l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Le Ciel est-il le but du Cours ? Non.
Quel est-il ? Le but du Cours est d’atteindre le monde réel.
Quand est-il atteint ? Quand nous ne percevons plus autre chose que des cassettes de pardon et d’union, alors toutes les autres cassettes de peur, de souffrance et de mort disparaissent. Dans le monde réel, nos perceptions ne sont plus déformées par la projection de notre propre culpabilité ou croyance au péché de séparation mais sont plutôt le prolongement de l’amour du Saint-Esprit. Cet amour est le but du Cours et nous amène à la fin du chemin de Correction.
Le monde réel fait encore partie du monde de l’illusion et ainsi n’est pas le Ciel. Il est un symbole et non un fait. Le seul fait est le Fait de Dieu. Le monde réel est un pur reflet de la réalité et de l’unité du Ciel à l’extérieur de l’esprit séparé. Il ne réfère pas au monde physique, mais à l’attitude de pardon qui est maintenant au-dedans de l’esprit qui a reconnu son innocence, sa non-culpabilité.
Vivre dans le monde réel est d’avoir accepté toutes les corrections du Saint-Esprit. Jésus nous dit dans le texte : «J’enseignerai avec vous et vivrai avec vous si vous voulez penser avec moi, mais mon but sera toujours de vous décharger finalement du besoin d’un enseignant». Le monde réel n’est pas la négation du monde. Bien que les yeux du corps voient la même chose qu’avant, l’interprétation donnée sur ce qui est perçu est complètement différente. Notre perception est complètement corrigée et nous ne voyons qu’avec les yeux de l’amour. Nous allons jeter un regard différent sur les catastrophes sans renier le monde, mais nous ne laisserons plus les événements déranger notre paix intérieure. Ce n’est qu’un changement d’attitude.
Ce n’est certainement pas la façon de voir du monde car l’attaque semble si réelle. Notre ego a besoin de pensées d’attaque, de meurtre et de mort et cela découle d’une décision que nous prenons. Si nous voyons ainsi c’est que nous avons un investissement à croire l’attaque bien réelle car c’est le besoin de l’ego pour assurer sa survie et c’est ce qui nous garde dans le corps et dans un monde de séparation, de culpabilité et de peur. Choisir des pensées d’attaque vient vraiment d’une décision de demeurer dans le temps, soi-disant «en sécurité» dans le monde de l’ego.
La section Où le péché n’est plus (T.26;1V, p.587)) est un très beau compte-rendu du monde pardonné ou réel. Où il y a absence de péché, il ne peut plus y avoir de culpabilité ni nécessité de se voir ainsi que les autres comme étant condamnés. Sans culpabilité, le jugement est impossible et la séparation n’existe plus. Le monde que nous voyons est sorti d’un esprit en conflit et ne peut qu’exprimer le conflit. C’est ainsi que le monde fut fabriqué.
Le pardon corrige cette erreur, guérissant le conflit de croire que nous avons attaqué Dieu. La paix remplace la discorde et un autre monde surgit de cette pensée d’amour. En d’autres mots, dans le monde réel, nous voyons et expérimentons le rêve différemment. En ce monde nous n’avons pas toujours le contrôle sur ce qui nous est extérieur, mais nous pouvons toujours l’avoir sur nos pensées et perceptions. Nous pouvons changer ces dernières. “N’essaie pas de changer le monde, mais change ton esprit sur le monde”.
Nommez deux moyens que nous utilisons pour donner notre pouvoir aux autres et ainsi nier la responsabilité de l’univers de notre esprit ?
1-Voir notre salut en dehors de nous-même
2-Garder une accusation contre quelqu’un d’autre
Rien en dehors de nous ne peut nous sauver ni nous apporter la paix. Rien ni personne ne peut le faire pour nous, car ceci ne revient qu’à nous seul. Je ne dépends de rien en dehors de moi, donc ainsi je suis complètement libre. Mon partenaire romantique ne peut le faire, ma fortune et ma carrière ne le feront pas pour moi, ni aucun thérapeute, ni gourou, ni Jésus, ni le Cours. Tout ceci peut m’aider, me supporter, m’encourager, mais aucun d’eux ne peut le faire à ma place.
Mon salut ne vient que de moi-même, vient des choix de mon propre esprit. C’est ma fonction avec vous, je ne peux le faire pour vous, mais je peux vous y aider, vous guider par mon expérience et vous y amener. Mais, je ne pourrai jamais le faire pour vous. Dans le monde réel, nous commençons à nous éveiller de ce rêve de cauchemar. Pour le Saint-Esprit le but du temps sert à défaire notre croyance en la séparation et après n’aura plus aucune utilité. Ainsi nous pouvons dire que la réalisation du monde réel est le pas nécessaire pour terminer notre croyance en la réalité du temps.
Le reflet de l’Amour divin n’est possible qu’à travers la perception du Saint-Esprit. Alors que le temps disparaîtra, la perception et la Connaissance descendront sur notre esprit, lui restaurant enfin la conscience de l’unité du Ciel. C’est l’instant sacré où notre esprit sera entièrement guéri parce que nous avons complètement accepté la Correction pour nous-même.
Nous avons défait notre croyance en la réalité de la culpabilité. Le monde réel représente l’achèvement de nos chemins individuels, car le Second Avènement, le Dernier Jugement et l’Étape Finale sont réellement des pas ou des étapes collectives.
Quand chaque fragment séparé de la Filialité aura guéri son esprit, la Filialité deviendra éveillée et «une». Pendant que nous voyons la face du Christ chez les autres, la mémoire de Dieu descend sur notre esprit et nous sommes à la maison dans la conscience de notre parfaite unité avec Dieu et avec toute la Création.
Extrait de: "A VAST ILLUSION, TIME according to A Course in Miracles". Kenneth Wapnick, Ph. D.
Traduction libre par Stella Pilon - 1998
Merci à elle pour ce partage.