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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Conditions requises pour l'éveil spirituel

  

 1 - Désire l’éveil par-dessus tout -

 2 - Ne lui barre pas le chemin -

 3 - Ne te prépare pas -

 4 - Notre tâche -

 

Ce qui suit sont quelques-uns des critères les plus importants que nous trouvons dans «Un Cours en Miracles» pour un éveil spirituel.

 

1.     Désire l’éveil par-dessus tout.

 

Ce que désire l'ego.

En ce monde, vous croyez être soutenu par tout, sauf par Dieu. Votre foi est placée dans les symboles les plus insignifiants et insensés ; pilules, argent, «vêtements protecteurs», influence, prestige, être aimé, connaître les «bonnes personnes», et une liste interminable de formes qui ne valent rien et auxquelles vous accordez des pouvoirs magiques.

«Un Cours en Miracles», Livre d’Exercices, leçon 50.

 

Dans cette leçon, Jésus énumère les choses que la plupart des gens désirent et poursuivent dans le monde. C’est où nous pensons que le salut existe. Nous pensons que si seulement nous avions notre santé, assez d’argent et un joli endroit pour vivre avec des amis qui nous aiment, nous serions heureux. Si nous regardons où nous plaçons la plupart de notre énergie et notre temps, nous verrons assez vite où nous croyons que réside notre salut. Comme l’a dit un jour le grand enseignant Nisargadatta Maharaj : «Si vous vous êtes satisfait d’accepter le moindre, vous n’irez jamais pour le plus grand.»

 

Le vrai désir.

À quel point veux-tu le salut ? Il te donnera le monde réel, qui est prêt et brûle de t’être donné. Le Saint-Esprit a si grande hâte de te le donner qu’Il ne voudrait pas attendre, bien qu’Il attende patiemment. Réponds à Sa patience par ton impatience de tout retard à Votre rencontre. Réjouis-toi et va rencontrer ton Rédempteur; va avec lui d’un pas confiant et quitte ce monde pour le monde réel de beauté et de pardon. T-17.II.8 T379.

 

L’objectif d’«Un Cours en Miracles» consiste à nous faire atteindre une paix intérieure ainsi qu’une joie calme que le monde ne peut ni donner ni enlever. C’est ce que le Cours décrit comme le Monde Réel. Nous pourrions l’avoir dès maintenant si ne le voulions vraiment. Il n’est d’aucune nécessité pour nous de souffrir, de nous sacrifier ou d’expier pour nos «péchés»; il suffit simplement à le vouloir par-dessus tout. Si nous ne connaissons pas le Monde Réel, c’est que nous préférons autre chose. Nous désirons la séparation plutôt que l’union. Mais nous ressentirons cette paix et cette joie intérieures seulement en vivant l’union ou l’unité avec toutes choses vivantes. Notre désir d’être des individus séparés et particuliers bloque notre éveil spirituel. Dans le Texte d’«Un Cours en Miracles» il se trouve une section sur les Obstacles à la Paix. Le premier obstacle à la paix est de ne pas la vouloir! Ressentir la paix est la fin de la séparation, et la plupart de nous désirent profondément être des individus.

 

La peur de l’éveil.

Nous craignons de nous éveiller à notre réalité spirituelle. Nous en croyons le prix trop élevé. Ce que nous craignons est notre perte d’identité, nos particularités et notre individualité. Le coût réel sera la fin de nos illusions.

 

Tu as plus peur de Dieu que de l’ego, et l’amour ne peut entrer où il n’est pas le bienvenu.

