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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 11:20

peur.jpgOn peut s’en étonner, mais ce sont nos émotions qui créent, car elles sont l’énergie intermédiaire entre la cause spirituelle et la manifestation matérielle. Nos pensées et nos paroles toutes seules ne peuvent pas grand-chose, elles peuvent surtout déclencher des émotions créatrices. Chez soi comme chez les autres. D’ailleurs tous ceux qui se sont frottés de près ou de loin à la « magie » le savent : pour qu’une prière ou une action mentale créatrice soit suivie d’effet, l’émotion la plus forte possible est indispensable. C’est pourquoi les magiciens font toujours appel à ce qui provoque les plus fortes émotions : le sexe, le sang, les enfants, les animaux, la mort. C’est pourquoi aussi notre civilisation utilise abondamment l’image, la violence, la nudité, la peur du terrorisme ou autres, pour déclencher l’action, la consommation, les comportements, les événements. Il est donc crucial d’apprendre à gérer cet émotionnel pour qu’il ne nous manipule plus.
L’ontologue Frank Hatem (Ontologie = « science de l’Etre ») prétend même que c’est notre relation à l’émotionnel qui détermine l’univers que chacun se prépare pour demain, et, même, collectivement, que c’est cette relation qui détermine notre passage ou non dans une autre « dimension ». Il vient de sortir le livre de sa vie, comme il dit : « Guéris toi toi-même », un livre de 444 pages. Une « mine » à garder comme livre de chevet ! (En vente uniquement sur le site de la librairie http://www.hatem.com)

 

Comme pour réparer L’ordinateur, en nettoyant la mémoire cachée

Jusqu’à l’âge de trois ou quatre ans, en général, nous n’avons pas encore de mental et nous vivons encore comme l’animal que nous fûmes : en fusion avec notre environnement et avec nos congénères. Parce que l’univers, chaque fois qu’il se recrée (dans les chroniques précédentes, on a expliqué que l’univers, loin d’avoir été créé dans un passé lointain, se crée et se recrée tout seul à chaque instant en totalité avec variante), recrée tout ce qu’il a connu et tout ce qu’il a été jusqu’à présent. Il repasse donc à chaque instant par les étapes énergétique, minérale, végétale, animale, humaine, et ce n’est qu’après qu’il peut ajouter du nouveau.N’oublions pas que seul peut être vivant et actif ce qui a sa cause dans le présent, et qu’il n’y a pas de cause passée. Tout cela nous l’avons démontré ici depuis longtemps. Si nous avons par exemple un corps animal maintenant, c’est que la cause en est présente. Si un atome tourne en ce moment, c’est que dans l’instant cela est nécessaire. Ce n’est pas le fruit d’une lancée initiale. On a fait un E-book gratuit à ce sujet, pour évacuer la notion de « big bang », il suffit de le demander à « La Presse Galactique » en s’inscrivant.

Comme dit Léon Raoul Hatem, auteur principal de « Et l’Univers Fut » (Editions Ganymède), « Si l’instant présent avait la moindre durée, rien ne pourrait jamais changer en aucune façon ». Si tout change tout le temps c’est parce que rien n’existe. S’il y a une émotion maintenant, c’est que sa cause est présente, jamais passée.La mémoire aussi est totalement présente. Elle n’a jamais prouvé le moindre passé. Et c’est en assumant cette réalité qu’on guérit et devient libre. Cela dit, la mémoire illusoire permet la réalité de l’instant. Sans contenu défini, ce présent serait infini, et on sait désormais que c’est impossible. Son infinité est juste une tendance, une nécessité, source d’énergie, et l’émotion est juste le résultat de ce paradoxe de ce qui est nécessaire et impossible à la fois.Donc ne nous étonnons pas des paradoxes omniprésents dans ces chroniques. Si vous y voyez des contradictions c’est une erreur provisoire. Un paradoxe n’est pas une contradiction. C’est la coexistence de deux réalités inséparables et complémentaires contraires l’une à l’autre, ainsi que toute dualité comme le Yin et le Yang. C’est précisément le paradoxe qui engendre la réalité de la vie, qui est un déséquilibre permanent à la recherche d’un équilibre inaccessible.Quand on a compris cela on a déjà compris l’essentiel de l’univers.

Un paradoxe qui en découle est la mémoire. Présent nous faisant croire à un passé, sentiment de passé indispensable à la conscience dans le présent. Et la mémoire, dans l’illusion de notre évolution, passe par deux stades. Le stade non-mental et donc physico-éthérique jusqu’à l’homme (c’est la mémoire de l’eau en fait, la lymphe dans nos cellules est le siège de cette mémoire car c’est elle qui est la plus sensible aux perceptions « externes » et les enregistre le plus fidèlement jusqu’à une influence différente. Du fait de la capacité d’échanges entre les particules, impossible dans les corps solides, les perceptions extérieures ou vibratoires sont beaucoup plus influentes au niveau des liquides qu’au niveau des solides. Si vous voulez savoir pourquoi l’eau est liquide, et pourquoi elle donne la vie, ce qu’aucun physicien ne peut expliquer aujourd’hui, reportez-vous à l’ouvrage cité). L’absence de mental jusqu’à l’homme, disons jusqu’aux animaux les plus « évolués », fait qu’il n’y a pas encore de mémoire mentale, et pour le bébé c’est la même chose jusqu’à ce que le mental soit un peu structuré. Dans le cas du bébé, l’âme-groupe formée avec les autres (ce qui est centré sur la maman bien entendu) est donc encore présente plus ou moins longtemps. On n’est pas encore individué. Il faut quelques années pour que l’enfant s’aperçoive qu’il est une opposition du centre au Tout extérieur, c’est-à-dire pour s’apercevoir ontologiquement que l’infinitude est impossible. Qu’il va falloir intégrer ce monde qui n’est pas acquis.


En tant qu’animal on n’en sort jamais totalement, mais à force de vivre la concurrence surtout sexuelle et l’autonomie comme on l’a expliqué la semaine dernière, petit à petit l’animal finit par s’apercevoir de sa solitude et alors il est prêt à passer dans le Règne humain. Quand l’enfant naît, il revit toutes ces étapes. Il passe même par l’état de poisson  avant de se « mammifériser » et de s’humaniser. Peut-être même par un état reptilien. C’est la recréation immédiate de l’univers tout entier à chaque instant, considéré comme mémoire physico-éthérique (ou « cellulaire » pour parler le langage à la mode). Ainsi, comme jusqu’à trois ou quatre ans le mental n’est pas encore vraiment actif, les événements vécus ne s’inscrivent pas dans la mémoire mentale. Il n’y a pas encore de mémoire mentale. Il n’y a qu’une mémoire viscérale, cellulaire. Tout ce qui est vécu est directement imprimé dans les organes.

Y a-t-il une mémoire émotionnelle ? Non. L’émotionnel est le passage intermédiaire, l’ « Astral » dans le cas qui nous intéresse ici, c’est-à-dire juste le basculement (énergétique) d’un état à un autre, et la relation entre ces deux états. Mais il n’y a pas de mémoire à proprement parler émotionnelle. Elle est ou bien physico-éthérique, ou bien mentale. Mais c’est émotionnellement qu’on la vit. Ce qui peut faire croire que c’est une mémoire émotionnelle. Les émotions passées n’ont plus aucune existence. Mais c’est le mental qui va en entretenir le souvenir et lui donner du pouvoir en les recréant par besoin psychologique. A partir de trois ou quatre ans, en général, comme l’enfant s’est aperçu qu’il n’était pas sa maman (en tout cas il faut l’espérer, mais c’est un long cheminement qui peut s’étendre partiellement sur de nombreuses années), les événements sont individualisés, tout ce qui est vécu est enregistré mentalement. C’est ce qui fait que la plupart du temps l’adulte ne se rappelle de rien de ce qu’il lui est arrivé avant trois ans. Sauf exceptions. Car certaines personnes peuvent arriver déjà structurées mentalement lorsqu’elles ont déjà eu un long parcours d’incarnations, ou qu’ils débarquent d’autres dimensions. On voit de plus en plus d’enfants ayant une maturité très précoce, une intelligence inouïe, un sens relationnel et psychologique que beaucoup d’adultes leur envieraient. Pour l’instant ils ont encore souvent du mal à s’insérer dans l’école et la société, mais ce sont eux qui vont adapter la société à leur cas d’ici quelques années. C’est notre chance à nous, anciens, qui aspirons à un monde plus humain. Alors c’est cette mémoire « cellulaire », qui remonte à notre préhistoire, qui constitue l’essentiel, la presque totalité de notre bagage inconscient qui est entretenu sur le plan émotionnel par le mental et détermine nos réactions, donc nos créations, la vie que nous vivons.

