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1 septembre 2012 6 01 /09 /septembre /2012 10:58

Une conversation avec Ken Wapnick  (2ème partie)

27 février 2012 - (1ère partie publiée le 1er juillet). 

par suzanne dugan.

 

Traduction: Stella Pilon 

 

 

J'ai écouté aussi votre CD « Cast No One Out » (Ne jetez personne dehors) et aussi « Make it about them » (Faites-le à propos d'eux) le thème que vous avez recommandé. J'ai eu beaucoup de résistance à cette question. Je pensais savoir ce dont vous parliez mais ce qui revenait sans cesse dans ma salle de classe était la prise de conscience à quel point je ne veux pas « le faire à propos d'eux »; je veux le faire à mon sujet. Et vous dites ensuite de « le faire à propos d'eux » mais de ne pas être une carpette. Et ma féministe intérieure aimerait faire la remarque que toute ma vie on m’a enseigné (comme à beaucoup de femmes) de le faire pour tous les autres et qu’enfin j’en suis venue à bout et c'est encore là. Alors, comment le faites-vous sans être une carpette ou un traitre au féminisme ?

         

L'idée de « le faire à leur sujet » est une correction pour l'ego qui veut toujours le faire à propos de moi. Vous savez ; l'idée que vous avez ce quelque chose de spécial, que j'en ai besoin et l'obtiendrai de vous, donc je semblerai être gentil et généreux et compréhensif mais je suis vraiment en train de vous cannibaliser et de vous séduire par tous les moyens afin d’obtenir de vous ce que je veux. C’est ce qu’est la particularité. Dire alors de « le faire à leur sujet » est la correction pour ceci et n’à rien à voir avec le fait d’être une carpette ou de te voir comme étant insignifiant. Il s’agit seulement de te voir insignifiant comme ego.

 

Alors, ce qui est utile est qu’au lieu de toujours penser à obtenir que mes besoins soient rencontrés, je pense à toi. Au lieu d'être moi-même le point de rencontre, je fais de toi le point de convergence. Je pense avoir dit dans cette classe aussi que cela se termine de façon à dire que si je le fais à propos de toi, je le fais vraiment à propos de nous. Ce n'est pas une question de l'un ou de l'autre. Si je le fais vraiment à ton sujet – ce qui signifie que je corrige mon égoïsme et toujours penser que tu existes seulement pour me servir – je te vois comme une personne. Et je te vois ainsi que moi-même comme étant semblables. De cette façon, je suis en train de le faire à propos de nous.

 

Le faire au sujet de la guérison de notre seul esprit.

 

Oui, c’est de ne pas nous considérer comme séparés. Mais vous devez commencer là où vous êtes et donc nous commençons tous dans une relation où nous le voyons comme « tout à propos de moi ». Même si vous êtes une carpette dans une relation vous en obtenez toujours quelque chose. Parce que c’est la façon dont vous conservez la relation. Donc dans un sens cela vient également d'une position où je ne me vois pas comme un ego qui est rempli de manque ou d'un lieu de pauvreté ; je me vois comme un esprit juste qui éprouve cet amour — c’est ce que signifie le faire au sujet de l'autre personne. Ce n'est pas seulement une correction pour mon égocentrisme et mon égoïsme mais c’est ce qui représente aussi un changement dans lequel je me vois comme quelqu'un qui est capable d'être attentif et aimant.

         

Sans regard à ce que l’autre personne semble faire.

 

Oui. Il s'agit du changement en moi – qu’au lieu de me faire le centre d'attention parce qu'il y a un tel manque en moi que je dois remplir – à maintenant voir que je n'ai pas de besoin. Et c’est ce qui me libère pour penser à vous.

 

Et cela signifie aussi de ne pas venir du passé dans votre relation. Venir à chaque instant dans la relation sans besoin. J'ai vécu un véritable changement récemment dans une relation spéciale houleuse où les choses devenaient de pire en pire et je suis venu au point de seulement laisser aller tous les problèmes passés et le traiter comme un ami ou quelqu'un dont je n'ai aucune attente. Et il a semblé y avoir un vrai changement dans le sentiment et d'une manière ou d'une autre tout était vraiment bien. Nous étions tous deux du même côté. Le faire à propos de nous, je suppose ; comme vous l’avez dit plus tôt.

         

C’est très bien.

 

Une question connexe est de savoir quoi faire dans une relation troublée quand vous vous sentez cette urgence de l'ego à prendre une certaine décision dans la forme. J'ai eu cette expérience récemment où je n’arrêtais pas de demander à voir avec justesse de pensée que le problème est mon choix inconscient de blâmer une autre personne pour mon manque de paix. Mais je demandais aussi pour obtenir plus de clarté sur ce qu’il faut faire dans la forme, bien que je sache que ce n'est jamais vraiment au sujet de la forme. Je n'ai pas obtenu de réponse dans la forme. Ce que j'ai obtenu était ce dont je viens juste de parler. Il suffit seulement d’être gentil de moment en moment et traiter la personne comme un ami. Donc je suis venu à un point où si je suis dans la pensée juste et n'ai toujours pas de réponse, je ne fais rien. Je pourrais faire quelque chose, mais je n'ai pas à le faire. Est-ce exact ?