T-13.III.5:4

L’esprit qui ne pardonne pas est déchiré par le doute, confus, incertain de ce qu’il est et de tout ce qu’il voit; apeuré, en colère, faible et bravache; il a peur d’avancer, peur de rester, peur de s’éveiller ou de s’endormir, peur de chaque son et plus peur encore du silence; il est terrifié par les ténèbres, mais plus terrifié encore à l’approche de la lumière. Leçon 121

 

La seule chose qui nous apportera la paix désirée est l’éveil du rêve de séparation d’avec Dieu.  S’éveiller est une décision que nous devons prendre. Lorsque nous commençons à voir qu’il n’y a rien en ce monde qui puisse nous donner la paix que nous désirons, nous sommes prêt à travailler avec le pardon, à confronter nos peurs et à débuter le voyage de retour à la maison.

 

L’instant saint est le résultat de ta détermination à être saint. C’est la réponse. Le désir et la volonté de le laisser venir précèdent sa venue. Tu y prépares ton esprit dans la seule mesure où tu reconnais que tu le veux par-dessus tout. T-18.IV.1:1-4 (p.407)

 

L’amour attend l’accueil, point le temps, et le monde réel n’est que l’accueil que tu fais à ce qui a toujours été. T-13.VII.9:7 (p.274)

 

La délivrance t’est donnée à l’instant où tu la désires. T-18.VII.4:3(p.416)

2. Ne lui barre pas le chemin.

 

Tout ce qui t’est demandé, c’est de faire de la place pour la vérité. Il ne t’est pas demandé de faire ce qui est au-delà de ta compréhension. Tout ce qui t’est demandé de faire, c’est de la laisser entrer; d’arrêter seulement de faire interférence avec ce qui arrivera de soi-même; simplement de reconnaître à nouveau la présence de ce dont tu pensais t’être départi. T-21.II.7; 6-7-8. (p482)

J’avais un ami qui était plutôt impatient. Lorsque nous allions pour une promenade ensemble, je devais en premier débarrer la porte du passager. Il avait pris l’habitude d’essayer d’ouvrir la porte pendant que j’essayais de dégager la serrure de la porte par l’intérieur. Son geste menait invariablement à ce que la porte se barre de nouveau d’elle-même. J’avais à lui demander de bien vouloir se retirer et ne rien faire pendant que je le faisais entrer.

 

Tu le rends difficile, parce que tu persistes à croire qu’il doit y avoir davantage à faire. Il t’est difficile d’accepter l’idée que tu as si peu à donner, pour recevoir tant. Il est très dur pour toi de te rendre compte que ce n’est pas une insulte personnelle si ta contribution et celle du Saint-Esprit sont si extrêmement disproportionnées. Tu es encore convaincu que ta compréhension est une puissante contribution à la vérité et qu’elle en fait ce qu’elle est. Nous avons pourtant insisté sur le fait que tu n’as pas besoin de comprendre quoi que ce soit. T-18.IV.7.;2-6 (p408)

 

Dans nos vies quotidiennes, nous croyons que plus nous travaillons fort, ou le plus nous étudions, plus grande sera la récompense que nous recevrons. Ceci est vrai en général. Si nous apportons cette attitude dans notre cheminement spirituel, nous allons vite nous attirer des ennuis. L’effort est certainement requis. On doit s’empresser de pratiquer de façon consciente le non jugement, ou le pardon et de demander l’aide à l’intérieure. Cependant, si nous décidons d’en ajouter plus à cela, c’est que notre ego a pris en mains la direction de notre pratique spirituelle. Dans le Cours, Jésus déclare que si nous croyons notre réalité être un corps, c’est alors une indication très claire que nous sommes fous. Comment un fou peut-il possiblement connaître le chemin du retour au Ciel? Notre travail consiste à réaliser que nous ne savons rien, à devenir comme de petits enfants, et à permettre de nous faire conduire à la maison. Et la voie de chacun n’est pas la même que celle d’un autre.

