Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES - accueil: cliquez ci-dessous
  • AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES -  accueil: cliquez ci-dessous
  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
  • Contact

Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
       ***             
               
" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

Archives

Mise a jour le :


1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:21

Le 23 janvier dernier, le brillant académicien Jean D'Ormesson était l'invité des grosses têtes de Philippe Bouvard (sur RTL). Parmis les dialogues grivois et les questions gauloises se sont glissés quelques échanges inhabituels et fort intéressants. Je pense de plus en plus que de nombreuses personnalités "éclairées"(auteurs ou artistes) ont cotoyé un jour ou l'autre le Cours en miracle et s'en sont inspiré sans l'avouer. Ou alors leur esprit en a capté la quintessence dans l'air (comme Shakespeare en son temps ?). Evidement, compte-tenu de la conscience actuelle du monde, je peux comprendre qu'ils n'en parle pas explicitement afin de ne pas "ternir leur réputation" et se mettre à dos l'orthodoxie bien pensante, qu'elle soit religieuse, politique ou intellectuelle. D'ailleurs, le dernier livre de Jean D'Ormesson s'intitule: "Un jour, je m'en irais sans avoir tout dit". Lisez plutôt l'échange ci-dessous qui laisse planer peu de doutes sur la sagesse non-dualiste de l'académicien.

Christalain

 

 

 

Q: Qu'est-ce qu'un catholique agnostique ?

R: Pour tout vous dire, je suis un Gauliste qui aime l'europe, je suis un homme de droite qui admire les gens de gauche, et je suis un catholique qui ne sait pas si le catholicisme a raison.

Q: En quel Dieu croyez-vous exactement ?

R: En Dieu, je crois en Dieu, c'est la seule chose dans la quelle je crois. Je ne suis pas sûr que ce monde existe, mais je crois que Dieu existe.

Q: Quelle forme il a alors ? Il a une grande barbe, comme je le voyais quand j'étais enfants sur les images pieuses ?

R: Justement, on ne peut pas l'imaginer, on ne peut pas le concevoir et il est tout à fait invraisemblable. Et on trouve que Dieu est invraisemblable jusqu'à que l'on comprenne que ce qui est invraisemblable, c'est le monde dans lequel nous vivons. C'est un peu la même chose que pour le psychanalyste, vous savez comme ce mot qui est si beau: " J'ai quitté mon psychanalyste quand j'ai compris qu'il était guéri". C'est la même chose ! J'ai commencé à croire en Dieu quand je n'ai plus commencé à croire dans ce monde.

Q: Cela dit, avouez qu'il ne se manifeste pas souvent.

R: Il se manifeste jamais, jamais ! Il se manifeste sous une seule forme. Laquelle ? Les hommes ! La seule façon d'aimer Dieu, c'est d'aimer les hommes.

Q: Et les femmes ?

R: Oui, bien sûr ! Et tout homme est une femme qui s'ignore.

 

 

En fouillant un peu, j'ai vu que Jean d'Ormesson a écrit en 2010 un livre intitulé: "C'est une chose étrange à la fin que le monde." (editeur : Robert Laffont). En voici une présentation alléchante par Mireille Cornud :

 

Une fois au moins, dans la vie de chacun d'entre nous, on peut penser que deux questions auxquelles il est difficile de se soustraire ne peuvent manquer de se poser. La première est : Dieu existe-t-il ? La seconde est : qu'y a-t-il après la mort ? À ces deux questions, Jean d'Ormesson répond : Dieu – appelé « le Vieux » au début du livre – est présent à chaque pas de cette promenade

.

D’Ormesson se dit, à certains moments, agnostique : il ne sait pas. Ce n’est pas qu’il Le refuse (il serait athée), non c’est qu’il n’est ni pour ni contre, ne l’ayant jamais rencontré. Et puis, vers la fin du livre, quand même, cette remarque: « Je doute de Dieu parce que j’y crois. Je crois à Dieu parce que j’en doute. Je doute en Dieu. » Pas optimiste, pas pessimiste : ce n’est pas son sujet. Il ne cesse de rendre grâce d’avoir vécu.

 

« De la joie d’être », un autre titre possible à cet ouvrage... Ce n’est pas un roman. Jean d’Ormesson s’en explique au bout de cent-soixante-six pages : « L’Univers tout entier, avec tout ce qu’il contient, est un roman fabuleux. C’est pour cette raison, et non pour attirer le chaland, que les pages que vous lisez se présentent sous la rubrique : roman. » Mais, de la part de Jean d’Ormesson, on peut tout admettre dès lors que ce prince du plaisir des mots répand autour de lui une joie d’exister, une admiration pour toute chose.

 

Plaisir de lire, d’apprendre, de réapprendre, d’avoir l’illusion de comprendre, jovialité au bord des mystères, main qui nous tient au-dessus du vide et nous protège des vertiges : tout d’Ormesson est dans ce livre aisé et profond. Et plus loin, à trois pages de la fin, cette confidence

:

« Je ne sais pas si ce livre est bon, ni s’il aura changé, si peu que ce soit, les lecteurs. Il m’a changé, moi. Il m’a guéri de mes souffrances et de mes égarements. Il m’a donné du bonheur, une espèce de confiance et la paix. Il m’a rendu l’espérance.»

 

Repost 0
1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 10:20

Une video artistique à la fois belle, fascinante et effrayante. Une oeuvre qui parle au delà de l'intellect et vient titiller les archétypes enfouis au fond de notre inconscient collectif. Une allégorie de la chute... selon l'ego évidemment: De la pure innocence au désir. De la tentation au péché. De la culpabilité au châtiment. Un cycle infernale ou le "diable" pourrait troubler la paix du jardin d'Eden. Christalain.

 

 


 

 

Repost 0
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:20

Dans un précédent article, j'envisageais une coupure complète d'avec mon blog en 2014, une année sabbatique pour notamment prendre du recul par rapport à mon cheminement spirituel. Compte-tenu de quelques éléments nouveaux, j'ai décidé de nuancer ma démarche. Parmi ces facteurs, on peut citer un certain "frémissement" des activités liées au Cours en Miracles en France. De fait, il est plutôt question d'un "service minimum" que d'un arrêt complet et surtout, je ne m'obligerais plus à à produire une certaine quantité . Ainsi, en fonction de l'inspiration, du temps disponible ou de l'actualité, les mises à jour (toujours mensuelles) se réduiront le plus souvent à un ou deux articles, ou simplement une video, un édito...Bien sûr, je reste ouvert pendant cette période à toute sollicition, suggestion ou question. Et rencontrer d'autres étudiants reste plus que jamais à l'ordre du jour.  

 

Que sera donc 2014 plus globalement ? Et bien comme d'habitude, il sera ce que nous en ferons, à la fois individuellement et collectivement. N'en déplaise aux bisounours qui n'ont pas retenu la leçon du syndrome 2012, il ne faut pas s'attendre à l'instauration du paradis sur terre (il parait que la 5ème dimension est bien là, mais que nos yeux ne sont pas tout à fait prêts !) . La situation apparente du monde devraient même empirer, en particulier sur le plan économique. Toujours plus de scandales politico-financiers, de hausses d'impôts, d'injustices sociales, de misère psychologique, de sentiment d'insécurité. Cela ne signifie pas que nous devrons tous vivre "cette réalité" et surtout que nous sommes obligés de nous identifier  "en tant que victime de ce monde dur et injuste". Oui, nous adorons être victimes, certains en font même leur chemin de vie, comme ces accidentés de la route qui partent en croisade contre les "méchants automobilistes" coupables de leur malheur, projection typique de la culpabilité intérieure retournée à l'extérieure sur des bouc-émissaires.


