l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Cet article est une réponse à une question que Ben m’a posé par mail :
Je vous cite : « La vérité étant UNE, totale, globale, le meilleur moyen d'y accéder n'est-il pas de tout embrasser ? ».
Hum, hum … que voilà une « bizarre attitude ! », qui ne correspond pas du tout, à l’expérience de mon vécu, lequel est très loin de « tout avoir (ou mieux) être … embrassé », … même si, ce vécu est monté haut dans les gammes de ce qu’un humain peut « co-naître ».
« Je cherche un homme », comme disait Diogène, en baladant devant lui, sa lampe à huile, en plein jour.
Alors, peut-être ?
S’il vous plait, pourriez-vous me détailler en quelques (dizaines de) lignes cette affirmation concernant la vérité, en fonction de votre « vécu réel, et non, en fonction de vos cogitations, ou des cogitations (spiritualité de grande surface) rencontrées ici ou là ».
Merci. Ben.
Avant toutes choses, et au risque de vous décevoir (en référence à vos mails) , je ne vais pas voler dans les « hautes sphères spirituelles », ni « monter haut dans les gammes ». Et par dessus tout, je ne veux convaincre personne, mais juste proposer une vision parmi d’autres. Ici, il est plutôt question de « descendre au charbon », c’est à dire d’enlever d’abord les voiles qui cachent la vérité. Oui, celle-ci n’est que joie et lumière, mais selon moi, cette vérité n’est ni en haut ni en bas, elle est partout, elle EST. Elle n’a donc pas à être recherchée ou construite, mais simplement dévoilée.
Mon seul objectif est de laisser l’Esprit enlever progressivement les obstacles (croyances, idées fausses) pour laisser rayonner cette vérité comme une évidence existant de toute éternité. J’aime les choses simples et cohérentes et c’est pour cela que j’aime la vérité du Cours en miracle, même si « simple » ne veut pas dire facile ! Par dessus tout, c’est l’ego qui est complexe… car il est forcément compliqué de nous détourner d’une chose simple et évidente (la vérité), c’est à quoi s’ingénie l’ego pour assurer sa survie, d’ou sa complexité.
Je vais donc préciser par ce que j’entend par cette phrase : « La vérité étant UNE, totale, globale, le meilleur moyen d'y accéder n'est-il pas de tout embrasser ? ». Bien sur, je vais parler en fonction de mon vécu réel, mais je suis obligé de faire auparavant un petit détour dans la métaphysique du Cours en miracle puisque c’est elle qui m’inspire de plus en plus ce vécu. On ne peut pas comprendre les attitudes les plus concrètes sans connaître les fondements qui les sous-tendent. Et ces fondements, j’en parle depuis 2 ans sur ce blog.
Pour se mettre dans l’ambiance, voici quelques citations introductives extraites de « L’Esprit d’un Cours en miracles » (chapitre 3 – la vérité)
« La quête de la vérité n'est que l'honnête recherche de tout ce qui interfère avec la vérité car la vérité EST. Elle ne peut être ni perdue ni cherchée ni trouvée. Rien n'est aussi facile à reconnaître que la vérité, c'est une re-connaissance qui est immédiate, claire et naturelle. On s'est entraîné à ne pas la reconnaître, et cela nous a été très difficile. »
« Les opposés doivent être mis ensemble et non gardés à part. Car leur séparation est uniquement dans notre esprit et c'est l'union qui les réconcilie, comme nous. Dans l'union, tout ce qui n'est pas réel doit disparaître, car la vérité est union. »
« La vérité nécessite certes pour chaque particulier un message différent, et ayant une signification différente. Mais comment la vérité peut-elle être différente pour chacun ? Il y a une tendance à fragmenter, puis à se préoccuper de la vérité d'une seule petite partie du tout. Et cela n'est qu'une façon d'éviter le tout, ou d'en détourner notre regard. »
« Embrasser », dans le contexte de l’article ne signifie pas « approuver », car cela signifierait qu’il y a aussi des choses à désapprouver. Embrasser, c’est accueillir sans jugement tout ce qui se présente dans notre vie , sans distinction, dans une totale acceptation. N’est-il pas vain de vouloir que les choses soient différentes de ce qu’elles sont ? Embrasser, c’est ne pas opposer une résistance au moment présent, même s’il semble affreux. Car résister le rendra encore plus réel pour nous, et donc plus affreux encore. Embrasser, c’est aussi pardonner ce que l’on pourrait considérer comme des affronts, des provocations, des attaques, des déceptions…
Je ne parle ici pas de stoïcisme, ou de déni. L’objectif n’est pas de faire semblant d’être heureux, mais de se laisser traverser sans résistance par les émotions en gardant à l’esprit que nous sommes dans un rêve, un monde d’effet dont les causes sont occultées. Plus nous nous insurgerons contre la douleur « non méritée », plus nous la « concrétiserons », au sens littéral du terme, et il plus il sera difficile de l’évacuer. Embrasser, c’est donc "vouloir ce que l’on a" parce que nous en sommes responsables à 100%, et non pas désirer ce que l’on a pas. C’est regarder en face, lucidement, le film projeté par notre conscience. Ce film continu, y compris pendant nos rêves nocturnes, nous enseigne constamment sur nos croyances inconscientes qui alimentent le rêve.
