l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Suite des articles écrits par F.Corbeil au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil").
Nous n'avons peur que de ce par quoi nous sommes attirés. Mais nous nions cette attraction. Nous refusons de la reconnaître. Toute peur est une forme de la peur de la mort. Nous la refusons mais en même temps nous y sommes attirés, car nous l'avons choisie comme défense. Voilà pourquoi nous avons peur. Nous avons choisi la mort pour nous protéger de la culpabilité et de la punition de Dieu. Nous ne l'aimons pas. Nous l'avons en horreur mais "la punition" de Dieu nous effraie encore plus. Nous choisissons alors ce que nous croyons être un moindre mal.
Nous avons peur de ce que nous voulons. Nous voulons notre défense contre Dieu, c'est-à-dire le corps, le monde et la matière. Mais la matière se détériore et meurt. Par association nous voulons donc ce qui meurt, parce que maintenant nous avons plus peur de ce qui vit: l'esprit. Nous percevons le corps comme vie "temporaire" mais l'esprit comme mort immédiate. Le Paradis est devenu l'enfer et l'enfer est devenu le paradis.
Alors une partie de nous veut la défense contre Dieu, soit ultimement la mort et l'autre partie en a peur et en est terrifiée. L'élément décisif de notre raisonnement tordu est que si nous rejetons notre défense qui est la matière, le corps, donc la mort, nous croyons alors que nous serons immédiatement détruits par Dieu. Par contre avec l'ego nous croyons avoir un peu plus de temps avant notre destruction, un jour, un an, dix ans, trente ans, peut-être plus si on est chanceux. Alors nous préférons la mort du corps parce qu'elle est dans le futur, plutôt que la destruction de Dieu qui serait, selon notre croyance, immédiate.
Voilà pourquoi nous avons peur car même si nous retardons l'échéance de notre mort, nous savons qu'un jour il nous faudra faire face à notre destruction, notre punition. Dieu va nous rattraper et notre seul réconfort est que nous espérons que ce sera le plus tard possible.
Quelle est donc la solution à ce dilemme lugubre? Elle est simple mais elle demande tout pour nous, c'est-à-dire laisser aller toutes défenses telles le corps, le monde et la matière, pour choisir que Dieu nous aime, qu'Il ne nous punira pas et ce, malgré la peur que nous avons fabriquée nous-mêmes, et que nous décidions d'y faire face et de la défaire. Nous laissons la mort pour choisir la vie et réaliser que nous n'avons jamais eu besoin de défenses contre un Dieu qui ne peut faire autrement que de nous aimer. Lorsque nous choisissons la Vie, l'esprit, il ne peut y avoir de peur!
F.CORBEIL.
A suivre : la foi en l'amour pour défaire la peur.