         

Oui, absolument, Susan. C'est une bonne règle de base – à moins que les circonstances le rendent impossible — ne rien faire si vous n'êtes pas sûr de ce qu’il faut faire. Juste essayer, comme vous avez dit, à aller dans la pensée juste et quand le moment est venu, quoi que cela signifie, vous saurez quoi faire. Et peut-être que vous ne ferez rien, ce qui est aussi une décision. Parfois il est impossible de ne pas agir mais même alors vous pouvez le faire autant que possible dans la pensée juste. D'une manière ou d'une autre au même moment où vous devez faire attention à la décision dans la forme, une autre partie de vous se rend compte que peu importe ce qui se passe, je peux être paisible. C’est ce que vous voulez toujours faire et ne pas donner au monde le pouvoir d’affecter cette paix. Et puis ayez confiance que la réponse viendra. Mais l’accent ne devrait pas être sur ce que le corps fait, mais vraiment sur quel enseignant vous choisissez dans votre esprit.

         

Alors, si ça se passe en ce moment c'est juste mon programme d’études et une occasion d'apprendre ce que je veux vraiment savoir ?

 

Oui, cela ressemble à une salle de classe vraiment tangible, une importante. Donc vous voulez être fidèle à votre enseignant ce qui signifie que vous voulez être paisible, que vous ne voulez pas justifier votre colère ou votre culpabilité.

         

Dans La Relation Guérie au Chapitre 17, Jésus parle de confier notre relation à la direction du Saint-Esprit. Mais il continue ensuite à dire qu'une fois que c’est accompli, la relation peut devenir très perturbée parce que maintenant son objectif initial de prouver la séparation est désaligné. Alors, la question est de savoir comment faire confiance que tout va bien quand tout semble en train de s'effondrer ? Les étudiants de mes classes du Cours me demanderont cela et tout en le décrivant je peux entendre qu'ils ne semblent pas encore avoir eu une expérience de l'Instant Saint et ne savent pas que l'Amour et la paix éternellement présentes attendent toujours de l'autre côté. Je ne me souviens pas comment j'ai eu cette confiance en premier lieu sauf qu'il m’a semblé qu’il devait y avoir une meilleure façon de s’entendre ici et j'étais prête à la trouver. Mais comment les gens ont-ils cette patience quand ils ne savent pas encore qu'il y a quelque chose d'autre en attente dans l'esprit qui offre tout ce qu’ils veulent vraiment?

 

Il s'agit d’une question de foi et cette section dit « ceci est un temps pour la foi ». Et c'est vraiment la foi dans le processus. Parfois je dis aux gens qui traversent une période orageuse, c'est comme si vous étiez sur un bateau et qu’il y a tempête. Faites juste passer à travers l'orage en ayant confiance que votre bateau ne chavirera pas ; ce sera correct. Ne faites que prendre les vagues et vous atteindrez les eaux calmes ; il suffit juste d’y croire. Ce qui aide au moins intellectuellement est se de rendre compte que ceci est un voyage et que c'est un voyage dans l'esprit. Et pendant que les choses arrivent dans le monde, l'ancrage est vraiment que ceci est entièrement dans mon esprit et que je pourrais voir la paix au lieu de ceci. Et seulement voguer sur les vagues et vous fier que votre bateau ne coulera pas et si vous voulez emmener la métaphore plus loin ; faire confiance au capitaine du bateau, ce type de chose. Parce que quand vous êtes dans une crise — que ce soit une crise maritale, une crise de travail, une crise de santé — ça devient le devant et le centre. Et c'est utile au moins quelque part de savoir que ceci semble être au dehors mais le vrai drame se joue dans l'esprit et je pourrais être paisible même avec toutes ces choses qui se passent.

 

Même si ceci engendre la guerre entre mes soi qui s'opposent et que je semble éprouver des rages.

 

Les guerres externes en termes de votre perception. Donc ce que vous voulez faire est de vous rendre compte que le calme réside dans votre esprit, aussi. Vous savez qu'il y a cette ligne « Vous n'êtes pas deux êtres en conflit ». Vous semblez l’être, nous avons tous l'air de l'être, et c’est ce qui est projeté. Mais nous ne sommes pas deux êtres en désaccord. Et l’apprendre consiste en tout le voyage. Ainsi vous pouvez apprendre à traverser une crise conjugale, une crise financière, une crise professionnelle, une crise de santé et être toujours paisible et ne pas voir la loi des corps comme un ennemi. Vous regardez le tout de la perspective de l'esprit et non du corps. C’est comme j'ai dit ce matin et que je dis toujours, vous ne pouvez pas lire ce Cours comme un corps parce que vous le comprendrez tout de travers.  C'est inévitable de le faire, mais cela ne le rend pas adéquat. Vous ne comprendrez pas ce qu'il dit.

 

Alors Avous continuez juste à chercher et à demander.  

Vous parlez souvent comment il est vraiment important de voir la nature horrible du monde et je suis devenue vraiment bonne à cela.

 

Vous voulez le voir, mais sans lui donner du pouvoir.

Et ne vous fiez pas à vos pensées et vos sentiments à moins qu’ils soient totalement paisibles et que tout le monde est inclus dans cette paix

 

C’est bien. Mais vous parliez aussi hier au sujet de la section sur Le développement de la confiance du Manuel pour Enseignants et il s’y trouve cette quatrième étape vraiment agréable que je semble avoir ignoré ou pas encore apprise, suivie par la cinquième étape où l’enfer se déchaîne.

