l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Le texte suivant est extrait de : « Les dons offerts par la responsabilité émotionnelle » de Michael Brown – traduction de Linda.
Le problème est que beaucoup d'entre nous, en raison de l'intensité de notre mal-être émotionnel enfoui, essayent de prendre un raccourci: nous essayons de pénétrer directement dans le plan vibratoire sans aborder méthodiquement et intentionnellement chaque étape du voyage qui est requise. Notre "raccourci vers Dieu" se manifeste invariablement comme une tentative camouflée de fuir l'expérience de vie dans laquelle nous avons été placés; nous tournons le dos à l'importance et la signification de notre vie ordinaire quotidienne et cherchons à la place "une expérience spirituelle" qui pourra en quelque sorte nous sauver de l'inconfort quotidien que nous vivons. Nous dissimulons souvent ce comportement réactif sous la forme de quête de pouvoir "élargir notre notre conscience", "réaliser notre destin" ou "connaître Dieu".
Pourtant, peu importe la manière dont nous la camouflons, notre quête d'une "expérience spirituelle" en dehors de la vie que nous expérimentons déjà ne peut être qu'une réaction, pas une réponse. Il s'agit d'une réaction au malaise intérieur profondément réprimé auquel nous tentons d'échapper. Du fait que nous avons la conviction que le malaise est causé par quelque chose se trouvant "là-bas au-dehors" nous pensons qu'en changeant quelque chose "là-bas au-dehors" comme en devenant un "disciple spirituel", cela nous aidera. S'il n'existait pas en nous de mal-être intérieur nous n'aurions absolument aucune envie de "nous lever du divan" et de rechercher activement des réponses ou le salut à l'extérieur de notre expérience de vie quotidienne ordinaire.
C'est en réaction à notre mal-être intérieur que nous rejoignons des chemins spirituels et des mouvements religieux qui promettent de "nous délivrer de la souffrance de ce monde". Par conséquent, nous nous retrouvons à suivre des maîtres et des groupes qui nous promettent de nous mener au ciel, vers un quelconque paradis ou vers Dieu. Il nous est dit qu'une fois que nous arriverons à ce futur lieu de refuge - ce qui nécessitera une certaine forme de pratique (pendant de nombreuses années voire des vies) - qu'il n'y aura plus de souffrance. Dans cette perspective, "suivre" est réactif. Il n'y a rien de responsable là-dedans. Suivre une personne ou suivre les autres nous éloigne de nous-mêmes. Nous abandonnons notre pouvoir à une idée, à une personne autre que nous-mêmes, à une organisation et à une manière d'agir basée sur le temps.
Les voies spirituelles et les religions qui promettent de nous sauver de nos souffrances passées et présentes en nous garantissant un avenir parfait nous volent notre moment présent. Ces organisations et ces individus nous volent nos vies, juste sous notre nez. Toute démarche qui nécessite "un sauveur" ou un "paradis" pour réaliser son objectif est réactive car elle nous fait aborder Dieu comme moyen d'évasion. Dieu n'est pas une voie d'évasion. Dieu est partout. A quoi pensons-nous échapper et où croyons-nous nous échapper ? Croyons-nous vraiment que nous allons accomplir quelque chose d'essentiel en abordant la Source de manière réactive ? Tout comportement réactif, sans exception, fait naître un déséquilibre.
Lorsque nous nous comportons inconsciemment et donc de manière réactive, nous mésinterprétons le mot "suivre". Nous croyons ensuite littéralement que pour accomplir quelque chose spirituellement nous devons abandonner l'endroit où nous sommes pour aller là où se trouve quelqu'un d'autre. Et si cette personne se déplace, nous devons alors nous déplacer également. Il est vrai qu'il existe des Maîtres sur cette terre qui sont là pour nous initier aux mystères vibratoires de notre propre identité. Cependant, lorsqu'ils disent "Suivez-moi", ils veulent dire "Que ma présence physique sur cette terre soit un reflet extérieur de votre potentiel intérieur afin que preniez conscience de comment vous déplacer vous-mêmes au sein de l'accomplissement du Soi et donc de la Réalisation de Dieu". Toutefois, l'accent est mis sur "vous déplacer vous-mêmes". Ils ne veulent pas dire laissez tomber ce que vous faites et rejoignez-moi ici" ou "habillez-vous en blanc et donnez-vous un nom Indien".
Lorsqu'un Maître authentique utilise le mot "suivre", il fait toujours référence à un ajustement intérieur et non pas à un mouvement extérieur. Les Maîtres qui exigent qu'on les suivent au sens littéral du terme - un groupe se déplaçant avec eux où qu'ils aillent - sont à éviter à tout prix. Nul Maître authentique n'a "besoin" ou ne "veut" de disciples. Un Maître n'a besoin d'aucun adepte pour être un Maître. Potentiellement, nous sommes tous des Maîtres. Dans cette perspective, qui est censé suivre qui? Toute activité extérieure menée dans le but de "devenir spirituel" est une réaction inconsciente vis-à-vis d'un malaise émotionnel intérieur.
Source: thepresenceportal.com