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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
       ***             
               
" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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Mise a jour le :


1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

30 décembre 2015 3 30 /12 /décembre /2015 07:27

L'esprit n’est pas constant. Les problèmes qu'a l'esprit peuvent être complètements différents d’un jour à l’autre. Si on écrivait sur du papier tous les problèmes d’un certain jour, il deviendrait évident que les problèmes et les solutions sont en conflit les uns avec les autres, et qu’ainsi on ne peut trouver aucune véritable paix d’esprit possible. La solution des problèmes crée de nouveaux problèmes. Et donc, là encore, il n’y a aucune paix possible avec l'esprit. C’est pourquoi on doit sortir de l'esprit pour trouver la paix. On ne peut pas trouver la paix avec l'esprit.


Se dégager de l'esprit est aussi simple que de perdre l’intérêt pour lui. Quand l'esprit bavarde, il bavarde parce que tu l’écoutes. Quand tu perds l’intérêt pour ce qu’il a à dire, parce que tu sais que ses réponses ne sont pas tes réponses, le bavardage de l'esprit disparaît. On ne peut pas ignorer totalement l'esprit. Il est comme un outil qui doit être utilisé pour expérimenter le monde. Il est l’instrument de la perception. On ne peut faire l'expérience de la perception qu’à travers l'esprit. Mais ce n’est pas la même chose de dire que l'esprit contrôle la perception, et de dire qu’on doit écouter le bavardage de l'esprit (les problèmes et les solutions).


Pense à l'esprit comme à un filtre. Ce filtre permet de voir des objets là où est la lumière. Ce filtre permet de voir des différences là où il n’y en a pas. Il permet de communiquer en utilisant des symboles qui représentent quelque chose d’autre. Sans l'esprit, on ne serait pas capable d’expérimenter le monde. Mais cela ne veut pas dire qu’on doit être assujetti à l'esprit.


L'esprit, quand on y croit et qu'on le prend au sérieux, semble définir la réalité. Mais comme je viens juste de le montrer, l'esprit ne définit pas la réalité. Il place un voile de perception sur la réalité pour que la réalité soit expérimentée d’une nouvelle manière. Ce qui veut dire que l'esprit est un mystificateur ou un illusionniste, et que ce qu’il crée est pure illusion. Croire l'esprit, c’est croire l’illusion. Penser que l’illusion est la réalité, c’est être complètement berné.


J’insiste encore une fois pour te dire que croire à l’illusion, le processus d’être berné, comme je l'appelle, a lieu quand on croit l'esprit. Ceci veut donc dire que le processus d’éveil est aussi le processus d’apprendre à ne pas croire aux histoires de l'esprit.


En tant que filtre, l'esprit peut être utilisé pour voir et faire l'expérience de l’illusion sans qu'on y croie nécessairement. Cette expérience est possible si on se maintient dans la connaissance qui est au-delà de l'esprit. On peut dire aussi que cette connaissance est avant l'esprit. Cette connaissance existe maintenant, en Soi, à une profondeur qui est en-dessous de l'esprit et à une hauteur qui est au-dessus de lui. En d’autres mots, la connaissance est toujours accessible et tu n'as besoin que du désir de te souvenir et de réaliser cette connaissance. Je te demande de pratiquer.


Je t’ai donné un mantra, « Je suis ce que je suis ». Je te demande de pratiquer ce mantra du mieux que tu peux. Ce qui veut dire de le pratiquer aussi souvent que tu t’en souviens. Ce mantra te donne accès à la connaissance et te la rapporte (tout comme une commande d’ordinateur peut accéder à un fichier déjà enregistré et l’ouvrir).


Et, en même temps, je te demande de pratiquer l’abandon. L’abandon ne considère pas les problèmes et solutions de l'esprit comme des choses importantes. Il met de côté les histoires de l'esprit et écoute, au même moment, pour recevoir de moi une communication directe. Par l’usage du mantra et de l’abandon, l'esprit devient un outil utile. Il n’est plus un instrument qui agit en tant qu'utilisateur. Tu fais encore l'expérience de la perception, mais le filtre est nettoyé des idées fausses, et la perception est vécue avec clarté. On appelle aussi cela la vraie perception, parce qu’elle n’est pas brouillée par les idées illusoires. Ici, on voit et on fait l'expérience de la perception, mais on a réalisé et on s'est rappelé de la vérité et celui qui expérimente et communique à travers le filtre n'est plus considéré berné.

 

Source : "Pensée d'éveil" par Régina dawn akers.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 11:34

Certaines personnes veulent comprendre l’éveil avant de s’y impliquer pleinement. Elles veulent s’assurer qu’elles peuvent comprendre que l’éveil est sécuritaire et n’est pas la mort. Mais je proposerais à ces gens-là de se demander à eux-mêmes, « Qui veut comprendre l’éveil ? » S’ils font cette recherche, ils pourraient découvrir que c’est l’attachement au faux « je » qui veut se sentir en sécurité. De cette façon, continuer de chercher la connaissance spirituelle ou la compréhension, c’est demeurer attaché au aux concept « je ». Il est beaucoup mieux d’utiliser ton temps dans la pratique du mantra ("je suis ce que je suis") et de l’abandon (lâcher prise). Tu vas t’éveiller plus vite par ces pratiques qu’à poser des questions à propos de l’éveil.

Ramana MAHARSHI via Régina.

