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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
       ***             
               
" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 20:01

esprit.jpg

Un esprit tranquille est tout ce dont vous avez besoin.
Tout le reste se passera correctement,
une fois que votre esprit est calme.
Comme le soleil en se levant fait activer le monde,
ainsi la conscience de soi affecte les changements dans l'esprit.
À la lumière de la conscience de soi calme et stable,
des énergies intérieures se réveillent et font des miracles
sans aucun effort de votre part.
- Nisargadatta Maharaj -

 

Cette question est assurée de surgir sur le chemin spirituel. On nous dit dans de nombreuses traditions spirituelles que lorsque l'esprit devient calme, le pur-esprit ou Dieu peut alors s’introduire en nous. Au fur et à mesure que notre prise de conscience s'approfondit, nous ne pouvons pas nous empêcher de remarquer un convoi continu de pensées se défiler dans notre esprit. Je ne parle pas ici de la pensée pratique, laquelle est nécessaire. L’enseignant américain Adyashanti réfère à ce type d'esprit comme « l'esprit de boîte à outils ». C'est l'autre 99 % de nos pensées auquel je me réfère.

 

Aujourd’hui Il te parle. Sa Voix attend ton silence, car Sa Parole ne peut être entendue jusqu’à ce que ton esprit soit quiet un instant, et que les désirs in-signifiants soient apaisés. Attends Sa Parole dans la quiétude.

« Un cours en miracles ». Leçon 125

 

Le souvenir de Dieu vient à l’esprit quiet. Il ne peut venir là où il y a conflit, car un esprit en guerre contre lui-même ne se souvient pas de l’éternelle douceur.

« Un cours en miracles ». T-23.I.1.

 

Le miracle vient quiètement à l’esprit qui s’arrête un instant et fait silence.

« Un cours en miracles ». T-28.I.11.

 

Il est facile de faire l'erreur d'essayer de faire arrêter votre esprit de penser. Dans ma vingtaine je suivais le chemin du bouddhisme. Je me suis inscrit pour une retraite de méditation de sept jours — la méditation vipassana. Durant cette retraite, nous devions surveiller notre esprit autant que possible, tout en notant les pensées qui passent. Ce devait être une semaine silencieuse, en dehors de nos entretiens du matin avec le maître de méditation.

 

Chaque journée commençait par une méditation de groupe d’une heure et demie à partir de 6 heures du matin dans une cabane dans le jardin, la méditation solitaire dans sa chambre et dans les jardins jusqu'à la méditation de groupe finale à 7 h 30. À 9 h nous étions autorisés à tout abandonner et nous détendre. Je suis allé avec l'intention de nettoyer mon esprit de toutes les pensées. Grosse erreur!

J'étais étonné de voir combien peu de contrôle j'avais sur les pensées qui traversaient mon esprit, et les arrêter était presque impossible. Pourtant, j'ai essayé aussi fort que je pouvais, devenant épuisé ainsi que déçu de moi-même. Pour aggraver les choses, la hutte de méditation de groupe dans le jardin avait un toit de métal. Les oiseaux et les écureuils couraient continuellement dessus durant la méditation. Certaines de mes pensées étaient « Pour l'amour de Dieu, pourquoi ont-ils construit cette cabane dans ce jardin! »

 

La pensée se produit. (Cela pourrait devenir un nouvel autocollant de pare-chocs.) Ce sera probablement toujours le cas – de son propre chef comme c’est si cela l’était. L'option N'EST PAS de penser versus refuser de penser. L'option c'est de voir cette pensée se produire OU d’entrer en elle comme si c'était la vie réelle. Apprenez seulement à voir la pensée comme étant un phénomène. Restez en dehors d’elle et laissez-la simplement faire son affaire, sans entrer dans l’arène avec elle. Vous n'avez pas à rendre chaque pensée drôle. Jan Frazier

 

Le troisième soir de la retraite, en position assise dans cette cabane, j'ai simplement renoncé. « Que les oiseaux et les animaux courent autant qu'ils aiment au-dessus ma tête, » ai-je pensé. Mon esprit est soudainement devenu très calme et des souvenirs de la toute petite enfance commencèrent à faire surface. Ils étaient si intéressants que j'ai commencé à penser de nouveau et c'est reparti. Mais j'avais appris quelque chose d'important : abandonner, renoncer au contrôle semblait être une porte ouverte à un esprit plus calme.

 

Une autre fois durant la retraite, il y eu un certain soir tout près de 21 h, le moment où pour ainsi dire, nous pouvions cesser d'être conscient. J'avais hâte d'arriver à 21 h. Sur le coup de neuf je me suis effondré sur le lit en tombant immédiatement dans un état incroyable de prise de conscience. Je pouvais regarder les pensées qui venaient en disant : « Mon Dieu c’est vraiment la prise de conscience! » Mais je suis demeuré toujours l'observateur tranquille et je n'étais pas attaché à ces pensées. C'était très calme et sans aucun effort. Je me suis souvenu de l’aperçu que j'avais reçu plus tôt dans la hutte de méditation — abandonne!

 

Toute vie que vous avez toujours vécue a eu lieu dans un maintenant. Le reste est du carton sec dans l'esprit. Vous continuez seulement à essayer de l'investir avec la réalité. L'esprit pense une pensée et l'ego l’investit avec la réalité. C'est ce que nous faisons. Mais il n'y a rien qui dit qu'il doit en être ainsi. L'esprit peut imaginer une pensée et vous pouvez simplement la laisser aller toute seule, refusant de prendre cette prochaine étape. Jan Frazier

 

J'aime rencontrer et lire sur les gens qui semblent avoir eu un éveil permanent et ont perdu le sens de l'identité personnelle, se sentant un avec tout. Ont-ils encore des pensées dont ils n'ont pas vraiment besoin? Oui, il semble qu'ils en ont. Cependant ils semblent avoir beaucoup moins de pensées qu'ils avaient avant leur éveil. Se trouvant dans le maintenant, ils ont quelques pensées au sujet du passé et du futur, ce qui consomme une grande partie de nos pensées. Ils ont laissé tomber les pensées de jugement qui en prennent également une grande partie. Perdant le sens du soi personnel et ayant le sentiment d’être un avec tout le monde signifie qu'il n'y a plus personne à juger, comme tout le monde et tout est effectivement eux-mêmes.

 

Lorsque l'enseignante Jack O’Keeffe a été interrogée à ce sujet, elle a dit : « Oui, il y a encore quelques pensées. C'est comme avoir une radio en arrière-plan. Vous savez qu’elle joue, mais vous n'êtes pas intéressé à écouter ce qui est dit ». Une autre fois, elle a fait référence à ces pensées comme le bruit de vagues en arrière-plan lorsque vous êtes en séjour au bord de la mer. Vous savez que le son est là, mais vous n'êtes pas intéressé.

 

Quand on a demandé à Nisargadatta Maharaj s'il avait encore de vieilles pensées d'ego égoïstes, il a répondu : « Oui de temps en temps une semble apparaître dans mon esprit. Je la vois se lever, je ne lui donne pas d'attention et elle meurt aussitôt. »

 

Mais que dire au sujet des « bonnes pensées »? Ne devrions-nous pas les retenir? Voici ce que le Cours nous dit :

 

La spécification habituelle est requise lorsque tu choisis les sujets auxquels l’idée d’aujourd’hui sera appliquée. N’aie pas peur d’utiliser les « bonnes » pensées aussi bien que les « mauvaises ». Aucune d’elles ne représente tes pensées réelles, qui en sont recouvertes. Les « bonnes » ne sont que des ombres de ce qui se trouve derrière, et les ombres rendent la vue difficile. Les « mauvaises» bloquent la vue, et font qu’il est impossible de voir. Tu ne veux ni les unes ni les autres.

« Un cours en miracles » Leçon 4

 

La pensée est à retirer de la vie. Point. Ce ne sera jamais autrement. Peu importe si c'est une « vraie » pensée ou une « bonne pensée ». (L'ego n'aime pas ça.) La seule chose utile à faire par rapport à une pensée se produisant présentement, c'est de voir ce qu'elle est; une chose produite par l'esprit. N’entrons pas dedans pour y vivre, comme si un jeu pouvait devenir la vie elle-même. Quand le spectacle se joue, la vie est manquée.

Jan Frazier

 

Nous nous faisons clairement dire ici de lâcher notre attachement à toute pensée non pratique. Ces pensées ne font qu'interférer dans la manière de découvrir notre identité spirituelle. Alors, que faire?

 

Vous n'avez pas besoin d’arrêter de penser. Cesser tout seulement d'être intéressés. C'est le désintéressement qui libère. Ne les retenez pas, c'est tout.

Nisargadatta Maharaj

 

Le Cours nous encourage à être patient avec nous-même, à sourire doucement à nos pensées d'ego, de les laisser aller et venir à lui sans effort en ne s'intéressant pas à elles. Voici la réponse de Jésus à Helen Schucman, le scribe d’Un Cours en miracles, quand elle a demandé à Jésus de la débarrasser de ses pensées de peur.

 

La correction de la peur est ta responsabilité. Quand tu demandes à être délivré de la peur, tu donnes à entendre que ce ne l’est pas. Plutôt, tu devrais demander de l’aide dans les conditions qui ont amené la peur. Ces conditions entraînent toujours un désir d’être séparé. À ce niveau, tu peux faire quelque chose. Tu es bien trop tolérant à l’égard des vagabondages de l’esprit et tu excuses passivement ses malcréations.

« Un cours en miracles ». T-2.VI.4.

 

Nous devons attendre et observer. Espérer que ces pensées sans fin vont commencer à s'éteindre avec cette pratique est juste une autre pensée dans laquelle nous sommes pris. Un grand pourcentage de nos pensées peut être défini avec ce que nous pensons être bien et mal, bon et mauvais, beau et laid. Ce sont tous des jugements d'ego et nous pouvons devenir très attachés à eux.

 

 « … car rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l’on en pense. »

 Citation de Shakespeare dans Hamlet.

 

En apprenant à abandonner ces pensées, nous commencerons à expérimenter la paix que le Cours enseigne.

 

Tu n’as aucune idée de l’immense délivrance et de la paix profonde qui viennent d’une rencontre totalement dépourvue de jugement avec toi-même et avec tes frères.

« Un cours en miracles ». T-3.VI.3.

 

Michael DAWSON

 

Traduction libre par Stella Pilon – Juin 2014

Merci à elle pour ce partage.


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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 20:27

bouddha.jpgQuand j'avais 25 ans, je vivais à Londres et avais récemment découvert la spiritualité. J'ai rapidement dévoré des livres sur le sujet et suis devenu un « occultiste de fauteuil » rêvant de pouvoirs psychiques et d’initiations à venir. Après quelque temps, je me suis mis à penser qu'il était temps que j’abandonne toute cette lecture agréable, et que je commence l’application de quelques-uns des enseignements. J’ai choisi le bouddhisme pour être mon chemin.

 

Dès le début, j'ai acquis un Bouddha d’argile qui avait été fabriqué en Birmanie. Le Bouddha est représenté assis dans une posture les jambes croisées, silencieux et impassible, les yeux baissés avec un léger sourire. J'ai pris cette attitude pour signifier comment je voudrais apparaître aux autres, lorsque j'aurais enfin atteint mon objectif personnel d'illumination. Je pensais que c'est à cela que ressemblait l’éveil. Plusieurs années plus tard, j'ai décidé d'étudier ceux qui ont eu des éveils profonds et permanents. Après l’éveil, les personnalités étaient encore intactes. Personne ne semblait correspondre au modèle du Bouddha. Ramana Maharshi est peut-être celui qui en est venu le plus près, mais j'ai également lu que par moments il a agi passionnément.

Les paroles du Bouddha n'ont pas été écrites avant 500 ans après sa mort. Comment pouvons-nous savoir avec précision comment il se comportait et ce qu'il a vraiment dit? Tout en regardant mon Bouddha un jour, j'ai réalisé combien de concepts de ces premiers jours étaient encore présents dans mon esprit. Comment puis-je savoir ce qui était vrai ? Il y a cette phrase « Lorsque vous rencontrez le Bouddha sur la route, tuez-le. » Je sentais que je commençais vraiment à voir la vérité de cette déclaration. Dans mon esprit qui était si plein de concepts, peu importe leur beauté, il y avait peu de place pour que la vérité se manifeste. C’est le temps pour le Bouddha de s'en aller !

J'ai toujours un grand respect pour le bouddhisme. Si jamais j'avais à adopter une religion, ce serait sans doute celle-là. Mais le Bouddha n'est jamais devenu le Bouddha en transportant de nombreux concepts dans sa tête. Au lieu de cela, il a fait l'inverse et vida son esprit de tous concepts.

Rituels et dogmes peuvent être réconfortants pour l'ego. Le Cours nous met en garde du fait de transformer les leçons du Livre d'exercices en des rituels.

Le rituel n’est pas ce que nous visons et cela irait à l'encontre de notre but. Livre d'exercices, révision III: in. 2,4. p. 207 

Certains élèves se laissent prendre à répéter sans cesse les leçons, année après année. Le Cours nous enseigne des concepts pour aider à défaire les concepts douloureux que nous maintenons. Mais finalement, nous devons renoncer à tous les concepts pour permettre à la vérité d’apparaître dans nos esprits. Les gens éveillés que j'ai étudiés ont dit la même chose; l'esprit n'aurait jamais pu imaginer cela.

Oublie ce monde, oublie ce cours et viens les mains entièrement vides à ton Dieu
.
« Un cours en miracles » leçon 189, p.372.

