Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES - accueil: cliquez ci-dessous
  • AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES -  accueil: cliquez ci-dessous
  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
  • Contact

Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
       ***             
               
" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

Archives

Mise a jour le :


1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

31 juillet 2014 4 31 /07 /juillet /2014 20:00

classique-jean-paul-gaultierUn texte puissant dédié à... heu, celle qui se reconnaitra, et qui sans doute pensera qu'il ne s'agit pas d'elle...  

 

Chaque fois que j’entends un homme dire, “Elle est trop, trop sauvage, trop difficile à comprendre, trop compliquée, trop difficile à maîtriser, trop émotionnelle, trop dogmatique, ou folle”, j’entends en fait “J’aurais brûlé son cul sur les bûchers de Salem. Elle est trop connectée à la Déesse. Je ne pourrai pas la dompter. Je ne la comprendrai pas. Je ne pourrai pas la garder. Elle n’aura pas besoin de moi. Elle est trop puissante et n’aimera pas les parties blessées de mon être”


Au contraire, elle verra les parties de toi qui t’effraient et les aimera malgré tout. Une femme libérée t’aimera sans avoir jamais besoin de te changer. Elle se connectera à toi à un niveau primaire, aura besoin de ton corps quand elle se laissera consumer par son propre feu intérieur. Sa passion te fera capituler alors même que tu la verras bouleverser tout ton monde. En tant qu’amante, elle ne fera pas seulement l’amour à ton corps et à ton cœur, mais aussi à ton âme. Tu te demanderas comment c’était de vivre avant de la rencontrer. Elle t’irritera, et si tu réponds, ça sera encore pire.

 

Quand vous vous réconcilierez, tu réaliseras à quel point tu te sentais mourir en imaginant la vie sans elle, mais elle t’a enseigné  ta force et comment ta vulnérabilité te rend courageux. Elle t’a fait comprendre que tu peux survivre à tout, même à la perdre, car elle t’a appris à croire en toi-même. Elle exigera encore plus de toi, et tu seras  heureux qu’elle ait su que tu avais cela en toi depuis toujours. Elle t’aimera violemment et t’enseignera de la même façon. De même, elle te nourrira et t’atteindra à un point qui te rendra inconfortable. Elle aimera le petit garçon craintif en toi, celui dont tu redoutes l’existence, et en le reconnaissant elle te fera sentir que ton vieux toi est mort, celui qui vivait dans le mensonge.

 

La partie de toi qui ne se trouve pas assez bien émergera pour guérir, et elle verra à travers ta façade. Elle appuiera sur les boutons et te fera rentrer encore plus en toi-même. Elle te fera te poser des questions, te fera grandir et apprendre bien plus que tu ne le pensais possible. Elle te mettra au défi et ne sera jamais ennuyeuse. Elle t’excitera et t’exaspérera avec son audace qui la fait être complètement elle-même, e t pas seulement des bouts d’elle-même. Elle aura beaucoup de sentiments et tu ne sauras pas quoi faire, mais pas une seule fois tu n’oseras penser à la quitter car tu es étranger à la tragédie.


Ses larmes t’effraieront et tu voudras la réparer, réparer ses problèmes, réparer le monde pour elle. Elle te rassurera en t’expliquant que c’est un moyen de s’exprimer et que cela n’est pas un signe de faiblesse, que tu peux pleurer quand tu es en colère, content, triste, ou sans raison du tout. Que les larmes sont comme un élixir pour l’âme, un catalyseur du lâcher prise, un signe de changement d’énergie.

 

Ce sera une  chevauchée sauvage, une aventure qui te mènera au bord de toi-même. Avec cette relation, tu voudras assurer ton amour pour toujours, mais tu sauras que tu ne peux pas posséder une femme libérée, tu ne peux que l’aimer. Aime une sauvage. Laisse la t’ensorceler, t’enivrer, te stupéfier, te séduire, t’hypnotiser, t’enchanter et laisse la te libérer.

 

Jenny Perry

Source : http://femmeswomen.wordpress.com

Merci à My pour le partage

Repost 0
31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:25
Repost 0
11 novembre 2011 5 11 /11 /novembre /2011 14:03

Voici une sélection de textes ou d'articles en "relation" (c'est le cas de le dire) avec les RELATIONS de type "romantiques", et notamment du genre "flammes jumelles" OU "âmes soeurs. Certains textes ont une vision plus technique et métaphysiques, mais ne figurent ici que des textes hors "Cours en miracles" .

En effet, le Cours traite beaucoup du thème central des relations dans le processus de réveil, mais d'une toute autre manière. Pour cette raison, il est donc opportun (pour ceux qui sont prêt), de se reporter aussi aux différentes rubriques relatives au Cours en miracles. Elles contiennent de nombreux articles sur les relations  (relations particulières - relations saintes...). d'un point de vue, cette fois, non-duel...


Bonne lecture !

Christalain

Repost 0
5 novembre 2011 6 05 /11 /novembre /2011 09:52

Que l'on choisisse le chemin conventionnel qui nous a été présenté comme modèle pour trouver le bonheur- qui préconise que "tomber amoureux et se marier" est la clé du bonheur - ou que nous rejetions cela et entretenions à la place des comportements peu orthodoxes au sein de nos relations, nous cherchons encore l'expérience de la véritable intimité d'une manière ou d'une autre.

 

C'est parce que le fait de faire l'expérience de l'intimité avec l'autre est un élément crucial de notre évolution. Pourtant, si nous ne prenons pas la responsabilité de notre propre état émotionnel (en choisissant de grandir émotionnellement) toutes ces tentatives demeurent autodestructrices et ne mènent qu'à la peur, la colère et le chagrin. Elles continuent à dépendre de la passion inconsciente, de la gratification instantanée et de l'égoïsme puéril. Par la suite, à la différence des authentiques rites de passage, elles deviennent des chemins vers l'inconscience, la séparation et la stagnation.

 

La première étape dans la quête de grandir est de prendre conscience que notre conduite consistant à entrer dans des couloirs qui ne mènent nulle part provient de notre état émotionnel irrésolu et que jusqu'à temps que nous fassions le travail intérieur pour restaurer l'équilibre dans notre propre cœur, nous demeurons susceptibles d'être bousculés en essayant d'atteindre désespérément à l'extérieur des accessoires et des moyens illusoires de soutien.

 

Nous devons nous engager à devenir nos propres moyens de soutien, afin que nous n'entrions pas dans l'expérience d'une relation comme un moyen d'être porté par l'autre. Être émotionnellement peu développé n'est pas un crime; c'est une situation planétaire. Il y a énormément de facteurs contribuant à cette situation difficile. En voici certains :

 

Nous sommes émotionnellement insatisfaits car nous naissons dans un monde de parents affectivement insatisfaits. Nous ne recevons pas d'amour inconditionnel parce que nos parents n'en ont pas reçu et ne peuvent donc nous offrir de modèle en exemple de ce à quoi ressemble cette expérience. Nos parents ont cru à l'illusion que le mariage est un rite de passage vers le bonheur et nous l'ont ensuite consciencieusement transmis.

 

Nos parents sont d'une génération qui se mariait avant d'avoir acquis un sens authentique du Soi et ils ne pouvaient donc pas nous expliquer la nécessité de réaliser un tel état Puisque nos parents ne pouvaient pas voir leurs propre Soi authentique, ils ne pouvaient pas le voir ou le valider chez nous; tout ce qu'ils voyaient était ce qu'ils désiraient et ce dont ils avaient besoin que nous devenions pour qu'ils se sentent comblés.

 

En étant témoins de leur comportement dans le besoin et le désir, nous avons finis par l'imiter; nous avons été hypnotisés par l'hypothèse que "l'amour est quelque chose que nous sommes censés obtenir de l'autre". Nous avons témoigné de nos parents essayant d'obtenir l'amour l'un de l'autre, et nous, à notre tour avons essayé d'obtenir le leur.

 

Nos parents, conduits par leurs besoins et désirs non résolus, ont même essayé d'obtenir de l'amour de nous. Oui, nos parents nous ont donné naissance en pensant que c'était là un moyen d'obtenir de l'amour. Etant donné que l'amour ne peut qu'être donné, non pas acquis, tout le monde - dans cette danse inconsciente et émotionnellement immature - est laissé dans le besoin et le désir, amer et déçu.