     

Ce n’est pas linéaire.

 

Je sais. Mais je ne semble pas avoir passé beaucoup de temps à cette quatrième étape et une quantité disproportionnée de temps à la cinquième. Alors, je suppose que ma question est : combien de nuits sombres de l'âme prend-il pour guérir mon esprit ? Je sais que c’est l'ego qui parle mais ça semble parfois interminable.

         

Les six étapes ont seulement pour but de donner aux gens une idée en quoi consiste le processus de lâcher-prise. Et donc, ce ne sont pas six étapes distinctes que vous faites et c'est fini. La dernière étape est le monde réel, mais avant vous faites en sorte de revenir en arrière. Les trois premières étapes consistent à apprendre le lâcher-prise, la quatrième étape est relativement paisible, et à la cinquième tout l'enfer se déchaîne quand vous vous réalisez ce qu’on vous dit vraiment.

         

À propos du soi que tu vois dans le miroir?

 

Exact. Mais tout cela est circulaire, nous continuons toujours à tourner en rond et en rond dans les étapes mais les six étapes donnent une idée de ce à quoi ressemble le processus ; le lâcher-prise de tout, pensant que j’ai fais un bon travail, et alors subitement me rendre compte que ce que j’ai vraiment à laisser aller – c’est moi-même.

         

Votre enseignement autour de « le faire à  propos d'eux » m'a vraiment beaucoup aidé après que je me suis remise d’avoir été en colère contre vous pour cela et je pense que j'ai été de plus en plus capable de pratiquer le moment par moment de bienveillance et l’abandon de mes besoins et j'ai eu beaucoup d'occasions pour l'appliquer dans de nombreuses situations différentes, ce qui m’a aidé à voir que c'est tout pareil. J'ai eu des gens qui en apparence demandaient certaines choses de moi et j'ai vu que ma première réaction était toujours de ne pas vouloir faire ce qu'ils demandaient, que ce n'était pas la façon dont je voulais que les choses se passent. Mais ensuite je demandais pour la pensée juste et voyais que ce n'était pas une grosse affaire. Pourquoi avais-je besoin que ce soit à ma façon au coût de la paix intérieure ? Ce que je vois maintenant c’est mon attachement à ma croyance en la méchanceté secrète de Susan. Comme beaucoup d'étudiants, je trouve ça beaucoup plus difficile d’être gentille avec moi-même, de me pardonner. Avez-vous une idée là-dessus? 

         

N’arrêtez pas ce que vous faites. Ayez foi en ce que vous faites ainsi qu'au processus. Je suis sûr que je l'ai dit la dernière fois aussi, mais soyez douce et patiente avec vous-même. Un de vos grands handicaps est que vous n'êtes pas gentille avec vous-même.

         

Je sens comme étant plus facile de me voir innocente quand j'enseigne le Cours ou que j’écris au sujet du Cours mais entre les deux, pas tellement.

 

Mais c’est la réponse. Prendre ce que vous savez être vrai lorsque vous enseignez et écrivez dans tous les domaines de votre vie, en particulier vos relations. Mais vous n'êtes pas gentille pour vous-même, c’est votre grosse pierre d'achoppement. Et alors, rendez vous compte que oui ; bien sûr il y a la peur. Vous ne voulez pas vous diviser par une clôture ou dissociez ce que vous savez et sentez être vrai quand vous enseignez et écrivez ; c’est ce que vous voulez apprendre à ne pas faire. Et vous apprenez à ne pas le faire simplement en le voulant et en devenant de plus en plus consciente quand vous êtes avec une autre personne que vous voulez vraiment apprendre à incarner la vérité que vous savez être vraie quand vous enseignez et écrivez dans cette relation. Et être aussi gentille que possible avec vous-même tout en apprenant.

 

Traduction libre par Stella Pilon – mai 2012

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31 juillet 2012 2 31 /07 /juillet /2012 19:30

 

Question N° 320 : Que dit le cours au sujet de notre âme-soeur ?

Question :

Qu’enseigne Un Cours en Miracles au sujet de rencontrer notre âme-soeur ? Est-ce que ce serait considéré comme une relation particulière ?

Réponse :

Chère âme, le cours n'a absolument rien contre le fait d’avoir une soeur ! Plus sérieusement, le cours ne se réfère pas à une « âme-soeur » comme tel, mais dans la mesure où le terme signifie qu'il s’agit d’une personne spéciale qui vise à combler tous vos besoins et dont les besoins devront être comblés par vous, oui, ce serait considéré comme une relation particulière. Si le contexte est un contexte de besoin d'être complété en dépendant de l’autre, l'ego est impliqué.

Les relations d'amour particulier ont leurs racines dans la croyance dans la pénurie, le manque, la rareté, etc. Cette croyance est qu’il nous manque quelque chose qui peut être rempli seulement par une personne particulière, dont nous dépendons alors pour notre propre sentiment de bien- être, de bonheur, de sécurité, etc. La plupart des relations commencent de façon romantique, mais elles peuvent être transformées en échangeant ce but d'ego pour celui du Saint-Esprit, qui serait de voir que les deux partenaires partagent le même esprit erroné et le même esprit juste, et que leurs intérêts sont partagés et non séparés.

