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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 20:19

La joie est liberté infinie de mouvement. La joie est liberté d'expression exempte de tout jugement. Elle est liberté d'être sans peur ni culpabilité. La joie est là quand vous créez votre vie d'après vos propres critères. Elle est le mouvement sublime par lequel vous vous autorisez à être. Voilà ce qu'est la joie.


Et pourquoi la joie est-elle l'état d'être suprême ? Du fait qu'elle vous fait mouvoir avec Dieu. Et vous mouvant avec Dieu vous ne connaissez ni la jalousie, ni la colère, ni l'amertume, ni la guerre. Dans la joie, l'on ne hait pas, ni n'assiège ni ne blesse quelqu'un. Etant heureux et joyeux vous aimez Dieu, puisque le voyant partout.


Dans l'état de joie vous êtes en paix avec votre entourage, vous ne sentez en vous ni remords ni insécurité, ni peur ni manque. Dans l'état de joie vous êtes dans le contentement et la complétude, de sorte que la vie et la créativité coulent pareilles à un puissant fleuve au-dedans de vous. Etant dans la joie, vous êtes inspirés, vous atteignez aux hauteurs de la grandeur et aux profondeurs de la sensibilité.


Dans l'état de joie, la vie prend l'ardeur et l'intensité de l'aube, alors que le ciel se revêt du plus magnifique rose, que les nuages s'embrasent et que les oiseaux se mettent à chanter. Dans la joie, le corps s'arrête de vieillir, vous devenez  immortels ; la vie n'est plus une corvée mais aventure prodigieuse. Quand la joie est là, vous devenez votre royaume. Dans l'état de joie, vous découvrez l'utopie. 


Comment trouver la joie ? Chaque instant de la vie peut accorder la liberté de l'exprimer, il suffit d'en avoir le désir. Il le faut le savoir et savoir que rien ne mérite d'abandonner le bonheur et la joie...et Dieu ! Absolument rien ! Enfin, il convient de s'aimer complètement, intégralement car, le faisant, c'est Dieu qu'on aime.


Extrait du livre blanc de RAMTHA.

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Published by Christalain - dans ARTICLES DIVERS
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 19:55

De même que toute thérapie est une psychothérapie, toute maladie est une maladie mentale. C'est un jugement porté sur le Fils de Dieu - et le jugement est une activité mentale. Le jugement est une décision, prise et reprise, contre la création et son Créateur. C'est une décision de percevoir l'univers tel que tu l'aurais toi créé. C'est une décision selon laquelle la vérité peut mentir et doit être mensonge. Que peut alors être la maladie, sinon une expression de chagrin et de culpabilité ? Et sur quoi pourrait-on pleurer, sinon sur sa propre innocence ?


Dès que le Fils de Dieu est vu coupable, la maladie est inévitable. Elle a été demandée et elle sera reçue. Et tous ceux qui demandent la maladie se sont maintenant eux-mêmes condamnés à chercher des remèdes inefficaces, parce qu'ils placent leur foi dans la maladie et non dans le salut. Il n'y a rien qu'un changement d'état d'esprit ne puisse affecter, car toutes les choses extérieures ne sont que les ombres d'une décision déjà prise. La décision changée, comment ses ombres pourraient-elles rester inchangées ? La maladie ne peut être que l'ombre de la culpabilité, grotesque et laide puisqu'elle singe une difformité. Si l'on voit une difformité comme étant réelle, comment les ombres ne pourraient-elles pas en être déformées ?


U
ne fois prise la décision de la réalité de la culpabilité, la descente pas à pas aux enfers suit un cours inévitable. Maladie, mort et détresse parcourent maintenant la terre en vagues incessantes, parfois toutes ensemble, parfois en un sinistre défilé. Pourtant, pour réelles qu'elles apparaissent, toutes ces choses ne sont que des illusions. Qui, une fois qu'il s'en est rendu compte, pourrait avoir foi en elles ? Et qui pourrait ne pas avoir foi en elles avant de s'en être rendu compte ? La guérison est thérapie ou correction; nous l'avons déjà dit et nous le dirons encore: toute thérapie est une psychothérapie. Guérir les malades, c'est simplement leur apporter cette prise de conscience.


Le mot " soigner " est tombé en disgrâce chez les thérapeutes les plus " respectables " de ce monde et ce, à juste titre, car aucun d'entre eux ne peut soigner et il n'en est pas un seul qui comprenne la guérison. Au pire, ils ne font que rendre le corps réel dans leur propre esprit puis, l'ayant fait, ils cherchent une magie par laquelle guérir les maux dont leur esprit a doté le corps. Comment un tel processus pourrait-il soigner ? C'est ridicule du début à la fin. Mais comme il a débuté, il lui faut se finir de la même façon. C'est comme si Dieu était le diable et devait être trouvé dans le mal. Comment l'amour pourrait-il être là ? Et comment la maladie pourrait-elle soigner ? Ces deux questions n'en forment-elles pas une seule ?



Au mieux - encore pourrait-on mettre en question l'utilisation de ce terme ici -, les " guérisseurs " du monde peuvent reconnaître l'esprit en tant que source de la maladie. Mais leur erreur réside dans la croyance selon laquelle l'esprit peut se soigner lui-même. Il y a quelque mérite à cela dans un monde où le concept de " degrés d'erreur " a un sens, mais leurs soins ont nécessairement un effet temporaire, ou bien une autre maladie remplace la première, car la mort n'a pas été vaincue avant que ne soit comprise la signification de l'amour. Et cela, qui peut le comprendre sans la Parole de Dieu, Que Dieu donne au Saint-Esprit comme le don qu'Il te fait ?


Toute maladie peut être définie comme le résultat d'une vision du moi: un moi faible, vulnérable, mauvais, menacé et avec le besoin d'une défense constante. Mais si le moi était réelle­ment comme cela, la défense en serait impossible. Il faut par conséquent rechercher des défenses de type magique qui doivent surmonter toutes les limites perçues dans le moi, tout en forgeant un nouveau concept du moi au sein duquel l'ancien ne puisse pas revenir. En un mot, l'erreur est acceptée pour réelle et on s'en occupe avec des illusions. Comme la vérité est portée devant les illusions, la réalité devient maintenant une menace et on la perçoit comme mauvaise. On se met à avoir peur de l'amour parce que la réalité est amour. On ferme de cette façon le cercle contre les " incursions " du salut.


La maladie est par conséquent une méprise qui a besoin d'être corrigée et comme nous y avons déjà insisté, une correc­tion ne peut être accomplie en établissant d'abord la " justesse " de la méprise pour ensuite y passer outre. Si la maladie est réelle, il ne peut y être passé outre en vérité, car passer outre à la réalité, c'est de la démence. C'est cela cependant l'objec­tif de la magie: rendre vraies des illusions à travers une perception fausse. Cela ne peut pas guérir, car c'est contraire à la vérité. On peut y substituer un petit moment une illusion de santé, mais pas pour longtemps. La peur ne peut pas être longtemps cachée par des illusions, car elle en fait partie. Elle s'échappera et prendra une autre forme, puisqu'elle est la source de toutes les illusions.


