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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Les origines du Cours en miracles

La suite du résumé de Mickael Dawson sur le Cours en miracle :

Le Cours vint suite à une réponse d’un appel à l’aide de deux personnes, Dr. Helen Schucman et Dr. William Thetford, professeurs de psychologie médicale au Collège des Médecins et Chirurgiens de l’Université Columbia dans la ville de New York.


Ils travaillaient ensemble dans un environnement prestigieux et hautement académique. Leur relation était difficile, chacun blâmant l’autre pour leur manque de paix.  Un jour, à la surprise d’Helen, Bill annonça : «Il doit y avoir une autre voie»  en laquelle ils pourraient établir un rapport l’un avec l’autre. Helen se mit d’accord avec lui pour trouver cette meilleure voie. Ceci est un exemple de ce que le Cours pourrait appeler un «Instant Saint» où, au lieu de chercher à se séparer de quelqu'un d’autre, une décision est prise pour s’unir dans un but commun. Presque aussitôt, Helen commença à connaître une conscience plus élevée, des rêves hautement symboliques et d’étranges images qui durèrent  trois mois et qui précédaient l’écriture actuelle du Cours. Elle commença aussi à entendre une voix intérieure, qu’elle savait être Jésus. Ceci fut un plus grand choc pour Helen qui se décrivait comme étant de croyance athée. Durant Octobre 1965 Jésus dit à Helen, «Ceci est un Cours En Miracles, s.v.p. prends des notes». Helen décrivait cette voix ainsi;


Elle ne produisait aucun son mais elle semblait me donner une sorte de dictée intérieure rapide que je pris dans un carnet de sténographie. L’écriture ne fut jamais automatique. Elle pouvait être interrompue à n’importe quel moment et reprise plus tard.  (Préface d’«Un Cours en Miracles»).

Helen prenait ce que la voix disait et le lendemain, avant sa journée de travail, Bill tapait le tout à la machine. Ce processus dura sept années jusqu’à la publication du Cours en 1976.


Le contenu du Cours:


Le Cours consiste en trois livres : un  Texte de 718 pages, un Livre d’exercices pour étudiants de 506 pages et un Manuel pour enseignants de 94 pages, le tout arrangé dans un format d’auto-apprentissage.  Le Texte expose le système de pensée du Cours et est en grande partie théorique. Les concepts qui y sont contenus sont appliqués de façon pratique à travers les 365 leçons du Livre d’Exercices, soit une pour chaque jour de l’année. Le Manuel des Enseignants fournit des réponses à quelques-unes des questions les plus susceptibles d’être posées par un étudiant.


Deux suppléments au Cours furent publiés par la suite : Psychotherapy: Purpose, Process and Practice et The Song of Prayer. Ils ne sont pas encore traduits officiellement en langue française.


Ce que le dit  Cours:


Le Cours dit bien clairement qu’il n’est pas la seule voie spirituelle que nous devrions suivre-
Il y a plusieurs milliers d’autres formes, qui ont toutes le même résultat. (M.1.4:2).


Bien que n’importe qui puisse en tirer un bénéfice, il ne plaira pas à tous. Il est écrit à un niveau très intellectuel et pour la plupart de nous, il requiert une vie entière d’étude et de pratique patientes.
Plusieurs termes chrétiens sont utilisés et il contient plus de 700 références à la Bible. Cependant, le Cours se sert de ces termes avec des implications complètement différentes. Nous ne sommes pas dépeint comme des pécheurs, des créatures coupables qui ont déplu à Dieu et méritent par le fait même une punition jusqu’à ce nous nous nous sacrifions et expions pour nos péchés. La nature spirituelle informe est accentuée. Par ce sentier de pardon, Jésus cherche à nous  éveiller à cette vérité à notre sujet.


