Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES - accueil: cliquez ci-dessous
  • AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES -  accueil: cliquez ci-dessous
  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
  • Contact

Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
       ***             
               
" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

Archives

Mise a jour le :


1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

2 décembre 2011 5 02 /12 /décembre /2011 21:38

Dans le manuel pour enseignant (3ème partie du Cours en miracles), Il y a une section importante appelée  « Le développement de la confiance ».  Celui-ci se décompose en 6 étapes.  La  «3ème est source de beaucoup de souffrance chez la plupart des étudiants du Cours. Il s’agit de la « période d’abandon ou de renoncement ».   Lors d’un atelier donné en 1998, Ken Wapnick a apporté des commentaires et des clarifications sur chacun de ces étapes, dont celle-ci :

 

La 3ème étape selon le manuel :

 

"Le troisième stade par lequel doit passer l'enseignant de Dieu peut être appelé «une période de renoncement». Si elle est interprétée comme un abandon du désirable, elle engendrera un énorme conflit. Peu d'enseignants de Dieu échappent entièrement à cette détresse. Rien ne sert, toutefois, de trier ce qui a de la valeur et ce qui est sans valeur à moins de passer à l'étape suivante, qui est évidente. Par conséquent, il est probable que durant cette période de chevauchement l'enseignant de Dieu se sentira appelé à sacrifier ses propres intérêts en faveur de la vérité. Il ne s'est pas encore rendu compte à quel point une telle demande serait entièrement impossible. En fait, il ne peut apprendre cela qu'en abandonnant le sans-valeur. Ce faisant, il apprend que là où il anticipait du chagrin, il trouve à la place un coeur léger et joyeux; là où il pensait que quelque chose lui était demandé, il trouve un don qui lui est accordé".

 

 

Commentaires de Ken :

 

3e étape -  La période d'abandon ou de renoncement

 

Lire ce que le Manuel pour Enseignants déclare à la page 10, par.5 (voir ci dessus)

 

Ce n’est pas seulement d’abandonner nos jugements, nos attaques et tous nos conflits, mais aussi notre propre identité. C’est surtout de là que provient le conflit de base.

 

La peur vient de ce que nous n’avons pas encore fait un choix. Nous nous croyons encore supérieur à Dieu et nous traînons notre problème d’autorité avec Lui partout dans le monde.

 

Ce ne sont pas les comportements que nous devons abandonner, argent, sexe et tout ce qui nous fait plaisir, mais il faut aller à la source de ces désirs, à l’investissement que nous avons à ne pas les abandonner. Ce ne sont pas ces choses qui nous attirent, mais leur but qui est de conserver la petite personne qui les utilise.

 

Retour en arrière.... La première étape nous dit que le changement est aidant, la deuxième nous montre ce que nous avons à changer le non valable au valable, nous le voyons bien clairement dans notre vie. Et la troisième, il nous dit : maintenant que nous le réalisons et bien, nous devons le faire! Mais, ce n’est pas si simple. Nous devons faire un choix. Il est très important de regarder notre ego en action, car étant en ce monde signifie que nous avons adopté le système de pensée de l’ego et que nous nous identifions avec lui.

 

Il est alors très difficile et conflictuel de l’abandonner, car nous croyons être ici et il est très paniquant de nous faire dire que nous ne le sommes pas... et que nous ne sommes pas qui nous croyons être! Tout ce Cours nous amène à reconnaître que nous sommes le rêveur et non le personnage que nous croyons être dans notre rêve, le marionnettiste et non la marionnette, le maître de mon univers. Les trois premières étapes sont très stressantes et semblent négatives, car deux systèmes de pensée complètement contradictoires s’opposent. Il faut savoir le voir et non se le cacher. Ce Cours demande beaucoup d’humilité. Il y a une partie de nous qui le veut et l’autre qui en a peur, car nous avons un esprit divisé. C’est le but du Cours de nous le faire voir afin que nous puissions agir. Il est très difficile d’abandonner un système de pensée qui représente entièrement notre vie.

 

Nous croyons que Jésus veut nous enlever tout ce que nous avons le plus à cœur. Nous croyons que notre meilleur intérêt est de préserver cette illusion et que nous savons mieux que lui, car nous ne faisons pas son Cours de la façon qu’il le suggère. Plus nous avançons dans ce Cours, plus nous reconnaissons ne pas avoir vraiment laissé tomber quelque chose de valable. Tout ce que nous abandonnons est le fardeau de culpabilité.

 

Allons dans le Manuel pour Enseignants à la section : « Quel est le véritable sens du sacrifice? »

 

Page 35, 2e paragraphe.

 

Tout ici n’est rien car tout est temporaire et non durable. Nous attachons beaucoup de pouvoir à ce qui n’en possède pas, car nous y croyons. C’est encore le pouvoir de la pensée de l’ego, celle qui a créé ce monde et tout ce qu’il contient comprenant aussi notre marionnette.

 

Comme bons chrétiens, nous avons appris à changer nos comportements fautifs, mais pas le concept qui en est la cause, le péché. Nous essayons de changer la forme et non le contenu. C’est alors que le péché inconscient se projette à l’extérieur et nous accusons le reste du monde d’être pécheur. C’est pourquoi le Christianisme est devenu une religion de persécution et de jugements. Elle ne pouvait pas faire autrement.

 

Le sacrifice décrit dans le Cours est un concept de l’ego et non un plan de Dieu. Vous n’abandonnez pas les choses du monde, mais votre façon de les voir. « N’essayez pas de changer le monde.... Cela ne signifie pas faire tout ce que nous voulons, car blesser les autres va à l’encontre des buts de ce Cours. Ce qui est long à comprendre et accepter c’est que ce monde n’est littéralement rien d’autre qu’une illusion. C’est de là que vient notre résistance, car si le monde n’existe pas, qui suis-je? C’est pourquoi il faut y aller tout doucement et progressivement.

 

Il n’y a pas de sacrifice dans les termes du monde qui n’impliquent pas le corps, physique (pouvoir, gloire, argent et plaisir amoureux) ou psychologique (attention des autres, leur amour, leur compréhension, leur admiration, leur besoin de moi, etc.)  Qui est le héros à qui tout cela arrive ? C’est le corps et sa personnalité. Quand enfin nous reconnaissons que le monde ne nous offre rien, nous pouvons alors recevoir ce qui nous appartient. À l’ego, nous sacrifions notre paix, notre liberté, notre espoir du Ciel et le souvenir de notre Père. Est-ce vraiment ce que nous voulons ? C’est pourquoi Jésus nous dit de bien regarder l’ego et de voir combien il nous en coûte pour conserver notre individualité en jugeant les autres ou nous-même. Regarder signifie voir le coût que nous avons à payer, le banquet que nous mettons de côté pour nous accrocher à de pauvres miettes. Nous méritons beaucoup plus. Ce sont nos dernières chances de retourner à la maison que nous gaspillons.

 

Dernière phrase p.36, par. 4, ligne 10, « Qui, en son juste esprit choisit rien comme substitut à tout? ». Nous aimons les sacrifices, car il y a une partie de nous qui aime souffrir afin de pointer un doigt accusateur vers quelqu’un d’autre que Dieu va punir à notre place. Les sacrifices et la culpabilité nous rendent aveugle, voilà pourquoi il est si important de regarder ce que nous faisons avec un autre enseignant, car nous voyons comme une menace ce que nous croyons devoir sacrifier. Que voulons-nous vraiment ? Avoir raison ou être heureux? Nous démontrons que ce Cours est vrai par notre exemple en modelant nos gestes sur ceux de Jésus en étant gentil, patient, sans défense, sans jugement, aimant et en ne prenant rien personnellement ou sérieusement ce que les gens disent ou font.

 

Le seul véritable espoir en ce monde réside dans le changement de notre esprit et tout ce que nous pouvons faire pour les autres est de leur montrer, non pas ce que nous faisons, mais ce que nous sommes devenu, des reflets de paix et d’amour et non le contraire. Nous enseignons tout le temps par nos gestes. La Parole de Dieu est la pensée de Correction – c’est le principe de Correction (Expiation), que rien n’est arrivé, que rien ne pouvait se produire. C’est ce qui nous sécurise pendant que nous croyons demeurer en ce monde. Nous partageons tous cette insanité qui croit y avoir quelque chose ici, bon et mauvais et nous y réagissons. Nous sommes tous des victimes et des persécuteurs à tour de rôle. Nous prenons l’illusion pour la réalité.

 

Il y a une partie de nous qui veut prouver à Jésus que son Cours ne fonctionne pas, car s’il fonctionne et est réel, alors moi, je ne le suis pas. Il peut fonctionner pour les autres mais non pour moi, car la pensée qu’il dénonce est terrifiante.

 

Source : Atelier traduit par Stella PILON.

Merci à elle pour son précieux partage.

Repost 0
22 octobre 2011 6 22 /10 /octobre /2011 09:57

C'est un rêve de jugement. Ainsi doit-il ne point juger et il s'éveillera.

 

Cela paraît très joli et facile. Mais comme vous le savez à partir de votre travail avec le Cours, cela serait étonnant que cela soit facile. Si c'est un rêve de jugement fondé sur des différences, alors pour nous réveiller de ce rêve et retourner à la maison que nous n'avons jamais quittée, nous devons évidemment renoncer au jugement. Le problème est que nous ne sommes pas conscients que nous jugeons. Nous ne sommes pas conscients à cause de la puissance de nos défenses. C'est la clé pour la compréhension du pardon.

