l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Ce texte rassemble un extrait du chapitre 4 (intro) et de larges extraits du chapitre 6 du livre de Kenneth Wapnick intitulé: "Few choose to listen". (source en fin d'article).
Tel que je l'ai compris, nous ne sommes pas invités ici à rester isolés pour étudier le Cours - sauf si cela est le reflet d'un impérieux désir intérieur - mais simplement à ne pas se sentir obligés de rencontrer nos frères de façon formelle, officielle, au travers d'une organisation quelconque (association, club, société, ashram...ect). Cela ne peut donner que plus de saveur, de magie, aux rencontres informelles qui se créent au gré des courants, des opportunités et des désirs vrais. Des rencontres qui de toutes façons ne sont jamais dues au hasard, mais orchestrées par le Saint-Esprit, notre guide vers l'unité, pour vivre toujours plus de miracles.
Christalain.
Le Cours met toujours l'accent, si vous le lisez correctement, sur le défaire des interférences au niveau de l'esprit individuel de l'étudiant et non sur la forme [...]. C'est pourquoi, comme nous le verrons au chapitre six du livre, il n'y a absolument rien dans le Cours en Miracles sur les groupes et les organisations. Ils sont totalement inutiles au curriculum du Cours et reflètent une projection anthropomorphique sur un Dieu Qui pense maintenant comme un ego dualiste, croyant en une union extérieure, amassant un nombre toujours plus grand d'étudiants et de disciples. Non seulement Jésus ne veut pas de martyrs, mais il ne veut pas non plus de missionnaires. Son amour dans nos esprits est le missionnaire qui s'exprime alors à travers nous.
Ces étudiants du Cours en Miracles bien intentionnés ont ainsi mal compris les mots de Jésus. Se joindre à nos frères est une métaphore concernant la plus grande union des esprits, l'union extérieure étant dénué de sens et potentiellement destructive.
Dans la haine particulière, les autres sont continuellement jugés par rapport à nous parce qu'ils ne sont pas aussi particuliers que nous le sommes. En effet, les groupes se définissent comme tels parce qu'ils se jugent différents des autres. Par exemple, l'affirmation "J'ai besoin d'un groupe à qui je peux parler" implique clairement qu'il y a "d'autres groupes qui ne me comprennent pas." De cette façon notre individualité est renforcée puisque la croyance en des différences y est importante. Ainsi la "filialité" est inévitablement envisagée comme étant séparée, [l'illusion de la séparation] étant le but secret de l'ego.
Dans l'amour particulier, ceux qui ne connaissent pas pensent qu'ils entendent une Voix intérieure et particulière, c'est-à-dire la Voix pour Dieu, alors que tout ce qu'ils entendent n'est que la voix de l'ego qui parle uniquement en faveur de leur particularité. Cette erreur rappelle la particularité qui s'est faite passée pour la Chrétienté pendant deux mille ans. Comme cela a été évoqué plus tôt, alors que les chrétiens bien intentionnés se "rassemblaient" dans leurs Eglises particulières, ils continuaient à manifester la vague et parfois vicieuse projection de leur culpabilité inconsciente tout en pensant qu'ils étaient en train de suivre leur Seigneur de l'amour et Prince de la paix. Nous avons vu que lorsque la culpabilité est niée, elle doit être projetée à l'extérieur, donnant inévitablement naissance à un monde particulier du bien et du mal, du saint et du profane, de la victime et du bourreau. Pendant tout ce temps, le véritable Amour du Christ unifié est soigneusement dissimulé par le système de pensée de l'ego et par son monde.
Pour résumer, cela ne peut jamais être trop dit que la véritable union, ainsi que le véritable objet de l'enseignement de Jésus dans Un Cours en miracles, est l'union avec lui ou avec le Saint Esprit dans nos esprits.
Cela ne veut certainement pas dire que les étudiants ne devraient ni se réunir en groupe et au cours d'évènements qui sont des expériences authentiques de pardon, ni que les gens ne devraient pas ressentir la présence de Jésus ou du Saint Esprit et que ces expériences abstraites et non particulières ne peuvent pas être traduite correctement par l'esprit de façon spécifique. L'expérience qu'a eu Helen avec Jésus et la rédaction d'Un Cours en Miracles atteste la légitimité de ce phénomène. Mais cela veut dire que l'ego peut très facilement s'immiscer dans ce qui autrement aurait été de valides expériences de pardon ou d'expérience avec Jésus et les transformer en quelque chose de particulier et d'important. Ils se rassemblent alors comme s'ils étaient un groupe à part entière, faisant partie d'une famille ou d'un réseau distinct, ce qui en quelque sorte fait du Cours quelque chose de spécial. Et cette distorsion, née de l'union de l'ego avec lui-même, qui a besoin d'être comprise et abordée, de peur de voir ses progrès spirituels déviés ou même avortés.
L'erreur vient bien sûr du fait de manquer de reconnaître que ce qui unit réellement les gens en tant que famille, c'est leur Source commune qui est uniquement de l'esprit.
Une autre forme de particularité dans la spiritualité qu'il nous faut aborder se situe au niveau du Cours en Miracles lui-même. Bien que le Cours en Miracles ne soit bien évidemment pas le premier système de pensée ayant exploré le problème métaphysique de la vérité et de l'illusion, c'est le premier à avoir intégré la psychologie et la spiritualité comme je l'ai évoqué dans ces deux livres. Néanmoins, c'est important de comprendre que le fait que ce soit le seul ne rend finalement ni ses enseignements, ni ses étudiants meilleurs ou plus méritant des grâces du ciel que les autres.
Gloria et moi conseillons très souvent aux étudiants qui participent à nos séminaires que l'une des leçons les plus significatives qu'un étudiant du Cours en Miracles puisse recevoir, c'est d'apprendre comment être en désaccord avec les autres sans que cela soit une attaque. [...] C'est ridicule qu'un étudiant utilise le Cours en Miracles, clairement basé sur des principes de pardon et d'unité, comme une arme contre les autres étudiants, simplement parce qu'ils ont une interprétation et des pratiques différentes.
"Un dernier point concernant les groupes qui se forment autour d'Un Cours en Miracles : Le processus central de l'étude du Cours et de son sentier spirituel unique est individuel. Il n'est pas possible d'échapper au travail difficile lié à l'étude individuelle et répétée du texte et des exercices à faire pendant la période d'entraînement d'un an, cela étant partie intégrante du processus d'enseignement du Cours."
Ken Wapnick.
Source : le site de Mathieu :
http://coursenmiracles.over-blog.fr/