Les parents l'admettront rarement, mais ils accusent leurs enfants d'avoir ruiné le conte de fées dans lequel ils pensaient être entrés : l' "heureuse" vie que le monde leur avait promis sur le chemin du mariage. La plupart des parents de ce monde sont encore des garçons et des filles et les garçons et les filles ne sont pas psychologiquement prêts à se marier et encore moins à élever des enfants.

 

Tous ces facteurs influent sur l'état de notre corps émotionnel, manifestant des conditions énergétiques qui apparaissent sous forme d'un comportement nécessiteux et désireux. Lorsque nous atteignons l'âge de sept ans, nous intégrons ce comportement à tel point que cela semble normal. C'est pourtant de la folie et notre grâce salvatrice se situe dans la quête de pouvoir rompre ce conditionnement.

 

Vouloir expérimenter l'intimité authentique en nous-mêmes représente le voyage intérieur qui nous amène au-delà du cauchemar d'essayer d'imiter les générations précédentes en "vivant heureux pour toujours". Souvent, nous ne sommes prêts et disposés à envisager ce voyage, à aborder "une relation consciente" avec quelqu'un d'autre, que lorsque nos illusions se sont effondrées. Nos illusions anéanties par "l'échec" des relations, c'est Dieu nous appelant à nous réveiller de cette situation. Malheureusement, notre cœur doit parfois être brisé en un million d'éclats avant que nous soyons prêts à assumer la responsabilité de son état. Et généralement, nous devons d'abord embrasser pleinement les mensonges à propos du mariage en croyant dans l'institution avant que cela n'arrive. Ne nous jugeons donc pas sévèrement par rapport au passé, mais regardons plutôt nos expériences avec les yeux de l'honnêteté. L'honnêteté est la première étape de ce voyage vers notre réveil du conte de fées. Pour commencer, nous devons nous poser une simple question:

 

Sommes-nous un garçon / une fille, ou sommes-nous un homme / une femme?

 

Si nous avons l'intention d'aborder l'expérience de l'intimité authentique avec un certain taux d'intégrité, il est très important que nous reconnaissions notre état émotionnel actuel. Nous duper nous-mêmes en croyant que nous sommes prêts pour une relation consciente alors que nous ne le sommes pas – alors que nous sommes toujours noyés dans un comportement de besoin et de désir - conduit inévitablement à la dissolution, à la déception et au désespoir silencieux. Nous n'attirerons à nous qu'une personne qui reflètera notre état émotionnel.

 

Notre parcours vers l'intimité authentique n'est pas de trouver le partenaire idéal; il s'agit plutôt de devenir le partenaire idéal.  Il ne s'agit pas d'obtenir l'amour; mais plutôt de grandir et devenir un homme ou une femme qui est prêt et disposé à donner l'amour sans condition. Il ne s'agit pas de "vivre heureux pour toujours"; mais plutôt de s'engager dans une relation dans laquelle l'intention est "d'être le plus présent et conscient possible au sein de chaque moment qui se déploie". Il ne s'agit pas de trouver quelqu'un avec lequel s'installer et établir une routine inconsciente; mais plutôt de rejoindre l'autre en s'élevant intérieurement vers le plan vibratoire.

 

A chaque moment charnière de notre voyage, ce qui nous pousse en avant ou vers l'arrière, c'est notre capacité à être honnêtes avec nous-mêmes; à être honnête, même si cela fait mal. Le niveau de conditionnement à partir duquel nous cherchons à nous libérer est profond et se connecte lui-même à travers tous les pores de notre expérience humaine. C'est notre prise de conscience de notre situation, perçue aussi honnêtement que possible, qui transforme notre délicate situation.

 

Voici quelques questions parlantes à nous poser. Répondre à ces questions honnêtement permet d'activer la prise de conscience et donc la transformation. Les aborder avec l'intention d'y apporter des réponses que "nous pensons plus matures émotionnellement", c'est manquer l'essentiel. Si nous cherchons sincèrement à grandir alors ce n'est pas le moment de nous tromper. Si nous cherchons sincèrement une véritable rencontre intime avec quelqu'un, nous devons alors nous présenter à chaque moment devant nous-mêmes en étant honnête et authentique.

 

Ai-je envie d'aimer et d'être avec quelqu'un de spécial?

 

Est-ce que je recherche une relation parce que je ressens un mal-être dans le fait de vivre seul?

 

Est-ce que je crois que c'est l'autre qui va me rendre heureux?

 

Est-ce que je crois que le bonheur peut être réalisé à travers une relation?

 

Est-ce que je recherche un mari ou une femme parce que c'est ce qu'il est juste de faire ou que c'est censé être la bonne chose à faire.

 

Est-ce que je cherche à me marier parce que je ne veux pas me retrouver seul quand je serai vieux ?

 

Est-ce que je cherche à me marier parce que c'est ce qui est censé se faire dans ma culture?

 

Est-ce que je cherche à me marier parce que mes amis le sont, ou parce que ma famille pense que c'est le moment ?

 

Est-ce que je ressens un besoin d'avoir des enfants parce que cela va, d'une certaine manière, me compléter ?

 

Ai-je envie d'avoir des enfants parce que bientôt je serai trop vieux pour en avoir?

 

Lorsque nous répondons oui à l'une de ces questions, nous avons un travail intérieur à faire avant d'être prêts pour une relation conscience et intime avec un autre être humain. Répondre par l'affirmative à l'une de ces questions montre que notre intention d'être avec quelqu'un est conduite inconsciemment par nos besoins et nos désirs insatisfaits, par des circonstances extérieures et non parce que nous sommes préparés pour une intimité authentique. Dans de telles circonstances, nous cherchons un parent extérieur qui puisse aimer notre enfant intérieur, ou nous cherchons un enfant extérieur afin que nous puissions devenir le parent que nous aurions voulu avoir. Ou bien, nous recherchons des enfants extérieurs comme moyen de prendre contact avec notre propre enfant intérieur. Nous recherchons donc quelqu'un sur qui nous appuyer car nous n'avons pas développé la force émotionnelle qui puisse être notre propre soutien affectif. Nous recherchons une personne qui puisse faire ce que nous sommes censés faire pour nous-mêmes. Dans ces circonstances, entrer dans une relation ne sert qu'à endormir et contrôler temporairement nos besoins et désirs afin que nous n'ayons pas besoin d'y faire face et de nous en occuper.

 

Lorsque nous sommes des garçons et des filles, nous utilisons les relations comme moyen de nous distraire de l'état authentique de notre propre cœur. Les besoins et les désirs sous-jacents provenant de toutes les questions ci-dessus sont basés sur l'émotionnel. L'intention d'une relation consciente et intime n'est pas d' "obtenir" quelque chose de l'autre, surtout émotionnellement; il ne s'agit pas de satisfaire nos besoins et désirs. Il s'agit de donner, donner, donner et d'avoir l'intention de donner uniquement sans conditions imposées sur l'amour qui est offert. C'est la règle d'or:

 

Lorsque nous entrons dans une relation à cause de quelque chose dont nous avons besoin ou que nous voulons, pour "obtenir", nous ne pouvons expérimenter l'intimité authentique. Nous entrons dans une relation véritablement intime seulement pour donner, non pas pour obtenir. Pour être en mesure d'entrer dans cet état d'être, cela demande que nous "grandissions" jusqu'à ce que nous devenions nos propres parents. Sinon, nous attirons inconsciemment et sommes attirés par des gens qui veulent nous materner et que nous transformons en nos parents. Au moment-même où nous faisons cela, toute intimité s'éteint.

 

Qui veut être physiquement intime avec ses parents? Seuls les garçons et les filles ont besoin et veulent que leurs parents prennent soin d'eux. Une relation inconsciente naît du besoin et du désir que quelqu'un d'autre prenne soin de nous. Une relation consciente est un choix d'explorer l'intimité physique, mentale et émotionnelle comme un rite de passage vers une conscience élargie.

 

Michael BROWN

  

Source : www.thepresenceportal.com

 

Repost 0
8 octobre 2011 6 08 /10 /octobre /2011 11:53

Freud voit dans l’amour passionnel une altération de la personnalité. La philosophie pose préalablement la question : la passion est-elle une erreur ? Nous sommes, bien sûr, en droit de nous interroger : amour et passion sont-ils réellement compatibles ?