Par contre, il peut y avoir une attraction intense envers une personne en particulier, parce qu'à un niveau plus profond, il y a une reconnaissance que celle-là est la personne avec qui nous allons travailler nos leçons de pardon. (M.3.5 :2) L'attraction est réellement un appel plus profond de l'Amour du Saint-Esprit qui pourrait alors devenir central dans la relation. Contrairement à la notion de l'ego d’accomplissement et de complétude en renforçant la séparation par la dépendance, l'accomplissement dans une relation centrée sur le pardon est simplement la manifestation de l'intégralité de notre vrai Soi, quand nous ne choisissons plus de nous en détacher.

 

Question 1160 : L’idée d’une âme soeur se trouve-t-elle quelque part dans le cours ?

Question :

Quelle est la position du cours en ce qui concerne l’idée des âmes soeurs, les flammes jumelles et les relations karmiques ? Ces concepts sont-ils vrais, ou ne font-ils vraiment qu’ajouter à la croyance de la séparation entre nous et dans nos relations particulières ?

Réponse :

Un Cours en Miracles ne dit pas si ces concepts sont vrais ou faux, mais bien entendu, au niveau de la vérité absolue, il n'existe aucune relation car la réalité est non dualiste, étant un état de parfaite Unité. Or dans notre état séparé dans le rêve, nous avons évidemment des relations, et le cours nous aide à réaliser que le seul aspect vraiment signifiant des relations est le but que nous leur avons donné dans nos esprits : celui de l'ego ou celui du Saint-Esprit.

Comme nous l'expliquons à la question 320, les principaux aspects d'une relation particulière (signifiant que le but d’être séparé (but d’ego) lui a été donné) sont la dépendance, l’accomplissement et les besoins. Le sentiment qu'une personne est votre âme soeur pourrait donc avoir un but d'ego de renforcer votre croyance que vous êtes séparés, incomplets, avec des besoins qui doivent être comblés, ou bien elle pourrait refléter votre désir de défaire ces croyances, auquel cas cette personne deviendrait votre partenaire dans le processus du pardon. Ce peut être une attirance d’esprit juste ou d’esprit erroné.

Quant au karma, une des grandes différences entre cette approche et celle du cours est que le cours voit le temps de façon holographique, c'est-à dire non linéaire ; ce qui signifie qu'il n’y a pas de lien de causalité entre le passé et notre expérience actuelle, à moins que nos esprits y fasse

délibérément une connexion. Un autre point de différence est que, puisque la « projection fait la perception » et que le monde est « l'image extérieure d'une condition intérieure » (T.21.in.1 :1,5), nous ne faisons rien au monde et le monde ne nous fait rien. Une compréhension de cette question peut être trouvée dans les questions suivantes : 332, 363, 514 A, 516 et 577.

Ken WAPNICK

Source: http://www.uncoursenmiraclesurtext.com/

Source originale: http://www.facimoutreach.org/qa/indextoquestions.htm

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30 juin 2012 6 30 /06 /juin /2012 10:08

Une conversation avec Ken Wapnick

27 février 2012

par suzanne dugan.

 

Traduction: Stella Pilon

 

J'ai eu la chance récemment de m’asseoir de nouveau avec Ken Wapnick alors que j’assistais à un atelier à la Fondation pour « Un Cours en Miracles » à Temecula, en Californie. Plusieurs de mes questions sont le résultat de l’écoute de deux des plus récentes séries de CD de Ken : « Sur la mort et mourir » et « Ne jetez personne dehors », de même que mon voyage moment par moment à la pratique de l’unique pardon du Cours dans la salle de classe de ma vie. Comme toujours, la générosité de Ken, l'homogénéité, la patience, et la douceur brillent dans ses réponses. J'espère que vous les trouverez aussi éclairantes et utiles que je les ai trouvées.

 

J'ai écouté votre série de CD intitulée On Death and Dying (Sur la mort et mourir) et j’ai quelques questions relatives à ce sujet. Je pense connaître les réponses à la plupart d'entre elles, mais le Cours m'a enseigné à remettre en question tout ce que je pense savoir ; de toujours m'assurer quel enseignant intérieur j’écoute vraiment. Donc, pour commencer, si la mort n'est pas une fin ou une libération, est-il possible de se réveiller entre les vies ou avons-nous besoin d'un corps pour le faire ?

 

Vous devez toujours revenir à l'idée de base que le corps est dans l'esprit. Tout se situe dans l'esprit, que vous soyez incarné ou non ; il ne fait aucune différence parce que le processus est toujours le même — vous êtes dans l’esprit juste au lieu de l’esprit faux.

 

Mais il semble que nous utilisons la forme pour retourner à l'esprit. Donc après que je quitte ce corps – entre les vies ; quelle que soit la façon dont cela se passe – qu’est-ce qui me motiverait à choisir l'esprit juste ? Parce que dans le pardon du Cours nous utilisons ce que nous percevons apparemment dérangeant « au-dehors » pour retourner à l'esprit et regarder nos illusions avec Jésus ou le Saint-Esprit. Mais si nous n'avions pas eu un corps, comment cela fonctionnerait-il ?

