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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Se libérer du passé par le pardon

Cours d'Ontologie extrait du 17 : Pardon et culpabilité, selon la Psycho-Cosmogenèse

SE LIBÉRER DU PASSÉ

 

Note: Cette vision du pardon diffère quelque peu avec celle du Cours en miracle mais elle n'est pas inintérressante et permet de laisser s'exprimer une autre approche, ici athéiste. (Christalain)

 

Le passé n'est pour rien dans le fait qu'on puisse s'en libérer ou non. Le seul responsable, c'est moi : ai-je ou non envie d'être libre ? La réponse sincère est toujours non. Personne, si évolué soit-il, n'a totalement envie d'être libre, car cela voudrait dire que le conscient est amour (si le conscient était la volonté d'unité, il s'éteindrait car la conscience est dualité). Or, c'est l'inconscient qui est amour. Le conscient est toujours égoïste, cherche la confirmation de l'ego, de la matière, de la multiplicité, et fait tout pour empêcher l'inconscient de fonctionner, ce qui l'oblige à des détours douloureux pour arriver à son but. C'est ce qu'on appelle l'INERTIE DU MOI.

 

L'inconscient est au contraire actif. Il est avant tout constitué par un BUT ultime, l'Absolu en tant que "nécessité du néant", qui est la source d'énergie unique de l'être et de l'univers (voir cours de Métaphysique) ; par suite, il contient tout. Tout, c'est-à-dire les conscients des autres, ceux que l'on n'assume pas personnellement, est contenu dans ce "JE-SUIS". C'est pourquoi nous préférons l'appeler l'"Omniscient". L'inconscient est ensuite constitué de tout l'enseignement acquis lors du périple conscient qui, de croyance en fausse image de soi, nous a fait évoluer de la particule atomique jusqu'à l'être humain, en attendant mieux (voir "Pyramide de l’Évolution"). Cet enseignement, cette expérience, qui sert d'intermédiaire avec le subconscient et le conscient, est le moyen de contrecarrer l'inertie du moi, de changer d'attitude dans notre relation au monde pour aller vers plus d'amour ou d'unité, vers une image de soi-même plus proche de notre réalité infinie. Enfin, l'inconscient est encore constitué de nos habitudes. Il s'agit plus exactement de notre "subconscient" : toutes les actions et situations conscientes qui ont été vécues et qui ne demandent qu'à l'être de nouveau afin de confirmer l'ego. Il suffit d'un effort de mémoire à un niveau plus ou moins profond de relaxation pour que cela devienne presque aussi conscient que le conscient sensoriel.

 

C'est le rejet, l'extériorisation de ce but, de ces connaissances infinies, de ces enseignements individuels forgeant nos croyances, et même de nos habitudes (nous n'en somme généralement pas conscients), qui, par un phénomène de défense entretenant cette séparation, engendre les effets d'espace, de temps, de matière et de conscient (inséparables).   Il est donc bien clair que c'est notre inconscient qui est liberté (c'est-à-dire qui est le seul pouvoir de notre univers, donc contenant le tout, donc infini et seul, donc identifié à l'Absolu), tandis que notre conscient est le phénomène de rejet de cette liberté, qui nous enferme dans un corps et une personnalité séparés du monde. Ce que je suis est une nécessité, non une volonté.

 

Cela étant, l'évolution de la conscience consiste à s'unir consciemment de plus en plus avec l'inconscient, donc d'assumer de plus en plus le but en se reconnaissant seul créateur et responsable de notre univers. On a donc toujours l'impression de chercher la Liberté, d'aspirer à "Dieu" etc., bien que ce qui en nous prie pour cela fait en fait tout pour le refuser. Mais on ne s'en rend pas compte car on n'est jamais conscient du phénomène de conscience, de création de la conscience, de séparation. On n'est conscient que de l'amour, de la volonté d'aller vers l'unité avec l'Absolu. C'est donc en toute bonne foi qu'on dit "j'aime "Dieu", j'ai soif de liberté, je prie pour ne plus être prisonnier de cette planète et de ce corps". Il est bon de se rendre compte que c'est essentiellement un mensonge. C'est bon parce qu'alors on n'est plus dupe de soi-même en tant que "personne spirituelle", on n'a plus d'orgueil à ce niveau, et le travail sur soi est un vrai travail sur soi et non sur une fausse image de soi dans le seul but de la conforter.