Ainsi, tout embrasser signifie ici, pour reprendre la terminologie du cours, penser selon la vision de l’esprit Saint, et non les diktats de l’ego. Et malgré les apparences, il n’y a pas là de nouvelle dualité. Car choisir la vision juste du Saint Esprit, c’est faire le seul choix qui ait un sens, celui qui embrasse toute la réalité derrière les apparences. A contrario, choisir l’interprétation de l’ego, c’est choisir l’illusion du choix, c’est choisir « entre rien et rien ». Tout embrasser demande certes de la foi, mais celle-ci augmente avec la confiance et la bonne volonté. C’est un cercle vertueux et ce sont juste les premiers pas qui coûtent le plus.
Comment cela se manifeste t-il « concrètement » ? (pour revenir à votre question). D’abord, est-il nécessaire de dire qu’il s’agit d’un idéal de vision ? Je suis « étudiant » et je suis donc loin de pouvoir l’observer à tout moment Mais lorsque c’est la cas, la paix est vraiment au rendez-vous. Et je peux vous assurer que la pratique évoquée ci-dessus a transformée des situations que j’aurais jugé dramatique dans le passé en situations « acceptables ». Elle a aussi transformée beaucoup de moments de stress en relâchement salutaire, en sérénité intérieure. La paix est donc de plus en plus durable et fréquente, ce qui n’est qu’un début dans le processus bien sur. La patience est indispensable dans un chemin qui traite le fond, les causes, et non les apparences, des effets. Cela prend du temps, et c’est a cela que sert le temps justement. Pardonner notre croyance en l’irréalité, la séparation, le « péché » .
Je ne pourrais pas aller plus loin dans la description d’expériences de vies sans parler de ma vie privée, ce que je ne souhaite pas, ne serait-ce que parce qu’elles concernent aussi d’autres « acteurs ». Mais au fond, la plupart de ces expériences sont les mêmes pour tous le monde : de la plus bénigne (un bouchon qui nous retarde, une remarque désobligeante …) à la plus « dramatique » (la perte d’un être « chair », une maladie « grave »..etc). Nos expériences ne sont qu’une énergie passant à travers une série de pochoirs appelés archétypes. Mais le mirage du monde ne disparaît pas si on l’observe en gardant ses distances. Aller à sa rencontre en toute confiance est le seul moyen de le voir tel qu’il est : une illusion sans substance. C’est le sens que je donne au terme « embrasser ». J’espère donc avoir pu répondre au moins partiellement à votre question.
Pour terminer une synchronicité qui ne s'invente pas (pléonasme!) et rejoint cette notion d'embrasser le monde. Voici un extrait de la leçon du jour extraite d'un Cours en miracle, et dont le titre est:
"30 -Dieu est dans tout ce que je vois parce que Dieu est dans mon esprit".
"...Aujourd'hui nous essayons d'utiliser une nouvelle sorte de "projection". Nous ne tentons pas de nous débarrasser de ce que nous n'aimons pas en le voyant à l'extérieur. Nous essayons plutôt de voir dans le monde ce qui est dans nos esprits, et ce que nous voulons reconnaître est là. Ainsi, nous essayons de nous joindre à ce que nous voyons, plutôt que de le garder à part de nous. Cela est la différence fondamentale entre la vision et ta façon de voir..."
Amicalement,
Christalain