l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Lorsque l’on s’efforce d’être un étudiant sérieux du Cours en miracles, il faut accepter de s’embarquer dans un long voyage avant de trouver une paix durable, puis définitive. Il faut traverser ce no man’s land inquiétant et instable dans lequel les anciennes idées ont perdue presque tout crédit, mais s’accrochent encore comme des teignes. C’est une zone turbulente dans laquelle les nouvelles idées n’ont pas suffisamment été ancrées pour être vraiment opérantes. Il en résulte un vide parfois paniquant qu’il n’est guère possible de franchir sans l’aide du St-Esprit. Le syndrome « cul entre 2 chaises ». Parfois, un (ou une) compagnon de route qui partage le même processus nous aide un jour, puis nous l’aidons un autre. Malheureusement, même ce genre de collaboration « sacrée » cesse parfois et il faut continuer « seul » le chemin, du moins sur un plan humain incarné car en vérité, la solitude est une illusion propre à l’ego.
Je parle ici de solitude intérieure, philosophique. Celle qui nous empêche de partager nos ressentis, nos espoirs, nos craintes, nos interrogations relative au processus de l’éveil façon UCEM. Vous pouvez avoir autant "d'autres" amis que possible, une vie sociale fournie, cela ne change rien à l’affaire. Vous n’aurez même pas l’idée d’aborder le sujet avec vos proches, non pas qu’ils soient plus idiots que vous, mais simplement parce qu’ils sont dans des schémas de pensées opposés aux vôtres : ils croient en la réalité et en la valeur de ce monde et agissent en conséquence. D’ailleurs, presque à chaque fois où j’ai tenté d’aborder le mode de pensée du Cours, je l’ai regretté, me heurtant à des réactions de fuite, à de l’indifférence ou de l’incompréhension.
Les hommes, pour la plupart, ne se rendent pas compte à quel point ils sont formatés et ne pensent pas de manière libre. Par exemple, il suffit que vous leur parliez de Jésus, et aussitôt un sourire narquois vient éclairer leur visage tandis que dans leur regard on peut lire : « Le pauvre, il croit encore à toutes ces sottises religieuses ». Ces mêmes personnes fières d’être athées sont pourtant rongés de culpabilité suite à certaines de leurs actions qui « offensent la morale. Mais quelle morale ? si ce n’est la morale chrétienne, ou plutôt religieuse. On ne peut que comprendre ce rejet philosophique de l’église, mais la plupart des humains en sont largement imprégnés sans s’en rendre vraiment compte (morale, mariage, rites divers…). Endoctrinés, Ils n’arrivent pas à sortir de cette équation : « Jésus = religion ».
Dernièrement, j’ai eu l’audace de déclarer à une de mes connaissance que selon moi, notre activité oinirique n’est que le prolongement de notre pensée diurne, celle de l’ego, en plus incohérent le plus souvent. Cette personne a été outrée car selon elle, il est évident que tous les rêves sont des messages des Dieux ! (...) C’est comme affirmer que Dieu n’a pas pu créer un tel monde de misère. Vous êtes alors traité d’hérétique blasphémateur par des gens qui d’un autre coté vous soutienne que Dieu est tout amour. Il ne sert à rien alors de débattre davantage, on ne peut remettre en cause ses croyances (mêmes contradictoires entres elles) sans une forte impulsion de l'intérieure, un choc psychologique.
Un dernier exemple ? Puisque nous sommes dans l’entre-deux tour des élections pestilentielles, comment échapper au regard moralisateur des bons citoyens votant. « Comment, tu n’es pas allé voter ? C’est inadmissible, alors que tu as la chance d’être en démocratie ». Mais quelle démocratie ? Croire qu’un vote puisse changer quelque chose à notre condition est une double illusion. A un premier niveau (celui du rêve, de la matrice), la démocratie est un mythe. Voter pour n’importe quel candidat que l’on a bien voulu laisser accéder à la tribune populaire engendre un choix illusoire : il s’agit toujours de choisir une variante du même système inégal contrôlé par une élite. A un second niveau, métaphysique, même si un candidat « honnête et compétent » parvenait dans les 10 « pré-élus ». Seul, Il ne pourrait guerre changer ce monde qui est seulement une image projeté de notre esprit collectif. Et celui-ci, parrainé par l’égo, n’est pas prêt de vouloir changer les fondements de la vie. Car nous adhérons encore à l’ego pour l’immense majorité d’entre nous. Il n’y a pas de degrés dans les illusions.
En conclusion, faire profil-bas est devenu mon mode de vie en toute circonstance, en particulier quand s’invite des débats à caractère philo-psycho-méta-religieux. Le cours en miracle ne nous demande pas de faire de prosélytisme, ne même d’être reconnu comme un « grand enseignement ». Il nous propose « seulement » de changer notre propre esprit, ou plutôt, se le réapproprier. En faisant cela, en toute discrétion, nous ferons mille fois plus pour le « salut du monde » que mille déclarations « saintes » sur la place publique (ce qui nous conduirait tout droit à l’asile). Car, une fois de plus, il y a un seul esprit, alors pourquoi s’obstiner à changer « les autres » ?
Jadis, on torturait les hérétiques qui osaient déclarer que la terre est ronde. Heureusement, on se contente aujourd’hui d’être indifférent, méprisant ou agressif envers ceux qui pensent que la terre est un mirage de l’esprit, une prison de l’âme. Le Cours est excessivement en avance sur son temps, ou plutôt « hors du temps ». Alors pour vivre heureux, du moins en paix, soyons discrets sur nos convictions spirituelles profondes. Surtout si elles vont à contre-courant de tout ce que le monde enseigne. Voilà en tout cas une des leçons que j’ai apprises avec le Cours en miracles.
Christalain – Mai 2012