Ce qui est exigé de nous est l'humilité qui reconnaît que nous ne savons rien sur ce qui est vraiment important. Nous pouvons être enseignés par la sagesse qui est au-delà de notre raison et de la logique. Comme la Bible le souligne, à moins que nous devenions comme des petits enfants (qui ne savent pas) nous n’entrerons pas dans le Royaume des cieux.

N'est-ce pas Lui qui connaît la voie vers toi? Tu n’as pas besoin de connaître la voie vers Lui. Ton rôle est simplement de permettre que tous les obstacles que tu as interposés entre le Fils et Dieu le Père soient enlevés tranquillement pour toujours. Dieu fera sa part pour Sa réponse immédiate et joyeuse. Demande et reçois. Mais n’exige rien et n’indique pas la route à Dieu par laquelle Il devrait t’apparaître. La façon de L'atteindre est simplement de Le laisser être. Car de cette façon, ta réalité est aussi proclamée.
Leçon 189

 

Mickael DAWSON

Merci à Stella PILON pour ce partage

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29 septembre 2013 7 29 /09 /septembre /2013 20:09

« …Car rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l’on en pense. » - Citation de Shakespeare dans Hamlet.  

 

 

Juger qui que ce soit, c'est oublier qu'il est le parfait esprit éternel sans forme (le Christ), que Dieu a créé et le voir comme un corps, un ego. Voir l'autre comme un ego consiste à renforcer l'ego en soi-même et ainsi perdre sa paix — un exemple de ce que vous donnez (enseignez) vous recevez (apprenez).  

 

Tu n’as aucune idée de l’immense délivrance et de la paix profonde qui viennent d’une rencontre totalement dépourvue de jugement avec toi-même et avec tes frères.

« Un Cours en miracles » T-3.VI.3, (p.50)

 

Nous croyons être qualifiés pour juger, nous savons ce qui est juste et faux. Notre culture, la famille, la religion, la société nous ont éduqués à ce sujet.

Le Cours est en désaccord avec nous :

 

Il est nécessaire pour l’enseignant de Dieu de réaliser non seulement qu’il ne devrait pas juger, mais qu’il ne peut pas… il se met dans une position où le jugement peut se faire à traverslui plutôt que parlui. Et ce jugement n’est ni « bon » ni « mauvais ». C’est le seul jugement qui soit, et il n’y en a qu’un : « Le Fils de Dieu est non coupable, et le péché n’existe pas. » M-10.2 (p.29)

 

Seul le Saint-Esprit sait comment juger et Il ne voit que des gens demandant soit de l'amour ou le donnant. Il n'y a aucun péché, seulement une erreur. Si nos actions pouvaient changer ce que Dieu a créé – le Christ — alors on pourrait dire qu'il y a péché. Mais ce que Dieu a créé est en dehors du temps (l'invention de l'ego) et ne peut donc pas être modifié.

 

Pour juger quoi que ce soit correctement, il faudrait être pleinement conscient d’un éventail inconcevablement vaste de choses passées, présentes et à venir. Il faudrait reconnaître à l’avance tous les effets de ses jugements sur tous ceux et tout ce qu’ils concernent d’une façon ou d’une autre. Et il faudrait être certain qu’il n’y a pas de distorsion dans la perception, afin que le jugement soit entièrement équitable envers chacun de ceux sur qui il porte, maintenant et dans le futur. Qui est en position de faire cela ? Qui, sauf en des fantasmes de grandeur, prétendrait à cela ? M-10.3 (p.29)

 

Ainsi le jugement de l'ego doit toujours se tromper. Cela ne signifie pas ne pas faire de jugements dans les choses pratiques, comme quoi manger et porter. Le Cours fait référence aux jugements de valeur — ce qui est juste et faux, bon ou mauvais.

 

Il y a Quelqu’Un avec toi Dont le jugement est parfait. Lui connaît tous les faits passés, présents et à venir. Lui connaît tous les effets de Son jugement sur tous ceux et tout ce qu’il concerne de quelque façon que ce soit. Et Il est entièrement équitable envers chacun, car il n’y a aucune distorsion dans Sa perception. M-10.4 (p.30)

 

 

Le Saint-Esprit ne prend pas parti. Son jugement est toujours avantageux pour les deux parties. La prise de position est la marque distinctive de l'ego. C'est un exercice intéressant que de regarder les nouvelles et voir combien de fois nous étiquetons les persécuteurs, comme étant dans l’erreur et méchants, méritant la punition par opposition à la guérison. Une société éclairée chercherait à guérir et non pas à punir les criminels. Malgré les apparences tout le monde essaie de faire de son mieux.

 

Par conséquent, dépose le jugement, non pas avec regret, mais avec un soupir de gratitude. Tu es maintenant libéré d’un fardeau si lourd que tu ne pouvais que chanceler et t’écrouler sous son poids. Et tout n’était qu’illusion. Rien de plus. Maintenant l’enseignant de Dieu peut se lever, soulagé de son fardeau, et continuer d’un pas léger. Or ce n’est pas cela seul qui est son bénéfice. Ses soucis ont disparu, car il n’en a pas. Il s’en est départi avec le jugement. M-10.5 (p.30)

 

L'histoire véridique de Kenneth Wapnick qui suit, un enseignant d’« Un Cours en miracles », illustre la bénédiction donnée et reçue quand bien et mal sont abandonnés. Nos jugements maintiennent nos cœurs fermés et lorsque nous les libérons, notre sagesse de cœur et d'amour peut se déverser sur n'importe quelle situation dans le monde.

 

Soyez gentils, car tous ceux que vous rencontrez livrent un dur combat. Platon

 

LE VOLEUR

 

Extrait de : « Le sens du pardon » par Kenneth Wapnick. *

 

Il y a plusieurs années, j'ai été réveillé au milieu de la nuit par la réalisation soudaine qu'il y avait quelqu'un debout dans ma chambre. Après le choc momentané, je me suis souvenu « il n'y a rien à craindre » (Livre d'exercices leçon 48), et j’ai pu demander calmement à mon invité-surprise : « Que puis-je faire pour vous? » La situation n'était pas obscure, cependant. Il était clair que l'homme était drogué et avait désespérément besoin d'argent pour sa prochaine dose; les cambrioleurs entrent rarement dans les appartements occupés. D’une façon menaçante et pour accentuer sa demande, il tenait sa main dans son blouson comme s'il y avait une arme. Mon état de non-défense sembla changer l'atmosphère dans la chambre, et l'homme ne tarda pas à s'excuser de s’être introduit à l'intérieur et d’avoir perturbé mon sommeil. Je lui donnai tout l'argent que j'avais dans mon portefeuille, et l'homme fit une pause en le prenant et ensuite me redonna quelques dollars, en disant : « C'est tout votre argent, je ne peux pas vous laisser sans rien » et il continua à s’excuser. Je l’assurai que tout était bien, et l'incitai à faire ce qu'il devait faire. Tout en reconduisant l’homme dans l’entrée, attendant avec lui pour l'ascenseur, je lui dis : « Que Dieu vous bénisse. » En disparaissant dans l'ascenseur, ses derniers mots furent les suivants : « S'il vous plaît, priez pour moi ». Je l’ai assuré de le faire, tout en sachant que cette sainte rencontre avait été la prière. Aucune injustice n’avait été commise, car il n'y avait pas eu de perte réelle. Le montant d'argent était un petit « prix » en effet pour la bénédiction du pardon qui avait été donné et reçu comme tel.

 

Certaines de nos valeurs les plus fortement ancrées de bien et de mal se trouvent dans nos attitudes sexuelles. L'ego identifie le corps comme étant sa maison et le prend très au sérieux — ce que le Cours qualifie de « héros du rêve ». Il est donné une signification particulière et importante à certaines parties du corps qui ne peuvent être touchées que par les « bonnes » personnes. L'union de deux corps est considérée par certains comme un acte « sacré » et donc d'une grande importance, tandis que le Cours fait remarquer que seuls les esprits peuvent se joindre.

Pourtant, si nous étudions différentes cultures, nous trouvons vite des points de vue différents et parfois opposés sur ce qui est considéré comme important. Certaines tribus trouvent qu’embrasser est répugnant. Certaines sociétés permettent plus d'une femme ou d’un mari. Dans certaines régions du Tibet une femme se marie non seulement avec un homme, mais avec tous ses frères. Certains Inuits partagent leurs femmes avec leurs amis. Qui a « raison » et qui a « tort »?

 

Au-delà des idées d'actes répréhensibles et de rectitude, il y a un champ. Je vais vous y rencontrer. Rumi

 

La religion est un autre domaine où se tiennent fortement les valeurs de bien et de mal de telle sorte que de nombreuses persécutions ont été commises ainsi que des guerres combattues pour tenter d'établir la « vraie » croyance. Le Cours fait remarquer qu'il n'y a aucune différence entre ceux qui croient en Dieu et ceux qui n’y croient pas, car ni l’un ni l’autre ne connaît vraiment la vérité. C’est l'objectif du Cours que par le pardon, nos esprits s’apaiseront et nous nous souviendrons de Dieu et nous saurons. Seuls ceux qui ne savent pas ont des croyances et pour se sentir en sécurité veulent les partager avec les autres. Jésus a contesté les croyances de son époque provoquant ainsi une grande insécurité et a donc dû être tué.

 

Et la croyance en Dieu n’est pas non plus un concept réellement signifiant, car Dieu ne peut être connu. La croyance implique que l’incroyance est impossible, mais la croyance de Dieu n’a pas de véritable opposé. P-2.II.4 (p.43)

 

L'histoire véridique de Byron Katie qui suit illustre bien le pouvoir de laisser tomber les jugements de valeur, étant dans l'instant présent et permettant ainsi au coeur-sagesse ou au Saint-Esprit de la guider.

 

Un homme colle un pistolet sur mon ventre, retient la gâchette et dit : « Je vais vous tuer. » Je suis choquée qu'il prenne ses pensées tellement au sérieux. Pour quelqu'un d’identifié à un « je » l'idée de tuer cause la culpabilité qui mène à une vie de souffrance, de sorte que je lui demande, aussi gentiment que possible, ne pas le faire. Je ne lui dis pas que c'est à sa souffrance que je pense. Il me dit devoir le faire, et je comprends, je me souviens d’avoir cru devoir faire des choses dans mon ancienne vie. Je le remercie de faire du mieux qu'il peut, et je constate être troublée. Est-ce la façon dont elle meurt? Est-ce la façon dont l'histoire se termine? Et comme la joie continue à me remplir, je trouve miraculeux que l'histoire soit toujours en cours. Vous ne pouvez jamais connaître la fin, même si elle se termine. Je suis très émue à la vue du ciel, des nuages ​​et des arbres au clair de lune. J'aime ne pas manquer un seul instant, un souffle, de cette vie étonnante. J’attends et j’attends. Et à la fin, il n’appuie pas sur la gâchette. Il décide de ne pas se le faire. *

 

A Thousand Names for Joy: Living in Harmony with the Way Things Are 

Par l’auteur Byron Katie, avec Stephen Mitchell 

 

Il y a une tentation de croire que peut-être quelques pensées « bonnes » et « justes » sont vraiment vraies et alignées avec le dessein de Dieu pour ce monde. Sûrement, Dieu voudrait nous voir démarrer un centre de guérison ou un centre pour « Un Cours en miracles » publier des livres, faire des guérisons, aider les pauvres? Si nous sommes appelés de l'intérieur à le faire, nous devons nous rendre compte qu'il n'y a rien de « sacré » à ce sujet, mais bien notre chemin de pardon. Le chemin de pardon d’une personne peut être de balayer les rues et celui d’une autre d'écrire des livres sur la guérison. Le Cours donne un avertissement puissant à ce sujet;

 

N’importe quoi en ce monde que tu crois bon et valable et digne d’effort peut te blesser, et le fera. Non pas que cela ait le pouvoir de blesser, mais simplement parce que tu as nié que ce n’est qu’une illusion et l’as rendu réel. Et cela est réel pour toi. Ce n’est pas rienQui peut croire que les illusions sont les mêmes, et maintenir encore que même une est meilleure? T-26.VI.1 (p.593)

 

Le Cours est écrit sur plusieurs niveaux, il y a quelque chose pour chacun. Cela peut conduire à d’apparentes contradictions dans certaines des déclarations à moins de garder cela à l'esprit. La citation suivante pourrait être décrite comme un « enseignement de fin de ligne » pour ceux qui y sont prêts. Il nous demande de laisser aller ce que nous considérons juste ou faux, bon ou mauvais, et d'aller aussi loin que la libération de TOUS les concepts, même ceux qui se trouvent dans le Cours. Le Cours enseigne des concepts, mais seulement pour remplacer les concepts douloureux que nous détenons. En fin de compte, même ceux-ci doivent être abandonnés.

 

Cela créera un grand vide dans nos esprits de telle sorte que finalement la vérité puisse entrer et nous enseigner Qui nous sommes vraiment. Avec ceci, notre vie virtuelle qui croit nos pensées et nos jugements comme étant la vérité se terminera enfin, et la paix et la joie calmes s’éveilleront en nous.