 

Le mot amour est un de ces mots trompeurs qui recouvre plus d’une réalité. Qu’existe-t-il de commun entre le je t’aime d’un couple totalisant soixante ans d’union, celui d’un alcoolique violent avec sa compagne ou encore celui de Roméo et Juliette ? On dit je t’aime à sa femme et on peut utiliser le même vocabulaire pour sa maîtresse. Mais est-ce le même sens, le même contenu, le même comportement ? À quoi sait-on que l’on aime ? Décide-t-on d’être amoureux ? Bref, qu’est-ce qu’aimer ?

 

Possession et aliénation

 

On dit tomber amoureux. On fait rarement exprès de tomber. Aussi, nous pouvons supposer que l’amour est un sentiment spontané. L’amour ne se décide pas. D’ailleurs, on ne choisit pas toujours qui on aime, ni le bon moment pour aimer. Le sentiment d’amour nous attrape par surprise. L’être aimé s’impose à nous, presque comme une révélation. L’expression coup de foudre traduit aussi cette notion d’imprévu, de soudaineté. Nous ne sommes pas libres de choisir non plus l’endroit où tomber amoureux. On le ressent, on le découvre. C’est une sensation là encore qui s’impose à nous. De l’ordre de la possession : l’image de l’être aimé emplit nos pensées, nos rêves, nos actes. On perd parfois même objectivité et saine capacité de jugement. Il devient difficile de se contrôler et de se concentrer. L’amour est une forme d’aliénation qui pose la question de la liberté. En effet, les débuts amoureux constituent un changement important. Ce changement assaille, bouscule, voire hypnotise… La fascination amoureuse semble ôter une part de libre arbitre. Antoine de Saint Éxupéry ne disait-il pas : Aimer ce n’est pas se regarder l’un l’autre, c’est regarder ensemble dans la même direction…

 

Le risque de finir en esclavage

 

La liberté est de l’ordre de l’idéalisation. Et pour Paul Valéry, un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens, qui chantent plus qu’ils ne parlent… Cependant, si on dit de l’amour qu’il permet de franchir des montagnes, alors peut-être libère-t-il aussi de certains obstacles ? Lamartine a mis en garde : Un seul être vous manque et tout est dépeuplé…

 

L’amour serait donc un maître pour qui nous risquons de finir en esclavage. Il est aussi comme une drogue qui apporte les sensations du bonheur ou du plaisir, avec toutefois souvent en contrepartie, une dépendance. En outre, ceux qui font de la séduction un calcul, une stratégie, brise le couple amour-liberté. Combien, dans ce cas, se sentent paralysés, n’osent plus être eux-mêmes par peur du ridicule ou de déplaire à l’aimé ? Beaucoup d’entre nous ont du mal à rester naturels en présence de l’être convoité. Rester soi-même est d’ailleurs une des conditions pour une relation affective capable de s’épanouir. L’amoureux est rarement objectif et la subjectivité nous saute parfois aux yeux, lorsque – par exemple – on se demande ce qu’il peut bien trouver à sa partenaire ! Les psychanalystes nous rappellent qu’on aime pour des raisons profondément inconscientes. Amour et liberté constituent donc, dans leur fondement, un couple assez improbable.

 

Un retour sur investissement

 

Nombre d’entre nous n’aiment rien tant que les premiers émois. Ces sujets ont alors tendance à souvent recommencer ! Ils vivent cette période comme une sorte de fascination hypnotique. Nous vivons mieux à deux que seul. La solitude est un choix par défaut pour la plupart. Être deux, c’est forcément devoir faire des concessions mais il s’agit d’une forme d’investissement ! Et le retour sur investissement est sans commune mesure. L’amour partagé à l’épreuve du temps est certainement le seul amour digne de ce nom. Cet amour-là, tout apaisé qu’il soit, repousse les limites du coeur. Kierkegaard au 19ème siècle et Jean Paul Sartre au 20ème siècle ont, de leur côté, insisté sur le fait que l’existence humaine est avant tout liberté. Exister, c’est donc renoncer à choisir pour l’autre. Mais, comme l’écrit pertinemment Christophe Jacob dans son ouvrage “ Choisir sa liberté ”, publié aux Éditions Dangles, le couple conscience/amour ne peut fonctionner que si l’acte de conscience et la volonté de laisser tomber les masques sont réels. Les rôles qui ont été modelés par notre vécu, nos douleurs, nos peurs, nos joies, nos peines, doivent tomber sans concession :  c’est une condition absolue. Ainsi, seule l’authenticité permet manifestement d’aimer et de rester libre.

 

Olivier Perrot

SOURCE : les passeurs.com

 

Repost 0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 16:46

Un beau soir, vous allez rencontrer votre âme soeur, la personne parfaite qui comblera tous vos besoins et incarnera tous vos rêves…Vrai ? Hé non,  ces fantaisies que les écrivains et les poètes sont si enclins à entretenir ont leur origine dans les mémoires utérines ou nous étions si en sécurité et si -un- avec nos mères. Ce n’est pas pour rien que toute notre vie nous aspirons à retourner en cet endroit. (ndlr : notamment par l’acte sexuel selon certains psycho-analystes).

 

Mais, pour le dire sans ambages, c’est un rêve puéril et c’est étonnant comme nous nous y attachons si obstinément malgré la réalité. Personne, qu’il soit votre compagnon actuel ou le futur partenaire de vos rêves, n’a obligation de vous fournir votre bonheur sur un plateau - quand bien même il le souhaiterait -  il ne le pourrait pas. Le véritable amour ne vient pas d’une tentative de combler notre indigence en étant dépendant de quelqu’un d’autre, mais en développant  notre propre richesse et maturité intérieures.  Alors nous avons tellement d’amour à donner que nous attirerons naturellement à nous des amoureux.

 

On l’a dit et répété au fil des siècles. Tous les saints et sages de tous les temps l’ont proclamé : « Nous arrivons seul dans ce monde et nous le quittons seul ». La fusion avec autrui est une illusion.  Notre désir d’intimité repose sur la souffrance que nous ressentons lorsque nous sommes seuls. Nous essayer d’oublier notre solitude en créant des relations…C’est pourquoi nous nous précipitons dans des relations amoureuses. Essayez de considérer cet aspect de façon claire. En fait, vous croyez que vous tombez amoureux de telle ou telle personne pour sa beauté, son intelligence…etc. Mais là n’est pas la vraie raison. La vérité est que vous tombez amoureux parce que vous ne supportez pas la solitude. Alors vous tombez amoureux pour combler le manque qui est en vous  et échappez ainsi à vous-même.

 

Certaines personnes ne cherchent pas le réconfort auprès d’une personne, mais tombent amoureux de l’argent. Elles sont préoccupées par l’argent, le pouvoir et le prestige comme des politiciens. Voilà une autre façon de fuir la solitude. Si vous observez attentivement votre entourage ainsi que votre propre personne, vous serez surpris de découvrir que toute activité est réduite à une seule et unique cause : la peur de la solitude. Toute autre explication n’est qu’un prétexte. La cause véritable est que vous ne supportez pas votre solitude.

 

Source : Notice d’interprétation de la carte « le rêve » du jeu de carte OSHO.

Repost 0
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:00

"Qu'il y ait des espaces dans votre intimité. Les pilliers qui soutiennent une structure sont écartés, et les cordes du luth sont séparées, bien qu'elles frémissent de la même musique"  (ND. Walsch - Conversations avec Dieu).

 

L'intimité authentique exige l'honnêteté, parce que l'honnêteté détruit les illusions découlant de l'empreinte émotionnelle de notre enfance à propos de ce que nous "pensons" qu'une relation puisse être. Une autre différence que l'on peut discerner entre garçons et filles, et, hommes et femmes, est que les hommes et les femmes ont vu leurs illusions enfantines être brisées lorsqu'ils sont "tombés amoureux" et qu'ils sont reconnaissants pour cela. Cheminer dans l'intimité authentique nécessite que nous nous confrontions à nos illusions personnelles concernant les relations à tous les niveaux; notre relation avec nous-mêmes, celle avec les autres et celle avec ce que Dieu représente pour nous. C'est ce qui rend l'engagement dans la véritable intimité une étape si cruciale dans l'évolution de notre espèce. Les religions et les disciplines spirituelles qui, par toutes les manières nous privent de cette expérience, se dressent entre nous et l'illumination. Sans expérimenter l'intimité authentique avec un autre être humain, l'illumination est improbable. Chaque fois que nous sommes amenés à croire qu'une expérience monastique, célibataire est spirituellement bénéfique, nous sommes induits en erreur, désinvestis et distraits dans notre voyage vers la réalisation de soi et de celle de Dieu.