Rien de nouveau SOUS le soleil donc en 2014, ou brilleront les gens et les choses qui nous hypnotisent. Mais DANS le soleil, c'est une autre histoire... Comme le souligne si justement le Cours, le monde que nous voyons est précisément celui que nous avons à l'esprit. Tout cela n'est qu'un mauvais rêve, une "mal-création". A quel degré continuons-nous d'y croire , de le rendre réel ? Car cela détermine notre dégré de souffrance ou notre absence de paix."Choisis à nouveau mon frère" nous exhorte Jésus, car ce monde de corps, celle salle de classe, ne sert qu'à cela, voir les conséquences de notre choix de séparation (et donc culpabilité) et faire alors un autre choix. Et alors nous vivrons un rêve heureux. On a déjà vu des enfants de bidonville remplis de joie au somment d'une montagne de détritus, et des enfants occidentaux à la comblés matériellement et désespérés... Tout est DANS notre esprit, pas dans ce  film qui ne reflète que nos pensées, et sur lequel nous n'aurons jamais la moindre influence. Or, ce monde enseigne le contraire, encore et toujours et nous éloigne de notre Esprit.

 

A l'avenir, j'aurais sans doute l'occasion de témoigner très concrètement d'expériences de vie attestant la parfaite validité des idées avancées dans le Cours. Par paresse, par pudeur ou par égoisme, je continue, pour l'heure, de procrastiner. Prenons quand même un exemple: On se demande parfois pourquoi nos relations changent, pourquoi certaines personnes quittent le cercle de nos relations et d'autrent y rentrent (ou y reviennent). Toute est question d'affinité vibratoire à un moment donné, et d'expérience à vivre selon les modalités de nos scripts. Cela se vérifie aussi bien dans le domaine professionnel, familial, amical ou amoureux. Parfois, nous refusons ce ballet relationnel, ou du moins résistons à sa chorégraphie implacable et ses coups de balai. Et nous souffrons de voir partir ceux que nous aimons. Or "ils ou elles" reviendront, sous une forme ou une autre, car nous ne sommes jamais amoureux d'une personne, mais d'une idée de l'amour que nous projetons sur telle ou telle personne.


Nous oublions que sur ce plan de vie le nouveau ne peut arriver que si l'ancien lui laisse la place. Et bien triste celui qui passerait toure sa vie entouré exactementdes mêmes personnes. Car dans ce cas de deux choses l'une. Ou bien l'évolution intérieure est extrêment modeste, ou bien nous évoluons en même temps que notre entourage qui vient „valider“ par ses changements de comportement nos propres changements intérieurs. Or, la plupart du temps, nous vivons un mixte des deux. Certaines âmes sont présentes toute la vie (en général la famille et les amis très proches) et d'autres croisent notre route pour une période qui va de quelques minutes à quelques années. Et comme le suggère le Cours, chacune de ces rencontre apporte son opportunité de pardon, d'éveil et de croissance intérieure. Nous devrions toutes les bénirs, même si nous les maudissons parfois.

 

Un exemple précis donc. Au début de ma vie professionnelle, j'attirais des patrons "despotes", excessivement autoritaires, et bien sûr j'étais en opposition, en rébellion, en conflit. Grâce à l'arrivée du Cours dans ma vie, j'ai enfin compris que je devrais pardonner à mon père biologique pour attirer d'autres contextes. Enfin compris que sa rigidité et ses colères n'étaient que le fruit de ses peurs , de son expérience de vie et sa volonté de nous éduquer pour affronter un monde qui avait été matériellement difficile pour lui. Au fond, quand j'ai réalisé qu'il m'aimait et qu'il avait tout donné pour ses enfants en fonction des moyens qu'il avait, j'ai amorcé un pardon qui, "comme par magie" a balayé de ma vie professionnel un patron trop autoritaire, remplacé par un chef sympa, compréhensif et loyal. Parralèlement, j'ai l'ai vu changer et s'ouvrir malgré son âge et je trouvais celà beau. Mais c'est aussi mon regard qui a changé car encore une fois, on ne croise que des images de soi- même.

 

Dieu EST (pourrait être ? ) dans tout ce que nous voyons car Dieu est dans notre esprit dit l'une des leçons du Cours. Mais il faut préalablement pardonner à tous nos compagnons de vie, pas seulement à nos parents. Les relations particulières représentent le plus gros défi qui nous est imposé par l'ego. Nous en avons déjà beaucoup parlé dans ce blog mais je regrette de ne pas pouvoir mieux illustrer les mécanismes puissants émotionnels qui sont à l'oeuvre, en particuliers dans les "relations particulières d'amour". Mais une idée m'est venue pour "épargner ma vie prive", celle d'écrire un roman axé sur "le plus beau cadeau" offert par l'ego. Une "fiction" ou l'amour humain et les références des personnes, lieu et temps seraient "fictives", mais les sentiments et état intérieurs bien réels. Un roman qui n'oublierait pas non plus d'évoquer les oppurtunités de transformer ces relations particulières en relations Saintes. Voici le titre provisoire du livre projet: "La combe aux oubliés". Asuivre..

 

En attendant et pour 2014, je souhaite à  chacun, non pas la santé, la propérité ou le bonheur, mais je souhaite à tous la paix intérieure qui permet d'accéder à ces valeurs. La paix est le commencement de tout et en particulier de la vision qui nous guide convenablement dans notre vie. Dans l'agitation mentale qui caractérise notre civilisation actuelle, nous restons aveugles. Dans le labyrinthe de nos pensées, nous ne voyons pas d'issues possibles à nos problèmes tant que nous empêchons notre christ intérieur d'y mettre de l'ordre. Chercher de l'aide à l'extérieure ne devait être qu'un expédient car tant de "guides spirituels" ne sont que des aveugles conduisant autres aveugles. Ils pensent que la recette qui fonctionnent pour eux est bonne pour tous. Alors je vous souhaite de tout coeur de retrouver votre autonomie spirituelle, et donc votre dépendance à Dieu. Il est en vous par le St-Esprit, il est est EN nous et pas seulement AVEC nous. Bonne année 2014. 

 


 
   
Repost 0
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:15

       

Le but de ce livre est de suggérer que nous avons un choix dans le genre de monde où nous vivons. Depuis le début des temps, nous avons perpétué un canular à propos de nousmêmes, vivant une vie d’incertitude, parfois d’une douleur indicible, de souffrance, de peur et une recherche incessante de paix et d’amour quand, en vérité, tout ce qu’il nous faut pour vivre dans le bonheur est en nous dès maintenant. Notre histoire d’un monde semble réelle parce que nous avons ressenti le besoin de changer ce qui est vrai. Nous continuons à oublier parce que nous vivons d’après les principes  de notre tromperie.

 

Mais alors même que notre esprit a semblé se séparer de l ’Esprit un, il y avait une Présence de la Vérité qui est restée avec nous. Lorsque nous apprenons à accepter cette Présence et à demander de l’aide, nous construisons un « pont » qui nous relie à cette partie de notre Esprit qui est réelle et vraie. Il existe une vision d’un monde différent qui se tient là ; un monde fait par des pensées qui ne nient pas notre Unité innocente, mais qui la mettent davantage en relief. C’est ici que nous pouvons reconnaître ce que nous avons vraiment recherché et que nous pouvons commencer à voir la fin de notre voyage.  

 

L’objectif du vrai pardon est de nous conduire à cette vérité à propos de qui et de ce que nous sommes. Mais disons seulement que la « vérité » a peu de signification quand cette vérité-là est tellement éloignée de notre perception. Nous nous considérons désormais comme les créatures d’un monde – un monde qui représente les attributs de ce que nous imaginons passer du jugement à un but d’union. Ceci, à son tour, change entièrement le but du monde, lui permettant de devenir un miroir des sentiments de paix et de joie, au lieu de ceux de la haine et de la peur.   