 

Fais simplement ceci : sois calme et mets de côté toute pensée de ce que tu es et de ce qu’est Dieu; tous les concepts que tu as appris au sujet du monde; toutes les images que tu as de toi-même. Vide ton esprit de tout ce qu’il pense être vrai ou faux, ou bien ou mal, de toute pensée qu’il juge digne, et de toutes les idées dont il a honte. Ne t’accroche à rien. N’apporte avec toi aucune pensée que le passé t’a enseignée, ni aucune croyance que tu as jamais apprise auparavant de quoi que ce soit. Oublie ce monde, oublie ce cours, et viens les mains entièrement vides à ton Dieu. Leçon 189 (p.372)

 

Traduction libre par Stella Pilon    

Merci à elle pour ce partage

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1 septembre 2013 7 01 /09 /septembre /2013 17:51

  

Tu n’as aucune idée de l’immense délivrance et de la paix profonde qui viennent d’une rencontre totalement dépourvue de jugement avec toi-même et avec tes frères.

Un Cours en Miracles » T-3.VI.3". 


Nous sommes dépendants du jugement, c'est la nourriture de l'ego. Il maintient l’apparente séparation. L'ego est la pensée que la séparation est réelle. Et nous, en tant que fils de Dieu endormi, savourons cette pensée et nous nous efforçons de la garder en vie en jugeant.

 

Si nous cessons de nous juger où juger les autres, ce rêve d’apparente séparation commencera à paraître moins réel. Notre individualité bien-aimée et notre particularité sembleront moins solides et la peur surviendra. Qui sommes-nous sans notre ego? Comment pouvons-nous fonctionner sans le sentiment d'un soi séparé?

 

Juger qui que ce soit, c'est les voir comme un ego, comme un corps.
Voir quelqu'un d’autre comme un ego (séparé) c’est renforcer l'ego en nous-même et ainsi perdre notre paix — un exemple de ce que vous donnez (enseigner) – vous recevez (apprendre).

 

Une puissante définition du pardon dans le Cours est la suivante :

 

Le pardon, par contre, est calme, et tranquillement ne fait rien — Livre d’Exercices, p. 418.

 

Cela signifie que nous arrêtions d’étiqueter ce que nous observons en nous-même et dans le monde. Plus de bien et de mal. C'est l'ego qui prend parti. Ni vrai ou faux.

 

Rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l’on en pense.

William Shakespeare 

 

Cela ne signifie pas d’être inactifs lorsque nous sommes confrontés à des actions qui pourraient conduire à la souffrance. Que ferions-nous si nous sommes témoin d'un enfant qui est sévèrement battu? Si nous jugeons et étiquetons le batteur comme « fautif » et « méchant » notre cœur se fermera, laissant l'ego prendre la décision, ce qui est une garantie de la mauvaise réponse. Sans le jugement notre cœur reste ouvert, ce qui nous permet d'être guidés par l'esprit. Nous ne saurons pas à l'avance ce que nous ferons, mais ce sera adéquat.

 

On m'a raconté l’histoire d'une femme qui a été enlevée par deux hommes et emmenée dans une forêt pour être violée. Quand ils sortirent de la voiture ils s’approchèrent d'elle. Comme elle les regardait, tout jugement cessa et elle s'entendit dire ces mots : « Vous devez tous deux avoir beaucoup souffert. » Un d’eux fondit en larmes et ils la replacèrent dans la voiture la ramenant chez elle en toute sécurité. Elle n'avait pas prévu de dire cela, c’est seulement survenu.

 

Comment pouvons-nous connaître l'histoire de ces deux hommes, de quelle douleur avaient-ils souffert?

 

Il est nécessaire pour l’enseignant de Dieu de réaliser, non pas qu’il ne devrait pas juger, mais qu’il ne peut pas… Au contraire, il se met dans une position où le jugement peut se faire à traverslui plutôt que parlui. M-10.2.

 

Seul le Saint-Esprit sait comment juger.

 

Pour juger quoi que ce soit correctement, il faudrait être pleinement conscient d’un éventail inconcevablement vaste de choses passées, présentes et à venir. Il faudrait reconnaître à l’avance tous les effets de ses jugements sur tous ceux et tout ce qu’ils concernent d’une façon ou d’une autre. Et il faudrait être certain qu’il n’y a pas de distorsion dans la perception, afin que le jugement soit entièrement équitable envers chacun de ceux sur qui il porte, maintenant et dans le futur. Qui est en position de faire cela ? Qui, sauf en des fantasmes de grandeur, prétendrait à cela ? M-10.3.

 

Ainsi le jugement d’ego doit toujours se tromper.

 

Le Cours ne nous demande pas d'abandonner tout jugement, seulement les jugements de valeur — bien ou mal, bon et mauvais. Vous avez besoin du jugement pour décider beaucoup de choses au cours de votre journée. Quoi porter et manger, comment se rendre à un certain endroit, etc., mais ceux-ci ne sont pas des jugements de valeur.

 

À travers la prise de conscience vous commencez à observer les constants jugements de valeur que nous avons — à la fois de nous-même et des autres. N’essayez pas de les éliminer tous ou alors le niveau de culpabilité ne fera qu'augmenter pendant que nous échouons désespérément. Au contraire, essayez d'observer les jugements sans les juger. De cette façon, ils commencent lentement à perdre leur effet. Certains étudiants du Cours pensent que nous devrions cesser de juger et avoir un œil attentif sur les autres élèves et sont bien heureux de les informer lorsqu'ils jugent.

 

Il est de loin préférable d'apprendre à sourire aux jugements de l'ego que d'essayer de les supprimer. L'ego déteste ne pas être pris au sérieux, car il sent que vous ne le lui donnez pas de réalité.

 

Le Saint-Esprit est le seul vrai juge.

 

Il y a Quelqu’un avec toi Dont le jugement est parfait. Lui connaît tous les faits passés, présents et à venir. Lui connaît tous les effets de Son jugement sur tous ceux et tout ce qu’il concerne de quelque façon que ce soit. Et Il est entièrement équitable envers chacun, car il n’y a aucune distorsion dans Sa perception.

M-10.4.


Ainsi le jugement du Saint-Esprit est un jugement gagnant-gagnant. Il ne voit personne méritant une punition — mais comme le déclare le Cours, seulement des personnes qui demandent de l'amour ou qui donnent de l'amour. C'est le jugement le plus élevé et cet objectif d'apprentissage nous attend à la fin de notre voyage.

 

Par conséquent, dépose le jugement, non pas avec regret mais avec un soupir de gratitude. Maintenant tu es libéré d’un fardeau si lourd que tu ne pouvais que chanceler et t’écrouler sous son poids. Et tout n’était qu’illusion. Rien de plus. Maintenant l’enseignant de Dieu peut se lever, soulagé de son fardeau, et continuer d’un pas léger. Or ce n’est pas cela seul qui est son bénéfice. Ses soucis ont disparu, car il n’en a pas. Il s’en est départi avec le jugement.

M-10.5.

 

Il n’est pas difficile de renoncer au jugement. Mais il est certes difficile d’essayer de le garder.

M-10.6.

 

La dépression suit le jugement. Nous pouvons ne pas souffrir de dépression au moment de notre colère apparemment justifiée, mais elle suivra toujours. Au plus profond de nous-même, nous savons que notre jugement est malhonnête. Nous nions ce que nous détestons en nous-même et le projetons sur les autres. Nous ne sommes pas le méchant, ils le sont.

 

Nous essayons donc d'échapper à notre culpabilité en rendant les autres coupables. À moins d'avoir de la compassion pour le comportement d'autrui, nous portons ce « péché » en nous.

La colère est toujours un drapeau rouge à quelque chose de non cicatrisé en soi. Et plus notre illusion est forte, plus nous avons besoin de la défendre. Il n'y a pas de juste colère.

 

Quand tu es fatigué, c’est parce que tu t’es jugé capable d’être fatigué. Quand tu ris de quelqu’un, c’est parce que tu l’as jugé indigne. Quand tu ris de toi-même, il faut que tu ries aussi des autres, ne serait-ce que parce que tu ne peux pas supporter l’idée d’être plus indigne qu’ils le sont. Tout cela te fatigue parce que c’est essentiellement décourageant. Tu n’es pas réellement capable d’être fatigué, mais tu es parfaitement capable de te lasser. L’effort qu’exige le jugement incessant est pratiquement intolérable. Il est curieux qu’une aptitude aussi débilitante soit tellement chérie.T-3.VI.5.

 

Graduellement nous commençons à voir que personne ne gagne en jugeant. Nous commençons à voir nos jugements comme des signaux clairs de ce qui est non guéri en nous-même. Au lieu de juger ce que nous voyons à l'intérieur, nous commençons lentement à sourire à nos ego insensés. En prenant l'ego moins sérieusement il commence à dépérir, révélant la joie et la paix que nous portons éternellement : notre état de bonheur sans cause. Constatant que nous perdons notre bonheur en jugeant, nous apprenons simplement la futilité de juger ainsi que la guérison que nous pouvons donner d'un cœur ouvert — à nous-même et aux autres.

L’enseignant de Dieu le dépose (jugement) avec joie dès l’instant qu’il en reconnaît le coût. Toute la laideur qu’il voit autour de lui en est la conséquence. Toute la douleur qu’il regarde en est le résultat. Toute la solitude et le sentiment de perte, de temps qui passe et de désespérance de plus en plus grande, de désespoir qui rend malade et de peur de la mort; tout cela en est sorti. Et maintenant il connaît que ces choses n’ont pas besoin d’être. Pas une seule n’est vraie. Car il a abandonné leur cause, et elles, qui ne furent jamais que les effets de son choix erroné, sont tombées de lui. Enseignant de Dieu, cette étape t’apportera la paix. Peut-il être difficile de ne vouloir que cela ?

M-10.6.

 

Le souvenir de Dieu vient à l’esprit quiet. Il ne peut venir là où il y a conflit, car un esprit en guerre contre lui-même ne se souvient pas de l’éternelle douceur.

T-23.I.1.

La libération du jugement apporte non seulement la paix, mais le souvenir de qui nous sommes. Le pardon met fin au jugement, dégageant un espace dans notre esprit pour que Dieu entre. Une fois que nous nous souvenons être éternel, informe, parfait esprit, nous saurons que toutes choses vivantes partagent ce souvenir et le jugement devient impossible.

N’oublie pas que la motivation pour ce cours est l’atteinte et la conservation de l’état de paix. Étant donné cet état, l’esprit est quiet, et la condition est atteinte dans laquelle tu te souviens de Dieu.

T-24.in.1.

 

 

Michael DAWSON.

 

Merci à Stella PILON pour cette traduction.

 

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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 10:56

Ne demandez pas comment être en paix.

Demandez plutôt, pourquoi est-ce que je quitte la paix ?

Michael Dawson

 

Si seulement vous pouviez voir ceci. Arrêtez d’essayer de vous changer. Vous êtes tellement occupé à vous changer (moins souffrir, être moins attaché, devenir éveillé) que vous ne pouvez pas voir la forêt pour les arbres. Certains arbres vraiment énormes et préoccupants qui bloquent la lumière sont vos efforts pour l’amélioration – comme si celui que vous travaillez à améliorer était qui vous êtes!

Jan Frazier

 

La question la plus commune chez le chercheur spirituel, est peut-être « Comment puis-je trouver la paix, la vérité, le bonheur, la joie, etc. » ? Toutefois, le Cours déclare que notre état naturel, tel Dieu nous a créé, inclut toutes ces choses.

 

Nul ne peut échouer qui cherche vraiment la paix de Dieu. Car il demande simplement de ne plus se tromper lui-même en se niant à lui-même ce qui est la Volonté de Dieu. Qui peut rester insatisfait qui demande ce qu’il a déjà ? Qui pourrait rester sans réponse qui demande une réponse qu’il lui appartient de donner ? La paix de Dieu est à toi.Pour toi la paix a été créée, à toi donnée par son Créateur et établie comme Son Propre don éternel. Comment peux-tu échouer quand tu demandes seulement ce qu’Il veut pour toi ?

« Un Cours en Miracles » Leçon 185

 

Si notre état naturel est la paix, pourquoi ne l'éprouvons-nous pas maintenant ? Ceci est un secteur beaucoup plus fructueux à explorer. C’est comme Lisa Cairns l’a déclaré dans  " To seek is to suffer" « chercher c’est souffrir ». Bien sûr, quelques-uns d’entre nous échappent à la recherche. L’enseignante Jac O'Keefe, s'est rendu compte lorsqu’elle s’est éveillée, que toutes les années difficiles qu’elle a passé à chercher n’étaient pas nécessaires. Pourtant elle savait qu'elle devait quand même les faire, pour enfin réaliser qu’elle n'avait pas à les faire.

 

Qui est celui qui cherche ? Ce ne peut être que l'ego. La définition du Cours pour l'ego est le désir d'être séparé. Comme chercheur spirituel, le désir d'être séparé est encore là tant que nous désirons le fruit de la voie spirituelle – la paix. Mais être un ego signifie que nous ne connaîtrons jamais la paix. Après avoir renoncé à un ego matérialiste, nous en prenons simplement un spirituel. L'ego a toujours des désirs, sauf maintenant qu’ils sont des désirs spirituels. Nous avons cherché l'argent, le statut et le pouvoir mais maintenant nous cherchons la paix, l'amour et la joie. En fait, il n'y a pas de différence. C’est toujours le désir. Et tant que nous avons des désirs, nous n'aurons pas la paix. Le tout dernier désir est pour la vérité, Dieu, la paix et le bonheur. Oui, c'est le désir le plus élevé mais il doit quand même aussi s’en aller à la fin. Le désir de l'ego suppose regarder en dehors de nous pour ce que nous voulons. Le Cours dit que nous le possédons déjà, alors pourquoi cherchons-nous ?