La maladie est démence parce que toute maladie est une maladie mentale, et là il n'y a pas de degrés. Une des illusions par laquelle on perçoit la maladie comme réelle est la croyance d'après laquelle elle varie en intensité, que le degré de menace diffère selon la forme qu'elle prend. C'est en cela que réside la source de toutes les erreurs, car toutes ne sont que des tentatives d'établir un compromis en ne voyant qu'un tout petit peu de l'enfer. Il s'agit là d'une mascarade si étrangère à Dieu qu'elle doit être inconcevable à jamais. Mais les déments y croient parce qu'ils sont déments.


Un fou défendra ses propres illusions parce que c'est en elles qu'il voit son salut à lui. Aussi attaquera-t-il celui qui essaie de l'en sauver, en croyant que ce dernier est en train de l'attaquer. Ce curieux cercle d'attaque-défense est un des problèmes les plus difficiles dont doit s'occuper le psychothéra­peute. C'est en fait sa tâche centrale: le coeur de la psychothé­rapie. Le thérapeute est vu comme quelqu'un qui est en train d'attaquer la possession à laquelle le patient tient le plus: son image de lui-même. Et comme cette image est devenue la sécurité du patient telle qu'il la perçoit, le thérapeute ne peut être vu que comme une source réelle de danger, à attaquer, voire à tuer.


Le psychothérapeute porte alors une responsabilité énorme. Il doit faire face à l'attaque sans attaquer, et donc sans défense. C'est sa tâche de démontrer que les défenses ne sont pas nécessaires et que l'état sans défense est force. Tel doit être son enseignement, si sa leçon est que la santé mentale est sécurité. On ne peut trop fortement insister sur le fait que les déments croient que la santé mentale est une menace. Il s'agit là du corollaire du " péché originel ": la croyance que la culpabilité est réelle et pleinement justifiée. C'est par conséquent la fonction du psychothérapeute d'enseigner que la culpabilité, étant irréelle, ne peut être justifiée. Mais elle n'apporte pas non plus la sécurité. Aussi doit-elle rester autant non désirée qu'elle est irréelle.


La doctrine simple du salut est le but de toute thérapie: délivre l'esprit du fardeau insensé de la culpabilité qu'il porte avec tant de lassitude, et la guérison est accomplie. Le corps n'est pas soigné. Il est simplement reconnu pour ce qu'il est. Correctement vu, on peut en comprendre le but. Quel besoin de maladie y a-t-il alors ? Ce simple changement opéré, tout le reste suivra. Il n'y a aucun besoin d'un changement compliqué. Il n'y a aucun besoin de longues analyses, de discussions et de recherches lassantes. La vérité est simple, car elle est une pour tous.

Extrait de : PSYCHOTHÉRAPIE: 
Objectif, processus et pratique (Une extension des principes d'Un Cours en Miracles)  Traduction Christian Gauchet

Source : http://uncoursenmiracles.wordpress.com

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 18:25

Bien que théorique par sa forme livresque, l'enseignement de "A Course in Miracles" exige une pratique soutenue, car c'est par l'observance rigoureuse de ses principes face aux événements de sa vie que l'élève fera l'expérience qui le convaincra de ses bienfaits. D'ailleurs, cette pratique est proposée d'emblée sous forme de 365 leçons - une pour chaque jour de l'année.


Pour accomplir le but de cet enseignement qui est d'atteindre et de préserver l'état de paix, condition absolue qui permet à l'esprit de se souvenir de Dieu (T. 24-Intro), les moyens et leurs applications sont déclinés tout au long de ses pages selon une logique parfaite. Disons que le moyen principal consiste à apprendre à se connaître soi-même, afin que l'élève différencie son vrai Soi de son faux moi. Pour ce faire, les leçons vont enclencher un processus de dévoilement de son système de penser qui, au fur et à mesure que l'élève progresse dans son apprentissage, va lui révéler la construction artificielle - sa fabrication - qu'il appelle la réalité (qui n'est que haine) qui fait obstacle à la réalité (qui n'est qu'Amour) telle que Dieu l'a créée.


La première leçon, sans doute la plus difficile, propose une affirmation qui va tout droit au but : ce qui est vu (dans cette pièce, par cette fenêtre, dans ce lieu) n'a aucune signification, car, affirme la seconde leçon, c'est l'élève qui a donné à ces choses toute la signification qu'elles ont pour lui. Les exercices suivants démontent progressivement la construction factice et spécieuse de la perception de l'élève, perception qui ne repose que sur sa façon de penser erronée. Car ses pensées n'ont aucune signification : elles ne sont en rien différentes des choses qu'il voit, et si elles le perturbent, c'est parce qu'il leur a attribué une signification qu'elles n'ont pas (L. 3 à 6).


Ainsi apprend-il à faire un lien entre ses propres pensées et ce qu'il voit : or ce qu'il voit n'est qu'une trace qui est déjà passée. En fait, il ne voit pas le présent parce que son esprit est préoccupé par le passé (L.7 et 8). Si l'élève accepte que ses pensées sont sans signification, il aura fait un grand pas qui le conduira à reconnaître que percevoir un monde sans signification ne peut qu'engendrer la peur (L. 13). La bonne nouvelle, cependant, c'est que Dieu ne peut avoir créé un monde sans signification (L. 14). Cependant, l'élève ne perçoit toujours qu'une forme de vengeance (L. 22) : ce qui indique que son interprétation est fausse ; mais son erreur peut être rectifiée.


Petit à petit, l'élève est conduit en douceur à observer ce qu'il pense, à considérer à nouveau ce qu'il croit et pourquoi il le croit, puis, progressivement, à remettre certaines de ses croyances en cause ; à douter de ses interprétations hâtives qui classifient tout ce qui arrive en « bon » ou en « mauvais » ; à penser autrement aux choses qu'il perçoit. Chaque leçon réaffirme et soutient sa décision de « voir autrement », ce qui l'amène à reconsidérer ses pensées d'attaque et à y renoncer (L. 23). Car en voyant le monde et les autres autrement, en cessant de les attaquer et de les condamner par ses jugements, il apprendra à se percevoir lui-même de façon plus bienveillante.


S'il persévère dans cette voie de développement de son attention consciente, d'observation et de réflexion, il apprendra aussi qu'il ne sera plus jamais seul car il pourra compter sur l'aide de la Voix pour Dieu, Voix intérieure Qui le conseille et le guide, si toutefois il en fait la demande consciente : c'est la définition de l'Esprit Saint. Une seule condition pour l'entendre : faire taire la voix de l'ego. C'est justement cela que lui enseignera ce Cours.


Le texte théorique est au service de ce processus d‘apprentissage en développant l'intégration des lois métaphysiques et spirituelles qu'il explique et démontre. Mais surtout, sa lecture, bien que difficile pour beaucoup, oblige l'élève, par la concentration et la cohérence de la pensée qu'elle développe petit à petit, à s'identifier d'abord à son propre esprit, puis de plus en plus au pouvoir sans limite de l'esprit unifié (Soi), pour abandonner définitivement, parce qu'il y aura renoncé consciemment, son attachement à l'image rageuse et impuissante de son moi.


Pour résumer, disons que les applications pratiques de cet enseignement correctement compris ont pour conséquence d'amener l'élève qui le désire vraiment à s'identifier exclusivement à l'Esprit Un, à Soi, c'est-à-dire au Fils de Dieu, spirituellement uni à sa Cause.


