l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père : « Père, donne-moi la part de fortune qui me revient. » Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, rassemblant tout son avoir, le plus jeune fils partit pour un pays lointain et y dissipa son bien en vivant dans l'inconduite.
Quand il eut tout dépensé, une famine sévère survint en cette contrée et il commença à sentir la privation. Il alla se mettre au service d'un des habitants de cette contrée, qui l'envoya dans ses champs garder les cochons. Il aurait bien voulu se remplir le ventre des caroubes que mangeaient les cochons, mais personne ne lui en donnait.
Rentrant alors en lui-même, il se dit : « Combien de mercenaires de mon père ont du pain en surabondance, et moi je suis ici à périr de faim ! Je veux partir, aller vers mon père et lui dire : Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi ; je ne mérite plus d'être appelé ton fils, traite-moi comme l'un de tes mercenaires. » Il partit donc et s'en alla vers son père.
Tandis qu'il était encore loin, son père l' aperçut et fut pris de compassion ; il courut se jeter à son cou et l'embrassa tendrement. Le fils alors lui dit : « Père, j'ai péché contre le Ciel et envers toi, je ne mérite plus d'être appelé ton fils. » Mais le père dit à ses serviteurs : « Vite, apportez la plus belle robe et l'en revêtez, mettez-lui un anneau au doigt et des chaussures aux pieds. Amenez le veau gras, tuez-le, mangeons et festoyons, car mon fils que voilà était mort et il est revenu à la vie ; il était perdu et il est retrouvé ! » Et ils se mirent à festoyer.
Arten : Merci, Gary. Cette histoire se tient encore très bien, même si elle était bien meilleure en araméen. Bien sûr, J utilisait des symboles connus de son auditoire, mais cette parabole offre toujours un riche enseignement si on la considère d'un regard neuf.
Il faut d'abord comprendre que le fils n'a pas été chassé de la maison paternelle ; il a été assez stupide pour penser qu'il pouvait partir et mieux réussir par lui-même. C'était la réponse de J au mythe du jardin de l'Éden. Dieu ne vous a pas bannis du paradis et Il n'est en rien responsable de votre expérience de séparation de Lui.
Deuxièmement, il faut remarquer que le fi ls a épuisé ses ressources limitées et a commencé à ressentir la privation, une condition qui n'existe pas au Ciel. Apparemment coupé de sa Source, il connaissait la privation pour la première fois de sa vie. Nous reviendrons sur ce sujet avec toi au moment approprié. Encore une fois, nous disons qu'il semble coupé de sa Source parce que nous parlons de quelque chose qui a semblé se produire, mais qui ne s'est pas produit en réalité. Nous comprenons que c'est là un concept difficile à saisir et nous y reviendrons souvent en cours de route
Alors que le fils connaît la privation, il tente de combler ce manque en se joignant à un autre habitant de cette contrée. Cela symbolise la tentative de trouver en dehors de soi une solution à un problème, en créant invariablement une relation particulière. Ces tentatives incessantes et désespérées pour trouver une solution par une recherche extérieure continuent jusqu'à ce que vous deveniez comme le fils prodigue lorsqu'il est rentré en lui-même. Le fils se rend alors compte que la seule solution significative à son problème, c'est de retourner à la maison de son père et, ce faisant, de devenir pour ce dernier la plus importante personne du monde.
Et nous voici maintenant au point crucial de la parabole : le contraste entre ce que le fils a fi ni par croire sur lui-même et ce que le père sait être vrai. Le fils pense qu'il a péché et qu'il est indigne d'être appelé le fils de son père. Mais le père aimant ne veut rien entendre. Il n'est ni en colère ni vindicatif et n'a pas la moindre envie de punir son fils. Voilà comment est Dieu ! Il ne pense pas comme les humains car Il n'est pas une personne.
Cette parabole est métaphorique. L'Amour de Dieu court à la rencontre de Son Fils. Dieu sait que Son Fils est éternellement innocent, puisqu'Il est Son Fils. Rien de ce qui semble arriver ne peut changer cela. Le fils prodigue revient maintenant à la vie. Il n'est plus perdu dans des rêves de privation, de destruction et de mort. C'est le temps de festoyer.
Gary : Tout ce que vous dites a beaucoup de sens, mais j'ai des réserves. D'abord, le fait que ce soit le fils prodigue et non Dieu qui soit responsable de tout l'univers. Le monde, la nature et le corps humain m'émerveillent. Je ne suis pas un optimiste forcené, mais la beauté, l'ordre et la complexité de l'univers me semblent porter la marque de Dieu. Ensuite, si je disais à quelqu'un que Dieu n'a pas créé le monde, je pense que ça aurait le même effet qu'un pet dans un ascenseur rempli de passagers.
Arten : Parlons d'abord de ce pet. La vérité, c'est que tu n'as pas à dire quoi que ce soit à quiconque. Il te serait tout à fait possible de pratiquer le genre de spiritualité dont nous parlons sans que personne le sache. Tout se passera entre toi et le Saint-Esprit, ou J, si tu préfères. La seule différence entre le Saint-Esprit et J, c'est que l'un est abstrait et l'autre spécifique. Ils sont toutefois identiques et c'est avec Eux que tu travailleras dans ton esprit.
Il ne s'agit pas d'essayer de sauver un monde qui, de toute façon, n'existe pas réellement. Tu sauveras le monde en te concentrant sur tes propres leçons de pardon. Si tout le monde se concentrait sur ses propres leçons au lieu de le faire sur celles des autres, le fils prodigue collectif serait de retour chez lui dans le temps de le dire.
Dans le temps, cela n'arrivera pas avant la fi n. Mais nous parlerons aussi du temps et tu verras que rien dans cet univers n'est ce qu'il semble être. En tout cas, tu n'as pas à attendre. Le temps t'appartient, mais seulement si tu consens à épouser le système de pensée du Saint-Esprit plutôt que d'essayer d'entraîner la planète dans une course éperdue. Le monde n'a pas besoin d'un nouveau Moïse et J n'a jamais voulu fonder une religion. Maintenant comme jadis, le monde n'a pas plus besoin d'une autre religion que d'un plus grand trou dans la couche d'ozone. J fut l'ultime disciple, en ce sens qu'il a fi ni par n'écouter que le Saint-Esprit. Oui, il a partagé son expérience avec nous, mais il savait que nous ne pouvions pas tout comprendre et qu'un jour nous apprendrions tout, comme lui.
Quant à la prétendue beauté et complexité de l'univers, c'est comme si tu peignais un tableau sur une mauvaise toile avec une peinture d'une mauvaise qualité et que, le tableau terminé, la peinture commençait aussitôt à se craqueler et l'image à se détériorer le corps humain semble une merveilleuse réalisation... jusqu'à ce que l'une de ses parties se mette à mal fonctionner. Je n'ai pas besoin de te dire à quoi ressemblaient tes parents juste avant la fin de leur vie terrestre.
Extrait de "Et l'univers disparaitra" de Gary Renard
source : http://www.ariane.qc.ca/fr