l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
La suite du résumé de Mickael Dawson sur le Cours en miracle :
Tu ne demeures pas ici, mais dans l’éternité. Tu ne voyages qu’en rêves, alors que tu es chez toi en sécurité. T-13.VII.17:6-7
Cette citation nous dit bien joliment que ce monde n’est pas notre demeure. Il est inutile d’essayer de trouver la paix et la joie constantes dans ce que le monde peut nous offrir. Comment un rêve peut-il satisfaire ? La poursuite du plaisir apporte automatiquement de la souffrance. Ce sont les deux côtés de la même médaille. En premier, il se trouve la peur de ne pas accéder à ce dont nous avons un besoin maladif. Si jamais nous finissons par l’avoir, nous craindrons de le perdre ou de nous fatiguer de notre récompense et nous recommencerons à chercher de nouveau. C’est cette même recherche de satisfaction qui nous bloque la prise de conscience que Dieu nous a tout donné à notre création.
Le Cours nous explique que dans notre désir pour quelque chose de différent, celui de jouer à être Dieu et devenir des individus, nous avons eu à tomber endormis au Ciel. Ce n’est que dans l’état de rêve que nous pouvons parvenir à notre désir de séparation. Pour maintenir l’illusion que nous avons vraiment atteint notre but de séparation, nous devons fabriquer un rêve qui semble bien solide. La section sur les Obstacles à la Paix dans le Texte souligne combien nous sommes attachés au corps, à la culpabilité, à la souffrance et à la mort car ils semblent tous donner de la réalité à ce monde. Un seul regard à ce que nous voyons dans les médias nous montrera quelles sortes d’intérêts nous avons. Il n’y a rien de mieux que la souffrance pour donner de la réalité à ce monde et ce que le Cours affirme comme étant vrai semble un mensonge. Nous poursuivons nos relations de «haine particulière» (quelqu'un de choisi sur qui projeter notre culpabilité) et «d’amour particulier» (relations nécessaires utilisées comme substituts à l’amour de Dieu) car ils sont notre meilleure sauvegarde contre le réveil et le retour à la conscience de l’amour que Dieu a pour nous, ce qui ébranlerait notre précieux rêve d’individualité.
Tout ton temps se passe à rêver. Tes rêves endormis et tes rêves éveillés ont des formes différentes, mais c’est tout. Leur contenu est le même. Ce sont tes protestations contre la réalité et ton idée fixe et insane de pouvoir la changer. Dans tes rêves éveillés, la relation particulière occupe une place particulière. C’est le moyen par lequel tu ne t’éveilleras pas. De cela, tu ne t’éveilles pas. Et tant que tu verras plus de valeur dans le sommeil que dans l’éveil, tu n’en lâcheras pas prise. «Un Cours en Miracles»T-403- T-18.II.5:12-20
Parfois quelque chose se produit pour secouer la réalité de notre rêve collectif et habituellement il en résulte de la peur. Je me rappelle avoir regardé un jeu à la télévision qui attirait mon attention. Soudainement, une partie de l’image se brisa et la figure de l’acteur qui parlait devint une série de petits carrés. J’ai senti une peur me traverser et me dire que ce que j’étais tellement intentionné à regarder il y a un moment n’était simplement qu’une illusion. J’enseignais l’électronique auparavant et je comprenais comment les images sont affichées sur un tube de rayon cathodique. Je connaissais aussi la possibilité de voir se produire des distorsions comme celles que j’avais vues. Mais rien de ces connaissances n’ont empêché la petite vague de peur de me parcourir. Ce que je venais de me faire rappeler, c’est que ce que j’avais pris pour la réalité s’était dissous pour un moment. Je pouvais ressentir ne pas vouloir que mon monde quotidien commence à s’ébranler sur les bords, ni que l’illusion se révèle telle qu’elle est. Quand nous commençons à nous éveiller du rêve de séparation et qu’un nouveau monde devient apparent, nos ego deviennent terrifiés. Ce qui devrait être une expérience édifiante peut bien en devenir une terrifiante. Jésus nous met en garde assez tôt dans l’étude du Texte en nous disant :
Ceci est un Cours d’entraînement de l’esprit. Tout apprentissage comporte de l’attention et de l’étude à un certain niveau. Certaines parties dans la suite de ce cours reposent trop lourdement sur ces premières sections pour ne pas en exiger une étude sérieuse. Tu en auras aussi besoin comme préparation. Sans cela, il se pourrait que tu deviennes beaucoup trop apeuré de ce qui doit venir pour en faire un usage constructif. Toutefois, en étudiant ces premières sections, tu commenceras à voir quelques-unes des implications qui seront développées par la suite. T-17-T-1.VII.4:1-6