 

Notre pratique du vrai pardon libèrera les jugements qui semblaient nous séparer et finira ainsi par ouvrir la porte à un monde différent où l’on peut pratiquer une sorte d’amour qui nous rappellera notre Unité et qui satisfera à ce que nous aspirons. C’est vraiment ce que nous voulons. Et c’est là que le mouvement du vrai pardon va nous emmener. Le miracle du vrai pardon, tel que décrit dans ce livre, est tiré principalement des  principes enseignés dans Un Cours en Miracles. Ici, en utilisant un langage qui nous est familier, Jésus nous parle de la nécessité de corriger notre perception. Il dit que le pardon est notre fonction parce que c’est le moyen le plus efficace pour corriger l’erreur dans notre façon de penser que le péché est réel et qu’il a semblé faire une séparation entre nous. Pour chaque pardon et acceptation de leur innocence, ils offrent la prise de conscience de l’innocence à chacun. Ils partagent donc l’indésir à juger l’erreur en n’importe qui.  

 

Le pardon est le processus qu’Un Cours en Miracles utilise pour nier les apparences de notre perception d’un ego « humain » et pour porter à notre conscience une façon différente de « voir » et de réagir au monde. C’est un moyen, tout à fait littéralement, pour changer notre expérience du monde en un lieu de paix et de joie. J’espère que ces pages seront un stimulant pour poursuivre plus profondément ou commencer à nouveau cet enseignement profond et beau. Mis à part ce que je viens de citer directement d’UCEM, une grande partie de ce que j’ai écrit ici vient de ce que j’ai appris de ma propre communication avec Jésus, l’auteur du Cours. Nous avons été en dialogue depuis 1988, et certains de ces dialogues ont déjà été publiés dans notre livre « Dialogue sur l’Éveil ».

       

Tom CARPENTER - Extrait de l'introduction de son livre "Le miracle du vrai pardon"      

 

Repost 0
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:03

Notre tâche n'est pas de chercher l'amour, qui est le Ciel, Dieu, la vérité, et l'Unité, mais de chercher et de trouver tous les obstacles que nous avons placés entre nous et l'amour, qui est le système de pensée de l'ego, et dans le cadre de ce passage particulier, c’est la relation particulière. Quand nous trouvons ce que nous avons placé entre nous et l'amour, nous le regardons sans jugement, puis il disparaît.

 

Donc, je veux voir ce que j'ai nié parce que c'est la vérité? C'est là que se trouve la résistance au Cours. Nous l’avons tous choisi comme notre chemin spirituel parce que nous le reconnaissons comme étant la vérité. Que nous comprenions la théorie du Cours ou pas, nous reconnaissons que la vérité s’y trouve, mais cela ne nous empêche pas de faire exactement le contraire de ce qu'il dit. Un des messages très clairs de ce Cours est de ne pas juger. Eh bien, cela ne nous empêche pas de le faire, non? Tout le Cours est à propos de défaire nos relations particulières. Cela ne nous empêche pas de continuer à nous y adonner, et en particulier à développer une relation spéciale avec le Cours lui-même. Le fait que nous faisons la chose même que ce Cours nous demande de ne pas faire, lequel nous pensons être la vérité et notre chemin spirituel, reflète notre résistance. Nous résistons au Cours parce que c'est notre voie de retour à la maison.

 

D'autre part, les gens pourraient être résistants au Cours pour des raisons qui viennent de leur pensée juste, parce que ce n'est pas leur voie. Même si une partie d'entre vous jure haut et bas que vous aimez ce Cours, qu’il est la réponse – il y a quelque chose en vous qui vous fait sentir que ce n'est pas pour vous. Comme vous le savez, le Cours dit que c'est seulement une voie parmi des milliers (M-1.4), ce qui est toujours une déclaration très impressionnante compte tenu de la nature absolue de tant d'autres religions. Le Cours dit qu’il n'est pas la seule forme de vérité. Donc, il peut ne pas être pour vous, mais vous continuez à y adhérer à cause de l'orgueil, parce que tous vos amis en sont des étudiants, ou parce que vous pensez devenir un échec et que Jésus sera en colère contre vous si vous l’échouez, etc., quand la vraie question est que vous êtes seulement en train de lui résister, et peut-être que vous devriez accepter ce fait. Le problème c’est que vous ignorez la raison qui vous motive.

 

Je me souviens de quelque chose qui m'est arrivé il y a de nombreuses années quand je travaillais encore avec l'hypothèse que j'allais devenir moine. C'était avant que je rencontre Gloria, et effectivement avant d’avoir vu le Cours. J'avais rencontré Helen et Bill, mais je n'avais pas encore vu le Cours. J'étais dans un monastère trappiste en Israël. Je pensais seulement y passer une semaine durant Noël, et j'ai fini par me sentir très à l'aise, comme à la maison. L'abbé voulait que je reste, et j'ai vraiment pensé pendant un moment que je le ferais.

 

J'ai demeuré là pendant trois mois, bien que je n’attendais pas y passer beaucoup de temps. C’était un monastère de langue française, et je n'étais pas très habile avec la langue, mais je parlais un peu le français. L'abbé, qui pouvait parler anglais, m'a dit : « Si vous voulez vraiment rester ici, vous devrez étudier le français », ce qui était évident. Je pouvais le lire mieux que je pouvais le parler, mais j’aurais à maîtriser la langue. Je devrais parler suffisamment le français pour converser avec lui et avec les moines pour leur demander de passer le sel, ou bien : « Qu'avez-vous fait aujourd'hui? » (Ce que nous n’étions même pas censés demander), mais je ne pouvais pas tenir une conversation plus sérieuse.

 

Alors, l'abbé m'a donné quelques livres français à étudier, et peut-être que je les ai ouverts une fois, mais n'ai pu les étudier. Actuellement, je suis un très bon élève, je suis intelligent, et je connaissais déjà le français, et je pensais être motivé pour maîtriser la langue afin de pouvoir demeurer au monastère. Après une ou deux semaines de la sorte, il m'est apparu que deux choses se passaient. Et c'est vraiment l'essentiel de la question. Soit que je résistais à demeurer au monastère, ou que je ne devais pas y demeurer, et c'est pourquoi je n'étudiais pas le français. Il m'a fallu un certain temps avant de comprendre que je n'étais pas en train d'étudier le français parce que je ne devais pas rester là. Je suis finalement parti, et une chose en amenant une autre, j'ai fini par revenir aux États-Unis. C'est à ce moment que j'ai vu le Cours pour la première fois.

 

Mais vous ne pouvez pas toujours le savoir, et aussi longtemps que c’est pratiquement possible, ne prenez pas de décision. Parfois, vous n'avez pas le choix. Les circonstances peuvent exiger que vous preniez une décision tout de suite, mais très souvent, vous n'avez pas à le faire. Vous pouvez retarder, et vous devriez essentiellement supposer que vous saurez la réponse lorsque vous connaîtrez la réponse. Et en ce qui concerne le Cours, si vous vous voyez y résister, encore et encore, vous devriez au moins envisager la possibilité qu’il ne soit peut-être pas pour vous. Ce n'est pas un péché. Ce n'est pas la seule façon d'aller au Ciel, et si vous pensez un seul instant que les étudiants d’Cours en miracles ont une façon plus rapide d’aller au Ciel que quiconque, vous ne connaissez pas beaucoup d’étudiants d’Un cours en miracles. Il est seulement un chemin parmi des milliers d’autres. Il n'y a donc pas de réponse facile.