Le contexte chrétien du Cours pose souvent un problème pour les étudiants. Le Cours prétend que nous ne sommes jamais contrariés par ce que nous percevons dans le monde mais seulement par le contenu non pardonné de notre esprit que le monde nous reflète. De cette façon, nous pouvons même nous servir du langage du Cours pour nous aider avec le pardon.
Un problème similaire existe souvent pour les étudiants en ce qui concerne Jésus comme étant l’auteur du Cours. Comme il dit de lui-même :


Je suis constamment perçu comme un enseignant qu’il faut soit exalter soit rejeter, mais je n’accepte pour moi-même ni l’une ni l’autre de ces perceptions…D’amères idoles ont été faites de lui, qui ne voulait être qu’un frère pour le monde. Pardonne-lui tes illusions et vois quel frère aimant il serait pour toi. (T-4.I.6:7, C-5.5:7-8)  

                                                                                     
Encore ici, on nous donne une opportunité de voir ce que le symbole de Jésus nous reflète. Pour ceux qui désirent explorer ceci plus en profondeur, veuillez regarder mon article intitulé Pardonner à Jésus sur mon site web. (www.acfip.org).


Le Cours est écrit à deux niveaux – celui métaphysique et celui pratique. Au niveau  métaphysique, il enquête sur ce qui est vrai et sur ce qui est illusoire. La citation suivante est tirée du niveau métaphysique du Cours.


Tu ne demeures pas ici, mais dans l’éternité. Tu ne voyages qu’en rêves, alors que tu es chez toi en sécurité. (T-13.VII.17:6-7)


Les enseignements pratiques du Cours cherchent à nous éveiller à la réalité contenue dans cet énoncé.
Jésus nous enseigne que cet univers n’est pas notre vraie demeure. Ce qui est vrai est éternel, ce qui signifie qu’il n’est jamais né. Tout ce qui a un commencement doit avoir une fin et par le fait même est irréel. Autant Dieu est éternel, autant doivent l’être Ses créations. Ses créations existent hors du temps et de l’espace et par le fait même ne peuvent être menacés par le changement ou la mort. Ce que nous prenons tout le temps par erreur comme de vrais changements et que la mort peut frapper à tout moment. Le Cours résume cela à la première page du Texte:


Rien de réel ne peut être menacé.           

Rien d’irréel n’existe. 

En cela réside la paix de Dieu. (T-introduction.2:2-4)


Notre vraie réalité est réellement éternelle, immuable, un esprit parfait sans forme en unité complète avec Dieu. Ce que Dieu n’a pas créé n’existe pas, sauf dans un rêve. Contrairement notre monde en est un de forme, limité par le temps, change continuellement et est loin d’être parfait.  Dieu n’aurait donc pu faire cet univers physique ni connaître son existence. Ce que nous prenons pour la réalité, ce monde de temps et d’espace, est réellement un rêve duquel le pardon va nous éveiller. Sa seule valeur consiste à être une salle de classe de pardon.


Bien sûr, le monde ne semble pas être un rêve pour la plupart de nous. Mais d’ailleurs, nos rêves d’hier soir semblaient aussi réels lorsque nous les rêvions. Pourquoi le Cours fait-il allusion à l’univers comme étant un rêve ? La symbolique de l’histoire d’Adam et Ève dans l’Ancien Testament peut nous aider ici. Ils étaient heureux dans le jardin (Ciel) jusqu’à ce que surgisse l’idée que peut-être les choses pourraient être meilleures s’ils mangeaient du fruit défendu. Dans le Cours, le fruit est décrit comme la pensée de séparation et s’applique à l'ego. Etre séparés de Dieu tout en continuant à faire nos propres choses est impossible. Mais d’en rêver ne l’est pas. Dans notre désir d’autonomie et d’individualité, le Cours dit que nous sommes tombés endormis afin que nos souhaits puissent devenir réalité dans nos rêves.


Nous apportons dans ce rêve des pensées terrifiantes de ce que nous avons fait à notre créateur. La croyance d’avoir détrôné Dieu et volé Son pouvoir nous a laissés avec une forte pensée d’avoir péché. Cette pensée doit nous laisser avec un sentiment de culpabilité et nous nous attendons à ce qu’une juste punition de Dieu s’ensuive. Ceci est décrit dans la Genèse comme l’instant où Dieu a pris d’assaut le jardin d’Eden en cherchant dans un buisson les deux désobéissants qui essayaient de se cacher de Son châtiment. Se voyant pris, ils ont fait appel aux conseils de leur ego afin de savoir comment traiter cette situation. Comme d’habitude, l’avis de l'ego est de nier et de projeter. «Ce n’est pas de ma faute» proteste Adam» «C’est Ève qui m’a tentée». « Mais, j’ai été influencée par le serpent» proteste Ève. C’est l’amour qui «fait tourner» le Ciel mais dans notre monde de rêve, c’est devenu la culpabilité.