 

La pratique du célibat - celle de vivre à l'extérieur de l'expérience intime physique, mentale et émotionnelle avec un autre être - n'est qu'une partie du voyage intérieur, pas "le voyage". La vie monastique est nécessaire pour que nous puissions acquérir le sens de notre propre énergie, de notre Soi. Nous ne pouvons pas avoir une idée claire du Soi tandis que nous sommes empêtrés au sein de notre groupe familial de naissance, et nous ne pouvons pas non plus réaliser cela lorsque nous quittons notre expérience familiale pour entrer directement dans l'expérience d'une relation avec quelqu'un. Il est hautement bénéfique et nécessaire de vivre une vie monastique, dans un état de célibat, pendant une certaine période de notre vie, afin que nous puissions connaître le sens authentique du Soi.

 

Au cours un célibat transitoire, l'expérience est d'entrer, d'explorer et d'établir une relation authentique avec nous-mêmes. Lorsque nous nous engageons dans une relation physique avec une autre personne sans nous être d'abord donné l'occasion à nous-mêmes d'acquérir un "sentiment de Soi", nous nous perdons inévitablement totalement nous-mêmes au sein de "la relation". "La relation" devient alors tout pour nous. Par conséquent, nous réagissons à l'enfermement de cette situation en "recherchant l'espace chez l'autre". Avoir un sens de l'espace personnel n'est possible que lorsque nous avons un sens du Soi, de notre propre énergie, de ce que l'on ressent en étant dans le monde émotionnellement en étant détaché des autres. Idéalement, cette expérience de célibat - avec l'intention d'acquérir un "sens concret du Soi"- doit être établie et maintenue pendant une période de temps raisonnable avant de s'engager dans une relation intime sur les plans physique, mental et affectif avec l'autre.

 

Un homme et une femme apportent de l'espace dans la relation entre eux, alors qu'un garçon et une fille, lorsqu'ils sont en relation ensemble, finissent inévitablement par avoir besoin de l'espace de l'autre. Vivre une période de célibat délibérément induite est "la pratique de reconnaître et de maintenir le ressenti de l'espace en soi-même afin d'avoir la capacité d'apporter ce sentiment d'espace au sein de toutes les autres rencontres". Ce sentiment d'espace intérieur est alors amené dans la relation intime consciemment engagée avec l'autre et c'est ce qui donne un tel espace à la relation pour pouvoir respirer.  "L'espace" est ce qui donne vie à l'intimité, non pas la fusion.

 

Une relation intime avec un autre être humain n'est pas possible tant que nous entretenons encore les illusions imprimées en nous par nos parents, la culture, la religion, les systèmes politiques et économiques. L'une de ces illusions est que nous pouvons utiliser une relation comme un moyen d ' "être ensemble". Toutefois, toute personne qui a pris le temps d'explorer une relation avec lui-même sait bien que notre état d'être n'est pas généré extérieurement, c'est une expérience intérieure qui est déterminée par l'état de notre monde intérieur. Nous devons d'abord maîtriser le fait d'être avec nous-mêmes avant de pouvoir être authentiquement avec quelqu'un. Si nous ne maîtrisons pas le fait d'être avec nous-mêmes avant d'entrer dans une relation, nous supposerons qu' "être ensemble" s'accomplit grâce à des choses que nous "faisons". Notre relation ne sera donc pas un état "d'être avec l'autre", mais se caractérisera par "quelque chose que nous faisons lorsque nous sommes ensemble".


C'est pourquoi nous croyons à tort que se marier et avoir des enfants va ajouter quelque chose à notre relation. Par conséquent, chaque fois que nous rencontrerons des obstacles dans notre relation, nous nous demanderons "Ce que nous pouvons faire pour régler nos problèmes". Nous définirons la santé de notre relation par "ce que nous faisons ensemble et combien de choses nous faisons ensemble".

 

Si nous n'avons pas encore établi le sens du Soi, le sens de l'espace personnel, alors, à chaque fois que le besoin d'espace cherchera à entrer dans notre expérience relationnelle, nous croirons que "quelque chose ne va pas". Nous dirons, "Tu es un peu silencieux… y-a-t-il quelque chose qui ne va pas ?" Ou, "Nous n'avons rien fait ensemble depuis longtemps ... y-a-t-il quelque chose qui ne va pas ?" Dans de tels moments, nous croyons que nos actions sont nécessaires pour remplir tout espace vide qui s'installe dans la relation. Une fois que nous en avons assez de 'faire' et que le vide commence à s'installer dans ces moments de plus en plus immobiles, nous croirons que la relation est terminée.

 

Renverser ces types d'illusions sur les relations nécessite que nous faisions face aux nombreux aspects des fantasmes que nous avons construits autour de l'amour, du mariage, des relations, du sexe et de tout ce que nous associons avec le fait d'avoir une relation intime avec un autre être humain. Confronter et dissoudre notre fantasme est ce qui nous réveille à l'authenticité. Nous devons dissoudre l'illusion du "Il était une fois" à propos des relations de sorte que nous abandonnions notre intention inauthentique d'utiliser celles-ci comme un moyen de "vivre heureux pour toujours".


Extrait de:  "Les relations conscientes" de Michael Brown 

 

Repost 0
29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 22:35

Les vœux de mariage de Neale et Nancy

( Un clin d'oeil en réponse à  celle qui se reconnaitra...)

Alors, d'accord. Voici ce que Nancy et moi nous sommes dit l'un à l'autre quand nous nous sommes mariés... merci pour «l'inspiration» que nous avons reçue :

 

(Le pasteur :)

Neale et Nancy sont venus ici ce soir pour faire une promesse solennelle et pour échanger un voeu sacré.

Nancy et Neale sont venus rendre public leur amour mutuel ; pour annoncer leur vérité ; pour déclarer leur choix de vivre, d'être partenaires et de croître ensemble - à haute voix et en votre présence, désireux de vous amener tous à sentir une partie très réelle et intime de leur décision, et ainsi, de la rendre encore plus forte.


Ils sont également venus en espérant aussi que leur rituel de liaison nous aidera à nous rapprocher tous. Si vous êtes ici, ce soir, avec un conjoint ou un partenaire, que cette cérémonie soit un rappel - une nouvelle consécration de votre propre lien amoureux.


Nous commencerons par poser une question : Pourquoi se marier ? Neale et Nancy ont répondu à cette question pour eux-mêmes et m'ont donné leur réponse. A présent, je veux la leur poser une fois de plus afin qu'ils puissent être certains de leur réponse et de leur compréhension, et fermes quant à leur engagement vis-à-vis de la vérité qu'ils partagent.

(Le pasteur prend deux roses rouges sur la table...)


Voici la Cérémonie des Roses, par laquelle Nancy et Neale partagent leur entente et commémorent ce partage. Alors, Nancy et Neale, vous m'avez dit vous entendre tous les deux sur le fait que vous n'entrez pas dans ce mariage pour des raisons de sécurité...

... que la seule sécurité réelle n'est pas dans la possession ni dans le fait d'être possédé...

... ni en exigeant, en croyant, ou même en espérant que l'autre vous fournira ce dont vous pensez avoir besoin dans la vie...

... mais plutôt en sachant que tout ce dont vous avez besoin dans la vie... tout l'amour, toute la sagesse, toute l'intuition, tout le pouvoir, toute la connaissance, toute la compréhension, toute l'affection, toute la compassion et toute la force... résident en vous...

... et que vous ne vous mariez pas dans l'espoir d'obtenir ces choses, mais dans l'espoir d'offrir ces cadeaux, afin que l'autre puisse les avoir encore plus abondamment.

Vous entendez-vous fermement là-dessus, ce soir ?

(Ils répondent : «Oui.»)


Et Neale et Nancy, vous m'avez dit vous entendre fermement sur le fait que vous n'entriez pas dans ce mariage afin de vous limiter, de vous contrôler, de vous empêcher de quoi que ce soit ou de vous restreindre l'un l'autre d'aucune façon, de toute expression véritable et de toute célébration honnête de ce qu'il y a de meilleur et de plus élevé en vous - y compris votre amour de Dieu, votre amour de la vie, votre amour des gens, votre amour de la créativité, votre amour du travail, ou tout aspect de votre être qui vous représente de façon authentique et qui vous apporte la joie. Vous entendez-vous encore fermement là-dessus ce soir ?

