l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
Suite des articles écrits par F.Corbeil au sujet du Cours en miracles - Il est conseillé, pour ceux qui "prennent le train en route" , de commencer par lire les articles les plus anciens, dans l'ordre chronologique (voir rubrique Un cours en miracles - "Synthèse de F.Corbeil").
Il est possible de me demander qui je suis et de ne pas vouloir répondre à cette même question, car y répondre veut dire que je suis prêt à découvrir ce que j'essaie de cacher depuis des millions d'années, ce que j'ai nié et rejeté et dont je suis terrifié, croyant que ceci va me donner la mort. Cette fausse croyance fait que je demande de l'aide à l'ego car lui seul peut maintenant me protéger d'une mort certaine, de la destruction et de l'annihilation totale. Maintenant l'ego est mon sauveur et pour qu'il puisse me sauver je dois oublier qui je suis, c'est-à-dire Fils de Dieu qui croit s'être séparé de son père et est en exil à tout jamais loin de sa maison, le Paradis.
Mais que pourrait-on dire à ce même Fils afin qu'il puisse se rappeler qui il est? Il faudrait le convaincre qu'il n'est pas coupable et que le Paradis ne peut être perdu, que Dieu n'est pas devenu dément et que sa miséricorde est toujours accordée à son Fils. Mais la peur d'être puni lui a fait perdre la raison. Malgré l'insistance de l'Esprit-Saint qui ne cesse de lui dire que rien ne s'est produit en réalité, il ne Le croit pas et il se cache dans sa folie, croyant ainsi pouvoir échapper à son terrible ennemi. Il doit oublier qui il est, oublier le conflit intérieur qui le ronge, nier la vérité dans l'absurde croyance que la menace disparaîtra s'il ne la voit pas.
Voilà la source de tout le raisonnement de l'ego; je peux me cacher de la souffrance, de la haine, de la culpabilité en m'occupant à faire semblant qu'elles n'existent pas ou en acceptant que je souffre mais en faisant semblant que j'essaie de me libérer. Il faut comprendre que si l'on veut vraiment se libérer de toute souffrance et de toute culpabilité, il est impossible de ne pas réussir. Par conséquent, si on ne réussit pas à se libérer, il faut alors en déduire que notre demande n'était pas sincère et que malgré le désir que nous avons de guérir, la peur de ce que cela implique est plus forte que le désir de guérir et donc cette peur annule la demande pour la guérison.
Mais quelle est cette peur qui nous empêche d'accepter la guérison? Elle est tout simplement le premier jugement erroné que nous avons fait: je peux faire ma volonté qui est différente de celle de Dieu et par conséquent je peux me séparer de Lui. Je lui ai volé le pouvoir et à cause de cela Il est devenu mon ennemi mortel. Le Paradis est perdu à jamais pour moi, il n'y a aucun espoir de retour. Et ce qui est encore plus terrible, si jamais j'osais espérer retourner, je devrais faire face à la colère d'un Père vengeur et meurtrier qui n'a qu'une seule pensée, me punir pour le péché que j'ai commis contre Lui. Voilà ce que nous croyons au plus profond de notre système de pensée. Voilà pourquoi on ne veut pas guérir; nous n'avons plus confiance en l'amour de Dieu pour nous. Nous sommes terrifiés par notre Source et par conséquent par ce que nous sommes vraiment, Fils de Dieu, pur Esprit, invulnérable, éternel et sans péché.
Pour celui qui veut guérir et qui veut retrouver sa Source, sa vraie nature, le raisonnement inverse doit être fait. Premièrement, si Dieu est toujours Dieu et qu'Il est Amour et miséricorde, aimant Son Fils et Lui offrant son Amour à tout instant, il devient donc évident que si je ne suis pas heureux, si je ne sens pas son Amour et si je souffre de toutes les affres de la terre: solitude, maladie, haine, peur, honte de moi-même, insécurité de toutes sortes et échec dans ma recherche d'amour, c'est moi qui en suis responsable et non Lui. Reconnaissant que ma vie est un enfer, je reconnais par le fait même que je refuse l'Amour de Dieu et que c'est moi qui continue de le refuser dans toutes les situations de ma vie. Cela et cela seul est la cause de mes malheurs. Dieu n'est pas cruel. Il ne veut pas que je souffre. Il m'aime et je suis disposé à apprendre de quelles façons je refuse son Amour, afin de pouvoir changer ma décision d'accepter la guérison de ma peur et finalement d'accepter qui je suis, son Fils Bien-aimé, pour toujours Un avec Lui.
F. Corbeil
A suivre : Qu'est-ce que la peur ?