Maintenant, «nous ne voyageons qu’en rêves» oubliant d’être en «sécurité à la maison». Nous semblons avoir eu ce que nous voulions – la séparation en échange de l’unité de Dieu et de Sa création, ce que le Cours appelle le Christ, et que nous sommes tous. Le Christ partage l’amour et la majesté de Dieu car il n’y a que parfaite unité au Ciel. Le Ciel ne peut être compris par nous qui ne peuvent connaître que le temps et l’espace, il doit être vécu.


Dans ce rêve, nous nous efforçons d’être heureux, tout en croyant qu’avec assez de temps et d’opportunité le monde nous fournira ce que nous voulons. Nous nous disons : «Si seulement je peux trouver le bon partenaire, gagner assez d’argent, maintenir ma santé, vivre longtemps, avoir du succès dans mon travail, etc., alors je serai heureux». Même si toutes les conditions sont remplies il y aura toujours à l’arrière de nos esprits une vague peur qu’une de ces situations puisse facilement changer.

Le marché de la bourse peut s’effondrer, notre partenaire devenir malade, la guerre pourrait se déclarer et ainsi de suite.  Nous semblons préférer toute cette incertitude à l’honnêteté de se dire : «Je me suis trompé. Il ne peut jamais y avoir de paix durable ici. Peut-être y a-t-il une autre façon de voir cela.» (T-30.I.12). Et comme le Fils prodigue, à la fin toutes choses vivantes décideront de retourner à leur Père aimant dans le Ciel.


Le monde que nous semblons avoir fabriqué est fondé sur le meurtre. Nous croyons, dans notre inconscience, avoir été obligé de tuer Dieu pour prendre Son pouvoir afin de fabriqué notre monde. Cette pensée se manifeste maintenant ici dans notre rêve par la croyance d’avoir besoin de tuer quelque chose d’autre pour continuer à vivre et nous mettons beaucoup de temps à nous protéger ainsi que nos plus jeunes pour empêcher qu’ils soient tués à leur tour.


Lors du siècle dernier, 100 million de gens sont morts dans des guerres et beaucoup plus furent blessés, violés et torturés. Nous pouvons nous déclarés végétariens, mais c’est encore une autre forme de vie qui doit toujours mourir pour que nous puissions continuer. Au contraire du Ciel (où aucun besoin n’existe) notre monde en est un de pénurie où nous nous battons pour posséder les ressources. Nous devons nous poser la question : «Se pourrait-il qu’un Dieu aimant ait créé un tel monde ?» (T-13.in.3) P.253


Le pardon est «l’autre façon» qui cherche doucement à nous éveiller de notre cauchemar de séparation et de meurtre et à nous retourner à la conscience de notre vraie demeure au Ciel. Ce rêve semble si réel que sans aide nous ne pourrions jamais nous réveiller. Quand la séparation d’avec Dieu a semblé se produire (elle n’est jamais arrivée en réalité) nous avons apporté avec nous dans le rêve une mémoire de Dieu (pour emprunter une phrase du Dr. Kenneth Wapnick) que nous ne pouvions jamais oublier. Dans ce livre, je fais allusion au Saint-Esprit comme étant notre guide intérieur.

Le Saint-Esprit est décrit comme le Lien de Communication restant entre Dieu et Ses Fils  séparés. Pour remplir cette fonction particulière, le Saint-Esprit a assumé une double fonction. Il connaît parce qu’Il fait partie de Dieu ; Il perçoit parce qu’Il a été envoyé pour sauver l’humanité. (C-6.3:1-3)

Le Saint-Esprit connaît la vérité de notre unité avec Dieu mais reconnaît aussi nos illusions afin de pouvoir nous enseigner comment les oublier. Jésus est la manifestation du Saint-Esprit et est toujours présent pour nous aider avec nos leçons de pardon si nous l’invitons à entrer. Ayant transcendé son ego, Jésus possède une patience infinie et il demeurera avec nous jusqu'à la fin des temps pour nous aider tous à nous éveiller.


Après l’apparente séparation d’avec Dieu, nos esprits se divisèrent en trois parties, l'ego, le Saint-Esprit, et le Fils de Dieu endormi qui doit décider à laquelle de ces deux voix devoir prêter son écoute.

