. Le mental, cependant, peut AMENER sa propre illumination AU corps en reconnaissant que la densité est l'opposé de l'intelligence, et par conséquent non soumis à un apprentissage indépendant. Il est, cependant, amené facilement en alignement avec un mental qui a appris à regarder au-delà de la densité en direction de la lumière. Un apprentissage correcteur commence toujours avec l'éveil de l'oeil spirituel, et se détourner de la croyance en la vision physique. La raison pour laquelle ceci entraîne de la peur est parce que l'homme est effrayé de ce que son oeil spirituel va voir, ce qui était pourquoi il l‟avait fermé en premier lieu.

 

Nous avons dit auparavant que l'oeil spirituel ne peut pas voir l'erreur, et est capable seulement de regarder au-delà d'elle vers la défense de la Rédemption. Il n'y a aucun doute que l'oeil spirituel produit un inconfort extrême par ce qu'il voit. La chose que l'homme oublie est que l'inconfort n'est pas le résultat final de sa perception. Quand à l'oeil spirituel il est permis de considérer la souillure de l'autel, il regarde aussi immédiatement en direction de la Rédemption. Rien de ce que l'oeil spirituel perçoit ne peut induire la peur. Chaque chose qui résulte d'une conscience spirituelle précise est simplement canalisée en direction de la correction. L'inconfort est provoqué seulement pour amener le besoin de corriger vigoureusement en la conscience. Ce que l'oeil physique voit n'est pas correcteur, cela ne peut pas non plus être corrigé par quelque dispositif qui peut être vu physiquement. Aussi longtemps qu'un homme croit en ce que sa vue physique lui dit, tout son comportement correcteur va être mé dirigé.

 

La raison pour laquelle la vision réelle est obscurcie est parce que l'homme ne peut pas supporter de voir son propre autel profané. Mais puisque l'autel a ETE souillé, ce fait devient doublement dangereux à moins qu'il SOIT perçu. Cette perception est totalement non menaçante à cause de la Rédemption. La peur de la guérison découle à la fin d'une non volonté d'accepter le fait inéquivoque que la guérison est nécessaire. La peur découle à cause de la bonne volonté nécessaire de regarder ce que l'homme a fait à lui-même. La guérison a été une capacité qui a été prêtée à l'homme après la Séparation, avant laquelle elle était complètement non nécessaire. Comme tous les aspects de la croyance spatio-temporelle, la capacité guérisseuse est temporaire. Cependant, aussi longtemps que le temps persiste, la guérison reste parmi les protections humaines les plus fortes. Ceci est parce que la guérison repose toujours sur la charité, et que la charité est une façon de percevoir la vraie perfection d'un autre, même s'il ne peut pas la percevoir lui-même.

 

La plupart des concepts les plus élevés dont l'homme est capable maintenant sont dépendants du temps. La charité est réellement une réflexion atténuée d'un englobement d'amour beaucoup plus puissant, qui est loin au-delà de toute forme de charité que l'homme puisse concevoir pour l'instant. La charité est essentielle à l'état Mental Correct, au sens limité où l'état Mental Correct peut maintenant être atteint. La charité est une façon de regarder un autre COMME SI il était déjà allé loin au-delà de son accomplissement actuel dans le temps. Puisque sa propre pensée est erronée, il ne peut pas voir la Rédemption lui-même, ou il n'aurait aucun besoin de charité du tout. La charité qui lui est accordée est à la fois et constatation qu'il EST faible, et une reconnaissance qu'il POURRAIT ETRE plus fort. La façon dont ces deux croyances sont déclarées implique clairement leur dépendance du temps, rendant tout à fait apparent que la charité repose à l'intérieur du cadre des  limitations humaines, bien qu'en direction des niveaux plus élevés. Nous avons dit auparavant, deux fois en fait, que seulement la Révélation transcende le temps. Le miracle, en tant qu'une expression de charité humaine vraie, peut seulement le raccourcir au mieux. Il doit être compris, cependant, que chaque fois qu'un homme offre un miracle à un autre, il EST en train de raccourcir la souffrance des deux. Ceci introduit une correction dans l'Enregistrement, laquelle corrige de façon rétroactive aussi bien que progressivement.