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30 novembre 2015 1 30 /11 /novembre /2015 11:22

Nous avons beaucoup parlé de la notion de “script” dans ce blog. Sujet important qui me tient à cœur, mais qui intéresse également bien des personnes. Il est reflété dans sa forme vulgarisée par : “Sommes-nous totalement libre ? Partiellement liés à un scénario ? ou complètement dépendants d'un destin ?” Le texte suivant est une pièce de plus au dossier, une pièce courte mais déterminante dans la mesure ou elle montre une chose essentielle : Celui qui pose cette question (ego) se situe à un niveau séparé (dualité) qui ne peut comprendre l'enjeu du débat à considérer depuis la globalité de l'être, au niveau non-duel (soi). Il ne pose donc pas la question dans les bons termes, et ne peut donc pas obtenir de réponse satisfaisante.

Christalain

 

Comme il n’y a pas d’idée d’indépendance, il n’y a pas non plus l’idée de décider pour soi-même. L’illuminé qui vit dans un état pleinement réalisé vit et agit, bouge et parle, en accord avec un scénario qui lui est fourni à ce moment. Ce script vient de l’Un pour les plus hauts objectifs de l’Un, donc la personne illuminée ne se sent pas séparée de l’auteur du script, pas plus qu’elle ne sent qu’elle prend des décisions pour elle-même. Il ou elle suit dans la joie et la réalisation.

Est-ce de l’abandon quand l’illuminé suit ce scénario ? Puisqu’il n’y a pas d’autre, à qui s’abandonnerait-il ? Et toutefois, il suit, justement, car l’abandon contient l’idée « de suivre ». Certains nommeront ce scénario karma. Et d’autres utilisent le terme « scénario » ou « script », mais dès qu’il y a un sentiment de victime associé à l’idée que « le karma se manifeste » ou « le scénario est écrit », on n’a pas encore réalisé l’auteur du script.

C’est aussi pourquoi les questions de libre-arbitre et de destinée semblent entrer en conflit quand on regarde par la psyché hu-maine. La psyché humaine ne peut comprendre la compatibilité de la destinée et du libre-arbitre, parce que la psyché humaine elle-même est indépendante et n’a pas réalisé la formidable vérité du Soi.

Tu n’es pas séparée de l’auteur du script. Ceci est l’absolue vérité que j’ai partagée avec toi, hier. Mais aussi longtemps que ton esprit croit la pensée d’indépendance… le faux concept « je »… c’est un point sur lequel tu deviendras facilement confuse. Donc, c’est un point auquel je te demande de ne pas penser, mais de seulement faire confiance.

Et je demande aussi, puisque tu ne peux pas comprendre com-ment tu établis un script, de ralentir l’élaboration du script en calmant ton esprit et en vivant et en agissant sur la base de l’abandon.

Si tu poursuis la pratique du mantra (ndlr: "je suis ce que je suis") et de l’abandon, et te dispenses de « penser par toi-même », tu te dispenses aussi de la fabrication d’un scénario qui inclut le faux-concept de soi. Du fait que ce soi n’est qu’une partie d’un scénario et ne fait pas partie de la réalité, cesser de l’inventer lui permet aussi, en tant qu’idée, de disparaître. Ceci fait partie de l’éveil, parce que c’est le détachement du faux « je ». Le non-attachement au faux trace le chemin… ouvre les cieux… pour permettre la réalisation de la vérité.

 

Ramana MAHARSHI

Via Regina Dawn Akers – 21 février 2009

source: reginadawnakers.com

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30 octobre 2015 5 30 /10 /octobre /2015 21:47

Le renversement ne peut pas venir de toi car tu crois au monde sens dessus-dessous dans lequel tu as l’air d’être. Tu crois que tu es là et que les autres sont là avec toi. Tu crois que le monde est indépendant de toi et que tu es à la merci de ses effets. Au mieux, [tu crois que] tu peux t’adapter et trouver un peu de bonheur.. Tu peux gagner et puis regarder ailleurs pour ne pas voir la douleur dont tu crois qu’elle n’est pas la tienne. Tu peux dénier tes pensées [ou] les accepter comme insensées. Et en faisant tout ça, tu as l’air ok, peut-être plus à l’écart que la plupart des gens, mais tu n’es jamais pleinement satisfaite.

 

Tu n’es jamais pleinement satisfaite parce que tu crois au manque et que ce dont tu manques, tu ne peux pas le trouver. Tu le cherches dans des relations, des réalisations, des choses, de la nourriture, la sécurité et du bon temps ; comme une anesthésie, tu peux bien avoir l’air de rire et d’être heureuse un certain temps. Mais ta satisfaction ne dure jamais, alors c’est la chose suivante qui peut-être comblera le manque.

 

Tu ne peux jamais trouver cette chose, parce qu’il n’y a rien dont tu manques. Tu es complète et parfaite dans la plénitude de Dieu maintenant. Et c’est pour ça que le miracle est utile. Il ne te donne rien, parce que tu ne manques de rien. Te donner quelque chose validerait la croyance au manque. Le miracle, c’est une simple altération dans la perception, un changement dans la vision, de sorte que tout ce qui était avant puisse encore être au sein de l’illusion, mais que soit parti le manque qui semblait exister.

