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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Le sens de la relation sacrée

Se comporter avec autrui de façon responsable et en abandonnant nos défenses, dans une rencontre faite de sincérité, de pardon, d’union et d’intérêt partagé (se réveiller du rêve de la séparation), c’est cela que le Cours appelle une relation sacrée. Nous avons convié l’Esprit Saint dans notre relation. Un tel comportement est très difficile à maintenir, car il est à l’opposé de celui conseillé par l’ego. Il n’en reste pas moins que nous pouvons nous donner pour but de vivre une relation sacrée et chercher à maintenir ce cap, tout en acceptant que nous allons maintes fois suivre le conseil de l’ego et de nouveau attaquer.

 

Ceci est tout particulièrement vrai au début d’une relation sacrée, alors que l’ego cherche à nous convaincre de revenir à la relation spéciale d’amour ou de haine que nous entretenions jadis. Tandis que le moteur de notre relation passe peu à peu du « spécial » au « sacré », nous aurons souvent l’impression d’avoir perdu quelque chose d’important. « Mais où sont donc passées la romance et la passion ? » s’écrira l’amant. Ou bien le fils ou la fille dira : « Mes parents étaient tout pour moi, et maintenant ils ne semblent plus rien avoir de si spécial ! » Quand notre désir d’avoir des personnes spéciales dans notre vie commence à disparaître, l’ego nous préconise de revenir à ce qui jadis semblait si bien fonctionner.

 

La relation sacrée, étape majeure vers la perception du monde réel, s’apprend. C’est l’ancienne relation non sacrée, transformée et vue avec un nouveau regard. (…) Seul le début est difficile. Car là, le moteur de la relation bascule brusquement à l’extrême opposé de ce qu’il était. (…) Ceci s’accomplit très rapidement, mais la relation en semble perturbée, désunie, voir pénible. (…) De nombreuses relations se sont brisées à ce stade, l’ancien mode de relation étant rétabli avec une autre personne. (…) Vous trouverez de nombreuses occasions de rejeter sur votre frère « l’échec » de votre relation, car elle semblera par moments ne plus avoir aucun sens. Un sentiment d’inanité viendra vous hanter, et vous rappeler toutes les manières dont vous avez jadis recherché, et pensé avoir obtenu, la satisfaction. N’oubliez pas aujourd’hui la détresse qu’en réalité vous y avez trouvée, et n’insufflez pas la vie à votre ego faiblissant. (T337f ; T362f)

 

Kenneth Wapnick a souligné un point, qu’il est important de bien comprendre : la relation sacrée est certes une attitude que nous développons vis-à-vis d’autres personnes, mais il n’est pas indispensable d’être deux pour vivre ce mode de relation. Pour m’aider à reconnaître la véracité de cette déclaration, je m’imagine échoué sur une île déserte. Me serait-il alors impossible, n’ayant personne autour de moi, d’avoir une relation sacrée ? Cette occasion de croissance me serait-elle alors interdite ? Non. Car si je comprends que l’important, c’est mon état d’esprit vis-à-vis des souvenirs qui me restent de ceux qui peuplaient ma vie, je vois bien que le pardon dont j’ai besoin est toujours nécessaire. De la même façon, si une personne que je déteste venait à mourir soudainement, je pourrais toujours atteindre une relation sacrée avec elle, si j’apprenais à me pardonner.

 

Peu importe que votre partenaire ne partage pas votre recherche spirituelle, voir manifeste ostensiblement son hostilité. Rien ne vous empêche d’entretenir une relation sacrée avec lui. Apprendre à trouver la paix auprès d’une personne emplie de colère ne peut qu’accélérer la croissance. N’entendons cependant pas par-là, que nous devions rester avec quelqu’un auprès de qui nous ne nous sentons plus en accord ! L’Esprit Saint ne se soucie pas de la forme de la relation – nous pouvons aussi bien rester ensemble que nous séparer ; ce qui lui importe, c’est que nous apprenions nos leçons de pardon.

 

Jésus vit une relation sacrée avec tout le monde, que la personne soit engagée ou non dans une relation sacrée avec lui. C’est pour cela qu’il a pu rester serein tout au long de sa capture, de son procès et de sa crucifixion. Même quand les soldats lui enfonçaient des clous dans le corps, il ne pouvait voir que des Fils de Dieu endormis, en mal d’amour. Cet amour, il le leur donna en ne les attaquant pas, en ne se défendant pas. Se sachant esprit sans forme et éternel, et non un corps, il savait qu’il ne pouvait pas être attaqué et n’avait donc nul besoin de se défendre. Ce n’est que lorsque nous nous identifions au corps que nous avons besoin de nous défendre. Quand nous en viendrons à prendre conscience de notre vraie nature et à voir que « Rien de réel ne peut être menacé » (Introduction Texte UCEM), nous connaîtrons la même paix que Jésus.

 

Mickael DAWSON – Extrait du livre « La guérison radicale ».

 

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