 

C'est une bonne question. Mais c'est la mauvaise question parce que vous n'êtes jamais dans le corps. C’est pourquoi ceci une question piège en quelque sorte, une question d'ego. Alors les questions au sujet de ce qui arrive quand je meurs, quand je suis entre les vies n’ont vraiment aucun sens parce que vous n'êtes jamais dans un corps. C'est toujours au niveau de l'esprit. Et vous savez qu’il y a cette ligne dans le Cours « toute pensée produit une forme à quelque niveau » alors il y a toujours quelque forme parce que les pensées dans l'esprit seront toujours projetées ou prolongées. Mais nous avons une vue très limitée qui est fondamentalement; je suis un être humain. Je fais mes leçons, je vis, je meurs, je vais quelque part d'autre et puis je dois revenir dans un corps. Mais ça ne fonctionne tout simplement pas de cette façon du tout. Et puisque le temps n'est pas linéaire ; c’est aussi le problème. Votre question présuppose la linéarité du temps et ça ne fonctionne pas comme ça.

 

Donc, il est très difficile d’essayer de le comprendre d'une perspective humaine. J’ai l’habitude de citer ce passage au début de Chapitre 17 : « penses-tu que tu peux apporter la vérité au fantasme, et apprendre ce que signifie la vérité du point de vue des illusions » ? Vous ne pouvez pas comprendre la vérité du point de vue du fantasme et vous ne pouvez pas comprendre la non-dualité de la perspective de la dualité. Vous ne pouvez pas comprendre l'esprit du point de vue du corps ; c’est ce que ces genres de questions essaient de faire et c’est pourquoi elles ne fonctionnent justement pas. Il n'y aucune explication satisfaisante et c’est pourquoi les questions continuent à affluer. Vous pouvez le comprendre seulement à partir d'une perspective au-dessus du champ de bataille où il n'y a pas de temps et vous vous rendez compte que tout est dans l'esprit. Et puisqu’il n'y a pas de temps, c'est toujours une question qui nous est offerte à chaque instant du fait de choisir l'ego ou le Saint-Esprit pour être mon enseignant ! Alors, on ne peut y répondre à partir de ce cadre et c’est ce que ces questions exigent toujours.

 

J’en ai aussi quelques-unes de plus comme cela.  

 

C’est bien.

 

Bon ; parce qu’en voici une autre. Il y a de nombreux passages dans le Cours où Jésus parle spécifiquement du corps et la guérison du corps comme si c'était vrai. Et alors hier dans une des classes qui enseigne au personnel, il y avait une déclaration qui laissait entendre que s'il n’y avait aucune culpabilité dans l'esprit nous ne pourrions pas vieillir et pourrions connaître un corps guéri. Alors, si c’était le plus utile pour notre corps dans la condition que nous pensons être ; pourrions-nous vraiment faire l’expérience d’une guérison de notre corps ?

 

Voyez, vous ne pouvez pas ; c'est la même chose.

 

Parce que la non-dualité du Cours s’effondre si vous essayez de l’apporter dans la dualité.

 

Oui, ils s’effondrent tous. Et ce dont vous parlez est un exemple aussi des quelques passages qui conseillent de demander au Saint-Esprit pour de l'aide spécifique. Le Chant de la Prière s'adresse à cela. Et il y a des passages qui semblent impliquer que le corps est guéri, tout comme au début du texte il dit que les miracles sont des choses que vous faites. Il parle d'exécuter des miracles. Bien ; cela va contre tout ce que le Cours enseigne. Et l’énorme quantité de matériel dit exactement le contraire : vous n’avez pas à demander de l'aide dans le monde, les miracles ne font rien, et le corps n'est pas guéri parce qu’il n'est pas malade. Donc il y a des passages dans le Cours qui rencontrent tout le monde où qu’ils se trouvent sur l'échelle. Et c’est la seule façon de le comprendre. Parce qu'autrement le Cours se contredit vraiment lui-même. Mais ce n’est pas le cas si vous le lisez comme vous le feriez d’un grand poème. (Et je ferai un atelier sur ceci plus tard cette année). Vous ne pouvez le lire intellectuellement. Il ne se contredit pas quand vous comprenez le contenu et que vous comprenez où un passage se situe dans le plus grand schéma de choses et l'idée qu'il y a quelque chose dans le Cours qui rencontre les gens où ils sont.

 

Eh bien, est-ce que cela signifie aussi que vous éprouveriez la guérison du corps ou non de quelque manière qui n'augmenterait pas la peur pour vous et serait le plus utile à votre chemin d'expiation à ce moment-là ?

 

Oui, absolument ! Il parle dans Chapitre 2 que le miracle semble menaçant lorsque vous êtes dans un état affaibli par la peur, ce qui signifie que la guérison de l'esprit semble menacée si vous avez besoin de cette approche de compromis. Aussi longtemps que vous pensez être un corps, prenez soin de votre corps sous quelque forme que ce soit. Mais à un moment donné vous voulez réalisez que cela n’a rien à voir avec le corps. Mais puisque nous sommes tellement identifié avec le corps il peut être utile de se faire dire que le corps est guéri. Mais un grand nombre de fois le corps n'est pas guéri mais l'esprit peut l’être. Donc vous avez toujours besoin du contexte plus large du Cours dans lequel considérer des passages individuels et ne pas prendre des choses hors contexte.

 

Alors, comme étudiant qui lit de tels passages, vous ayez juste besoin de consulter et de vous souvenir de la métaphysique de base du Cours et s'il n'y a pas de corps ni de monde alors ceci n’est vraiment pas possible parce qu'il n'y a pas de guérison dans le monde.

