l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Dans mes précédents articles, notamment « la vie, c'est du cinéma » , j'ai souvent insisté sur l'importance de l'attention et de l'intention pour se rappeler en permanence (ou le plus souvent possible) de son désir profond. Il me paraît utile d'élaborer sur ce thème... fondamental : Ci-dessous 2 articles qui décrivent assez bien, selon moi, les enjeux du rappel de Soi en lui-même. Ensuite, selon ses sensibilités spirituelles, chacun « (dé)meublera » à sa façon cet espace d'hyper-conscience : auto-analyse, méditation, vide mental, prière...etc. Dans tous les cas, le rappel soi est une invitation a choisir quel est notre vrai désir : s'endormir à nouveau ou s'éveiller davantage ?
Christalain
1) SE RAPPELLER DU RAPPEL DE SOI ...
Construire un cercle vertueux - Une des difficultés du rappel de soi est justement, d'acquérir le réflexe du rappel de soi. Une façon d'augmenter la fréquence et l'intensité des rappels de soi consiste à introduire dans le processus un "ancrage temporel". Concrètement, lorsque l'on se rappelle de soi on doit se dire : quand est-ce que je me rappellerai de moi-même la prochaine fois ? De même, lorsque l'on se rappelle de soi la fois d'après on doit se dire : quand est-ce que je me suis rappelé de moi-même pour la dernière fois ?
Sans énergie, pas de conscience. - Ainsi, peu à peu, il est possible d'augmenter la fréquence des rappels. Celui-ci est directement lié aux taux énergétiques. Sans énergie, il est difficile de maintenir une distance entre soi et la matrice, parce que nous avons un besoin crucial d'énergie, et nous la recherchons comme une drogue. Une fois que la prédation dont nous souffrons est réduite et que notre effort de rappel de soi empêche également de prendre (moins) d'énergie chez les autres, dans ce cas nous commençons à être autonomes. La marche vers un état de parfaite autonomie se reflètera dans notre capacité à nous rappeler de nous-mêmes : pour une même quantité d'efforts, nous serons plus conscients qu'auparavant. Nous commencerons même à sentir qu'une "conscience minimale" reste active et que nous ne nous "endormissons" pas constamment.
Ce cercle peut devenir "vicieux" (involutif) ou "vertueux" (évolutif). Si le feu de la pensée en miroir est toujours entretenu, ce désir ardent finit par créer les conditions énergétiques nécessaires à la venue de la conscience. Avec l'aide de ce feu, les rappels de soi se "déclencheront" très souvent, plus souvent encore s'ils fonctionnent par association, c'est-à-dire, s'ils sont associés à des stimuli sensoriels, gestes, émotions, sentiments, pensées. Le réflexe devient : "je ressens ceci -> je suis conscient de ressentir ceci". "J'ai ce sentiment -> je suis conscient d'avoir ce sentiment". "Je pense ceci -> je suis conscient de penser ceci".
Par JSF. Source : forum opus-news of tomorrow
2) LE RAPPEL DE SOI
Le rappel de soi est une technique enseignée par plusieurs doctrines à caractère ésotérique et psychologique. Elle consiste à centrer son attention sur les associations internes, et ce, à tout moment ou du moins à chaque instant qu'il nous est possible de le faire, c'est-à-dire lorsque nous nous souvenons que nous devons le faire. Être attentif à nos tensions physiques, à nos émotions ainsi qu'à toutes les réflexions qui naissent, disparaissent, reviennent et repartent au fil des événements. Bien qu'il puisse paraître simple et facile de pratiquer ce rappel de soi, il n'en est rien. Un simple exercice vous permettra de comprendre à quel point il nous est difficile de contrôler notre attention. Regardez fixement une montre, déterminez un moment précis comme étant le moment de départ et portez toute votre attention, durant une pleine minute, à regarder la montre. Ne vous concentrez qu'à observer la minute passer, rien d'autre.
Faites-le maintenant et ne continuez la lecture de cet article qu'ensuite.
Si vous avez été attentifs, vous remarquerez rapidement que votre esprit, n'aimant pas le calme, aura tôt fait de se mettre à vagabonder dans toutes les directions, entraînant avec lui votre attention. Probablement vous êtes-vous demandé pourquoi vous faisiez cet exercice ou encore vous vous êtes mis à penser aux tâches qui vous attendent après la lecture de cet article ou encore vous êtes-vous assoupi dans un rêve éveillé tournant autour d'un événement qui s'est déroulé plus tôt dans la journée. Peut-être avez-vous même dépassé la minute exacte car vous étiez absorbés dans vos pensées et ne pensiez même plus à vous concentrer sur votre mon .Le rappel de soi n'est pas un exercice facile car il demande une constante et réelle attention. Qui plus est, nous sommes accoutumés à porter notre attention - le peu que nous avons - vers un objet extérieur et rarement vers l'intérieur, ce qui en complique la réalisation. Si porter notre attention une seule minute complète vers un objet extérieur est difficile, il est aisé de se rendre compte que ce qu'exige un constant et profond rappel de soi est une tâche tout simplement impossible dans notre état actuel. Mais la pratique, l'effort et la volonté peuvent augmenter le temps d'attention possible pour chacun de nous et nous conduire vers un état plus éveillé. Avouons qu'une mémoire qui oublie et modifie avec fantaisie la majeure partie de notre passé, couplée d'une attention à toute fin pratique inexistante, n'est pas une perspective très prometteuse. Peut-être aurions-nous mieux fait de laisser cette anguille dormir paisiblement !