 

Toutefois, il n’y a pas de modèle établi, puisque l’entraînement est toujours très individualisé.     M-9.1:5

N’est-ce pas Lui Qui connaît la voie vers toi ? Tu n’as pas besoin de connaître la voie vers Lui. Ton rôle est simplement de permettre que tous les obstacles que tu as interposés entre le Fils et Dieu le Père soient enlevés tranquillement pour toujours. Dieu fera Sa part par Sa réponse immédiate et joyeuse.
Demande et reçois. Leçon 189; 8.1-5. (p.372)


Dans cette dernière citation, on nous dit ce qu’est notre travail, et aussi ce qu’il n’est pas. Il nous est demandé de devenir conscient des obstacles à la paix et consentir à les laisser aller. Ce renoncement ou cette guérison n’est pas accomplie par nous, mais par le Saint-Esprit. Ce sont les trois étapes du pardon. En premier, nous reconnaissons que le problème se trouve en nous et non dans le monde. En deuxième, nous décidons de ne plus continuer à vouloir ce problème malgré qu’il ait bien pu être notre identité. Avec cette décision, la troisième étape de guérison qui est automatique se met en place.

 

Mais n’exige rien et n’indique pas la route à Dieu par laquelle Il devrait t’apparaître.

Suite… Leçon 189

 

Ici notre tentation est de demander à Jésus ou au Saint-Esprit de nous rendre heureux dans notre monde d’ego. Nos prières peuvent être faussement dirigées vers le bien-être, le confort et la sécurité de notre corps. Le Cours nous dit que la plus haute prière est d’apprendre le pardon. Nous pouvons aussi, (à tort) concevoir notre propre pratique spirituelle et insister que Dieu vienne à nous en suivant notre chemin.


La façon de L’atteindre, c’est simplement de Le laisser être. Car de cette façon, ta réalité est aussi proclamée. Ainsi, aujourd’hui, nous ne choisissons pas la voie dans laquelle nous allons vers Lui. Mais nous choisissons de Le laisser venir. Et avec ce choix, nous nous reposons. Et dans nos cœurs tranquilles et nos esprits ouverts, Son Amour se fraiera Lui-même un chemin de lumière. Ce qui n’a pas été nié est sûrement là, si cela est vrai et peut sûrement être atteint. Dieu connaît Son Fils et connaît la voie qui mène à lui. Il n’a pas besoin que Son Fils Lui montre comment trouver Son chemin. Suite… Leçon 189

 

Il y a une section sur les Lois du Chaos dans le texte d’«Un Cours en Miracles». Elles décrivent la folie du système de pensée de l'ego. Il nous est dit que l'ego, dans son arrogance, a décidé ce qu’est Dieu et ce qu’Il pense de nous, Ses enfants qui n’en font qu’à leur tête. Elles décrivent un Dieu en colère et vengeur qui aura besoin d’être apaisé par la souffrance, la pénitence et le sacrifice. Ce Dieu apparaît souvent dans l’ancien Testament de la Bible. La culpabilité de l’apparente séparation de Dieu, que nous portons tous, est facilement déclenchée par ces énoncés et peuvent nous mener à créer un cheminement douloureux et souffrant vers Dieu. Le Cours insiste sur le fait que Dieu ne nous a jamais jugés, car nous n’avons vraiment jamais péché. Le monde où nous semblons vivre est un rêve ou plus précisément un cauchemar. Rien de vrai n’arrive dans les rêves. Le pur-Esprit en nous est éternel et ne peut être changé ou endommagé et le péché est donc impossible. Le Ciel reviendra à notre conscience aussitôt que nous le voudrons.

 

Père, nous ne connaissons pas la voie vers Toi. Mais nous avons appelé et Tu nous as répondu. Nous n’interférerons pas. Les voies du salut ne sont pas les nôtres, car elles T’appartiennent. Leçon 189 (p.373, fin)

Pour arriver à la connaissance que tu n’as pas, tu dois aller par un chemin que tu ne connais pas. (St-Jean de la Croix, L’Ascension du Mont Carmel) (Traduction libre)

Lire la vie des saints et des mystiques peut avoir sa place dans nos vies, malgré qu’il soit mieux que nous ne les ayons jamais lues. Mais un million de fois plus important est notre conscience de chaque mouvement et changement intérieurs, même le plus subtil, car c’est là  où il est, c’est où le pur-Esprit nous déplace continuellement, nous transformant et nous informant par sa propre façon particulière. C’est là que nous apprendrons tout ce que nous devons toujours savoir, et pour ce faire, nous devons libérer nos esprits de tout le reste. 