 

Essentiellement, c'est la même question que : « Comment puis-je savoir si c'est mon ego ou le Saint-Esprit? » Comment le discerner? Il est plus utile de dire, « je ne le sais pas encore » que de se précipiter dans une réponse quand vous n'avez vraiment pas à le faire. Il est utile au moins de vous ouvrir à la possibilité que vous résistiez au Cours, quand vous continuez d’oublier la leçon du Livre d'exercices, quand vous tombez endormi à la lecture du texte, ou n’aimez pas le langage. Vous avez ces expériences soit parce que c’est votre voie de retour à la maison ou bien parce que ce n'est pas votre voie de retour, et vous devez être à l’écoute. Encore une fois, il n'y a rien de bien ou de mal, mais vous devez au moins être ouvert à la possibilité.

 

Ken WAPNICK.

 

Extrait de l'atelier : Une spiritualité pleine d'espoir

Traduit librement par Stella Pilon – décembre 2013

Merci à elle pour ce partage

Repost 0
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:01

Deuxième extrait du livre de G.Groddeck "Le livre du ça" - chapitre 31

 

 

Votre allusion au fait que je suis médecin traitant et me fais appeler Docteur a été si énergique, chère amie, que je me sens obligé de parler un peu plus de la maladie, et de dire comment je me représente sa naissance et sa guérison. Mais d’abord, mettons-nous d’accord sur ce à que nous donnerons le nom de maladie. Je pense que nous ne tiendrons pas compte de ce que d’autres gens entendent pas ce mot, mais que nous exposerons notre conception personnelle de la chose. Et je propose de nous exprimer clairement : la maladie est une manifestation de vie de l’organisme humain. Prenez le temps de réfléchir si vous voulez oui ou non vous rallier à cette formule. Et permettez-moi, en attendant, de faire comme si vous en ppouviez la rédaction.

 

Peut-être considérez-vous que cette question n’est pas particulièrement importante. Mais si, comme moi, vous vous efforciez depuis trente ans, jour après jour, de rendre cette phrase, pourtant si simple, accessible à un nombre incalculable de personnes et que, depuis trente ans, jour après jour, vous vous aperceviez qu’elle ne veut pas entrer dans leur crâne, vous vous rangeriez à mon avis quand j’insiste pour que vous, du moins, la compreniez. Pour qui, comme moi, voit dans la maladie une manifestation de vie de l’organisme, elle n’est plus une ennemie. Il ne lui vient plus à l’esprit de vouloir combattre la maladie, il n’essaie pas de la guérir, je vais plus loin, il ne la traite même pas. Pour moi, il serait aussi absurde de traiter une maladie que de tâcher de vous corriger de votre humeur taquine en transcrivant toutes vos petites méchancetés en autant de propos aimables sans vous en faire part.

 

Dès l’instant où j’ai constaté que la maladie est une création du malade, elle devient pour moi la même chose que sa démarche, sa manière de parler, le jeu de physionomie de son visage, ses gestes de mains, le dessin dont il est l’auteur, la maison qu’il a construite, l’affaire qu’il a conclue ou le cours de ses pensées : un symbole significatif des puissances qui le régissent et que je chercherai à influencer si je considère que c’est nécessaire. Alors, la maladie n’est plus une anomalie, mais une chose déterminée par la nature même de ce malade qui a décidé d’être soigné par moi. Il n’en reste pas moins que ces créations du Ça, que nous avons coutume de nommer maladies, sont, selon les circonstances, mal commodes pour le créateur lui-même ou une écriture illisible peut être également insupportable pour l’être humain et son prochain, et une maison mal conçue a tout autant besoin d’être transformée qu’un poumon atteint d’inflammation, par exemple, en sorte qu’en définitive, il n’y a guère de différence entre la maladie et la manière de parler, d’écrire ou de construire.

 

Autrement dit, je en peux plus me résoudre à employer vis-à-vis d’un malade des procédés différents de ceux que j’utiliserai pour quelqu’un écrivant, parlant ou construisant mal. Je tâcherai de découvrir pourquoi et dans quel but son Ça a recours au moyen de mal parler, mal écrire, mal construire, en un mot à la maladie et ce qu’il entend exprimer par là. Je m’enquerrai auprès de lui, auprès du Ça lui-même des motifs qui l’ont engagé à user de ce procédé, aussi désagréable pour lui que pour moi, je m’en entretiendrai avec lui et verrai ensuite ce qu’il fera. Et si un entretien ne suffit pas, je recommencerai dix fois, vingt fois, cent fois, aussi longtemps qu’il le faudra pour que ce Ça, lassé de ces discussions, change de procédé ou oblige sa créature, le malade, à se séparer de moi, soit en interrompant le traitement, soit par sa mort.  

 

Je reconnais, bien entendu, qu’il peut être nécessaire, qu’il est même le plus souvent indispensable de modifier, voire de démolir, une maison mal conçue, de mettre au lit un être humain atteint de pneumonie, de débarrasser un hydropique de son eau superflue avec la digitale, par exemple, de réduire une fracture et de l’immobiliser, de couper un membre gangrené. J’ai même l’espoir parfaitement fondé qu’un architecte dont le nouvel édifice a été modifié ou démoli tout de suite après sa remise au propriétaire, rentrera en soi-même, reconnaîtra ses erreurs, les évitera à l’avenir, à moins qu’il ne renonce complètement à sa profession ; qu’un Ça, quand il a détérioré ses propres produits, poumon ou os, en a éprouvé des souffrances et du malaise, deviendra raisonnable et se le tiendra pour dit. En d’autres termes, le Ça peut se rendre compte lui-même par expérience qu’il est stupide de démontrer son pouvoir par la production de maladies au lieu de l’employer à la création d’une mélodie, la mise au point d’une affaire, la vidange d’une vessie ou un acte sexuel. Mais tout cela ne me délie pas, moi dont le Ça a fait un médecin, de l’obligation, quand il en est encore temps, de prendre connaissance des prétextes du Ça féru de maladies de mon prochain, de les apprécier et là où c’est nécessaire et possible, de les réfuter.  

 

La chose est assez importante pour la considérer sous une autre face. Nous sommes généralement habitués à rechercher les raisons de ce qui nous arrive dans le monde extérieur ou dans notre univers intime, selon les cas. Quand nous glissons dans la rue, nous cherchons et découvrons l’écorce d’orange, la pierre, l’origine extérieure de notre chute. En revanche, quand nous prenons un pistolet et nous tirons une balle dans la tête, nous partons du principe que nous faisons cela exprès et pour des motifs intimes. Quand quelqu’un est atteint d’une pneumonie, nous en imputons la cause aux pneumocoques ; mais quand nous nous levons de notre siège, traversons la chambre et allons prendre de la morphine dans l’armoire pour nous l’injecter, nous croyons agir pour des raisons intimes. Je suis, j’ai toujours été, comme vous ne pouvez l’ignorer, un monsieur qui en sait plus que tout le monde, et quand quelqu’un m’opposa la fameuse écorce d’orange qui, en dépit de toutes les prescriptions de police, traînait sur le trottoir et avait été la cause du bras cassé de Mme lange, je me suis rendu chez elle et l’ai interrogée : « Quelle raison aviez-vous de vous casser le bras ? » Et quand quelqu’un me racontait que M. Treiner avait pris hier de la morphine parce qu’il ne pouvait pas dormir, j’ai demandé à M. Treiner : « Comment et pourquoi l’idée de morphine est-elle devenue hier si forte chez vous que vous avez jugé bon de susciter une insomnie afin d’en prendre ? » Jusqu’ici, j’ai toujours obtenu des réponses à ces questions, ce qui n’a rien d’extraordinaire. Toutes les choses ont deux faces, on peut donc les examiner aussi sur leurs deux faces et partout, pour peu qu’on s’en donne la peine, on trouvera aux incidents de la vie une origine extérieure et une raison intime.  

