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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Les idoles

 

Dans les dictionnaires usuels, une idole est définie comme étant une figure ou une statue représentant une divinité, « vraie ou fausse », exposée à l’adoration. Plus concrètement, il peut s’agir d’une personne adulée en raison de sa richesse ou de son pouvoir, et à qui l’on prodigue des honneurs et des louanges. Transposée dans l’univers du Cours, cette définition prend une autre dimension. Ainsi, une idole devient une fausse croyance en forme d’antéchrist qui constitue un fossé entre notre perception et le Christ. Il s’agit d’une idée fausse faite par l’ego, un symbole de la substitution de notre véritable Soi afin de combler le vide qui a surgit en nous lorsque l’on a perdu de vue la vérité (séparation). Nous croyons à cette idée incroyable parce que, selon le Cours, nous sommes esclave de la petitesse et de la perte.

 

Au fond, une idole n’est pas réelle, elle n’est rien car elle est née dans notre esprit séparée, ou Dieu ne demeure pas. Il s’agit d’un souhait que nous avons rendu tangible en le projetant à l’extérieur et en le dotant d’une forme. Nous devons d’abord lui accorder notre croyance pour qu’elle semble prendre vie, puis lui doter de pouvoirs afin qu’elle soit adorée et crainte. L’idole est issue d’une croyance selon laquelle il peut exister quelque chose en dehors de Dieu, ou quelque chose de plus que lui. Cette croyance est alors projetée sur les objets, les idées, et les personnes, dans le cadre des relations particulières. Quand nous retirons la croyance qui a établie l’idole, celle-ci « meurt ». Or, tant que nous continuons à jouer avec les idoles qui peuplent notre rêve, nous ne pourrons pas nous en éveiller. Quand un fils de Dieu adore une idole, il ne cherche en fait que la maladie et la mort.

 

Notre volonté réelle est illimitée, universelle et s’exprime au-delà de toute forme. Notre souhait de voir des idoles en réduit l’expression à une forme concrète et limitée. Nous croyons que des formes sont susceptibles de nous rendre heureux et que nous pouvons seulement atteindre, selon le point de vue de l’ego, ce qui possède un contour et des limites. C’est un peu comme si nous préférerions posséder une petite chose, juste pour nous même, plutôt que la plénitude de Dieu. Or, ces idoles qui semblaient nous donner du pouvoir, elles nous l’ont pris et l’amour que nous leur donnons a rendu le véritable amour insignifiant. En effet, chaque fois qu’une idole rentre dans une relation, celle-ci perd son but et son sens. Les idoles ne partagent pas, elles acceptent des dons, mais ne donnent rien en retour, elles peuvent être aimées mais sont incapables d’aimer.

 

Puisque les idoles ont tout le pouvoir que nous leur attribuons, nous les poursuivons dans le rêve - en vain - afin de faire nôtre leur pouvoir. Projetée sur notre frère, l’idole devient une image à laquelle on accorde plus de valeur qu’à sa véritable identité. Chaque adorateur d’idole espère donc que ses « Dieux particuliers » lui donneront plus que ce qui est possédé par les autres. Plus de beauté, plus d’intelligence, plus de richesse, plus de gloire, ou plus de douleur et de désespoir. En fait, peu importe le contenu pour l’ego, l’idole a pour « fonction » d’apporter « plus » de quelque chose. Et si elle échoue, une autre prend sa place car chaque idole peut être remplacée par une autre idole : leur but est le même. Un tel processus apparait très clairement dans les relations dites particulières si l’on y regarde de près, c’est-à-dire la plupart des relations de ce monde, au sens large (objets, idées, êtres).

 

En fait, toutes les figures du rêves ou nous sommes prisonniers sont des idoles faites pour nous « sauver ». Or, elles font encore partie du rêve et le gardent vivant et terrible puisque ceux qui souhaitent les idoles sont dans l’adoration du désespoir et du jugement. Et nous souhaitons l’idolâtrie dans la mesure où nous croyons que le pardon est possible dans certains cas et pas dans d’autres. Il peut guérir certaines souffrances ou maladies, mais pas les autres. Autrement dit, nous sommes abusés par les apparences, par ce que nous montre les yeux du corps. Or, un pardon limité n’as pas de signification et nous garde enfermé dans la culpabilité. En effet, nous ne pouvons pas avoir conscience de plus d’une réalité en même temps. Ou bien nous rêvons d’idoles, ou bien nous sommes dans la pensée de Dieu.

 

Il est impossible de trouver la paix du ciel ou elle n’est pas, dans un monde d’idoles. Aucune d’elle ne pourra jamais répondre à la place de Dieu. A chaque fois que nous cherchons  à l’extérieure de nous-même, dans nos projections illusoires, nous échouons et nous pleurons chaque idole qui tombe, en attendant d’adorer une autre idole. De tout nous pouvons faire une idole, un être humain ou un enseignement comme un Cours en miracle par exemple. Pratiquement, cela reviens à le faire descendre à notre niveau, celui du monde, plutôt que de nous élever au Sien. En effet, faire du Cours une voie particulière, privilégiée qui nous apporte plus que les autres hommes, c’est en faire une idole. Ce n’est pas un péché, mais juste une erreur que nous pouvons corriger à l’aide de notre guide. Il nous aide alors à comprendre qu’il suffit de renoncer à tous les « dons » faits par les idoles. Débarrassés des idoles, nous sommes alors libres.

 

Christalain - "L'Esprit d'un Cours en miracles" - (chapitre 20)

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