 

Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car cela échouera, et tu pleureras chaque fois qu’une idole tombera. Tu ne peux pas trouver le Ciel là où il n’est pas, et il ne peut y avoir de paix, excepté là. Aucune des idoles que tu adores quand Dieu appelle ne répondra jamais à Sa place. Il n’y a pas d’autre réponse que tu puisses lui substituer, et trouver le bonheur qu’apporte Sa réponse. Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car toute ta douleur vient simplement d’une quête futile de ce que tu veux, là où tu persistes à vouloir le trouver. Et si ce n’était pas là? Préfères-tu avoir raison ou être heureux? Réjouis-toi qu’il te soit dit où réside ton bonheur, et ne cherche plus ailleurs. Tu échoueras. Mais il t’est donné de connaître la vérité, et de ne pas la chercher à l’extérieur de toi.  « Un Cours en Miracles » T-29.VII.1 

 

Notre intérêt devrait porter sur la raison pour laquelle nous nous écartons de notre état naturel de paix. Quand nous nous réveillons le matin, nous pouvons détecter un moment de paix. Alors les pensées commencent à surgir. Les désirs, les craintes, les jugements, les attentes, les inquiétudes, les espoirs et la liste continue. Le mouvement d’éloignement de la paix commence. C’est à ce moment que la vigilance est requise. C’est là où le pardon est nécessaire.

 

Le pardon… est calme et tranquillement ne fait rien … Il regarde simplement, attend et ne juge pas. Livre d’Exercices, p. 418.

 

Tu n’as aucune idée de l’immense délivrance et de la paix profonde qui viennent d’une rencontre totalement dépourvue de jugement avec toi-même et avec tes frères. Quand tu reconnais ce que tu es et ce que sont tes frères, tu te rends compte que de les juger de quelque façon que ce soit n’a aucune signification. T-3.VI.1-3

 

Nous prenons la décision de quitter la paix, et ensuite nous demandons comment obtenir la paix. Ceci est la folie de la pensée d'ego. En ayant de la vigilance, nous pouvons voir les pensées qui ont amorcé la perte de paix. Nous pouvons les observer sans jugement – ce que le Cours signifie par le pardon. Ceci ne veut pas dire que ces pensées vont s’arrêter bien que cela puisse se produire. Notre tâche consiste simplement à les remarquer et leur sourire doucement, ce qui enlève leur pouvoir. En regardant autant que nous le pouvons ces mouvements qui éloignent de la paix, la probabilité de la prise de conscience de la paix est fortement augmentée.

 

L'ego aime poser des questions et chercher des moyens pour accomplir ce qu'il veut. Pourtant le dicton de l'ego est « cherche et ne trouve pas » (T-12.V.7.) L'ego demande des questions interminables mais ne veut pas vraiment une véritable réponse. Si une vraie réponse suit, elle causera la dissolution de l'ego. Et le chercheur spirituel demeure toujours un ego, et le point essentiel est que tout ego veut continuer. Haut du formulaire

 

Pour trouver la paix nous devons arriver à la fin de la recherche. Le désir de s’éveiller et de se libérer signifie que le chercheur est toujours présent. Même ce désir doit être abandonné. Il peut être difficile de voir que la poursuite de la plus haute vérité est toujours un obstacle à la vérité. Cela semble tellement une noble poursuite. Mais qui fait la poursuite ? C'est toujours un ego avec un objet de désir. Et l'ego spirituel poursuivra toujours la vérité jusqu'à ce que le jour arrive où il aura un aperçu qui lui montrera la futilité de ce qu'il fait. Une fois que la recherche spirituelle est vue pour ce qu'elle est, elle perd son emprise. C’est pourquoi la plupart des gens continueront à chercher jusqu'à ce qu'ils arrêtent par épuisement ou lucidité. Nous devons renoncer à l'espoir.

 

Pourquoi attendre le Ciel ? Ceux qui cherchent la lumière se couvrent simplement les yeux. La lumière est en eux maintenant. L’illumination n’est qu’une re-connaissance et pas du tout un changement. Leçon 188

 

Paradoxalement, notre quête de vérité nous éloigne continuellement au lieu de nous rapprocher plus près de notre état naturel de paix. Elle donne de la réalité au temps, en plaçant l’éveil dans l'avenir. Ceci mènera aussi à la crainte que, par le temps où nous mourons, nous ne soyons pas éveillé. Et alors pourra survenir la crainte que nous soyons encore réincarné et pris au piège par le désir, soit le matériel ou le spirituel.

 

Plus je prends de l’âge, plus j'ai un grand respect pour l'ego. Dans mon jeune temps c'était peut-être plus facile de repérer ses actions pendant qu’il cherchait le bonheur dans des buts matériels. À première vue un ego spirituel ressemble à une amélioration, bien que rien n'ait changé. Le bonheur est toujours vu en dehors de nous-même et nous devons chercher à le trouver. Si les années passent et que nous ne nous éveillons toujours pas, la tristesse et la dépression peuvent subvenir facilement. Tel est le réel but de l'ego, parce que nous croirons toujours en lui en continuant d’écouter ses conseils sans espoir. Donc au lieu de chercher la paix, le Cours nous invite à rechercher les obstacles à la paix et leur pardonner.

 

Le cours ne vise pas à enseigner la signification de l’amour, car cela est au-delà de ce qui peut s’enseigner. Toutefois, il vise à enlever les blocages qui empêchent de prendre conscience de la présence de l’amour, qui est ton héritage naturel. Texte - Intro.

 

Nous avons obscurci cette prise de conscience avec des poursuites d'ego. Tournons notre attention vers la surveillance des jeux de l'ego, en leur souriant et leur pardonnant tout en attendant patiemment pour le jour où ces pensées d'ego ne seront plus considérées comme importantes. Abandonnons notre recherche pour l'illumination. Utilisons les événements de notre vie quotidienne comme salle de classe de pardon et oublions l'avenir. Oubliez de trouver la paix et l'illumination, abandonnez-en tout espoir. Que nous nous éveillions ou pas, le fait de laisser aller les obstacles nous conduira à un sens toujours croissant de paix et de joie. Notre état naturel nous apparaîtra de plus en plus souvent. Ceci nous encouragera à poursuivre notre chemin de pardon. Et après avoir tout oublié au sujet de l’éveil et de l'illumination, un jour il ne fera que se présenter au moment propice choisi par Dieu.

 

Et alors ton Père se penchera vers toi et fera le dernier pas pour toi, en t’élevant jusqu’à Lui.

T-11.VIII.15.

 

Michael DAWSON

Traduction libre par Stella Pilon – Mars 2012

Merci à elle pour ce partage

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:28

Se comporter avec autrui de façon responsable et en abandonnant nos défenses, dans une rencontre faite de sincérité, de pardon, d’union et d’intérêt partagé (se réveiller du rêve de la séparation), c’est cela que le Cours appelle une relation sacrée. Nous avons convié l’Esprit Saint dans notre relation. Un tel comportement est très difficile à maintenir, car il est à l’opposé de celui conseillé par l’ego. Il n’en reste pas moins que nous pouvons nous donner pour but de vivre une relation sacrée et chercher à maintenir ce cap, tout en acceptant que nous allons maintes fois suivre le conseil de l’ego et de nouveau attaquer.

 

Ceci est tout particulièrement vrai au début d’une relation sacrée, alors que l’ego cherche à nous convaincre de revenir à la relation spéciale d’amour ou de haine que nous entretenions jadis. Tandis que le moteur de notre relation passe peu à peu du « spécial » au « sacré », nous aurons souvent l’impression d’avoir perdu quelque chose d’important. « Mais où sont donc passées la romance et la passion ? » s’écrira l’amant. Ou bien le fils ou la fille dira : « Mes parents étaient tout pour moi, et maintenant ils ne semblent plus rien avoir de si spécial ! » Quand notre désir d’avoir des personnes spéciales dans notre vie commence à disparaître, l’ego nous préconise de revenir à ce qui jadis semblait si bien fonctionner.

 

La relation sacrée, étape majeure vers la perception du monde réel, s’apprend. C’est l’ancienne relation non sacrée, transformée et vue avec un nouveau regard. (…) Seul le début est difficile. Car là, le moteur de la relation bascule brusquement à l’extrême opposé de ce qu’il était. (…) Ceci s’accomplit très rapidement, mais la relation en semble perturbée, désunie, voir pénible. (…) De nombreuses relations se sont brisées à ce stade, l’ancien mode de relation étant rétabli avec une autre personne. (…) Vous trouverez de nombreuses occasions de rejeter sur votre frère « l’échec » de votre relation, car elle semblera par moments ne plus avoir aucun sens. Un sentiment d’inanité viendra vous hanter, et vous rappeler toutes les manières dont vous avez jadis recherché, et pensé avoir obtenu, la satisfaction. N’oubliez pas aujourd’hui la détresse qu’en réalité vous y avez trouvée, et n’insufflez pas la vie à votre ego faiblissant. (T337f ; T362f)

 

Kenneth Wapnick a souligné un point, qu’il est important de bien comprendre : la relation sacrée est certes une attitude que nous développons vis-à-vis d’autres personnes, mais il n’est pas indispensable d’être deux pour vivre ce mode de relation. Pour m’aider à reconnaître la véracité de cette déclaration, je m’imagine échoué sur une île déserte. Me serait-il alors impossible, n’ayant personne autour de moi, d’avoir une relation sacrée ? Cette occasion de croissance me serait-elle alors interdite ? Non. Car si je comprends que l’important, c’est mon état d’esprit vis-à-vis des souvenirs qui me restent de ceux qui peuplaient ma vie, je vois bien que le pardon dont j’ai besoin est toujours nécessaire. De la même façon, si une personne que je déteste venait à mourir soudainement, je pourrais toujours atteindre une relation sacrée avec elle, si j’apprenais à me pardonner.

 

Peu importe que votre partenaire ne partage pas votre recherche spirituelle, voir manifeste ostensiblement son hostilité. Rien ne vous empêche d’entretenir une relation sacrée avec lui. Apprendre à trouver la paix auprès d’une personne emplie de colère ne peut qu’accélérer la croissance. N’entendons cependant pas par-là, que nous devions rester avec quelqu’un auprès de qui nous ne nous sentons plus en accord ! L’Esprit Saint ne se soucie pas de la forme de la relation – nous pouvons aussi bien rester ensemble que nous séparer ; ce qui lui importe, c’est que nous apprenions nos leçons de pardon.

 

Jésus vit une relation sacrée avec tout le monde, que la personne soit engagée ou non dans une relation sacrée avec lui. C’est pour cela qu’il a pu rester serein tout au long de sa capture, de son procès et de sa crucifixion. Même quand les soldats lui enfonçaient des clous dans le corps, il ne pouvait voir que des Fils de Dieu endormis, en mal d’amour. Cet amour, il le leur donna en ne les attaquant pas, en ne se défendant pas. Se sachant esprit sans forme et éternel, et non un corps, il savait qu’il ne pouvait pas être attaqué et n’avait donc nul besoin de se défendre. Ce n’est que lorsque nous nous identifions au corps que nous avons besoin de nous défendre. Quand nous en viendrons à prendre conscience de notre vraie nature et à voir que « Rien de réel ne peut être menacé » (Introduction Texte UCEM), nous connaîtrons la même paix que Jésus.

 

Mickael DAWSON – Extrait du livre « La guérison radicale ».

 

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 11:52

La volonté de Dieu pour toi est le parfait bonheur parce qu’il n’y a pas de péché, et la souffrance est sans cause. La joie est juste et la douleur n’est que le signe que tu t’es mal compris toi-même. « Un Cours en Miracles » Leçon 101

 

Une histoire :-

 

Il y avait une fois une pièce de glace qui flottait sur l’océan. Cette glace avait mené une vie tout à fait remplie et intéressante, mais elle était récemment devenue contrariée par le sentiment qu'il y avait quelque chose de plus à la vie. Durant un certain temps, elle avait été en recherche spirituelle et avait commencé à comprendre que sa vraie réalité était quelque chose qu'on nommait de l’« eau ». Elle commençât à chercher cette eau, mais n'était pas tout à fait certaine de ce qu’elle était et où la trouver, après qu’on lui eu dit que cette eau était sans forme, était molle, et que vous pouviez vous déplacer facilement à travers elle. Une grande énigme pour la pièce de glace ; quand elle s’auto-examina, elle réalisa posséder une forme qui était solide et certainement pas fluide. Ceci incita une discussion avec les autres pièces de glace et beaucoup de longs débats sur le sujet.

 

Avec le temps, la pièce de glace s’aperçut qu’elle flottait dans l'eau plus chaude et s’alarma de se retrouver plus petite. Une grande crainte s’empara de la glace, car elle croyait être en train de mourir. Elle commença à prier pour de l'aide. Un jour, il entendit une voix rassurante lui dire que tout était bien. La voix disait que la glace n’était pas différente de l'eau dans laquelle elle flottait, et bien que ces propos ne fassent aucun sens à la glace, elle sentit pouvoir faire confiance à voix. La voix expliqua qu’au lieu de mourir, elle devenait une avec l'océan. La glace continuait toujours à craindre qu'on lui demandât de sacrifier quelque chose — son individualité. Elle sentait encore avoir des choses à faire dans le monde — des choses à réaliser, des expériences à vivre.

 

La voix lui dit qu'elle pouvait retourner aux climats plus froids si elle le souhaitait, mais l'unité qu'elle commençait à éprouver la hanterait jusqu'au jour où elle retournerait à ces régions plus chaudes, pour enfin permettre sa dissolution et se joindre entièrement. On lui dit qu'aucun bonheur véritable ne réside dans le monde de séparation ; que le seul bonheur qui mérite d’être possédé est le bonheur sans cause.