Les animaux ont des émotions très vives évidemment, ils sont identifiés à leur corps émotionnel comme l’humain est identifié à son corps mental, le minéral au corps physique et le végétal au corps éthérique. Les animaux n’ont pas de mental pour réfréner leurs émotions, qu’ils vivent totalement et sans aucune précaution. Ils peuvent en mourir. C’est ce qui nous touche. Mais l’avantage c’est qu’une fois passée, l’émotion ne laisse pas de trace (en général) car il n’y a pas de mental pour les raviver et ainsi confirmer un ego auquel on serait attaché. Les animaux pardonnent immédiatement, ils font toujours confiance, ils aiment toujours, ils ne transportent pas de peurs injustifiées avec eux. L’humain, lui, module ces émotions pour des raisons d’image de soi, de relations sociales, de positionnement mental, ce mental ayant pour but au départ de protéger un peu de la souffrance. La plupart des gens qui sont trop dans le mental sont simplement des gens qui ont ou trop souffert pour ne pas se barricader mentalement, ou pas assez pour jouer du mental sans en tirer d’évolution spirituelle. Le mental permet de limiter la souffrance, et en particulier le sentiment de solitude. C’est pourquoi l’adolescent qui commence à souffrir de la séparation d’avec ses parents et du manque de l’autre est souvent extrêmement mental. Et il peut le rester tant qu’il n’accepte pas les affres de l’incarnation adulte et ses risques.
 
La mémoire « cellulaire » ancestrale, celle qui n’est pas inscrite dans le mental mais n’est pas le produit d’événements particuliers, est évidemment est particulièrement difficile à changer. Le mental n’est pas seul à la raviver c’est une mémoire nécessaire à l’incarnation elle-même dans un corps biologique. C’est notre corps reptilien, celui qui nous fait défendre notre territoire, se reproduire, chercher de la nourriture pour soi et sa progéniture etc. Comme à tout instant le corps est nécessaire pour ne pas être infini, à chaque instant cette mémoire se recrée et défend ses prérogatives. On peut en devenir conscient, on n’a aucune raison de s’en débarrasser. Par contre elle n’a pas vocation à conserver le pouvoir absolu sur nos vies comme elle l’a dans le cas des dinosaures. Le mental est aussi là pour moduler nos comportements et nous spiritualiser. Comme tout, il est dualiste. Mais il y a aussi l’autre mémoire cellulaire, celle qui est relationnelle et s’est inscrite avant que le mental soit développé. Avant la naissance et quelques années après. En fait c’est elle qui nous conditionne le plus, précisément parce qu’elle a peu de chances d’être consciente, et que c’est dans les premiers moments de la vie que les décisions se prennent, que les peurs s’installent. Ensuite difficile de les faire venir à la surface pour tenter de s’en débarrasser, si tant est que ce soit nécessaire.

Il existe un tas de techniques qu’on appelle « thérapeutiques » pour tenter de se « débarrasser » de ces « conditionnements » familiaux, tribaux, culturels, ou réflexes de survie de la petite enfance, et un peu aussi ce qui peut remonter aux protozoaires. Si cela vous intéresse, on vous aiguillera car la synergie entre la Métaphysique et des « thérapies » émotionnelles est particulièrement intéressante, et on fait des séminaires là-dessus. Comprendre comment on fonctionne aide à mieux gérer son fonctionnement. A condition de ne pas toujours vouloir être parfaitement pur et tout nettoyer de fond en comble. Il n’y a pas lieu. Il y aura toujours des conditionnements même désagréables, de même qu’il restera toujours des toiles d’araignée dans sa maison. Cela est aussi notre plan de vie. De toute façon nul ne peut être parfaitement « pur », et vouloir l’être n’est qu’un orgueil spirituel d’origine mentale. Si on veut le devenir on perd sa vie et son temps. Seul le néant est parfaitement pur.

Souvent, les méthodes de gestion émotionnelle consistent précisément à ramener au mental des vécus de la petite enfance ou de la vie intra-utérine, ou bien antérieurs, peu importe, c’est le même principe. Parce que tant que la mémoire est cellulaire, tant qu’elle n’est pas assumée individuellement et qu’elle constitue notre corps, on ne peut pas en faire grand-chose. Pour pouvoir changer quoi que ce soit, il faut que la mémoire non-mentale devienne une mémoire mentale. Comme si on revivait adulte ce qu’on a vécu non-individué. Alors le fait que cette mémoire soit présente à l’esprit conscient permet de la gérer comme n’importe quel autre événement « passé ». On peut faire son deuil de tout, on peut tout pardonner, on peut tout accepter, on peut tout changer à condition d’en avoir conscience et que les choses soient claires. Tout simplement. Ces souvenirs, ces conditionnements, deviennent des « objets » extérieurs au lieu d’être des constituants internes. Ils ne nous concernent plus.

Tant qu’on est constitué par eux, qu’on n’a aucun recul, qu’ils sont inconscients, on n’a pas le choix. Lorsque j’agis, ce sont eux qui agissent. Lorsque je pense, ce sont eux qui pensent. Je suis ce passé, je ne peux pas le voir. Mais lorsqu’ils « sortent de mon corps », lorsqu’ils sont « objectivés », qu’il y a d’un côté « soi » et de l’autre « les événements vécus », tout change. Même le corps change. Les réactions ne seront plus les mêmes parce qu’il y a eu une individuation par rapport à eux. On n’est plus en fusion avec ce monde comme si ce que vit maman c’est moi qui le vit. A présent il y a maman et il y a moi. Maman ou autre chose, peu importe.

On dit que cela est « thérapeutique » mais ce mot a une connotation médicale. Comme si on était malade parce qu’on est conditionné. On ne peut pas ne pas être conditionné. On ne peut pas ne pas avoir de mémoires. On ne peut pas avoir un émotionnel neutre, vierge de réactions automatiques. Si on n’avait pas de « vieilles mémoires », on ne serait pas là. Tout notre corps est vieilles mémoires. L’incarnation est vieilles mémoires. L’important n’est pas de ne pas en avoir, on n’aura jamais fini de les nettoyer, l’important est de ne pas y être attaché, et les reconnaître comme notre création, création utilitariste pour pouvoir être quelqu’un dans un monde quelconque, et non les subir en considérant que c’est le monde qui nous les impose. Non. Le monde, c’est la manifestation de nos attachements émotionnels. Nous vivons ce que nos mémoires appellent pour être confirmées, parce que les confirmer est le seul moyen de continuer de ne pas être « infini » et donc responsable. Ne pas être « Dieu ». Tout le travail de notre mental consiste à faire en sorte de nous faire échapper à notre réalité « divine ». Rester un humain parmi d’autres. Pour cela il fait tout pour nous empêcher de comprendre ce que nous sommes : l’univers. En fait la Nécessité impossible de l’Infini, dont le compromis est l’illusion d’univers personnel en perpétuel changement. Mais loin de nous l’idée de mettre le mental à la poubelle. Rien de ce que nous sommes n’est inutile ou vain. Tout est duel, à la fois tourné vers la confirmation de notre finitude, et d’autre part vers la quête de notre infinité. Le mental est indispensable à l’évolution humaine, c’est important que nous souffrions des émotions qui nous perturbent pour nous faire avoir des prises de conscience, qui n’auraient pas lieu si le mental ne croyait pas jouer sa carte égotique. Mais comme tout dans l’univers, même le Diable auquel on peut l’identifier, il est manipulé par le Grand But, le Grand Manitou, pour aller vers l’illumination et l’infinitude, et peut aussi être utilisé pour se découvrir soi-même.
 
Ainsi de temps en temps il y a des gens qui font des percées dans cette connaissance, de grands scientifiques ou de grands sages, qui comprennent et qui ont moins peur. Mais c’est la vocation de chacun que d’y parvenir, et c’est le même esprit qui, ici, vit ses mémoires douloureusement, joue des rôles que les autres jugent insupportables, et ailleurs, joue à Bouddha, au saint ou au grand savant.  Alors on veut les suivre, on tente de poursuivre leurs travaux. On est dépendant d’eux au lieu de faire le travail par soi-même. Pour cela, la Science évolue par à-coups : de temps en temps une lumière, et entre deux, tous les « savants » qui tentent d’ajouter des équations, de confirmer, de développer, mais tournent en rond car leur but est encore d’être dépendant, de confirmer leurs habitudes mentales et émotionnelles, pas de trouver sa vérité. Donc entre deux révolutions scientifiques ou idéologiques, peu de choses changent. C’est la même chose en Psychologie, mais c’est aussi la même chose dans notre vie quotidienne. Quand on a trouvé quelqu’un qui peut servir de papa ou de maman, on considère qu’on va pouvoir suivre et se reposer. C’est l’inverse : c’est le moment de suivre l’exemple de l’autonomie et de se prendre en mains. Les maîtres ne montrent pas leur personne comme modèle, ils montrent le fait d’être un maître comme modèle. C’est l’histoire du doigt qui montre la lune. Certains regardent le doigt, certains regardent la Lune.