 

C'est très facile de dire que nous voulons abandonner le jugement, mais nous ne savons pas réellement ce que nous disons car nous n'avons pas connaissance de la façon dont nous jugeons. Nous ne savons pas à quel point nous sommes réellement les enfants de la particularité, et à quel point notre particularité nous fait fonctionner à longueur de journée. La particularité est l'air que nous respirons, le principe  nourricier de toutes nos relations. La particularité gouverne toutes les choses que nous faisons dans ce monde. Le problème c'est que nous n'en sommes pas conscients car nous ne la voyons pas en nous-mêmes, nous la voyons en dehors de nous.

 

Chaque fois que nous nous trouvons sur la défensive à propos de quelque chose, ou expérimentons une résistance à faire ou à dire quelque chose ou à être avec quelqu'un, il y a une quelconque particularité cachée, quelque jugement caché que nous ne voulons pas voir. Toute attitude défensive —chaque fois que nous sentons une tension dans notre corps physique ou psychologique— indique que nous nous sentons mis en danger par une menace extérieure à notre particularité. Il y a une pensée de jugement dans nos esprits que nous ne voulons pas regarder. Le problème n'est pas la pensée de jugement, en vérité il n'y a pas de pensée de jugement. Tout cela est inventé. Le problème est que nous croyons qu'il y a une pensée de jugement. Et une fois que nous croyons qu'il y a une pensée de jugement, nous nous sentons coupables à cause d'elle.

 

Et une fois que nous nous sentons coupables à cause d'elle, nous devons la nier et la projeter à l'extérieur afin que nous puissions la voir à l'extérieur. C'est extrêmement important. Le problème n'est pas le système de pensée de l'ego. Le problème n'est pas du tout la particularité. Le problème n'est pas du tout les jugements que nous portons. Il n'y a pas de système de pensée de l'ego. Il n'y a pas de pensée de particularité. Il n'y a pas de jugement. Le problème est que nous croyons qu'il y en a. Et une fois que nous le croyons, nous ne regardons plus dans nos esprits. À la place nous fabriquons le corps et le monde pour qu'ils puissent détourner notre attention de l'esprit en faveur du corps, sur les autres corps qui semblent exister à l'extérieur de nous, et sur le monde dans lequel tous les corps semblent exister.

 

La vérité est qu'il n'y a pas de monde à l'extérieur, le monde est une pensée inventée pour dissimuler une autre pensée inventée. Mais si nous n'examinons pas la pensée inventée à l'origine, alors nous ne saurons jamais qu'elle n'est pas là. Cela ne veut pas dire que nous avons à observer la pensée d'origine pour attaquer Dieu. Tout ce que nous avons à faire c'est de regarder la pensée dans nos esprits qui dit : "J'existe comme une personne séparée, je suis important, et qui que ce soit d'autre est mon ennemi." Mais personne ne veut regarder cela.

 

C'est pourquoi nous essayons de nous convaincre nous-mêmes qu'il s'agit d'un monde charmant et aimant, avec toutes ces personnes charmantes aux alentours, et les personnes les plus charmantes de toutes sont les étudiants d'Un cours en miracles. Assistez à une rencontre d'un groupe d'Un cours en miracles et vous constaterez l'illusion de cette affirmation. Le problème est le déni. Nous pensons que du fait que nous étudions un livre centré sur l'amour, alors nous sommes des créatures d'amour, et que parce que nous nous joignons à d'autres personnes qui étudient ce livre centré sur l'amour, alors nous sommes tous enfants de l'amour.

 

Tout ce que nous faisons c'est de camoufler toutes les pensées de haine, de particularité, de compétition, de jalousie, de meurtre que nous ne voulons pas regarder. Mais si nous ne les observons pas, nous continuerons à croire qu'elles sont réelles. Une fois encore, le problème ne se trouve pas dans nos pensées de particularité. Il n'y a pas de pensées de particularité, mais il y a la croyance qu'il y en a. Et une fois que nous acceptons cette croyance, nous devons la protéger. C'est alors l'origine du système de défense. Et le monde a été fait, littéralement, comme moyen de défense pour éviter de regarder en nous, dans nos propres esprits.

 

Source : « le sens du jugement » (Extrait) de Ken Wapnick

Repost 0
25 août 2011 4 25 /08 /août /2011 20:35

Dans cette version du glossaire "Cours en miracles",  Ken Wapnick a ajouté en guise d'introduction un texte qui englobe la plupart des termes utilisés dans ce glossaire, les replaçant ainsi dans une perpective globale éclairante. Ainsi, ces notions s'éclairent-elles davantage les unes par les autres dans ce résumé très utile, en particulier pour les nouveaux étudiants du Cours.

Merci à  Stella Pilon pour ce partage.

 

 

«Un Cours en Miracles» distingue deux mondes : Dieu et l'ego, la connaissance1 et la perception2, la vérité3 et l’illusion4 - Strictement parlant, chaque aspect du monde de perception de l’après-séparation reflète l'ego5. Cependant, le Cours subdivise encore plus le monde de perception en esprit faux et en esprit juste. À l’intérieur de ce cadre, le Cours se sert presque toujours du mot «ego» pour démontrer l’esprit faux, pendant que l’esprit juste est le domaine du Saint-Esprit, Lequel enseigne le pardon comme correction pour l'ego. Ainsi, nous pouvons parler de trois systèmes de pensée : L’Unité d’Esprit6, qui appartient à la connaissance, l’esprit faux7 et l’esprit juste8 qui reflètent le monde de perception. Notre discussion suivra cette triple vision de l’esprit9.

 

«Un Cours en Miracles» par conséquent, est écrit sur deux niveaux, reflétant deux divisions de base. Le premier niveau présente la différence entre l’Unité d’Esprit et l’esprit séparé, pendant que le deuxième contraste avec l’état d’esprit faux et l’état d’esprit juste, à l’intérieur de l’esprit séparé. Sur ce premier niveau, par exemple, le monde et le corps sont des illusions fabriquées par l'ego, et ainsi symbolisent la séparation. Le second niveau réfère à ce monde où nous croyons être. Ici, le monde et le corps sont neutres et ne peuvent servir qu’un des deux buts. Pour esprit faux d’ego, ils sont des instruments pour renforcer la séparation ; pour l’esprit juste, ils sont les instruments d’enseignement du Saint-Esprit à travers lesquels nous apprenons Ses leçons de pardon. À ce niveau, les illusions réfèrent aux mauvaises perceptions de l'ego, c'est-à-dire voir une attaque au lieu d’un appel à l’amour, un péché au lieu d’une erreur.

 

Ainsi, le Cours se concentre sur nos pensées et non sur leurs manifestations extérieures qui en réalité, sont les projections de ces pensées. Comme il dit bien : « Ce Cours en est un de cause et non d’effet» (T-21.VII.7:8). Il nous conseille de ne pas changer le monde (effet10), mais de changer notre esprit sur le monde (T-21.In.1:7). Quand la leçon 193 déclare : « Je pardonnerai et ceci disparaîtra» (Livre d’Exercices-193.13:3), cela signifie que c’est notre perception du problème ainsi que toute douleur qui nous vient de cette perception qui disparaît, mais pas nécessairement l’expression physique du problème.

 

Par exemple, si la pluie menace des projets proposés et apporte une contrariété ou une déception, nous ne devrions pas prier pour de l’ensoleillement, mais plutôt pour de l’aide afin de voir la température inclémente comme une occasion que nous avons choisie pour apprendre une leçon de pardon que le Saint-Esprit peut nous apprendre. Ce n’est pas nier que l'ego puisse faire ou affecter un monde physique. Cependant, puisque ce monde physique est illusoire en soi, un résultat de nos pensées, l’emphase du Cours porte sur la correction de ces pensées erronées ou mal crées, qui sont toujours la source de tout problème. Cette correction permet alors à l’Amour du Saint-Esprit de diriger notre comportement dans le monde.

 

L’état d’Esprit-Un

L’état d’Esprit-Un du Christ est le monde du Ciel11 ou la connaissance ; le monde d’avant la séparation du pur-esprit12, de l’amour13, de la vérité, de l’éternité, de l’infini et de la réalité, où l’état Unifié14 de la création15 de Dieu – la somme de toutes ses Pensées16, est non brisée. C’est l’état naturel de la communication17 directe avec Dieu et de Sa création qui existait avant que l’esprit du Fils de Dieu a pensé à se séparer. Dans cet état, l’unité parfaite de la Trinité18 est maintenue. La Trinité consiste de : Dieu19 le Père, 2) Son Fils20, le Christ22, notre vrai Soi22; et 3) le Saint-Esprit23, la Voix pour Dieu (voir le Saint-Esprit23). Nos créations24 sont incluses dans la Deuxième Personne de la Trinité. La Deuxième Personne de la Trinité n’est pas identifiée exclusivement par Jésus25, qui fait partie du Christ, comme nous le faisons tous.

