l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
" Ce temps est déjà fixé. Il semble être tout à fait arbitraire. Or il n’est pas un pas en chemin qui soit fait uniquement par hasard par qui que ce soit. Ce pas, il l’a déjà fait, bien qu’il ne soit pas encore embarqué. Car il semble seulement que le temps aille dans une seule direction. Nous ne faisons qu’entreprendre un voyage qui est déjà terminé. Et pourtant il paraît avoir un futur qui nous est encore inconnu.
Le temps est un truc, un tour de main, une vaste illusion où des figures vont et viennent comme par magie. Or il y a un plan derrière les apparences qui ne change pas. Le scénario est écrit. Le moment où l’expérience viendra mettre fin à tes doutes est fixé. Car nous ne faisons que voir le voyage depuis le point où il s’est terminé, regardant en arrière et nous imaginant en train de le refaire, revoyant mentalement ce qui s’est passé."
Un cours en miracles - leçon 158
Qui n’a pas été interpellé un jour par ces questions universelles : Le destin existe-t-il ? Quelle est notre marge de manœuvre dans ce monde : nulle, partielle, ou totale ? Ce débat qui n’est déjà pas simple d’un point de vue « classique » devient carrément ardu pour les étudiants d’un Cours en miracles, et plus généralement pour ceux qui pensent que nous vivons dans une matrice rêvée depuis le monde « réel ». J’ai beaucoup lu, beaucoup écouté et beaucoup réfléchi à ce sujet, sans vraiment trouver de réponses satisfaisantes. Mais une certaine clarté commence a se faire jour depuis quelques mois…
J’entend dire souvent : « Peu importe que nous n’ayons pas de libre arbitre dans le monde de la forme car il est illusoire, notre choix est seulement entre l’ego et le St-Esprit ». Certes, certes…Mais pourtant nous semblons vivre encore, pour la plupart du moins, dans le monde de la forme et toutes les illusions ne se vivent pas si facilement. Tant qu’à « faire », je préfère opter pour une illusion agréable, si j’ai bien sur le choix !….De plus, s’il est possible de « gagner du temps » (selon le Cours), cela devrait vouloir dire que notre manière de « vivre intérieurement » le monde de la forme (notre regard sur lui) l’influence « dans sa manifestation », et cela raccourci la durée de notre rêve. Les textes de Ken Wapnick que vient de traduire Hélène (merci à elle) m’ont bien éclairé, enfin, sur le sujet. Les autres textes apportent à posteriori un complément intéressant.
Pour situer un peu le débat, j’ai publié au début du dossier deux textes reflétant deux positions assez opposées : ND Walsch avec son « CD-rom » dans lequel on peut choisir à loisir ce que l’on veut vivre ; et d’un autre coté, Ramesh Balsékar, avec son déterminisme absolu dans le moindre de nos geste, (donc dans la forme en tout cas), tout étant déjà écrit par la volonté de Dieu. Pour ma part, ma faveur va plutôt vers un concept intermédiaire à deux niveaux (monde de l’esprit libre et monde de la forme…pré-formé par l’ego). Cette position est plutôt représentée par les autres textes, tous proches du Cours en miracles. Nous avons peut-être une forme de choix à la disposition de notre esprit, reste à savoir quelle en est la portée, à la fois dans le rêve, et dans la manière de s’éveiller de ce rêve.
Avec le recul, je m’aperçois aussi que ma vison intuitive du sujet, avant que je n’entame un « chemin spirituel conscient », n’était pas si « à l’ouest » il y a quelques années. J’imaginais que nous avions une sorte de fil conducteur à suivre, avec des passages obligés, stratégiques, des expériences incontournables programmées d’avance par l’âme pour notre évolution. Mais je pensais aussi à une certaine souplesse dans le script de façon à ne pas trop nous effrayer, nous « tétaniser » dans un modèle trop rigide, engendrant des effets contre-productifs. (Par exemple, vivre une certaine leçon avec une personne plutôt qu’une autre). Je me disais aussi que le degré d’éloignement par rapport à notre destin prévu, au fil conducteur (du fait d’une certaine souplesse accordée aux caprices de l’ego ), se mesurait sûrement à la souffrance éprouvée suite à notre obstination à faire certains (mauvais) choix.
J’espère donc que ce dossier spécial « Script » vous apportera un éclairage sur ce sujet qui me semble crucial, quelque soit la voie spirituelle dans laquelle on est engagée. Il risque aussi de déranger. Qui est prêt à envisager le fait que le cript soit déja écrit, et que l'ego nous trompe à ce point dans ses illusions de libértés ? Tous vos remarques ou questions seront évidement les bienvenues, et je les espère nombreuses. A moins évidement que le script en décide autrement !
Bonne lecture
Christalain - Juin 2010.