 

Ce sport de vouloir-en-savoir-plus-que-tout-le-monde a eu de curieuses conséquences. En m’y livrant, j’ai de plus en plus été sollicité par la recherche de la cause intime, en partie parce que je suis né à une époque où il était question de bacilles, et uniquement de bacilles, quand on ne s’inclinait pas avec révérence devant les mots « refroidissement » et « indigestion » ; en partie parce qu’il se forma de bonne heure chez moi — une manifestation de l’orgueil des Troll — le désir de découvrir en moi un Ça, un dieu, que je pouvais rendre responsable de tout. Mais comme je ne suis pas assez mal élevé pour prétendre à la toute-puissance pour moi seul, je l’ai également revendiquée pour d’autres, inventai également à leur usage ce Ça qui vous choque tellement et pus me permettre d’affirmer : « La maladie ne vient pas de l’extérieur, l’être humain la produit lui-même ; il n’utilise le monde extérieur que comme un instrument pour se rendre malade, choisit dans son inépuisable magasin d’accessoires tantôt le spirochète de la syphilis, demain une écorce d’orange, après-demain une balle de fusil et dans une semaine un refroidissement pour se procurer à lui-même une douleur. Il le fait toujours avec l’intention d’en éprouver une jouissance, car en sa qualité d’être humain, il est dans sa nature de prendre du plaisir à la souffrance ; parce qu’en sa qualité d’être humain, il est dans sa nature de se sentir coupable et de vouloir écarter ce sentiment de culpabilité par l’autopunition ; parce qu’il veut éviter Dieu sait quelle incommodité. La plupart du temps, il n’a aucune conscience de ces singularités ; à dire le vrai, tout cela se décide et s’exécute dans les profondeurs du Ça, où nous n’avons pas accès ; mais entre les insondables couches du Ça et notre bon sens, il existe des couches de l’inconscient que le conscient peut atteindre et que Freud signale comma ayant des capacité de devenir conscientes ; on y découvre toutes sortes de choses gentilles. Et le plus curieux, c’est que quand on y furète, il n’est pas rare que tout à coup, apparaisse ce que nous appelons guérison. Sans que nous comprenions quoi que ce soit à la façon dont la guérison s’est produite, fortuitement, sans que nous y soyons pour quelque chose, je ne le dirai jamais assez.  

 

G.GRODDECK - Le livre du ça - 1921    

Repost 0
Published by Christalain - dans ARTICLES DIVERS
commenter cet article
31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 11:00

 

 

UNICITÉ


Quand tu viens plus près

Je peux te sentir

Il n’y a rien entre nous

Juste l’amour

Et un moment éternel qui dure ...pour toujours

Parfois je pense que tu es juste un rêve

Quelque fois j’ai peur, peur de ta lumière, peur de ta puissance

Mais alors, tu reviens encore, même plus près

Et soudainement, je suis dans tes bras encore

Dans l’éternité,

Unicité

Tu vois ma lumière et je vois enfin la tienne et nous sommes Un

Innocent, Amour

Pour toujours et toujours

Le temps, le temps n’est qu’une illusion

Et notre amour, notre amour est au-delà de tout

Mon amour, peux-tu m’entendre maintenant?

Je t’appelle, s.v.p. viens

« Sois la lumière que tu es », tu as dis

Je suis

En toi »

Paroles par Deepthi (Kirsi Ranto) Traduction libre par Stella Pilon - 2013


 

Repost 0
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:16

 

 

Puisque nous existons comme pur-esprit en parfaite harmonie avec Dieu, dans l’unité paisible de tout ce qui EST, comment avons-nous pu nous retrouver disséminés dans des corps de chair, errant dans ce monde conflictuel et apeurant ? La religion chrétienne, à travers le mythe de « la chute », explique qu’Adam et Eve, nos lointains ancêtres, ont été chassés du paradis pour avoir mangé le fruit défendu. Puis Jésus est venu « expier » nos péchés en venant se sacrifier sur la croix. Nous devrons néanmoins attendre le jugement dernier pour savoir si notre vie a été assez vertueuse et si nous sommes dignes de regagner la maison du Père.

 

Le Cours propose une toute autre version en corrigeant les interprétations erronées de la bible qui se sont cristallisées dans notre inconscient collectif au fil des siècles. Or, les explications de Jésus à travers le Cours semblent aller à l’encontre de ce que nous croyons être le « bon sens » de notre logique, de notre « intelligence ». Pour cette raison, la plupart des étudiants du Cours (se) posent un jour cette célèbre question sous diverses formes :

 

« Comment a-t-on pu se séparer de Dieu ? Comment l’erreur originale a-t-elle pu se produire ? Pourquoi quitter le Ciel où tout nous est déjà donné ? Comment sommes-nous arrivés dans ce monde de souffrance alors que nous habitions le paradis ? ».

 

Ken Wapnick l’appelle « la fameuse question » car elle est très fréquente et inévitable pour un étudiant du cours à un moment ou à un autre de son cursus. Le Cours répond très simplement à cette première série de questions : La séparation ne s’est pas réellement produite, le fils de Dieu est toujours au ciel mais il s’est endormi et fait un rêve d’exil. Or, dans ce cas, il semble tout à fait légitime de poser ensuite une nouvelle série de questions qui ne représente en fait qu’une variante de la première : « Pourquoi Dieu nous a-t-il crée capable de faire des rêves ? Comment une idée de séparation (dualité) peut-elle naître d’un esprit totalement unifié (état de non-dualité) ? Comment l’imperfection peut-elle naître de la perfection de Dieu ? ».

 

Le Cours répond à de nombreuses autres questions que l’ego peut poser et ne manque pas d’arguments convaincants, étant parfaitement logique et cohérent quand il s’adresse à notre esprit rationnel. Or cette question sur l’origine de l’idée de séparation ne peut pas trouver de réponse intellectuellement satisfaisante, mais seulement une expérience à vivre lorsque nous serons prêts. Comme l’ont déjà exprimé des sages de tous temps, aucun système linguistique et conceptuel issu du mental ne peut exprimer convenablement ce qui se trouve au-delà de la dichotomie sujet-objet, au-delà de la conscience elle-même. Comprendre l’origine de la « séparation » reviendrait à comprendre l’unité d’où elle serait née, ce qui est impossible depuis notre état d’esprit actuel, né de la dualité. Le contenu du Cours transcende la raison et nous invite à aller expérimenter par nous-mêmes ce qu’il pointe du doigt avec les mots que nous pouvons comprendre, mais qui ne sont encore une fois que « des symboles de symboles ».

 

Ainsi, nous en sommes réduits à nous satisfaire d’un autre « mythe », même si celui que nous offre Jésus est nettement plus élaboré que celui de la bible. Il retrace symboliquement les étapes qui nous ont conduits à cet état apparent de séparation. Le Cours ne peut pas donner de réponses dans le même système de pensée qui a donné naissance à ces questions. Qui pose toutes ces questions si ce n’est l’ego ? Celui-ci représente justement la manifestation de l’idée de séparation et il se demande « d’où il vient », tel un enfant orphelin. Comme nous le développerons plus loin, l’ego pourrait se définir comme la partie de l’esprit qui choisit de croire que la séparation est réelle et ses questions sont posées à partir de l’intérieur même de l’illusion de la séparation. Mais l’enseignement du Cours nie toute réalité à cette idée folle de séparation qui ne concerne en rien Dieu et le Christ, toujours unis au Ciel. Reconnaître cette idée de sécession reviendrait à quitter l’unité, quitter « tout ce qui est», or cela est impossible. Pour cette raison, le Cours la qualifie de « petite idée folle dont le fils de Dieu a oublié de rire ». Car en réalité, l’ego n’est jamais né.