 

Le miracle reconnaît la vérité et dénie le faux. C’est tout, parce que c’est tout ce dont on a besoin. Tout est accompli tel que ce fut accompli bien avant que ne commença le rêve. Et ce qui fut accompli en réalité ne peut être défait, sinon la réalité ne serait pas la vérité de l’existence. Si la réalité n’est pas la vérité de l’existence, alors Dieu est mort et Tout Ce Qui Est n’est pas. Mais tu sais qu’il ne peut en être ainsi. Car tu réalises que tu existes. Il s’agit d’un fait que tu ne peux nier. Tu es existence et ça, tu le sais.

 

Tout Ce Qui Est est, parce que tu es. Ainsi, la vérité doit être vraie et la réalité doit être la réalité. Et le rêve que tu appelles la vie doit être une illusion, parce qu’il ne durera pas. Et tu dureras parce que tu es existence et que l’existence ne peut avoir de fin, sinon l’existence n’existerait pas. C’est ça l’altération qu’apporte le miracle. Un changement de perspective qui montre que le faux doit être faux parce que la vérité est vraie.

 

Source: "Tout sur le rêve"

Regina Dawn Akers

http://www.ReginaDawnAkers.com

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1 septembre 2015 2 01 /09 /septembre /2015 19:36

 

Le pardon authentique, pratiqué dans la perspective d'une philosophie "non-duelle" permet de retrouver la paix et se reconnecter à notre nature profonde. Plus qu’un outil, c’est un mode de vie qui libère à la fois ceux qui pardonnent et ceux à qui l'on pardonne.

 

Le pardon dont nous parlons ici est très différent du pardon tel qu'il nous est transmis depuis des siècles avec ses notions de bien et de mal, de péché, d'offense et de repentir. Progressivement, il permet de percevoir un cadeau en chaque être et en chaque situation.

 

Nous vous proposons de nous rencontrer en toute simplicité et en toute humilité autour de ce thème afin de vous familiariser avec le pardon non duel. Puis nous témoignerons de nos propres expériences de pardon et entendrons avec plaisir les vôtres si vous souhaitez les partager.

 

Sandrine et Alain

 

Pour participer à ces rencontres, écrire aux adresses suivantes.  

Sandrine.pertin840@orange.fr, ou christalain.1000@wanadoo.fr

 

Prochaines dates :

Maillat (01) : le 5 septembre 2015

Annecy (74) : le 3 octobre 2015 

 

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30 avril 2015 4 30 /04 /avril /2015 20:12

À présent, parlons du travail que tu dois faire. Tu es conscient qu’il y aura des résistances, de grandes résistances. Ne perds pas cette lucidité, et sois toujours sur tes gardes. Quand des résistances surviennent dans ton esprit sous n’importe quelle forme, abandonne-les sur-le-champ et dans la gratitude, comme des choses n’ayant pas de valeur.

 

Le travail que tu vas faire est dans l’esprit. C’est un travail de conscience, qui ne vise pas à être conscient du monde, mais de tes pensées au sujet du monde. Aujourd’hui, tu penses être focalisé sur le monde. Tu penses que cet intérêt porte sur des relations, du travail, des loisirs et des moments de détente, or Je te dis que tu n’es focalisé sur aucune de ces choses-là. Tu ne l’as jamais été. Même la pensée que tu es focalisé sur le monde est une illusion dans ton esprit.

 

Ce sur quoi tu es focalisé, et as toujours été focalisé, est la pensée. À chaque moment de pseudo-interaction avec le monde, tu es focalisé sur la pensée. Et comme tu te considères comme une entité séparée qui est dans le monde, tu es focalisé sur des pensées qui semblent provenir de l’esprit privé qui t’appartient. Regardons ensemble très attentivement ce processus dont tu es si peu conscient, et pourtant il définit tout ce que penses, crois et fais.

 

Le travail que tu vas faire est dans l’esprit. C’est un travail de conscience, qui ne vise pas à être conscient du monde, mais de tes pensées au sujet du monde. Aujourd’hui, tu penses être focalisé sur le monde. Tu penses que cet intérêt porte sur des relations, du travail, des loisirs et des moments de détente, or Je te dis que tu n’es focalisé sur aucune de ces choses-là. Tu ne l’as jamais été. 10Même la pensée que tu es focalisé sur le monde est une illusion dans ton esprit.

 

Ce sur quoi tu es focalisé, et as toujours été focalisé, est la pensée. À chaque moment de pseudo-interaction avec le monde, tu es focalisé sur la pensée. Et comme tu te considères comme une entité séparée qui est dans le monde, tu es focalisé sur des pensées qui semblent provenir de l’esprit privé qui t’appartient. Regardons ensemble très attentivement ce processus dont tu es si peu conscient, et pourtant il définit tout ce que penses, crois et fais.

 

À chaque fois que tu regardes une chose avec les yeux du corps, il y a des pensées dans ton esprit sur cette chose. Quand tu regardes une chaise, par exemple, tu peux penser qu’elle est jolie, usée, disponible, désirée, non désirée, propre, sale, etc. Les pensées qui te viennent à l’esprit paraissent automatiques, sans que tu en sois conscient ou sans que tu les aies évaluées. Tu peux aussi émettre des jugements sur la chaise, jugements fondés sur tes pensées, et tu peux aussi choisir de t’y asseoir ou de ne pas t’y asseoir en te fondant sur tes jugements. Mais jamais tu n’observes, ni n’évalues, ni ne questionnes les pensées que tu as à propos de cette chaise, et il ne s’agit pourtant que d’une chaise.