Alors, se sachant innocent, il sera joyeux; son esprit n'étant plus divisé en lui-même, il sera en paix ; sa perception unifiée le rendant à sa réalité, il sera éveillé


Michèle-Rose WAINHOUSE

Source : http://www.rienquedessonges.com

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 18:13

Le Sentier de la Réalisation Cosmique, c'est le Chemin du Mariage Parfait. Victor Hugo, le grand humaniste initié, écrivait, au sujet de l'homme et de la femme :




« L'homme est la plus élevée des créatures ; la femme est le plus sublime des idéaux.


Dieu a fait pour l'homme un trône ; pour la femme un autel. Le trône exalte ; l'autel sanctifie.


L'homme est le cerveau, la femme le cœur. Le cerveau fabrique la lumière ; le cœur produit l'Amour. La lumière féconde ; l'Amour ressuscite.


L'homme est fort par la raison ; la femme est invincible par les larmes. La raison convainc ; les larmes émeuvent.


L'homme est capable de tous les héroïsmes ; la femme de tous les martyres. L'héroïsme ennoblit ; le martyre sublime.


L'homme a la suprématie ; la femme la préférence. La suprématie signifie la force ; la préférence représente le droit.


L'homme est un génie, la femme un ange. Le génie est incommensurable ; l'ange indéfinissable.


L
'aspiration de l'homme, c'est la suprême gloire ; l'aspiration de la femme, c'est l'extrême vertu. La gloire fait tout ce qui est grand ; la vertu fait tout ce qui est divin.


L'homme est un Code ; la femme un Evangile. Le Code corrige ; l'Evangile parfait.


L'homme pense ; la femme songe. Penser, c'est avoir dans le crâne une larve ; songer, c'est avoir sur le front une auréole.


L'homme est un océan ; la femme est un lac. L'Océan a la perle qui orne ; le lac, la poésie qui éclaire.


L'homme est un aigle qui vole ; la femme est le rossignol qui chante. Voler, c'est dominer l'espace ; chanter, c'est conquérir l'Ame.


L'homme est un Temple ; la femme est le Sanctuaire. Devant le Temple nous nous découvrons ; devant le Sanctuaire nous nous agenouillons.


L'homme est placé où finit la terre ; la femme où commence le ciel ».


Ces phrases sublimes du grand initié humaniste Victor Hugo invitent à vivre le Sentier du Mariage Parfait.


Source « le mariage parfait » de Samael Aun Weor

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25 juillet 2008 5 25 /07 /juillet /2008 18:01

« La question n'est pas : quand allez-vous apprendre, mais quand allez-vous agir à partir de ce que vous avez déjà appris ? »




La nouvelle spiritualité n'est pas pour demain penseront certains, pourtant, l'humanité se voit acculée devant un choix pressant. Soit elle change un certain nombre de ses croyances, et donc de ses comportements, soit elle garde le cap actuel et se dirige vers l'autodestruction. Il ne s'agit pas là de vagues prophéties astrologiques, mais de certitudes scientifiques. Tous les indicateurs sont passés au rouge au fil des années: bouleversements climatiques, pollution généralisée, massacre de la faune et de la flore, explosion démographique, tarissement des ressources énergétiques, montée des extrémismes religieux et des nationalismes, augmentation de la peur et de ses corollaires : le « tout-sécuritaire », l'extinction des libertés, le repli communautaire.


Il faut être naïf ou inconscient pour croire à l'avènement d'un monde de paix, de joie et de prospérité sans une modification profonde de nos valeurs, un changement massif de conscience. Mais les grands dirigeants mondiaux rivalisent de cynisme en s'appliquant à nous persuader du contraire. Il existe pour eux un danger encore plus important que l'agonie de notre planète : c'est la libération des gens et donc la remise en cause du pouvoir de contrôle des leaders, c'est le spectre de l'anarchie, de l'abolition des privilèges. Le conservatisme et le retour aux anciennes valeurs sont remis à la mode, et pour cause : plus un peuple pense de façon uniforme et unanime, plus il est facile à diriger (et plus la pilule est facile à digérer).


Il ne s'agit pas de renoncer à toutes les valeurs passées, ni à celles d'avant-garde d'ailleurs, mais seulement de se souvenir de ce qui fonctionne ou pas selon ce que nous cherchons à faire et à être (et généralement, l'homme cherche à être heureux). Comme on l'a vu précédemment, l'homme a la fâcheuse manie de tout juger, y compris ses proches, tout étiqueter et ranger dans des cases. « Si les conservateurs ont tort, alors les libéraux ont raison ». C'est « bien » ou c'est « mal », c'est noir ou blanc...etc.  Cette bipolarisation intellectuelle héritée de nos vieilles croyances  limite fortement notre vision de la vie. Une conscience supérieure permet de faire cohabiter deux vérités apparemment contradictoires car finalement, tout n'est question que de perspective. Pour reprendre un exemple de la trilogie CAD, les évolutionnistes comme Darwin ont eu raison de croire que la vie s'est élaborée progressivement au fil des millénaires, mais du point de vue de Dieu (et des créationnistes) pour qui le temps n'existe pas, le monde a été crée en un clin d'œil.


Une grande part de l'humanité s'est laissée endormir pour ne pas voir toutes les contradictions des anciennes croyances qui dirigent sa vie. En occident, la population est bercée par la promesse du miracle technologique censée résoudre tous ses problèmes. Pourtant, malgré les téléphones portables, les appareils photos numériques, la télévision par satellite, l'accès à internet ou les automobiles bourrées de gadgets, les gens ne sont pas plus heureux qu'il y a cinquante ans. Manifestement, il y a quelque chose qui ne tourne pas rond. Certes, une fois de plus, toutes ces technologies ne sont ni « bonnes », ni « mauvaises » en soi, tout dépend de la façon dont elles sont utilisées. La télévision, par exemple  nous apporte le meilleur comme le pire, la question est de savoir quelle est l'indépendance d'esprit, le sens critique de ceux qui la regarde et leur résistance à la manipulation mentale. 


A toutes les époques, des voix se sont élevées pour tenter de nous réveiller. Qu'ils soient scientifiques, philosophes, écrivains, réalisateurs, chanteurs, chercheurs, ou artistes, des hommes ont cherché à nous communiquer une plus grande vision de la vie, l'existence d'une plus grande réalité et le cas échéant, d'une moins grande souffrance. Certes, le monde a évolué, mais de manière unilatérale et déséquilibrée entre la science de l'objet et la science de l'âme, entre le savoir-faire et le savoir-être. A l'heure actuelle, une nouvelle vague semble enfin parvenir à trouver un écho. Je ne connais pas tous les auteurs qui sont cités dans l'œuvre de Neale car ils sont nombreux (et pas toujours traduits en français). Cependant, pour avoir étudié certains d'entre eux, ainsi que d'autres messagers non évoqués par Neale, je peux affirmer que de nombreuses idées fondamentales, voir révolutionnaires sont enfin partagées à travers le monde. Quand allons-nous les entendre ?

Il est vrai qu'il n'est pas toujours facile de reconnaître leurs parentés compte-tenu des différences de style, de mots, de contexte, de culture.


« Il n'y a pas d'autres chemins que celui qu'on trace en avançant ». 


On pourra objecter qu'il s'agit là de belles théories, de simples mots, d'utopie. Effectivement,  les livres de Neale n'apporteront pas forcément l'effervescence escomptée à leurs lecteurs. Certains d'entre eux préféreront peut-être gravir les montagnes de la connaissance et de la vérité par d'autres versants, d'autres approches. Dans ce cas, ils n'auront rien perdu et auront alors une idée plus précise de ce qu'ils recherchent. Ils ne tarderont pas à trouver le « bon messager ». Quand l'élève est prêt, le maître apparaît. 