(Ils répondent : «Oui.»)


Finalement, Nancy et Neale, vous m'avez dit ne pas considérer le mariage comme une production d'obligations, mais plutôt comme une offre d'occasions...

... d'occasions de croître, de pleinement vous exprimer, d'élever votre vie à son potentiel le plus élevé, de guérir chaque idée fausse ou mesquine que vous ayez

jamais eue à propos de vous-mêmes et de vivre l'ultime réunion avec Dieu à travers la communion de vos deux âmes...

... que ceci est véritablement une sainte communion... un voyage dans la vie avec quelqu'un que vous aimez comme un partenaire égal, en partageant également l'autorité et les responsabilités inhérentes à tout partenariat, en portant également les fardeaux qui peuvent survenir, en jouissant également des merveilles.

Est-ce la vision dans laquelle vous souhaitez entrer maintenant ?

(Ils répondent : «Oui.»)


Je vous donne maintenant ces roses rouges, qui symbolisent votre compréhension individuelle de ces choses terrestres, afin que vous sachiez et que vous vous entendiez tous les deux sur la façon dont vous vivrez dans la forme corporelle et au sein de la structure physique appelée mariage. Offrez-vous maintenant ces roses, avec amour, comme des symboles de votre partage de ces accords et de ces ententes.

A présent, veuillez prendre chacun cette rose blanche. Elle symbolise vos ententes plus larges, votre nature et votre vérité spirituelles. Elle symbolise la pureté de votre Soi réel le plus élevé, et la pureté de l'amour de Dieu qui luit sur vous, maintenant et à jamais.

(Le pasteur donne à Nancy la rose portant l'anneau de Neale sur une tige, et à Neale, la rose portant l'anneau de Nancy)


Quels symboles avez-vous apportés pour vous rappeler les promesses échangées aujourd'hui ?

(Chacun retire l'anneau de la tige, le donnant au pasteur, qui les tient à la main en prononçant les paroles suivantes...)


Le cercle est le symbole du Soleil, de la Terre et de l'Univers. C'est un symbole de sainteté, de perfection et de paix. C'est aussi le symbole de l'éternité de la vérité spirituelle, de l'amour et de la vie... de ce qui n'a ni commencement ni fin. Et en ce moment, Neale et Nancy choisissent que ce soit aussi un symbole d'unité, mais non de possession ; de jonction, mais non de restriction ; d'encerclement, mais non de piégeage. Car l'amour ne peut être possédé ni restreint. Et l'âme ne pourra jamais être prise au piège.

A présent, Neale et Nancy, veuillez prendre ces anneaux que vous voulez vous donner l'un à l'autre.

(Ils prennent les anneaux l'un de l'autre.)

Neale, s'il te plaît, répète après moi.

Moi, Neale... je te demande, Nancy... d'être ma partenaire, mon amante, mon amie et ma femme... Je t'annonce et déclare mon intention de t'accorder mon amitié et mon amour les plus profonds... non seulement dans tes moments forts... mais aussi dans tes moments faibles... non seulement lorsque tu te rappelleras clairement Qui Tu Es... mais aussi quand tu l'oublieras... non seulement lorsque tu agiras avec amour... mais aussi lorsque tu ne le feras pas... Je t'annonce également... devant Dieu et devant ceux ici présents... que je chercherai toujours à voir en toi la Lumière de la divinité... et chercherai toujours à partager... la Lumière de la divinité en moi... même, et surtout... dans tous les moments de noirceur qui pourront survenir.

J'ai l'intention d'être à jamais avec toi... dans un partenariat sacré de l'âme... afin que nous puissions accomplir ensemble l'oeuvre de Dieu... en partageant tout ce qui est bon en nous... avec tous ceux dont nous atteignons la vie.

(Le pasteur se tourne vers Nancy.)


Nancy, choisis-tu de satisfaire à la demande de Neale et d'être son épouse ?

(Elle répond : «Oui.»)


À présent, Nancy, répète après moi, s'il te plaît.

Moi, Nancy... je te demande, Neale... (Elle prononce le même voeu.)

(Le pasteur se tourne vers Neale)


Neale, choisis-tu de satisfaire à la demande de Nancy et d'être son époux ?

(Il répond : «Oui.»)


Alors, veuillez tous les deux prendre les anneaux que vous allez vous échanger et répétez après moi : Avec cet anneau... je t'épouse... je prends maintenant l'anneau que tu me donnes... (ils échangent leurs anneaux)... et le glisse à mon doigt...

(ils glissent les anneaux à leurs doigts)... afin que tous puissent voir et connaître... mon amour pour toi.

(Le pasteur conclut..)


Nous reconnaissons avec une conscience entière que seul un couple peut s'administrer mutuellement le sacrement du mariage et que lui seul peut le sanctifier. Ni mon Église ni aucun pouvoir qui me soit conféré par l'État ne peut m'accorder l'autorité de déclarer ce que seuls deux coeurs peuvent se déclarer et ce que seules deux âmes peuvent rendre réel.


Ainsi, à présent, dans la mesure où toi, Nancy, et toi, Neale, avez annoncé les vérités déjà écrites dans vos coeurs et avez été témoins des mêmes vérités en présence de ces gens, vos amis, et de l'unique esprit vivant - nous observons joyeusement que vous vous êtes déclarés... mari et femme.

Joignons-nous à présent dans la prière.


Esprit d'amour et de vie : dans ce vaste monde, deux âmes se sont trouvées. Leurs destinées tisseront maintenant une même trame, et leurs périls et leurs joies ne seront pas séparés.

Neale et Nancy, que votre foyer soit un lieu de bonheur pour tous ceux qui y entreront ; un lieu où jeunes et vieux seront renouvelés en compagnie l'un de l'autre, un lieu de croissance et un lieu de partage, un lieu de musique et un lieu de rire, un lieu de prière et un lieu d'amour.


Que ceux qui sont les plus près de vous soient constamment enrichis par la beauté et l'abondance de votre amour l'un pour l'autre, que votre travail soit une joie de votre vie qui serve le monde et que vos jours sur cette Terre soient bons et longs.

Amen.

 

Cela me touche tellement ! Je suis si honoré, si béni, d'avoir trouvé quelqu'un dans ma vie qui pouvait prononcer mes paroles avec moi et les sentir. Mon cher Dieu, merci de m'avoir envoyé Nancy !


Neale Donald Walsch.
 

Source :  « Conversations avec Dieu » - tome 2.

Repost 0
19 novembre 2009 4 19 /11 /novembre /2009 18:36

Extrait du Chapitre 2 du livre d'Eric BARRET -  « le sacre du dragon vert »

Comment une recherche spirituelle a-t-elle pu intégrer l'érotisme dans son corpus ?

 

L'érotisme est ésotérique, sinon c'est de la pornographie.
Les éléments érotiques concrétisent une intuition. Quand la sensibilité corporelle est débarrassée de l'avidité, de la compulsion, elle devient une ouverture extraordinaire sur le monde, et même plus : sur la tranquillité.
À travers les sens, on peut retrouver le divin. L'intellect provoque toujours un éloignement.
De ce fait, les différentes formes de Yoga visent finalement à atténuer l'activité mentale, conséquemment la sensorialité retrouve sa place. À travers la musique, la poésie, l'amour, émerge l'essence des choses ; toute réflexion ou étude vous éconduit.
La vie est sensorielle, il n'y a rien à penser dans la vie : seulement sentir, goûter, toucher.


En jouant un peu sur les mots, le désir devient-il une voie d'accès au
non-désir ?

Oui. Le fait de laisser vivre totalement le désir induit une purification du désir. Quand vous ressentez sensoriellement le désir, vous allez vous apercevoir que ce que vous désirez, c'est le non-désir et non pas l'objet du désir.

L'homme ou la femme qui vous a rendu totalement heureux peut vous laisser six mois plus tard totalement indifférent, de même pour la voiture ou la décoration qui vous a satisfait. Que vous prôniez tel ou tel objet, il ne contient pas pour autant ce qui est vraiment recherché.
Vient un moment dans la vie où se pose la question : « où se trouve véritablement la satisfaction ? »
Sous forme de constatation, une interrogation non-mentale éclôt et le désir prend un autre cap, une toute autre signification.