 

L’état d’esprit faux

L'ego consiste en trois concepts fondamentaux : le péché26 ; la croyance de s’être séparé de Dieu ; la culpabilité27 ; l’expérience d’avoir fauté, d’avoir fait quelque chose de mal qui émane de notre croyance d’avoir attaqué Dieu en usurpant Son rôle de Première Cause, faisant de nous-même la première cause ; et la peur28 : l’émotion qui suit inévitablement la culpabilité, qui vient de notre croyance dans le péché et fondée sur notre pensée que nous méritons d’être puni par le dieu de vengeance fabriqué par l'ego.

 

Pour assurer sa survie, l'ego attire continuellement la culpabilité envers lui-même, puisque la culpabilité prouve sa réalité et c’est le péché qui a donné naissance à l'ego. Une fois qu’il a établi la réalité de la culpabilité, l'ego nous enseigne de ne plus jamais l’approcher ou même de la regarder, car il dit que nous allons soit être détruit par un père en colère et vengeur – un dieu que l'ego a fabriqué, en fait pour remplir son but – avec l’intention de nous punir pour notre faute envers lui ou bien anéanti dans l’oubli de notre propre néant. Cette peur conserve la culpabilité et le péché intacts, car ne les voyant pas comme étant des décisions de nos esprits, nous ne pouvons jamais changer notre croyance en eux.

 

Laissé avec l’anxiété et la terreur provoquées par la peur de Dieu, notre seul recours est de nous tourner vers l'ego pour de l’aide, puisque Dieu est devenu notre ennemi. Le plan de salut de la culpabilité de l'ego contient deux parties : la première est le déni29, où nous repoussons notre culpabilité hors de notre conscience, espérant qu’en ne voyant pas le problème, il n’y sera plus. En deuxième, après que la culpabilité est niée, nous la projetons à l’extérieur de nous sur quelqu'un d’autre, espérant magiquement30 de devenir exempt de culpabilité en la plaçant inconsciemment en dehors de nous.

 

La projection76 contient deux formes principales : les relations particulières de haine et celles d’amour75. Dans les relations de haine spéciale, notre haine de soi ou culpabilité est transférée sur les autres, leur donnant la responsabilité de la misère que nous ressentons. Notre colère ou attaque essaie de justifier la projection, renforçant la culpabilité des autres pour les fautes que nous avons projetées à partir de nous-même. Les relations particulières d’amour ont le même but de projeter la culpabilité, bien que la forme diffère de beaucoup. Notre culpabilité enseigne que nous sommes vide, inaccompli, incomplet et dans le besoin, tous les aspects du principe de manque31. Croyant que cette insuffisance ne pourra jamais être corrigée, nous cherchons en dehors de nous, pour ces personnes qui peuvent nous compléter. L’amour particulier prend ainsi cette forme : «J’ai certains besoins que Dieu ne peut rencontrer, mais toi, personne spéciale avec des attributs particuliers, tu peux les satisfaire. Lorsque tu le feras, je t’aimerai. Sinon, mon amour tournera à la haine».

 

Le monde de l'ego devient divisé en ennemis (haine spéciale) ou idoles-sauveur32 (amour spécial), et la vraie Identité du Christ chez les autres est obscurcie. Le jugement33, toujours basé sur le passé plutôt que l’acceptation dans le présent, est le principe qui guide l'ego. À travers les relations particulières, l’ego soutient son existence en maintenant la culpabilité, puisque se servir des autres pour rencontrer ses besoins constitue une attaque, et n’importe quelle forme d’attaque renforce la culpabilité. Ceci met en branle le cycle de culpabilité-attaque, dans lequel, plus il y a de culpabilité, plus grand sera le besoin de la projeter en attaquant les autres à travers les relations particulières, lesquelles ne font qu’ajouter à la culpabilité, augmentant le besoin de la projeter.

 

L’état d’esprit faux de l'ego est un rêve34 de séparation35, le plus clairement exprimé dans le monde36 physique qui a été fabriqué comme «une attaque envers Dieu» (Livre d’Exercices p. II.3.2:1). L’existence du corps37 en est une de maladie38, souffrance39 et de mort40, qui témoignent de l’apparente réalité du corps en opposition à l’esprit, lequel ne peut éprouver de douleur, ni mourir. La crucifixion41 est le symbole du Cours pour l'ego, représentant la croyance en l’attaque et au sacrifice42, où l’un gagne aux dépens de la perte de l’autre. Tous les aspects du monde séparé sont illusoires, puisque ce qui est de Dieu ne peut jamais être séparé de Lui, et par le fait même ce qui semble séparé de Dieu ne peut être réel. Ceci est exprimé par le principe du Cours «les idées ne quittent pas leur source»43: nous sommes une Idée (ou Pensée) dans l’Esprit44 de Dieu qui n’a jamais quitté sa Source.

 

L’état d’esprit juste

La Réponse45 de Dieu à la séparation est le Saint-Esprit23, et Son plan pour défaire l'ego est appelé l’Expiation46 ou la Correction. «Un Cours en Miracles» emploie plusieurs termes qui reflètent le plan du Saint-Esprit, et chacun est un synonyme éventuel pour l’autre. Ils comprennent : miracle47, pardon48, salut49 guérison50, le Monde Réel51, vraie perception52, vision53, visage du Christ54, raison55, justice56, instant saint57, relation sainte58, fonction59, rêve heureux60, Second Avènement61, Parole de Dieu62, Dernier (final) Jugement63, résurrection64, rédemption, correction, éveil65 et défaire.

 

Ces termes qui appartiennent au monde séparé de perception réfèrent au processus66 (le miracle) qui corrige nos mauvaises perceptions, renversant notre écoute de la voix de péché et de peur de l'ego pour la Voix de pardon du Saint-Esprit. De cette manière, les relations particulières ou non saintes deviennent saintes. Sans ces relations, nous n’aurions aucune façon d’être libéré de la culpabilité que l'ego nous a appris à enterrer par le déni, et à conserver par la projection. Pendant que la pratique du pardon (ou de défaire la culpabilité) est habituellement expérimentée comme une période longue et complexe, elle peut être comprise essentiellement comme un processus de trois étapes. (T-5.VII.6; L-pI.23.5; L-pI.70.1-4; L-pI.196.7-11).

La première étape renverse la projection lorsque nous réalisons que la culpabilité ne se trouve pas dans quelqu'un d’autre mais en nous-même.

 

En deuxième, maintenant que la culpabilité est venue à notre attention et que nous reconnaissons que sa source est en nous, nous défaisons cette décision66, en choisissant de nous voir comme des Enfants de Dieu innocents, plutôt que des enfants coupables de l'ego. Ces deux étapes relèvent de notre responsabilité et la dernière du Saint-Esprit, Qui est capable de nous enlever la culpabilité maintenant que nous Lui avons abandonnée, la regardant68 avec Son Amour à côté de nous, et ainsi sans jugement ni culpabilité. Cette observation sans jugement, dans un doux rire70, est la signification du pardon. Nous servant du Livre d’Exercices comme guide, nous devenons entraîné avec le temps à entendre la Voix du Saint-Esprit, apprenant que toutes choses sont des occasions pour apprendre le pardon. (Livre d’Exercices, leçon 193).

 

Ce qui illustre bien l’aspect de ce processus de pardon sont les références sur les périodes de dérangement70 et apporter la noirceur (illusions) à la lumière (vérité 71) également à la leçon 284. Ces références reflètent la difficulté presque inévitable qui en résulte lorsqu’on commence à prendre sérieusement les leçons du Saint-Esprit et qu’on permet à la profonde culpabilité niée de commencer à faire surface dans sa conscience.

 

Lorsque notre culpabilité est finalement défaite, l’état d’esprit-juste ayant corrigé l’état d’esprit-faux, le pont72 vers le Monde Réel est complet. La mémoire de Dieu73 descend dans nos esprits, puisque toutes les interférences qui se trouvaient ont été enlevées et nous voyons la face du Christ dans tout le monde. Ce monde d’illusion et de séparation se termine pendant que Dieu prend le dernier pas74, se penchant pour nous élever à Lui-même. Rétabli à l’Esprit Unifié du Christ, «nous sommes à la maison, où Dieu voudrait nous voir être» (T-31.VIII.12:8).

 

Ken wapnick

Repost 0
17 juin 2011 5 17 /06 /juin /2011 21:42

Question :

Voudriez-vous commenter sur l'idée que « toute pensée produit une forme à   un certain niveau » (T.2.VI.9:14) ? Pourriez-vous donner quelques exemples, et comment cela peut avoir trait dans notre travail avec Un Cours en Miracles.

 

Réponse :

Le sens de cette importante déclaration est que la pensée et les effets de penser se font simultanément, comme Jésus le répète dans la leçon 19 : « La pensée et son résultat sont réellement simultanés, parce que les causes et les effets ne sont jamais séparés » (Leçon PI.19.1:4). Comme l'indiquent les phrases précédentes du paragraphe, Jésus essayait d'enseigner à Helen et à chacun de nous, que notre façon de gérer la peur de la puissance de notre esprit est de croire que nous pouvons avoir des pensées « inefficaces » ou   « inactives ». Et Jésus corrige cela en disant que toutes nos pensées ont des effets. Il met l'accent sur ce même enseignement dans les leçons 16 et 17 du livre d’exercices.

