l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
On ne peut pas comprendre un passage particulier du Cours sans une appréciation correcte de la totalité. C’est la même remarque que nous avons vu précédemment dans le paragraphe cité deux fois où, parlant de l’Unité du Christ, Jésus nous enseigne que « la Filialité en son Unité transcende la somme de ses parties. » (T-2.VII.6:3) Ultérieurement, dans le texte, il ajoute que le message de l’Expiation qu’il nous apporte, transcende dans sa totalité la somme de ses parties (T-4.III.1:6).
Donc, pour récapituler, un étudiant d’Un Cours en Miracles ne sera jamais vraiment capable de comprendre un quelconque passage sans comprendre d’abord la totalité, tout comme un thérapeute serait irresponsable d’essayer d’analyser le rêve d’une personne relativement inconnu (encore moins un quelconque comportement), sans apprécier d’abord où ce rêve particulier (ou comportement) s’intègre dans l’ensemble de la vie de la personne.
Malheureusement, toutefois, comme nous l’avons vu précédemment, beaucoup d’étudiants sont invariablement tentés de prendre une phrase ou un paragraphe hors de son contexte dans le Cours, et affirmer ensuite qu’Un Cours en Miracles veut dire ce que les mots disent, quand en réalité ils ont contredit le message même du Cours. Ceci ne serait pas différent, par exemple, que de prendre la célèbre ouverture en quatre notes de la Cinquième Symphonie de Beethoven et d’affirmer que les trois sol et le mi-bémol constituent la symphonie, plutôt que de comprendre l’incroyable développement de ce simple motif à travers les quatre mouvements qui constituent véritablement la symphonie.
Le génie de Beethoven ne reposait pas seulement dans ses mélodies ou dans ses thèmes, mais plutôt dans leur développement à travers la musique, lequel développement reflétait son propre développement intérieur en tant qu’artiste et personne. De la même façon, personne n’oserait juger Hamlet ou Macbeth au travers, respectivement, des scènes comiques du fossoyeur et du portier ivre, scènes ayant pour but de soulager la tension à mesure que les drames successifs les conduisent vers une fin tragique. Ça serait tout à fait une erreur de considérer ces scènes comme représentatives de la pièce.
Encore une fois, le point que je veux faire c’est de dire que retirer un passage musical ou une scène de l’oeuvre d’un génie, pour proclamer qu’il ou qu’elle représente la totalité de cette oeuvre, revient à prendre hors de leur contexte des passages d’Un Cours en Miracles et penser qu’ils reflètent pour nous le véritable message de Jésus. Les effets à court terme peuvent difficilement valoir la perte des bénéfices à long terme résultant de l’étude d’Un Cours en Miracles tel qu’il est. Au lieu de cela, les étudiants devraient toujours s’efforcer de comprendre les enseignements du Cours à la lumière de leur expérience personnelle grandissante consistant à laisser s’en aller la culpabilité à travers le pardon. Au fur et à mesure que moins de culpabilité demeurera pour déformer la perception, la lumière de la vérité d’Un Cours en Miracles brillera de plus en plus à travers elle, permettant à l’étudiant de comprendre les enseignements de Jésus avec davantage de clarté.
Ken WAPNICK
Source: "L'usage du langage dans le Cours" extrait du livre "Le message d'un Cours en miracles"