Guérir psychologiquement est la condition de la guérison physique, mais la condition de la guérison psychologique est la guérison spirituelle. Enfin, c’est dans les deux sens : la guérison psychologique ouvre des possibilités spirituelles. Mais les avancées spirituelles remettent en ordre les dysharmonies psychologiques  Cela dit, le mot guérison n’est pas forcément le bon. C’est plutôt une « Réalisation » car encore une fois, on ne peut vivre sans conditionnements. On aura beau en supprimer, en nettoyer, il y en aura toujours, heureusement. La vraie « guérison » consiste non pas à ne plus avoir de conditionnements émotionnels et autres, mais de se reconnaître créateur et responsable de ces conditionnements. Et finalement de les organiser soi-même, en conscience. La réforme du mental est indispensable pour cela car un mental menteur, ce qui est le cas habituellement, s’arrange pour confirmer que la responsabilité de soi et du monde est extérieure. Par peur de la solitude du Créateur, bien entendu. Si je suis responsable de ce que j’ai vécu jusqu’à présent, c’est que je suis seul. Le monde n’a aucune influence réelle sur ma vie. La condition première de la guérison est donc l’acceptation de la solitude. C’est cela qui fait pleurer bien souvent dans ces moments-là ou on comprend ce qui s’est passé en nous. Je quitte le monde de l’enfance.


C’est la peur de la solitude qui nous retient dans la non-autonomie. Qui fait qu’on s’attache au passé et qu’on ne veut pas voir l’extériorité de ce qui nous constitue. On a été violé ? Soit, mais quelque part, au plus profond de nous, ce viol a satisfait le sentiment qu’on n’est pas seul à décider, que le monde extérieur existe : la preuve, il a du pouvoir sur moi, il fait de moi ce qu’il veut sans me demander mon avis. Ouf ! Il existe. Je ne suis pas seul. J’ai perdu un enfant ? Soit. Ainsi j’ai l’impression de ne pas maîtriser le destin. Ce que le Seigneur a donné, le Seigneur le reprend. Dans les deux cas Job le bénit. Si j’ai la foi je fais confiance en la justesse de tout ce qui advient. Je fais confiance aux anges qui voulaient un copain de plus. Une fois que quelque chose est arrivé, si j’ai compris, je ne peux qu’accepter. Mais tant que ce n’est pas arrivé, je n’ai rien à accepter. L’acceptation du Créateur, l’acceptation liée à la compréhension qu’on est le créateur de ce qui advient, cela n’a de sens que par rapport au PASSE. Il n’y a rien à accepter à l’avance. Seulement le fait que quel que soit le résultat de mes actes ou de la vie, cela sera forcément le mieux pour aller vers le But.

Donc je veux, je décide, j’organise ma vie pour aller vers tel résultat, et au bout du compte, j’obtiens un autre résultat. Je m’en réjouis car cela est forcément mieux que le résultat que je visais. Quel qu’il soit. C’est cela la foi. Si je fais confiance, je suis guidé. Si je ne fais pas confiance, j’ai toujours l’impression que le monde est contre moi. Mais si je suis ici maintenant, avec les prises de conscience qui sont les miennes, c’est que j’ai toujours été bien guidé. Est-ce que cela peut changer et que demain je sois mal guidé ? Que le monde se manifeste autrement que pour mon bien ? Evidemment pas puisqu’il n’y a qu’un seul but, donc un seul Créateur. Je suis Cela. Les événements, le monde, les autres, tout cela est mon cinéma intérieur, indispensable à ma réalisation. Cette solitude est une bénédiction. Sans elle, je serais matière dans la matière, subordonné au hasard, et rien n’aurait de sens. Et finalement je ne serais pas et ne pourrais avoir conscience de rien ni de personne. C’est parce que je suis seul, parce que NOUS SOMMES UN, que nous pouvons communiquer et nous aimer. Et utiliser les événements pour se découvrir soi-même.
 
Mais le mental fait tout pour que nous haïssions cette Solitude qui est celle de l’Infini. Pour que nous en ayons peur en nous faisant croire que nous sommes l’ego. Car l’ego n’aime pas être seul et n’a aucune raison de l’être. Et il cherche des plaisirs à ne pas être seul. Des plaisirs qui détournent l’âme de son but, la « yinnise » en dispersant l’énergie. Je crois et je veux que le monde décide pour moi alors que je suis la seule source de conscience, d’énergie et d’amour. Du fait qu’il y a toujours une satisfaction à subir la volonté de l’autre, il est très difficile de s’en débarrasser et de devenir autonome. C’est pourquoi la première chose à faire est d’accepter cette solitude ontologique fondamentale, et pour cela il y a deux voies : s’appuyer sur les événements et actes de la vie qui ont tous pour objet de nous habituer à cette solitude (rappelons que ce n’est pas la solitude de l’ego – qui est fait pour vivre dans le relationnel et être entouré et aimé – mais la solitude du SOI. Il n’y a qu’un seul Soi qui est commun à chacun d’entre nous, c’est ce que montre la Métaphysique (voir « Et l’Univers Fut » aux Editions Ganymède et le deuxième tome à paraître, en particulier la partie « de l’Emotion à l’Illumination »).

Tant qu’on n’a pas fait le passage entre l’identification à l’ego et l’identification au Soi, la solitude est douloureuse. Et l’attachement au passé reste actif. C’est lui qui empêche les guérisons malgré tous ses efforts et tout ce qu’on peut faire thérapeutiquement pour s’en débarrasser. C’est donc une précaution prioritaire. Comprendre qui on est et pourquoi on a l’illusion d’un passé, et l’illusion d’une multiplicité. C’est exactement le même processus qui fait la possession occulte, et qui permet de s’en sortir, dont on parlera dans une prochaine chronique.

Sans illumination métaphysique du mental, difficile de le rassurer assez pour qu’il n’ait plus peur de sa vraie nature. Se reconnaître créateur, c’est passer du Mental au Causal, c’est-à-dire au Mental supérieur. C’est une « ascension ». Ceux qui maîtrisent les émotions maîtrisent le monde. Le monde est mené par l’émotionnel, et c’est pourquoi se guérir est le premier acte révolutionnaire. Ne plus être dépendant des affects émotionnels que ceux qui veulent s’arroger le pouvoir sur nos vies et sur la planète manipulent autant qu’ils peuvent pour aboutir à leurs fins et nous maintenir en dépendance, en jouant sur nos réflexes conditionnés. Il existe un tas de moyens pour yanguiser l’énergie en nous, pour rendre l’eau de nos cellules vivante et autonome, avec des molécules bien organisées magnétiquement, pour se protéger vibratoirement. S’il y a des personnes intéressées, on fera une journée pas chère le samedi 21 septembre en Seine et Marne pour parler de tout ça (il suffit de s’inscrire par mail et on vous donnera les détails). Changer notre propre mémoire c’est aussi changer la qualité de l’eau en nous, manifestation de notre émotionnel. Rapport avec le livre « Les Cinq Clefs » chez Louise Courteau, que vous connaissez peut-être.

Donc passer du moi au Soi est et reste la Clef. Selon qu’on s’attache au moi ou qu’on se tourne vers le Soi, on choisit les émotions négatives ou les émotions positives, et donc on se livre menotté à nos geôliers virtuels ou effectifs, ou au contraire on prend le pouvoir sur notre univers. C’est parce qu’on est Un qu’on peut s’entraider, et il y a beaucoup de choses qu’on peut faire avec tous les jeunes qui arrivent libres et insubordonnables pour faire de ce monde et de cette « solitude » un paradis. Y a plus qu’à…


Publié par Frank Hatem DSD le 13 sept, 2013 sous CHRONIQUES, Frank Hatem, HYPERSCIENCE, dans la Presse Galactique

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30 mars 2015 1 30 /03 /mars /2015 18:53

Ce supposé, qu'on appelle «matière», devrait donc plutôt s'appeler « effet matériel », ou « apparence de notre sensation de matière». On ne peut rien en dire de plus si on veut rester objectif. Car c'est d'abord et avant tout une sensation. Dire “ c'est de la matière”, c'est déjà imposer un concept qui qualifie l'objet de cette sensation, et on a vite fait de prendre cette abstraction pour argent comptant. On parle de la matière comme si elle allait de soi - et à ce moment-là, on exclut toute forme d'explication, puisqu'on part de la chose à expliquer- , alors que c'est la sensation de matière qui va de soi. Ce qu'on appelle “ matière” est la sensation elle-même.

 

Donc le problème n'est pas d'expliquer la matière comme si elle était quelque chose de réel. Il s'agit d'expliquer que la matière est une forme de mon esprit ; elle est ma croyance spirituelle et ma sensation de matière chaque fois que j'expérimente sa résistance.

 

Mais je vois bien que l'univers existe avec tous ses objets matériels !

 

Voir l'univers n'est pas une preuve de sa réalité matérielle, car nul ne peut prouver que la « matière » existe en soi, indépendamment de cette sensation. Imaginez qu'il n'y ait pas de conscience : en l'absence de sensation, que resterait-il de la notion de matière ? Qui peut affirmer qu'il y a quelque chose d'autre que cette sensation elle même, cette perception, sans faire appel à un arbitraire décidant que la matière existe ? Et bien entendu, sans en donner la moindre explication logique et démontrable expérimentalement, puisqu'il s'agit alors d'un postulat. Toute expérimentation, toute preuve, serait également du domaine de la sensation.