 

La plupart d'entre nous sommes habitués à penser que nos pensées n'ont aucun effet si nous ne les partageons pas ou si nous n'agissons pas suite à ces pensées. C'est parce que nous ne croyons pas que nous sommes des esprits, ou si nous croyons être des esprits, nous croyons que l'esprit se trouve dans le corps, et que le corps n'agit pas sur la pensée et  n'a dons aucun effet. Jésus enseigne que nos pensées ont toujours des effets. Une pensée de haine, par exemple, même si elle est tenue totalement « privée », a un effet dans l'esprit de la personne qui la pense, parce que c'est une pensée de séparation et cette pensée bannit la paix en bannissant la vérité. Toutefois, cela ne signifie pas que si vous avez des pensées de colère envers quelqu'un et que cette personne fait une crise cardiaque, que ce sont vos pensées qui ont causé la crise cardiaque. Personne ne peut choisir pour quelqu’un d'autre, comme l'explique Jésus dans la leçon 152, « le pouvoir de décision est le mien propre » (Leçon PI.152).

 

Prise au niveau de la métaphysique, la déclaration signifie que chaque pensée est exprimée dans le rêve en termes d'un « script » analogue à une bibliothèque de bandes vidéo, où l'expression de chaque pensée serait représentée par une bande vidéo. Certaines parties des leçons 158 et 169 se réfèrent à cette notion de « script » (Leçon PI.158, 169).

 

Ken Wapnick

 

Cet article provient du site d’Hélène Caron :    

 

WWW.uncoursenmiraclesurtext.com.

qui les a traduites suite à leur parution sur le site :

 

www.facimoutreach.org/qa/indextoquestions.htm  (question 662)

Merci à elle pour son énorme travail de traduction et son aimable autorisation de partage. 

 

Repost 0
2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:22

Le but du Cours en Miracles n’est pas la dissolution du soi séparé, mais seulement la dissolution de l’aspect esprit erroné de ce soi/ego, laissant le soi individuel dans un état de bonheur et de paix.

 

« Ce cours a établi de façon explicite que son but pour vous est le bonheur et la paix » (T.13.II.7 :1).

« N’oubliez pas que la motivation pour ce cours est d’atteindre et de conserver un état de paix. Étant donné cet état, l’esprit est quiet, et la condition est atteinte pour vous souvenir de Dieu» (T-24.In. :1, 2)

 

Le soi n’est pas annihilé, c’est simplement que notre identité d’ego disparaît. Selon nos croyances, la perte du soi est terrifiante car c’est ce qui mène à la dissolution du corps, ou à la perte d’identité au soi, et cela vient de faire l’équation suivante ; corps égale soi, ou mieux, ego égale soi. Cette identification au soi est pourtant faite de culpabilité, d’attaque, de maladie, de pénurie et de mort, et c’est seulement ce soi qui partira en premier. Par conséquent, ce qui reste, lorsque nous apprenons à pardonner, est le soi de l’esprit juste, qui éventuellement devient la base pour notre être dans le monde réel. Et rendu à ce point-là, la perte de notre individualité n’est plus crainte, mais bienvenue. Cet état est décrit de belle façon dans les sections          « Le monde pardonné » (T-17.II) et « Où le péché n’est plus » (T-26.IV). Dans la leçon 155 « Je vais Lui céder le pas et Le laisser me conduire », nous trouvons peut-être la plus claire expression d’Un Cours en Miracles quant à cette douce phase du processus de retour au vrai Soi :

 

« Il y a une façon de vivre dans le monde qui n'est pas d’ici, bien que ça semble l'être. Vous ne changez pas d'apparence mais vous souriez plus souvent. Votre front est serein, et vos yeux sont tranquilles. Ceux qui parcourent le monde comme vous le faites reconnaissent les leurs. Or ceux qui n'ont pas encore perçu la voie vous reconnaîtront aussi. Ils croiront que vous êtes comme eux, comme vous l’étiez auparavant… »

 

La leçon continue en discutant la nature illusoire du monde, dont l’objectif est de perpétuer le système de pensée de l’ego d’individualité, et il nous est demandé de faire de la vérité du Saint Esprit notre réalité, pendant que nous semblons marcher dans le monde. Ce sont aux illusions concernant notre identité qu’on nous demande de renoncer, pas au monde lui-même, de manière à pouvoir devenir des modèles pour les autres, ceux qui ont à faire le même choix que nous :

 

« … Si la vérité demandait d’eux qu’ils abandonnent le monde, cela leur paraîtrait comme demander de sacrifier quelque chose de réel. Beaucoup ont choisi de renoncer au monde tout en croyant encore que le monde était réel. Et ils ont souffert du sentiment de perte, et n'ont pas été délivrés du monde en conséquence. D'autres encore n'ont choisi que ce monde, et ils ont souffert d'un sentiment de perte encore plus profond, mais qu'ils n'ont pas compris.

 

Entre ces sentiers, il y a une autre voie, une voie qui conduit loin des pertes de toutes sortes, puisque le sacrifice et la privation sont tous les deux rapidement laissés derrière. C'est la voie qui vous est assignée maintenant. Vous marchez sur la voie comme  le font les autres, mais vous ne semblez pas être distinct d'eux, bien que vous le soyez en effet. Ainsi, vous pouvez les servir tout en vous rendant service à vous-même, et placer leurs pas sur le chemin que Dieu vous a ouvert, et leur a ouvert par vous.

 

L'illusion paraît encore s'accrocher à vous pour que vous puissiez les atteindre. Pourtant elle a cédé le pas. Et ce n'est pas de l'illusion qu’ils vous entendent parler, ni l'illusion que vous amenez leurs yeux à regarder et leur esprit à saisir. Et la vérité, qui marche devant vous, ne peut pas non plus leur parler par les illusions, car la route mène au-delà des illusions maintenant, tandis qu’en chemin vous les appelez, pour qu'ils vous suivent».

 

Ceci est l’accomplissement du soi de l’esprit juste. L’étudiant fait encore l’expérience d’une individualité, mais c’est une individualité heureuse et en paix. Pourtant, le voyage n’est pas terminé encore, car l’unité vraie n’a pas été atteinte. Toutefois, la pensée de la fin du soi séparé n’est plus vécue comme menaçante, car il n’y a plus de culpabilité à chérir et à protéger.

 

La magnifique leçon 155 aborde la question de la fin du voyage : 

 

« Or à la fin du voyage, il n'y aura pas de fossé, pas de distance entre la vérité et vous. Et toutes les illusions qui étaient sur les chemins que vous avez parcourus auront  disparues elle aussi. Il n’y aura rien qui subsiste pour garder la vérité à l'écart de la complétude de Dieu, aussi sacrée que Lui. Ayez la foi et cédez le pas, laissez la vérité vous guider dans la voie. Vous ne savez pas où vous allez. Mais Celui qui connaît va avec vous. Laissez-Le vous conduire avec les autres.

 

Quand les rêves seront terminés, quand le temps aura fermé la porte sur toutes choses qui passent et que les miracles n’auront plus de but, le Fils sacré de Dieu ne fera plus de voyages. Il n'y aura pas de souhait d’être illusion plutôt que vérité. Nous avançons dans cette direction-là, à mesure que nous progressons sur lav oie que la vérité nous indique. Ceci est notre dernier voyage, le voyage final que nous faisons pour chacun. Il ne faut pas que nous perdions notre chemin. Car, de même que la vérité va devant nous, elle va aussi devant nos frères qui nous suivront…

 

…Vos pieds ont été mis avec sûreté sur la route qui mène le monde à Dieu. Ne vous tournez pas vers des routes qui semblent vous conduire ailleurs. Les rêves ne sont pas un guide digne de vous, vous qui êtes le Fils de Dieu. N'oubliez pas qu'Il a placé Sa main dans la vôtre, et qu'Il vous a donné vos frères, connaissant que vous êtes digne de Sa confiance. Il ne peut pas S’être trompé. Sa confiance a rendu certain votre chemin et sûr votre objectif. Vous ne décevrez ni vos frères, ni votre Soi »

 

Par conséquent, nous pouvons dire que le but d’Un Cours en Miracles est la transformation du soi de l’ego, et l’atteinte du monde réel, non la transcendance du soi et le retour au Ciel.

 

Par Ken Wapnick : « The journey home »

Traduction : Hélene Caron - merci à elle pour ce partage

www.uncoursenmiraclesurtext.com

Repost 0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 16:45

On ne peut pas comprendre un passage particulier du Cours sans une appréciation correcte de la totalité. C’est la même remarque que nous avons vu précédemment dans le paragraphe cité deux fois où, parlant de l’Unité du Christ, Jésus nous enseigne que « la Filialité en son Unité transcende la somme de ses parties. » (T-2.VII.6:3) Ultérieurement, dans le texte, il ajoute que le message de l’Expiation qu’il nous apporte, transcende dans sa totalité la somme de ses parties (T-4.III.1:6).

 

Donc, pour récapituler, un étudiant d’Un Cours en Miracles ne sera jamais vraiment capable de comprendre un quelconque passage sans comprendre d’abord la totalité, tout comme un thérapeute serait irresponsable d’essayer d’analyser le rêve d’une personne relativement inconnu (encore moins un quelconque comportement), sans apprécier d’abord où ce rêve particulier (ou comportement) s’intègre dans l’ensemble de la vie de la personne.