 

Le mythe proposé par le Cours nous enseigne donc qu’une partie de l’esprit du fils de Dieu s’est assoupie et qu’une idée insensée lui a traversé l’esprit pendant son rêve : « Est-il possible d’avoir plus que tout ? Est-il possible d’obtenir l’amour de Dieu de façon particulière ? Est-il possible d’exister à part de Lui, dans une identité distincte, de façon indépendante, différente et autonome ? ». Une partie de la filialité a « succombé » en ne réalisant pas immédiatement l’impossibilité de cette idée. En effet, Il est impensable de rompre la continuité de Dieu et de son fils, mais il est possible de rompre la communication au sein d’un rêve. Dans ce rêve, le fils de Dieu semble disposer de pouvoirs « spéciaux » sous la forme d’une volonté particulière à part de celle de son Père. Comme nous le verrons dans le chapitre suivant, cette idée prise au sérieux nous a propulsé immédiatement hors du pur-esprit de Dieu, lequel ne peut concevoir autre chose que la parfaite unité. Il s’en suivra un rêve toujours plus profond et obscur de séparation et de fragmentation dans ce que Ken Wapnick appelle le deuxième niveau, celui de la dualité et de la forme.

 

Identifiés à nos egos, nous sommes convaincus que notre compréhension du processus « de la chute » serait une puissante contribution à la compréhension de la vérité. Mais Jésus nous rappelle que nous n’avons pas besoin de comprendre quoi que ce soit. Nous avons juste besoin d’effectuer nos leçons de pardon à travers nos relations (au sens large du terme). Ainsi viendra l’expérience qui mettra fin à toutes nos questions. Il nous conseille juste de ne pas laisser la théologie nous retarder, ce qui ne représenterait qu’une résistance de plus de l’ego à abdiquer devant l’évidence de la vérité. Le Cours n’est pas un traité de spéculation métaphysique et religieux. S’interroger sans cesse sur « la séparation » est une autre façon de perpétuer cette erreur à chaque instant car elle s’est produite « hors du temps », et non pas dans un « lointain passé ». Pour cette raison, elle peut se corriger à tout moment, dans l’instant Saint. Mais il est nécessaire auparavant d’enlever toutes les barrières que nous avons érigées contre Dieu.

 

Christalain - L'Esprit d'un Cours en Miracles - chapitre 10.

 

Repost 0
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:15

En effectuant une recherche sur la toile récemment, je me suis aperçu que le Cours de miracles devenait de plus en plus connu en France. Cela est une bonne nouvelle, qui hélas doit être relativisée, du moins selon mon point de vue. En effet, une bonne partie des approches exprimées prennent une liberté plus ou moins grande par rapport au message purement non dualiste du Cours. Celui-ci est souvent adouci, galvaudé, édulcoré, déformé ou même parfois incompris. Je ne prétends pas moi-même le comprendre à 100 % et encore moins l'appliquer correctement tous les jours. Mais certaines incohérences ou contre-sens sont parfois si grossiers qu'il est décourageant de s'intéresser vraiment à de nombreuses vidéos et "conférences" qui circulent sur le net. C'est le plus souvent la confusion des niveaux qui en est la cause et l'extrême difficulté d'accepter ce principe du Cours selon lequel "Il n'y a pas de degrés dans les illusions". Dans ce contexte de "newagisation" galopante du Cours (pour le rendre artificiellement populaire par des auteurs en quête...de popularité), je suis toujours heureux de faire connaitre des enseignants qui me semblent fidèles à l'approche complète, exigente et cohérente de Ken Wapnick. Ainsi, bien que n'ayant pas encore eu le temps de parcourir l'ensemble du site, je sens de bonne vibrations dans "Un cours en miracle en France". Voici l'article de présentation de l'approche choisie par l'auteur, Bernard GROOM, "adoubé" par Ken lui même, "the Boss"...

Christalain

 

 

 

 

L’utilisation des symboles du Cours
Ce site s’adresse aux étudiants d’Un cours en miracles mais aussi aux personnes qui ne connaissent pas le Cours ou qui sont au début de leur voyage avec cette philosophie. Mon objectif primordial est de faire en sorte que la découverte de cette spiritualité soit la plus agréable, accessible et transparente que possible. Vous allez ainsi remarquer que j’utilise très peu le langage spécifique du Cours et ces symboles tirés de la culture Chrétienne. Ce n’est pas parce que j’ai une difficulté avec ces concepts ou une résistance pour m’en servir. J’adore l’expression complexe et poétique du Cours. Et je suis très proche des symboles qu’utilise le Cours, notamment Dieu, le Saint-Esprit, et Jésus. J’ai simplement une préférence d’attendre à ce que les gens ont déjà une bonne base avec la théorie et le pardon, et qu’ils comprennent bien le contexte de notre étude avant d’introduire ces symboles puissants dans leur travail. Vous pouvez toutefois profiter des enseignements sur ce site car le travail de fond reste toujours pareil : la mise en question de nos jugements et nos perceptions qui ont toujours leur origine dans une séparation d’avec notre origine au sein de Dieu. Et si vous attendez un peu, je vais bientôt commencer une série d’enregistrements sur le texte et le livre d’exercice qui vous satisferont plus. A ce moment là je n’hésiterai pas à me servir de toute la panoplie de symboles qui me sont tellement chers au cœur.

 

Le Cours et le Coeur   

J’ai un deuxième objectif en utilisant peu le langage du Cours. J’ai vu bon nombre des étudiants du Cours qui maitrisent très bien les symboles et les concepts, mais qui ont perdu le sens ou plutôt le cœur derrière. Je trouve qu’utiliser les concepts sans l’amour et le cœur les vide entièrement de leur capacité de communiquer la vérité de la profonde innocence et acceptation de la personne en face de nous. Et donc je m’efforce à chercher constamment le sens, le fond, derrière les concepts et symboles du Cours. Et j’encourage chaque étudiant du Cours à essayer de faire pareil, de faire abstraction du langage du Cours pour trouver d’autres mots pour dire exactement la même chose. Nous devrions revenir au vrai sens, au cœur de cette œuvre que nous aimez tant. L’expérience du Cours est universelle – tout le monde veut connaître l’amour, l’énorme détente qui survient en face de quelqu’un qui les accepte au-delà de leurs défauts et leurs erreurs. Essayons de leur offrir ce don, mais maintenant dans un langage qui est le leur, qu’ils peuvent entendre avec la plus de simplicité et sans peur.

 

De la légèreté et de l’application directe
Vous allez trouver sur ce site quelques expressions de mon enseignement que vous allez peut-être trouver pas très ‘sérieuses’, soit dans les articles ou dans les enregistrements. La réalité est peut-être que je ne suis pas très sérieux, et voilà. Au moins, pas dans le sens de lourdeur, ‘spiritualité’, et complexité. Par contre, je crois que je suis assez sérieux quant à l’application des idées à nos vies de tous les jours. Le Cours est écrit dans un langage hautement symbolique et poétique, mais son expression est surtout pratique. Nous lisons le Cours, nous planons avec ces mots extraordinaires, nous partons dans le stratosphère de l’esprit… Et puis nous fermons le livre et nous prenons le volant ou nous faisons la queue au supermarché. C’est la où le Cours s’exerce, c’est la où ces méditations prennent toute leur puissance. C’est la où le miracle de la transformation de notre haine et de notre soif de vengeance s’opère. Se servir de la théorie et la spiritualité sans aborder la crasse de la vie et des abîmes de notre esprit n’a aucun sens. C’est prendre les paroles saintes du Cours pour de la Biafine – une petite couche de sainteté et hop! tout est réglé. Alors, suivez-moi dans cette application rigoureuse de notre spiritualité dans nos vies banales, et voir une vraie transformation de nos prisons malheureuses en glorieuses salles de découvertes de l’Amour.

