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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Le quatuor de Beethoven

UNE CONVERSATION AVEC KEN WAPNICK:  "EN FAIRE LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE!"

Le 23 mars 2013 par Susan Dugan

 

1ère partie : Le quatuor de Beethoven

 

Je me suis récemment assise de nouveau pour interviewer Ken Wapnick alors que j’assistais à une classe académique d'une semaine à la Fondation pour un Cours en Miracles (FACIM) à Temecula, en Californie, où Ken a souligné plus clairement que jamais l'importance d'examiner l'histoire de culpabilité de l'ego venant de la séparation, qui est réalisée à travers les yeux de la partie de notre esprit qui sait que rien ne s'est produit. Il nous a aussi invités à demander à ce Maître intérieur de pardon de nous montrer la façon dont il regarde tout le monde et tout, ce qui doit être notre priorité, si nous voulons vraiment faire l'expérience de la paix durable et non celle de ce monde.

 

Tandis que j’étais là, j'ai également eu le plaisir d'interviewer Gloria Wapnick, la femme de Ken et cofondatrice de la Fondation, une première en ce que j'espère s'avérera une série d'entretiens avec elle. Malheureusement, j'avais un nouvel enregistreur et j’ai dû appuyer sur le mauvais bouton parce que la conversation n'a pas été enregistrée. Bien que Gloria m'ait gentiment invitée à lui téléphoner pour préciser les détails manquants de mes notes (ce que j'envisage de faire), l'incident m'a offert une nouvelle occasion de me pencher sur l'auto-jugement qui se pose lors de cet apparent voyage de retour, lorsque nous commençons à retirer nos projections extérieures — dans notre inconscient apeuré – et les retournons sur nous-même.

 

Eh bien, ce n'est pas où j'avais prévu de commencer cet entretien, mais c'est là où je suis, donc voilà. Je combats une grippe résistante. La dernière fois que je suis venue ici pour une classe académique en août, tout ce que vous disiez paraissait si facile à absorber et je me sentais totalement appuyée et en synchronisation avec ce centre calme à l'intérieur. Mais en ce moment, il s'agit d’une expérience assez opposée. J'ai eu beaucoup des hauts et des bas émotionnellement, faisant vraiment volte-face entre l'esprit juste et l’esprit faux. Lorsque je n'ai pas réussi à obtenir l'enregistrement de mon interview avec Gloria, j'ai entendu cette voix me reprochant que ce n'est pas acceptable, que je ne suis pas correcte. Ce n'est pas convenable de faire quelque chose d'aussi stupide, de si peu professionnel. C'était l'ego qui me blâmait, ce qui n'est pas rare, mais il avait vraiment toute mon attention. En règle générale, c’est ce qui s’est passé ces derniers temps. Depuis que je suis venue ici l'été dernier, j'ai vécu une véritable guérison à long terme d’une relation particulière difficile, mais il y a eu aussi beaucoup plus de cette haine de soi.

 

Eh bien, en fait c'est une bonne chose. Le manque de pardon cache cette haine, donc quand vous pouvez être plus indulgente et guérir votre relation particulière, le non-pardon qui reste ne fait que remonter à la surface.

 

Oui. Eh bien, je sais que vous dites qu'en regardant l'ego sans jugement de soi, c’est regarder avec Jésus ou le Saint-Esprit, mais il semble y avoir un décalage dans le temps pour moi entre le faire et l'expérience du confort de cette perception guérie. Parfois je me sens comme si je manquais une étape. Je n'arrive pas à accéder à la partie d’abandon du jugement de soi.

 

OK. Mais, vous le ferez. Je pense que tout ce qui remonte est réellement formidable. Pour le répéter, le manque de pardon que vous éprouviez pendant une longue période dans cette relation particulière a vraiment masqué la culpabilité. Et ainsi, comme vous avez commencé à lâcher vos attaques, à pardonner plus, et permettre la guérison de votre relation, alors ce qu'elle protégeait fait désormais surface, ce qui à long terme est en fait très, très positif. Ce n’est pas un très bon sentiment. Mais vous devez alors réaliser que vous n'êtes pas seulement dépendante à être en colère contre cette personne, vous êtes aussi dépendante à être en colère contre vous-même, avec l'idée que vous êtes la maison du mal, des ténèbres et du péché.

 

Et c’est ce qui conserve l'idée de moi, bien que misérable?

 

Oui, absolument. Donc, il n'y a rien que vous devriez faire, sauf seulement être patiente. Et vous voulez faire confiance dans le processus, avoir la conviction que ce qui vous a emmenée aussi loin va se poursuivre.