 

Malheureusement, toutefois, comme nous l’avons vu précédemment, beaucoup d’étudiants sont invariablement tentés de prendre une phrase ou un paragraphe hors de son contexte dans le Cours, et affirmer ensuite qu’Un Cours en Miracles veut dire ce que les mots disent, quand en réalité ils ont contredit le message même du Cours. Ceci ne serait pas différent, par exemple, que de prendre la célèbre ouverture en quatre notes de la Cinquième Symphonie de Beethoven et d’affirmer que les trois sol et le mi-bémol constituent la symphonie, plutôt que de comprendre l’incroyable développement de ce simple motif à travers les quatre mouvements qui constituent véritablement la symphonie.

 

Le génie de Beethoven ne reposait pas seulement dans ses mélodies ou dans ses thèmes, mais plutôt dans leur développement à travers la musique, lequel développement reflétait son propre développement intérieur en tant qu’artiste et personne. De la même façon, personne n’oserait juger Hamlet ou Macbeth au travers, respectivement, des scènes comiques du fossoyeur et du portier ivre, scènes ayant pour but de soulager la tension à mesure que les drames successifs les conduisent vers une fin tragique. Ça serait tout à fait une erreur de considérer ces scènes comme représentatives de la pièce.

 

Encore une fois, le point que je veux faire c’est de dire que retirer un passage musical ou une scène de l’oeuvre d’un génie, pour proclamer qu’il ou qu’elle représente la totalité de cette oeuvre, revient à prendre hors de leur contexte des passages d’Un Cours en Miracles et penser qu’ils reflètent pour nous le véritable message de Jésus. Les effets à court terme peuvent difficilement valoir la perte des bénéfices à long terme résultant de l’étude d’Un Cours en Miracles tel qu’il est. Au lieu de cela, les étudiants devraient toujours s’efforcer de comprendre les enseignements du Cours à la lumière de leur expérience personnelle grandissante consistant à laisser s’en aller la culpabilité à travers le pardon. Au fur et à mesure que moins de culpabilité demeurera pour déformer la perception, la lumière de la vérité d’Un Cours en Miracles brillera de plus en plus à travers elle, permettant à l’étudiant de comprendre les enseignements de Jésus avec davantage de clarté.

 

Ken WAPNICK

 

Source: "L'usage du langage dans le Cours" extrait du livre "Le message d'un Cours en miracles"

 

Repost 0
6 mai 2011 5 06 /05 /mai /2011 16:44

Une pratique religieuse importante au cœur de la tradition judéo-chrétienne est la prière. Ici aussi nous voyons que la prière, dans son sens usuel (importuner Dieu ou ses représentants en leur demandant de faire en sorte que les choses tournent bien), est simplement une autre façon de rendre l’erreur réelle. La prière est basée sur l’hypothèse qu’il y a un véritable problème ici et que cela demande une correction ou une réparation à ce niveau. Il n’est pas nécessaire d’avoir un doctorat en psychologie pour reconnaître que presque toute prière, directement ou indirectement, est basée sur une image anthropomorphique de Dieu qui va par magie satisfaire nos besoins (accepter notre requête de punir nos ennemis, de prévenir les désastres, de guérir la maladie, d’apporter des gains matériels, etc…) et servir le rôle du parent idéal qu’aucun d’entre nous n’a eu. En ce sens, Freud avait raison lorsqu’il a reconnu que notre croyance en Dieu était une projection positive ou négative de notre expérience avec nos propres parents. Accidentellement, alors qu’il avait raison en ce qui concerne de la distorsion qu’a l’égo de Dieu, il est passé complètement à côté en faisant de toutes les expériences de Dieu des distorsions. En réalité, bien sûr, nos expériences de nos parents, sans mentionner celles de toutes nos relations, sont des projections de notre expérience profondément réprimée de Dieu.

 

La vision de la prière d’Un Cours en Miracles suit logiquement ses fondations métaphysiques. S’il n’y a pas de monde à l’extérieur de notre esprit collectif et qu’il n’y a d’autre problème que la croyance en un problème, la prière, dans son sens traditionnel, est hors de propos. Pourquoi prier pour quelque chose ou pour l’amélioration d’une condition qui est intrinsèquement illusoire ? Il ne faudrait alors prier que pour demander d’accepter la vérité qui est déjà ici. En ce sens, la prière n’est donc pas différente du pardon ou du miracle, parce qu’ils reflètent tous le processus du défaire du système de pensée de l’égo qui n’a jamais été, laissant être l’Amour de Dieu qui a toujours été. La prière, par conséquent, ce n’est pas demander des choses ou des faveurs spéciales. C’est plutôt une attitude de pardon, demandant l’aide du Saint-Esprit de se joindre à l’autre dans une relation sainte et de corriger la relation spéciale qui est le foyer de la culpabilité de l’égo. (Love does not condemn, p. 492, 493).

 

En bas de l’échelle, la prière « prend la forme qui correspond le mieux à tes besoins » car l’échelle reflète le processus de la prière, « un moyen offert par le Saint Esprit pour atteindre Dieu ». C’est le moyen par lequel le Fils de Dieu quitte des buts séparés et des intérêts séparés et se tourne dans une joie sainte vers l’union de son Père et de lui-même.

 

En prenant en considération notre discussion des premiers chapitres sur le Saint Esprit, nous pouvons mieux comprendre la signification de certains passages du Cours qui évoquent la réponse du Saint Esprit à tous nos besoins : […] « Le Saint Esprit répondra à tous tes problèmes spécifiques aussi longtemps que tu croiras que tes problèmes sont spécifiques. Sa réponse est à la fois plusieurs et une, aussi longtemps que tu crois que l’Un est multiple » (Text, p. 196).

 

Et ce passage, venant en partie du fameux passage d’Isaïe, expose ceci : « Une fois que tu acceptes son plan comme étant la seule fonction que tu voudrais remplir, il n’y aura rien d’autre que le Saint Esprit ne voudra arranger pour toi sans effort de ta part. Il ira devant toi en aplanissant ton chemin et en ne laissant sur ton chemin aucune pierre sur laquelle trébucher et aucun obstacle te barrer la route. Rien de ce dont tu auras besoin ne te sera refusé. Aucune difficulté apparente ne se dissipera avant que tu l’atteignes. Tu ne dois penser à rien, insouciant de tout, excepté de ce seul but que tu voudrais réaliser. Comme cela t’a été donné, cette réalisation sera. La garantie de Dieu tiendra contre tous les obstacles, parce qu’elle s’appuie sur la certitude et non sur la probabilité. Elle repose sur toi. Et qu’est-ce qui peut être moins sûr qu’un fils de Dieu ? » (Texte, p.404)

 

Une lecture superficielle d’un tel passage laissera sans doute l’impression d’un Dieu personnel, ou Son Esprit, qui remplirait par magie nos besoins spéciaux, un « Papa gâteau » dont l’amour qu’il nous porte est mesuré par sa bienfaisance. Ce n’est clairement pas l’enseignement du Cours puisque son fondement métaphysique est que Dieu n’est même pas au courant du rêve. Le livre d’exercice explique clairement, par exemple : « Ne pense pas qu’Il [Dieu] entend les petites prières de ceux qui l’appellent avec des noms d’idoles chéris par le monde. Ils ne peuvent pas l’atteindre comme ceci. Il ne peut pas entendre les requêtes qui impliquent qu’il n’est pas lui-même ou que son fils reçoive un autre nom que le Sien…. Assieds-toi calmement et laisse Son Nom devenir l’idée qui englobe tout et qui occupe entièrement ton esprit. Fais taire toutes les pensées sauf celle-là… Tourne toi ver le Nom de Dieu pour ta libération, et cela t’es donné. Aucune prière sauf celle-là n’est nécessaire, parce qu’elle les contient toutes en elle-même. Les mots sont insignifiants et toutes les requêtes sont inutiles quand un Fils de Dieu appelle le Nom de son Père » (Livre d’exercice, p. 335).

 

Ainsi, le passage ci-dessus évoquant l’activité du Saint Esprit dans nos vies reflète, comme nous l’avons dit dans le chapitre 12, l’expérience de la présence abstraite de l’amour de Dieu dans nos esprits divisés. Le « plan » du Saint-Esprit est le défaire du script de peur et de douleur de l’égo, à travers sa présence permanente. Nos esprits qui sont enracinés dans le plan de l’égo interprète par conséquent ce changement d’esprit comme étant fait pour nous par le Saint Esprit. De plus, « la garantie de Dieu… contre tous les obstacles » reflète la paix qui suit inévitablement le défaire de la culpabilité par le fait d’accepter son plan. Sans la culpabilité, la demande de punition s’en va aussi. Ainsi tous les jugements, qui sont vus comme étant des expressions d’amour ou des appels à l’amour, ainsi que la certitude de Dieu à notre égard comme étant Son Fils deviennent également notre.

 

La prière est donc contenu et non forme, le contenu de l’amour, notre seul but: “Pour parler justement, les mots ne jouent aucun rôle dans la guérison. L’élément motivant est la prière ou la demande. Ce que tu demandes, tu le reçois. Mais cela fait référence à la prière du cœur et non aux mots que tu utilises en priant… Dieu ne comprend pas les mots parce qu’ils ont été fait par des esprits séparés pour se maintenir dans l’illusion de la séparation. Les mots peuvent être utiles, particulièrement pour les débutants dans le but de faciliter la concentration et l’exclusion, ou au moins le contrôle des pensées étrangères. (Love does not condemn, p. 493, 494, 495) . Par conséquent, lors de l’instant original, le Fils a prié pour être libéré de la présence de l’amour dans son esprit. Ainsi, le monde a été fait par cet esprit en réponse à sa demande de protection à l’égard Dieu.