Même si les écrits de Neale nous enthousiasment, il ne faut pas croire qu'il suffise d'une lecture pour transformer sa vie (dans le cas où on le souhaite bien sûr). C'est sans compter sur l'incroyable inertie de notre psychisme avec ses habitudes, ses traumatismes, ses croyances et ses valeurs incrustées depuis la plus tendre enfance.  La personne motivée saura intuitivement qu'il est nécessaire de revenir régulièrement sur l'œuvre, de repenser sa vie à chaque instant en se tournant vers l'intérieur. On peut parler d'un véritable processus de reprogrammation et d'intégration, de la genèse d'une expérience spirituelle qui se prolonge aussi longtemps qu'on le désire. En effet, comme le dit Neale, l'accomplissement du Soi n'a pas de fin. Un maître a dit un jour qu'il valait mieux voyager plein d'espoir que d'arriver au but, il ne croyait pas si bien dire : Sitôt le but atteint, un autre but nous appellera car le voyage est sans fin. L'essentiel est de vivre consciemment chaque expérience et de se demander si elle nous a aidé à grandir, si elle nous permis d'exprimer une version plus grande de nous même.  Celui qui atteint la maîtrise choisit chacune de ses expériences.  Nous pouvons tous devenir des maîtres, c'est la promesse de DIEU.


En attendant, même si le chemin est  encore long. Je remercie vivement Neale de nous avoir fait partager son expérience, il est vrai, extraordinaire. Ses conversations avec Dieu transforment doucement mais sûrement la vie dans un sens positif, ce qui prouve à mes yeux leurs  valeurs. Lire  ces merveilleux dialogues constitue  pour les gens réceptifs une véritable expérience spirituelle. Je terminerai donc par cette citation du grand maître indien Sri Aurobindo : 


« La valeur d'une expérience se mesure à son pouvoir de transformation de la vie ».


Et si vous ne deviez retenir qu'une phrase dans ces livres extraordinaires, je vous conseillerais de retenir celle-ci : 


« Nous sommes ce que nous croyons être ».


Christalain - 2004.

A suivre : Postface: 4 ans plus tard, quel regard sur ces conversations avec Dieu ?


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Published by Christalain
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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 18:05

1. Jésus est la manifestation du Saint-Esprit, Qu'il a appelé à descendre sur terre après être monté au Ciel, ou s'être complètement identifié au Christ, le Fils de Dieu tel qu'Il L'a créé. 2 Le Saint-Esprit, étant une création du seul Créateur, créant avec Lui et à Sa ressemblance ou dans Son pur-esprit, est éternel et n'a jamais changé. 3 Il fut "appelé à descendre sur terre" en ce sens qu'il était maintemant possible de L'accepter et d'entendre Sa Voix. 4 Sa Voix est la Voix pour Dieu et Elle a donc pris forme. 5 Cette forme n'est pas Sa réalité, que Dieu Seul connaît avec le Christ, Son Fils réel, Qui fait partie de Lui.


2. Le Saint-Esprit est décrit tout le long du cours comme Celui Qui nous donne la réponse à la séparation et nous apporte le plan de l'Expiation, établissant le rôle particulier que nous y jouons et nous montrant exactement ce qu'il est. 2 Il a établi Jésus comme meneur dans l'exécution de Son plan puisqu'il fut le premier à compléter parfaitement son propre rôle. 3 Tout pouvoir dans le Ciel et sur la terre lui est donc donné, et il le partagera avec toi quand tu auras rempli le tien. 4 Le principe de l'Expiation fut donné au Saint-Esprit bien avant que Jésus ne le mette en marche.


3. Le Saint-Esprit est décrit comme le Lien de Communication restant entre Dieu et Ses Fils séparés. 2 Pour remplir cette fonction particulière, le Saint-Esprit a assumé une double fonction. 3 Il connaît parce qu'Il fait partie de Dieu; Il perçoit parce qu'Il a été envoyé pour sauver l'humanité. 4 Il est le grand principe correcteur; le porteur de la perception vraie, le pouvoir inhérent à la vision du Christ. 5 Il est la lumière dans laquelle le monde pardonné est perçu; dans laquellle la seule face du Christ est vue. 6 Il n'oublie jamais le Créateur ni Sa création. 7 Il n'oublie jamais le Fils de Dieu. 8 Il ne t'oublie jamais. 9 Et Il t'apporte l'Amour de ton Père dans un rayonnement éternel qui ne sera jamais oblitéré parce que Dieu l'a mis là.


4. Le Saint-Esprit demeure dans la partie de ton esprit qui fait partie de l'Esprit du Christ. 2 Il représente ton Soi et ton Créateur, Qui ne font qu'Un. 3 Il parle pour Dieu et aussi pour toi, étant joint au Deux. 4 Par conséquent, Il est Celui Qui prouve qu'Ils ne font qu'Un. 5 Il semble être une Voix, car sous cette forme Il te dit la Parole de Dieu. 6 Il semble être un Guide à travers un pays lointain, car tu as besoin de cette forme d'aide. 7 Il semble être tout ce qui répond aux besoins que tu penses avoir. 8 Mais Il n'est pas trompé quand tu perçois ton soi pris au piège de besoins que tu n'as pas. 9 C'est d'eux qu'Il voudrait te délivrer. 10 C'est d'eux qu'Il voudrait te mettre à l'abri.


5. Tu es Sa manifestation en ce monde. 2 Ton frère t'appelle à être Sa Voix avec lui. 3 Seul, il ne peut pas être l'Aide du Fils de Dieu, car seul il n'a pas de fonction. 4 Mais joint à toi, il est le Sauveur du monde, éclatant de lumière, Dont tu as complété le rôle dans la rédemption du monde. 5 Il vous rend grâce, à toi comme à lui, car tu t'es élevé avec lui lorsqu'il a commencé à sauver le monde. 6 Et tu seras avec lui quand le temps sera terminé et que plus une trace ne restera des rêves de dépit dans lesquels tu danses sur la grêle mélodie de la mort. 7 Car à sa place l'hymne à Dieu est entendu un petit moment. 8 Et puis la Voix a disparu, non plus pour prendre forme mais pour retourner à l'éternel sans-forme de Dieu.

Source :
http://uncoursenmiracles.blogspot.com/

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 17:57

Nous allons donc explorer la relation, le fait d'être relié à autrui.  La relation est-elle un processus d'identification ? Je pose ces questions pour vous, mais c'est à vous d'y répondre. Vous êtes tous liés à quelqu'un - sans relation, en effet, nul ne peut exister. La relation que vous entretenez avec votre femme, votre petite amie, ou petit ami, se fonde-t-elle sur la pensée ? Vous pouvez dire : « Non, elle n'est pas basée sur la pensée, mais sur l'amour. » C'est le mot le plus faux, le plus frelaté jamais utilisé, car ce terme insidieux d' « amour » nous permet de fuir. Jamais nous n'affrontons la question de savoir ce qui est à la source de nos relations les uns avec les autres, intimes ou autres : est-ce la pensée ? Et si ce n'est la pensée, s'agit-il alors des sens ? Les sensations sexuelles, le sentiment, la sensation de partage, de compagnonnage, etc. - tout est basé sur la pensée. Les sens deviennent l'instrument de la pensée, qui s'identifie alors avec les sens.