 

Et c'est comme dans cette description du pardon dans le Livre d’Exercices dans lequel il dit que le pardon « regarde simplement, attend et ne juge pas. » C'est cette partie qui attend?

 

Oui.

 

Je pense qu’une question semblable a été soulevée pour moi ici tout en vous écoutant, que ce que nous faisons vraiment quand nous retenons le pardon, c’est de pousser l'amour de Dieu au loin, l'amour de Jésus au loin. J'ai beaucoup de dialogue interne qui se tient durant toute ma journée avec Jésus, même si je comprends et crois qu'il n'est pas vraiment un corps, du moins plus que je comprends et crois que je ne suis pas un corps. Mais je trouve utile cette image de lui qui nous apporte tout, même s'il n'a pas vraiment quelque chose de nouveau à dire. Mais depuis mon arrivée ici, je ne me souviens même plus d’avoir vérifié avec lui, comme je le fais habituellement tout au long de la journée, pour lui demander de m'aider à regarder tout le monde et tout de son point de vue.

 

Et puis, je me suis réveillée au milieu de la nuit après ce qui s'est passé avec Gloria et au lieu de vérifier à nouveau avec lui comme je le fais habituellement et qui m'aide souvent à me rendormir et même éprouver des rêves qui guérissent vraiment, mais cette fois j'ai eu un sentiment qu’il était assis dans un coin de la pièce. Et j'ai pensé, que fais-tu ici? Je ne t’ai pas invité. J'ai été vraiment bouleversée. Et puis je dois m’être rendormie et j'ai eu ce rêve où je voyais le visage de Jésus partout où je regardais. À chaque coin et sur chaque porte, sur le corps de chaque personne qui passait dans la rue. J'ai même ouvert le réfrigérateur et il y avait une miniature de Jésus, levant les yeux vers moi parmi des cartons de nourriture. Et j'ai été terrifiée, et me suis mise à courir et à crier. Et j'ai réalisé que si je ne veux pas le voir en toute chose, c’est peut-être parce que je ne veux pas le voir du tout.

 

Eh bien, une partie de vous l'aime beaucoup. Mais la partie de vous qui veut l'exclure est la partie qui dit: ne m’enlève pas ma vie ! N’emmène pas Susan loin de moi. Je suis peut-être misérable étant Susan, mais au moins je suis Susan, et ça me plaît. Donc ce que vous voulez faire est de ne pas plaisanter avec ça. Ne luttez pas contre vous-même, ne vous sentez pas coupable de vouloir le repousser, voyez simplement que c'est ce que vous faites et reconnaissez que vous n'êtes tout simplement pas encore rendu là. C'est tout ce que vous devez faire. Tout simplement vous relaxer.

 

Simplement m'asseoir dessus ? C'est ce que j'ai essayé de faire. Simplement être en accord, qu’il en soit ainsi.

 

Oui, asseyez-vous dessus. Cela ne durera pas, ma chère.

 

Oui, mais vous parlez de la version du temps du Saint-Esprit, ou notre version?

 

Notre version.

 

Juste. J'ai écouté votre jeu de CDs sur ​​l'intimitéoù vous expliquez à nouveau comment l'écoute finale des quatuors de Beethoven avait été votre entrée pour commencer à vraiment vivre ce que nous sommes vraiment. Mais aussi, ce fut un processus pour vous durant une décennie ou plus.

Et vous avez dit que vous étiez conscient de l'interférence, des blocages à l'intérieur de vous-même à complètement se joindre à cette musique. C'est dans ce que vous aviez à grandir, et en le développant c’est ce qui vous a permis d’avoir plus tard le genre de relation que vous avez eue avec le Cours, Helen et Gloria.

 

Eh bien, je n'ai jamais analysé le blocage. Quand j'ai commencé à écouter les derniers quatuors, j'étais encore au collège et j'ai dit que je n’étais pas prêt pour ceux-ci en ce moment. Mais j'ai continué à y revenir et je n'aurais pas dit cela à l'époque, mais, avec du recul, c'était une façon de tracer mon propre progrès spirituel. Mais je ne l'ai jamais analysé. Je ne suis pas comme ça. Je ne pense pas qu'il soit très utile de le faire. J'ai toujours su que le jour viendrait où je me sentirais totalement un avec cette musique. Et, je savais que quand cela se produirait, j’y serais parvenu, il n'y avait rien d'autre au-delà. Et puis, c’est arrivé.

 

Donc, vous en aviez le désir, mais pas l'aspiration?