Malgré que le Saint-Esprit soit toujours présent dans nos esprits et prêt à nous enseigner une autre façon de regarder le monde, nous craignons de Lui demander de l’aide. Nous croyons avoir réussi à quitter Dieu et ce faisant avoir brisé le Ciel et nous être sauvés dans notre monde auto-fabriqué où Il ne peut nous trouver. Avoir le représentant de Dieu dans notre esprit, la Voix pour Dieu, est très terrifiant et nous préférons nous tourner vers notre ego pour de l’aide. «Après tout, le Saint-Esprit ne travaille t-il pas pour Dieu, nous exclamons-nous et si nous nous tournons vers Lui pour de l’aide Il nous punira pour nos péchés.»


Sans l’aide du Saint-Esprit nous sommes vraiment perdus et il ne nous reste que les conseils de l'ego. L'ego est une pensée que nous avons fabriquée et, comme toute création, veut vivre. Les conseils qu’il nous offre ne sont que pour assurer sa propre survie. Pour échapper à nos affreux sentiments de culpabilité qui ont suivi la séparation, il nous conseille de nier le problème et de le projeter sur le monde.  Jusqu’à ce que nous apprenions une autre façon, nous sommes condamnés à répéter nos erreurs. Ceci renforce notre culpabilité, laquelle à son tour maintient le système de pensée de l'ego. La «nourriture» de l'ego est la culpabilité et le fait de suivre ses conseils nous mènera toujours à créer plus de culpabilité.


Bien que nous semblions avoir atteint le but de la séparation et de l’individualité, nous sommes laissés à ressentir qu’il y a quelque chose de manquant dans nos vies, nous ne nous sentons plus complets. Le Saint-Esprit nous dirait que ce qui manque est l’unité avec toute vie et Dieu. Mais craignant cette Voix, nous n’avons plus qu’à nous tourner vers le système de pensée de l'ego.

L'ego nous dit qu’il y a quelque chose qui manque en nous et que la seule façon de la trouver et de regarder dans le monde. Nous essayons de remplir le trou sans fond en nous-mêmes en plongeant dans le travail, la bouffe, la boisson, le sexe, les divertissements et par-dessus tout en «tombant en amour». Une autre personne ou un objet devient maintenant notre substitut pour Dieu – ce que le Cours décrit comme une «relation particulière amoureuse». Aussi longtemps que chaque personne comble les besoins de l’autre, le couple demeure satisfait pour un certain temps. Mais aussitôt qu’il y en a un qui brise ce marchandage, l’ancien sentiment de vide surgit. La porte qui se trouve sur la souffrance intérieure s’ouvre de nouveau et nous essayons désespérément de la fermer. Notre ego nous conseillera d’attaquer l’autre dans l’espoir qu’il/elle deviendra assez coupable pour changer son comportement. Si ceci échoue, la relation risque de se terminer et une autre sera recherchée pour la remplacer.


Dans ces moments difficiles, nous pourrions aussi faire appel au pardon au lieu de l’attaque. Le conflit que nous éprouvons nous semblera beaucoup trop familier. Nous pouvons nous demander: «il y a peut-être une autre façon de regarder cette situation. Que puis-je perdre en essayant ?» (Leçon 33) C’est une invitation à apporter le pouvoir du Saint-Esprit dans nos esprits. Notre partenaire peut se transformer d’un ennemi à un sauveur en devenant un miroir pour notre culpabilité. La relation est maintenant transformée dans l’objectif d’une relation sainte où la vérité et le pardon prennent la première place plutôt que les besoins de l'ego. Il n’est pas nécessaire que l’autre soit d’accord car c’est notre changement de perception qui nous apportera la paix. La relation peut se terminer mais le pardon qui sera appris nous amènera un pas de plus vers la paix.


Nous n’avons pas à apprendre au sujet de l’amour, de la vérité et de la joie car c’est ce qui nous a été donné de toute éternité et n’attend que notre accueil. (T-13.VII.9) Ce que nous devons faire est d’enlever les blocages à cette conscience et cela revient au rôle du pardon. Notre monde en est un où la perception gouverne. (Ceci est inconnu au Ciel – dans l’unité parfaite il n’y a rien à percevoir.) Notre besoin consiste à corriger notre perception avec l’aide du Saint-Esprit ou de Jésus.