Tant que le désir sexuel s'apparente à une tension qui cherche à se libérer, cela reste au niveau de la pornographie. Mais quand le désir s'est affiné, en devenant une offrande, le désir sexuel n'est plus un désir sexuel, il se transforme en une célébration de la joie d'être. À ce moment-là, l'érotisme peut prendre son envol, tout ce que vous voyez dans la sculpture de l'Inde trouve vraiment son sens.
L'érotisme n'est pas un moyen mais l'aboutissement d'une sensibilité.


Les relations amoureuses dans le cadre du tantrisme ne favorisent-elles pas l'épanouissement de la sensibilité ?

Quand cette sensibilité se déploie, l'activité érotique orchestrée de manière très sensible peut encore approfondir votre « nudité », votre ouverture, mais cela demande d'être déjà très orienté.
Dans un premier temps, l'activité érotique est célébration de la joie. Vous offrez votre corporalité. C'est un échange : l'homme offre sa virilité à la femme et la femme le lui rend d'une autre manière, la femme offre son corps à l'homme qui le lui rend transformé. Quand une très grande intimité avec ces éléments s'installe, d'autres possibilités apparaissent et vont encore approfondir cette ouverture.


Pourriez-vous préciser ces éléments ?

C'est ce qui a été popularisé dans les rituels tantriques. Mais cela suit l'installation d'une très grande sensibilité, où tous les organes des sens, tous les récepteurs qui forment le corps subtil ont été totalement libérés de l'avidité. Sinon cela reste superficiel. Le corps humain intègre tous les aspects de la création. Dans l'instant d'ouverture, le corps s'exprime dans la jeunesse, l'âge mûr, la vieillesse, la souplesse, la raideur, l'activité, la passivité, la masculinité, la féminité, l'androginité. Être serpent, ours ou poisson, s'exprimer comme un mongolien ; avec raffinement, vulgarité, autorité ou soumission ; comme un bambou, un chêne ou un cristal. Toutes les possibilités sensorielles vont et viennent, tout cela apparaît dans notre silence.

Les différentes poses vulgarisées par la statuaire et les miniatures dites tantriques pointent vers ces possibilités. Souvent, la gestuelle n'est pas à prendre à la lettre, car elle représente plus des états d'esprit libres de conditionnement que des positions corporelles adaptées à la physiologie humaine. Vous pouvez très bien rester très restreint dans votre extériorisation et approfondir votre intimité sensorielle. Souvent, l'essai de telle ou telle pose acrobatique, ou l'apprentissage de tel rythme respiratoire rituel, vous maintiennent à la surface ; vous vous efforcez d'essayer, d'arriver à quelque chose, d'encore vous projeter dans un devenir.

Vous n'écrirez pas de livre pour décrire « vos expériences ». La discrétion et la simplicité restent toujours de mise dans ce domaine.

Mon maître, qui a été initié au Cachemire à ces approches, et qui dans l'intimité était très prolixe, spécifique et technique sur le sujet, a toujours dans ses entretiens publics ou ses livres balayé les rituels tantriques avec force. Pourtant, rien de ce sujet ne lui était inconnu. Il suffisait d'entrer dans sa chambre pour observer combien les objets dont il s'entourait étaient liés à la démarche tantrique.


Le mot « érotisme » représente-t-il l'art d'Éros dans son plein sens ?

Dans un acte d'amour, lorsque l'on dispose d'une corporalité préparée par le Yoga ou par une autre approche adaptée, à un moment donné se produit une totale unité.
Quand vous fermez les yeux, il n'y a pas deux corps, quand vous touchez une épaule avec votre main, que vous léchez un pied, quand vous goûtez tel ou tel suc de votre partenaire, visuellement deux parties du corps se frôlent, tout en ressentant la non-séparation.

Lorsque le souffle prend son élan, un échange s'instaure entre les partenaires, l'homme offre son souffle à la femme et, si elle a également été initiée à cet art, elle offre son souffle dans celui de l'homme. À un moment donné, ces souffles s'unissent pour ne plus en former qu'un. Dans cette ouverture, parfois le souffle s'arrête après l'expiration. Vous voyez dans les yeux de votre partenaire ce que l'on ne peut voir, il y a union. Dans cette intimité, il n'y a également qu'un inspire, création de la vie. Voilà le rituel tantrique. Ce vécu se transpose dans l'audition, l'olfaction...

Quelle merveille d'être un dans l'écoute, le regard, le senti, avec deux corps comme apparence ; cela amène une très grande purification. C'est un art, or, pour apprendre un art, les éléments de base se fondent sur l'humilité.

Pour cela, quittez toute prétention à savoir quoi que ce soit, parce que l'on ne peut rien savoir sur un corps humain, on ne peut qu'y être ouvert. Abandonnez toute prétention à faire quoi que ce soit, à sentir et même rechercher quoi que ce soit. Cela transforme cette rencontre en pure découverte, qui vous libère de vos références : de comparer, de chercher ce qui convient ou ne convient pas, d'utiliser la mémoire schématique.
Dans cette non-connaissance, la magie peut s'imposer. Quand vous voulez arriver à quelque chose ou faire arriver votre partenaire à quelque chose, cela correspond toujours à un schéma.
Sur ce plan-là, un rituel tantrique est encore présent cinq jours après, vous ne ressentez pas le besoin de refaire l'amour le lendemain matin, parce que vous êtes encore complètement dans cette vibration. Si effectivement ce besoin se représente, c'est que le rapport était très superficiel. Cela n'excluant pas des prolongations, mais sans besoin.


Eric barret

Repost 0
25 septembre 2009 5 25 /09 /septembre /2009 20:51

Qui rencontrons-nous vraiment ?
L’autre n’est-il pas déjà nous-même, pour nous-même ?
L’autre que je crois étranger, mais avant tout séparé de moi.


Chacun de nous, un monde d’idées, un monde mental. Oui, nous sommes séparés, mais séparés par nos mentaux qui cherchent la valorisation, et par ce fait même, à moment donné du scénario : la confrontation. La séparation est la conséquence de l’identification à notre monde mental.


Nous sommes, chacun de nous, un amas de pensées –amas de nuages- fait uniquement de mémoires, d’un passé auquel nous nous agrippons. Alors la relation à l’autre ? C’est la relation entre deux amas de nuages. Et selon les températures de chacun d’entre eux, il y aura soit attraction, soit répulsion. Soit attirance, soit rejet. C’est juste et uniquement des lois mentales qui provoquent la relation ou ne l’y amènent pas. Ainsi, nous ne rencontrons de l’autre que son enveloppe mentale (un masque) , lui ne rencontrera de moi que mon enveloppe (un autre masque), ma carapace, parfois même mon bouclier mental. Ma description est, somme toute, assez triste, même sombre, l’on pourrait me dire que j’exagère, et j’aimerai dire : « c’est vrai. » Mais, il n’y a aucune exagération, nous pouvons en faire le constat à chaque fois que nous sommes en relation avec un autre.

 

Je rajouterai que, de l’autre, nous ne voyons, non pas qui il est, parfois même nous ne soupçonnons pas cet amas dont je parle, non, nous ne voyons que nos idées sur lui… comme il ne voit que ses idées sur nous. Nous plaquons sur l’autre une image. Nous… projetons. « Elle en voit un autre. Je ne peux pas compter sur elle ni lui faire confiance. » reproche facile tourné vers l’autre. Et je me cache cette prison dorée dans laquelle je voudrais la confiner, je me cache…mon désir de la posséder, ma peur de voir que personne ne peut m’appartenir, mon égoïsme à la vouloir qu’à moi, à moi et rien qu’à moi, mon incapacité à regarder en face ce vide intérieur qui m’habite, cette béance qu’elle comble par sa présence. Et le conflit s’amorce, sans se faire attendre. « c’est de ta faute si je suis malheureux. » Nous plaquons sur l’autre des désirs en pensant, sans le penser vraiment, que c’est… un objet… Un objet de possession. L’autre est un objet.