Dans le film La Matrice on nous montre un monde après une guerre entre humains et robots super intelligents et où ces derniers sont les gagnants. Les robots ont encore besoins des humains pour vivre, ils sont donc élevés dans des fermes et gardés endormis. Les humains sont programmés dans un rêve collectif et ne réalisent pas ce qui leur arrive. Le rêve semble très réaliste et ils n’ont aucune idée de leur état réel. Sauf quelques humains qui cependant on réussi à s’éveiller et à s’échapper de la ferme. Ces éveillés ont trouvé une manière pour entrer dans le rêve collectif de leurs semblables et leur offrir l’opportunité de faire de même. Comme vous pouvez l’imaginer, ceux qui sont endormis ont beaucoup de difficulté à croire l’histoire de ceux qui sont éveillés et ne sont pas si certains que cela vaille la peine de s’éveiller.
Jésus a pris le même rôle que les éveillés de La Matrice. Il entre dans notre rêve (lorsque nous l’invitons) et tente de nous enseigner que nous sommes endormis et qu’un autre monde nous attend, ce que le Cours appelle le Monde Réel. Il sait que nous serions pétrifiés si nous nous éveillions tout d’un trait, bien que parfois nous le demandions, et au lieu il nous mène graduellement hors des cauchemars vers les rêves heureux de pardon jusqu’à ce que finalement nous puissions nous éveiller à la perception du Monde Réel. Nous sommes donc devenus des rêveurs lucides où nous réalisons que ce que nous voyons est bien un rêve dont le contenu ne peut nous blesser, ni devenir une cause de peur, nous donner ou nous enlever la paix. Nous voyons chacun dans le rêve par le jugement du Saint-Esprit soit comme prolongeant l’amour ou en demandant. Le Monde Réel n’est pas le Ciel mais son reflet ici dans le temps et l’espace.
La route devient très différente à mesure que l’on avance. Il ne serait pas possible non plus que toute la magnificence, la grandeur de la scène et les horizons énormes qui s’ouvrent devant nous au cours du voyage soient prédits dès le début. Or même cela, dont la splendeur atteint des sommets indescriptibles au fur et à mesure que l’on avance, reste bien en deçà de tout ce qui attend quand la route cesse et que le temps finit avec elle.
M-19.2:5-7- (p.51)
Comment pouvons-nous alors nous éveiller de nos présents cauchemars vers la perception du Monde Réel ? Nous avons seulement à le vouloir plus que tout. Et c’est ici que réside le problème. Des parties de notre rêve actuel sont vues comme indésirables et le deviennent de plus en plus. Nous devenons progressivement désillusionnés de ce que l'ego a à nous offrir malgré que nous l’ayons déjà pourchassé avec beaucoup d’intention. Nous commençons à voir augmenter de prix les cadeaux que le monde nous offre – notre paix d’esprit. Mais certaines portions du rêve ont encore de l’attrait et c’est celles que nous voulons encore. Nous pouvons voir à travers les déceptions du matérialisme, du statut, du pouvoir, de l’argent de l’ambition, etc. mais encore pris au piège par d’autres attractions incluant la soi-disant spirituelle. Il se peut que nous aspirions à trouver une âme sœur spirituelle, pour paraître spirituel, pour trouver la satisfaction dans la guérison et l’enseignement aux autres. Mais comme le Cours nous met en garde :
N’importe quoi en ce monde que tu crois bon et valable et digne d’effort peut te blesser, et le fera. Non pas que cela ait le pouvoir de blesser, mais simplement parce que tu as nié que ce n’est qu’une illusion et l’as rendu réel. Et cela est réel pour toi. Ce n’est pas rien. Et par sa réalité perçue est entré le monde entier des illusions malades. T-593. T-26.VI.1:1—5
Remarquez l’usage du mot «rien»! Tout rêve, aussi saint puisse-t-il sembler, est encore un piège pour empêcher de nous éveiller à qui nous sommes vraiment – le Christ unique, l’esprit éternel sans forme qui n’est jamais né et pour cette raison ne peut jamais mourir. C’est la raison pour laquelle Jésus ne nous demande jamais de poursuive quelque but dans le monde mais de nous réveiller du rêve de séparation (ce que le Cours appelle accepter l’expiation pour nous-mêmes). Tous les rêves doivent finalement être abandonnés et l’illusion de sacrifice qui accompagne ordinairement cette pensée doit être vue comme un autre complot d’ego pour retarder notre réveil.