 

Le processus que tu appelles pensée, dont tu es pour la plus grande part inconscient, se déroule de lui-même dans ton esprit à propos de tout dans ton monde. Tu émets des jugements que tu n’évalues pas à propos du travail que tu fais, des relations que tu as, des passe-temps que tu choisis et de la personne que tu penses être. Ces jugements non évalués définissent toutes les choses et les personnes de ton monde. Et ils sont admis dans ton esprit sans que tu en aies conscience, que tu les questionnes ou bien les évalues.

 

Alors, voilà le travail que Je te demande de faire. Je te demandede ralentir le pas un petit peu. Tu pourras choisir la manière de le ralentir. Choisis une méthode qui te paraît confortable pour toi maintenant, mais trouve un moyen de réduire les distractions dans ta vie, afin de prendre le temps de devenir conscient des pensées qui paraissent automatiques dans ton esprit. Que sont ces pensées ? Que te disent-elles ? Pourquoi les écoutes-tu ? Est-ce que ce sont des pensées d’amour ?

 

Source: INT. Interprétation du Nouveau Testament.

Extrait de la version abrégée libre d'accès – Luc, Chapitre 12

Régina dawn akers : http://reginadawnakers.com/

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1 novembre 2013 5 01 /11 /novembre /2013 09:53

Question N° 67 : Vous allez trouver cette question étrange et j'aurais dû, c'est vrai, la poser au tout début; mais parfois, je suis un peu perdu dans ma recherche et je ne sais plus vraiment ce que je cherche... Pourquoi dois-je découvrir ma véritable nature et le fait d'y parvenir me rendra-t-il heureux?

 

 

C'est lorsque cette question se présente à nous que l'on entreprend ce que l'on appelle une"recherche spirituelle". Or à quoi aspire chaque individu sur cette planète ? Que recherchent inlassablement les hommes, sinon le Bonheur ! Tout le monde cherche comment parvenir à être heureux. Observez attentivement la vie des hommes et la vôtre, et vous constaterez que tous recherchent à être autre chose que ce qu'ils sont au départ. Et c'est naturel ! Le problème, c'est que de très nombreuses voies sont proposées et très peu nous conduisent au But. Les différentes religions promettent le Bonheur, mais un bonheur conditionné et à très longue échéance.

 

Ce fameux Bonheur, promis par les religions n'est pas expérimentable, ici et maintenant. Si ce bonheur est fixé à une date ultérieure, c'est qu'il n'existe pas en ce moment. Or, s'il n'existe pas aujourd'hui, c'est qu'il aura un commencement et s'il a un commencement, obligatoirement, il aura une fin ! Ce Bonheur n'a donc aucune réalité et les paradis proposés sont créés pour rassurer et nourrir un espoir sans lequel la vie des hommes serait encore plus pénible. Mais ce n'est jamais une solution !Les partis politiques font de même et les diverses philosophies se perdent dans de belles phrases qui bien sûr ne changeront jamais rien... d'autant plus qu'en fait il n'y a rien à changer sinon notre façon de voir.

 

Au départ, identifiés à cet ensemble corps-mental, nous recherchons naturellement le Bonheur dans le monde, sans trop savoir ce qu'est réellement ce Bonheur, simplement nous le sentons, nous sommes persuadés qu'il existe. En quoi consiste le Bonheur ? Question primordiale ! Le point essentiel est la PERMANENCE : Le Bonheur doit être permanent. Or, si l'on examine notre vie, avec ses joies et ses peines, nous remarquons rapidement que ce n'est pas réellement le Bonheur parce que les événements qui nous rendent heureux sont éphémères, il ne durent pas et leur nom est : Plaisirs. Ce qui n'est pas permanent ne peut nous procurer le Bonheur auquel chacun aspire si fortement. Il est vrai que l'on pourrait remplacer l'expression "recherche spirituelle" par recherche du Bonheur car c'est plus explicite.

 

Mais comprenons bien que l'humanité tout entière est à la recherche de ce Bonheur : celui qui boit avec excès, le drogué, les affamés de sexe, les révoltés en tous genres, ceux qui ne vivent que pour s'enrichir, ceux qui recherchent la gloire et même les religieux, oui, tous ceux-là recherchent ce fameux Bonheur ! Soyez-en convaincus et vous verrez qu'en fait tout le monde est en pleine recherche. Et la vérité s'affirme d'elle-même : on entend souvent dire - et c'est le mal du siècle - "je suis mal dans ma peau". C'est normal puisque nous ne sommes pas cette peau...L'unique problème, mais il est de taille, c'est que l'homme, identifié à son corps, recherche le Bonheur avec les moyens du corps et ces moyens ce sont les sens. Les sens ne peuvent nous procurer que des sensations. Si ces sensations sont agréables, nous les appellerons plaisirs et si elles sont désagréables, souffrances. Les plaisirs ne sont ni bons ni mauvais, ils correspondent naturellement à une réaction des sens aux objets qui nous entourent.

 

Mais ce qui est par contre certain, c'est qu'ils sont éphémères : ils apparaissent et puis disparaissent. Si l'homme est privé d'un plaisir qu'il a l'habitude d'avoir, il en sera perturbé et cela engendre une souffrance. Celui qui constate l'impermanence des plaisirs va alors se demander comment trouver réellement le Bonheur. En approfondissant notre recherche, nous constaterons que ce Bonheur, qui se doit d'être permanent, ne peut pas être extérieur à nous. Cela seul qui est permanent est appelé le SOI et c'est en Lui seul que se trouve le Bonheur. C'est notre nature véritable que l'on qualifie de "ETRE - CONSCIENCE - BEATITUDE. "Donc, la recherche du SOI, ou de notre nature véritable est simplement la recherche du Bonheur.