 

Cet « océan » que la glace craignait est en fait le bonheur et la paix qui seront toujours là en train de nous attendre. (Merci à l’enseignant Mooji pour la métaphore originale). *

 

Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car cela échouera, et tu pleureras chaque fois qu’une idole tombera. Tu ne peux pas trouver le Ciel là où il n’est pas, et il ne peut y avoir de paix, excepté là. Aucune des idoles que tu adores quand Dieu appelle ne répondra jamais à Sa place. Il n’y a pas d’autre réponse que tu puisses lui substituer, et trouver le bonheur qu’apporte Sa réponse. Ne cherche pas à l’extérieur de toi. Car toute ta douleur vient simplement d’une quête futile de ce que tu veux, là où tu persistes à vouloir le trouver. Et si ce n’était pas là? Préfères-tu avoir raison ou être heureux? T-29.VII.1

 

Bien que nous ayons semblé avoir atteint l'objectif de séparation et d'individualité, nous demeurons avec le sentiment qu'il y a quelque chose qui manque dans nos vies, nous ne nous sentons pas « complet ». Le Saint-Esprit nous dirait que ce qui manque est l'unité avec toute vie et avec Dieu. Mais craignant cette Voix, il ne nous reste plus que le système de pensée de l'ego auquel faire appel.

 

L'ego nous dit qu'il y a quelque chose qui manque en nous et que nous pouvons seulement le trouver en le cherchant dans le monde. Nous essayons de remplir la fosse sans fond à l’intérieur de nous-même en plongeant dans le travail, en mangeant, buvant, par le sexe, le divertissement et par-dessus tout, en « tombant en l'amour ».

 

Si le bonheur est notre état naturel, comme le Cours dit l'être, pourquoi si peu de nous le ressentent-ils? ? Nous nous faisons dire que nous sommes toujours tels Dieu nous a créés — un avec Dieu et joyeux, paisible, et heureux.

 

Cet état de bonheur peut exister seulement dans l'unité. Notre expérience cependant en est une de séparation. Nous avons choisi le caractère unique, la particularité, l'individualité en pensant que ceci serait une amélioration sur l'état d'unité. Mais maintenant nous réalisons être malheureux. L'ego nous dit pouvoir être heureux, mais que nous devrons chercher ce bonheur. Nous sommes maintenant pris dans le piège du désir. Si seulement nous pouvons obtenir ce que nous désirons, nous serons heureux. Mais dans l'état naturel, nous avons tout. Aucun désir n’existe à cet endroit. En fait, le bonheur est l'absence de désir.

 

Nous pensons qu’une fois après avoir atteint l'objet de notre désir nous serons heureux, et bien oui pour une courte période de temps, nous le sommes. Mais est-ce vraiment parvenir à l'objet de notre désir qui cause le bonheur ? Ce qui arrive vraiment c’est que le moment où le désir est satisfait, il n'y a plus de désir. Avec l'absence de désir nous éprouvons aussi l'absence du système de pensée de l'ego et notre état naturel se révèle. L'ego ne le bloque plus, au moins pour un moment, et nous éprouvons le bonheur. Donc ce n'est jamais l'accomplissement des désirs qui apportent le bonheur mais simplement l'absence de désir.

 

Le soi personnel en raison de sa propre nature est constamment en train de poursuivre le plaisir et d’éviter la douleur. La fin de ce modèle est la fin du soi. La fin du soi avec ses désirs et ses peurs te permettent de retourner à ta véritable nature, la source de tout bonheur et de paix. Nisargadatta Maharaj *

 

Si ceci n'est pas compris (peu parmi nous le comprennent) et alors nous nous tournerons toujours vers l'ego pour la solution à notre manque de bonheur. L'ego dit « Cherche mais ne trouve pas » T-16.V.6. Bien sûr, il ne nous dit jamais ceci ouvertement. Il propose tous genres de projets grandioses pour nous rendre heureux, lesquels ne fonctionnent jamais. Au lieu, nous nous sentons encore plus coupable, ce qui est sa vraie intention. La culpabilité est la nourriture de l'ego. Le pardon défait la culpabilité en faisant mourir de faim l'ego jusqu'à ce qu'il disparaisse enfin.

 

Ce cours a établi de façon explicite que son but pour toi est le bonheur et la paix. Or tu en as peur. Il t’a été dit maintes et maintes fois qu’il te rendra libre, or tu réagis parfois comme s’il essayait de t’emprisonner. Tu le rejettes souvent plus volontiers que tu ne rejettes le système de pensée de l’ego. Dans une certaine mesure, donc, tu dois croire qu’en n’apprenant pas le cours, tu te protèges. Et tu ne te rends pas compte que seule ta non-culpabilité peut te protéger. T-13.II.7:1-6

 

Le but d’« Un Cours en Miracles » est de nous enseigner comment être en paix et heureux indépendamment de ce qui arrive autour de nous. Il nous enseigne aussi que ceci est la dernière chose que nous voulions. Un regard sur l'état de nos vies et du monde en témoignera.

 

Pourquoi ne voudrions-nous pas la paix ? Il doit y avoir quelque chose ici que nous craignons beaucoup— et il y a quelque chose. Il nous coûtera tout ce que nous chérissons : notre individualité, notre particularité, notre besoin d'avoir raison, le contrôle apparent sur nos vies ou en seul un mot, notre ego. Le Cours définit l'« ego » comme la pensée de séparation, notre désir de nous séparer de Dieu et faire nos propres choses. La chanson de l'ego est celle-ci « I did it my way » (je l'ai fait à ma façon). L'ego croit tout savoir ce qui est nécessaire pour trouver le bonheur dans le monde et n'exige pas de direction intérieure, non merci. Jésus fait remarquer que nous pourrions progresser rapidement sur le chemin vers la paix et le bonheur en écoutant l'aide toujours présente du Saint-Esprit, mais que nous trouvons l'idée personnellement insultante (M-9.2:4).

 

Il sous-entend que toutes nos connaissances et notre expérience de vie durement-gagnées ne comptent pour rien quand il s'agit de trouver la vraie joie. Il va plus loin en déclarant qui si nous croyons être des corps, alors nous sommes insensés. Et comment les fous peuvent-ils possiblement savoir comment trouver la paix ? Ils ont évidemment besoin d’aide en dehors de leur système de pensée erroné. Pour Jésus, nous sommes psychotiques et nous avons tous besoin de son aide pour nous dégager de la douleur et de la solitude dans lesquelles nous sommes.

 

La seule manière possible pour retourner à la paix est de renoncer volontiers à l'ego par la pratique du pardon et retourner à l’intérieur pour l'aide. Mais l'ego est notre création, une idée qu’une fois le Fils de Dieu endormi pensa être une très bonne idée (et continue toujours). Toutefois, comme le Cours le fait remarquer, notre « la tolérance pour la douleur peut être haute mais elle n'est pas sans la limite ». (T-2.III.3:5). Il est très épuisant de maintenir l’apparente séparation d’avec Dieu. Être à la maison au Ciel, tout en prétendant être dans le temps et l'espace, demande beaucoup d'effort et nous commençons tout doucement à penser qu’il doit y avoir « une autre façon ».

 

Apprends ceci, et apprends-le bien, car c’est ici que le retard du bonheur est réduit d’un laps de temps dont tu ne peux pas te rendre compte. Tu ne hais jamais ton frère pour ses péchés, mais seulement pour les tiens. Quelque forme que ses péchés paraissent prendre, elle ne fait qu’obscurcir le fait que tu crois qu’ils sont les tiens, et qu’ils méritent donc une « juste » attaque. T-31.III.1.4:6

 

Chaque jour nous avons un choix à faire. Nous pouvons dire, « je veux avoir raison et le bonheur est sans importance, » ou nous pouvons dire, « je veux être heureux et paisible, je n'ai pas besoin d'avoir raison ». Nous ne devrions jamais sous-estimer notre désir d'avoir raison. C’est ainsi qu’a commencé l’apparente séparation d’avec Dieu. Nous avons pensé connaître la façon qui pourrait nous apporter quelque chose de mieux, même plus que Ciel. L'idée de devenir des êtres séparés qui pourraient jouer à être Dieu sembla bonne. Ce que nous avons découvert fut une perte de paix et de joie, mais nous ne voulons pas l'avouer, et continuons d’essayer à trouver ce bonheur insaisissable ici dans le monde. Nous avons raison mais ne sommes plus du tout heureux.

 

Chaque jour quand nous nous éveillons, nous pouvons tout voir comme une salle de classe de pardon. Nous pouvons comprendre que « je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense » (leçon 5) et demander de voir la paix plutôt que cela (leçon 34). Nous pouvons apprendre à sourire doucement à l'ego et prendre la vie moins sérieusement. De cette façon nous défaisons peu à peu l’emprise de l'ego sur nous et commençons à éprouver la joie calme et la paix qui nous attend toujours.

 

(Certains passages de ce matériel ont été extraits du ebook en anglais : A Course in Miracles - Explanations of Major Themes  par Michael Dawson.)

 

*Traduction libre par Stella Pilon

Merci à elle pour son aimable partage.

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8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 11:55

Le nouvel article de Michael Dawson : 

 

D’un bout à l’autre dans « Un Cours en Miracles » nous nous faisons constamment dire posséder un guide intérieur, comme un pilote interne qui est prêt à nous aider et nous ramener à la maison. Le chemin le plus rapide vers l’éveil consiste à laisser ce guide nous assister dans nos vies quotidiennes. Il nous demande de laisser tomber la main de l'ego et de prendre celle du Saint-Esprit, ou de Jésus. Jésus est la manifestation du Saint-Esprit. Le Cours affirme qu’il est toujours avec nous, et y sera jusqu’à la fin des temps. Il attend avec une patience infinie pour ce moment dans lequel nous nous tournerons vers lui pour de l’aide. Mais combien peu enthousiastes sont la plupart de nous à rechercher ses conseils. Est-il vraiment là? Pouvons-nous lui faire confiance? Et puis s’il me demandait de sacrifier quelque chose? Pourquoi ne parle-t-il pas? Puis-je vraiment lui faire confiance avec mon compte de banque? Ces questions ainsi que plusieurs autres occupent nos esprits.

 

Plus bas, j’ai extrait du Cours quelques-unes de mes citations préférées au sujet de Jésus.

 

Il n’est pas nécessaire de croire en Jésus pour étudier « Un Cours en Miracles » 

 

  • Est-il le seul Aide de Dieu? Certainement pas. Car le Christ prend de nombreuses formes aux noms différents jusqu’à ce que leur unité puisse être reconnue. Mais Jésus est pour toi le porteur de l’unique message du Christ qui est l’amour de Dieu. Tu n’as pas besoin d’un autre. Il est possible de lire ses paroles et d’en bénéficier sans l’accepter dans ta vie. Or il t’aiderait encore un peu plus si tu partageais tes douleurs et tes joies avec lui, puis laissais les unes comme les autres derrière toi pour trouver la paix de Dieu. Manuel pour Enseignants p.90

Comme tous grands enseignants, Jésus ne nous demande pas de croire ses propos, il fait simplement nous indiquer la voie et nous demande d’essayer.

 

  • Ce cours est venu de lui (Jésus) parce que ses paroles t’ont rejoint dans une langue que tu peux aimer et comprendre. Est-il possible qu’il y ait d’autres enseignants, pour guider dans la voie ceux qui parlent des langues différentes et font appel à des symboles différents? Certainement qu’il y en a. Est-ce que Dieu laisserait quiconque sans une aide très présente dans les moments de trouble, un sauveur qui puisse Le symboliser? Or nous avons besoin d’un programme qui a de nombreux aspects, non pas à cause de différences de contenu mais parce que les symboles doivent varier et changer pour répondre aux besoins Jésus est venu pour répondre au tien. En lui tu trouves la Réponse de Dieu. Enseigne donc avec lui, car il est avec toi; il est toujours là.

Manuel pour Enseignants p.61 

 

Le Cours se décrit comme étant une voie spirituelle parmi des milliers d’autres. Il n’est certainement pas destiné pour tous. Il est écrit sur un niveau assez intellectuel, et au début la plupart le trouvent difficile à comprendre. Il requiert beaucoup de relecture, une étude de toute une vie. Cette approche ne plaît pas à tous.

 

Jésus – Égalité avec nous

  • ·      Il est possible même en ce monde de n’entendre que cette Voix et aucune autre. Cela demande un effort et un grand désir d’apprendre. C’est la dernière leçon que j’ai apprise, et les Fils de Dieu sont aussi égaux comme apprenants qu’ils le sont comme Fils. T81

Et si c’était la dernière leçon de Jésus que nous passions tout au Saint-Esprit! Cela démontre alors combien notre opposition à être aidé et guidé est forte. Cependant, à mesure que nous commençons ce chemin de retours à l’intérieur pour de l’aide, nous trouvons que cela fonctionne et nos efforts seront renforcés.

  • ·      Il n’y a rien en moi que tu ne puisses atteindre. Je n’ai rien qui ne vienne de Dieu. La différence entre nous maintenant, c’est que je n’ai rien d’autre. T8

Jésus n’est pas spécial. Il s’est éveillé à sa réalité spirituelle, et cherche maintenant à nous aider à parvenir au même but.

