l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Il serait utile de faire une digression un moment pour parler de Jésus, de la prise de notes et de la relation qu’Hélène en avait. Là encore, cela est discuté en plus grande profondeur dans mon livre et aussi dans les CD. Pour commencer, Jésus ne parle pas avec des mots. Il est vraiment important de comprendre cela. Je me souviens quand nous sommes arrivés à l’aéroport, une femme très sincère est venu vers nous après avoir entendu Hélène parler, et lui demanda :
« Comment Jésus a-t-il pu dicter le Cours puisqu’il ne connaissait pas l’anglais ? » Je ne me souviens pas de la réponse d’Hélène à cette gentille question, sauf qu’elle se montra gracieuse à fournir une brève réponse (on avait un avion à prendre). La question, cependant, reflète un point important.
Encore une fois, Jésus ne parle pas avec des mots. Pour le dire autrement et succinctement ici, son contenu est le sien, et nos esprits (et cerveaux) fournissent la forme. Par conséquent, l’esprit décideur d’Hélène s’est lui-même identifié avec la présence du non-ego qui est en chacun de nous. Ce système de pensée sans jugement de l’amour était représenté pour elle par Jésus, comme il est pour beaucoup d’entre nous. Son esprit prit cet amour non-spécifique et l’a traduit en mots, en grande partie de la même façon que notre cerveau traduit l’image renversée sur la rétine en perceptions remises à l’endroit.
Et donc, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, la forme du cours est d’Hélène. Voici quelques exemples des qualités formelles d’Un Cours en Miracles qui peuvent être directement attribuées à sa scribe :
1) Il est en langue anglaise.
2) Son style est américain. Il y a même une référence à la Déclaration de l’Indépendance et à la monnaie américaine lorsqu’il parle des « bandes de papier vert ».
3) Hélène était philosophiquement platonicienne. La philosophie d’Un Cours en Miracles est platonicienne, et il y a même des références à la fameuse Allégorie de la Caverne de la République de Platon. Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle « les mots ne sont que des symboles de symboles... [et] sont ainsi deux fois plus éloignés de la réalité » (M-21.1:9-10), est également directement tirée de la République.
4) Hélène adorait Shakespeare. Le cours est shakespearien dans son langage. Une grande partie de ce qui est écrit est écrit en vers blancs (poésie sans rime) et en pentamètre iambique, la forme de la poésie propre à Shakespeare. On peut également trouver des allusions à Hamlet, la pièce préférée d’Hélène.
5) Hélène était éprise de la version King James de la Bible. Elle n’aimait pas du tout le contenu de la Bible, mais elle aimait la façon dont elle était écrite. Ainsi, dans le Cours, on trouve des « archaïsmes » bibliques – la manière élisabéthaine de parler.
6) Hélène était farouchement logique. Elle avait l’un des esprits les plus logiques que j’ai jamais vu, et Un Cours en Miracles développe son système de pensée – celui de l’ego et celui du Saint- Esprit – d’une manière strictement logique. En outre, on constate que la forme syllogistique de l’argument est à la fois implicitement et explicitement utilisée.
7) Hélène était un éducateur. Le format scolaire du Cours est clair : texte, livre d’exercices pour les étudiants, manuel pour les enseignants ; le Saint-Esprit est notre Enseignant ; et tout le langage reflète les aspects d’apprentissage du curriculum.
8) Hélène était une psychologue. Sa formation psychologique était freudienne et elle avait un grand respect pour l’oeuvre de Freud. Comme je l’ai dit depuis plus de trente ans : sans Freud, on n’aurait pas eut Un Cours en Miracles puisque la présentation du système de pensée de l’ego est fortement basée sur les intuitions remarquables de Freud, et qui étaient une seconde nature pour Hélène.
9) Hélène avait une relation d’amour et de haine avec Jésus. Bien sûr, il n’y a pas de haine dans le Cours de la part de Jésus, mais nul ne peut contester sa présence aimante et sans jugement tout au long du Cours.
Et ainsi, nous pouvons voir comment la forme du Cours est entièrement celle d’Hélène. Fait intéressant, toutefois, le style de l’écriture n’était pas celle d’Hélène, qui a écrit dans un style presque spartiate, approprié pour l’écriture scientifique, contrairement à la structure de phrase plus poétique et (parfois) grammaticalement vague qu’on trouve dans le Cours, ce qui permettait incidemment à Hélène de se faire plaisir. Le contenu d’Un Cours en Miracles, cependant, n’est clairement pas celui d’Hélène, du moins pas la Hélène que le monde connaissait ou la personne avec laquelle elle s’est consciemment identifiée.
Cela explique pourquoi elle s’est sentie libre de changer la forme, mais jamais le contenu. Hélène savait ce que le Cours publié devait être. On pouvait faire des recommandations, et Bill et moi en firent de temps en temps, mais Hélène avait la forme déjà finie dans sa tête. Et ainsi le Cours publié par la Fondation pour la Paix intérieure est la manière dont sa scribe savait qu’il devrait être.
Ken WAPNICK
Extrait de : L'histoire des Manuscrits d'un Cours en miracles