 

Source : " Etre simplement" Questions et Réponses en quête du Soi, de Bernard.

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 13:11

J’ai entendu parler pour la première fois de Georg GRODDECK en 2007, alors que je lisais « Et l’univers disparaitra » de Gary Renard.  Au début du livre, ce psychologue contemporain de Freud est présenté de manière assez élogieuse et je me suis dit qu’il serait intéressant d’en savoir plus. A chaque relecture je me suis fait à nouveau cette réflexion, mais ce n’est pourtant qu’en 2013 qu’une demande silencieuse venue de mon esprit s’est faite plus « pressante ». J’ai donc entrepris quelques recherches sur Mr Groddeck et je ne le regrette pas. Ce chercheur était « diablement» en avance sur son temps et ses écrits, remis dans leur contexte, s’avèrent courageux, iconoclaste, voir subversif, mais dans le sens positif du terme. J’ai décidé de vous en proposer quelques extraits issus de l’un de ses livres majeurs : « Le livre du ça » dans les prochains mois. Comme vous pourrez le constatez, sa notion du ça présente de grande similitudes, du moins dans ses effets, à l’ego tel qu’il est décrit dans un Cours en miracles. Ce mois-ci, je vous propose justement quelques citations à propos du ça, extraites de ce livre.

Christalain

 

 

  *

Je pense que l’homme est vécu par quelque chose d’inconnu. Il existe en lui un « Ça », une sorte de phénomène qui préside à tout ce qu’il fait,  à tout ce qui lui arrive.  La phrase  « Je vis… » n’est vraie que conditionnellement ; elle n’exprime qu’une petite partie de cette vérité fondamentale : l’être humain est vécu par le Ça.

 

 

Nous ne connaissons de ce Ça que ce qui s’en trouve dans notre conscient. La plus grande partie — et de loin ! — est un domaine en principe inaccessible. Mais il nous est possible d’élargir les limites de notre conscient par la science et le travail et de pénétrer profondément dans l’inconscient quand nous nous résolvons non plus à « savoir », mais à « imaginer ».

 

 

Je cherche à expliquer par tous mes développements, c’est-à-dire en gros que le Ça, cette chose par laquelle nous sommes vécus, ne fait pas plus de différence entre les sexes qu’entre les âges. Je pense ainsi vous avoir au moins donné un aperçu du manque de bon sens de cette entité.

 

 

Car c’est le Ça inconscient, et non la raison consciente qui crée les maladies. Elles ne viennent pas du dehors, comme des ennemies, ce sont des créations opportunes de notre microcosme, de notre Ça, tout aussi rationnelles que la structure du nez et des yeux qui est, elle aussi, un produit du Ça. Où trouvez-vous inadmissible qu’un être qui, avec des filaments de semence et un oeuf, fait un homme, avec un cerveau d’homme et un coeur d’homme, puisse susciter un caner, une pneumonie ou une descente de matrice ?

 

 

Le Ça satisfait son droit à la jouissance dans le bien comme dans le mal.

 

 

J’ai tendance à charger la femme d’une culpabilité qui me pèse ; car c’est encore là une des caractéristiques du Ça, que toutes les culpabilités pensables et imaginables pèsent sur chacun d’entre nous, en sorte que l’on est bien obligé de se dire à propos de l’assassin, du voleur, de l’hypocrite, du traître : Toi aussi, tu en es un !

 

 

Ce qui est refoulé ne disparaît point, cela ne reste pas à sa place, voilà tout ; c’est repoussé dans quelque coin, où il ne lui est pas rendu justice, où cela se sent à l’étroit et désavantagé. Cela se dresse alors constamment sur la pointe des pieds, se presse de temps à autre en avant de toutes ses forces pour regagner le lieu où cela devrait être et dès que cela aperçoit une brèche dans le mur, cela essaie de s’y faufiler. Cela y réussit peut-être, mais quand cela est parvenu au premier plan, cela a épuisé toutes ses forces et n’importe quel heurt de quelque puissance autoritaire le renvoie en arrière. C’est une situation bien désagréable et vous imaginez les bonds que fait un être aussi refoulé, écrasé, broyé quand il est enfin libéré.

 

 

Je ne sais si je vous ai bien clairement fait saisir l’immense portée que prend à mon point de vue la notion du transfert (ndlr : à rapprocher de la projection du Cours). Je me permettrai donc de vous exposer à nouveau la chose en l’attaquant par un autre bout. Mais n’oubliez pas que je parle du Ça et que, par conséquent, tout n’est pas aussi exactement délimité que les mots pourraient le faire croire, qu’il s’agit d’objets se confondant et séparés artificiellement. Représentez-vous mes propos sur le Ça divisés en degrés, un peu comme le globe terrestre.

 

 

Il utilise pour lui-même la plus grande partie de cette masse de sentiments, presque tout, pour ainsi dire ; une autre partie, fort petite par comparaison, mais assez considérable pour la vie, peut être projetée au-dehors. Ce « dehors » est très varié : il se compose de personnes, d’objets, de lieux, de dates, d’habitudes, de fantaisies, d’activités de tous genres ; bref, tout ce qui fait partie de la vie peut être utilisé par l’être humain pour y rattacher ses sympathies ou ses antipathies. Ce qui importe, c’est qu’on ne peut changer l’objet de ses sentiments ; à dire le vrai, ce n’est pas lui, mais son Ça qui l’oblige à en changer. Mais on a l’impression que c’est lui, son moi, qui agit.