C'est à vous qu'il revient de mener l'enquête, d'explorer, de chercher la réponse à ces interrogations. Il ne faut pas glisser dans un état de torpeur ou de rêve, car le fondement de toute votre existence, c'est la relation, qu'elle soit très étroite ou plus distante. L'essentiel est que vous écoutiez attentivement, avec toute la passion de la découverte. Ecoutez. Si vous voulez trouver la réponse, il n'y a pas de gourou, pas de système qui tienne : il faut rejeter tout cela pour pouvoir débusquer ce qui est à la base de votre relation. Si la base en est la pensée - ce que vous constaterez, pour peu que vous poussiez votre investigation - , la pensée étant limitée, votre relation à autrui l'est forcément aussi, or deux relations limitées engendrent le conflit. Dans toutes nos relations, nous sommes en conflit avec l'autre - mari ou femme, fille ou garçon.


De grâce, ne me condamnez pas à un monologue : nous sommes ensemble, et c'est ensemble que nous faisons sens. L'enjeu est votre propre existence. Nous essayons d'aller - non : nous allons ensemble à la découverte. « Essayer »é cela ne sert à rien ; ce n'est qu'une expression d'indolence parmi d'autres. « J'essaie de faire de mon mieux » : cela ne veut rien dire du tout. Nous devons savoir s'il existe une relation qui ne soit pas fondée sur la pensée, celle-ci n'étant autre que le souvenir, la mémoire. Vous m'avez fait du mal, et je m'en souviens. Vous m'avez donné du plaisir - sexuel ou autre - et je m'en souviens. Vous m'avez blessé, vous m'avez porté aux nues, vous m'avez réconforté : tout cela est emmagasiné en moi sous forme de souvenirs : de là naît la pensée, et je dis que je suis lié à vous. Toutes ces constatations concernent la vie normale, la vie de tous les jours. Certes, la pensée a un rôle à jouer, y compris au sein de la relation, mais y a-t-il une relation effective d'où la pensée soit totalement absente ? C'est ce que nous allons découvrir. J'espère que la question est claire de part et de d'autre.


Dans la plupart des cas, la relation est synonyme de souffrance, d'angoisse, d'identification à l'autre, de querelles, de persécutions mesquines, de jalousie, de déplaisir. Telle est la routine ordinaire des faits quotidiens. Si nous en prenons conscience en toute lucidité, sans chercher à les fuir, on peut alors se demander s'il existe une relation à l'autre qui ne soit pas basée sur la pensée, sur la mémoire. Pour répondre à cette question, il faut examiner pourquoi le cerveau enregistre. Par exemple, vous avez eu, sous le coup de l'agacement, des mots malheureux envers votre petit garçon ou votre fille, votre mari ou votre femme, ou vous avez au contraire échangé des paroles gratifiantes. Toutes ces paroles sont enregistrées. Cet enregistrement fait partie du système d'auto-protection du cerveau, qui ne peut fonctionner que dans un contexte de sécurité absolue. Ce n'est que lorsqu'il ne se sent pas en sécurité qu'il agit de manière névrotique. Quand vous êtes dans cette situation, vous allez trouver un gourou, un prêtre ou un psychologue, dont vous faites votre autorité de référence. Et le cerveau dit : « Oui, là, nous sommes en terrain sûr. »


Soyez attentifs à mes propos. Nous cherchons à savoir si, dans vos relations les uns avec les autres, dans les activités de tous les jours, il est possible de n'enregistrer ni insulte ni flatterie - s'il est possible de ne rien enregistrer du tout. Cherchez et vous trouverez. Si l'on n'enregistre rien, la relation prend une toute autre tournure. Mais est-ce possible ? Cela a l'air d'une théorie merveilleuse, d'une idée extraordinaire, comme si l'on disait : « Bon sang, s'il était possible de vivre ainsi, tout serait si simple ! » Je vous en conjure, ne traduisez pas mes propos en termes d'idées abstraites, n'en faites pas une espèce de théorie visionnaire porteuse de bonheur et d'espoir. Les souvenirs d'ordre sexuel, les images évocatrices, et tout ce qui a trait au sexe et nous y incite, sont mémorisés, emmagasinés, ravivés par le cinéma, le film, l'image. Et c'est à partir de cet enregistrement que commence la pensée. Vous est-il possible, en tant qu'être humain, de découvrir par vos propres moyens pourquoi une blessure, ou un incident agréable s'enregistrent dans la mémoire ? Cette découverte n'est possible que si toute votre attention est mobilisée. La vraie relation est dans l'absence d'identification. Mais on considère la relation avec sa femme, sa petite amie, ou son mari comme allant de soi. On y est habitué, elle fait partie de soi ; on s'est habitué à tant de choses, alors, une de plus. Or, il n'est possible d'être attentif que si l'on ne s'identifie pas à l'autre, à son esprit. Etes-vous capable de ne pas vous identifier à l'autre, et par conséquent d'avoir toute latitude d'être attentif - il ne s'agit pas d'être d'abord attentif, pour être libre ensuite, mais de ne s'identifer à personne : c'est de là que naît l'attention.


Etes-vous capable, en tant qu'être humain, de cesser de vous identifier - que ce soit à un autre, à des idées, à un groupe, à une secte ou à un gourou ? Ce qui revient à être libre - et c'est de cette liberté que naît l'attention. Comment puis-je être attentif si je me suis identifié à vous ? Vous pouvez être extrêmement affectueux et bon ; je peux avoir besoin de votre bonté, parce que je me sens seul, désespéré - et c'est ainsi que je m'identifie à vous. Vous m'y encouragez, en disant : « Ce n'est rien, mon ami, tu vas t'en sortir très vite, ça va aller. » Vous m'apportez un réconfort, sexuel ou autre, voilà pourquoi je m'identifie à vous. Dès lors que l'on s'identifie à l'autre, on crée un clivage. C'est évident. Lorsqu'il y a clivage, il y a nécessairement conflit. Pouvez-vous déceler - non pas demain, mais en cet instant même, tandis que vous êtes assis là à m'écouter - si vous vous êtes déjà identifié à quelqu'un d'autre ? Elargissez le spectre de l'identification aux idées, aux croyances, aux dogmes, à Jésus, à Bouddha, à des idéologies, d'ordre national ou autre. Commencez par ce qui vous est le plus proche, pour élargir ensuite votre examen. Nous avons trop tendance à explorer large plutôt que de commencer par ce qui nous touche de près.


Etes-vous capable de déterminer si vous êtes concerné par cette identification à autrui ? Dès l'instant où vous dites « ma fille » ou « mon fils », vous êtes pris au piège. Des mots comme « ma femme », « mon mari » vous aliènent, car ce sont de véritables bombes émotionnelles. Vous vous laissez manipuler par les mots, alors que si vous échappez à l'identification, et par conséquent à l'influence du contenu émotionnel des mots, vous pouvez faire usage de ceux-ci de manière normale et saine - et non émotionnelle. Je me demande si vous saisissez bien ?