 

Exact. C'est une métaphore écrite à un niveau que les gens peuvent accepter à l’endroit où ils sont libres de peur.

 

Ce n'est jamais à propos d'exécuter littéralement des miracles dans la forme ?

 

Non, ce n'est pas ce que le Cours dit et c'est évident qu’il ce n'agit pas de cela. Mais, au début, (et dans certains passages subséquents) il le dit. C’est pourquoi j’utilise toujours l'image d'une symphonie. Un très grand conducteur possède l'ensemble de la symphonie dans son esprit. Et alors chacun des passages différents est dirigé pour contribuer à l'ensemble. Mais il ne perd jamais de vue ce qu’est la symphonie entière.

 

Vous devez vraiment comprendre en quoi consiste le Cours entier et puis la façon dont certains passages spécifiques s’insèrent dans cela. Alors vous comprendrez que quelques-uns sont utilisés pour l’effet.  Quelques-uns servent à rencontrer les gens là où ils pensent être ;  que nous sommes en quelque sorte mené en haut d’une échelle. Lorsque vous avez cette compréhension de ce qu’est la symphonie entière du Cours, alors vous ne vous faites pas attrapé dans ce piège parce que vous comprenez que le monde est une illusion et que le corps se trouve dans l’esprit, l’esprit n’est pas dans le corps. Et comment un corps peut-il être guéri quand il est dit maintes et maintes fois que le corps n’est pas malade ? Mais les passages pris hors de leur contexte sembleraient le suggérer. Il est donc vraiment important de comprendre l’ensemble.

 

Alors, voir le corps comme preuve de guérison de l'esprit est un retrait dans la peur ?

 

Oui, et ce retrait dans la peur se manifeste alors lui-même en rendant le corps réel et essayant de prouver que le Cours a tort. Et si mon corps est réel — qu’il soit malade ou guéri — le Cours a tort et j'ai raison. Et c’est le genre de tendance de ce que la plupart des gens font avec le Cours. C'est une façon subtile d’essayer de prouver que le Cours a tort.

 

Est-ce que ça fait presqu’une partie du voyage?

 

Oh, oui ; c'est une partie intrinsèque du voyage. Mais ce qui vous aide à cheminer est juste de savoir que c’est bien ce que vous faites. Être conscient que c’est votre ego qui le fait. Non pas que c'est terrible ou que votre ego est mauvais. Mais bien sûr qu’il va résister et essayer de faire des compromis et amener Dieu dans le monde. Mais si vous savez que vous le faites, cela vous avancera tout au long.

 

Un grand Un grand nombre d’entre nous étudiants du Cours semblent avoir ces détours de retour dans la dualité. Nous pouvons très bien connaître le Cours et sembler être rendu très loin le long de notre voyage de retour à la maison et puis subitement nous essayons encore de rapporter le Cours dans le monde.

 

C'est juste de la peur. Soyez gentil. Comme je l'ai dit ce matin, Jésus a dit à Helen en réponse à sa détresse au sujet de ce que certains enseignants faisaient déjà avec le Cours : « Ne prends pas un autre chemin pour le tien mais tu ne devrais pas le juger non plus ». Les gens deviennent craintifs et ils compromettent la pureté de l'enseignement du Cours.

 

C’est très utile — je vous remercie.

 

Le Cours dit « Me voici mon frère, de ta main je meurs, » se référant à la façon dont nous utilisons inconsciemment la maladie pour punir les autres et les faire sentir coupables. Mais c'est aussi une façon pour continuer à me sentir coupable, pour me punir ? Mais c'est la même chose quand j'essaie de me jeter sur un autre corps ou le corps que je pense être ?

 

Oui.

 

Vous avez beaucoup parlé sur ce même CD à propos « qu’il n'y a rien de plus aveuglant que la perception de la forme. » Une personne peut mourir d'une maladie en phase terminale et être toujours parfaitement en paix et dans sa pensée juste. Alors, dans une relation tumultueuse où vous pratiquez le pardon et n'éprouvez pas une amélioration dans la forme, vous pouvez également toujours ressentir la paix ; c’est seulement la même idée psychologiquement.

 

Oui.

 

Donc nous ne devrions jamais regarder à la forme comme preuve de guérison de toutes sortes?

 

Exact.

 

 

A suivre: 2ème partie.

 

 

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1 juin 2012 5 01 /06 /juin /2012 20:44

Une entrevue avec Ken Wapnick — Par Suzan Dugan

 

Lors d’une récente visite à la Fondation d’« Un Cours en Miracles » à Temecula, j’ai fait passer une entrevue à Ken Wapnick, Ph. D. en ce qui concerne son parcours avec le Cours.

 

Je voulais savoir comment Ken percevait son rôle de communicateur du message unique du Cours, comment il voyait l’éveil, comment il évitait la particularité, comment il faisait avec la célébrité et combien son application du pardon avait évolué depuis ses premiers jours avec Helen et Bill. Ses réponses peuvent vous surprendre autant qu’à moi.

 

Je ne me suis jamais assise à côté d’un être éveillé, mais être en sa présence est difficile à décrire. Il offre le cadeau de son entière attention et semble écouter plus profondément et attentivement que les centaines de personnes que j’ai interviewées au cours des années. Ses réponses résonnent la vérité, et c’est ce qui m’a mené à la décision de les publier dans leur intégralité.

