Cela commence par une musique trépidante et stressante qui nous met d’emblée dans un état d’esprit apte à entendre les pires catastrophes. Que va nous annoncer ce soir le grand prêtre du petit écran ? une tempête ? un crack boursier ? un nouvel assaut de la grippe avière ? un attentat au proche orient ? un accident grave sur les routes de France ?….hé bien…tout cela à la fois mon capitaine, pourquoi choisir ? Vive l’abondance ! Puis le présentateur (ou -trice selon) débute sa litanie, il fait preuve d’une impersonnalité qui fait froid dans le dos. Sous prétexte d’objectivité, il lit d’une manière machinale sur son prompteur les pires horreurs sans marquer la moindre émotion, ni la moindre humanité, ni le moindre enthousiasme quand par bonheur il s’agit d’une bonne nouvelle (si, si, cela arrive parfois !). Si je peux me permettre un néologisme : ils sont « dé-émotivés ».
On me demande parfois pourquoi je regarde encore les dés-informations de 20h00 à la télévision. Et bien justement : cet espace est un tel concentré de manipulation, de propagande, qu’il permet à coup sûr de voir où veut nous emmener le média-pouvoir, d’ou il veut détourner notre regard. Cela permet de le prendre à contre-pied et de gagner du temps : On peut être sur qu’il ne faut pas s’attarder sur les informations réputées importantes, en tout cas, sur la manière dont elles sont traitées, servies, colorés, orientées…ou occultées. Ces informations, une fois interprétées, décodées, nous montrent bien l’objet et la finalité de la conspiration reptilo-mondialiste, et permet d'agir (ou pas) en conséquence. A cette fin, je me pose toujours cette question devant un reportage: « a qui profite le crime ? ».
Par exemple, la semaine dernière, sur un journal télévisé régional, un reportage montrait, reconstitution à l’appui, de quelle manière on peut trafiquer un distributeur de billet pour qu’il capte les informations contenues dans votre carte bancaire. Un ingénieux système digne des meilleurs épisodes de Mac Gyver : On nous montre un faux boitier collé au double face sur celui d’origine avec une fausse ouverture ou votre carte, une fois glissée innocemment, sera piratée (enregistrement de la bande magnétique). Le commentateur ajoute que cette fraude se produit en particulier dans les distributeurs de grande surface, et fait dire à un gendarme dépité « qu’il n’y a pas beaucoup de parades à part la vigilance extrême».
On a donc tous les ingrédients réunis pour fertiliser le terreau de la peur chez les téléspectateurs naïfs ou hypnotisés (et ils sont encore trop nombreux) qui prennent pour parole d’évangile ces infos de la religion cathodique. Si la carte bancaire n’est même plus sûre, à quoi se fier ? qu’allons-nous devenir ? il ne sera plus jamais possible de retirer de l’argent sans la crainte d’être pillé ? « Vite, état providence, fait quelque chose ! ».
Prenons un peu de recul : le matériel pour réaliser cette arnaque est assez sophistiqué, tant sur le plan technique qu’esthétique, car il ne doit pas éveiller de soupçons, l’imitation doit être quasi-parfaite. Deuxième difficulté : son installation demande une certaine minutie et un minimum de discrétion : comment cela est-il possible dans un centre commercial ou circule en permanence un grand nombre de gens ? Des faussaires si talentueux prendraient-ils un tel risque à visage découvert ? Il y a surement des "combines" moins risquées pour eux...
A supposer que ce type d’arnaque existe bien (ce qui est loin d’être prouvé) , il ne peut donc être que confidentiel et anecdotique par rapport aux autres types de détournements : Interception de codes lors de transactions par internet ou chez des commerçants, ou sur des sites suspects…etc. Mais il y a aussi : les vols de sacs a main avec violence ou les passages à tabac au fond d’une ruelle pour extorquer la carte et le code qui va avec…
Pourtant, l’arnaque « douce » du faux « distri-banque » va jouer subtilement sur son aspect « imparable et invisible » pour alimenter la peur et l’impuissance. On a surtout peur de ce qu’on ne voit pas ! « On ne peut décidément être en sécurité nul part »…voilà ce qu’on DOIT PENSER en écoutant le reportage…c’est du moins l’objectif inavoué des journalistes.
Malgré son caractère relativement insignifiant et exagérément alarmiste, je pensais naïvement qu’une telle info resterait cantonnée aux actualités régionales…Et bien non, le soir même, on nous remet le couvert au journal de 20 heures ! Et les ménagères de plus de 50 ans n’en finissent plus de trembler au moment d’aller retirer de l’argent!
Quelles conclusions en tirer ? Que les chaînes télé sont toutes complices, service publique ou pas et qu’il y a urgence à nous faire avaler la pilule…ou plutôt… LA PUCE ! car vous l’aviez deviné : A qui profite le crime ? à la puce sous-cutanée bien sur ! Si la carte bancaire devient aussi peut sécurisante, a quoi seront-nous habitués par nos chers média ? à la sécurité absolue (et l’aliénation totale) de la puce pour nos prochains paiements…c’est évident !
Cela n’est qu’un exemple parmi tant d’autres de la manipulation exercée par le petit écran. Alors quelle attitude adopter ? ne pas la regarder bien sur, ou alors avec parcimonie (pour ne pas s’intoxiquer), et avec un œil extrêmement critique et aiguisé. Cela peut être un bon exercice de discernement en vue de tentatives de manipulations encore plus subtils… (faux channelings, faux prophètes, reportages habiles…). Il ne faut pas tomber dans la paranoïa bien sur, ni dans la peur, il s’agit de se méfier des messages de notre pouvoir politico-médiatique, pas de notre voisin. Au contraire, apprenons à partager ensemble dans le discernement et le cœur les informations qui nous libèrent, pas celles qui nous transforment en bétail…Ne nous laissons plus « télé-guider » !
Christalain.