 

Il y a un point essentiel à remarquer lorsqu'on veut croire que la matière est une réalité objective : comment est il possible d'avoir la perception de quelque chose d'extérieur à soi ?

 

Il faut des yeux ?

 

Mais qu'est-ce qui va faire que ces yeux voient? Puisque l'objet est à distance, il ne peut être perçu, à moins que cet objet soit contenu dans une conscience. Une conscience contenant tour à la fois l'émetteur et le récepteur, qui ne peuvent pas, l'un et l'autre, ne pas être de même nature, de la nature-même de la conscience qui les englobe, faure de quoi il n'y a aucun espoir de percevoir quoi que ce soit.

 

On dit que les yeux reçoivent des messages interprétables. Il est clair que ces messages ne peuvent être que des ondes, des vibrations. Mais cela signifie dans ce cas, que la totalité de l'objet est ONDE, VIBRATION, si l'on voit la totalité de l'objet. Cela signifie aussi qu'il ne peut y avoir d'une part objet, et d'autre part onde émise. Sinon je verrais des « ondes émises » par un “objet”, mais je n'aurais aucune espèce de connaissance de l'objet. Or quand je mange une carotte, c'est bien une carotte. Je ne me jette pas sur une carotte me délectant de son odeur, de sa couleur, pour me retrouver avec une tondeuse à gazon dans l'estomac. Foi de lapin.

 

Enfin, ce que je vois, c'est l'aboutissement de l'onde en moi, pas l'objet. Cela signifie que ce que je vois à l'extérieur est une sensation intérieure. Le fair de “recevoir” des ondes par exemple dans le cerveau, me fair avoir la sensation qu'il y a quelque chose d'extérieur à moi. Alors que, de toute évidence, ces excitations neuronales sont intérieures au cerveau. Ce sont elles que l'on appelle« objet extérieur ».

Mais qu'y a-t-il d'extérieur, puisque ce sont des modifications intérieures qui me font dire «il y a quelque chose à l'extérieur » À aucun moment je n'ai le moindre indice qu'il existe quelque chose d'extérieur. Juste une impression.

 

J'appelle« matière », je qualifie « d'objet matériel » ce qui, en fait, n'est que vibrations et n'a peut-être aucune espèce de réalité matérielle. C'est vrai autant pour la vue ou le son, que pour le toucher ou un autre sens.

 

Mais je vois bien que la matière existe, puisque je la touche. Je touche la table à laquelle nous sommes assis, je sens la chaise sur laquelle je suis assise. Je sens bien que tout cela existe ; la preuve est suffisante.

 

Il n'y a là aucune preuve. Vous venez de le dire,« je sens», donc c'est seulement la preuve de votre sensation. Car lorsque je touche un objet, aucune de mes particules de matière ne touche aucune des particules de matière de l'objet. C'est impossible; des particules ne peuvent pas se toucher. Vous n'y survivriez pas. C'est uniquement une confrontation de vibrations.

 

Vous dites « je » touche « la chose» comme si cela était certain : "Mais ce qui est certain, c'est la sensation de toucher une chose. Cela est incontestable. Mais ni vous, ni la chose, ne pouvez être affirmés comme réalités certaines. C'est très important de ramener le débat à ce qui est certain, pour éviter de se fourvoyer dans l'hypothétique. Vous pensez que vous vivez dans un univers, mais ce qui est certain, c'est la pensée, le fait de ressentir un univers, qui est vous. Vous et l'univers, ce sont des abstractions, des concepts hypothétiques, plaqués sur une réalité : la sensation d'être qui, elle, est d'ordre spirituel. Car vous, maintenant, vous savez quelle est la vraie réalité, ce qu'est l'esprit.

 

Tout est spirituel, mais vous ne pouvez Jamais saisir l'esprit et le faire voir. C'est pourquoi aucun physicien ne peut y croire. Aucun physicien ne peut croire en lui-même ; en «je suis». Tout ce que vous pouvez percevoir est une forme de « matière ». Tout le monde, tous les objets autour de vous, la Terre et les planètes, mais aussi vos pensées, vos émotions et vos sentiments sont quelque part physiques: si vous plongez suffisamment au fond de vous-même, vous les verrez comme des objets extérieurs, situés quelque part dans l'espace et le temps. Vous appelez cela de la «matière». Toutefois, c'est juste une sensation, et qui plus est, une VISION, une vision spirituelle, car vous ne pouvez parler de matière que lorsque vous la touchez.

 

Source: L'origine du monde – co-auteur, F.Hatem

 

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:11

Cours d'Ontologie extrait du 17 : Pardon et culpabilité, selon la Psycho-Cosmogenèse

SE LIBÉRER DU PASSÉ

 

Note: Cette vision du pardon diffère quelque peu avec celle du Cours en miracle mais elle n'est pas inintérressante et permet de laisser s'exprimer une autre approche, ici athéiste. (Christalain)

 

Le passé n'est pour rien dans le fait qu'on puisse s'en libérer ou non. Le seul responsable, c'est moi : ai-je ou non envie d'être libre ? La réponse sincère est toujours non. Personne, si évolué soit-il, n'a totalement envie d'être libre, car cela voudrait dire que le conscient est amour (si le conscient était la volonté d'unité, il s'éteindrait car la conscience est dualité). Or, c'est l'inconscient qui est amour. Le conscient est toujours égoïste, cherche la confirmation de l'ego, de la matière, de la multiplicité, et fait tout pour empêcher l'inconscient de fonctionner, ce qui l'oblige à des détours douloureux pour arriver à son but. C'est ce qu'on appelle l'INERTIE DU MOI.

 

L'inconscient est au contraire actif. Il est avant tout constitué par un BUT ultime, l'Absolu en tant que "nécessité du néant", qui est la source d'énergie unique de l'être et de l'univers (voir cours de Métaphysique) ; par suite, il contient tout. Tout, c'est-à-dire les conscients des autres, ceux que l'on n'assume pas personnellement, est contenu dans ce "JE-SUIS". C'est pourquoi nous préférons l'appeler l'"Omniscient". L'inconscient est ensuite constitué de tout l'enseignement acquis lors du périple conscient qui, de croyance en fausse image de soi, nous a fait évoluer de la particule atomique jusqu'à l'être humain, en attendant mieux (voir "Pyramide de l’Évolution"). Cet enseignement, cette expérience, qui sert d'intermédiaire avec le subconscient et le conscient, est le moyen de contrecarrer l'inertie du moi, de changer d'attitude dans notre relation au monde pour aller vers plus d'amour ou d'unité, vers une image de soi-même plus proche de notre réalité infinie. Enfin, l'inconscient est encore constitué de nos habitudes. Il s'agit plus exactement de notre "subconscient" : toutes les actions et situations conscientes qui ont été vécues et qui ne demandent qu'à l'être de nouveau afin de confirmer l'ego. Il suffit d'un effort de mémoire à un niveau plus ou moins profond de relaxation pour que cela devienne presque aussi conscient que le conscient sensoriel.

 

C'est le rejet, l'extériorisation de ce but, de ces connaissances infinies, de ces enseignements individuels forgeant nos croyances, et même de nos habitudes (nous n'en somme généralement pas conscients), qui, par un phénomène de défense entretenant cette séparation, engendre les effets d'espace, de temps, de matière et de conscient (inséparables).   Il est donc bien clair que c'est notre inconscient qui est liberté (c'est-à-dire qui est le seul pouvoir de notre univers, donc contenant le tout, donc infini et seul, donc identifié à l'Absolu), tandis que notre conscient est le phénomène de rejet de cette liberté, qui nous enferme dans un corps et une personnalité séparés du monde. Ce que je suis est une nécessité, non une volonté.

 

Cela étant, l'évolution de la conscience consiste à s'unir consciemment de plus en plus avec l'inconscient, donc d'assumer de plus en plus le but en se reconnaissant seul créateur et responsable de notre univers. On a donc toujours l'impression de chercher la Liberté, d'aspirer à "Dieu" etc., bien que ce qui en nous prie pour cela fait en fait tout pour le refuser. Mais on ne s'en rend pas compte car on n'est jamais conscient du phénomène de conscience, de création de la conscience, de séparation. On n'est conscient que de l'amour, de la volonté d'aller vers l'unité avec l'Absolu. C'est donc en toute bonne foi qu'on dit "j'aime "Dieu", j'ai soif de liberté, je prie pour ne plus être prisonnier de cette planète et de ce corps". Il est bon de se rendre compte que c'est essentiellement un mensonge. C'est bon parce qu'alors on n'est plus dupe de soi-même en tant que "personne spirituelle", on n'a plus d'orgueil à ce niveau, et le travail sur soi est un vrai travail sur soi et non sur une fausse image de soi dans le seul but de la conforter.