Vous vous demandez : « Que suis-je au juste ? » Vous êtes - cela va de soi - votre nom, votre forme, votre corps, votre organisme, votre visage, mais il s'agit là de votre nature biologique, physiologique. En dehors de cela, qu'êtes-vous au juste ? Sinon le résultat de toute cette structure, de tout ce processus de la pensée ? Ne dites pas : « Je suis l'être suprême. » Une telle déclaration procède du processus de la pensée. De même, si vous dites : « Sous la fange des apparences, la divinité est en moi » cela procède encore de la pensée. Mis à part votre visage, vos cheveux bouclés - bruns, noirs ou violets, peu importe - qu'êtes-vous au juste ? Dépouillez-vous des mots, mettez-vous à nu. N'êtes-vous pas le résultat logique de mots tels que : « Je suis britannique », « Je suis russe », « Je suis catholique » , « Je suis disciple de ce gourou » ? N'est-il pas vrai que vous êtes le résultat de la pensée ? Et, nous l'avons dit, la pensée est limitée. Ce que vous êtes est donc très limité. Cette entité limitée déclare : « Je suis ceci », « Je suis cela, » « J'ai des millions de dollars », « J'ai une belle vie », ou « Je mène une existence affreuse » - tout cela reste cependant circonscrit aux limites étroites de la pensée. Les hindous inventèrent jadis cette fameuse notion qu'il nommèrent l'Atman - l'être suprême, l'absolu. Là encore, cet absolu n'est autre que le fruit de la pensée. Mais les hommes sont si crédules, si peu doués de raison, si enclins à vivre dans l'illusion et le faux-semblant qu'ils adhèrent à toutes ces notions.


Qu'en est-il de vous, une fois dépouillé de vos conclusions, de vos mots, de votre expérience ? Vous n'êtes rien. Vous êtes vide. Et, consciemment ou inconsciemment, ce sentiment de n'être rien vous fait peur : vous commencez alors à vous identifier à quelqu'un, à quelque chose, et vous croyez pouvoir combler ce vide, l'emplir d'une multitude d'idées, de relations, de connaissances, etc.


Réfléchissons un instant. Est-ce que la pensée - l'esprit - est capable d'observer ce vide, sans s'en écarter ? Comprenez-vous ma question ? C'est un autre domaine, différent, qu'il nous incombe ici d'aborder et de comprendre. En général, la tradition et le conditionnement nous incitent à l'action : il faut être actif, il faut faire quelque chose. Nous sommes habitués à ce qu'on appelle l'action « positive ». Tout ce qui ne relève pas de l'action positive est étiqueté « action négative ». Notre cerveau, notre esprit, nos habitudes obéissent à cette notion d'action positive, qui nous pousse à agir, à faire quelque chose. J'ai peur : je dois maîtriser ma peur. Je suis avide : j'agis dans le but de satisfaire ou de contrôler mon avidité. La plupart d'entre nous sont donc rodés à agir - attitude que l'on qualifie « positive » - et cette action « positive » englobe aussi la réaction opposée qui consiste à rester passif, à plonger dans la torpeur devant les faits, à les camoufler ou à les fuir.


Ce que nous suggérons - n'acquiescez surtout pas, mais examinez la suggestion - c'est qu'il existe un autre type d'action : une non-action, sans aucun lien avec l'action « positive ». La non-action, n'est pas l'opposé de l'action. L'action, étant fondée sur la pensée, reste très limitée, alors que la non-action, étrangère à tout lien avec un contraire, est d'un ordre tout à fait différent.


Si vous avez écouté attentivement, vous m'aurez entendu mentionner que l'identification à autrui engendrait un clivage entre vous et l'autre, car elle a pour origine votre propre vacuité, votre solitude, votre désir de fuir face à vous-même. Mais dans cette fuite, votre solitude demeure. Vous avez beau vous identifier à un autre, la solitude est là. D'où le clivage, les querelles, le divorce entre vous et l'autre ; il s'ensuit d'interminables conflits dans la relation. Etes-vous capable d'observer ce processus d'identification, d'en cerner les causes, tout en vous abstenant de toute action « positive », de toute intervention ?


KRISHNAMURTI -  Extrait de la quatrième causerie publique à Saanen, le 16 juillet 1978.

Source : krishnamurti-france.org

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 17:42

« La sagesse ne consiste pas à donner toutes les bonnes réponses, mais à poser toutes les bonnes questions ».


La nouvelle spiritualité est empreinte d'humilité et ne renferme aucune doctrine d'exclusivité. Il s'agit d'un système ouvert, en croissance et en expansion continue, provenant de la vie même et de l'expérience cumulative de ceux qui la vivent. Le temps d'un Dieu dont les messages sont contenus dans un seul texte sacré, une seule bible, une seule doctrine, est révolu. Ainsi, Les « conversations avec Dieu » ne doivent surtout pas se changer en « nouvelle religion ».


« Ces ouvrages ont une grande valeur - mais seulement en tant qu'expérience individuelle d'un être humain. Dans ce contexte, leur valeur est inestimable. Changés en « texte officiel » ou en une source sacrée de quelque nouvelle forme d'expression spirituelle, ils pourraient s'avérer dangereux, Et vous aussi » .


La  nouvelle spiritualité ne condamne pas la religion traditionnelle car elle recèle malgré tout des trésors, elle cherche à l'élargir, la rajeunir, l'inclure dans le processus par lequel la vérité divine est continuellement révélée. Elle nous invite à en examiner de façon critique chaque facette pour déterminer ce qui a du sens, ce qui est fonctionnel ou pas. Elle s'ouvre à toutes les formes de recherche sincère et honnête de la sagesse.


« Ne tiens rien pour acquis, ne crois rien sur parole, et ne suis pas la foule  parce que c'est ce qu'il y a de plus facile ».


Quand viendra l'ère de la nouvelle spiritualité, les religions établies cesseront de lutter entre elles, elles ne s'imagineront plus avoir toutes les réponses. Elles ne déclareront plus qu'une chose puisse exister en dehors de Dieu. Elles comprendront  que le diable est un état d'esprit et auront la certitude de l'omniprésence  de Dieu, de la perfection universelle. Les gens se rassembleront dans un mouvement populaire « des droits civils de l'âme » pour élargir les esprits et non les influencer. Ils mettront fin à l'oppression de l'humanité par sa croyance en un Dieu vaniteux, violent et vengeur. Ils retrouveront l'innocence des anges qui n'est pas basée sur l'ignorance mais sur une vraie connaissance.


« Ce genre d'innocence née de la compréhension profonde a une pureté particulière que vous appelez divinité ».


A l'ère de la nouvelle spiritualité, l'idée que la politique et la spiritualité ne font pas bon ménage sera abandonnée car de toutes façons, la politique est notre spiritualité telle qu'elle est démontrée. L'humanité commencera à entretenir en commun une plus grande proportion de croyances fondamentales, ce qui instaurera une norme plus uniforme d'expression politique dans le monde, et donc des risques de conflits amoindris. Eliminer Dieu de la politique n'est pas possible car la pulsion vers lui est cellulaire : même les athées ne peuvent le neutraliser par le simple pouvoir d'un processus mental de négation : l'athéisme est une réaction apprise. Ainsi, les gouvernements qui ont tenté de l'éliminer du paysage social se sont effondrés (comme l'union soviétique).


« Les membres de la société sauront clairement ce qui est dans leur intérêt commun et comment arriver à le déterminer sans chamaillerie, ni querelles, ni batailles, et sans plus jamais de conflits violents ».