 

Regardons, je vous prie, attentivement ce vécu relationnel, ne nous voilons plus la face avec des idées angéliques qui n’ont rien à voir avec ce qui se fait en matière de relation : nous sommes des objets les uns pour les autres, des objets de désir, de plaisir, de provocation, de succès, de déception, de conquête que celle-ci soit professionnelle, sentimentale, politique ou idéationnelle. Mais toujours des objets. Des objets de contentement. Pourquoi des objets ? Parce que D.E.F.I.N.I.S. : nous nous mettons les uns les autres en boite, nous devenons une image, un souvenir. Je vois de l’autre le souvenir que j’ai de lui. L’autre, je l’assigne à une mémoire. Je le délimite, comme il le fera aussi pour moi. Alors la relation à l’autre, c’est une relation d’intérêt, « vu comme il est, il m’aidera à monter en grade », entachée de désir, et pour l’un « je suis captivé par son savoir », et pour l’autre « je ne vois plus que ses seins »,où la libido s’en mêlant et se mélangeant, je cherche la ressemblance. Je cherche à m’assembler, et l’emboîtage m’attire. Et ces libidos s’emmêlant, on ne sait plus trop, ce qui est de toi, ce qui est de moi,… ce qui est de nous. Ah, on aimerait tant vivre le « ce qui est de nous ».

 

L’appartenance. Pour ne surtout pas être devant le « je suis seul face à mon monde particulier personnel unique. » Pour ne plus dire : « je ne suis pas compris(e) ». Dans notre confusion, on cherche la fusion. Assurément, la douce fonte des mentaux qui, n’en doutons pas un instant, réapparaîtront, quand les sexes se seront assouvis et repus et les corps suffisamment enlacés, et que le quotidien deviendra pour l’un comme pour l’autre le lieu approprié où chacun des mental, se défusionnant, et reprenant par la même occasion leur suprématie, se fera un devoir de s’affirmer dans les projections. « tu n’as toujours pas fait le ménage dans la salle de bain. C’est toujours moi qui m’y colle. » « Pour une fois, tu pourrais quand même coucher les enfants. » « il faudrait vraiment que tu changes. » « ton comportement est décevant. »… L’autre, nous désirons le prendre, le saisir avec nos exigences « comme tu es…, vu comme tu fais les choses…», avec nos mains, nous voulons le garder près de nous, avec notre sentiment de supériorité, nous lui donnons une apparence d’esclave soumis. Et tout cela, oui, tout cela, sans que nous en ayons conscience un seul instant. A-t-il une chance d’être autrement que comme nous le voyons ? Non, nous y tenons à l’idée que nous avons de lui. Alors d’apprendre, il ne reste plus que prendre.

 

La relation à l’autre. Mais, il n’y a pas d’autre, l’autre n’existe pas, il n’y a que moi et mes désirs, moi et mes attentes et mes espérances, et je suis attiré par la fille du libraire. Moi et mes déceptions, elle était bien bonne, la fille du libraire, mais bon sang, qu’est-ce qu’elle s’en posait des questions. Des questions essentielles en plus, enfin, à ce qu’elle disait. Moi, j’en ai rien à fiche des questions sur la vie. Moi, ce que je veux, c’est une bonne femme qui me fait à manger, des enfants bien sûr, et puis voilà. Et si l’autre ne comble pas mon désir, c’est qu’il n’est pas fait pour moi. L’huile et le vinaigre, ça ne se marie pas. Il ne faudrait tout de même pas attendre de moi que je change. Comme je suis, ça va. Et je complète : comme je suis formaté, ça va. L’autre ? Il doit être conforme à aux idées que j’entretiens sur l’autre. Car je les entretiens, les nettoie, les lustre pour surtout ne pas changer de perspective. L’autre n’existe pas, seules mes idées auxquelles je me rattache, tant je ne sais plus ce que veut dire « innocence », « vulnérabilité », « le maintenant, là, tout de suite ».

Nous aimons ceux qui nous ressemblent. Les autres, on les plaint, on les méprise ou on les combat. Ah, ne me parlez pas du chien de mon voisin, et du voisin non plus…

La relation est un risque, Internet est là pour palier à notre peur, nous nous rencontrerons par mail.

 

Et le conflit ? Une amère atmosphère de projections.
Dans cette relation à l’autre, qu’est-ce qui engendre les conflits (tous, SANS EXCEPTION, induits par nos mentaux) ? Ce sont nos attentes, nos désirs, c’est le simple fait que nous refusons la vie comme elle se présente à nous. Qu’est la vie et je parle ici de notre vie quotidienne. C’est mon voisin avec ses idées différentes des miennes, qui se gare juste devant chez moi, et je ne peux pas sortir la poussette. C’est cet homme dont je suis tombée amoureuse et qui va tôt ou tard sortir du moule mental dans lequel je l’ai confiné. Et alors que j’avais une vision idyllique de lui, le voilà violent, sourd à mes attentes, révélant son égoïsme auquel je ne m’attendais pas et que je refuse, parce que je refuse de voir que c’est moi, uniquement moi qui l’ai enfermé dans un moule. Voilà qu’il me déçoit et que je suis déçue parce qu’il ne correspond plus à l’image que j’avais entretenu à son sujet. Et je lui en veux d’être différent de ce moule.


Qu’est-ce qui engendre ces conflits ? C’est, entre autre, le fait que je prenne mes attirances sexuelles pour de l’amour. C’est le fait que je considère l’amour pour du marchandage, et je mélange amour et attente, amour et espoir : « je te comprendrais, et même, je ferais l’effort de te comprendre si tu me comprends. », « je réparerais la fuite du robinet si tu fais l’amour avec moi ce soir », « je t’aimerais si tu… ». Sauf que ce n’est pas d’amour dont il s’agit ici mais d’une histoire de pouvoir entre deux amas identificatoires.

 

« Mais qu’est-ce qui lui a pris ce matin, elle a mangé de la vache enragée ! Elle qui est si douce et si tranquille ! ». Nous ne remettrons pas en question notre extraordinaire capacité à enfermer les gens dans des tiroirs, que le contenu soit prometteur de « compassions », ou « sans espoir ». Nous nous disons connaître les gens alors que nous n’effleurons d’eux que la surface, qu’une image. L’image de la première rencontre. Mais c’est bien de nous dont il s’agit, c’est bien de notre capacité à mettre en boite, et à garder en mémoire le contenu, les idées que nous plaquons. Nous projetons sur l’autre nos idées sur lui. Et s’il sort de nos idées, dans la minute qui suit nous le prenons pour un lunatique, un traître. Alors que nos constructions mentales et nos idées appartiennent au passé. Elles ne sont fondées que sur notre peur : celle de ne pouvoir, en réalité, rien contrôler, rien savoir, rien comprendre, celle d’être face à un quelque chose sans référence… celle d’être seul face à nos pensées et nos exigences. Nous n’acceptons pas les choses comme elles nous viennent, parce que nous prétendons savoir ce qui nous conviendrait et ce qui serait bon pour nous. Et nous en voulons à la Vie, à l’ordre social, aux politiques, au plombier et à notre cher médecin qui ne nous a pas écouté lors de notre dernier rendez-vous. La solution de facilité sera toujours celle que nous encocherons et décocherons « en gros, c’est la faute de (ou des) autre (s) ». Mais plus qu’une solution de facilité, c’est une solution où la torpeur et le sommeil mentale fructifient, où nous préférons dormir dans nos idées étroites et nous recouvrir intégralement d’œillères éléphantesques.

 

Le conflit, c’est chaque matin que je l’enfile, et le met dans mes poches, en prétendant connaître l’autre et savoir ce qui est bon que ce soit pour moi ou pour lui. Le conflit, c’est mon refus tourné vers la vie et les situations qu’elle m’ « inflige », (enfin c’est ce que je prétends), c’est ma torpeur mentale qui me rend aveugle et sourd, c’est mon lit bien douillet et rassurant d’irresponsabilités où je poursuivrais mon sommeil dans lequel mon regard se ternira, pris par toutes ces illusions mentales (idées).