 

Lorsque j'ai compris que, quelles que soient mes prières et mes aspirations spirituelles et créatrices, je fais tout, pour ne pas avancer et pour ne pas évoluer vers l'Absolu, je commence à ne plus me leurrer, et mon travail commence à être efficace car je me reconnais seul responsable de mon état et de mes insuffisances. Je ne me prends plus pour un être merveilleux cherchant à retrouver son papa et sa maman dans les Cieux, et qui subit ce monde infâme qui lui met toujours des bâtons dans les roues. Cette vision des choses, qui est la plus répandue chez les spiritualistes, est caduque. Je suis l'artisan consciencieux de ma prison, et ce n'est qu'en étant de plus en plus conscient de ma méthode de construction et d'entretien de cette prison que je vais m'apercevoir que je ne subis aucune prison, que je suis cette prison elle-même. Alors, je suis libre.

 

Tant que je cherche à m'évader, c'est que je ne veux pas être libre.   Se libérer du passé dépend de cela. Si je veux vraiment être libre, je dois reconnaître que je suis le créateur seul responsable du passé auquel je crois. Et reconnaître que j'aime avoir ce passé et cette prison et que j'en astique les barreaux à longueur de journée. Si je reconnais cela, cette prison n'est plus une prison. Mon éducation n'est plus l'éducation que j'ai reçue mais que j'ai décidée. Mes parents ne sont plus ceux que j'ai subis mais que j'ai choisis. Ma religion n'est plus celle qu'on m'a imposée mais que j'ai voulue dans le but de ne pas avancer. Mes maladies étaient aussi des moyens de ne pas être libre de mon corps et de mes actions ; mes émotions négatives et positives (peurs et souffrances d'une part, désirs et plaisirs d'autre part) étaient et sont encore une parfaite méthode de fuite de moi-même et de mon infinité dans le présent ; mon inintelligence est la manifestation de mon refus de savoir ce que je suis.   Seul responsable, je dois assumer cette solitude infinie, et si je suis infiniment seul, je suis infini tout court, donc nul. C'est gagné.

 

LA CLEF DU PARDON

Ce regard métaphysique sur moi-même est la clef du pardon. Car il ne suffit pas, même si c'est utile, de s'apercevoir que les autres ont le droit d'être ce qu'ils sont et de les tolérer. En général, on s'en tient à cela. Il ne suffit pas non plus d'être simplement positif et de s'apercevoir que toutes les "crasses" qu'on a subies nous ont en fait été utiles, et de remercier pour cela, ce qui est déjà un stade beaucoup plus élevé de pardon. Il faut se reconnaître seul créateur et seul responsable de ces difficultés, dans le seul dessein de satisfaire les névroses que j'ai entretenues dans le but de ne pas me voir en face. Je peux remercier ceux qui m'ont fait souffrir en sachant que, quelque part, c'était pour mon bien, ce qui est vrai, mais c'est insuffisant. Je dois les REMERCIER au sens de les CONGÉDIER. Ces serviteurs de mes névroses n'ont plus de raison d'être car il n'y a plus à la prison de service d'entretien. Qu'ils fassent leurs bagages et prennent leurs émoluments, sous forme de bénédiction infinie pour tout ce que j'ai vécu et qui m'a amené à cette prise de conscience, pour solde de tout compte.

 

Désormais si je veux souffrir, je le fais moi-même. Si je ne veux pas être libre, je sais que c'est moi et moi seul qui agis. En tant que conscience, je suis tout entier cette infinie prison. Il n'y a pas de remparts alentour pour m'empêcher de partir. Je suis sans limites, mais je m'en donne. J'en suis enchanté, et il n'y a plus personne, ni à pardonner, ni à remercier. La vie est un jeu sans aucune signification, qui divertit du néant par nécessité.

 

SE LIBERER DE L'AVENIR

Pour jouer cet inévitable jeu (ce n'est pas ma prison que cette obligation de jouer à l'illusion, je suis cette obligation, cette nécessité, et il n'y a rien d'autre qui constitue le conscient et l'inconscient infini), j'ai le choix entre retourner en arrière, en m'accrochant à l'idée que je suis un passé et que ce passé détermine ma vie, ce qui est le moyen de ne pas être libre et de souffrir, et qui est l'attitude normale de celui qui ne sait pas pourquoi il a cette sensation d'exister sur Terre), ou bien assumer que je suis une nécessité d'un but absolu et inévitable, donc une source d'énergie créatrice de la multiplicité des illusions, et n'avoir à ce sujet aucune angoisse ni entretenir aucune source de souffrance. Je crée car je suis "Dieu" et ne peux faire autrement. Je ne me leurre pas en croyant que ce que ma conscience crée existe vraiment et que je le subis, comme généralement on le croit. Je sais que seul JE est, créateur infini autant que nul, et j'en conclus que si j'ai mal agi, c'est par peur et donc ignorance de moi-même. Or, qui dit conscience dit illusion. Mon conscient n'a pas à culpabiliser de ne pas être l'inconscient. Je crée l'illusion de plus en plus consciemment, et donc mes actions, paroles et pensées sont de plus ne plus justes. Mes échecs d'hier furent mes maîtres. C'étaient donc des réussites fantastiques. Car je ne peux grimper au troisième étage s'il n'y en a un second et un premier. Je ne suis pas "tombé" de la perfection vers le vice, je n'ai jamais fait qu'évoluer du vice absolu vers la paix absolue. Ceci n'est pas une hypothèse mystique mais une certitude démontrable.

 

Telle est la clef de la déculpabilisation. Pour le passé.   Pour l'avenir, de deux choses l'une : ou bien je parviens à me déculpabiliser pour mes actions passées, qui furent mon besoin et celui de mes victimes innocentes, en me reconnaissant seul responsable de plus en plus conscient de ma responsabilité, et alors je ne vais pas refaire ces erreurs puisque je suis moins ignorant, ou bien je n'y parviens pas. Mais si j'y parviens, il ne me reste plus qu'à choisir mon jeu, à décider ma vie future, mon illusion future. Tout est permis. Absolument tout. Et tout est nécessaire. Mais rien ne m'oblige à faire mal. J'assume suffisamment mon désir de paix infinie, d'harmonie et d'unité avec autrui et avec le tout pour me faire confiance. Je ne peux qu'être "divinement" guidé et faire le mieux en fonction de ce que je reconnais de moi-même, car mon but est le Souverain Bien. Je sais ce que veut dire "exprimer toujours le meilleur de moi-même".

 

Cependant, je peux parfaitement continuer mes jeux sado-masochistes. J'ai le droit. Et c'est précisément parce que je me sais désormais capable de tout sans aucune culpabilité, que mes actes de bravoure et de bonté commencent enfin à avoir de la valeur. Ce n'est plus ni la peur du gendarme, ni celle de souffrir, ni mon éducation, qui me poussent à faire le bien. C'est moi, et moi seul. Parce que le mal est libre. Enfin. Ma liberté est infinie. Il n'y a pas d'enjeu. L'autre est une illusion. Tout est ma conscience et l'évolution de mes prises de conscience. Parfait. Alors vais-je tuer, torturer, voler, violer ? Pourquoi pas ? Il est important, il est même fondamental, que je m'en sente désormais capable sans aucune appréhension ni culpabilité. Alors mon choix libre et ferme de ne faire que le bien, de ne créer que l'harmonie et me réjouir de toute joie devient l'expression naturelle et éternelle de ma liberté divine.

 

J'aime vraiment mon prochain comme moi-même lorsque j'ai droit de vie et de mort sur lui. Sinon, je ne fais que répéter ma leçon, une leçon apprise d'une référence extérieure, un partage du pouvoir dans mon univers qui ne me permettra jamais un pardon total et une totale guérison.

 

Franck HATEM - (Ed. Ganymède)

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19 novembre 2011 6 19 /11 /novembre /2011 10:00
Une vidéo de Franck HATEM lors d'une de ses conférences.
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22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 09:54

C’est la grande question qui oppose notre mental et notre âme. Le mental vit la dualité et appelle tout cet univers « énergie » parce qu’il y a compensations, mouvements, évolution. Et cela sans commencement ni fin décelables.

 

Notre âme, elle, en tout cas notre cerveau droit, sait bien que tout est UN. Qu’il n’y a pas de dualité. C’est ce double sentiment qui fait parler d’esprit et de matière.

 

En général, on pense que l’univers est constitué d’esprit et de matière. En réalité, il n'y a que l'esprit, et l’esprit, c’est soi et seulement soi. Les autres, qu'on perçoit comme matière, on suppose pourtant qu'eux aussi sont esprit et me vivent en tant que matière. Cela n'a jamais empêché personne de croire à la matière, bien qu'on ne voit plus où elle pourrait se situer.

 

Il n’y a pas de différence entre esprit et matière et ce n’est qu’une question de point de vue. Il n'y a jamais eu esprit ET matière. Il y a toujours eu esprit, et d'un certain point de vue, on appelle cet esprit matière. Mais pourquoi donc on en vient à percevoir l'esprit sous forme de matière ?

 

Un aimant, on dirait bien que c’est de la matière. C’est un objet qu’on perçoit comme extérieur à soi. Mais l’aimant lui-même, comment se perçoit-il ? Mon voisin aussi je le perçois comme matière. Certes, il me parle, il a des réactions émotionnelles etc., je lui attribue donc les caractéristiques de l’esprit.