A l'ère de la nouvelle spiritualité, toutes les considérations économiques, mercantiles et commerciales feront partie d'une approche systémique de la création d'un mode de vie et de la construction d'une société viable pour tout le monde. L'impact social et environnemental de chaque décision sera mieux pris en compte. Le but des entreprises ne sera plus de rapporter des gains à ses propriétaires mais d'améliorer la qualité de vie humaine. La richesse sera définie non pas en tant que biens et pouvoirs, mais en tant qu'accès et bonheur. Actuellement, biens des humains versent une somme énorme pour détenir des objets qu'ils n'emploient qu'une minuscule fraction du temps où ils les possèdent. Un même appareil électroménager, par exemple sera utilisé en temps partagé avec un coût bien plus abordable pour chacun, et un impact écologique positif.


L'économie sera transparente et localisée avec des communautés autosuffisantes. Aucune quantité disproportionnée de richesse et de ressources sera retenue par une minorité et la pauvreté n'existera plus. Il sera reconnu que les ressources naturelles appartiennent à tous. Des outils tels que le revenu minimum garanti, le logement à coût abordable, la médecine préventive et l'éducation pour tous permettront d'éliminer une grande part de souffrance, de misère et de désespoir.


« Chaque être humain a droit aux choses fondamentales de la vie et à la capacité de survivre ».


L'éducation est l'outil le plus important qui puisse servir à la transformation de l'humanité. Dans ce domaine,  les adultes auront les outils nécessaires pour rendre aux enfants le don de leur propre imagination. Les jeunes ne seront plus obligés d'entrer dans d'impitoyables compétitions pour être « le meilleur ». La coercition et la punition ne feront pas partie du processus éducatif car elles ne font qu'interrompre un comportement sans le modifier. On amènera les enfants à créer, plutôt qu'à reproduire des programmes institutionnels. L'accent sera mis sur l'augmentation de la sensibilité, de la compréhension, de la compassion, de l'acceptation, de la célébration et de l'appréciation des merveilles de la vie. Les enfants feront l'expérience de concepts de la vie avec un fait, une équation, une méthode ou une formule non pas à apprendre comme une fin en soi, mais à utiliser comme un moyen : ils apprendront l'humanité avant d'apprendre une matière. Ils pourront se regrouper naturellement selon leur intérêt dans des communautés d'apprentissage, quelque soit leur age, leur sexe, leur culture ou leur race.


« Les bons enseignants n'essaient pas de faire entrer des notions, mais plutôt de faire sortir quelque chose de chaque étudiant ».


De telles transformations de la société pourront préfigurer ensuite la vision d'une civilisation hautement évoluées telle qu'elle a été décrite dans le chapitre précédent. Pour l'heure, il est urgent de s'éloigner du précipice et pour qu'une réelle mutation s'opère, il est nécessaire que l'humanité atteigne une masse critique.  Celle-ci n'est pas très élevée, il suffit un faible pourcentage  de la population (moins de 5 % ) pour déclencher un « effet domino ».


Ce qu'il faut à présent , c'est un petit nombre de gens désireux de devenir (dans leur pays, leur ville, leur village, leur quartier, leur église, leur synagogue, leur temple, leur mosquée, leurs salles communautaires, leurs réunions de partis politiques et même chez eux) le premier domino.


 A l'échelle individuelle,  le processus d'évolution se déroulera  bien plus rapidement pour ceux qui choisissent de créer consciemment leur façon  d'évoluer. Pour ceux qui se considèrent comme témoins, ce processus sera beaucoup plus lent. A l'échelle collective, la vitesse de ce processus dépendra de la rapidité avec laquelle tous les « créateurs conscients » se trouveront les uns les autres pour co-créer leur avenir. Le temps des gourous et des prophètes isolés est révolu, de petits groupes « d'activisme spirituel » se construiront partout dans le monde autour de l'idée qu'il doit y avoir moyen de faire autrement. Partout, les personnes qui se sentent appelées à ce travail se découvriront les talents et les habiletés nécessaires, trouveront le temps et l'énergie.


« Dieu n'appelle pas les gens qualifiés , il qualifie les gens qui sont appelés ».


L'humanité s'éveillera d'un long sommeil et s'apercevra qu'elle a été trahie  et minée par les agents même a qui elle avait confié la sauvegarde de son bien-être : les individus, les organisations, les doctrines, les croyances qui devaient la libérer de ses souffrances. 


Dès les prochaines années, des millions d'individus seront catapultés à la limite de leur conscience et de leur compréhension, peut-être même au bord du désespoir, mais pas au point de non-retour au delà duquel la magie peut opérer. Ils déclareront leur  appartenance à l'équipe de l'humanité et reprendront leur avenir à la vitesse de l'éclair.


« Ce jour là, vous remercierez et adopterez le Dieu de demain car c'est lui qui inspirera tout cela ».


A suivre : conclusion  

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 09:26

1. Il n'est pas besoin d'aide pour entrer au Ciel car tu ne l'as jamais quitté. 2 Mais il est besoin d'aide au-delà de toi-même, circonscrit comme tu l'es par des fausses croyances sur ton Identité, que Dieu seul a établi dans la réalité. 3 Des Aides te sont données sous de nombreuses formes, bien que sur l'autel ils ne fassent qu'un. 4 Au-delà de chacun d'eux est une Pensée de Dieu, et elle ne changera jamais. 5 Mais ils ont des noms qui diffèrent pour un temps, car le temps a besoin de symboles, étant lui-même irréel. 6 Leurs noms sont légion, mais nous n'irons pas au-delà des noms que le cours lui-même emploie. 7 Dieu n'aide pas parce qu'Il ne connaît pas de besoin. 8 Mais Il crée tous les Aides de Son Fils tant qu'il croit que ses fantasmes sont vrais. 9 Remercie Dieu pour eux, car ils te conduiront chez-toi.


2. Le nom de Jésus est le nom de quelqu'un qui était un homme mais qui a vu la face du Christ en tous ses frères et s'est souvenu de Dieu. 2 Ainsi il s'est identifié au Christ, non plus un homme mais ne faisant qu'un avec Dieu. 3 L'homme était une illusion, car il semblait être un être séparé qui marchait seul à l'intérieur d'un corps qui paraissait garder son soi loin du Soi, comme le font toutes les illusions. 4 Or qui peut sauver à moins de voir les illusions puis de les identifier comme ce qu'elles sont ? 5 Jésus demeure un Sauveur parce qu'il a vu le faux sans l'accepter pour vrai. 6 Et le Christ avait besoin de sa forme pour apparaître aux hommes et les sauver de leurs propres illusions.


3. Dans sa complète identification avec le Christ ~ le Fils parfait de Dieu, Sa seule création et Son bonheur, à jamais pareil à Lui et un avec Lui ~, Jésus est devenu ce que vous tous devez être. 2 Il t'a guidé dans la voie pour que tu le suives. 3 Il te ramène à Dieu parce qu'il a vu la route devant lui et qu'il l'a suivie. 4 Il a fait une claire distinction, encore obscure pour toi entre le faux et le vrai. 5 Il t'a offert une dernière démonstration de ce qu'il est impossible de tuer le Fils de Dieu; et que sa vie ne peut être changée en aucune façon par le péché et le mal, la malice, la peur ou la mort.


4. Par conséquent, tous tes péchés ont été pardonné parce qu'ils n'entraînaient pas du tout d'effets. 2 Ainsi ce n'étaient que des rêves. 3 Élève-toi avec lui, qui t'a montré cela, parce que tu le dois à celui qui a partagé tes rêves afin qu'ils soient dissipés. 4 Et qui les partage encore pour être en union avec toi.