 

Source:  Traduction « Urtext » du Cours en miracles - A.M.Soulas pour la paix © sept.07 / janv.08

 

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17 décembre 2010 5 17 /12 /décembre /2010 22:30
Voici une première série de 3 videos (sur 9) sur David Hoffmeister, lors de sa venue en Belgique en 2009.

 

    

 

   

Belgium Talk 2009 Un Cours En Miracles part 2

 

                                    

Belgium Talk 2009 Un Cours En Miracles part 3

A suivre....

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 21:54

Le Ciel est-il le but du Cours ? Non.

Quel est-il ? Le but du Cours est d’atteindre le monde réel.

Quand est-il atteint ? Quand nous ne percevons plus autre chose que des cassettes de pardon et d’union, alors toutes les autres cassettes de peur, de souffrance et de mort disparaissent. Dans le monde réel, nos perceptions ne sont plus déformées par la projection de notre propre culpabilité ou croyance au péché de séparation mais sont plutôt le prolongement de l’amour du Saint-Esprit. Cet amour est le but du Cours et nous amène à la fin du chemin de Correction.

 

Le monde réel fait encore partie du monde de l’illusion et ainsi n’est pas le Ciel. Il est un symbole et non un fait. Le seul fait est le Fait de Dieu. Le monde réel est un pur reflet de la réalité et de l’unité du Ciel à l’extérieur de l’esprit séparé. Il ne réfère pas au monde physique, mais à l’attitude de pardon qui est maintenant au-dedans de l’esprit qui a reconnu son innocence, sa non-culpabilité.

 

Vivre dans le monde réel est d’avoir accepté toutes les corrections du Saint-Esprit. Jésus nous dit dans le texte : «J’enseignerai avec vous et vivrai avec vous si vous voulez penser avec moi, mais mon but sera toujours de vous décharger finalement du besoin d’un enseignant». Le monde réel n’est pas la négation du monde. Bien que les yeux du corps voient la même chose qu’avant, l’interprétation donnée sur ce qui est perçu est complètement différente. Notre perception est complètement corrigée et nous ne voyons qu’avec les yeux de l’amour. Nous allons jeter un regard différent sur les catastrophes sans renier le monde, mais nous ne laisserons plus les événements déranger notre paix intérieure. Ce n’est qu’un changement d’attitude.

 

Ce n’est certainement pas la façon de voir du  monde car l’attaque semble si réelle. Notre ego a besoin de pensées d’attaque, de meurtre et de mort et cela découle d’une décision que nous prenons. Si nous voyons ainsi c’est que nous avons un investissement à croire l’attaque bien réelle car c’est le besoin de l’ego pour assurer sa survie et c’est ce qui nous garde dans le corps et dans un monde de séparation, de culpabilité et de peur. Choisir des pensées d’attaque vient vraiment d’une décision de demeurer dans le temps, soi-disant «en sécurité» dans le monde de l’ego.

 

La section Où le péché n’est plus (T.26;1V, p.587)) est un très beau compte-rendu du monde pardonné ou réel. Où il y a absence de péché, il ne peut plus y avoir de culpabilité ni nécessité de se voir ainsi que les autres comme étant condamnés. Sans culpabilité, le jugement est impossible et la séparation n’existe plus. Le monde que nous voyons est sorti d’un esprit en conflit et ne peut qu’exprimer le conflit. C’est ainsi que le monde fut fabriqué.

 

Le pardon corrige cette erreur, guérissant le conflit de croire que nous avons attaqué Dieu. La paix remplace la discorde et un autre monde surgit de cette pensée d’amour. En d’autres mots, dans le monde réel, nous voyons et expérimentons le rêve différemment. En ce monde nous n’avons pas toujours le contrôle sur ce qui nous est extérieur, mais nous pouvons toujours l’avoir sur nos pensées et perceptions. Nous pouvons changer ces dernières. “N’essaie pas de changer le monde, mais change ton esprit sur le monde”.