 

L'aimant se perçoit-il comme esprit ou comme matière ? Evidemment comme esprit, puisque depuis qu'on connaît l'origine de l'esprit et de l'énergie, on sait bien que la conscience se situe en tout point de l'infini. Il ne peut y avoir d'exception.

 

De toute façon « se percevoir » signifie qu'on est esprit. Le fait que l'aimant «se perçoive» ne fait pas l'ombre d'un doute puisque cela est démontré par la compréhension de l'effet de matière telle que l'Hyperscience la conçoit, et qui n'a aucune espère de concurrence puisqu'à aucun moment dans l'histoire de l'humanité, il n'y a eu d'autre explication rationnelle de la nature et de l'origine de la matière. D'ailleurs l'atome réagit à son environnement, et toujours de la même façon, ce qui est la marque d'une conscience et d'une volonté. Il est impossible d'attribuer à la matière la faculté de réagir. Si matière il y avait, elle serait régie par le hasard et uniquement par le hasard. Seul un but permet de réagir, d'avoir de l'énergie, et tout est issu du But. Un but c'est déjà de l'esprit. En tout cas on sait aujourd'hui quelle est la nécessité qui fait qu'il y a un But absolu dont l'Etre, l'esprit, est la manifestation inévitable.

 

La raison pour laquelle l'aimant se perçoit comme esprit et a le sentiment que tout le reste est matière, donc la raison du sentiment de dualité malgré l'unité spirituelle de l'univers, c'est simplement le fait que la conscience ne s'identifie qu'à un pôle du Réel, au pôle « moi ». Par définition l'autre pôle est inconscient. Il ne peut en être autrement et la démonstration est limpide : le processus créateur de conscience ne peut être conscient. Il ne peut y avoir conscience qu'à partir du moment où ce processus de genèse de la conscience a achevé son oeuvre. C'est certes immédiat, car rien de cela ne se passe dans le temps, mais il s'ensuit l'identification de la conscience à soi et jamais à l'essence de soi qui est un processus « antérieur » à la conscience.

 

Et l'essence de soi, c'est-à-dire l'inconscience, se trouve ainsi expulsée de toute possibilité d'identification. C'est l'infini extérieur. On avait déjà dit et démontré, en d'autres circonstances, que l'infini est en fait l'essentiel de soi, la partie de soi que l'on refuse et qu'on considère comme inconsciente, alors que c'est le contenu de la conscience. La conscience a conscience d'un univers qu'elle croit extérieur, cet infini extérieur est en fait son «inconscient», ou plutôt «Omniscient», il contient tout, absolument tout puisque la conscience est un point nul opposé à cet infini, mais la conscience ne peut s'y identifier. Elle s'identifie au centre de soi. Et tout le reste, ne pouvant être soi, ne peut être vécu comme esprit. C'est vécu comme une réalité indépendante de soi alors qu'il n'en est rien. C'est vécu comme «matière», de façon d'ailleurs arbitraire puisque rien n'identifie la matière comme solide. Tout contact supposé avec la matière est ponctuel, tout le reste est indifférent et ne suscite pas de sensation de toucher. D'ailleurs même le toucher ne justifie aucune notion de matière puisque le toucher est une sensation.

 

Voilà donc pourquoi la dualité semble régner en toute chose alors qu'en fait il n'y a qu'un soi, dont la cause ne peut être ressentie. Personne n'a l'impression d'être le pôle répulsion de lui-même, seulement le pôle attraction. Amour une fois l'«univers» créé, et non processus créateur d'illusion.

 

C'est grâce à Yoann, 15 ans, lors d'une discussion en Bretagne en août 2010, que j'ai pensé à ça. C'est très important car le doute concernant l'unité est tenace. Et pour cause. Merci à lui de m'avoir permis de lui tordre le cou (au doute, pas à Yoann).

 

Franck HATEM

 

Source :  http://www.hatem.com

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23 septembre 2011 5 23 /09 /septembre /2011 20:08
Un extrait de conférence de Franck HATEM
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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:07

Nous sommes des molécules d’eau. Nous sommes constitués d’eau à 80 %, et le rôle de l’eau, dans l’univers, est d’enregistrer l’information et de la transmettre fidèlement partout où elle passe. Et celui qui ne bouge pas, ne circule pas, ne transmet pas, ne parle pas, n’échange pas, meurt. Comme l’eau stagnante. Car il ne joue pas son rôle, ne remplit pas sa mission humaine, et ce qui, dans l’univers, ne joue pas son rôle est éliminé.

 

Lorsqu’on est frustré de communication, c’est qu’on attend vainement le message « bien reçu » en retour. Pourtant l’eau n’attend rien. Elle donne et advienne que pourra. Peut-on suivre son exemple ? Celui qui n’attend rien est sûr de recevoir. Celui qui demande est sûr d’être frustré. _ C’est une des Lois élémentaires de l’Etre (« Ontologie »).

La demande est toujours celle de l’ego. Le Don est toujours issu du Soi.
Ce n’est pas le même qui donne et qui reçoit. Le Soi ne peut rien recevoir, il est total par nature. L’ego, toujours partiel, n’est qu’un ensemble de besoins.
En général on s’identifie à l’ego, c’est-à-dire à ce qui est provisoire en nous, la personnalité, le corps, la mémoire, les habitudes. Le filtre de l’ego est tel que le Soi a du mal à se manifester. On donne et on aime à moitié car le but est toujours de confirmer l’ego.


La vie, par la souffrance et ses enseignements, se charge de nous faire évoluer du moi au Soi. Le Soi, c’est ce qui est éternel en nous : conscience, Principe créateur, source inconditionnelle de tout amour. La communication est une excellente occasion d’être frustré et de mieux comprendre qui on est. Évidemment, on a toujours intérêt à comprendre à l’avance, c’est tout le sens de la méditation métaphysique.


Pourquoi communiquer est-il possible ?

Il n’y a qu’au niveau du Soi que la communication est totale. Il n’y a pas de solution à la communication sans évolution spirituelle. Si on veut rester ce que l’on est et que l’autre reste ce qu’il était sans jamais changer, c’est sans issue.


Le Soi n’a pas besoin de mots. Ce n’est plus la communication, c’est l’unité car en vérité il n’y a qu’UN SEUL ETRE. Si on s’identifie à l’ego, on limite sa « compréhension ».

NOUS NE SOMMES PAS PLUSIEURS ESPRITS COMMUNIQUANT ENTRE EUX. NOUS SOMMES UN SEUL ESPRIT FAISANT LE LIEN ENTRE LES DIFFERENTES APPARENCES (ou univers, ou egos) QUI LE CONSTITUENT. Si nous n’étions pas un seul esprit, en aucun cas il ne pourrait y avoir la moindre communication entre nous. Nous ne pourrions pas nous connaître ni nous aimer. Nous ne pourrions même pas non plus, évidemment, avoir conscience les uns des autres. Est-ce que je peux avoir conscience de quelque chose ou de quelqu’un qui ne soit pas DANS ma conscience ? Ce serait impossible. Si nous avons conscience les uns des autres, c’est évidemment que nous sommes UN SEUL ETRE. Plusieurs corps, certes, plusieurs personnalités, mais un seul Etre.


Et si je veux communiquer, c’est en mettant en avant ce qui nous relie que je peux le faire, certainement pas mes différences.


Par FRANK HATEM, Dr en Ontologie (Montréal), épistémologue métaphysicien et auteur.


Franck Hatem, Dr en Ontologie... & auteur des livres « Les Cinq Clefs » et « La Sixième Clef » chez Louise Courteau, ainsi que des livres des Editions Ganymède sur l’origine de l’esprit, de l’énergie et de la matière, et « l’Origine du Monde » (sans nom de l’auteur) chez Félix. http://www.hatem.com

 

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:51

Une description "métaphysique" de l'amour  par Franck Hatem - Cours N°5 d'Holopsychologie. 

L'amour est une aspiration à l'unité, de même nature que le magnétisme des aimants. L'unité entre quoi et quoi ? Entre ce qui semble séparé : moi et l'univers. Moi au centre, et l'univers, les autres, autour.
Si ces deux "pôles" cherchent à se réunir, c'est parce que leur union est leur état normal, et leur séparation un état provisoire, faux. Si l'union est leur état normal, cela signifie qu'ils sont une seule et même chose, et non deux. Je suis l'univers. L'univers est moi. C'est la conscience qui fait croire le contraire. La conscience est la séparation elle-même. Je me crois le centre, je ressens tout le reste comme "non-moi", comme extérieur.


Quand on a compris la cause de la conscience, on a compris qu'elle est éternelle car éternellement nécessaire au "Néant", nécessité absolue. La séparation s'oppose donc à ce que l'unité se fasse, elle devient donc un but inaccessible, d'où notre sensation d"EVOLUTION et de temps.
Cela est de la Haute Métaphysique, très utile à comprendre, mais difficile à assimiler. L'important est simplement d'admettre que l'amour réunit ce que la conscience sépare. La conscience exclut l'infini, créant l'univers à l'entour, ce qui fait que nous nous croyons toujours au centre de celui-ci, avec l'aspiration de s'unir à autrui, à tout cet univers apparemment extérieur. Cette aspiration, ce mouvement d'unification entre soi et l'infini sous toutes ses formes, c'est l'amour. Dès l'instant qu'il y a conscience (séparation soi/non-soi), l'amour commence à intervenir pour les réunir.

