l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Les enseignements du Cours en miracles sont tellement « énormes » qu'ils semblent devoir s'assimiler par vagues d'intégration successives entrecoupées de périodes de repos. C'est en tout cas mon expérience. Au départ, je manifestais donc une certaine réticence pour commencer la lecture, ayant déjà saturé mon esprit de nombreux autres enseignements auparavant. Je me demandais ce que le Cours pouvait amener de fondamentalement nouveau et différent par rapport à d'autres voies réputées « pointues » et pour lesquelles je n'avais pas envie de m'investir pleinement. Toutefois, l'enchaînement de synchronicités qui m'ont poussé à commander le livre bleu était trop impressionnant pour ignorer cet appel.
Dès les premiers chapitres, je voyais que cet enseignement ne ressemblait à aucun autre et semblait réussir un improbable mariage entre la psychologie, la métaphysique et la spiritualité, soit quelques-unes de mes disciplines préférées mais abordées séparément jusqu'à lors. De plus, le Cours donnait un « sacré » coup de vieux à bien d'autres enseignements qui s'évertuent à changer le film projeté sur l'écran du monde plutôt qu'à s'intéresser à la pellicule du film : notre esprit lui-même. J'ai étudié intensément la première partie du cours proprement dit pendant six mois. Je n'osais pas déclarer trop vite avoir trouvé enfin la voie que je cherchais, ayant eu parfois des coups de cœur qui semblaient devoir durer avant de s'éteindre brutalement. Aujourd'hui, j'en suis persuadé, même si une voie privilégiée n'empêche pas de s'intéresser à d'autres enseignements non-duels en guise de complément. Et même si quelques ajustements peuvent s'opérer dans le temps, dans la manière d'intégrer cette nature d’unité, une voie stable et royale est tracée.
Je comprend que bien des candidats se découragent devant l'épaisseur du gros pavé bleu. Pourtant, à bien des égards, il est moins indigeste que les interminables canalisations servies quotidiennement sur la toile. Par dessus-tout, ce qui peut réellement déranger l'ego, c'est sa cohérence radicale, pas forcément perceptible aux premières lectures. On pourrait la résumer par cette phrase: "Dieu n’a pas crée le monde, Il n'y a pas de degré dans les illusions, il n'y en a donc pas dans les miracles". Ken Wapnick, un des meilleurs spécialistes du Cours, a clairement identifié les plus gros obstacles et sources d'égarement. Pour ma part, étant encore « jeune étudiant », j'avais décidé d'assumer mon incapacité, je l’espérais provisoire, à valider cette absence de degré des illusions dans mon quotidien. Je pensais qu'en être conscient était déjà une première étape à « stabiliser ».
Par exemple, je donne encore un certain crédit au fait de favoriser une alimentation à peu près saine, une activité sportive et un soin minimum à mon corps. Ce corps qui pourtant « n'existe » pas selon la théorie: juste une illusion, une simple image. Encore ne fois, les gens bondissent et réagisse quand on leur parle d'irréalité du monde et du corps. Méfions-nous des mots, tant que l'ego et ses croyances associées n'est pas dissout, le monde et le corps resteront bien « réels » dans leur cadre de référence. Pour l’ego, Réel signifie « solide », « dure », « palpable », mais est-ce une finalité en soi, peut-on se contenter de cette « réalité » ? Pour le Cours, le véritable monde réel est avant tout éternel, illimité, libre, serein et rempli d'amour. A nous de choisir quel genre de « réalité » nous voulons nourrir, et donc expérimenter. Dans ce référentiel divin, notre vrai demeure, il devient évident que le corps n' a rien de réel. Petite chose fragile, mortelle, malade, vulnérable, précaire et enchaîné aux addictions de la densité.
Le Cours dit à plusieurs reprises qu'il ne faut pas sous-estimer l'insanité de l’ego et ses stratégies cohérentes dans son propre système de pensées. Je m'en rend compte avec de plus en plus d'acuité. Par exemple, il est facile de se laisser glisser dans une sorte de routine somnolente en pensant que l'on a compris et intégré le message essentiel et qu'il ne reste plus qu'a gérer ce que la vie nous présente. Subrepticement, au fil des mois, j'e me suis éloigné, sans m'en rendre compte, de certaines idées clefs à garder dans l'esprit à chaque seconde. Je recommençais à juger certaines situations comme « inacceptables ».
Bien sur l'ego est ravi de nous montrer à « l'extérieur », des enseignants qui par leurs paroles ou leurs textes adoucissent le message du Cours un peu trop « cru » à leur goût. D'une certaine manière, ils n'ont pas tort, on peut toujours dire les choses de manière plus douce, mais les effets pervers ne sont jamais bien loin. Une idée subtile peut vite passer à la trappe ou être déformée si on en change maladroitement la forme originelle, même légèrement. Si 35 ans après sa parution le Cours voit fleurir des versions édulcorées, qui elles-même seront reprises et « adoucies » ou « adaptées » à leur tour, que restera t-il du Cours dans 2000 ans ? Repensons à ce qui a pu se passer avec les écrits bibliques.
L'ego duel applaudira aussi de ses deux mains (une blanche et une noire ) quand apparaîtront les premières accusations « d'intégristes du Cours » alors qu'il s'agira le plus souvent d'en sauvegarder l'intégrité. La nuance est de taille: dans le premier cas, il s'agit de s'agripper à sa forme et sa signification littérale dans une démarche prosélyte, ce qui ne m'intéresse pas. Dans le second cas, il s'agit d'en sauvegarder « l'Esprit », ce qui est vraiment l'expression appropriée. Cela signifie que la véritable trahison n'est pas d'étudier d'autres enseignements qui respectent cet Esprit, mais de clamer haut et fort que le Cours est la seule voie valable ou la meilleure. Dire que c'est probablement la plus radicale est différent, c'est à dire celle qui est susceptible d'obtenir les résultats les plus rapides et les plus profonds pour les âmes lassées de ce monde. Des âmes qui sont suffisamment motivées et expriment un désir extrême de changer de vision et d’esprit au plus vite. Que ceux qui trouvent ce monde agréable, sain et viable, continuent à jouer dans son jardin à 3 dimensions, tout est parfait. Le rythme de chacun est respecté et personne ne sera laissé au bord du chemin.
En attendant, je surfe sur la 2eme vague de cette seconde année d'étude et recommande chaudement à mes amis étudiants du Cours d'ouvrir ce livre le plus souvent possible. En effet, chaque nouvelle lecture apporte un nouveau trésor de compréhension, un nouveau déclic, l’expulsion d'une nouvelle couche de cet oignon qu'on appelle ego. Et a l'intérieur, sous les lourds pavés égotiques, je commence à sentir la présence du sable chaud et vibrant des plages célestes... Je vous souhaite tous de connaître le soleil définitif qui l'éclaire de sa lumière sacrée.
Christalain 2009 - Révisé en 2010