 

Nommez deux moyens que nous utilisons pour donner notre pouvoir aux autres et ainsi nier la responsabilité de l’univers de notre esprit ?

1-Voir notre salut en dehors de nous-même

2-Garder une accusation contre quelqu’un d’autre

 

Rien en dehors de nous ne peut nous sauver ni nous apporter la paix. Rien ni personne ne peut le faire pour nous, car ceci ne revient qu’à nous seul. Je ne dépends de rien en dehors de moi, donc ainsi je suis complètement libre. Mon partenaire romantique ne peut le faire, ma fortune et ma carrière ne le feront pas pour moi, ni aucun thérapeute, ni gourou, ni Jésus, ni le Cours. Tout ceci peut m’aider, me supporter, m’encourager, mais aucun d’eux ne peut le faire à ma place.

 

Mon salut ne vient que de moi-même, vient des choix de mon propre esprit. C’est ma fonction avec vous, je ne peux le faire pour vous, mais je peux vous y aider, vous guider par mon expérience et vous y amener. Mais, je ne pourrai jamais le faire pour vous. Dans le monde réel, nous commençons à nous éveiller de ce rêve de cauchemar. Pour le Saint-Esprit le but du temps sert à défaire notre croyance en la séparation et après n’aura plus aucune utilité. Ainsi nous pouvons dire que la réalisation du monde réel est le pas nécessaire pour terminer notre croyance en la réalité du temps.

 

Le reflet de l’Amour divin n’est possible qu’à travers la perception du Saint-Esprit. Alors que le temps disparaîtra, la perception et la Connaissance descendront sur notre esprit, lui restaurant enfin la conscience de l’unité du Ciel. C’est l’instant sacré où notre esprit sera entièrement guéri parce que nous avons complètement accepté la Correction pour nous-même.

 

Nous avons défait notre croyance en la réalité de la culpabilité. Le monde réel représente l’achèvement de nos chemins individuels, car le Second Avènement, le Dernier Jugement et l’Étape Finale sont réellement des pas ou des étapes collectives.

 

Quand chaque fragment séparé de la Filialité aura guéri son esprit, la Filialité deviendra éveillée et «une». Pendant que nous voyons la face du Christ chez les autres, la mémoire de Dieu descend sur notre esprit et nous sommes à la maison dans la conscience de notre parfaite unité avec Dieu et avec toute la Création.

 

Extrait de: "A VAST ILLUSION, TIME according to A Course in Miracles". Kenneth Wapnick, Ph. D.

 

Traduction libre par Stella Pilon -  1998

Merci à elle pour ce partage. 

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3 décembre 2010 5 03 /12 /décembre /2010 21:53

Le nouvel accent va maintenant être sur la guérison. Le miracle est le moyen, la Rédemption le principe, et la guérison est le résultat. Ceux qui parlent du « miracle DE guérison » combinent deux ordres de réalité de façon inappropriée. La guérison N’est PAS un miracle. La Rédemption, ou le miracle final, est un REMEDE. C’est purement un moyen, alors que tout type de guérison est un résultat. L’ordre de l’erreur à laquelle la Rédemption est appliquée est hors de propos. Essentiellement, TOUTE guérison est la délivrance de la peur.

  

Mais pour entreprendre ceci vous ne pouvez pas être effrayé vous-même. Vous ne comprenez pas la guérison à cause de votre propre peur. J’ai indiqué tout du long (et une fois déclaré très directement, parce que vous étiez non effrayée à ce moment-là) que vous DEVEZ guérir les autres. La raison en est que leur guérison simplement témoigne ou atteste de la vôtre. Une étape majeure dans le plan de la Rédemption est de défaire l’erreur à TOUS niveaux. La maladie, qui est réellement « état Mental non Correct », est le résultat d’une confusion de niveau au sens où elle entraîne toujours la mécroyance que ce qui est de travers à un niveau peut en affecter un autre défavorablement. Nous nous sommes constamment référés aux miracles comme aux moyens de corriger la confusion de niveau.