 

Cela signifie que la conscience ne se vit que dans l'amour. Elle ne peut faire autrement, c'est son unique issue. Une fois la séparation effectuée, elle ne peut plus que tenter de s'annuler. Il n'y a rigoureusement aucune autre source d'énergie dans l'univers que cette nécessité d'unité entre centre et périphérie, entre zéro et infini, autrement dit, rien d'autre que cette "nécessité du néant". Cela se démontre également, tous les phénomènes physiques pouvant s'expliquer à partir de là (c'est la seule façon).

 

Une énergie ce n'est jamais que la manifestation d'une impérieuse nécessité. Si tout l'univers est énergie, ou amour, c'est qu'il manifeste une nécessité. Cette nécessité c'est celle du néant, nullité infinie ou infinité nulle. Un jour ou l'autre, cela vous semblera évident.

 

Quand on a parlé ainsi de l'amour, on a évacué toute sentimentalité, et c'est heureux. L'amour n'est pas une affaire sentimentale, ni émotionnelle. Moins l'émotion intervient, plus l'amour est "pur", c'est-à-dire inconditionnel et désintéressé. La Logique est de l'amour, relation immédiate de similitude de lois entre ce qu'on perçoit et soi-même.

 

Je suis la conscience. Je ne vis donc que par amour, et tout ce qui est issu de ma conscience est amour. Je suis totalement incapable d'agir autrement que par amour. Lorsque j'ai compris cela, l'essentiel est fait. Je vais pouvoir commencer à m'aimer moi-même, à me pardonner, à aimer les autres et à les pardonner, à déculpabiliser tout l'univers : il n'est pas un seul acte au monde qui ait été fait pour autre chose que pour un amour plus grand.

 

Comprendre c'est aimer. Si je comprends l'autre, je vais l'aimer. Si je comprends que tout est amour, je vais tout aimer. Mon jugement devient un jugement universel de bien absolu. Mon épanouissement spirituel est sur de bons rails.

 

L'intelligence consiste à comprendre, et comprendre signifie aussi "prendre avec soi", "contenir". Je comprends l'autre si je le reconnais comme une partie de moi-même.

 

En général, j'aime les gens que je connais, les choses auxquelles je suis habitué. Le reste m'est plutôt indifférent. Ce n'est que dans la mesure où mon univers a reconnu tel objet ou telle personne comme sien que je parviens à l'aimer ; pourtant, tout dans l'univers constitue l'infini que ma conscience est appelée à aimer. Pas tout à la fois cependant.

 

Pour développer l'amour en moi, pour me reconnaître un peu plus amour, il n'y a qu'un moyen et un seul : comprendre. Et cela veut dire très exactement : comprendre que cette chose ou cet être est amour, pur amour, exclusivement amour, exactement comme moi qui ne suis rien d'autre qu'amour. Tant que je ne le comprends pas, je le refuse, je ne le considère pas comme une partie de moi-même. C'est pour cela qu'on aime ce dont on a l'habitude. A force de côtoyer les gens, on finit par se rendre compte qu'ils sont comme nous ; que leurs faiblesses n'enlèvent rien à leurs intentions qui sont toujours dictées par l'amour. On finit par les reconnaître tels qu'ils sont, et donc par les intégrer comme une partie de soi-même, constituée du même amour.

 

Si on veut aimer ce qu'on ne connaît pas, il suffit donc de SAVOIR. La Connaissance consiste à ne pas douter une seule seconde que tout est amour, que tout est "Dieu", et que rien ne mérite d'être rejeté ou condamné. Le mal n'est que le bien qui se cherche.

 

Il n'est pas très compliqué de trouver l'amour dans les choses et dans les êtres dès l'instant qu'on est convaincu qu'il s'y trouve, et en exclusivité. Il devient même difficile de voir autre chose, et par suite difficile de ne pas aimer. On voit bien à quel point la Métaphysique la plus abstraite a des résultats concrets inestimables, beaucoup plus rapides que la simple expérience sensible.

 

Si je parviens à aimer ce que je reconnais comme moi-même, alors en fait, je n'ai jamais aimé que moi-même. Suis-je un sale égoïste ou un Narcisse ? Et cela veut-il dire qu'il n'y a en fait jamais eu amour puisque pour aimer il faudrait être deux ?

 

L'égoïsme n'est pas la question. Il n'y a que Soi parce qu'il n'y a qu'un seul "je suis". On le sait depuis la nuit des temps, tout est l'esprit. Et il n'y a qu'un seul "Dieu", un seul "être", et ce "Dieu" dit : "je suis le je suis". S'il n'y a qu'un seul je suis, et qu'il est la source de tout amour, qu'aime-t-il ? Rien. Il n'aime que l'illusion de ce qui lui paraît provisoirement extérieur, et juste le temps de le reconnaître comme intérieur, car une fois vraiment intégré, cela disparaît de la création. On l'a dit précédemment, l'amour est là pour annuler la conscience, qui est dualisation moi/autrui. L'amour absolu est inconscience absolue. C'est ce qui nous fait peur, et la conscience veille à maintenir toujours un univers extérieur à aimer. C'est là son travail de "créateur". Elle se défend car elle défend la nullité de l'indispensable néant, qui n'est assurée que grâce à cette dualisation.

 

Je m'aime moi-même ! En voilà une affaire ! Et pourtant combien d'entre nous, illusions d'humanoïdes, sommes capables de nous aimer nous-mêmes ? Très peu, surtout dans les milieux spiritualistes. Car précisément, nous ne sommes pas ces humanoïdes, nous sommes l'amour, à l'infini. Et se voir limité à un corps humain est un peu une injure, en tout cas une limite, que nous haïssons toujours un peu. Cette identification à une partie de soi au lieu de s'identifier à tout soi, est la cause de toutes les souffrances. Il m'est difficile de m'aimer si je suis un humain. Par chance je n'en suis pas un. Par chance, la Métaphysique m'a appris aussi à ME comprendre, et à comprendre que cet homme, ce n'est pas moi. Ce n'est pas moi, mais j'en ai besoin au même titre que tous les autres hommes et toutes les créatures, afin qu'une création extérieure multiple permette à la conscience de se maintenir en opposition avec cet infini, toujours pour la même raison : que le néant soit effectivement nul en plus d'être effectivement infini.

 

Donc si je ne suis pas l'homme, mais que je suis l'amour, la conscience qui a créé cet homme et tous les autres pour pouvoir les aimer, pourquoi m'en priver ? J'aime mon "moi", il fait partie de moi. Tout est question d'identification de soi, donc de COMPREHENSION. Je n'ai jamais été limité, je me fais croire que je le suis, et ce pour mon bien. Youpi.

 

Voilà que désormais toutes mes imperfections, toutes mes limitations, toutes mes faiblesses d'homme sont justifiées. Je les ai créées au même titre que toutes les autres, et c'est l'ensemble qui est parfait. Le tout. "Dieu". Et pour que le tout soit, il faut "tout".

 

Il n'y a plus d'obstacle à l'amour d'autrui, il n'y a plus non plus d'obstacle à l'amour de moi-même. C'est tout de même chouette, la Métaphysique. Essayez, vous verrez. Comprenez, et vous aimerez. On ne peut se forcer à aimer tant qu'on n'a pas compris Ceux qui aiment sans avoir jamais fait de Métaphysique en ont fait sans le savoir. Ils ont compris autrement, souvent après de longues souffrances répétées..

 

Alors il y a place pour la GRACE. La Grâce, c'est de se dire : "je ne suis pas cette personne, je suis son créateur". Mais je ne peux pour le moment me ressentir vraiment créateur de l'univers. Cela viendra, mais pour le moment je me limite à une petite création personnelle. "Epigénétique" comme disait M. Gauthier-Walter. Ce créateur, qui ne veut évidemment que mon bien, me pousse à m'identifier à cette personne dont les défauts, vices, erreurs, ombres diverses, tout ce qui me faisait jusqu'à présent me détester moi-même, est la totale responsabilité. La personne ne s'est pas créée elle-même. C'est le créateur en elle, la conscience du "je suis", qui l'a créée, et maintenant ce je-suis se prend pour sa créature. Soit. Je lui laisse cette responsabilité, et cesse d'en souffrir. Mieux, je le remercie de m'avoir donné ce jouet qui me permet de jouer le jeu de la vie. Non seulement je lui laisse cette responsabilité, et me retrouve donc déchargé du fardeau de l'incarnation et du péché, mais en plus je sais parfaitement qu'il m'adore et me remercie, car en fait, je souffrais à sa place. Lui n'a jamais souffert. Moi j'ai souffert d'être ce qu'il m'a fait. Terminé. Désormais j'assume ce qu'il me donne et lui en rends grâce, mais si ce n'est pas parfait, c'est son problème. C'est dans le but qu'Il soit parfait qu'Il m'a fait imparfait. Je suis son instrument. Me voilà libre de le servir parce que libre de tout fardeau. Le Grand Pardon est accompli.

