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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Un long basculement

« Le stade suivant est certes  une période de perturbation. Maintenant l'enseignant de Dieu doit comprendre qu'il ne savait pas vraiment ce qui était de valeur et ce qui était sans valeur. Tout ce qu'il a réellement appris jusqu'à présent, c'est qu'il ne voulait pas le sans-valeur et qu'il voulait ce qui a de la valeur. Or son propre tri a été in-signifiant pour ce qui est de lui enseigner la différence. L'idée de sacrifice, qui est si centrale dans son propre système de pensée, l'avait rendu incapable de juger. Il pensait avoir appris le désir mais il voit maintenant qu'il ne sait pas à quoi sert le désir. Et maintenant il doit atteindre un état auquel il lui sera peut-être impossible de parvenir pendant très, très longtemps. Il doit apprendre à mettre de côté tout jugement et à demander seulement ce qu'il veut réellement en toute circonstance. Si chaque pas dans cette direction n'était pas si puissamment renforcé, ce serait certes difficile ! » UCEM

 

Cet extrait du fascicule  « Manuel pour enseignant » résume assez bien la situation dans laquelle je suis rentré depuis le début de l’année. Il est extrait du paragraphe intitulé « Développement de la confiance »,  aidant à baliser le processus d’apprentissage  et d’intégration du Cours en miracles à travers 6 étapes. J’ai le sentiment de parvenir à un point de basculement ou le monde qui m’entoure commence vraiment à être perçu comme un film projeté, sans substance réelle, sans enjeu. Tout conflit voulant émerger n’est pas extériorisé, mais contenu à l’intérieur de l’esprit, et donc traité directement, ou du moins géré  à cet endroit. Une sorte d'espace "pré-conscient" ou les objets mentaux sont mis en "observation". Je vois aussi que chaque pensée négative ou positive (donc polarisée)  projette de plus en plus vite une situation « concrète », comme pour l’illustrer. Le script ne permet pas forcément le contrôle de ces pensées, mais l’esprit décideur a le choix de les juger ou les pardonner, et ainsi les perpétuer… ou les dépasser.

 

Cela ne signifie pas que tout soit devenu facile et que tous les obstacles aient disparus. Ils prennent simplement une forme plus systématique, évidente, moins déguisés derrières les multiples apparences du monde rêvé. A chaque défi qui m’est proposé, qu’il semble anecdotique ou  primordial, je vois de plus en plus rapidement quelle en sont les causes, ce qui provoque ce défi dans mon esprit. Cela ne veux pas dire que je puisse les « résoudre » instantanément, mais je peux les circonscrire dans des limites émotionnelles maîtrisées. C’est un peu comme lorsqu’on met un virus en quarantaine : Il ne nous perturbe pas trop, mais nous savons qu’il faudra le traiter un jour ou l’autre, car il n’ a pas disparu de notre esprit. Le traiter, c’est bien sur le pardonner comme un effet sans cause réelle.

 

De même, ce que l’ego me présente comme un « problème » est regardé avec une certaine distance, un certain détachement. Mais le sachant dans mon esprit, je ne peux me contenter de l’ignorer, car cela reviendrait à le refouler à nouveau. C’est ce que souhaite l’ego, pour alimenter ses projections. A l’instar du Cours, ce que j’appelle « problème » ici recouvre toute forme de contrariété, d’attaque, de désir, de frustration, d’imprévu… bref, tout ce qui peut troubler la paix de l’esprit. Actuellement, « désir  et sacrifice » sont au menu, et comme le suggère l’extrait du Cours ci-dessus, ils m’obligent à me demander constamment quel est mon vrai désir : les sirènes de l’ego formel, ou la liberté paisible du pur-esprit ? Et trop souvent encore, l’attrait brûlant du rêve (clin d’œil) , voir du fantasme,  semble encore l’emporter… Mais devons-nous vraiment les opposer ? Je ne crois pas, et il est certainement nécessaire de savoir que l'on rêve, puis de rêver que l'on s'éveille avant de quitter définitivement le rêve.

 

Le basculement, c’est  aussi toucher du doigt l’audacieuse radicalité du Cours, et non plus seulement l’envisager sur un plan théorique, mental, conceptuel. Je « vois » mieux à présent, à quel point le Cours est compris encore superficiellement par la plupart d’entre-nous, étudiants, qui avons du mal à en appliquer pleinement les principes en toute occasion. Pas parce qu’ils sont difficiles, mais parce qu’au fond ils terrorisent l’ego qui résiste par tous les moyens pour ne pas perdre sa singuliarité, sa particularité qui est son essence. Il est impressionnant de réaliser qu’il n’y a réellement personne ici. Cependant, la conviction qu’il ne peut rien m’arriver, que je suis en parfaite sécurité sur un plan réel, alterne encore avec le sentiment de mon immense vulnérabilité et insignifiance sur le plan de l’ego. Je suis sur le point instable de la bascule…Mais je risque d’y rester un long moment tellement les forces du monde me retiennent de basculer complètement...révélant mon degré de croyance encore trop fort envers elles.

 

Je dirais aussi que le basculement implique l’acceptation d’une période de solitude intérieure. Pas parce que le Cursus l’impose, mais parce qu’il faut intégrer vraiment ce que nous sommes, avant de parcourir, tout sourire, ce monde illusoire. Solitude ne  signifie pas ici rester enfermé chez soi, mais accepter de ne pas être compris, le temps que la vérité du Cours soit suffisamment digérée pour rayonner naturellement sa paix sans rien avoir à  expliquer (en vain) sur tout ce qui la sous-tend. Etre incompris ne signifie pas être victime et il n’y pas de connotation négative à ce terme, c’est simplement aller à contre-sens sur les autoroutes de la pensée unique. Il y a donc un « point dur » à passer. Il se manifeste chez moi par de l’insomnie, maladie « nouvelle » que je ne connaissais pas avant. C’est très déstabilisant lorsqu’on a la « chance » d’avoir un job, et la « malchance » de devoir se lever le matin pour s’y rendre …

 

Encore une fois, un article de Ken Wapnick m’a fait comprendre que l’ego sortait de sa manche un autre joker pour me faire rebrousser chemin dans le long chemin de la « désindividualisation ». (juste le prononcer est déjà difficile ! ). Je me sens plus que jamais comme Truman, désireux de quitter le show, tandis que des voitures se précipitent à tous les carrefours pour me barrer les chemins de sortie… Agents illusoires de la matrice. Plus que jamais est venu le temps de maîtriser, non pas le monde, mais mon  regard posé sur lui. Et surtout, ne pas oublier de rire car se prendre au sérieux est la dernière chose à faire dans ce monde qui ne l’est pas. Bien sur, plus l'on prend conscience qu'il n'y a rien à craindre, plus nous sommes protégés et plus il est facile de rire... la peur attire la peur, et la peine. La paix attire la paix, et la joie.

 

Christalain – Avril 2011

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A
<br /> <br /> SUPER! j'aime votre récit et je me sens totalement concernée.<br /> <br /> <br /> Par moments je désespère et me demande, mais quand cela va s'arreter? et dit raton, c'est quand tu veux!!! Heureusement, je suis en sécurité <br /> <br /> <br /> J'aurrais bien lu aussi la suite de Ken; il y en a?<br /> <br /> <br /> <br />
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