 

*

 

Le Ça veut être puni et quand il est frustré du bonheur de souffrir, il se venge un jour ; tôt ou tard, mais il se venge et certaines maladies mystérieuses révèlent leurs secrets quand on interroge le Ça de l’enfance au sujet de fessées évitées.

 

 

Pour qui s’occupe du Ça, il est deux choses desquelles on doit tenir compte : le transfert et les résistances. Et pour qui traite les malades, qu’il soit chirurgien, accoucheur ou médecin de médecine générale, il ne pourra vraiment venir en aide au patient que s’il réussit à utiliser les transferts du malade et à réduire les résistances.

 

Georg GRIDDECK – « Le livre du ça »

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:40

Voila une question tout à fait proche de la notion de SCRIPT, telle qu'elle est définie par Ken WAPNICK. Mais il est vrai que les enseignements de l'ADVAITA sont parmis les plus proches de ceux du Cours en miracles. La résistance à entendre la réponse montre bien à quel point nous sommes encore identifiés à un corps ! Qui plus est un corps qui se croit libre de ses gestes et de son destin.  Christalain

 

 

Question N°66 - D'un côté RAMANA dit qu'il est impossible de changer le cours de cette vie. De l'autre, il affirme qu'il est possible de réaliser notre véritable nature dès cette vie. Comment doit-on comprendre cela ? La réalisation survient-elle tout à fait indépendamment de nos actions ? Ou bien, le moment de notre réalisation est-il déjà déterminé ?

 

 

RAMANA a souvent expliqué ce qu'est le "libre arbitre". Dans la question posée, il n'y a pas contradiction. Que dit RAMANA à propos de ce fameux et bien incompris "libre arbitre" ?

 

Toutes les actions que le corps accomplira sont déjà décidées au moment où le corps naît à l'existence. La seule liberté qui vous est accordée est de vous identifier, ou de ne pas vous identifier avec votre corps." Vous avez lu ces paroles, une fois, peut-être plusieurs fois... et cependant, vous n'avez pas compris le sens ! Faisons une petite révision de base au sujet de la quête du SOI, c'est-à-dire de notre véritable nature : Passons sur les préliminaires et arrivons aux premières constatations.

 

Tout d'abord, le corps et les cinq sens ne sont pas moi. Ensuite, nous constatons que le mental, lui non plus, n'est pas moi. Ces deux constatations nous conduisent à la question suivante : Si je ne suis ni le corps, ni le mental, alors d'où s'élèvent les pensées ? On se rend compte alors que le champ d'action des pensées est le mental. La question suivante est donc : Qui prend conscience de l'existence de ces pensées ? La réponse est l'individu ou ego. En continuant notre recherche, on découvre que cette individualité ou ego ne peut pas être notre véritable nature puisque cette conscience d'être un individu n'est pas permanente, elle apparaît le matin au réveil puis disparaît dans le sommeil profond. La Vérité doit être permanente et elle doit exister d'elle-même. L'ego n'est donc pas permanent de même que les trois états de veille, rêve et sommeil profond.

 

Mais pour pouvoir constater l'impermanence de tout cela, il faut bien que quelqu'un soit présent ! Ce quelqu'un est le Témoin et on l'appelle le SOI et le SOI est tout simplement l'Existence, l'Êtreté. Si cela est bien compris, c'est tout à fait suffisant pour "réaliser" notre vraie nature. Qu'est-ce que réaliser notre nature véritable ? C'est réaliser que nous ne sommes pas un individu et donc pas une existence particulière, mais simplement l'Existence elle-même. Il ne s'agit pas, cette fois, d'une compréhension quelconque, ni d'une expérimentation de plus, mais bien plutôt d'une désidentification totale et donc définitive. Ce qu'il faut comprendre par contre, c'est qu'une personne ne peut pas réaliser sa vraie nature, mais on réalise que l'on n'est pas cette personne. La différence est essentielle. En effet, une personne, un individu demeure un individu avec son corps et les fonctions qui l'accompagnent, que ce soit avant cette réalisation, ou après. Ce n'est donc pas la personne dans son corps qui change en quoi que ce soit, mais l'on réalise que l'on n'est pas cette personne.

 

Au regard des nombreuses questions posées au sujet de la réalisation, il est évident que personne ne semble vouloir comprendre cela ! Là encore, RAMANA constatait que malheureusement, les chercheurs, bien qu'ils étaient certainement persuadés de la réalisation de RAMANA, continuaient malgré tout à ne voir que les apparences et donc son corps... Il disait, alors que la maladie rongeait son corps : "Ils pensent que je vais partir, mais où irais-je, Je suis ici ! Ils prennent ce corps pour RAMANA ! Quelle pitié !"Pourquoi n'y a-t-il pas contradiction lorsque RAMANA affirme que toutes les actions que le corps doit accomplir sont déterminées à l'avance et que, malgré tout il existe une liberté, celle de s'identifier ou de ne pas s'identifier avec notre corps ? En effet, RAMANA parle bien d'une Liberté que nous avons ! Une seule peut-être, mais elle est de taille ! Mais en y regardant de plus près, c'est une bonne nouvelle, une énorme nouvelle, car il semble bien que Liberté veut dire CHOIX ! RAMANA affirme donc que nous avons le choix, un seul, c'est bien entendu, mais quel Choix ! celui de s'identifier ou de ne plus s'identifier avec ce corps qui nous perturbe tant. Mais alors, par quel processus vais-je pouvoir faire ce choix puisque j'ai cette formidable liberté ? Ce choix se fait au moyen de la Conscience tout simplement et cette conscience personnelle c'est l'ego ou Âme.

