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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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Sortir du manège

Un manège de fête foraine classique (du genre petits chevaux de bois) fonctionne généralement sur deux types de mouvement pour celui qui est assis dessus. D’une part un mouvement circulaire qui le ramène périodiquement au même point, et d’autre part un mouvement vertical qui le fait alternativement monter puis descendre.  Un manège est agréablement étourdissant pour les enfants qui le découvre, mais il devient vite écœurant si l'on s'attarde dessus trop longtemps. Or, L’homme s’est endormi sur son manège terrestre et ne comprend pas son malaise existentiel.

 

Pour l’homme endormi, un seul tour de manège dure toute une vie, il a donc l'impression de parcourir un chemin toujours différent au fil des années, le paysage ne semble jamais exactement le même car l'angle de vue est toujours un peu différent. En fait l'environnement est fixe, statique, comme un décor de cinéma, mais le mouvement donne une autre impression de renouvellement, de temps.

 

L'alternance de « hauts et de bas » dans le manège est un symbole qui se passe presque de commentaires tant il est évident. Il ne vient pas à l'idée à l'homme endormi qu'il puisse en être autrement : « la  vie est ainsi ». Il faut souffrir puis connaître un peu de succès ou de plaisir, puis souffrir ou pleurer à nouveau. Le bonheur ne peut-être que provisoire, et au prix du malheur. Il ne semble paraître heureux que par contraste aux mauvais moments. L’hiver prend la place de l’été a nouveau chassé par l’hiver, dans un combat sans fin et sans vainqueurs : C'est la dualité.

 

Un manège est composé de différents véhicules, l'homme endormi occupe tantôt la place du cheval, tantôt celle du carrosse ou du vaisseau spatial. La nature du véhicule emprunté rend le voyage plus ou moins confortable et fait connaître à l'un la pauvreté et à l'autre le luxe, jusqu'au prochain tour de manège ou les rôles seront inversés. Une multitude de rôles à expérimenter en vérité : le rôle de la victime, du bourreau, du décideur, du suiveur, du riche, du pauvre, du beau, du laid, du fort, du faible...

 

Un jour, l'âme lassée et fatiguée se rend compte qu'elle tourne en rond, qu’elle expérimente  des sentiments de déjà-vu, des drames répétitifs, de la fatalité. La vie en ce monde n'est donc pas une évolution vers une vie plus heureuse,  mais une triste ronde dans la cour d'une prison collective.  Quelques-uns vous diront qu'ils sont sincèrement heureux dans leur vie, suprême piège ou une vie exceptionnelle est mise en exergue pour faire oublier sa rareté et toutes les autres vies de souffrance dans la grande roue des « incarnations ». C’est l'arbre qui cache la forêt. Ce piège sert à faire croire aux autres que le bonheur est possible ici, et qu'il est donc inutile de chercher à sortir du manège. En outre, il suffit de lorgner en dehors de nos frontières pour constater que le bien-être, ne serait-ce que matériel, est un luxe dont bien peu de terriens profitent.

 

Le principe du manège se retrouve de manière fractale à tous les niveaux et tous les domaines de la vie. Par exemple, dans le domaine de la santé, une vie est souvent rythmée par un type de maladie récurrent, avec des phases aiguës, puis des rémissions. Prenons un autre exemple plus précis dans le domaine sentimental. L'homme qui commence à se réveiller s'aperçoit qu'il attire souvent le même type de partenaire, avec des périodes d'euphories, puis de crise, puis  d'espoir, puis de déceptions. Et quand bien même il garde le (ou la) même partenaire toute sa vie,  les sujets de conflits sont toujours les mêmes. Tout est cyclique car Duel, bipolaire en ce monde. « C’est ainsi, que pouvons-nous y faire ? » déclarent la  majorité des hommes.

 

La vie terrestre est donc un manège sans fin, et plusieurs conditions semblent nécessaires pour en sortir. Voici un résumé, en quelques phrases, des principales étapes du processus proposés par la voie non-duelle, telle que je la comprend à ce jour :

 

1- Il faut prendre conscience que la vie est un manège, que l'on est esclave. Il faut  prendre de la hauteur, changer de point  de vue. Il est utile à ce propos de relire le fameux dialogue de la caverne de Platon. Cette prise de conscience est souvent consécutive à une grande crise personnelle.

 

2- Il est ensuite nécessaire d’étudier, observer le fonctionnement du manège et en particulier celui de son constructeur-pilote : l'ego, avec ses croyances profondément enracinées en nous.

 

3- Il faut arriver à croire qu'il est possible de s'en extraire et donc qu'il existe  autre chose en dehors de ce manège, ou plutôt au delà. C’est l’étape de la foi, de l'écoute intérieure de la petite voix qui dit : « Une autre vie est possible ».

 

4- Pour ensuite s’extraire réellement du manège, il faut user de sa bonne volonté et de son libre arbitre pour le seul choix possible : pardonner ce monde pour échapper à la mortelle étreinte temporelle de l’ego, et accepter la vision non-duelle de l’esprit Sain(t).

 

 Christalain 2009 - Révisé en 2010 

 

En guise d'Illustration du manège humain, ci-dessous :
 « Maudit Manège » du film « 37,2° le matin ».

 

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U
Je me souviens découvert ce film à l'occasion de la fête du cinéma. J'avais dix-neuf ans. Je suis ressortie de la salle avec la sensation d'être passée dans le tambour d'une machine à laver. Des années plus tard, j'ai eu le loisir de le revoir à satiété et d'y puiser encore et encore.Cette fille si fraîche, si fêlée, si lumineuse, si entière... ça me changeait vraiment des gens moisis sur pieds que je côtoyais. Le manège, ça rend fou tant qu'on a pas trouvé comment s'en sortir mais ça vaut la peine d'aller à la rencontre de la vérité :-)))
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A
La fête foraine recèle un je ne savais quoi de grave et de nostalgique. Et puis, il y a les rires, les grandes peurs.La symbolique est bien làMerci pour ce texte
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