Bernadette Roberts - The Path to No-Self  (Traduction libre)

 

3.  Ne te prépare pas.

 

Faisant suite à ce qui a été écrit auparavant, il devient maintenant évident qu’il n’y a aucun besoin de purification ou d’expiation pour des péchés avant de pouvoir connaître la paix et la joie que nous désirons. En fait, notre aide apparente au Saint-Esprit ne fait que se mettre dans le chemin de notre éveil.

Nous avons dit maintes fois comme il t’est peu demandé pour apprendre ce Cours. T-21.II.1(p.480)

Ne te fie pas à tes bonnes intentions. Elles ne suffisent pas. Mais fie-toi implicitement à ton désir, peu importe quoi d’autre pourrait y entrer. Concentre-toi seulement sur cela, et ne sois pas troublé parce que des ombres l’entourent. C’est pour cela que tu es venu. Si tu pouvais venir sans elles, tu n’aurais pas besoin de l’instant saint. N’y viens pas avec arrogance, en pensant que tu dois atteindre l’état que sa venue apporte.  T-18.IV; 2. (p.407)

 

C’est le Saint-Esprit qui enlève les «péchés» et non nous. Notre tâche est d’en devenir conscient et de leur permettre d’être guéris.

 

Le miracle de l’instant saint réside dans ton désir de le laisser être ce qu’il est. Et dans ton désir de cela réside aussi ton acceptation de toi-même tel que tu étais censé être. L’instant saint ne vient pas de ton seul petit désir. C’est toujours le résultat de ton petit désir combiné à la puissance illimitée de la Volonté de Dieu. Tu as eu tort de penser qu’il fallait te préparer pour Lui. Il est impossible de faire d’arrogantes préparations pour la sainteté sans croire que c’est à toi qu’il appartient d’établir les conditions de la paix. Dieu les a établies. T-18.IV Suite.

 

Le Cours ne nous demande donc pas de sortir et d’accomplir de «bonnes œuvres» pour Dieu. Le seul bon travail que nous devons faire est de pratiquer le pardon envers nous-mêmes.

 

La seule responsabilité de l’enseignant de Dieu est d’accepter l’Expiation pour lui-même. Expiation signifie correction, ou le défaire des erreurs. Une fois que cela a été accompli, l’enseignant de Dieu devient un faiseur de miracles par définition.

Question 18, Manuel pour Enseignants, (p. 50)

 

Si notre chemin de pardon consiste à faire ce que la société définit comme de bonnes œuvres, nous devrons alors nous rappeler qu’apprendre le pardon est le premier objectif de notre travail.

 

En te préparant pour l’instant saint, ne cherche pas à te rendre saint pour être prêt à le recevoir. Ce ne serait que confondre ton rôle avec celui de Dieu. L’Expiation ne peut venir à ceux qui pensent devoir expier d’abord, mais seulement à ceux qui ne lui offrent rien de plus que le simple désir de lui ouvrir la voie. La purification est de Dieu seul; par conséquent, elle est pour toi. Plutôt que de chercher à te préparer pour Lui, essaie de penser ainsi: T-18.IV ; 5, suite (p.408)

 

Ce qui suit ensuite peut être considéré comme une affirmation visant à nous enlever du chemin afin que le Saint-Esprit puisse faire son travail à travers nous. Il peut nous être difficile de réaliser que notre contribution à notre pratique spirituelle soit si petite comparée à celle du Saint-Esprit. Ce qui nous est demandé ici est l’humilité.