Mais lorsque nous sommes prêts, nous commençons, humblement, à coups de volonté et d'effort à pratiquer l'exercice du rappel de soi. L'honnêteté essentielle à cet exercice demande beaucoup de courage. Mais lorsque cette pratique devient une nouvelle habitude qui ajoutée à notre soif de savoir prend de l'ampleur et que nous entamons la longue route de la maîtrise du rappel de soi, la perspective peu prometteuse que nous révélait un examen sommaire se transforme soudainement en une prise de conscience beaucoup plus claire de la situation réelle.
En effet, lorsque notre oeil intérieur se détache et regarde avec une honnêteté implacable ce qui se passe en nous à chaque moment, le choc de ce qu'il y voit est une sensation extrêmement particulière et difficilement descriptible : elle se doit d'être vécue. Mais j'avancerai que ce qu'il y voit ressemble en tout point à un essaim d'insectes, volant en tout sens, formant une masse plus ou moins distincte qui oscille dans l'espace au gré des vents. Chaque pensée isolée est un insecte et l'ensemble chaotique qui en résulte est l'essaim, c'est-à-dire notre mental. C'est l'image la plus révélatrice qu'il me soit possible de décrire en mots.
Ce sont des trains de pensées qui déferlent à toute vitesse et en tout sens, dont les wagons sont des plus disparates. Nous parvenons à voir clairement et en temps réel le capharnaüm des associations intérieures, sautant d'un sujet à un autre, sans transition aucune et ne s'arrêtant jamais pour reprendre leur souffle, comme si chaque pensée discordante était la dernière. Ce flot ininterrompu de pensées, d'associations, d'émotions et de sensations - chacune d'entre elles suscite une réaction, elle-même générée par une précédente, tel un mouvement perpétuel - est ce que nous appelons à tort "je", alors que "je" n'a même pas le temps d'exister à travers ce torrent. Une pensée va vers le futur, l'autre vers le passé, une chanson passe en arrière-plan sur notre tourne-disque mental tandis que nous effectuons une tâche manuelle. Tout se passe simultanément et maladroitement. Notre attention vagabonde d'une idée à une autre si rapidement que nous ne nous en apercevons même pas.
Cette expérience révélatrice d'un rappel de soi bien appliqué remet en perspective et en contexte les paroles d'Ouspensky lorsqu'il dit :
« Il est nécessaire ici de comprendre que le premier état de conscience - le sommeil - ne se dissipe pas quand apparaît le second, c'est-à-dire lorsque l'homme s'éveille. Le sommeil demeure présent avec tous ses rêves et ses impressions, s'y ajoute simplement une attitude plus critique envers ses propres impressions, des pensées mieux coordonnées et des actions plus disciplinées. A cause de la vivacité des impressions sensorielles, des désirs et des sentiments [...] les rêves deviennent alors invisibles, de la même manière que sous l'éclat du soleil, les étoiles et la lune pâlissent. Mais les rêves sont toujours présents et exercent souvent, sur l'ensemble de nos pensées, de nos sentiments et de nos actes, une influence dont la force dépasse même parfois les impressions réelles du moment. » [1]
De plus, il explique ceci concernant ce sommeil qui ne se dissipe pas lors de l'état de veille :
« C'est un état purement subjectif et passif. L'homme y est environné de rêves. Toutes ses fonctions psychiques travaillent sans direction. Il n'y existe ni logique, ni continuité, ni causes, ni résultats. Des images purement subjectives - échos d'expériences passées ou reflets de vagues perceptions du moment, tels que des sons atteignant le dormeur, des sensations en provenance du corps, comme des légères douleurs, des sensations de tensions musculaires - traversent notre esprit, ne laissant qu'une trace infime dans la mémoire ou, le plus souvent, pas de traces du tout. » [2]
Ces paroles prennent tout leur sens lorsqu'un oeil intérieur entraîné a la possibilité de réellement voir ce qui se passe mentalement en nous à chaque instant. Cette prise de conscience est pour le moins déroutante car elle nous enlève définitivement l'idée fausse que nous avons un quelconque contrôle sur nos processus mentaux.
L'idée fondamentale des enseignements traditionnels selon laquelle l'être humain est endormi, ou plutôt qu'il vit dans une sorte de transe hypnotique, prend ici une dimension encore plus enlevante. Pour un instant, elle nous fait vaciller car nous nous rendons compte à quel point elle est véridique, à quel point cette idée aurait dû être prise au pied de la lettre dès le départ.
Nous vivons dans l'illusion de vivre : nous rêvons éveillés.
Le rappel de soi n'est qu'une première étape vers un éveil réel et valable, mais une étape indispensable à franchir, un exercice à maîtriser. Sa pratique doit devenir constante, une pratique de chaque instant, une habitude, un automatisme, car elle nous apporte une vision, un point de vue indispensable sur nous-mêmes qu'on ne nous a jamais appris à cultiver et à développer. Et cette vision, ce point de vue est riche d'informations de la plus haute importance concernant l'un des sujets primordiaux de toute quête de Vérité : nous-mêmes.
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