 

Comment pouvez-vous éviter de rendre spécial votre rôle comme enseignant de ce Cours ?

 

C'est la différence entre la forme et le contenu. Une ligne que j’aime toujours citée est celle où Jésus dit « n'enseigne pas que je suis mort en vain; enseigne plutôt que je ne suis pas mort en démontrant que je vis en toi ». L'enseignement consiste à démontrer et ton focus est de devenir aussi libre d’ego que possible et alors quoi que tu fasses sera joyeux; que tu enseignes le Cours, sois un parent, laves la vaisselle, écris un essai, ou fais une promenade. Il n’y a aucune différence. C’est la façon de t’éloigner de la particularité de la forme. Sais-tu ce qu’est une vraie séduction? C’est penser que ce que je fais est important parce que j'enseigne Un Cours en Miracles. Et bien, pourquoi est-ce différent que de construire un hôtel ou élever des enfants ou n'importe quoi d'autre ? Alors quand vous vous écartez de la forme, le contenu demeure toujours le même.

 

Il y a cette belle phrase dans le Cours à propos du centre calme. Et bien, en voici une belle image qui sous-entend que si vous pensez au moyeu d'une roue, il y a ce centre calme où vous vivez et les rayons qui en émanent sont vos divers rôles : femme, professeur, mère, etc. Les rayons ne sont pas importants. Ce qui importe est que vous restiez à l’intérieur de ce centre calme et l'amour qui s’y trouve inspirera tout ce que vous faites; que vous enseigniez le Cours ou que vous jouiez avec vos petits-enfants. Dans un sens tout devrait être pareil et dans la mesure où vous reconnaissez que ce ne l'est pas, vous devrez alors reconnaître que vous avez encore du travail à faire. C'est là où la pratique entre en jeu.

 

C'est vraiment un piège quand vous êtes séduit par la forme en pensant que la forme est quelque chose. Vous enseignez le message de Jésus en le vivant et non en le prêchant. J'ai souvent dit que vous pourriez donner un merveilleux atelier juste en lisant l'annuaire du téléphone et que si vous le lisez avec amour, alors cet amour se répandrait dans chaque nom que vous lisez; c’est ainsi que vous l'enseignez. Ça n'a pas d'importance que vous ayez la théologie en ordre ainsi que la dynamique de l'ego. N’importe qui peut l'apprendre par cœur. Mais ce n'est pas la façon d’enseigner. Ce n'est pas ainsi que les gens apprennent.

 

Donc, c'est d'utiliser les choses qui semblent se présenter dans votre vie et se pardonner quand vous vous voyez que vous les faites devenir spéciales ?

 

Oui. Si vous vous rappelez vos années d'école primaire, ce dont vous vous souvenez ne sont pas les choses que les professeurs vous ont enseignées. Vous vous souvenez de ces professeurs qui étaient détestables et ceux-là qui vous aimaient; vous ne vous souvenez pas vraiment comment ils vous ont enseigné à lire, à écrire, et à compter. Les professeurs qui ressortent dans votre d'esprit des années plus tard sont les professeurs qui étaient gentils ou cruels. C’est ce que signifie être un enseignant – c’est ce que vous démontrez – soit que vous enseigniez l’éducation des enfants ou l’arithmétique. C’est aussi comme la ligne du texte que je cite fréquemment à propos du Nouvel An : « Fais cette année différente en la faisant toute pareille ». Tout est semblable.

 

Vous avez beaucoup de gens qui veulent tout le temps beaucoup de choses de vous. Comment faites-vous avec cela ?

 

Encore, vous ne faites que vous fixez vraiment sur ce centre de silence et ne vous identifiez pas avec les rayons. C’est comme lorsque quelqu'un vous dit que c’était une grande classe ou que c’était terrible ou ennuyant ou quand quelqu'un vous demande la même question plusieurs fois de suite.

 

Je me fais demander souvent comment je peux encore tolérer d’enseigner la même chose maintes et maintes fois. Les gens écoutent des bandes que j'ai faites il y a 25 ans et c'est fondamentalement la même chose. Et je fais quelquefois une plaisanterie; je peux dire la même chose maintes et maintes fois encore parce que je ne m'écoute pas. C’est vraiment toujours pour la première fois. Alors si quelqu'un fait une « demande, » la personne me parle toujours pour la première fois. Autrement je ne pourrais pas faire ce que je fais. Tout est pour la première fois.

 

Et vous ne prenez certainement pas personnellement ce que les gens disent. Vous apprenez cela seulement dans les études de psychothérapie parce que les malades projettent constamment; ils vous aiment ou vous détestent. De toute façon cela n’a rien à voir avec vous. Quand vous devenez une figure publique, le bon truc est de demeurer dans ce centre calme. Je veux aider les gens à devenir plus heureux, paisibles et plus gentils mais ce n'est pas la façon dont vous vous définissez. Vous vous définissez par ce centre de silence et non par tout ce que les gens font ou ne font pas; vous essayez juste d'être présent.

 

J'ai lu qu’aux premiers jours du Cours vous, Helen et Bill ainsi que d'autres personnes demandaient la direction spécifique de Jésus ou du Saint-Esprit, comme par exemple, d'amener le Cours dans le monde. Comment votre expérience de demander l'aide de Jésus ou du Saint-Esprit a-t-elle changé avec le temps?