Ce que nous pensons est ce que nous percevons. Croyant la séparation réelle, c’est exactement ce que nous percevrons autour de nous. Mais quand nous nous éveillons du rêve et que nous réalisons que tout est un, nous pouvons seulement tout percevoir comme faisant partie de nous-même. Attaquer quelqu'un d’autre sera donc impossible parce cela semblera à taper sur ses propres pieds.  Chacun ici perçoit un monde différent parce qu’il n’y pas deux personnes qui pensent exactement de la même façon.  Nous pouvons l’observer en nous-même lorsque nous changeons d’humeur. Lorsque nous sommes heureux le monde paraît être un plus bel endroit que lorsque nous sommes affligés.


Le pardon nous enseigne que le monde ne fait que refléter nos pensées et par le fait même il est donc inutile d’essayer de changer le monde afin de nous rendre heureux. Comme je l’ai cité au préalable :

La projection fait la perception. Le monde que tu vois, c’est ce que tu lui as donné et rien de plus. Mais bien que ce ne soit pas plus, ce n’est pas moins. Par conséquent, pour toi il est important. C’est le témoin de ton état d’esprit, l’image extérieure d’une condition intérieure. Ce qu’un homme pense, il le perçoit. Par conséquent, ne cherche pas à changer le monde, mais choisis de changer ton esprit au sujet du monde. (T-21.in.1:1-7)


Bien sûr, nous avons tous nos préférences en ce qui a trait aux vêtements, climat, nourriture, etc., ce qui est normalement relié à nos conditionnements. Il n’y a rien de mal à cela. Cependant, comprendre que nos perceptions du monde sont le miroir de notre état d’esprit est le chemin vers la paix et la joie durables. Nous avons maintenant le pouvoir avec l’aide du Saint-Esprit, de changer notre esprit au sujet du monde. Nous réalisons qu’il est idiot de blâmer les gens et les circonstances pour notre tristesse. Rien ni personne n’a ce pouvoir sur nous. Jusqu’à ce que le voyions, nous sommes forcés de défendre le monde que nous avons fait en nous servant de défenses et d’attaque. Beaucoup de travail est nécessaire pour soutenir nos illusions à notre sujet. Si nous sommes investis à être une victime, nous sommes forcés de voir un monde peuplé de persécuteurs qui ne demandent qu’à s’en prendre à nous. Notre perception du monde devient hautement sélective, filtrant ce qui ne soutient pas nos croyances et choisissant ce qui les renforce. La vie devient maintenant une prophétie d’épanouissement personnel.


Le pardon est un processus où nous commençons à apprendre nos erreurs perceptuelles et décidons souhaiter voir les choses différemment. Tout en corrigeant nos perceptions, nous commençons à défaire les blocages que nous avons créés et la vraie perception ou vision spirituelle commence à apparaître dans nos esprits. Le monde que nous avons déjà vu comme étant un endroit hostile et prêt à nous attaquer ne faisait que refléter notre propre croyance que l’attaque nous obtiendra ce que nous voulons. Quand nous pensons que la colère pourrait nous obtenir quelque chose de valeur, nous croyons aussi que les autres penseront de même. Cela résulte dans un sentiment d’insécurité car maintenant nous nous attendons à être attaqués. Voilà pourquoi Jésus nous demande d’enseigner ce que nous voulons apprendre. (T-6.I.6.)


Le pardon de cette fausse perception transforme immédiatement le monde dans lequel nous vivons. Maintenant, lorsque les autres nous attaquent nous pouvons voir qu’ils pensent comme nous l’avons déjà fait et ne réalisent pas qu’ils renforcent vraiment leur propre sens de vulnérabilité. Notre nouvelle perception est changée en un appel pour notre aide.        (T-12.I.5). Ils n’en sont probablement pas conscients, ce qui n’a pas d’importance, mais nous sommes maintenant conscients de ce que nous faisons, ayant pardonné ce comportement en nous-même. Souhaitant renforcer l’amour que nous sentons grandir en nous, nous sommes heureux d’étendre notre amour à ceux qui nous attaquent.


Nous ignorons d’avance la forme de comportement qui se manifestera, car ce que nous avons appris était sous la direction du Saint-Esprit vers lequel nous sommes en train d’apprendre à nous tourner de plus en plus. Si nous sommes jugé ou attaqué par quelqu'un d’autre, nous pourrions être guidé à dire quelque chose, demeurer silencieux, nous éloigner – la réponse aimante et appropriée sera offerte si nous sommes ouvert à notre guide intérieur.