 

Ne perdez pas toute votre énergie et tout votre temps à comprendre cela, mais sachez que c'est la vérité en ce qui concerne ce que l'on nomme Karma, destin, libre arbitre etc.... La plupart des textes qui traitent de ce sujet ne sont pas sérieux et induisent les chercheurs dans l'erreur. Ce que dit RAMANA est en fait très clair et c'est bien ainsi que les événements se produisent. Ne confondons pas les actions avec Celui à qui elles arrivent. Comprenez bien ce que signifie REALISATION : réalisation de quoi et par qui ? Celui qui constate qu'il possède un corps, n'est pas ce corps, cela peut se comprendre : on ne peut pas être ce que l'on voit ! Après la compréhension qui ne peut être qu'intellectuelle et c'est normal, vient ce que l'on nomme réalisation et c'est simplement l'application de cette compréhension et "l'expérience" totale et définitive que "Je ne suis pas le corps".

 

Source : " Etre simplement" Questions et Réponses en quête du Soi, de Bernard.

 

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30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:07

Un nouvel extrait de  WHEN FEAR FALLS AWAY – QUAND LA PEUR  S’EN VA – de Jan FRAZIER.

 

Imagine une vie sans souffrance. Non pas que de mauvaises choses aient cessé de se produire dans le monde ou dans ta vie personnelle. Mais parce que ta façon de les voir a changé. Ainsi que ton interprétation de toi-même. La fin de la souffrance finit par arriver quand tu trouves ton chemin vers la douceur ancienne qui ne t’avait jamais quitté, qui est l’essence de chaque être humain. Cette essence n’a jamais connu l’enflure de l’orgueil ni l’emprise de la peur. Elle ne s’est jamais sentie solitaire ou ambitieuse. Quand le sentiment familier de qui tu es s’est adouci et est devenu lumière, quand on lui permet de s’affaisser, ce qui demeure est une mare de pur délice. Tu ne demandes plus les choses de ta vie. Chaque moment est satisfaisant comme il est. La vie vécue avec cette prise de conscience est le Ciel sur terre. C’est la nature humaine qui a eu la permission de devenir une fleur épanouie.

 

Imagine ceci : tout ce qui pesait si lourd sur toi soudainement ne pèse plus du tout. Il peut encore être là, un fait dans ta vie, mais il n’a plus de poids ni d’importance. Tout ce qui t’a déjà troublé n’est maintenant qu’une particularité dans le paysage, comme un arbre, un nuage qui passe. Chaque élément de trouble émotionnel et mental a cessé : le fardeau entier, une certaine forme qui avait été avec toi aussi longtemps que tu puisses te rappeler. Une chose familière comme ton ami le plus proche — faisant autant partie de toi que le langage que tu parles, la couleur de ta peau – est complètement, inexplicablement partie.

 

Dans le vide surprenant coule une joie tranquille qui te soutient matin, midi et soir, qui va partout où tu vas, en toutes sortes de circonstances, et même dans le sommeil. Tout ce que tu entreprends se produit sans effort. Tu es heureux, mais pour aucune raison. Rien ne te dérange. Tu ne ressens aucune tension. Lorsqu’un problème survient, tu sais quoi faire, tu le fais, et ensuite tu le laisses aller. . . Parce que ton équanimité est déconnectée de tout dans ta vie extérieure, tu sais bien que la paix se maintiendra pour le reste de ta vie, quel que soit le défi qui te soit présenté.

 

Une personne éveillée possède une capacité d’amusement et de plaisir qui dépasse grandement ce qui était possible auparavant. Avant, quand l’esprit était tellement responsable du monde intérieur, quand la culpabilité, l’ordre du jour et les inquiétudes tenaient tout sous leur influence, jour par jour, heure par heure, même durant les heures de sommeil, il était rarement possible de céder complètement aux délices pour très longtemps. Se réjouir pour la joie de le faire. Rire à gorge déployée, être enfant de nouveau, sans conscience de soi, sans retenue. Faire l’amour, se faire faire l’amour, avec abandon, sans peur de vulnérabilité, ni de risque. Aimer manger, boire, danser, un livre que tu dévores tard dans la nuit. S’éveiller dans le grand luxe, le plaisir de réassembler la conscience dans une véritable personne.

 

À un certain moment, cela va naître à ton esprit, tu es libre, et l’a toujours été. Radicalement libre. Tu vas réaliser que tu n’as jamais eu besoin d’essayer si fort – ou bien pour t’éveiller spirituellement – ou pour faire arriver les choses dans ta vie régulière. Tu vas réaliser que tout le long tu possédais ce que tu voulais. Tu étais déjà cela. Un moment viendra que tu réaliseras qu’après tout, il n’y a pas de problème. Tu remarqueras que l’impulsion de résister t’a quitté. Les choses sont seulement comme elles sont. C’est bizarrement paisible, bien qu’à l’extérieur les choses sont pas mal comme elles l’ont toujours été. C’est qu’elles ne semblent plus être tellement à ton sujet – même celles qui affectent directement ta vie. Le sentiment de qui tu es et ce que signifie ta vie s’est ouvert, s’est adouci.