 

Moi qui suis l’hôte de Dieu suis digne de Lui.

Lui Qui a établi Sa demeure en moi l’a créée telle qu’Il la voulait.

Il n’est pas besoin que je la prépare pour Lui, mais seulement que je n’interfère pas avec Son plan pour me rendre à nouveau conscient que je suis prêt, éternellement.

Je n’ai pas besoin d’ajouter quoi que ce soit à Son plan.

Mais pour le recevoir, je dois être désireux de ne pas substituer le mien à sa place.

T-18.IV ; 5, suite (p.408)

 

4.  Notre tâche

 

Ta tâche n’est pas de chercher l’amour mais simplement de chercher et de trouver au-dedans de toi toutes les barrières que tu as bâties contre lui. Il n’est pas nécessaire de chercher ce qui est vrai, mais il est nécessaire de chercher ce qui est faux. T-16.IV.6 (p.362)

 

«Un Cours en Miracles» peut être considéré comme un chemin négatif dans le sens que les miracles ne font rien, ils défont les mauvaises perceptions. Le Cours nous demande de démissionner comme étant notre propre enseignant, parce que nous avons été bien mal enseignés. Nous pouvons utiliser l’analogie du soleil dissimulé par des nuages. On ne nous demande pas de trouver ou créer un soleil, mais simplement de remarquer les nuages et leur permettre d’être dissous.

 

Ton rôle est seulement de Lui offrir un petit désir de Le laisser enlever toute peur et toute haine, et d’être pardonné. Sur ta petite foi, jointe à Sa compréhension, Il bâtira ton rôle dans l’Expiation tout en S’assurant que tu le rempliras aisément. Avec Lui tu bâtiras une échelle plantée dans le roc solide de la foi et s’élevant jusqu’au Ciel. T-18.V.2:5-7, p. 408

 

Ce qui est maintenant requis est notre coopération avec le Saint-Esprit, Lui permettant de diriger le chemin.

 

Ne t’approche jamais de l’instant saint après avoir essayé d’enlever toute peur et toute haine de ton esprit. Cela est sa fonction. Ne tente jamais de passer sur ta culpabilité avant de demander l’aide du Saint-Esprit. Cela est Sa fonction. Ton rôle est seulement de Lui offrir un petit désir de Le laisser enlever toute peur et toute haine, et d’être pardonné. T-18.V.2 (p.409)

La Bible te dit de devenir comme les petits enfants. Les petits enfants reconnaissent qu’ils ne comprennent pas ce qu’ils perçoivent; ainsi ils demandent ce que cela signifie. Ne fais pas l’erreur de croire que tu comprends ce que tu perçois, car sa signification est perdue pour toi…
Tu ne connais pas la signification de quoi que ce soit que tu perçois. Il n’est pas une de tes pensées qui soit entièrement vraie. Reconnaître cela, c’est pour toi un solide début. T-11.VIII.2-3, (p.226)

 

Cette dernière citation suppose que nous sommes entièrement confus. Nous avons mal compris sur toute la ligne. Nous croyons ce que nos yeux voient, ce que nos oreilles entendent et ce que nos cerveaux pensent. Tout comme nos rêves d’hier soir qui nous ont semblé si réels jusqu’à ce que nous nous éveillions, de même ce «rêve éveillé» apparaît autant réel. Jésus nous dit que nous rêvons 24 heures par jour. La seule façon que nous puissions continuer à conserver notre apparente séparation et garder notre individualité est de le vivre dans un rêve. Il déclare même à un certain endroit dans le Cours qu’il n’y a pas de vie en dehors du Ciel. (T-23.II.19.1. (p.528). Sans un guide sain d’esprit, le Saint-Esprit, nous ne pourrions jamais nous échapper de ce rêve plutôt convainquant.