 

En réalité, toutes les méprises doivent être corrigées au niveau où elles se produisent. Seul le mental est capable d’erreur. Le corps peut AGIR de façon erronée, mais c’est seulement parce qu’il a répondu à une mé-Pensée. Le corps ne peut pas créer, et la croyance qu’il le PEUT, une erreur fondamentale responsable de la plupart des illusions auxquelles il a déjà été fait référence, produit tous les symptômes physiques. Toute maladie physique représente une croyance en la magie. L’entière distorsion qui a créé la magie reposait sur la croyance qu’il y a une capacité créative en la matière, laquelle peut contrôler le mental.

 

Cette illusion peut travailler dans les deux sens ; c.-à-d., il peut être mé-cru ou bien que le mental peut mécréer DANS le corps, ou que le corps peut mécréer dans le mental. Si il peut être rendu clair que le mental, qui est le seul niveau de création, ne peut pas créer au-delà de lui-même, alors ni l’une ni l’autre confusion n’a besoin de se produire. La raison pour laquelle seul le mental peut créer est plus évidente que ce qui peut être immédiatement apparent. L’Ame a été créée. Le corps est un outil d’apprentissage POUR le mental.

 

Les outils d’apprentissage ne sont pas des leçons en eux-mêmes. Leur intention est simplement de faciliter la pensée de l’apprenant. Le plus qu’un usage erroné d’un outil d’apprentissage puisse faire est d’échouer à faciliter. Il n’a pas le pouvoir en lui-même d’introduire des erreurs d’apprentissage véritables. Le corps, si il est compris correctement, partage l’invulnérabilité de la Rédemption à l’application à double tranchant. Ceci n’est pas parce que le corps est un miracle, mais parce qu’il n’est pas de façon inhérente ouvert à la mésinterprétation. Le corps est simplement un fait. Ses CAPACITES peuvent, et sont fréquemment, sur-évaluées. Cependant, il est presque impossible de dénier son existence.

 

Ceux qui le font s’engagent dans une forme de déni particulièrement indigne. (L’utilisation du mot « indigne » ici implique simplement qu’il n’est pas nécessaire de protéger le mental en déniant le non-pensée. Il y a peu de doute que le mental puisse mécréer. Si quelqu’un dénie cet aspect infortuné de son pouvoir, il est aussi en train de dénier le pouvoir lui-même.) Tous les moyens matériels que l’homme accepte en tant que remèdes pour des maladies corporelles sont simplement des re-formulations des principes magiques. C’était le premier niveau de l’erreur que de croire que le corps avait créé sa propre maladie.

 

Par la suite, c’est une seconde més-étape que de tenter de le guérir à travers des agents non-créateurs. Il ne s’ensuit pas, cependant, que l’application de ces dispositifs correcteurs très faibles soit mauvaise. Parfois la maladie a une emprise suffisamment grande sur le mental d’un individu pour le rendre inaccessible à la Rédemption. Dans ce cas, on peut être sage d’utiliser une approche de compromis du mental et du corps, en laquelle à quelque chose de l’EXTERIEUR il est temporairement donné une croyance guérisseuse. Ceci est parce que la dernière chose qui puisse aider les Mentals-non-Corrects (ou les malades) est une augmentation en peur. Ils sont déjà dans un état affaibli par la peur. Si ils sont de façon inappropriée exposé à un miracle direct et non dilué, ils peuvent être précipités dans la panique. Ceci est particulièrement à même de se produire quand une perception à l’envers a induit la croyance que les miracles sont effrayants.

 

La valeur de la Rédemption ne repose pas en la manière de laquelle elle est exprimée. En fait, si elle est véritablement utilisée elle va inévitablement ETRE exprimée de quelque façon qui soit la plus aidante pour le receveur, pas le donneur. Ceci signifie qu’un miracle, pour atteindre sa pleine efficacité, DOIT être exprimé dans un langage que le receveur peut comprendre sans peur. Il ne s’ensuit en aucune façon que ceci soit le plus haut niveau de communication dont il soit capable. Mais cela SIGNIFIE que c’est le plus haut niveau de communication dont il soit capable MAINTENANT. Le but entier du miracle est d’ELEVER le niveau de communication, pas d’imposer une régression (telle qu’utilisée improprement) sur elle.