 

Lorsque j'ai compris que, quelles que soient mes prières et mes aspirations spirituelles et créatrices, je fais tout, pour ne pas avancer et pour ne pas évoluer vers l'Absolu, je commence à ne plus me leurrer, et mon travail commence à être efficace car je me reconnais seul responsable de mon état et de mes insuffisances. Je ne me prends plus pour un être merveilleux cherchant à retrouver son papa et sa maman dans les Cieux, et qui subit ce monde infâme qui lui met toujours des bâtons dans les roues. Cette vision des choses, qui est la plus répandue chez les spiritualistes, est caduque. Je suis l'artisan consciencieux de ma prison, et ce n'est qu'en étant de plus en plus conscient de ma méthode de construction et d'entretien de cette prison que je vais m'apercevoir que je ne subis aucune prison, que je suis cette prison elle-même. Alors, je suis libre.

 

Tant que je cherche à m'évader, c'est que je ne veux pas être libre.   Se libérer du passé dépend de cela. Si je veux vraiment être libre, je dois reconnaître que je suis le créateur seul responsable du passé auquel je crois. Et reconnaître que j'aime avoir ce passé et cette prison et que j'en astique les barreaux à longueur de journée. Si je reconnais cela, cette prison n'est plus une prison. Mon éducation n'est plus l'éducation que j'ai reçue mais que j'ai décidée. Mes parents ne sont plus ceux que j'ai subis mais que j'ai choisis. Ma religion n'est plus celle qu'on m'a imposée mais que j'ai voulue dans le but de ne pas avancer. Mes maladies étaient aussi des moyens de ne pas être libre de mon corps et de mes actions ; mes émotions négatives et positives (peurs et souffrances d'une part, désirs et plaisirs d'autre part) étaient et sont encore une parfaite méthode de fuite de moi-même et de mon infinité dans le présent ; mon inintelligence est la manifestation de mon refus de savoir ce que je suis.   Seul responsable, je dois assumer cette solitude infinie, et si je suis infiniment seul, je suis infini tout court, donc nul. C'est gagné.

 

LA CLEF DU PARDON

Ce regard métaphysique sur moi-même est la clef du pardon. Car il ne suffit pas, même si c'est utile, de s'apercevoir que les autres ont le droit d'être ce qu'ils sont et de les tolérer. En général, on s'en tient à cela. Il ne suffit pas non plus d'être simplement positif et de s'apercevoir que toutes les "crasses" qu'on a subies nous ont en fait été utiles, et de remercier pour cela, ce qui est déjà un stade beaucoup plus élevé de pardon. Il faut se reconnaître seul créateur et seul responsable de ces difficultés, dans le seul dessein de satisfaire les névroses que j'ai entretenues dans le but de ne pas me voir en face. Je peux remercier ceux qui m'ont fait souffrir en sachant que, quelque part, c'était pour mon bien, ce qui est vrai, mais c'est insuffisant. Je dois les REMERCIER au sens de les CONGÉDIER. Ces serviteurs de mes névroses n'ont plus de raison d'être car il n'y a plus à la prison de service d'entretien. Qu'ils fassent leurs bagages et prennent leurs émoluments, sous forme de bénédiction infinie pour tout ce que j'ai vécu et qui m'a amené à cette prise de conscience, pour solde de tout compte.

 

Désormais si je veux souffrir, je le fais moi-même. Si je ne veux pas être libre, je sais que c'est moi et moi seul qui agis. En tant que conscience, je suis tout entier cette infinie prison. Il n'y a pas de remparts alentour pour m'empêcher de partir. Je suis sans limites, mais je m'en donne. J'en suis enchanté, et il n'y a plus personne, ni à pardonner, ni à remercier. La vie est un jeu sans aucune signification, qui divertit du néant par nécessité.

 

