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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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L'enseignement protéiforme du Cours en miracles

Platon et AristoteLe Cours est un amalgame de différentes approches, tout en étant une intégration réussie de chacune d’entre elles. Le Cours est néoplatonicien dans sa façon de décrire la manière d’appréhender le principe du UN; gnostique dans l’idée que le monde ne vient pas du tout du divin, exposant la supercherie de l’ego qui se cache derrière cela ; et Chrétien, non seulement dans son langage, mais aussi à travers la présence bienveillante de Dieu qui est expérimentée dans le monde (la mémoire de Son Amour, le Saint Esprit, dans l’esprit divisé), ainsi que dans la place centrale accordée à Jésus.

 

A travers l’intégration de niveaux métaphysiques et pratiques, Un Cours en Miracles est capable de maintenir une pureté métaphysique, tout en fournissant une correction douce et affectueuse des erreurs et malcréations de l’esprit. Jésus, étant la source et l’enseignant du Cours, en est le grand symbole de la gentillesse de Dieu. Il jette ainsi un pont entre notre source abstraite, indifférenciée et complètement impersonnelle, nos désirs puérils d’un Père et d’un médiateur alors que nous restons emprisonnés dans le rêve de nos esprits. (Love does not condemn, p. 526)

 

De plus, la façon dont le Cours traite la figure du rédempteur, qu’il s’agisse du Saint Esprit ou de Jésus, frappe souvent le lecteur par sa ressemblance avec la figure chrétienne traditionnelle. Pourtant, si l’on examine cela de plus près, le Cours est beaucoup plus proche de la conception platonique. Jésus est en réalité un brillant exemple du roi philosophe de Platon, de l’amoureux de la vraie philosophie de Philon et du Sage de Ploton. Toutes sont différentes expressions de l’enseignant idéal de Dieu d’Un Cours en Miracles. Nous reviendrons sur ce concept à la fin du Chapitre.

 

Ainsi, le Saint Esprit est la présence abstraite et immuable de l’amour de Dieu dans la mémoire de nos esprits. Cette mémoire est une lumière éclatante, dons la brillance nous rappelle constamment le choix que nous faisons entre l’obscurité et la lumière, tandis que Jésus est pour nous un symbole dans le rêve de ce à quoi la lumière ressemble quand elle est choisie à la place des ténèbres de l’égo. Les deux figures ont donc la même fonction qu’ont les Idées de Platon, ainsi que l’appel abstrait, continuel et informel de l’Un de Plotin. En réalité, ce ne sont que différentes expressions de la présence divine qui a été enterrée par l’ego à l’intérieur de nos esprits séparés. (Love does not condemn, p. 531, 532)

 

Alors que le Cours paraît être en accord avec la pensée chrétienne traditionnelle sur le fait de chercher l’aide du Saint Esprit (de Dieu, de Jésus ou du Christ), cet accord n’est réellement basé que sur le plan de la forme ou du langage. Le contenu ou la signification du Cours est beaucoup plus proche des philosophes néoplatoniciens et Valentiniens qui étaient au clair sur l’idée de ne pas chercher à l’extérieur l’aide divine pour des problèmes qui doivent être résolus au niveau de l’esprit.

 

Cette réinterprétation des formes du monde, transformant le contenu de séparation et d’attaque de l’ego en la signification du Saint Esprit de l’union par le pardon est essentiel pour comprendre certaines différences entre le Cours, le gnosticisme et la chrétienté. Dire que le monde est illusoire, ce n’est pas dire qu’il est pêcheur. Par conséquent, contrairement à ces deux autres systèmes, Un Cours en Miracles n’enseigne pas que le monde, la chaire et le diable doivent être évités ou combattus. Son enseignement central est plutôt de pardonner le monde et de l’aimer pour le don de pardon qu’il nous fait. (Love does not condemn, p. 533, 534)

 

C’est ici que nous voyons la principale divergence entre le Cours et pratiquement toutes les autres spiritualités qui ont été enseignés. En effet, le Cours reflète une métaphysique purement non dualiste qui néanmoins ne dénigre, ne rejette ou ne déifie pas le monde physique. Ainsi, tous les gnostiques, ainsi que Platon et Plotin, s’accorderaient à dire que le monde matériel n’est pas notre monde. Cependant, les moyens de se souvenir et de revenir à notre véritable demeure diffèrent nettement parmi les platoniciens, les gnostiques et Un Cours en Miracles. Les Platoniciens et le Cours sont similaires dans leur quête intérieure plutôt que dans celle de chercher la vérité à l’extérieur d’eux-mêmes. Cependant, les Platoniciens se focalisent sur la poursuite d’une vie d’étude, de contemplation et de vertu comme des moyens pour atteindre la vérité.

 

Cela contraste fortement avec le Cours qui se concentre sur le fait de changer nos esprits dans le contexte des relations interpersonnelles. Quand cela est bien compris, le message central du Cours qu’est le pardon ne fait pas l’erreur de croire en la réalité du monde physique. Cette erreur doit suivre inévitablement de la haine qu’ont les gnostiques et le platoniciens pour le corps. D’un point de vue métaphysique (niveau I), il n’y a pas de corps à pardonner. Cependant, au niveau de l’expérience (niveau II), notre culpabilité intérieure, qui est projetée, apparaît être présente dans une autre personne. Et c’est avec cette expérience que doit commencer le processus du pardon. (Love does not condemn, p. 534, 535)

 

Source:  "Love does not condem"  de Ken Wapnick

Traduction: Mathieu

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