5. Est-il le Christ ? 2 Oh oui, avec toi. 3 Sa petite vie sur terre n'a pas suffi pour enseigner la puissante leçon qu'il a apprise pour vous tous. 4 Il restera avec toi pour te conduire de l'enfer que tu as fait jusqu'à Dieu. 5 Et quand tu joindras ta volonté à la sienne, ta vue sera sa vision, car les yeux du Christ sont partagés. 6 Allez avec lui est tout aussi naturel que d'aller avec un frère que tu connais depuis ta naissance, car c'est certes ce qu'il est. 7 D'amères idoles ont été faites de lui, qui ne voulait être qu'un frère pour le monde. 8 Pardonne-lui tes illusions et voit quel frère aimant il serait pour toi. 9 Car enfin il apaisera ton esprit et le portera avec toi jusqu'à ton Dieu.



6. Est-il le seul Aide de Dieu ? 2 Certainement pas. 3 Car le Christ prend de nombreuses formes aux noms différents jusqu'à ce que leur unité puissent être reconnu. 4 Mais Jésus est pour toi le porteur de l'unique message du Christ qui est l'amour de Dieu. 5 Tu n'en a pas besoin d'autre. 6 Il est possible de lire ses paroles et d'en bénéficier sans l'accepter dans ta vie. 7 Or il t'aiderait encore un peu plus si tu partageais tes douleurs et tes joies avec lui, puis laissais les unes comme les autres derrière toi pour trouver la paix de Dieu. 8 Mais c'est encore et surtout sa leçon qu'il voudrait que tu apprennes, et la voici :



9 De mort, il n'y en a pas, parce que le Fils de Dieu est pareil à son Père. 10 Rien de ce que tu peux faire ne peut changer l'Amour éternel. 11 Oublie tes rêves de péché et de culpabilité, et viens plutôt avec moi partager la résurrection du Fils de Dieu. 12 Et amène avec toi tous ceux qu'Il t'a envoyés pour que tu en prennes soin comme je prends soin de toi.


 
Source : 
http://uncoursenmiracles.blogspot.com/

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12 juillet 2008 6 12 /07 /juillet /2008 09:20

En raison de la difficulté à gérer leurs souffrances et du soulagement que procure le fait d'être entendus, des millions de gens dépensent des fortunes en quête de psychothérapeutes, dont le rôle consiste à écouter. Être à l'écoute professionnellement, c'est pénétrer un territoire sans destination. Il ne s'agit pas seulement d'entendre des mots ou de déchiffrer les cunéiformes du langage corporel. Voici la définition du mot écouter dans le dictionnaire Webster « Entendre avec une attention réfléchie. »


Et pourtant, lorsqu'on prête une oreille attentive, la pensée suspend son cours. On écoute avec le système limbique et une oreille intuitive, tout autant qu'avec le cortex cérébral. Il est nécessaire de faire le vide en soi afin d'assimiler l'histoire de l'autre, de s'ouvrir aux mouvements énergétiques de l'émotion, de s'unir, par l'empathie, à l'expérience de l'autre. Nonobstant la formation ou l'orientation du thérapeute, voilà le secret de la réussite de n'importe quelle thérapie : l'écoute attentive, comme par une grâce, transforme la souffrance. Dans une culture qui respecte
davantage la tête que le coeur, l'on n'enseigne généralement pas aux étudiants en psychothérapie l'art de l'écoute attentive. Les thérapeutes en herbe apprennent à théoriser et à analyser, à diagnostiquer et à pronostiquer, à interpréter et à questionner. Mais jamais à écouter.


Si la souffrance d'une personne est entendue clairement lors d'une séance de psychothérapie, un processus alchimique se déclenche. Quelque chose qui, au départ, prend la forme d'une angoisse désespérée, mais inarticulée, ou encore d'une mystérieuse douleur dans le corps, devient alors cohérent, tel un récit. Parfois, une histoire inattendue ou un fragment de récit fait surface. Le souvenir diffus d'une agression par une bande de garçons se dessine plus précisément et le visage des assaillants apparaît, parmi lesquels on reconnaît un frère ou un cousin. L'espace d'un instant émerge l'image fugace d'un père, un fusil sur la tempe, réfléchissant à son suicide imminent. « Cette histoire est-elle avérée ? interroge le narrateur. S'est-elle vraiment produite ?»


D'autres fragments discordants devront être incorporés graduellement. Dans d'autres cas, aucune histoire nouvelle n'émergera, mais bien plutôt un souvenir ancien qui, cette fois, sera éprouvé dans son intégralité. Les émotions ne sont plus alors séquestrées dans un coin obscur de la psyché, là où personne ne peut les entendre. Jaillira alors une vitalité renouvelée.


Les rétributions de l'écoute, cependant, ne sont pas toujours attendues ni bienvenues. Robert se propose de suivre une thérapie afin d'évaluer son mariage. Il est marié depuis douze ans et père de trois enfants en bas âge. Il n'est pas heureux avec sa femme, et aimerait parvenir à mieux écouter. Peu à peu, à mesure qu'il explique avec davantage de sincérité sa souffrance dans ce
rapport, il comprend que Jane n'est pas la seule à ne pas lui prêter attention ; en effet, il n'est pas non plus à l'écoute de lui-même. Il se met donc davantage à l'écoute et ce qu'il entend le déçoit.


La peur qu'il avait que sa femme ne l'aime plus s'inverse et il comprend que ce qu'il redoute encore plus, c'est que lui ne l'aime plus... Et qu'à dire vrai, il ne l'a jamais aimée. Il s'est marié tout jeune homme, se connaissant mal, ignorant tout de ses motifs et de la personne qu'il épousait. Le récit de la souffrance de Robert n'est plus celui d'une femme indifférente, mais d'un homme qui craint de n'avoir jamais aimé quiconque et doute d'en être capable. Et cette dernière histoire est bien pire que celle qui l'avait d'abord incité à consulter. Elle le confronte à un choix terrifiant : préserver cette union ou y renoncer.


Pour parvenir à une solution, Robert a dû entreprendre une démarche abrupte et difficile afin de guérir grâce à ses émotions sombres. Écouter sa propre souffrance peut révéler une connaissance menaçante. Que découvrirons-nous, si nous tendons vraiment l'oreille ? Serons-nous en mesure
d'accepter ce que nous apprendrons ? Qu'exigera de nous cette découverte ?


Entreprendre un tel voyage requiert un grand courage, celui de guérir. De même qu'écouter les autres favorise leur guérison, l'écoute de soi recèle la clé de l'autoguérison. La guérison la plus profonde découlera souvent de la douleur la plus aiguë, précisément parce que celle-ci ne disparaîtra pas et nous contraindra à y plonger ; si nous n'y prêtons pas attention, l'unique
alternative serait de nous dissocier de la vie elle-même. Ainsi, la douleur peut s'avérer un excellent maître de l'écoute.


Par l'écoute de nous-mêmes, nous découvrons qui nous sommes, ce que notre corps sait et la sagesse émotionnelle que recèlent nos cellules. Tout doucement, si nous respectons ce que nous entendons, la guérison survient et nous nous mettons à vivre pleinement. Prêter une oreille attentive à ce qui fait mal dévoilera ce que la vie exige de nous. Le langage du coeur n'aura plus de secrets pour nous. Et nous obtiendrons les conseils dont nous avons besoin.


Miriam Greenspan


Extrait de « Guérir de la détresse émotionnelle » - éditions Ariane

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