  • Le nom de Jésus est le nom de quelqu’un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s’est souvenu de Dieu. Ainsi il s’est identifié au Christ, non plus un homme mais ne faisant qu’un avec Dieu… Est-il le Christ? Oh oui, avec toi. M. 89-90
  • Un frère aîné a droit au respect pour sa plus grande expérience et à l’obéissance pour sa plus grande sagesse. T8
  • Des égaux ne devraient pas ressentir de la révérence les uns pour les autres parce que la révérence suppose l’inégalité. Par conséquent, c’est une réaction inappropriée envers moi. Un frère aîné a droit au respect pour sa plus grande expérience et à l’obéissance pour sa plus grande sagesse. T8
  • Je suis constamment perçu comme un enseignant qu’il faut soit exalter soit rejeter, mais je n’accepte pour moi-même ni l’une ni l’autre de ces perceptions. T57

 

Le monde traite Jésus soit comme un objet de haine particulière ou d’amour particulier. Nous le mettons sur un piédestal (amour particulier) ou bien nous essayons de l’enterrer en dessous (haine particulière). Il ne demande aucun des deux. 

 

  • Je t’ai assuré que l’Esprit qui a décidé pour moi est aussi en toi, et que tu peux le laisser te changer comme il m’a changé. T82(10)
  • Mon esprit sera toujours pareil au tien, parce que nous avons été créés égaux. C’est ma seule décision qui m’a donné tout pouvoir dans le Ciel et sur la terre. Mon seul don pour toi est de t’aider à prendre la même décision. T82 (9)
  • ·Tu peux me confier ton corps et ton ego seulement parce que cela te permet de ne pas t’en préoccuper et me laisse, moi, t’enseigner qu’ils n’ont pas d’importance. Je ne pourrais pas comprendre l’importance qu’ils ont pour toi si je n’avais pas moi-même jadis été tenté de croire en eux. Entreprenons d’apprendre ensemble cette leçon afin d’en être libres ensemble. J’ai besoin d’enseignants dévoués qui partagent mon but de guérir l’esprit. Le pur-esprit est bien au-delà du besoin de ta protection ou de la mienne. Souviens-toi de ceci : En ce monde tu n’as pas besoin de tribulations parce que j’ai vaincu le monde. C’est pourquoi tu devrais prendre courage. T59 (13)

Jésus nous comprend parce qu'il a déjà pensé comme nous. Autrement, il ne pourrait pas nous aider. 

 

  • Quand tu t’unis à moi, tu t’unis sans l’ego, parce que j’ai renoncé à l’ego en moi-même et je ne peux donc pas m’unir au tien. Notre union est donc la façon de renoncer à l’ego en toi. T158 (4)

Pour prendre la main de Jésus, vous devez d’abord relâcher la main de l'ego.

 

 

Le besoin de pardonner à Jésus 

  • J’ai grand besoin de lys, car le Fils de Dieu ne m’a pas pardonné.

Jésus est bien conscient que nous avons fait de lui une certaine idole amère. Nous craignons devoir suivre son exemple et être crucifié afin de trouver Dieu. Nous croyons devoir souffrir et nous sacrifier comme il l’a fait. C’est un enseignement qui effraie et par le fait même nous le fait craindre. Jésus représente Dieu en ce monde, et nous lui projetons notre problème d’autorité. Nous disons « Jésus, je n’ai pas besoin de ton aide, je peux tout faire par moi-même.»

  • Et puis-je lui offrir le pardon quand il m’offre des épines.

Jésus ne retient pas le pardon mais nous ne pouvons plus l’accepter quand nous lui résistons.

  • Car celui qui offre des épines à quiconque est encore contre moi; or qui est entier sans lui? T455 (4)

Une attaque envers qui que ce soit est une attaque envers tous, incluant Jésus

 

 

Le monde craint et rejette Jésus

  • Le monde doit donc me mépriser et me rejeter, parce que le monde est la croyance que l’amour est impossible. T155 (3)

Jésus est un exemple d’amour inconditionnel, et menace ainsi notre système de pensée fondé sur l'ego.

  •  Si tu acceptes le fait que je suis avec toi, tu nies le monde et tu acceptes Dieu. T155 (3)
  • Ma volonté est la Sienne; et ta décision de m’entendre est la décision d’entendre Sa Voix et de demeurer en Sa Volonté. Comme Dieu m’a envoyé à toi, ainsi je t’enverrai aux autres. Et j’irai à eux avec toi, afin que nous puissions leur enseigner la paix et l’union. T155 (3) 

 

Le besoin de faire confiance en Jésus 

  • Tu n’as encore que très peu de confiance en moi, mais elle augmentera lorsque tu te tourneras de plus en plus souvent vers moi plutôt que vers ton ego pour être guidé. Les résultats te convaincront de plus en plus que ce choix est le seul choix sain que tu puisses faire. T72 (3)

La preuve pour le savoir, c’est de l’essayer – et ça fonctionne! 

 

Aucun salut par la mort de Jésus 

  • Je suis le bienvenu dans l’état de grâce, ce qui signifie que tu m’as enfin pardonné.

La grâce est notre état naturel, la conscience du Ciel.

  • Car j’étais devenu le symbole de ton péché, et ainsi il fallait que je meure à ta place.

Nous nions nos « péchés » et les projetons sur Jésus – espérant qu’il est maintenant puni à notre place. Nous nous en sommes dégagés!

  • Pour l’ego, le péché signifie la mort, et ainsi l’expiation s’accomplit par le meurtre. 

Croyant que nos erreurs sont des péchés, nous pensons alors que Dieu va nous punir par la mort.

  • Le salut est considéré comme un moyen par lequel le Fils de Dieu fut tué à ta place. 

Nous sommes dégagés de nos péchés par la mort de Jésus. Quelqu'un doit être puni.

  • Or est-ce que je t’offrirais mon corps, à toi que j’aime, connaissant sa petitesse? Ou t’enseignerais-je plutôt que les corps ne peuvent nous garder séparés? 
  • Le mien n’avait pas plus de valeur que le tien et n’était pas un meilleur moyen pour la communication du salut, mais non sa Source. Personne ne peut mourir pour personne, et la mort n’expie pas le péché. T440 (17)

Jésus veut partager son esprit avec nous, et non son corps. 

 

 

Jésus en tant que modèle et aide

  • Je suis le modèle de la renaissance, mais la renaissance elle-même n’est que l’émergence dans ton esprit de ce qui s’y trouve déjà. T99 (7)

La renaissance n’est pas la résurrection du corps, mais l’éveil de la connaissance spirituelle dans l’esprit.

  • Je vais t’aimer et t’honorer et continuer de respecter complètement ce que tu as fait, mais je ne le soutiendrai pas à moins que ce ne soit vrai. Je ne t’abandonnerai jamais, pas plus que Dieu ne le fera, mais je dois attendre aussi longtemps que tu choisis de t’abandonner toi-même. Parce que j’attends avec amour et non avec impatience, tu me demanderas sûrement véritablement. Je viendrai en réponse à un seul appel sans équivoque. T65 (7)
  • Quand j’ai dit : ” Je suis avec vous tous les jours ”, je le pensais littéralement. Je ne suis absent pour personne en aucune situation. Parce que je suis toujours avec toi, tu es la voie, la vérité et la vie. Tu n’as pas fait ce pouvoir, pas plus que moi. Il a été créé pour être partagé; par conséquent, il ne peut pas être perçu de manière signifiante comme appartenant à quiconque aux dépens d’un autre. T124 (1)
  • J’enseignerai avec toi et je vivrai avec toi si tu veux penser avec moi, mais mon but sera toujours de t’absoudre finalement du besoin d’avoir un enseignant. C’est l’opposé du but visé par l’enseignant axé sur l’ego. Il se préoccupe de l’effet que son ego a sur les autres ego, et il interprète donc leur interaction comme un moyen de préservation de l’ego. Je ne serais pas capable de me dévouer à l’enseignement si je croyais cela, et tu ne seras pas un enseignant dévoué aussi longtemps que tu le croiras. T57 (6)
  • J’ai dit que j’étais avec toi tous les jours jusqu’à la fin du monde. C’est pourquoi je suis la lumière du monde. Si je suis avec toi dans la solitude du monde, la solitude n’est plus. Tu ne peux pas maintenir l’illusion de solitude si tu n’es pas seul. Mon but, donc, est encore de vaincre le monde. Je ne l’attaque pas, mais ma lumière doit le dissiper à cause de ce qu’il est. La lumière n’attaque pas les ténèbres, mais elle les dissipe. Si ma lumière t’accompagne partout, tu les dissipes avec moi. La lumière devient nôtre, et tu ne peux pas plus demeurer dans les ténèbres que les ténèbres ne peuvent demeurer là où tu vas. La mémoire de moi, c’est la mémoire de toi-même et de Celui Qui m’a envoyé à toi. T154 (2)
  • Quand tu es tenté de céder au désir de la mort, souviens-toi que je ne suis pas mort. Tu te rendras compte que c’est vrai lorsque tu regarderas au-dedans et me verras. Aurais-je vaincu la mort pour moi seul? Et le Père m’aurait-Il donné la vie éternelle s’Il ne te l’avait pas aussi donnée? Quand tu apprendras à me rendre manifeste, tu ne verras plus jamais la mort. Car tu auras contemplé ce qui est sans mort en toi-même, et tu ne verras que l’éternel en regardant un monde qui ne peut pas mourir. T250 (15) 

 

La peur d’« Un Cours en Miracles »

  • Le pur-esprit n’a pas besoin d’être enseigné, mais l’ego doit l’être. En définitive, l’enseignement est perçu comme effrayant parce qu’il conduit à l’abandon, et non à la destruction, de l’ego à la lumière du pur-esprit. C’est ce changement que l’ego doit craindre, parce qu’il ne partage pas ma charité. Ma leçon était comme la tienne, et c’est parce que je l’ai apprise que je peux l’enseigner. Je n’attaquerai jamais ton ego, mais j’essaie de t’enseigner comment son système de pensée a surgi. Quand je te rappelle ta vraie création, ton ego ne peut répondre que par la peur.   T56 (3)

Comme nous nous ouvrons à la lumière, l'ego devient craintif. Il sait qu’à un certain point, nous laisserons tomber sa main. Le Cours nous prévient que l'ego ira de la suspicion jusqu’à la brutalité. Le système de pensée de l'ego survivra tant que la pensée de séparation aura encore quelque attrait pour nous. L’ego est la pensée de séparation. 

 

Helen Schucman, le scribe d’« Un Cours en Miracles », était bien consciente de cette dynamique :

 

De toute évidence, je ne pouvais expliquer ni concilier mes attitudes inconsistantes. D'une part, je me suis toujours considéré officiellement agnostique et résistais au matériel que je transcrivais, et étais fortement incitée à l'attaquer et le prouver faux. D'autre part, j'ai passé un temps considérable à le transcrire et plus tard à le dicter à Bill, il était donc évident que je l'ai pris très au sérieux. Je suis vraiment venu à lui faire référence comme étant le travail de ma vie. Comme Bill l'a souligné, je dois y croire, si seulement pour avoir tant argumenté avec lui. Bien que cela fût vrai, ça ne m'a pas aidé. J'ai été dans la situation impossible de ne pas croire au travail de ma propre vie. La situation était clairement ridicule aussi bien que douloureuse.

 

(De la biographie inédite d'Helen.) Traduction libre. 

 

Servir Jésus – Apôtres de Jésus 

  • Car je n’ai besoin que de ceci : que tu entendes les paroles que je prononce, et les donnes au monde. Tu es ma voix, mes yeux, mes pieds, mes mains, par lesquels je sauve le monde. Livre d’Exercices p.342 (9)

Cela ne signifie pas enseigner les principes d’« Un Cours en Miracles » aux autres personnes. Mais signifie plutôt enseigner le pardon (en pratiquant) plutôt que le jugement dans nos vies quotidiennes.

  • N’enseigne pas que je suis mort en vain. Enseigne plutôt que je ne suis pas mort en démontrant que je vis en toi. T224 (70) 

 

Michael DAWSON

 

Traduction libre par Stella PILON– octobre 2011

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:16

Un outil puissant que je conseille pour tous les étudiants du Cours, surtout s'ils sont en perdition...

 

La présence de la peur est un signe infaillible que tu te fies à tes propres forces. Prendre conscience qu’il n’y a rien à craindre démontre que quelque part dans ton esprit, quoiqu’en un lieu que tu ne reconnais peut-être pas encore, tu t’es souvenu de Dieu, et tu as laissé Sa force prendre la place de ta faiblesse. Dès l’instant que tu es désireux de le faire, il n’y a certes rien à craindre. Un Cours en Miracles. Le don

 

 

Rappelle-toi : Je ne suis jamais contrarié pour la raison à laquelle je pense. Un Cours en Miracles.

 

 (Nous avons choisi l'ego comme enseignant au lieu de l’Esprit/Jésus.)

 

En se servant de l’idole d’aujourd’hui comme étant la cause d’une contrariété de quelque forme, perçue spécifiquement, servez-vous du nom de la forme dans laquelle vous voyez le désagrément ainsi que la cause que vous lui attribuez.

 

Par exemple :

 

Je ne suis pas en colère contre ____ pour la raison à laquelle je pense.

 

Je n’ai pas peur de ___ pour la raison à laquelle je pense.

 

Dites-vous : J’ai encore rejeté l’amour de Jésus, me suis jugé pour l’avoir fait, et m’en suis senti coupable, et ensuite plutôt que de rire d’une telle folie, j’ai écouté mon ego et projeté la culpabilité vers X.  Voila pourquoi je me sens en colère.  Kenneth Wapnick.