 

La puissance d’un simple sourire
Au fond de l’existence, au-delà de nos larmes, notre désespoir, et notre rage déchaînée, il y a un simple sourire. Ceci est le sourire de la brillance de la Réalité, que rien n’est arrivé à notre Être-pur, ni au Ciel, ni au Dieu que nous pensons avoir meurtri pour établir nos royaumes personnels et individuels. La réalité est simple, pas compliquée. Nous n’avons pas besoin de compliquer plus notre chemin avec une intensité spirituelle. Nous apprenons à prendre notre chemin de plus en plus légèrement avec de moins en moins d’importance placée sur nous-mêmes et sur ce que nous faisons. Oui, c’est différent ; oui, c’est approcher le plus Haut, le plus Saint. Mais c’est surtout normal et basique. Qu’est-ce qui peut être plus normal qu’accueillir une vérité omniprésente ? Alors, n’en faisons pas une grande histoire, et faisons plutôt que ça soit un travail basique et ordinaire, non? La plus puissante expression de la spiritualité est souvent un simple sourire. Et dans ce sourire, l’autre ressent soudain l’évanouissement de toutes ses peurs et jugements sur lui-même. Un don à lui qui est aussi un magnifique don à nous-mêmes. Attention : Si Kenneth Wapnick a un logo, ce n’est pas le symbole du Cours, mais un simple Smilie. C’est vrai. Demandez-lui vous-même.

 

Différentes façons de travailler avec le Cours – pourquoi Kenneth Wapnick ?
J’ai passé dix ans à étudier et pratiquer le Cours tout seul, et je pensais être très dévoué et sincère. Pourtant, quand une crise importante m’a frappé en 1998, j’ai dû me rendre à l’évidence que je ne connaissais pas suffisamment ma philosophie adorée. Quelque chose très importante m’échappait encore. La façon que je l’avais étudié n’était pas la juste. Donc en 1999 j’ai cherché enfin l’aide de Kenneth Wapnick et je commençais à comprendre très vite là où j’avais été erroné. Personne n’aime connaître ces erreurs. Mais à ce moment là je n’avais plus le choix. Une fois que j’avais fait le pas de m’ouvrir à une autre façon d’étudier ce livre, le reste était facile. J’ai pu enfin trouver un vrai soulagement qui répondait à mon besoin criant de pardon, pour moi-même et pour d’autres personnes.

L’approche de Kenneth Wapnick, à mon humble avis, est la seule qui explique toutes les nuances et complexités du Cours pour former un ensemble clair et puissant et qui nous mène vers les plus hauts rangs de la conscience. Je suis au courant qu’il existe d’autres approches, et je n’ai absolument rien contre d’autres façons d’aborder le Cours. Il y a de la mérite dans chaque approche, et l’étude de chaque étudiant est surtout hautement individualisée. Mais ce que vous allez trouver ici est l’approche que j’ai apprise de mon mentor, mon ami et mon père spirituel, Kenneth Wapnick.          

 

Pourquoi ne faites-vous pas un travail avec le Saint-Esprit comme d’autres enseignants ?
Il existe un courant d’étude du Cours qui l’utilise pour former une relation proche avec le Saint-Esprit, au point éventuellement de pouvoir entendre son guidance. Aussi valable qu’est cette approche, je n’ai jamais été attiré par cette démarche. Mon but personnel n’est pas d’entendre la voix du Saint-Esprit. Mon but est d’enlever autant d’obstacles dans mon esprit pour que l’ego se taise. A ce moment là, le Saint-Esprit sera naturellement présent, car nous ne contenons que deux voix et deux présences en nous : l’ego ou le Saint-Esprit.

 

Kenneth Wapnick nous apprend que nous sommes tous les canals, car nous sommes tous toujours en train de canaliser soit l’ego ou le Saint-Esprit. C’est tout ce qu’il y a ; il n’y a pas d’autre choix. Quand l’ego n’est pas là, le Saint-Esprit y est forcement, et vice-versa. Donc au lieu de focaliser sur une écoute du Saint-Esprit, dans notre méthode nous focalisons sur une écoute de l’ego en nous pour nous en pardonner, ce qui diminue notre attachement à lui. A ce moment là, une fois que nous avons clairement vu et décidé contre l’ego en nous, l’amour de Jésus, tellement présent et naturel en nous aussi, se répand sans effort, sans contraint, et sans ambiguïté.

 

Dans l’approche que je pratique, le Saint-Esprit et Jésus sont des symboles sur notre chemin de notre propre Soi, l’être juste, innocent et magnifique que nous sommes sans l’ego. Nous ne sommes pas séparés d’eux, car ils font partie intégrale de nous. Ils représentent ce que nous sommes en réalité pendant que nous recherchions à reconnaître cette Être. Jésus nous appelle en tant qu’un grand frère. Il nous dit, « Vient à moi, et à la fin tu verras que nous sommes un. Tu te retrouveras en moi. » Au fur et à mesure que nous réduisons notre écoute de l’ego, nous nous approchons le Saint-Esprit et Jésus en nous. A la fin, nous intégrons parfaitement l’Etre que nous sommes ensemble, n’étant qu’Un.

 

Bernard GROOM – Site : http://uncoursenmiraclesenfrance.com

Repost 0
1 décembre 2013 7 01 /12 /décembre /2013 11:13
Extrait de classes tenues à l'Académie « La Fondation pour d’Un cours en miracles » Temecula CA Kenneth Wapnick, Ph. D. Ces discussions se sont développées à partir des questions posées au cours de deux classes de cinq jours à l'Académie : « Les idées ne quittent pas leur source » qui s'est tenue en mars 2010, et « Entrer en la présence de Dieu » qui s’est tenue en novembre 2009.
 
Question : Je viens ici pour assister aux classes et pour vous écouter, j'ai lu le Cours, et j'essaie de le pratiquer au meilleur de ma capacité, mais je suis de plus en plus conscient combien je ne veux pas le faire. Je suis une machine de projection et je suis vraiment sérieux à ce sujet. Parfois, je perds espoir et puis je commence à douter que nous puissions arriver à ce décideur et choisir un autre DVD. Vraiment, pouvons-nous le faire? Ou sommes-nous condamnés à vivre ce DVD pour le reste de nos vies et simplement prendre conscience qu'il s'agit d'un DVD, au lieu de choisir la paix ainsi que d'être aimé? Il y a une immense pression dans mon travail à l'heure actuelle, beaucoup d'inquiétudes, et je ne sais pas comment me rendre compte de ne pas avoir choisi le tout. Cela devient parfois un peu désespérant.
 
Ken : Je pense que tout le monde serait d'accord avec ce que vous énoncez. Tout le monde a cette expérience. La plupart des gens viennent au Cours parce que leur vie ne fonctionne pas, mais ils ne sont pas conscients comment les choses vont mal jusqu'à ce qu'ils commencent à travailler avec ce matériel. Et c'est parce que le monde permet d'espérer qu’il y a toujours quelque chose comme : une autre relation, une autre banque à voler sans se faire attraper, une drogue, l’alcool, etc. Il y a des choses pour nous distraire, mais quand on commence vraiment à comprendre ce qu’énonce le Cours, nous devenons plus anxieux. Nous reconnaissons qu'il n'y a vraiment aucun espoir au sein du système de l'ego, qu'il s'agit d'un système de pensée tout-puissant et s’il semble tout-puissant, c’est parce que nous l'aimons.
 