 

Merci " Seigneur " de m'avoir fait ce que je ne suis pas : une partie de Toi, toi qu'en fait je suis tout entier et de toute éternité. Mais cela, ma conscience ne le connaîtra jamais car son rôle est de me séparer de moi-même. Elle ne peut que le comprendre, et cela suffit. Merci. Tout est accompli. 

Franck HATEM - holopsychologie

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 21:26
Frank Hatem est épistémologue, métaphysicien, ontologue, écrivain, musicien. Premier homme au monde à avoir apporté une explication rationnelle sur qu'est-ce que l'esprit, la matière, et sur l'origine de la conscience. Ses recherches sont de très loin en avance sur ce que peut nous dire la science actuelle. Il est clair, en particulier dans la 2ème partie de cette video, que la théorie de Frank est tout à fait compatible avec l'enseignement non-duel du Cours en miracle. Une traduction, en quelque sortes des principes causals du Cours dans le monde du rêve dans sa façon de fonctionner, en particulier dans les 5 dernières minutes de la video..."L'amour réunit ce que la conscience sépare". A voir , et entendre !


Frank HATEM - Capsule 10

Durée : 18:09 - Pris le : 09 août 2008 - Lieu : Toronto, Ontario, Canada

Source : 
www.Hatem.com
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 23:27

 

Quand vous touchez quelqu'un, ou l'effleurez, vous sentez son énergie. Quand vous écoutez la musique que vous aimez ou goûtez un fruit, vous vous laissez pénétrer de son énergie, et c'est un échange, car il n'y a pas de relation univoque.


Quand vous êtes joyeux, c'est votre univers qui est joyeux. Il n'y a pas de séparation.

Tout est vibration. Tout est longueur d'onde. Et il n'y en a qu'une vraiment importante : la vôtre ici et maintenant.


Les autres sont contenues dedans : alternance plus ou moins rapide des pôles magnétiques de l'atome, qui permet de distinguer un matériau d'un autre, le bois de l'acier, le poil du chat et votre main, les ambiances de joie ou de souffrance,  et qui varie avec une telle subtilité que l'on rencontre des gens avec qui on a des « atomes crochus » et d'autres pas.

 

Etre sensitif, c'est être capable de ressentir ces variations si ténues soient-elles, d'une personne à l'autre, d'un état émotionnel d'une personne à l'autre, même si ce sont toujours des atomes de molécules d'eau et de carbone à la base.

 

L'eau c'est toujours de l'eau, mais elle change de vibration selon qu'elle est heureuse ou  malheureuse, et nous, qui en sommes constitués, nous vibrons comme elles.


Chacune de nos pensées, chacune de nos paroles, chacun de nos actes modifient un tant soit peu la vibration de notre aura parce que cela modifie un tant soit peu l'état de nos atomes.


La qualité est toujours une question de quantité de TONOS comme disaient les Grecs, quantité d'énergie volontaire de vivre, d'ALLER VERS SON BUT, et si cela modifie nos molécules, cela agit sur la rotation des électrons qui vont circuler plus ou moins vite, et donc s'éloigner plus ou moins des noyaux, étendre notre aura qui va en démultiplier l'effet, et finalement nous protéger des influences extérieures, des magnétismes moins résolus ou moins en harmonie avec le But, des âmes faibles, des vibrations plus basses.

 

Il y a des vibrations de toutes natures, depuis l'« unification absolue »  jusqu'à la « division absolue », qui n'existent en soi ni l'une ni l'autre bien sûr ( puisque n'existent que des intentions d'unité ou des intentions de division relatives les unes aux autres). Mais on peut quand même considérer ces deux extrêmes entre lesquelles nous nous situons tous, puisque l'humain se situe dans une bande d'onde bien délimitée : au-dessus du violet commence l'invisible déstructurant, dispersant, yinnisant, jusqu'au diabolique absolu, tandis qu'en-dessous du rouge se situe l'invisible structurant, concentrant l'énergie vers un seul but, jusqu'au magnétique fondamental à la base de l'esprit.

 

Il ne viendrait à l'idée de personne de prétendre que notre bande de vibration, le spectre visuel, entre rouge et violet en passant par l'orange, le jaune, le vert et le bleu, qui constitue tout ce que nous percevons donc notre univers, n'a pas d'influence sur les autres bandes d'ondes. Ainsi, lorsque nous chauffons de l'eau, nous ajoutons de l'infrarouge proche à l'infrarouge lointain, et même si cette chaleur ne se voit pas, l'eau finit par bouillir. Même chose lorsque nous nous réchauffons près d'un radiateur. On utilise l'invisible pour réanimer le visible.

 

Il serait fort naïf de penser que l'inverse n'est pas vrai, et que l'invisible ne peut pas influencer le visible ; que les mondes angélique ou démoniaque ne peuvent agir dans nos vies. Ils le peuvent évidemment. Le veulent-ils ?

 

Pourquoi pas. Si nous, qui sommes des longueurs d'onde et uniquement des longueurs d'onde (il n'y a pas de matière qui ne soit vibration ressentie par une vibration différente), sommes des PERSONNES, sommes l'esprit à un certain niveau d'INTENTION qui se distingue de tous les autres niveaux d'intention, alors rien ne nous permet de nier aux autres niveaux vibratoires la qualité personnelle. Evidemment, les autres longueurs d'onde aussi sont des personnalités, des êtres, des entités.

 

En haut comme en bas. Et jusqu'aux principes les plus élémentaires : les formes les plus essentielles de l'énergie, qui sont aussi des êtres avec leur volonté et leurs sentiments et non des abstractions. C'est pour cela que tous les principes universels ont reçu des noms dans toutes les mythologies. Aujourd'hui on leur attribue des termes scientifiques et on ne croit plus à leur personnalité. Mais tout est vivant car tout est la vie.

 

Tous ces êtres, toutes ces entités, du haut au bas de l'échelle des longueurs d'onde, s'influencent donc les uns les autres, en fonction de leurs intentions. Et lorsque notre aura, qui manifeste la qualité de nos intentions, reçoit pendant trop longtemps l'influence d'une volonté extérieure, plus élevée ou plus basse, elle finit par en subir les conséquences, par être influencée.

 

Ceux qui sont les moins influencés sont les extrêmes. C'est tout ce qui est « entre deux », qui ne sait trop quel parti choisir et quoi vouloir, qui ne sait trop qui « il » est, qui se laisse influencer ainsi. Alors si je veux me mettre hors d'atteinte, il faut que je mette dans ce corps dont la vibration sera toujours quelque chose de moyen, une intention extrême. De préférence celle qui prend modèle sur l'énergie magnétique fondamentale, énergie qui parvient toujours à privilégier l'unité, l'attraction, quelles que soient les circonstances, et qui sait dire oui ou non de façon tranchée :  attraction ou répulsion. C'est une condition de la sainteté ».

 

Certains ont choisi la division et sont très forts dans ce domaine.  Ils ont « vendu » leur âme au « Diable » et pratiquent cette « magie noire » qui a pour but d'entraîner vers la division et la dispersion tous ceux qui ne savent pas trop qui ils sont.


Voilà donc où se situe notre choix. Voilà notre défi une fois compris le principe et la problématique. Comprendre enfin comment tout cela fonctionne doit avoir pour effet de nous tenir à l'abri de toute peur par rapport à ces forces démoniaques. Elles existent, on fait avec, mais elles ne nous influenceront pas car nous savons choisir quel esprit ferme doit habiter ce corps de douceur.

 

C'est ce qu'on appelle s'ouvrir à une autre dimension, plus subtile, une dimension qui, en faisant de ce corps un outil pour le Bien, nous prépare à un changement plus profond encore, un changement de corps, puisqu'à toute capacité d'amour correspond le corps qui lui permet de se manifester.


Si je me place déjà dans cette dimension, aucune influence extérieure ne pourra m'atteindre et faire de cette personne un outil de Satan.

 

Quelle vibration je choisis pour mon univers ?

 

Le monde est tel aujourd'hui qu'il y a d'un côté ceux qui élèvent toujours plus leurs vibrations, conscients qu'il faut se sortir d'une Terre en perdition, et ceux qui au contraire les laissent s'abaisser, trop fatigués pour résister à la pression reptilienne de la société actuelle et ne pas en devenir complices.

 

Très bientôt le tissu social va se déchirer, et il n'y aura plus de communication possible entre les deux pôles. Les influences cosmiques que nous recevons actuellement obligent à choisir magnétiquement son camp.

 

Mais cela sera sans retour, car demain, il y aura grâce à ce choix un Règne de plus sur la Terre :

 

L'Homme Nouveau.

 

Vous savez déjà si vous en serez ou pas.

 

FRANK HATEM.

Extrait de son nouveau livre :  « LA SIXIEME CLEF »

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