 

Nous dirons lui avoir fait confiance alors qu’il ne la méritait pas, sans voir un seul instant que donner la confiance à l’autre, comme il en est question ici, c’est le rendre responsable de notre propre amour envers lui. « Je te fais confiance parce que je t’aime » mais la formule n’est pas tout à fait terminée. « Je t’aime si… » engendre le conflit, et d’autant plus aujourd’hui où l’homme et la femme s’essayent à sortir de la soumission héritée (soumission de l’homme vis-à-vis de son père et de son devoir de réussir socialement,… et de sa mère, la toute puissante qui l’a mis au monde, soumission de la femme vis-à-vis des hommes et de leur autorité… et de l’utérus qui l’a engendré). « Je te fais confiance parce que je t’aime », et la formule de se poursuivre : « et si tu m’aimes vraiment, tu te dois de répondre à cette confiance que je te donne et à ne pas la décevoir ». Mais l’amour n’a pas besoin de cette confiance-là… de cette exigence. Il n’est simplement pas cette confiance, il ne se marchande pas par la confiance que l’on inflige à l’autre. « Et moi qui te faisais confiance, voilà que tu la salis, la souilles, l’enlaidis. » Nous tournons notre confiance vers l’autre parce que nous avons peur de nous retrouver seul face à nous-même, à notre responsabilité de mettre en boite. Qu’est en fait cette confiance ? Sur quoi repose-t-elle ? Cette confiance en l’autre repose sur une exigence : il (elle) ne doit pas nous décevoir. Mais précisons : il (elle) ne doit pas décevoir l’idée que je me suis fait(e) de lui, (d’elle). Inconsciemment, nous exigeons « tant que tu corresponds aux idées que j’ai de toi, je t’aimerais. Le jour où tu sortiras de ce moule, je ne t’aimerais plus. » cela d’autant plus que la relation est une relation dite de « couple », ou une relation « amicale ». Verrais-je un jour ma stupidité à prétendre connaître l’autre ! … et à le comprendre. L’autre, je ne peux le connaître, peut-on me connaître vraiment. Non, ce qui se vit en moi est absolument changeant. Ce que je suis n’est pas une image, ni une expression. Par contre, l’amas de nuages peut être connu, faisant parti du connu.

 

Pourtant, ce tableau d’enfermement peut être vu. A cet instant, je me souviens, c’est en reculant qu’il m’est possible de voir à quel mental je m’identifie. Et là, je vois et ma torpeur mentale, et le sommeil facile, et mes idées limitées, et l’obscurité qui m’habite. Et là, par le discernement, je vois aussi de quoi est faite cette obscurité, car je dois en passer par là : la désidentification ne peut avoir lieu que par la connaissance de ce à quoi je m'identifie. A quoi je m’identifie ?

 

A Q-U-O-I J-E M’I-D-E-N-T-I-F-I-E ?

 

Si je ne vois pas que je me prends pour une victime, que je me prends en pitié, et dans quel type de situation, je reste identifié(e). Et l’identification m’aveugle. Sortir de l’aveuglement, c’est se décaler, se décoller de la situation, du personnage que l’on joue, c’est le fait que je puisse voir ce qui m’agit intérieurement, mes enfermements : celui de penser être l’auteur de ma vie, celui de croire savoir ce qui est bon pour moi, celui de me comparer aux autres, aux meilleurs et lutter pour y arriver, celui de prétendre savoir ce que je devrais être, celui de mettre en boite tout individu qui croise mon chemin, celui de ne marcher qu’à l’opinion, celui de dépendre de mes émotions et états intérieurs, celui de prétendre être une image limitée, celui de m’enfermer dans un moule, une catégorie de gens, celui de prétendre aimer, celui de prétendre savoir qu’elles sont toute les causes de l’enfermement.

 

Voir

 

La relation à l’autre alors s’éclaire. Je me rends compte que l’autre c’est d’abord moi, moi pour moi-même. L’autre, ce sont tous ces « autres » qui vivent en moi et que je ne connais pas. Mes préjugés que je pensais être des vérités, mes peurs que je pense ne pas pouvoir regarder en face, mes refus face à mes émotions, mon inconscient qui m’agit sans que je m’en rende compte. Ces autres par rapport auxquels j’avais peur d’être en relation, ou je n’osais pas, ou je pensais que c’était inutile parce que futile, j’apprends maintenant, tout doucement, à les regarder de face. Alors cet amas de nuages, je le considère, c’est bien moi qui l’ai mis en place. Je le respecte. Je m’installe dans la vision. Une vision aimante. Ces autres qui me constituent, ne sont plus tant séparés de moi. Je me relie à moi. Tout en faisant cela, je constate, que la relation à l’autre, celui extérieur à moi, se modifie. Je le vois : je vois ce à quoi l’autre s’identifie, ses idées, son passé, un ensemble de mémoires amalgamées. Je ne veux plus le changer, je suis moi-même tout aussi conditionné, à ma manière, par l’histoire que j’ai vécu et que j’ai prise pour personnelle. Voilà, écouter seulement. Je ne me compare plus. Je vois en moi la comparaison s’amorcer, mon besoin d’être reconnu par l’autre. Je vois mes projections et elles sont nombreuses … La relation à l’autre devient une relation dans l’instant. Mais c’est du vécu, c’est du vivant, c’est du maintenant. C’EST DU VIVANT.

 

Aucun concept, tous volés en éclat. Je suis avec ce qui se présente maintenant, l’autre, mon émotion, son stress, sa peine, mon emportement, mon angoisse et sa colère. Je vois que cet autre qui parle, vit et réagit, réveille des mémoires en moi. Je vois comment cela agit, où cela agit, ce qui est touché, parce qu’il n’y a que cela dans l’instant. Moi face à mes réactions. Le discernement ne me quitte plus. Je deviens amoureux(se) du réel. Je ne demande plus à l’autre de me comprendre ni de m’approuver. Je vois en moi quand cela cherche à être compris, approuvé. Je le vois : l’autre me permet de voir où j’en suis avec moi, dans le refus de ce qui se vit en moi ou dans l’accueil. Sans l’autre, comme il me serait difficile de me connaître, de me voir. L’autre est un révélateur de mon monde intérieur, sans avoir besoin de lui surimposer un pouvoir « il a le pouvoir de me révéler ce qui se vit en moi ». L’autre n’a aucun pouvoir sur moi, sauf si je tiens à y croire, alors l’identification me reprenant (elle ne peut me reprendre que parce que je n’ai pas conscience de ce qui se vit en moi, et c’est tout de même une parenthèse importante), de nouveau, je lui ferai porter le chapeau de mes responsabilités : « c’est grâce à lui si je me connais aujourd’hui. »

 

L’autre me montre exactement ce à quoi je m’identifie.

Dans cette relation dans l’instant, on apprend à s’aimer, mais à s’aimer vraiment, là, sur le vif, quand le jugement cherche à être le maître, quand l’émotion surgit, quand la tristesse apparaît, quand le pouvoir s’impatiente et l’orgueil me mord le cerveau.

La relation à l’autre devient une relation… silencieuse. Car il faut le silence, là, au-dedans de moi, dans ma tête, pour pouvoir écouter vraiment ce que l’autre cherche à dire derrière ses paroles, pour écouter vraiment ce qui se réveille d’inconscient en moi. Dans cette écoute silencieuse, l’autre se révèle, que ce soit l’autre en moi, ou l’autre en face de moi. Dans cette disponibilité à cet autre, ses protections tombent, ses verrouillages se défont, ses fragilités, peines, blessures, croyances, mémoires du passé, peuvent réapparaître, se dire, son innocence peut à nouveau voir le jour, sa profondeur aussi. L’intervention est abolie par le silence même. La relation à l’autre, alors, c’est le risque de s’aimer. C’est le risque de se laisser traverser par l’amour, et de s’abandonner à lui. Le prendre nous quitte et fait place à l’apprendre, là, dans l’instant même de la rencontre. Alors on voit : derrière l’amas de nuages, le même silence, la même présence, un amour sans pouvoir, frais à l’instant qui se vit.

 

Je finirais ici cet exposé par ce passage du livre de Krishnamurti « se libérer du connu » :

« Lorsqu’on demande ce qu’est l’amour, il arrive que l’on soit trop effrayé par la réponse pour l’accepter, car elle peut provoquer un bouleversement complet, rompre des liens familiaux. on peut découvrir que l’on n’aime pas sa femme, son mari, ses enfants… (Les aimez-vous ?)… (…) Si malgré cela, vous voulez le savoir, vous verrez que la peur n’est pas l’amour, que la jalousie n’est pas l’amour, que la possession et la domination ne sont pas l’amour, que la responsabilité et le devoir ne sont pas l’amour, que se prendre en pitié n’est pas l’amour, que la grande souffrance de n’être pas aimé n’est pas l’amour. L’amour n’est pas plus l’opposé de la haine que l’humilité n’est l’opposé de la vanité. Si donc vous pouvez éliminer toutes ces choses, non par la force mais en les faisant disparaître à la façon dont la pluie lave la feuille chargée de la poussière de nombreuses journées, peut-être rencontrerez-vous cette étrange fleur à laquelle, toujours, les hommes aspirent. »

 

Hélène Naudy

Source :  « écoutelevent.fr »

Repost 0