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l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.

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20 - Le salut de mon âme

Suite des articles écrits par F.Corbeil  au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique  (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil").

 

      

     Lorsque j'entends que mon âme doit être sauvée, je me demande alors :«Mais de quoi donc exactement, doit-elle être sauvée» ? Je n'ai pas le sentiment qu'il est urgent de connaître  ou de sauver mon âme. Je réalise que le salut de mon âme n'a pas d'intérêt pour moi. Le salut de mon âme, c'est pour après ma mort. Je suis maintenant dans un corps et c'est le salut de mon corps qui m'intéresse. Ma perception est alors centrée sur la survie de mon corps.

 

      Je dois trouver une maison pour le loger. Je dois travailler pour pouvoir le nourrir et lui donner tout ce qui est nécessaire à sa survie et à son plaisir. Je dois le protéger du froid en hiver et de la chaleur en été. Je dois le vêtir, le reposer et finalement je dois lui procurer d'autres corps, pour qu'il ne se sente pas seul et pour qu'il puisse avoir une continuité à travers une famille et des enfants.

 

      Voilà ce que veut dire le salut pour moi ; la survie et le plaisir de mon corps. Je crois que je suis un corps et toutes les émotions que je vis, proviennent du fait que mon corps a ce dont il a besoin ou n'a pas ce dont il a besoin. Si je manque d'argent, je me sens extrêmement insécure car je crois que je ne pourrai pas survivre. Si mon corps vieillit et est malade, j'ai extrêmement peur car je crois que je ne pourrai plus m'occuper de mes besoins et que je vais sûrement mourir. Si mon corps est seul, j'ai peur de devenir fou à cause de la solitude et du manque d'amour et finalement d'en mourir.

 

      Toute mon attention est donc portée à protéger mon corps et à lui procurer ce dont je crois qu'il a besoin pour être en sécurité et heureux : toutes ces choses matérielles, ces pouvoirs temporels et tous ces autres corps nécessaires à sa survie et à son plaisir. Je n'ai que très peu de temps à donner pour le salut de mon âme. Peut-être quelques heures de réflexions ici et là, lorsque je pense  à ma  mort, ou à la mort de mes proches, ou lorsque la vie me donne une épreuve telle : une séparation, une perte, une trahison. À ce moment-là, je ne peux plus éviter la souffrance. Je pense alors quelques instants à Dieu et au salut de mon âme.

 

      Toutefois, ma préoccupation première demeure la survie du corps, même si celui-ci mourra un jour. Je n'ai pas le temps de m'occuper de l'éternité, je suis trop occupé à mourir. Le raisonnement ne fait aucun sens, car je me préoccupe de ce qui va mourir et non de ce qui pourrait me rendre éternel, si j'y travaillais. Le problème, c'est ma motivation. Je ne suis pas motivé à sauver mon âme parce que je ne comprends pas que survivre, ce n'est pas vivre. Je ne comprends pas que si je me préoccupe de mon âme qui est immortelle, je résous en même temps ce que je crois être mes problèmes terrestres et ma quête insatiable d'amour et de bonheur.

 

      En réalité, tout ce que je crois être des problèmes à résoudre pour le corps, ne sont en fait que des problèmes ayant leur origine dans l'esprit. En identifiant mes problèmes au corps, j'essaierai de les résoudre par des moyens matériels et j'échouerai. Et à cause de mon identification au corps, je mourrai lorsque le corps mourra. Le manque, la maladie, la perte, l'abandon, l'insécurité et la mort originent de l'âme et de l 'esprit. Il n'y a donc qu'au niveau de l'esprit que l'on peut les résoudre. Lorsqu'elles sont résolues dans l'esprit par le pardon, aucune de ces émotions ne peut être expérimentée au niveau du monde et du corps. En sauvant mon âme, mon esprit malade, je résous aussi les problèmes que je croyais avoir dans le monde.

 

Je comprends maintenant pourquoi le salut de mon âme me semblait sans signification et que je n'avais que très peu de temps à  y consacrer. La réponse est simple et la  voici : Je crois être seulement un corps et si l'âme existe, je ne la  connais pas. Je crois que mon corps a besoin d'être sauvé et non pas mon âme et mon esprit. Le Cours le dit bien : Tu peux être conscient  d'être un corps ou un esprit mois non pas les deux.  Si tu as conscience d'être un corps, tu n'as pas conscience d'être un esprit. Si tu es conscient d'être un corps, tu subiras les lois du corps et tu mourras. Si tu es conscient d'être un esprit, tu obéiras aux lois de l'esprit et tu vivras éternellement  dans l'amour et la paix de Dieu.  Amen

 

F. Corbeil

 

A suivre : Est-ce que je connais ma motivation première?

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