 

Cependant, alors que nous pensons que nous sommes réellement ici dans ce monde, il y a des besoins qui semblent devoir être comblés et des décisions qui ont besoin d’être prises. « Le chant de la prière » explique ceci : « On t’a dit [dans le Cours] de demander au Saint Esprit de répondre à n’importe quel problème spécifique et que tu recevras une réponse spécifique si tel est ton besoin… Il y a des décisions à prendre ici, et elles doivent être prises, qu’elles soient ou non des illusions. On ne peut pas te demander d’accepter des réponses qui sont au-delà du niveau de besoin que tu peux reconnaître. Par conséquent, ce n’est pas la forme de la question qui importe, ni comment cette question est posée. La forme de la réponse, si elle est donnée par Dieu, conviendra à tes besoins tels que tu les vois. Ce n’est rien de plus qu’un écho à la réplique de sa voix. Le véritable son est toujours une mélodie de remerciement et d’amour. Tu ne peux donc pas demander de recevoir l’écho. C’est la mélodie qui est le don. Avec elles viennent les harmoniques, les échos, mais tout cela n’est que secondaire. Dans la véritable prière, tu n’entends que la mélodie. Tout le reste est simplement ajouté. Tu as d’abord cherché le royaume des Cieux et tout le reste t’est alors vraiment été donné. »

 

Les échos et les harmoniques correspondent aux besoins dont tu crois avoir besoin, ainsi que ta demande d’aide à laquelle le Saint Esprit a répondu. Cependant, « ceci n’est que secondaire. » Ce qui prime est la mélodie, la présence d’amour du Saint Esprit qui est abstraite et au-delà de tout besoin : « Le secret de la véritable prière est d’oublier les choses dont tu penses avoir besoin. Demander des choses spécifiques est très semblable au fait de regarder le pêché puis de le pardonner. De la même manière, dans la prière, tu passes sur tes besoins spécifiques tels que tu les vois et tu les laisses aller dans les mains de Dieu. Ils deviennent alors des dons que tu Lui fais parce que tu lui dis que tu n’as pas d’autre dieu devant Lui, aucun autre amour que le sien. Quoi d’autre pourrait être sa réponse que le souvenir de Lui ? Est-ce que cela pourrait être négocié pour un conseil insignifiant à propos d’un problème d’une durée d’un instant ? Dieu ne répond que pour l’éternité. Mais toutes les petites réponses sont contenues dans celle-là. » (Love does not condemn, p. 495, 496)

 

Ainsi, Un Cours en Miracles est conçu sur deux niveaux (cela a été observé plus tôt). C’est dans l’intégration de ces deux niveaux que le véritable pouvoir et la véritable étendue du Cours peut-être réalisé. Ce double niveau est évident dans ce passage examinant le temps qui est clairement enseigné par le Cours comme étant illusoire : la linéarité étant simplement un tour de magie ou un stratagème de la part de l’égo pour convaincre le Fils de la réalité de la séparation et du monde physique. Cependant, le Cours parle beaucoup de l’importance de gagner du temps, de pardonner le passé et, dans cette magnifique leçon du livre d’exercice, de « mettre le futur entre les Mains de Dieu. » Logiquement, cela n’a pas de sens de faire confiance au futur inexistant d’un Dieu éternel. Ainsi le livre d’exercice déclare : « Dieu tient ton futur comme il tient ton passé et ton présent. Ils ne font qu’un pour Lui et ils devraient donc ne faire qu’un pour toi. Or en ce monde, la progression temporelle semble encore réelle. Il ne t’est donc pas demandé de comprendre l’absence de suite qui se trouve réellement dans le temps. Il t’est seulement demandé de lâcher prise du futur et de le mettre entre les Mains de Dieu. Et tu verras par ton expérience que tu as mis aussi le passé et le présent entre Ses Mains, parce que le passé ne te punira plus et que la crainte future sera maintenant insignifiante » (Leçon 194 du livre d’exercice).

 

En d’autres termes, le temps est irréel puisque Dieu n’existe que dans l’éternel présent. Cependant, puisque nous tous qui sommes dans le monde devons y croire et ce ne serait pas particulièrement utile de nous demander de mettre en pratique un principe qui est au delà de notre capacité de compréhension. Par conséquent, le Cours commence là où nous sommes : nous croyons en l’histoire de l’égo dans le pêché passé, pêché qui réclame la punition de Dieu et qui fait de notre crainte future une réalité justifiée. Cette leçon du livre d’exercice s’adresse particulièrement l’esprit du Fils qui pense qu’il serait stupide de faire confiance à un Dieu qui, comme le dit l’égo, nous détruirait inévitablement. La terreur serait trop grande. Par conséquent, cette leçon consiste à exprimer l’idée qu’il est sans danger de faire confiance à un Dieu par rapport à notre futur puisque l’histoire du pêché, de la culpabilité et de la peur de l’égo est fausse. En apprenant grâce à cette leçon à confier notre future à Dieu (Niveau II), nous en viendront finalement à apprendre que le temps n’est qu’un.

 

Ainsi, nous sommes gentiment  ramenés au Dieu atemporel à qui nous savons pouvoir faire confiance et aimer (Niveau I). Le processus qui consiste à corriger nos erreurs par des étapes intermédiaires fait du Cours en Miracles un enseignement unique dans l’histoire des spiritualités non-duelles. Sa correction de l’égo n’est pas réelle, mais cette correction ne s’oppose cependant pas à la réalité. Elle défait simplement la voix de l’égo, permettant au Fils d’entendre l’unique Voix dans ce monde qui peut le mener au-delà de celui-ci : « Le rêve est si effrayant, il semble si réel, qu’il [le Fils de Dieu] ne pourrait pas se réveiller à la réalité sans une sueur de terreur et sans un cri de peur mortelle, à moins qu’un rêve plus doux ne précède son réveil et ne permette à son esprit plus calme d’accueillir, et non de craindre, la Voix qui appelle avec amour pour le réveiller ; un rêve plus doux, dans lequel sa souffrance est guérie et où son frère est son ami. Dieu a voulu qu’il s’éveille doucement et avec joie, et Il lui a donné les moyens de s’éveiller sans peur (T-27.VII.13). » (Love does not condemn, p. 497, 498).

 

Par conséquent, le Saint Esprit semble répondre à nos demandes spécifiques au niveau de la forme, ce qui semble justifier une vie passée à la prier dans le but de lui demander de l’aide. En réalité, comme cela a été mentionné, le Saint Esprit est pur contenu et non forme. Ce contenu de l’amour de Dieu est présent dans nos esprits ainsi que le contenu de peur de l’égo. Le contenu de l’amour de Dieu s’adapte alors aux besoins venant de la peur. Voici une nouvelle citation du Cours : « Dieu sait ce dont son Fils a besoin avant qu’il ne demande. Il n’est pas du tout préoccupé par la forme, mais, ayant donné le contenu, Sa volonté est d’être compris. Et cela suffit. La forme s’adapte elle-même au besoin ; le contenu étant inchangé, aussi éternel que son Créateur » (Extrait du manuel).

 

L’esprit du Fils est un, à la fois dans le Ciel en tant que Christ et sur terre en tant qu’égo. Ainsi les pensées d’amour et de peur coexistent dans chaque fragment de l’esprit. Nous sommes libres de choisir la pensée à laquelle nous nous identifions. Quand nous choisissons la pensée d’amour, nous l’expérimentons comme l’intervention du Saint Esprit en notre faveur. Quand bous choisissons la pensée de peur, nous l’expérimentons comme étant une force extérieure qui agit contre nous. La première a donné naissance à des siècles de croyance en un Dieu magique, tandis que la dernière a donné naissance à la croyance au diable ou en des forces malfaisantes. Les deux sont des formes opposées de la même erreur qui nie le pouvoir qu’a notre esprit de choisir. Nous croyons que nous sommes les récipients de la grâce de Dieu ou de la malédiction du diable, tous deux extérieurs à nos esprits. Le langage du Cours reflète cette tradition de l’image du Saint Esprit ainsi que de l’égo et les ramène à l’intérieur de nos esprits, en insistant régulièrement sur l’importance de notre pouvoir de choisir. (Love does not condemn, p. 498, 499)

 

Ainsi, notre demande d’aide à ce niveau renforce la croyance que nous sommes pêcheurs, coupables et manquant de ce dont nous avons besoin. Par contre, à un autre niveau, demander sincèrement à Dieu facilite le processus par lequel nous apprenons que la Voix du Saint Esprit parle pour la vérité, tandis que l’histoire de l’ego est fausse. Cela défait l’affirmation basique de l’égo qui dit que la présence du Saint Esprit dans nos esprits est un grave danger pour nous, qu’on ne devrait pas lui faire confiance et qu’il devrait être évité à tout prix. Ainsi, il nous est demandé de faire confiance à cette présence d’amour qui veut nous aider. C’est pour cette raison qu’Un Cours en Miracles évoque le fait de demander l’aide du Saint Esprit. Ce genre de demande est situé au bas de l’échelle [de la prière], là où nous croyons être. A partir de telles demandes et d’un tel apprentissage se trouve le royaume des Cieux sur terre ou, du moins, le début de la réalisation du royaume. La prière est donc comme le pardon : « […] La prière est une façon de demander quelque chose. C’est le médium des miracles. Mais la seule prière qui ait du sens est celle du pardon parce que ceux qui ont pardonné ont tout. Une fois que le pardon a été accepté, la prière au sens usuel devient totalement insignifiante. La prière du pardon n’est rien d’autre que la requête d’être capable de reconnaître ce que tu as déjà » (Texte).