Tu ne peux pas faire certains rêves et t’éveiller des autres, car tu es soit endormi, soit éveillé et rêver ne va qu’avec l’un des deux. Les rêves que tu penses aimer te retiennent autant que ceux dans lesquels la peur est vue. Car chaque rêve n’est qu’un rêve de peur, peu importe la forme qu’il semble prendre. T-657-T-29.IV.1:7-8, T-658-T-29.IV.2:1-2,
Pour plusieurs d’entre nous en vieillissant, le monde a de moins en moins à nous offrir et le message du Cours contient un attrait grandissant. Mais il y a toujours quelques aspects du monde qui retiennent notre attention et les laisser aller semble être un sacrifice. Ceci est souligné dans la section du Développement de la Confiance dans le Manuel des Enseignants. Des six étapes pour gagner la confiance, quatre sont décrites comme étant difficiles et sont accompagnées de l’illusion de sacrifice qui devient l’obstacle dominant à la réalisation de la confiance. A la cinquième étape du développement de la confiance, il nous est demandé de laisser aller cette même individualité que nous affectionnons si hautement. La perte du «je» est vue par l'ego comme un attentat de suicide et notre résistance à cette étape est énorme, une vraie nuit obscure de l’âme.
Le monde ne peut t’apprendre aucune image de toi à moins que tu veuilles les apprendre. Un temps viendra où les images ne seront plus, et tu verras que tu ne sais pas qui tu es. C’est à cet esprit descellé et ouvert que la vérité retourne, sans restriction et libéré. À l’endroit où les concepts de soi ont été déposés, la vérité est révélée exactement comme elle l’est. Quand chaque concept a été soulevé au doute et au questionnement, et reconnu comme ayant été fabriqué sur aucune hypothèse qui se tiendrait dans la lumière, dans ce cas la vérité est laissé libre d’entrer dans son sanctuaire, fraîche et libre de culpabilité.
Il n’est pas d’énoncé que le monde ait plus peur d’entendre que celui-ci :
Je ne connais pas la chose que je suis, et je ne sais donc pas ce que je fais, où je suis, comment regarder le monde ni comment me regarder moi-même. Or dans cette leçon naît le salut. Et ce que tu es te parlera de Soi-même. T-709- T-31.V.17:1-8
De plus en plus, le monde est simplement vu comme une salle de classe de pardon. Un endroit où les relations de toutes sortes nous reflètent ce qui n’est pas guéri dans nos esprits – le seul endroit où le pardon soit nécessaire. Tout en pratiquant nos leçons quotidiennes de pardon, notre sens de séparation diminue doucement de même que notre identité d’ego. L’attachement à demeurer un individu séparé est le dernier rêve à laisser aller avant de s’éveiller à la paix et la joie continuelle du Monde Réel et, demandons-nous donc pourquoi nous retardons si longtemps pour y entrer !
Michael Dawson - traduit par Stella Pilon
A suivre: "La résistance au Cours".