 

J’ai dû prendre la mauvaise décision, parce que je ne suis pas en paix. J’ai pris la décision moi-même, mais je peux aussi prendre une autre décision. Je veux prendre une autre décision, parce que je veux être en paix. Je ne me sens pas coupable, parce que le Saint-Esprit défera toutes les conséquences de ma mauvaise décision si je Le laisse défaire. Je choisis de Le laisser défaire, en Lui permettant de décider de choisir Dieu pour moi. Un Cours en Miracles.  T-5.VII.6:7-11

 

Si tu es désireux de renoncer au rôle de gardien de ton système de penser et de m’en ouvrir l’accès, je le corrigerai avec beaucoup de douceur et te ramènerai à Dieu. Un Cours en Miracles.  T-4.I.4 :7

 

Je ne connais pas ce que signifie quoi que ce soit, y compris ceci. Ainsi je ne sais pas comment y répondre. Et je n’utiliserai pas ce que j’ai appris dans le passé comme lumière pour me guider maintenant.  T-14.XI.6 :7-9

 

Par ce refus d’essayer de t’enseigner à toi-même ce que tu ne connais pas, le Guide Que Dieu t’a donné te parlera. Il prendra dans ta conscience la place qui Lui revient dès l’instant que tu l’abandonneras et la Lui offriras. T-14.XI.6 :10-11

 

Tu ne connais pas la signification de quoi que ce soit que tu perçois. Il n’est pas une de tes pensées qui soit entièrement vraie. Reconnaître cela, c’est pour toi un solide début. Tu n’as pas été mal guidé; tu n’as pas accepté de guide du tout. Ton grand besoin est d’être instruit en perception, car tu ne comprends rien. Un Cours en Miracles  T-11.VIII.3:1-5

 

Ces pensées ne signifient rien. Les pensées dont j’ai conscience ne signifient rien parce que j’essaie de penser sans Dieu. Ce que j’appelle mes pensées ne sont pas mes pensées réelles. Un Cours en Miracles.  Le Don 51/rev4.

 

Chaque fois que vous êtes affligé, dites-vous "Ceci n’est pas comme je pense l’être" et ouvrez-vous à l’Esprit en demandant Son aide pour voir la situation comme elle l’est vraiment.

 

(L’aide est reçue)

 

Michael Dawson

 

 

Pour rappel, il y a aussi cet bel article à relire si vous traversez une période difficile plein de défis émotionnels: http://axial-media.over-blog.org/article-le-baiser-de-la-grace-45853662.html

 

 

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8 septembre 2011 4 08 /09 /septembre /2011 19:26

C’est (le monde) le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. Ce qu’un homme pense, il le perçoit. « Un Cours en Miracles » T-21.Int.1

 

Le monde est neutre.

 

Un enseignement majeur dans « Un Cours en Miracles » est que le monde est neutre. Il ne possède aucune signification en lui-même et de lui-même. Nous lui donnons un sens. Il s’en trouve seulement deux, soit celui du Saint-Esprit ou celui de l'ego. L’ego est la pensée qu’être séparé est préférable à être un avec tout. Le système de pensée du Saint-Esprit signifie que nous sommes parfait, innocent, des êtres spirituels éternels et que le monde observable de séparation dans lequel nous semblons vivre est une illusion.

 

L'ego se presse à entrer afin de donner de la valeur au monde. Il le voit comme un endroit où nous trouvons du plaisir, de la satisfaction, un statut, du pouvoir, prestige, etc. Le Saint-Esprit voit le monde comme une salle de classe de pardon. Le Cours enseigne que nous devrions regarder à l’intérieur de notre esprit avant de regarder dans le monde. Ce que nous y voyons, nous le projetons dans le monde. Si nous regardons à l’intérieur et n’y voyons que le système de pensée de l'ego, alors quand nous regarderons au-dehors, nous verrons inévitablement le monde de l'ego. C’est une perception de peur, parce que nous savons fort bien que nous allons essayer d’avoir ce que nous voulons en cherchant seulement à donner le minimum en retour. Ainsi, nous voyons des personnes avec des motifs similaires aux nôtres, et sentons devoir nous protéger du monde qui veut seulement prendre de nous. Par contraste, si nous regardons à l’intérieur et voyons l’Esprit au lieu de l'ego, nous porterons sur le monde le jugement du Saint-Esprit. Le Saint-Esprit voit les gens soit demandant de l’amour ou en donnant. Il n’y a rien d’autre.

 

Le monde que nous voyons ne fait que refléter notre propre cadre de référence intérieur — les idées dominantes, les souhaits et les émotions dans nos esprits. « La projection fait la perception » (Texte, p. 477). Nous regardons d’abord au-dedans, et nous décidons quel genre de monde nous voulons voir, puis nous projetons ce monde à l’extérieur, faisant de lui la vérité telle que nous la voyons. Ce qui le rend vrai, ce sont les interprétations que nous donnons de ce que nous voyons. Si nous utilisons la perception pour justifier nos propres erreurs — notre colère, nos impulsions à attaquer, notre manque d’amour sous n’importe quelle forme —, nous verrons un monde de mal, de destruction, de malice, d’envie et de désespoir. « Un Cours en Miracles » Préface.

 

Ceci nous emmène à l’essentiel de la première citation énoncée plus haut. Le monde lui-même n’est rien. Le fait de devenir contrarié par ce que nous voyons dans le monde est un avertissement de ce qui nous dérange dans notre esprit. Si les actions des dictateurs dans le monde nous troublent, cela laisse supposer un dictateur non guéri dans nos propres esprits. Si durant le visionnement des nouvelles, on rapporte un meurtre et que nous devenons contrarié, cela atteste notre croyance que le meurtre nous rapporte ce que nous voulons. Nous ne poserons peut-être pas le geste de tuer, mais nous croyons fort bien que l’attaque nous apportera ce que nous voulons. Le Cours déclare que même une légère irritation n’est qu’un voile qui couvre une rage intense (Leçon 21). Car il ne se trouve que deux systèmes de pensée dans notre esprit, celui de l'ego et celui du Saint-Esprit. L'ego croit en « tue et fais-toi tuer », et le Saint-Esprit croit en le pardon.

 

Bon ou mauvais

 

Rien n’est bon ni mauvais en soi, tout dépend de ce que l’on en pense.

William Shakespeare

 

Dehors au-delà des idées de bien faire ou de mal faire se trouve un champ

Je vous y rencontrerai

Rumi *

 

En voyant toute la douleur et l’horreur dans le monde, il est très facile de tomber dans le piège de voir les choses comme étant bonnes ou mauvaises. Ce jugement provient du système de pensée de l'ego présent dans notre esprit. Contrairement à celui de l'ego, celui du Saint-Esprit voit les gens ne demandant que de l’amour ou l’offrant.

 

Dans mon livre «Le livre Findhorn du pardon» je raconte l’histoire véridique d’un homme se nommant Wild Bill qui a survécu six ans dans un camp de concentration. Quand il entra dans ce camp, après avoir assisté à la fusillade de sa femme et de ses enfants, il prit la décision d’essayer à aimer tous ceux qu’il rencontrait. Il ne prit pas le parti de qui que ce soit, ce qui est la marque de l'ego. À ses yeux, chacun demandait de l’amour et il essaya d’en donner et réussit. Les Américains qui libérèrent le camp réalisèrent qu’il avait plus d’énergie qu’eux bien qu’il eut été sur une diète de famine et eut vécu dans des conditions horribles.

 

Or de ceci tu peux être sûr ; si tu ne fais que rester tranquille en laissant le Saint-Esprit entrer en relation par toi, tu auras de l’empathie pour la force et tu gagneras en force et non en faiblesse. « Un Cours en Miracles » T-16.1.2.7.

 

L’histoire plus haut est un magnifique exemple des enseignements du Cours que ce monde est neutre – ce camp façonna un saint. En mettant de côté le jugement de vrai ou faux de l'ego, Wild Bill entra dans un espace où il put devenir une aide véritable pour le monde. L’énergie lui vint disponible parce qu’elle n’était plus bloquée par le jugement. Une fois l'ego mis de côté, la sagesse et l’amour ne font qu’irradier à travers nous. Ceci ne signifie pas que le Cours excuse les camps de concentration et les pense des terrains idéaux pour former des saints. Le Saint-Esprit ne cherche pas à changer rien dans le monde, mais cherche à nous aider à le voir comme une classe de pardon où nous pouvons finalement nous éveiller à notre réalité spirituelle. C’est ce que le Cours veut dire par accepter l’Expiation – s’éveiller du rêve de séparation. Quand Wild Bill eu mis de côté tout jugement, il ne pouvait savoir préalablement comment il se conduirait dans toute situation quotidienne qu’il lui était présentée. Il était soulagé de la responsabilité et du fardeau d’essayer de figurer quelle aide pertinente semblerait la meilleure. L’histoire vraie qui suit du livre d’Adyashanti Falling into Grace illustre bien le même fait.

 

*Un des moments les plus significatifs de ma vie se produisit durant ma première retraite Zen. Le troisième jour du programme de cinq jours, le directeur de retraite Kwong Roshi, raconta une expérience de vie. Dans l’histoire, il raconta un moment qu’il venait de passer en Inde. Il se tenait dans le milieu d’une rue de terre dans un petit village tout en regardant des enfants qui jouaient sur le côté de la rue. Il remarqua qu’il y avait un seul enfant avec un visage déformé que les autres enfants taquinaient. Le garçon était un paria. Kwong ne faisait que regarder ce pauvre petit garçon et il dit : « vous savez, je me tenais là et ne sachant pas quoi faire, je me mis à pleurer ». Au moment même où il racontait l’histoire, assis dans cette posture majestueuse de méditation, avec ses robes et son joli style zen, il pleurait à cœur ouvert. C’est là que je sus véritablement la qualité de son cœur ainsi que son courage. Voici une des plus grandes autorités spirituelles en Zen assis ici devant tous pleurant sans se retenir. Sans cacher son visage ni être embarrassé. Il avait été profondément touché par la douleur de ce petit garçon et il se tenait là sur la route tout en pensant, « Que puis-je faire pour lui.».

 

Après un certain temps, il décida de marcher vers le garçon. Comme ils ne parlaient pas le même langage, Kwong prit sa main, et ils restèrent là dans le milieu de la rue ensemble, main dans la main. Kwong remarqua alors une crémerie. Il marcha avec le garçon jusqu’au magasin, il plongea dans sa poche et donna quelques sous au garçon. Il indiqua qu’il voulait que le garçon achète de la crème glacée pour tous les autres enfants, ainsi que pour lui-même. Quand le petit garçon dit aux autres qu’il était pour leur acheter de la crème glacée, il devint aussitôt le héros, le centre d’attention. Instantanément, les enfants du village l’enveloppèrent de bonheur, d’amour et d’acceptation. Ce petit garçon leur acheta tous de la crème glacée et ils souriaient. Pour un moment, ce petit garçon qui avait été exclu de la société et triste était devenu heureux, et il faisait encore une fois partie du groupe. C’était la seule chose que Kwong sut faire à ce moment. C’était un petit geste, mais un exemple du pouvoir d’un cœur et d’un esprit ouverts. Même quand il ne savait pas quoi faire, intuitivement d’une manière ou d’une autre, parce que son esprit était ouvert, il se mit à marcher vers le garçon et mit sa main dans la sienne. Pour moi, ceci est un exemple d’une action éclairée. C’est un exemple d’un esprit qui peut être incapable de figurer comment répondre, mais comment le cœur ouvert et éveillé peut montrer l’exemple et offrir quelque chose de beau dans l’instant.

 

Changer le monde

 

Lorsque nous nous sentons inciter à changer le monde que nous voyons, nous devons prendre du recul et nous demander ce qui se passe ici? Faisons-nous seulement donner un objectif à l'ego? Pour nous sentir satisfait et fier de nos bonnes intentions?

 

Ne te fie pas à tes bonnes intentions. « Un Cours en Miracles » T-18.IV.2

 

Il se trouve plusieurs œuvres de charité dans le monde. Je suis bien heureux qu’elles s’y trouvent. Plusieurs millions de personnes sur cette planète souffrent, et sont en grand besoin d’assistance. Mais que se passerait-il si à travers quelque miracle la famine était éliminée du jour au lendemain et plusieurs œuvres de charité étaient dissoutes? Tous les travailleurs de ces œuvres charitables se sentiraient-ils heureux et soulagés, ou bien n’ayant plus désormais de but, est-ce qu’un vide se ferait sentir dans la vie de certains d’entre-deux?

 

Bien sûr, si vous avez la chance d’aider quelqu'un, faites-le assurément et rapidement aussi, ne le laissez pas attendre jusqu’à ce que vous soyez parfait. Mais ne devenez pas un « faiseur de bien » professionnel. *Nisargadatta Maharaj

 

Vous pouvez être attiré aux œuvres charitables ou au salut de la planète. Le test de motivation pour le savoir, c’est quand le travail accompli ne donne pas les résultats espérés. Si ceci mène au désappointement et peut-être à la colère ou la tristesse, la motivation vient de l'ego. Au lieu, si après avoir travaillé fort sur un projet et l’avoir vu échouer, notre paix n’est pas affectée, nous saurons ne pas être attaché aux résultats – ce qui est un signe très clair de motivation d’ego. Il n’y a que deux systèmes de pensée, celui de l'ego et celui du Saint-Esprit.