 

Beaucoup de ce qui avant était important ne te captive plus. Tu te déplaces à travers les choses (toutes les choses) avec une aisance joyeuse. Tu peux ressentir combien la lutte, le besoin de faire arriver quelque chose – une vie complète d’effort – t’a drainé entièrement. Les enfants connaissent cet état et ensuite l’oubli se produit. Les grandes personnes pour la plupart ont oublié l’avoir déjà su. Quelques-uns en ont quelque souvenir, comme un goût qui demeure d’une douceur présente depuis bien longtemps, au bref passage d’un chant qu’ils savent reconnaître mais peuvent à peine chanter. Ils se questionnent au sujet de sa source, comment retrouver encore leur route vers l’origine de cette chose inexprimable. Ils peuvent penser l’avoir déjà possédé, mais ensuite l’avoir perdue. Ou ils peuvent penser l’avoir imaginée, avoir tout rêvé pour se donner un certain confort, un répit du quotidien, du difficile. Mais non, ce n’est pas tout à fait ce qui se passe. Ils ne l’ont pas rêvé. C’est réel. C’est la chose la plus réelle qui soit. Et elle n’est pas partie.

 

Qu’est-ce que vivre au paradis, dans une peau humaine? C’est de sentir chaque moment de l’existence comme vivant, conscient de l’être pur. C’est ce qui est toujours primordial, et non ce que le moment possède. Pas le contenu de la vie, mais le contenant. La sensation seulement d’être. C’est agréable de façon exquise. Quoiqu’il arrive dans la vie est seulement là. Les choses ne soulèvent pas d’idées à leur sujet, d’opinions ou de préférences. Cela ne se produit plus de cette manière dorénavant. La pulsion d’approuver ou de désapprouver s’est brisée. Il y a trop de lumière pour qu’elle existe. C’est comme si toutes les anciennes idées à propos de ce que tu es ou ce qu’est ta vie (ou de ce que tu voulais qu’elle soit) ont perdu intérêt en elles-mêmes. Rien ne « signifie » rien. Chaque chose est seulement elle-même. Et alors le moment passe et un autre arrive. Quand c’est terminé, c’est réellement terminé. L’esprit ne fonctionne plus automatiquement. Il est comme un chien obéissant. Il répond quand tu lui demandes. Sans une demande de ta part, il ne fera rien de lui-même.

 

Imagine mettre de côté tout sens accumulé de ce que tu es, qui tu as été toute ta vie jusqu’à maintenant ; et imagine un esprit tranquille (du matin au soir, calme, jusqu’à ce que tu lui demandes de faire quelque chose pour toi) – si tu imagines ces deux choses, un esprit avec aucun besoin de bouger, et le sens de toi-même et de ton entière histoire soufflant dans le vent comme des peluches d’asclépiade — et si tu imagines encore un peu plus, tu es encore très bien ici, bien vivant et conscient physiquement (imagine, imagine) – et bien, il n'y a aucun cadeau que tu ne puisses jamais manquer. Tu es devenu le cadeau, tu es pure attention. Plus jamais pris au piège par l'idée, la mémoire ou l'espoir. Seulement ici, étrangement éveillé. Tu ne résistes plus à rien. Tout ce qui arrive est autorisé et salué et tu n'as pas plus mal. (Quand tu ne résistes pas, tu n'as pas mal.)

 

Tu remarques que le vieillissement se produit. Les gens que tu aimes sont en difficulté. Le monde est un gâchis. Tu es tout à fait conscient de tout cela, peut-être plus que tu l’étais auparavant, quand la peur t’entretenait. Tu peux tout prendre. Tout est tendresse. Ton cœur est grand et ne peut être endommagé. Nous avons oublié pourquoi il était si important de pardonner ou d’être pardonné. Pourquoi nous voulions avoir raison. Tu ne peux plus te rappeler pourquoi tu voulais tellement exister, et tu as finalement compris être au bout de la chaîne de réception d’amour. Tu as de la difficulté à te rappeler ce que semblait avoir peur de la mort, de s’en faire quand un policier nous arrête.

 

Quand tu poses ta tête sur ton oreiller dans ta chambre sombre, il n’y a rien là qui murmure. Aucun retour sur la journée, sur la vie ; aucune anticipation pour le lendemain (lequel tu sais prendra bien soin de lui-même quand il arrivera). Tout ce que tu connais à cet instant même est la sensation de la taie d’oreiller sur ta joue. Tout ce que tu connais est le silence de la chambre, les bruits extérieurs, si tu es près d’une autoroute.

 

Comme une pierre qui tombe au fond d’un étang, tu tombes dans un sommeil profond. Si quelque chose t’éveille au milieu de la nuit, tu ne jures pas pour avoir été tiré du sommeil. Tu ne commences pas à penser. Tout ce que tu connais est bien-aimé, bien-aimé, bien-aimé. Tout est bien-aimé. Il est plus facile de décrire ce qui est absent du paradis (tourment mental et émotionnel, résistance, effort) que de dépeindre ce qui est présent. Ce que nous ressentons est la sensation douce, ordinaire et constante de vie, de joie, de chérir. Il se trouve un fort sentiment de chérir : soi-même, l’autre, la vie tout ce qui est. C’est tellement reposant. Tout a la permission d’être tel qu’il est. Tout est suffisant. Chaque moment est le monde entier.

 

Jan FRAZIER

Traduction libre par Stella PILON

Merci à elle pour ce partage

                                                                                                                    

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