 

En d’autres mots, nous ne pouvons par prier pour ce qui n’est pas là. On ne peut prier légitimement que pour se souvenir ou accepter la vérité qui est déjà à l’intérieur, pour « Demander… de recevoir ce qui a déjà été donné, ou accepter ce qui est déjà ici » (le chant de la prière, p.1). Nous prions pour être aidé à pardonner, c'est-à-dire pour défaire l’illusion qu’il y ait déjà eu quelque chose d’autre que la parfaite unité de Dieu et du Christ. (Love does not condemn, p. 500, 501)

 

Ainsi, les réponses à nos demandes d’aide nous attendent jusqu’au moment où nous les voulons vraiment. Ce qui facilite notre désir de Dieu, c’est d’avoir ce « petit désir » pour débuter le processus de changement de perception de ceux que nous croyons être à l’extérieur de nous, ayant oublié qu’ils sont comme nous des parties du Christ. Notre méfiance à leur égard reflète notre méfiance de Dieu et finalement la méfiance de nos esprits qui ont, selon nous, choisi d’attaquer Dieu et Son Fils. Par conséquent le Cours nous dit : « Si tu veux connaître que tes prières sont exaucées, ne doute jamais d’un Fils de Dieu. Ne doute pas de lui et ne le confonds pas, car ta foi en lui est ta foi en toi-même. Si tu veux connaître Dieu et Sa Réponse, crois en moi dont la foi en toi est inébranlable. Peux-tu demander véritablement au Saint-Esprit et douter de ton frère ? Crois que ses paroles sont vraies à cause de la vérité qui est en lui. Tu t’uniras à la vérité en lui, et ses paroles seront vraies » (T-IX.4) […] « Il se peut que ton frère ne connaisse pas qui il est, mais il y a dans son esprit une lumière qui connaît. Cette lumière peut luire dans le tien, revêtant ses paroles de vérité et te rendant apte à les entendre. Ses paroles sont la réponse que le Saint Esprit te donne. Ta foi en lui est-elle assez forte pour te permettre d’entendre ? » (T.IX.2.5:8-11) […] N’entends que la Réponse de Dieu en Ses Fils et tu auras ta réponse » (T.IX.2.7:7).

 

Bien sûr, cela ne signifie pas que tu devrais faire confiance à l’égo de ton frère. Le Cours nous rappelle que « Les gens apeurés peuvent être vicieux » et que l’on ne nous demande certainement pas de nier les formes parfois vicieuses d’appel à l’aide des gens. Cependant, il nous est demandé, lorsque nous sommes en présence d’une telle expression de peur, de regarder au-delà vers l’amour de Dieu qui est vraiment appelé à l’aide, de façon à avoir foi en ce qu’au milieu du camouflage sombre de l’égo, la lumière du Christ reste intacte.

 

Source: le blog de Mathieu:  http://coursenmiracles.over-blog.fr/

(Traduction d'extraits de "Love does not condemn", p. 502, 503)

 

Repost 0
22 avril 2011 5 22 /04 /avril /2011 20:07

ImageShack, share photos, pictures, free image hosting, free video hosting, image hosting, video hosting, photo image hosting site, video hosting siteUne des formes du problème d’autorité (choisir l’ego plutôt que Dieu) serait la façon dont les gens traitent le Cours. Il y en a qui disent : "Je connais le Cours, je l’ai fait l’an dernier". Si vous êtes un étudiant sérieux après un an vous ne faites que commencer à comprendre ce dont il parle. Il représente un système de pensée que nous sommes bien loin de comprendre. Nous ne sommes qu’à l’école maternelle. Il est écrit de façon à nous parler à tous les niveaux et là où nous sommes rendus. Si vous dites l’avoir terminé en un an, c’est que vous craignez ce qu’il vous dit. Le Cours devrait être traité avec beaucoup d’humilité et de respect en voyant qu’il m’amène dans un état beaucoup plus haut que celui auquel je suis rendu présentement. Si je crois avoir terminé, je ne le laisserai jamais m’enseigner beaucoup plus. Si nous nous voyons demander à Jésus pour des places de stationnement, il faut voir que nous demandons très peu. Il serait mieux de lui demander la paix de Dieu, car c’est vraiment ce que nous voulons.

 

Avec la pratique continue, vous croirez que le Cours a changé, mais c’est plutôt vous qui voyez plus clairement. Il y a une ligne merveilleuse dans le Texte qui dit : "Soyez humbles face à Lui, mais grand en Lui". Nous sommes grands par notre état christique et notre filiation avec Dieu et nous partageons donc la majesté et la grandeur du Ciel. Le problème est de croire l’avoir volé et cela nous fait sentir terriblement coupables et craintifs. L’humilité entre en scène lorsque je reconnais cette vérité, mais aussi que je ne suis pas encore rendu là et que j’ai besoin d’aide pour m’amener du monde misérable que j’ai fait jusqu’au monde merveilleux que Dieu a créé.

 

Quelqu'un demandait à Ken de parler des différents niveaux de compréhension qu’on peut vivre en faisant le Cours ainsi que la paix et le réconfort qu’on y trouve en le pratiquant. Il répondit : "c’est comme enlever des pelures à un oignon, car vous pouvez lire les mêmes lignes que vous avez lues il y a cinq ans et maintenant vous les comprenez. En ce temps, elles étaient très utiles pour vous et au niveau que vous pouviez alors accepter".

 

Au début du Cours Jésus disait à Helen et Bill d’étudier les notes qu’il leur avait données, car sinon ils seraient terrifiés par ce qui pourrait arriver plus tard. Vous devez avancer pas par pas, du chapitre 1er au 31ème et lorsque vous le recommencerez, vous croirez lire un livre différent. Le Livre d’Exercices ne devrait être fait qu’une seule fois, bien qu’il soit bon de le relire, mais le Texte est le travail d’une vie entière. Maîtriser ce système de pensée est le travail de toute une vie, car personne ne soupçonne la quantité de déni et de peur qui se trouvent à l’intérieur de chacun. C’est ce qui explique aussi toutes les autres manières de faire le Cours qui se trouvent sur le marché pour nous faire croire que nous pouvons le faire différemment.

 

Nous devons approcher l’étude du Cours avec humilité et abandonner nos propres opinions. Nous sommes tentés de prendre la Vérité et de l’apporter dans l’illusion. C’est la tentation de la réduire à notre grandeur. C’est en effet ce que l'ego a fait au début, il a pris l’Autorité et l’Amour de Dieu et les a ramenés à sa hauteur, comme il l'a fait par exemple dans la Bible. Il les a décrits à sa propre image en disant que ce monde est sacré, que certains endroits sont sacrés et que la vie que je crée est sacrée. Ce sont toutes des retombées du problème d’autorité.

 

C’est la même chose qui se produit avec le Cours, au lieu de respecter son autorité et son auteur et de grandir grâce à son aide, nous l’arrangeons à notre manière. La même chose se produit inconsciemment et subtilement lorsque nous pensons pouvoir mieux aider une personne, en disant à Jésus : "Tu ne peux pas sauver cette personne, mais moi je le peux". C’est encore une autre façon de rejeter son autorité.

 

Source :  « Le problème de l’autorité, racine de tous les maux. »

Atelier donné par Kenneth Wapnick, Ph.D.- Octobre 1989, Roscoe, NY

Repost 0
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 19:59

Voici une question-réponse de Ken Wapnick, qui pourra intéresser bien des insomniaques, et plutôt d'actualité en ce qui me concerne. Toutefois, sauf si l'agitation mentale est trop forte, j'ai découvert un "truc" très efficace, jusqu'a un certain point donc. Je vous le partage:  Je me met sur le dos dans mon lit, le plus confortablement possible et je focalise ma conscience sur mon corps, délaissant mes pensées au maximum. Pour ceux qui n'ont pas l'habitude, il est plus facile de commencer par un menbre: une jambe, un bras... et faire comme si notre conscience y entrait, jusqu'à sentir physiquement ce menbre, comme si on l'avait rempli d'énergie (engourdissement). Puis, il faut étendre cet invetissement dans tous le reste du corps. C'est difficile de le faire plus de quelques secondes au début. Mais moins d'une minute suffit pour tomber dans le sommeil. En effet, cette focalisation court-circuite le mental, l'agitateur qui empêche de dormir. Et comme la nature a horreur du vide, le sommeil se précipite dans cette courte absence de pensée... Je ne dis pas qu'il est "mal" d'utiliser des somnifères, donc de la "magie", mais quand on peut s'en passer et éviter une dangereuse accoutumance, et accessoirement des maux d'estomac, pourquoi pas essayer ?