SE LIBERER DE L'AVENIR

Pour jouer cet inévitable jeu (ce n'est pas ma prison que cette obligation de jouer à l'illusion, je suis cette obligation, cette nécessité, et il n'y a rien d'autre qui constitue le conscient et l'inconscient infini), j'ai le choix entre retourner en arrière, en m'accrochant à l'idée que je suis un passé et que ce passé détermine ma vie, ce qui est le moyen de ne pas être libre et de souffrir, et qui est l'attitude normale de celui qui ne sait pas pourquoi il a cette sensation d'exister sur Terre), ou bien assumer que je suis une nécessité d'un but absolu et inévitable, donc une source d'énergie créatrice de la multiplicité des illusions, et n'avoir à ce sujet aucune angoisse ni entretenir aucune source de souffrance. Je crée car je suis "Dieu" et ne peux faire autrement. Je ne me leurre pas en croyant que ce que ma conscience crée existe vraiment et que je le subis, comme généralement on le croit. Je sais que seul JE est, créateur infini autant que nul, et j'en conclus que si j'ai mal agi, c'est par peur et donc ignorance de moi-même. Or, qui dit conscience dit illusion. Mon conscient n'a pas à culpabiliser de ne pas être l'inconscient. Je crée l'illusion de plus en plus consciemment, et donc mes actions, paroles et pensées sont de plus ne plus justes. Mes échecs d'hier furent mes maîtres. C'étaient donc des réussites fantastiques. Car je ne peux grimper au troisième étage s'il n'y en a un second et un premier. Je ne suis pas "tombé" de la perfection vers le vice, je n'ai jamais fait qu'évoluer du vice absolu vers la paix absolue. Ceci n'est pas une hypothèse mystique mais une certitude démontrable.

 

Telle est la clef de la déculpabilisation. Pour le passé.   Pour l'avenir, de deux choses l'une : ou bien je parviens à me déculpabiliser pour mes actions passées, qui furent mon besoin et celui de mes victimes innocentes, en me reconnaissant seul responsable de plus en plus conscient de ma responsabilité, et alors je ne vais pas refaire ces erreurs puisque je suis moins ignorant, ou bien je n'y parviens pas. Mais si j'y parviens, il ne me reste plus qu'à choisir mon jeu, à décider ma vie future, mon illusion future. Tout est permis. Absolument tout. Et tout est nécessaire. Mais rien ne m'oblige à faire mal. J'assume suffisamment mon désir de paix infinie, d'harmonie et d'unité avec autrui et avec le tout pour me faire confiance. Je ne peux qu'être "divinement" guidé et faire le mieux en fonction de ce que je reconnais de moi-même, car mon but est le Souverain Bien. Je sais ce que veut dire "exprimer toujours le meilleur de moi-même".

 

Cependant, je peux parfaitement continuer mes jeux sado-masochistes. J'ai le droit. Et c'est précisément parce que je me sais désormais capable de tout sans aucune culpabilité, que mes actes de bravoure et de bonté commencent enfin à avoir de la valeur. Ce n'est plus ni la peur du gendarme, ni celle de souffrir, ni mon éducation, qui me poussent à faire le bien. C'est moi, et moi seul. Parce que le mal est libre. Enfin. Ma liberté est infinie. Il n'y a pas d'enjeu. L'autre est une illusion. Tout est ma conscience et l'évolution de mes prises de conscience. Parfait. Alors vais-je tuer, torturer, voler, violer ? Pourquoi pas ? Il est important, il est même fondamental, que je m'en sente désormais capable sans aucune appréhension ni culpabilité. Alors mon choix libre et ferme de ne faire que le bien, de ne créer que l'harmonie et me réjouir de toute joie devient l'expression naturelle et éternelle de ma liberté divine.

 

J'aime vraiment mon prochain comme moi-même lorsque j'ai droit de vie et de mort sur lui. Sinon, je ne fais que répéter ma leçon, une leçon apprise d'une référence extérieure, un partage du pouvoir dans mon univers qui ne me permettra jamais un pardon total et une totale guérison.

 

Franck HATEM - (Ed. Ganymède)

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B
<br /> Bonjour Alain !<br /> <br /> <br /> L'approche d'Hatem a bien des similitudes avec celle du Cours.Je la trouve peut-être même plus "abordable" et plus "digeste".Disons qu'elle semble mieux me correspondre alors que ,depuis que j'ai<br /> lu UCEM,je ne pensais plus trouver une aussi grande démonstration de logique,de sagesse,de sens...<br /> <br /> <br /> Cette nécessité du Néant dont nous sommes la manifestation met à mal l'égo qui nous pousse à "être quelque chose ou quelqu'un" plutôt que rien  !<br /> <br /> <br /> La conscience divise ce que l'amour unit et ces deux fonctions complémentaires et inséparables permettent La manifestation de l'absolu à travers l'expérience de ce que nous sommes dans l'éternel<br /> présent.<br /> <br /> <br /> Dommage que tu n'aies pas développé les incompatibilités et les similitudes entre ces deux approches.Oui,je sais,il y aurait tant à dire !...Une autre fois peut-être...?!<br /> <br /> <br /> Quoiqu'il en soit, un grand merci pour ton travail et tes riches partages<br /> <br /> <br /> Bien à toi<br />
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