Cela peut être très déconcertant lors de nos bonnes journées et carrément désespérant d'autres jours. Pourtant, nous ne pouvons pas arriver à la lumière sans passer par l'obscurité. C'est un thème majeur dans ce Cours. Jésus dit qu'ensemble, nous détenons la lampe qui dissipera l'ego (T-11.V.1:3, p.217). Cela signifie regarder l'ego à l’oeuvre ainsi que certaines descriptions de l'ego dans ce Cours qui en décrivent une image effrayante, très horrible. Ce qui fait empirer la chose, c’est de réaliser qu’il parle de nous. Il y a quelques sections très puissantes qui parlent de « chair arrachée de l'os » (T-24.V.4:8, p.546), « de lancer ton frère dans le précipice » (T-24.V.4:2), et « choisir de souffrir afin que quelqu'un d'autre soit tué » (T-31.V.15:10, p.708). Ces sortes de descriptions ne sont pas faciles à traiter et peuvent entraîner des sentiments de désespoir. L'espoir réside dans le fait de comprendre, qui est l'une des raisons pour lesquelles j'insiste toujours sur la métaphysique – qu’il y a une raison pour se sentir ainsi.
La raison pour laquelle le monde est si désespéré, c'est que lorsque nous nous identifions à notre corps, il n’y a vraiment aucun espoir. Nous pensons devenir libres lorsque nous mourons, mais le Cours dit « il y a un risque de penser que la mort est la paix » (T-27.VII.10 : 2, p.626). Puis, avant que nous le sachions, nous sommes tout droit de retour ici ou dans un autre aspect du rêve. Il n'y a pas d'espoir dans le monde. Il n'y a pas d'espoir dans l'illusion, car une fois identifié à l'illusion, nous ne verrons rien d'autre. Il faut du temps et beaucoup de discipline pour commencer à comprendre que le monde n'est pas ce qu'il semble être. 
   
Je dis souvent : « Ne croyez pas le mensonge » et « Ne croyez pas ceux qui vous disent que deux et deux font quatre », car ils viennent d'une croyance qu'il existe des lois logiques qui se tiennent dans ce monde, lorsque de fait de la question est que toute personne saine d'esprit sait que deux et deux font cinq, parce que rien ici n'a aucun sens. Commencer à le saisir est extrêmement utile, car au moins cette compréhension nous offre une véritable bouée de sauvetage. Le monde offre beaucoup de façons de vivre et toutes sortes de dépendances.
   
Il y a une section très puissante vers la fin du texte intitulée « La réelle alternative », qui dit que toutes les routes ici conduisent à la mort (T-31.IV.2: 11, p.702). Il n'y a pas d'espoir dans le monde! J'ai parfois dit qu’« Un cours en miracles » est la seule spiritualité que je connaisse qui donne un véritable espoir dans le sens où il ne propose aucun espoir de changement dans le monde. L'espoir que le Cours propose consiste dans son enseignement que tout ce qui semble se passer ici se passe dans notre esprit décisionnel. C'est là que l'espoir se situe, mais le problème est que nous ne voyons aucune alternative, c’est ce qu’énonce cette question, et c'est vrai. UCEM, une spiritualité pleine d’espoir La vérité de l'ego commence à s’effondrer lorsque nous reconnaissons qu’il n’offre aucun espoir et s’il semble tout-puissant, c’est seulement parce que nous y croyons. C'est alors que nous commençons à développer un semblant d'espoir, qui peut alors croître et s’amplifier, mais il ne doit pas être dirigé à améliorer le monde et le rendre plus fonctionnel pour nous. Rappelez-vous la ligne, « ... ne cherche pas à changer le monde, mais choisis de changer ton esprit sur le monde » (T-21.in.1 : 7, p.477), ce qui signifie que nous avons du pouvoir sur lui.  
 
Et alors, vous pourriez avoir une période très stressante au travail et même si vous n'êtes pas en mesure de choisir la paix, vous pourriez au moins savoir à un certain niveau que vous pouvez choisir la paix. Vous pouvez aller à votre travail et faire ce que vous devez faire tout en prenant les décisions qui s’imposent, mais vous pourriez également être paisible. Au moins sachant que c'est une possibilité, vous auriez un sentiment d'espoir. Il permet également de se rendre compte que les sentiments de désespoir représentent une décision.
 
Cela prend beaucoup de travail, beaucoup d'études sur ce que déclare le Cours pour pouvoir l’intégrer dans nos vies afin que nous commencions à voir que, oui, je n'ai pas à être contrarié, et bien que cela ne puisse pas être la chose la plus heureuse qui se passe dans mon corps en ce moment, je pourrais toujours être en paix. Il faut y travailler ! Mais cela finit par être payant, car ainsi nous ne ferons pas le travail sous l'illusion que quelque chose ici nous rendra heureux : je vais enfin trouver la bonne relation, le bon emploi, le climat adéquat, la bonne forme corporelle — tout ce qui me fera sentir bien à propos de moi-même et qui me fera plaisir. Nous réalisons maintenant que rien de tout cela ne fonctionnera. Nous sommes tous assez âgés maintenant pour le savoir. Nous avons essayé tant de choses différentes dans le monde, qui à la fin ne fonctionnent tout simplement pas.
 
La raison pour laquelle « Un cours en miracles » fonctionne, c'est qu'il va nous conduire du corps à l'esprit, du symbole à la source. Nous avons le contrôle là-dessus. Le début de la leçon 70 stipule clairement que rien au monde ne peut nous rendre heureux ou malheureux, rien au monde ne peut nous donner de la douleur ou du plaisir. Il dit ensuite que cela nous met responsable de l'univers dont nous faisons partie – nous sommes en contrôle de l'univers de l'esprit, que nous soyons heureux ou tristes (leçon 70.2 : 3, p.121). Cela n'a rien à voir avec les circonstances extérieures. Même si nous ne le ressentons pas, du moins le savoir intellectuellement est un très bon début, car il restaure notre pouvoir. Dans le cas contraire, nous sommes tous impuissants et condamnés à un minimum de puissance. Nous pensons pouvoir contrôler une partie de nos vies ou parfois une personne en particulier, mais ce que nous croyons vraiment, c'est que nous sommes à la merci de forces que nous ne pouvons pas contrôler, particulièrement les forces du vieillissement et de l'économie. Les choses se passent : les gens perdent leurs emplois et leurs maisons, et ils n'ont rien fait. C'est la direction aujourd'hui que prend notre pensée. Ou bien nous avons un cancer ou un être cher en a un, et au niveau du monde, nous n'avons aucun contrôle sur cette situation, mais nous avons cependant le contrôle sur la façon dont nous la voyons.
 
La ligne qui dit que le monde que nous voyons est une « image extérieure d'une condition intérieure » (T-21.in.1 : 5, p.477) nous donne la voie de sortie. Le monde que nous voyons est une projection, un symbole d'une condition intérieure, qui est la décision de l'esprit pour l'ego ou le Saint-Esprit, le pouvoir de choisir. Cela nous donne l'espoir que même au milieu d'horribles circonstances nous pourrions toujours être paisibles. Dans un premier temps, nous le croyons intellectuellement ou nous travaillons à y croire intellectuellement. À un moment donné, si nous continuons à y travailler, il deviendra plus qu’une expérience, mais il faut beaucoup de travail acharné parce que nous sommes à désapprendre une vie, sinon des vies, d’engagement à rendre le symbole réel en oubliant la source.
  
La question reflète également, quoiqu'elle ne l'est pas mentionnée, la résistance que nous avons tous à accepter que ce que je dis ainsi que le Cours soit vrai. Le monde semble être un témoin tellement puissant. Comme Wordsworth a déclaré, « le monde est beaucoup trop avec nous. » Il est trop puissant. La maladie est trop puissante. La situation financière dans le monde est trop puissante. La guerre est trop puissante. La mort est trop puissante. Nous ne pouvons surmonter aucune d’elles, et au niveau du corps, c’est certain que nous ne le pouvons pas. Mais nous pouvons surmonter notre système de croyances parce que nous avons le pouvoir de le changer. C'est là où réside l'espoir...    
 
Merci à Stella PILON pour ce partage.
Repost 0