Christalain

  

Question :  

J’étudie Un Cours en Miracles depuis 1982. Je suis confronté à l’insomnie depuis environ 18 ans. J’ai lu et relu la leçon « La maladie en tant que défense contre la vérité ». J'ai aussi beaucoup d'informations supplémentaires sous forme d'extraits d’enregistrements de Ken Wapnick. Je suis conscient que l'ego me tient dans ses griffes avec cela, pour que je sois déséquilibré et que je reste identifié à mon corps, le rendant très réel. Je m’éveille très tôt la nuit, et je reste simplement là, couché, essayant de stopper les pensées négatives qui m’envahissent. Je demande à l'Esprit Saint de défaire ce que je pourrais bien avoir fait pour m’apporter cela dans ma vie, et je demande à Jésus de prendre ma main et de m'aider. Mais je finis toujours par tomber sous l'emprise de l’ego et je deviens tellement en colère que cela rend ma vie encore plus difficile. Cela m’épuise tellement qu’il est difficile de me rappeler de rester à l'écoute de ma petite voix tranquille. Si seulement c’était une grosse voix, qui résonne bien fort…

 

Réponse : 

Vous ne mentionnez pas si vous prenez des mesures pour vous  aider dans votre insomnie au niveau de la forme. Bien entendu, c'est par là que doit démarrer le processus de guérison, puisque nous croyons être des corps et, comme vous le dites si bien, nous prenons le corps très au sérieux en le rendant réel. On reste fidèle au processus du cours lorsqu’on reconnait l'ego à l’œuvre, tout en s’aidant en prenant les remèdes nécessaires pour traiter la maladie. Comme avec plusieurs de nos problèmes, l'ego nous laisse aller et venir. Comme vous le mentionnez vous-même, l’insomnie sert l'ego de plusieurs façons, comme distraction initiale, comme moyen de provoquer des conflits, et aussi comme moyen parfait pour noyer « la petite voix tranquille », sans parler de la culpabilité d’être engagé vigoureusement avec l'ego dans l'ensemble du processus. C’est en effet une situation épuisante, qui certainement exacerbe les effets de l'insomnie.

 

Avez-vous essayé d'écouter vos enregistrements UCEM ? Si elles ne vous portent pas à vous endormir, ce serait un moyen utile pour passer le temps quand vous êtes éveillé, et cela irait à l'encontre de l’objectif de l'ego de distraction et de conflit. Si, voulant entendre le message du cours durant les petites heures du matin, vous n'êtes plus intéressé à dormir, il se pourrait que l'ego cesse d’utiliser l'insomnie comme arme, une arme particulièrement ingénieuse. Un Cours en Miracles nous enseigne comment nous éveiller dans le rêve, et l'ego choisit le « manque de sommeil » en tant qu’arme pour attaquer.

 

Dans l'arsenal de l'ego, l’insomnie devient un agresseur. Utiliser le corps de cette façon devient la stratégie habituelle conçue par l’ego pour produire des sentiments de victimisation, apparemment indissociables dans l'esprit. Le cours, d'autre part, nous dit que le problème trouve son origine dans l'esprit qui a fait un choix de s'identifier avec le monde de séparation et de particularité de l'ego. Et cela fut fait bien avant l'insomnie, et la colère qui en découle. Bien que la magie fonctionne pour porter le problème au niveau de la forme, elle ne fonctionne pas pour y apporter la correction.

 

L’aide de l'Esprit Saint s'appuie sur notre volonté d'assumer la responsabilité pour avoir fait ce choix, afin de pouvoir défaire l'erreur. Les pensées négatives que vous mentionnez ne disparaîtront pas sans cette volonté d'en assumer la responsabilité. Très souvent, l’honnêteté de dire ; « Je suis dans cette situation (insomnie, ou que sais-je encore) parce que je veux être une victime en colère », lui enlèvera pas mal de punch. Du moins, cela désencombre nos esprits confus, et cède la place à un début de guérison. Se sentir coupable à ce propos ne fera qu’ajouter à l’emprise de l'ego. Ce que le cours conseille dans les lois du chaos, s'applique aux objectifs de l'ego dans votre insomnie, comme avec toutes les autres emprises de l'ego: « Laisse-nous donc les regarder calmement, pour que nous puissions voir au-delà et comprendre ce qu'ils sont [les mensonges de l’ego n'ont aucun effet réel], non ce que ces mensonges voudraient maintenir [que la séparation et le corps sont réels] » (T.23.II.1:4). Calmement est un mot très important ici ; cela signifie de regarder tout cela sans jugement, sans ajouter encore plus de culpabilité au feu de l'ego. Ce processus de regarder honnêtement est la manière de nous éveiller à la vérité que le cours nous enseigne, et dans cet éveil, nous trouvons notre repos : « Le repos ne vient pas de dormir, mais de s’éveiller » (T.5.II.10:4).

 

Cet article provient du site d’Hélène Caron :  

 

WWW.uncoursenmiraclesurtext.com.

qui les a traduites suite à leur parution sur le site :

 

www.facimoutreach.org/qa/indextoquestions.htm  (question 238)

 

Merci à elle pour son énorme travail de traduction et son aimable autorisation de partage. 

Repost 0
8 avril 2011 5 08 /04 /avril /2011 19:56

Jésus décrit le Second Avènement du Christ comme étant tout simplement la fin du contrôle de l’ego et la guérison de l’esprit. «J’ai été semblable à vous au premier Avènement et je vous ai appelé à vous joindre à moi pour le second». C’est le principe de l’Expiation, de la Correction (que la séparation n’a pas eu lieu, que ce monde est irréel et que l’attaque et le jugement injustifiés) qui va être complété et ainsi, la Filialité complètement réveillée du rêve. Jésus nous demande de se joindre à lui dans le processus qu’il a pris en charge et a commencé le premier. C’est le retour à la pensée juste et sensée. C’est la fin du monde des illusions. Ce n’est que la correction de l’erreur.

 

Jésus nous dit de prier pour que cela arrive bientôt, mais de ne pas nous arrêter là ! Il nous dit avoir besoin de nos yeux, nos oreilles, nos mains, nos pieds et notre voix. Mais surtout de notre bonne volonté! Nos corps deviennent les instruments dont le Saint-Esprit se sert pour étendre Son pardon. Il a surtout besoin de notre petit désir, notre petit consentement pour s’unir à Son grand Amour en Le choisissant plutôt que l’ego. Ceci s’accomplit en reconnaissant le Fils de Dieu en chacun de nous, ce qui nous le fait reconnaître en nous-même et s’étendre à toute la Filialité. Cette reconnaissance de la Face du Christ nous permet de faire descendre l’Amour du Père sur nos esprits. Le Second Avènement est maintenant ici, faisant place au Dernier Jugement.

 

Un jugement implique des différences, bonnes ou mauvaises. La pensée unifiée de Dieu ne peut pas juger. Il ne fait pas de discrimination entre Ses Enfants. Il les aime tous du même Amour Parfait. Le Jugement Dernier est donc la reconnaissance de «ce qui n’a jamais été vrai n’est pas vrai maintenant et ne le sera jamais»T-31, p.693. Jésus nous demande de nous libérer le plus vite possible si nous voulons sortir du conflit afin d’apporter la paix aux autres esprits. Si un nombre suffisant y réussit, ce processus va radicalement être écourté.

 

Dieu ne pardonne pas parce qu’Il n’a pas condamné. Nous sommes ceux qui ont mal jugé en nous détournant du Saint-Esprit, nous sommes donc les seuls qui peuvent corriger cette erreur en nous unissant avec Jésus, reconnaissant avec lui et grâce à lui, que rien n’est arrivé. C’est une guérison finale plutôt qu’une réunion de punitions. Le Jugement Dernier est un procédé de bonne évaluation que «seule la Vérité de Dieu est réelle» et qu’après avoir jugé entre les deux systèmes de pensée nous avons finalement fait le bon choix.

 

Ce n’est pas nous qui avons à être jugés comme Fils de Dieu, mais plutôt notre ego comme étant faux. Ceci prépare le chemin du retour à la mémoire de notre Identité comme Christ. «Quand vous avez rendu visible ce qui est faux, ce qui est vrai vous est devenu invisible». Quand nous pourrons faire ce jugement: «ce qui est faux est faux (ego) et ce qui est vrai n’a jamais changé » (Vérité de Dieu et du Christ), alors le monde entier de perception disparaîtra. Ce sera alors l’éveil du souvenir de la Vérité et la réunion des Fils de Dieu rêveurs qui semblaient fragmentés.

 

Le Jugement Dernier ne contient aucune condamnation et voit un monde complètement pardonné, sans faute, sans but et glisse donc dans le néant d’où il vint. «Voici le Jugement Final de Dieu : «Tu es encore Mon saint Fils, à jamais innocent, à jamais aimant et à jamais aimé, aussi illimité que ton Créateur, complètement inchangeable et pur à jamais. Donc réveille-toi et reviens-Moi. Je suis ton Père, et tu es Mon Fils.

    

Extraits de: “A VAST ILLUSION, TIME according to A Course in Miracles” Kenneth Wapnick, Ph. D.

Traduction libre par Stella Pilon -  1998

Merci à elle pour ce partage.

Repost 0