Il y a donc en vous le pouvoir de la conscience qui s’accroît alors que nous sommes assis ici. Il vous suffit simplement d’être assis ici pour que le pouvoir de votre conscience s’accroisse. Même si votre mental se manifeste de temps en temps et déclare "je préférerais être ailleurs", tandis qu’il s’apaise ensuite à nouveau, la présence s’accroît pendant que vous êtes assis ici, parce que c’est l’essence de notre rassemblement. C’est la présence.
Pendant ce temps, il y a quelques paroles et concepts dont certains sont très utiles et d’autres empêchent votre mental de causer du tort pendant que vous êtes assis ici. Il y a un processus énergétique, pendant que nous sommes ici, au-delà de ce que vous écoutez avec les oreilles. C’est secondaire. Il y a un processus énergétique à l’oeuvre qui n’a rien à voir avec des concepts.
Vers la fin du cours, il est dit : "Notre utilisation des mots tire à sa fin". Et c’est après 365 jours. Cela semble un peu paradoxal ici. D’un côté, on pourrait dire que le cours vous donne le temps d’atteindre l’intemporel en vous. Et c’est vrai, c’est un paradoxe, mais c’est aussi abordé dans le texte. Le temps vous est laissé, à ce niveau ici, pour atteindre l’intemporel mais à tout moment, cette réalisation peut survenir. Il n’est donc pas dit que vous n’y parviendrez pas avant de finir le cours. Vous pouvez y parvenir déjà au tout-début ou vous rendre compte que vous y êtes déjà.
C’est une chose très radicale : Un cours en miracles vous amène au bord du mental. Ensuite, vous sautez. Or, nous sommes déjà en train de sauter. Il vous amène au bord du mental, essayant de comprendre, mentalement, relâchant cela également, entrant dans l’état magnifique du non-savoir, n’ayant plus besoin de surimposer des jugements au monde, entrant dans l’état du non-savoir.
Tout enseignement spirituel provient de là, d’une connaissance non accumulée. Il provient de cette ouverture. Tout acte créatif provient du non-savoir. Il vous faut donc vous sentir bien avec cet état qui est aussi, bien sûr, l’état sans pensées ou sans la recherche d’une pensée concernant une réponse définitive, un accomplissement ou une identité.
En fait, ce que j’enseigne, ce que vous obtenez avec le cours, là où il vise à vous amener, ce qui est le coeur de toute pratique spirituelle, c’est la fin du penser compulsif. Vous pouvez toujours utiliser le penser si c’est nécessaire, mais il cesse de vous utiliser. Vous n’êtes plus le penseur. Votre identité n’est plus basée sur votre activité mentale. C’est l’ego qui est alors parti. Je ne suis pas le penseur. Oui, des pensées surgissent, mais je ne suis pas le penseur. Je suis l’immensité à partir de laquelle les pensées surgissent et en laquelle elles s’estompent.
Donc, quel que soit l’enseignement que vous suivez… "Qui de vous, par ses pensées, peut ajouter une coudée à… la durée de sa vie (je suppose, dans une traduction) ? ". Mais penser, s’inquiéter… "Ne pense pas à… ne te préoccupe pas de demain, demain se souciera des choses lui-même". C’est une ancienne traduction de ce que Jésus a dit : "Ne te préoccupe pas de demain, demain se souciera des choses lui-même". Seul existe le moment présent. La personne qui a pris des notes quand Jésus parlait a oublié de transcrire "Seul existe le moment présent".