 

Oui, je ne cherchais pas. Je travaillais dans une clinique de santé mentale au bord de l'eau sur la rive sud de Long Island et c'était à dix minutes en voiture de la plage. À l'heure du midi, j'allais à pied à la plage avec la partition des quatuors, écoutant la musique dans ma tête. Elle était toujours avec moi. C'était plus important pour moi que toute autre chose, que mon mariage (ce qui pourrait expliquer pourquoi mon mariage s'est effondré) et ma carrière. C'était quelque chose qui n'est pas de ce monde et que je savais être le plus important et je savais tout simplement que c’était pour arriver. En un sens, mon intérêt dans le monde a diminué et ceci a naturellement grandi et grandi et grandi.

 

C'était comme si je savais en quelque sorte qu’il y avait un horaire que je ne faisais que le suivre. C'était comme si j'attendais seulement l'heure, mais je savais que tout se rejoindrait un jour. Je ne savais pas sous quelle forme cela finirait, mais je savais où cela finirait. Ce n'était pas du travail, mais j'étais au courant qu’il s’agissait d’un processus.

 

Vous savez, je ne suis pas un grand jungien, mais j'ai tout lu de Jung et je me souviens avoir lu son autobiographie, ses mémoires, rêves, réflexions, qui, pour finir n'étaient pas si honnêtes, mais il a dit — et j'ai oublié les mots exacts qu'il a utilisés – que nous vivons nos vies essentiellement à deux niveaux. Et je pouvais m'identifier avec cela. J'étais conscient de vivre ma vie sur la voie extérieure où j'étais à l'école de premier cycle et puis d'études supérieures, ma vie professionnelle, ma vie personnelle. Et puis il y a eu la piste intérieure de Beethoven, ce processus de se joindre à la musique de Beethoven. Et elles étaient (à l'époque) totalement indépendantes l’une de l’autre. Et je savais que ce n'était pas bien, mais c'était ainsi. Au fil du temps, la piste extérieure est devenue de moins en moins importante et la piste intérieure est devenue tout. J'ai toujours été bon à fonctionner dans le monde, mais entendre cette musique pour finalement devenir un avec elle a toujours été la chose la plus importante.

 

Et c'est ce que nous essayons de faire dans nos relations les uns avec les autres lorsque nous essayons d'entendre cet appel à se joindre à cet amour?

 

Oui. Essayer d'entendre l'appel et y répondre en lui faisant confiance. Et, vous savez, le genre de chose que je suis en train de dire, et en insistant de plus en plus ces jours-ci quand j'enseigne, c'est que ce doit être la chose la plus importantedans votre vie. Et ce n'est pas pour le monde. Mais il faut que cela domine tout, même en vivant votre vie normale avec le travail et la famille tout en prenant soin de votre corps – ou quoi que vous fassiez – ce doit être la chose la plus importante. Quand je repense à ma vie, mettre l'accent sur la musique de Beethoven était la chose la plus importante.

 

Vous savez que j’ai étudié et lu énormément de choses, beaucoup sur la psychologie, et vraiment, rien n'était vrai. Un grand roman était vrai, ou une grande œuvre d'art, mais vraiment rien de ce que j'ai étudié était vrai parce que rien ne se rapportait à cela. Donc, en même temps que je suis devenu très bon en psychologie, apprenant ce que je devais savoir, le fait d’apprendre à devenir un avec cette musique a toujours été la chose la plus importante, car c'est tout. Et donc je demande aux étudiants du Cours : « ne voulez-vous pas rentrer à la maison? » Parce que si vous le voulez, alors dans votre journée tout devrait être orienté à vouloir regarder différemment. Vraiment vouloir reconnaître mon ego, prendre cet amour de Jésus ou du Saint-Esprit et l'apporter avec moi, peu importe ce que je fais.

 

Eh bien, j’ai l'impression que le Cours est la chose la plus importante pour moi et pourtant j'ai toujours cette douleur qui revient ; ce jugement, ce jugement de soi, cette résistance.

 

Mais ce que vous faites Susan et qui est merveilleux, et pour lequel vous ne vous donnez pas assez de crédit, c'est que vous savez ce que vous faites. Vous savez quand vous résistez, vous savez quand vous vous éloignez de cet amour, et c'est parfait. Vous voyez, c'est ce dont je parlais ce matin, vous avez seulement besoin de réaliser ce que vous êtes en train et faire et être confiante qu'à un moment donné, la résistance sera trop douloureuse.

 

A suivre : 2ème partie de cette converstion avec Ken Wapnick

Merci à Stella Pilon pour la traduction et le partage

 

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