Pour l'ego, le corps est sa demeure. Ce qu’il a l’air, ce que les autres en pensent devient d’importance primordiale. Quand il est malade ou souffre, il nous est facile de nous concentrer sur l’apparente réalité du monde. Le Saint-Esprit semble maintenant être un menteur lorsque nous disons : «Ne me dis pas que ce monde est irréel, je souffre!». Mais le corps ne possède pas d’esprit par lui-même. Il doit se faire dire par le Fils de Dieu endormi ce qu’il doit ressentir, quand il doit naître et mourir, d’être malade ou en santé. Ayant l'ego comme guide nous jouons le jeu de faire de notre corps notre réalité. Une fois que nous changeons notre allégeance au Saint-Esprit, les fonctions du corps changeront. Le corps est maintenant perçu comme un outil aimant de communication au lieu d’une arme d’attaque. Cela produira aussi des gains en vitalité et en santé. Le but du corps changera, non plus vu comme qui nous pensons être. Au lieu de cela, il devient un véhicule dans lequel nous pouvons apprendre nos leçons à l’intérieur de nos salles de classes quotidiennes de pardon.


Le temps que prendra ce voyage de retour à la maison, dépend entièrement de nous. Toutes les réponses à tous nos problèmes, existent dans ce moment présent, attendant seulement d’être acceptés. Le Saint-Esprit voit le temps comme une illusion que nous avons faite car sans le temps, nous ne pourrions avoir de monde séparé. L'ego compte sur ses expériences passées pour essayer de résoudre les problèmes du moment et il échoue toujours. Les réponses du Saint-Esprit à nos problèmes sont comme des cadeaux qui attendent d’être développés et reçus. Nous n’avons pas à les gagner, souffrir ou prier pour les recevoir, mais simplement les vouloir de tout notre cœur. Le Saint-Esprit n’ira jamais contre notre libre arbitre mais arrivera instantanément s’Il est complètement bienvenu. (T-13.III.9). Mais pendant que nous pensons savoir mieux et faisons confiance aux conseils de notre ego, les cadeaux doivent attendre pour le jour où nous sommes prêt à les accepter. Ces cadeaux ne sont que différentes formes de pardon ajustés parfaitement pour convenir à la complexité de nos problèmes. Avec le temps, nous apprenons que Sa façon fonctionne et nous nous tournerons de plus en plus vers Lui pour de l’aide.


En marchant pas à pas sur le sentier du pardon, on nous mènera gentiment et doucement de nos cauchemars jusqu’aux rêves heureux de pardon. (T-13.VII.9). Le monde déjà vu comme étant sombre et menaçant commencera à être perçu différemment. Les anciens ennemis sont maintenant perçus comme des sauveurs nous ayant offert une chance de pardonner ce que nous avions projeté sur eux. Nos journées deviennent consacrées à trouver la paix par le pardon. N’étant plus perçus comme notre identité et servant un but sacré, nos corps gagnent de la vitalité. Quand toutes nos leçons sont finalement apprises nous percevront le Christ dans toutes choses vivantes. Nous réalisons qu’il n’y a rien à pardonner car ce que Dieu à créé est parfait et ne nécessite aucun pardon. De plus, ayant laissé notre ego derrière il ne reste plus rien de non guéri à projeter et par le fait même plus rien à pardonner.


Avec le pardon complet, nous entrons dans ce que le Cours appelle «le Monde Réel». C’est encore ce monde, mais vu différemment. Nous marchons maintenant en paix. Ayant trouvé le Christ à l’intérieur de notre propre esprit, il est devenu impossible de voir autre chose en ce monde. Les gens sont perçus soit comme donnant de l’amour ou en demandant.          (T-2.II.1) Ce qui est le jugement du Saint-Esprit et il devient aussi le nôtre. Que le corps vive ou meure n’est pas important. Le temps sera connu pour le déposer, comme tout le reste est connu. Le choix a disparu pour être remplacé par une certitude intérieure et le besoin pour le pardon est terminé.


Michael DAWSON - traduit par Stella Pillon

A suivre : Un coeur plein et un esprit vide

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