l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Comment Dieu a-t-il donné une réponse à un problème dont le Cours dit clairement qu’il n’existe pas et dont Dieu n’est même pas au courant: “L’esprit dans sa connaissance n’est pas conscient de l’ego. Il ne l’attaque pas; il ne peut juste pas le concevoir du tout.” Le Cours dit pourtant ailleurs: “Il y avait un besoin qu’Il ne pouvait pas comprendre, auquel Il a donné une Réponse.” Encore une fois, nous pouvons voir que le Cours utilise un langage métaphorique et des mots qui ne sont pas à prendre au sens littéral. C’est pourquoi nous avons parlé de la mythologie du Cours, même si sa forme est sophistiquée psychologiquement.
Dieu ne pense pas, ne pleure pas. Il ne donne pas de réponses, pas plus qu’il ne permet à certaines choses de se produire dans le monde. Il ne guérit pas les maladies du corps et ne met pas fin aux souffrances des êtres humains. Ce sont des expressions métaphoriques que Jésus (lui-même étant un symbole) utilise dans le Cours pour exprimer l’amour de Dieu qui ne peut-être exprimé qu’à travers ces moyens si anthropomorphiques et ces expressions si littérales. Ainsi, il nous dit: “Tu ne peux même pas penser à Dieu sans un corps ou sous une forme que tu penses reconnaître.”
Ainsi, pour parler avec précision, Dieu n’a pas donné une Réponse (le Saint Esprit) à la naissance de la pensée de séparation. Plutôt, Sa “Réponse” est simplement son amour immuable et éternel qui brille pour toujours dans nos esprits divisés, comme un phare de lumière brille dans l’obscurité. L’Amour de Dieu ne fait rien; il est simplement: une présence d’amour continu que nous appelons le Saint Esprit. (Love does not condemn, p. 420, 421)
Nous avons observé plus tôt que la dynamique de base de l’esprit est l’extension. Cela reflète la loi fondamentale de l’esprit qui dit que les pensées naissent dans l’esprit du penseur, à partir duquel elles s’étendent à l’extérieur. […] » Ce qui est à l’intérieur de l’esprit doit « s’étendre à l’extérieur ». Quand l’esprit est Dieu ou le Christ, cette dynamique est appelée extension et, comme cela a été souligné précédemment, cette « extension vers l’extérieur » n’a aucune dimension spatiale ou temporelle. Cependant, quand l’esprit est celui de l’égo qui est séparé, cette dynamique est appelée projection, et ainsi nous nous retrouvons dans un monde d’espace et de temps. C’est ce que le Cours enseigne : « L’esprit s’étend (ou crée), alors que l’égo projette (ou fait) : Tu fais par projection, mais Dieu crée par extension » (Texte).
Par conséquent, l’idée de séparation est projetée de l’esprit qui s’identifie à l’ego dans le but d’échapper et de se cacher du Saint Esprit. Nous avons observé que dans la création (ou extension), ce que Dieu étend devient comme Lui, partageant ses attributs. Le même principe s’applique pour la projection : ce que l’égo projette partage ses attributs. Ainsi, la projection de la pensée de séparation, née de la culpabilité, donne lieu à un monde de séparation qui repose sur la culpabilité : « Ceci était la première projection de l’erreur (la séparation) à l’extérieur » (Texte). Le monde est apparu pour cacher cette erreur et est devenu un écran sur lequel elle a été projetée est a t’a écarté de la vérité. Le monde n’est donc rien d’autre que cette pensée de l’esprit projetée à l’extérieur. (Love does not condemn, p. 425, 426)
Pourtant cette situation illusoire n’est pas ce qu’elle paraît être, parce que c’est le but de l’égo de nous rendre confus à propos de ce qu’est l’unité de notre véritable réalité ainsi que de cette réalité que le Saint Esprit dans nos esprits nous rappelle continuellement. Par conséquent, une fois que la projection initiale s’est produite, elle a continué à se produire. Projetée de l’esprit, la pensée de la séparation s’est séparée encore et encore, ayant pour résultat un monde physique de séparation. Nous observons ce processus dans le phénomène biologique qu’est la mitose, où l’œuf fertilisé se divise et divise encore dans l’utérus de la mère : le un devenant deux, puis quatre, huit, seize, trente-deux, etc. Ce développement de l’organisme physique reflète la naissance du monde physique. Le Cours évoque cette première substitution de l’ego à Dieu, de l’amour à la peur : « Toi qui penses que Dieu est peur n’a fait qu’une substitution. Elle a pris de nombreuses formes, parce que c’était la substitution des illusions à la vérité, de la fragmentation à la complétude. C’est devenu si fragmenté et subdivisé encore et encore, qu’il est maintenant impossible de percevoir que cela n’était qu’un et l’est encore. (Love does not condemn, p. 427, 428)
Source : Extraits de "Love does not condemn" de Ken WAPNICK
Traduction : Mathieu. - Merci a lui.