l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Un témoignage intéressant de Béatrice, une lectrice d’Axialmédia, au sujet du Cours en miracles, merci à elle pour ce partage.
CAD (NDLR : Conversations avec Dieu) a été pour moi LA révélation. Cette lecture (et multiples relectures!) a marqué un tournant dans ma vie. Pour la première fois, je voyais, écrit noir sur blanc par un inconnu, les mots, le sens qui couvaient en moi sans que je ne puisse (ou n'ose) les exprimer. Quand le tome 3 est sorti ,j'avais soif de comprendre, de savoir, et d'entamer ce que je ne nommais pas encore le "chemin du retour".
Le Cours est arrivé plus tardivement dans ma vie et , heureusement (comme quoi, tout est bien fait!...je sors un peu de mon creux de vague!!). Là, mon ego a fait de la résistance. J'avais l'impression que ce n'était qu'un remix de plus de CAD. Mon correspondant virtuel (celui qui m'a fait connaître le Cours) m'a assuré que mon refus de pousser au-delà venait droit de l'ego ce qui n'a fait que me bloquer davantage. Mais nous avons eu de beaux échanges et il m'a conseillé de commencer par "l'univers disparaîtra", ce que j'ai fait ! J'avais cette curiosité de comprendre et j'ai eu un déclic quand j'ai compris le caractère radical du message. C'est ce qui m'a parlé et incité à me pencher sur le Cours. Ce que j'ai fait par internet (car je ne me suis toujours pas offert le bouquin) Pendant des heures, des jours, des semaines, j'ai lu, pris des notes et rempli des dizaines de pages que je relisais quand je ne pouvais avoir accès à l'ordinateur.
Bref, d'une certaine façon c'est d'une facilité et d'un bon sens déconcertants. Quand je suis "claire" c'est d'une logique implacable et c'est là où on perçoit l'ampleur des barrages de l'ego, ces confusions mêlées aux complexités, ces constructions mentales et prétentieuses pour rajouter sans cesse du doute à la peur et nous perdre un peu plus dans l'obscurité de nos consciences ainsi souillées. Faudrait réussir à tout lâcher, à oser Le grand saut dans l'inconnu, larguer les amarres, s'offrir sans réserve ni fausses pudeurs au champ de tous les possibles, dénouer les attaches puériles sensées remplir un vide existentiel mais qui ne fait que nous plonger davantage dans l'absurde et le grotesque...ri-di-cu-le !!
Mais voilà, je l'avoue, j'ai peur et, je me pardonne pour ça, confiante en l'idée que le succès est assuré puisque rien de ce qui m'apparaît dans ce cauchemar n'est réel et apte à modifier Le Plan Divin. Comme j'aimerai vivre mon rêve heureux entourée de mes frères, parlant tous la même langue. Plus de jugement, plus de compétition, plus de rentabilité, plus de loi du plus fort ,plus d'attente ni de manque, plus qu'une diversité faite unité, des opposés transmutés en complémentarités, les a-priori dissous, les souvenirs oubliés, l'avenir ignoré...juste à glisser dans l'éternel présent, offrant ce meilleur qui coule en nous, rayonnant l'amour et créant en digne enfants du divin, dans le respect, la confiance et l'application, le coeur léger ,soumis béatement à la guidance de l'Esprit Saint...Alors, ainsi vécu, le monde ne pourrait-il pas être une extension plutôt qu'une séparation ?
Je suis une totale débutante du Cours. Je l'intègre à mon rythme et ne me sens pas encore prête à en faire la nourriture exclusive de mon cheminement spirituel. Je ne veux pas d'étiquette, pas de limitation, même si je reconnais que le Cours englobe et dépasse les autres voies sur lesquelles je me suis plus ou moins(surtout moins!)penchée. Je le traduis en termes plus universels que à tendance catho ,sûrement parce que je m' oppose aux religions telles qu'on les connaît.
C'est un message d'amour et, c'est ce qui compte à mes yeux, un outil pour nous aider à détricoter le vilain voile dont nous semblions être si fiers. Pauvres de nous ! Comment avons-nous pu suivre pendant des vies une idées aussi insane ? Croire, vivre, mimer , être et croire que le Tout pourrait engendrer un rien ? Si ce n'était pas si douloureux, je dirais que c'est drôle et j'adorerais en rire ! Disons que le jour où je pourrai me marrer devant ce spectacle affligeant et fou, j'aurais franchi un grand cap !!!
Non, pour l'heure, je n'ai que quelques moments d'éclaircies, des brèches dans la muraille de nos illusions déçues, des rais de Lumière venus réveiller ma raison ,de douces invitations à me laisser porter par l'inconnu bienveillant qui s'écoule d'instant en instant... Tous les jours, je remercie la vie de me donner ce silence et cette solitude pour me consacrer à apprendre et si possible, appliquer ce que je sais. Mais, nous avons sûrement chacun les circonstances parfaites qui correspondent à notre cheminement personnel, individuel. Il n'y a pas une situation plus dure qu'une autre, il n'y a que la notre (même si elles sont Une, la même perte d'identité!),à accepter, à vivre au mieux, à expérimenter et en tirer de riches leçons ...
C'est seule avec moi-même que j'ai avancé sur cet infini chemin de la vérité. Je sais que l'essentiel ne peut se vivre dans les limites que nous avons posées dans l'incarnation mais je sais que je suis fille d'un absolu à jamais inchangé... J' affronte mes démons intérieurs et tant de fois je crois frôler la folie. Quand la peur dicte mes choix...que d’égarements, que de souffrances affligées aux aimés, que de mensonges ,que de dénis, lâchetés, révoltes ou résistances inutiles et indignes !
Je n'ai pas d'envie. Je veux juste être bien avec ce que j'ai à vivre. Je ne devance plus d'appels mais répond présente s'ils sont formulés et sincères. Je laisse venir à moi et n'exprime une demande que si j'ai l'assurance de ne pouvoir régler seule le problème. Je me détourne du mensonge et tâche de faire avec les autres ce que j'aimerais qu'ils fassent avec moi .Parfois, j'oublie, je faute;Je lâche une colère, me laisse pénétrée par les lourdeurs de la matière. Je tombe, je me relève. Je pratique cet exercice chaque jour pour assouplir mon esprit. Laisser venir les angoisses, sentir le noeud qu'elles provoquent à l'estomac et les laisser me délivrer leur message et me dire, encore, que je ne m'estime pas assez.
Petit à petit, je récupère ces parts de moi éparpillées entre souvenir et projections, ces petit bout de Béatrice qui ,en volant en éclats, m'ont faite Béa !!! Je veux m'offrir la liberté de dire ce que je pense et la droiture de faire ce que je dis ou...de m'abstenir!!
Béatrice
Mai 2011