l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
La non-dualité désigne l'unité fondamentale qui sous-tend la diversité apparente et la multiplicité des formes du monde. Elle désigne aussi les approches philosophiques ou pratiques qui conduiraient à réaliser la nature de cette unité. C’est un enseignement représenté dans plusieurs traditions comme l’hindouisme, le Bouddhisme, le Taoïsme. Son but est de réaliser notre vraie nature par la compréhension intime que nous ne faisons qu’un avec le Tout. Il existe également une non-dualité « occidentale » représentée par des mystiques chrétiens comme Jean de la Croix et Maître Eckhart. Leur expérience étant donc à contre courant des églises dominantes.
En général, le concept de non-dualité fait référence à l'effacement total de l'ego qui laisserait place à l'amour inconditionnel, à la fusion complète avec le Tout (ou le rien, selon les courants). L'ego est ce qui pousserait les êtres humains à occulter le Soi, notre vraie nature, par l'identification au corps, à l'histoire personnelle, à la séparation. Il existe ensuite des variantes entre les écoles sur la nature du Soi et de l’ego. Mais globalement, il s’agit de transcender cette dualité pour accéder au bonheur, à la paix, et à l'amour inconditionnel, envers soi-même et les autres.
La non-dualité du Cours en miracles est qualifiée de non-dualité pure car sur le fond elle n’établit aucune connexion entre le monde de l’ego, et le Soi, état naturel du fils de Dieu. Elle est exprimée ainsi : « Il n’y a pas de degrés dans les illusions ». Elle établit ainsi que ce monde est entièrement une illusion, non seulement dans sa manifestation la plus dense (matière), mais également au niveau de notre mental, émanation de l’ego. La conscience elle-même appartiendrait au domaine de l’ego. C’est ce qui différencie le Cours de bien d’autres voies non-duelles « intellectuelles ». Sur le plan de la forme, le Cours utilise à la fois un langage chrétien et totalement abstrait pour des raisons qui seront détaillées ultérieurement. D’autre part, il utilise l’ego dans un sens précis qui peut différer d’autres traditions qui préconisent un compromis avec lui.
Dans le Cours, le soi avec un « s » minuscule, c’est l’ego auquel Jésus se réfère. Il est fait « du déni du Père », ce qui le distingue du Soi avec un « S » majuscule : le Christ, créé par Dieu comme une extension de Lui-même. Le Christ reste toujours le Christ dans le Ciel. Une fois que la « minuscule idée folle » de séparation a été prise au sérieux et qu’elle est devenue une réalité dans l’esprit du Fils (mais pas dans l'Esprit du Christ), l'ego est « né », et le rêve de séparation d’avec Dieu a commencé. À ce stade, le Fils de Dieu est devenu un esprit de décision qui peut choisir de se rappeler sa véritable Identité, ou choisir au contraire de la nier et ainsi devenir un soi distinct, individualisé, limité et vulnérable.
Pour ma part, j’ai été attiré par la non-dualité du Cours en miracles juste après ma quarantième année, soit juste dix ans après avoir répondu au premier appel pressent de la spiritualité « en général ». Après avoir pris de la distance avec les mirages du nouvel âge, j’étais retombé dans un de mes travers : l’accumulation du savoir. De livres en téléchargements, je dévorais des pages et rassasiais mon mental avide. Même en cherchant à ne garder que l’essentiel, il en restait toujours trop et j’arrivais à saturation. De plus, me retrouvant avec des systèmes de pensée et des recommandations contradictoires, j‘ai du me rendre à l’évidence : je m’égarais. Il me fallait retourner en moi-même pour connaître ce dont j’avais vraiment besoin, et pour ensuite remettre en cause le prestige du sacro-saint mental.
Je suis reconnaissant à l’Esprit de ne pas m’avoir laissé très longtemps dans cette course effrénée au savoir, alors que certaines personnes en restent prisonniers toute leur vie. Finalement, je me demande si cette attitude propice à l’inflation égotique n’est pas pire que de ne rien faire, et se contenter de vivre sans chercher à comprendre. Sans doute existe-t-il un juste milieu et il me semble utile d’acquérir de précieuses notions de base, des balises. Le génie du Cours est d’avoir su fusionner des concepts clefs de psychologie (ego, projection, refoulement…) avec d’autres concepts fondamentaux de métaphysique (non dualité pure, ontologie de l’esprit, causes premières du monde…). Même si je n’avais pas saisi immédiatement l’ampleur du Cours en miracles dans ses idées et sa forme particulière, j’ai tout de suite senti que cet enseignement était fait pour moi à ce moment là, et qu’il pointait vers la vérité. Il n’est pas le seul bien sur à montrer la voie, mais il est le seul à le faire de cette manière, aussi radicale. Cela implique de grandes récompenses mais aussi de grands défis.
Christalain
Extrait de « Soleil Définitif ».