La présence de la peur est un signe infaillible que tu te fies à ta propre force. Prendre conscience qu’il n’y a rien à craindre démontre que quelque part dans ton esprit, quoiqu’en un lieu que tu ne reconnais peut-être pas encore, tu t’es souvenu de Dieu et tu as laissé Sa force prendre la place de ta faiblesse. Dès l’instant que tu es désireux de le faire, il n’y a certes rien à craindre.              Leçon 48 (p. 79).

 

Défaire le déni

 

L’approche aux problèmes de la vie par l'ego est toujours semblable et en fait assez simple. En premier, il nous dit que nous ne sommes pas le problème, c’est le monde (déni) et ensuite il nous dit d’accuser le monde pour notre perte de paix (projection). La solution du Cours à nos problèmes est l’exact opposé à celui de l'ego.

 

Le Saint-Esprit ne demande de toi que ceci : apporte-Lui chaque secret que tu Lui as fermé. Ouvre-Lui chaque porte et invite-Le à entrer dans les ténèbres pour les dissiper. À ta requête, il entre avec joie. Il porte la lumière aux ténèbres si tu Lui ouvres les ténèbres. Mais ce que tu caches, Il ne peut le regarder. T-14.VII.6 (p.308)

 

Pendant que nous insistons à voir nos problèmes dans le monde, nous ne pouvons pas être guéri par le miracle. La colère envers les autres peut causer un changement dans leur comportement afin de  nous convenir, mais nos problèmes ne feront que simplement continuer.

 

Le conflit doit être résolu. Il ne peut être évité, mis de côté, nié, déguisé, vu ailleurs, appelé d’un autre nom ou caché par quelque tromperie, si l’on veut s’en échapper. Il doit être vu exactement tel qu’il est, là où l’on pense qu’il est, dans la réalité qui lui a été donnée et avec le but que l’esprit lui a accordé. Car alors seulement ses défenses sont levées, et la vérité peut luire sur lui tandis qu’il disparaît. Leçon 333 (p.486)

 

Il est beaucoup plus confortable pour nous de voir les problèmes dans le monde et non en nous-même. Regarder à l’intérieur de nos esprits et voir la négativité qui a besoin d’être guérie est inconfortable et souvent un procédé douloureux. Auparavant, nous nous sommes vus comme étant innocents et au lieu de cela, découvrir toute la négativité qui réside dans nos esprits n’est pas un processus facile. Voilà pourquoi nous avons nié et projeté en tout premier lieu. On nous demande maintenant de défaire notre déni, de retirer nos projections et leur permettre d’être guéries, laquelle est la voie du pardon. Ceci peut être particulièrement difficile pour les personnes qui se considèrent «spirituelles». Elles peuvent croire avoir été bien loin au-delà de la colère alors qu’elles l’ont juste enfouie profondément dans leur conscience.

La plus courte et plus puissante définition du pardon est peut-être celle-ci :

 

Le pardon….est calme, et tranquillement ne fait rien….Il regarde simplement, attend et ne juge pas. Livre d’Exercices; 4 :1,3. (p, 418)

 

Notre tâche est d’observer calmement notre esprit, de ne pas juger ce qu’on y trouve, quelque négatif  puisse-t-il paraître, de décider ne plus en avoir besoin, et de permettre à l’Esprit de le guérir pour nous.

Le plus grand Guru est impuissant aussi longtemps que le disciple n’est pas brûlant d’apprendre. L’empressement et la sincérité sont d’importance primordiale. La confiance viendra avec l’expérience. Soyez dévoués à votre objectif -  et suivra la dévotion à lui qui peut vous guider. Si votre désir et votre confiance sont forts, ils agiront et vous amèneront à votre but, car vous ne causerez pas de délai par l’hésitation et le compromis.- Nisargadatta Maharaj (Traduction libre)

 

Michael DAWSON

 

Article traduit et partagé par Stella Pilon,

Merci à elle.

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