l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
En des circonstances particulières, un événement fait ressortir la structure profonde d'un individu. Nous nous enfonçons alors encore plus bas dans la main-mise de la nature, puisqu'elle finit par révéler la structure dominante du moi. Les révélateurs sortent de la norme et se présentent sous forme d'occasions extrêmes, épreuves terribles, chocs, maladies, ou au contraire période exceptionnelle de chance où une euphorie s'installe par une sorte d'excès de bonheur à gérer. Dans les moments rares de coïncidence extrême avec le non-moi ou au contraire de conflit grave, la dominante s'impose et entraîne le moi à se montrer sous un jour profond où se mélangent les compulsions et les talents. J'aborde à nouveau la question du mode répétitif sous un angle nouveau, et invite le lecteur à se retrouver dans une des catégories suivantes, ou dans une combinaison.
LES AFFECTIFS peuvent vouloir tout réduire à des souhaits et des sentiments, et s'évertuer à résoudre leurs problèmes avec encore plus de souhaits et de sentiments, qu'on aura pris la peine de modifier. C'est une stratégie catastrophique si l'origine de leur mal-être vient de la tendance affective, blessée, qui s'expose enfin dans sa nudité, et qui ne peut pas se racheter toute seule, par une simple substitution d'objet.
(Travailler sur le moi, lâcher le non-moi, libérer l'image de soi du regard de l'autre).
LES PRAGMATIQUES s'acharnent à des réalisations concrètes, et peuvent peiner à comprendre qu'une transformation provienne d'autre chose qu'un acte, qu'un fait, qu'une procédure. Même s'ils sont bloqués dans la vie à cause de l'hyperactivité par exemple, ou de leur manque de vie subjective, ils voudront encore s'en tirer avec la même stratégie que celle qui les a mis dans l'embarras, une pratique, une procédure chargée de résoudre magiquement leur problème, sans aller voir en profondeur l'attitude matérialiste qui les a plongés dans un mal-être, par négligence du ressenti. Une véritable détermination intérieure, informelle, vigilante, ancrée, serait la bienvenue, mais ils la jugent impossible ou inadéquate, et veulent des faits là où seul le travail intérieur indique l'issue.
(Travailler sur le moi, lâcher le comportement et l'idée de réussir, admettre la part du chaos qui complète l'ordre du non-moi, découvrir le soleil intérieur).
LES RATIONALISTES ramènent leurs stratégies à des méthodes et ne savent pas toujours tirer la leçon du ressenti, qui les embarrasse, les émotions étant souvent incontrôlables. Ils veulent s'en tirer en mettant de côté les éléments qui ne s'intègrent pas dans leur vision personnelle, vision qu'ils travaillent à la perfection en évitant toujours les mêmes angles morts. Ils cherchent l'issue sur la carte et non sur le territoire. Ils sont prêts à faire de nombreux sacrifices pour résoudre une situation en y appliquant leur logique étroite, et ils manquent de prendre en compte leur propre yin.
(Accepter que le non-moi soit chaotique, élargir le moi, abandonner la volonté de contrôle, ne pas refouler les émotions ni en avoir honte, libérer les émotions du passé, accueillir l'incertitude calmement).
LES EMOTIFS sont rivés à des sensations harmonieuses et veulent changer, mais à condition de ne pas souffrir, ce qui est la plupart du temps franchement incompatible. Ils attendent des caresses, et, s'ils ne les trouvent pas, caressent l'espoir de s'en sortir miraculeusement, ou par l'intermédiaire d'un autre (le petit remorqueur). Ils refusent les difficultés même si elles sont nécessaires.
(Transformer le sentiment d'être victime, rechercher une image de soi indépendante des circonstances).
LES PSYCHIQUES font confiance à des intuitions et à des rêves, à des projets et à des élans, et ne veulent agir que par inspiration et sans discipline, ce qui est insuffisant. Ils n'ont pas de critère décisionnel, et naviguent dans un registre émotionnel large, qu'ils étendent encore à merveille pendant la crise, et savent passer du rire aux larmes dans la même journée sans s'en affecter. Mais ils redoutent d'avoir à se structurer eux-mêmes, ce qui est louable d'un certain point de vue. En laissant faire, ils laissent le combat ouvert entre la Nature et l'évolution divine, et prennent des risques considérables.
(Forger des structures, même provisoires, pour unir le moi et le non-moi, distinguer le moi stable des inspirations et des élans).
Natarajan