 

L’amour duquel je parle émerge directement d’un fond profond de réalisation. Il n’a rien à voir avec le fait de faire la bonne chose ou d’être une bonne personne. De telles notions viennent d’un esprit égotique qui se cache sous des vêtements spirituels. Je parle d’une force d’Amour qui prend naissance au-delà de l’esprit – de la conscience elle-même.

*Adyashanti — The Impact of Awakening www.adyashanti.org

 

Dans un de mes ateliers, trois participants étaient travailleurs sociaux. Ils vinrent à moi un jour et me dirent avoir réalisé, après avoir parlé ensemble, qu’ils avaient tous les trois été motivés par la culpabilité. C’est une chose merveilleuse à voir parce qu’ils peuvent se le pardonner et permettre la possibilité, soit de continuer le travail d’une perspective différente, ou bien simplement de quitter le travail.

 

Le pardon… est calme, et tranquillement ne fait rien… Il regarde simplement, attend et ne juge pas.

« Un Cours en Miracles ». Livre d’Exercices P.418.

 

Leur discernement leur permet maintenant de voir la nécessité d’aborder leur travail sur deux niveaux. Le premier niveau et le plus important c’est qu’ils le font pour apprendre le pardon, pour trouver la paix. Le deuxième et moins important est celui d’exécuter le travail efficacement. Le monde devient leur salle de classe de pardon. Les travailleurs sociaux peuvent voir leurs bénéficiaires comme des enseignants et peuvent essayer d’être en paix avec eux. S’ils réussissent, ils deviendront une source de guérison.

 

Le thérapeute voit chez le patient tout ce qu’il n’a pas pardonné en lui-même, et ainsi une autre chance lui est donnée de le regarder, de le réévaluer, et de le pardonner. Psychothérapie : But, processus et pratique. P-2.VI.6 

 

Durant plusieurs années j’ai enseigné « Un Cours en Miracles », et donné plusieurs ateliers sur la guérison. J’ai aussi publié deux livres et maintenu un site web et un bulletin. Il y a quelques années, j’ai reçu une certaine directive qui disait « Nous t’implorons d’arrêter pour le bien de l’humanité. » Ceci me fit sursauter sur le moment, mais maintenant je trouve que c’est complètement logique. Antérieurement à ce travail, j’enseignais l’électronique. À cette époque je ne parlais que de ma tête. Je crois avoir été un professeur convenable mais qui ne connectait pas fortement avec ses élèves. Lorsque j’ai commencé à enseigner la guérison et « Un Cours en Miracles », je me suis aperçu rapidement que j’avais à changer. Alors, depuis plusieurs années j’ai appris beaucoup sur la confiance et comment ouvrir mon cœur. C’est le but de mon enseignement, et si d’autres personnes bénéficient de mes propos et bien c’est un merveilleux atout en plus.

 

La seule contribution significative qu’un guérisseur puisse faire, c’est de présenter l’exemple de quelqu'un dont la direction a été changée pour lui et qui ne croit plus à aucune sorte de cauchemars. C’est donc la lumière dans son esprit qui répondra au questionneur, qui doit décider avec Dieu que la lumière est parce qu’il la voit. « Un Cours en Miracles » T-9.V.7 (p.185) 

 

Le but de mon travail est d’apprendre le pardon. Pour quelqu'un d’autre se pourrait être le chemin du parent, du travailleur de rue, du jardinier, etc. Si une mère pouvait maîtriser les leçons constantes de pardon dans sa vie de tous les jours, elle pourrait s’éveiller à sa réalité spirituelle dans un très court laps de temps!

 

Pendant vingt ans j’ai vécu à l’intérieur et autour d’une communauté spirituelle en Écosse, appelée la Fondation Findhorn. J’ai remarqué que plusieurs se sentaient attirés à aider, ou à servir le monde. Je ne crois pas que nous ayons souvent pris du recul et dit : « Pourquoi suis-je en train de faire ceci? Est-ce une effusion d’amour spontané, ou suis-je motivé par la culpabilité, ou pour être vu comme étant bon, remplir une vie vide, ou bien faire ce qu’on attend de moi, etc.?»

 

Aux premiers jours de Findhorn, il y avait un dicton qui disait : « Le travail est l’amour en action ». Cependant, j’ai souvent remarqué que c’était réellement : « Le travail est la culpabilité en action ». J’ai travaillé quelque temps au service des Ressources humaines, et une partie de mon travail consistait à faire passer une entrevue aux éventuels nouveaux membres. Je savais que je devais leur demander s’ils étaient venus ici pour servir. Je préférais leur demander s’ils étaient venus ici pour apprendre à servir. Je crois que le service, tout comme l’amour véritable, est inconditionnel : soit que vous le fassiez ou non.

 

L’amour inconditionnel est pratiquement inconnu sur cette planète. Seulement le véritable saint qui n’a désormais plus d’ego, et qui n’a que le pur-esprit dans son esprit peut rayonner spontanément l’amour et le service véritable. Ce serait une grande erreur, menant à plus de culpabilité, de penser y être parvenu quand c’est tout le contraire.

 

Tu ne peux pas entrer en relation réelle avec n’importe lequel des Fils de Dieu si tu ne les aimes pas tous, et tous également. L’amour n’est pas particulier. Si tu distingues une partie de la Filialité pour ton amour, tu imposes la culpabilité à toutes tes relations et tu les rends irréelles. Tu ne peux aimer que comme Dieu aime. Ne cherche pas à aimer différemment de Lui, car il n’y a pas d’amour à part du Sien. Jusqu’à ce que tu reconnaisses que cela est vrai, tu n’auras aucune idée de ce qu’est l’amour.

« Un Cours en Miracles » T-13.X.11

 

Je me rappelle avoir lu l’histoire de Mère Teresa quand elle et ses sœurs ouvrirent une nouvelle maison pour les indigents à New York. Le groupe de charité local vint pour la voir et lui donner leur appréciation pour son travail. Ils la remercièrent pour son travail social. Elle sembla surprise et dit : « Je ne fais pas de travail social ». Ils lui répondirent qu’elle aidait les sans-abri et les malades. Elle répliqua avec sévérité : « Je ne fais pas de travail social, c’est moi-même que je sors du puisard. » Voici une claire démonstration qu’elle ne voyait aucune différence entre elle-même et les autres.

 

Si nous sommes inconscient de nos vrais motifs, nous pouvons facilement tomber dans le piège du « sauveteur ». Je crois que tous les gens qui sont attirés à guérir possèdent le côté ombrageux du sauveteur qui nécessite la guérison. Cela peut prendre beaucoup de temps à voir, parce que dans cette société les sauveteurs sont souvent récompensés. Ils semblent être bons, vrais et des êtres désintéressés qui consacrent leurs vies à aider les autres essayant de rendre le monde meilleur. Cependant, bien qu’ils puissent se sentir pris pour acquis ils continuent leur travail parce qu’ils ont besoin d’être nécessaires. Les sauveteurs voient les gens qu’ils aident comme étant faibles et vulnérables à s’aider eux-mêmes. En réalité, ils ne veulent pas les voir guéris car ils n’auraient plus désormais besoin d’être indispensables. Ceci n’est pas de l’aide véritable, mais une attaque. Au lieu, ils ont vraiment besoin de pratiquer l’empathie avec la force qui se trouve dans l’autre personne, pour lui montrer qu’elle est sans faute et possède en elle-même la force du pur-esprit.

 

La seule aide qui vaut la peine de donner est de libérer du besoin pour de l’aide supplémentaire. L’aide répétée n’est pas du tout de l’aide. Ne parle pas d’aider un autre, à moins que tu puisses le mettre au-delà de tout besoin d’aide.

 

Tu peux aider un autre par précepte et exemple, et par-dessus tout, par ton être. Tu ne peux pas donner ce que tu ne possèdes pas et tu n’as pas ce que tu n’es pas. Tu peux seulement donner ce que tu es – et de cela tu peux en donner sans aucune limite.

*Nisargadatta Maharaj

 

Une comparaison entre fausse et vraie guérisons d’après la perspective du Cours peut être trouvée sur mon site web pour ceux qui comprennent l’anglais. http://www.acfip.org/huh.html.

 

La conversation suivante entre le grand enseignant spirituel Ramana Maharshi et un étudiant résume bien certaines questions soulevées plus haut.

 

F.H. Humpries. Maître, puis-je aider le monde?

Ramana Maharshi : Aide-toi et tu aideras le monde.

H : Je désire aider le monde. Ne serais-je pas aidant?

R : Oui, en t’aidant toi-même tu aides le monde. Tu es dans le monde, tu es le monde. Tu n’es pas différent du monde, ni le monde différent de toi.

H : [après une pause] Maître, puis-je performer des miracles comme Sri Krisna et Jésus ont déjà fait?

R : Se trouve-t-il un d’eux, quand il les a performés, qui a senti que c’était lui qui les faisait?

H : Non Maître.

 

*De : The Master Speaks [Le Maître parle]

By Tony Crisp

 

Notre objectif ici est de nous éveiller.

 

N’importe quoi en ce monde que tu crois bon et valable et digne d’effort peut te blesser, et le fera. Non pas que cela ait le pouvoir de blesser, mais simplement parce que tu as nié que ce n’est qu’une illusion et l’as rendu réel. « Un Cours en Miracles » T-26.VI.1:1-2

 

Quand j’ai lu ceci en premier dans « Un Cours en Miracles » j’étais plutôt perplexe. Je pensais qu’avoir un centre de guérison est sûrement une chose valable et bonne? J’étais tombé dans le piège de penser que Jésus veut que nous fassions du « travail de bienfaisance », aller et guérir les malades. Si ceci s’avère être votre chemin de pardon, bien sûr faites-le. J’avais besoin de me rappeler qu’au fond je le faisais pour moi-même, pour apprendre à me guérir en aidant les autres à guérir.

 

Ma femme Salice maintenant décédée était née avec une voix intérieure à laquelle je faisais appel quelques fois pour être guidée. Je me rappelle lui avoir demandé quel était le but d’écrire mon premier livre, Healing the Cause [La Guérison Radicale]. La voix avait dit : « Pour t’amener plus près de moi, et il peut éventuellement aider les autres. » Quand plus tard, j’envisageais partir un centre pour « Un Cours en Miracles » en Tasmanie, j’ai posé de nouveau la même question, « Quel est le but de ce centre? » et la voix redit encore : « Pour t’amener plus près de moi, et il peut aider les autres ».

 

La seule responsabilité de l’enseignant de Dieu est d’accepter l’Expiation pour lui-même. Expiation signifie correction, ou le défaire des erreurs. Une fois que cela a été accompli, l’enseignant de Dieu devient un faiseur de miracles par définition. « Un Cours en Miracles » M-18.4:5-7

 

N’essaie pas de changer l'ego.

 

Le plan de l’ego pour le salut est centré sur le fait d’avoir des rancœurs. Il maintient que si quelqu’un d’autre parlait ou agissait différemment, si quelque circonstance ou évènement extérieur était changé, tu serais sauvé. Ainsi la source du salut est constamment perçue comme étant à l’extérieur de toi. Chaque rancœur que tu as est une déclaration, une assertion en laquelle tu crois et qui dit : « Si cela était différent, je serais sauvé. » « Un Cours en Miracles » Leçon 71, par.2

 

Autant le Cours nous demande de ne pas essayer de changer le monde, mais plutôt changer nos esprits sur le monde, autant il nous demande de ne pas essayer de changer nos propres ego ou ceux des autres. Ce serait un exemple de rendre l’erreur réelle. L’erreur dans ce cas est que l'ego est vu comme étant bien réel et demandant notre attention. L'ego aime prendre notre attention et cela ne lui fait rien d’être accusé de vilain aussi longtemps que nous le traitons comme étant réel. Il sait fort bien que sa vie dépend de notre croyance en lui. Et une fois que nous arrêtons d’y croire, comme nous le ferons un jour, il disparaîtra tout simplement. L'ego n’est simplement qu’une illusion qui est maintenue parce que nous croyons qu’il nous offre quelque chose que nous voulons, c'est-à-dire la séparation.

 

Alors, essayer de modifier et de changer notre ego ou celui de quelqu'un d’autre lui donne de la réalité et perpétue ainsi sa vie illusoire. Au lieu, le Cours nous demande d’accepter les gens tels qu’ils sont. Ceci ne signifie pas de se tenir là en acceptant passivement l’attaque qu’une personne peut vous faire physiquement. Si en ce moment, vous avez mis de côté tout jugement de l’autre personne, vous serez guidé vers l’action à poser. Mais par contre, si vous n’avez pas atteint cette étape d’accueillir la guidance, il pourrait être préférable de courir! Le Cours ne nous demande pas d’abandonner le gros bon sens. Si nous voulons sincèrement aider les autres, nous devons nous rappeler quelle est la véritable source d’aide. Notre tâche alors est de nous enlever du chemin afin que cette aide passe à travers nous vers l’extérieur dans le monde. Tout en apprenant à guérir et à aider les autres, ainsi serons-nous guéri.

 

Le Saint-Esprit est le seul Thérapeute. Dans toute situation où Il est le Guide, Il rend la guérison très claire. Tu ne peux que Le laisser remplir Sa fonction. Il n’a pas besoin d’aide pour cela. Il te dira exactement quoi faire pour aider qui que ce soit qu’il envoie à toi pour être aidé, et Il lui parlera par toi si tu n’interfères pas. « Un Cours en Miracles » T-9.V.8

 

Michael Dawson

 * Traduction libre

Merci a Stella PILON pour ce partage

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