 

Avant qu’il soit inoffensif de laisser les travailleurs en miracle s’en donner à coeur joie dans ce monde, il est essentiel qu’ils comprennent pleinement la peur de la délivrance. Autrement, ils pourraient involontairement favoriser la mécroyance que la délivrance est emprisonnement, laquelle est très prévalente. Cette méperception a découlé du dispositif de protection tenté (ou médéfense) que la blessure peut être limitée au corps. Ceci était à cause de la peur beaucoup plus grande (que celle-ci contrecarre) que le mental peut blesser lui-même. Ni l’une ni l’autre erreur n’est réellement signifiante, parce que les mécréations du mental n’existent pas réellement.

 

Cette reconnaissance est un outil de protection de loin meilleur que toute forme de confusion de niveau, à cause des avantages d’introduire une correction au niveau de l’erreur. Il est essentiel que la remémoration du fait que SEULEMENT le mental peut du tout créer demeure avec vous. Implicite en ceci est le corollaire que la correction appartient au niveau de la pensée, et PAS à un niveau ou un autre  auquel la création est inapplicable. Pour répéter une déclaration faite plus tôt, et aussi pour l’étendre quelque peu, l’Ame est déjà parfaite, et par conséquent n’a pas besoin de correction. Le corps n’existe pas réellement, sauf en tant qu’outil d’apprentissage pour le mental. Cet outil d’apprentissage n’est pas sujet à des erreurs de lui-même, parce qu’il a été créé, mais N’est PAS en train de créer.

 

Il devrait être évident, alors, que corriger ce qui est créateur (ou l’induire à abandonner la mécréation) est la seule application de la création qui soit du tout signifiante de façon inhérente. Nous avons dit auparavant que la magie est essentiellement irraisonnée, ou l'utilisation destructrice (mé créée) du mental. Les médications physiques sont une forme de « formules magiques ». D'une façon, elles sont une forme plus bénigne, en cela qu'elles n'entraînent pas l'illusion de possession qui ENTRE quand un mental croit qu'il peut en posséder un autre. Puisque ceci est moins dangereux de façon considérable, bien qu'encore incorrect, cela a ses avantages. C’est particulièrement aidant pour le thérapeute qui veut réellement guérir, mais qui est encore effrayé lui-même.

 

En utilisant des moyens physiques pour le faire, il n'est pas en train de s'engager en quelque forme d’esclavage, quand bien même il n'est pas en train d'appliquer la Rédemption. Ceci signifie que son mental est engourdi par la peur, mais n'est pas engagé activement dans la déformation. Ceux qui sont effrayés d'utiliser le mental pour guérir ont raison de l'éviter, parce que le fait même qu'ils soient effrayés les A rendus vulnérables à la mé création. Ils sont par conséquent à même de mé comprendre toute guérison qu'ils pourraient induire, et, parce que l'égocentricité et la peur se produisent en général ensemble, peuvent être incapables d'accepter la Source réelle de la guérison. Sous ces conditions, il est plus sûr pour eux de compter TEMPORAIREMENT sur des dispositifs de guérison physique, parce qu'ils ne peuvent pas les mé percevoir comme leurs propres créations.

 

Aussi longtemps que leur propre vulnérabilité persiste, il est essentiel de les préserver de même tenter des miracles. Nous avons dit dans une section précédente que le miracle est une expression de l'état Mental de miracle. L'état Mental de miracle signifie simplement état Mental Correct au sens où nous sommes maintenant en train de l'utiliser. L'état Mental Correct ni n'exalte ni ne déprécie  le mental du travailleur en miracle ni du receveur du miracle. Cependant, en tant qu'acte créateur, le miracle n'a pas besoin d'attendre l'état Mental Correct du receveur. En fait, son intention est de le restaurer A son Mental Correct. Mais il est essentiel que le travailleur en miracles soit dans son Mental Correct, où il va être incapable de rétablir l'état Mental Correct en quelqu'un d'autre.

Traduction « Urtext » A.M.Soulas pour la paix © sept.07 / janv.08

A suivre...

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