 

Eh bien, pour être honnête Helen et Bill étaient très habitués à demander pour de l’aide bien particulière; sur quel coin de rue devrions-nous nous tenir pour obtenir un taxi, ce qui n'est pas un petit exploit à New York. Et ils étaient très, très bons à obtenir des taxis aux heures d'affluence lorsqu’il pouvait pleuvoir. Et je ne me suis jamais senti confortable avec cela. Je pourrais le faire, et je le ferais mais cela ne m'a jamais semblé tout à fait correct. Et comme vous m’avez entendu dire; la brochure du Chant de la Prière est venue en regard de cela. Et donc je pense que ce qui a évolué n’est pas autant ma compréhension que ma façon d’en parler. Ce n'était jamais quelque chose que j’avais fait avant de rencontrer Helen et Bill et cela semblait seulement une façon de limiter cette présence intérieure.

 

Dans un message que je cite beaucoup, Jésus avait dit à Helen qu’elle essayait de rendre son amour plus maniable. C'était une façon de le gérer. J'ai souvent dit qu’au lieu de vous soucier de quelle voix vous entendez et ce que la voix devrait vous dire, pourquoi ne pas demander d'entendre ce que vous devriez faire pour enlever les blocages afin que vous puissiez mieux entendre la voix. Donc, ce n'est pas la demande pour des choses spécifiques qui est non valable ou ne puisse vous aider mais à long terme ce n'est pas l’endroit où vous voulez aller. Cela vous aidera seulement à mieux vivre dans le monde. Je savais qu’Helen connaissait mieux et Helen a su mieux; cela faisait juste partie de son costume.

 

Avez-vous eu une confusion de niveau ou était-ce logique dès le début?

 

Je pense que tout était logique dès le début. Je me souviens une fois qu’Helen avait demandé à Jésus pourquoi je n'avais pas de problème avec tout ceci et sa réponse fut qu'il n'y avait pas de temps pour cela. Et en fait il n'y en avait pas. Je n'aurais pas pu faire tout ce que je fais. Ce ne fut jamais un problème.

 

Comment la pratique de l’unique forme de pardon du Cours a-t-elle changé votre vie ?

 

Honnêtement, je ne crois pas qu’elle l’ait. Je ne fus jamais une personne colérique. Je ne crois pas que rien n’ait vraiment changé.

 

Ce qu’a fait le Cours a été de donner un contexte spécifique pour ce que je vivais (déjà) mais ce n'était pas vraiment un problème pour moi. Non pas que je n'ai pas commis d’erreurs mais je ne gardais pas rancune et n'étais jamais fâché, même enfant. J'ai eu quelques expériences avec mes parents où je devenais contrarié, vous savez, l'adolescence typique. Mais ça n'a jamais vraiment été nulle part. Je n'ai jamais été quelqu'un qui entretenait un désaccord; ça n’avait aucune importance.

 

Avez-vous vécu un défaire? Sentez-vous être venu en ce monde dans un état d’esprit guéri ?

 

J’ai eu des situations problématiques. Je regarde en arrière dans ma vie et je vois une différence. Mais en premier au moment où j’ai vu le Cours et que je l'ai lu, c’était comme si je le lisais de l’intérieur. Et tandis que je n'aurais certainement pas dit les choses de la façon du Cours, j'ai compris qu'elles étaient vraies quand je les ai lues.

 

Je n'ai pas un sens du processus (avec Un Cours en Miracles). Je pense que pour moi le processus a eu lieu plus tôt. Mon plus grand maître spirituel était Beethoven. J'ai commencé à écouter sa musique à l'école secondaire et ce fut mon enseignant. J'ai ressenti quelque chose dans sa musique et j’ai grandi en elle sur une période de temps. J'ai été très clair à ce sujet à partir de l'école secondaire, du collège, de l'université, et ce qui a suivi. Ce qui a été plus important pour moi que toute autre chose dans ma vie — ma scolarité, mon travail, mon premier mariage — a d'abord été de me rapprocher de plus en plus près de ce que je ressentais être le véritable cœur de sa musique. C'était très clair que c’était un processus d’écouter sa musique à plusieurs reprises pour entendre son processus.

 

L'ego a disparu juste à la fin de sa vie; vous ne l'auriez pas su à le voir vivre, mais vous pouvez l'entendre particulièrement dans les derniers quatuors. Donc j'ai vu ma vie entière à ce point comme un processus de croissance dans cette musique jusqu'à ce que je me sente un avec elle. Quand en premier je l'ai entendue à l'école secondaire, je savais que je n'étais pas encore là, et donc c’était le cheminement. Ainsi donc, cette partie du voyage fut d’abord complétée en son temps avant de voir arriver le Cours. Après c'était juste une sorte de cristallisation de tout ce que je savais être vrai.

 

Qu’est-ce que ça fait d’être fondamentalement calme tout le temps ?

 

C’est très agréable.

 

Est-ce difficile d’établir un rapport avec les autres choses des gens ?

 

Non, pas du tout. Le premier travail professionnel que j’ai fait et que j’aimais le plus a été de travailler avec des enfants qui étaient mentalement perturbés dans le système écolier. J’ai vraiment aimé travailler avec les personnes psychotiques. Je pouvais entrer dans leur système de pensée. C’était comme aller dans leurs eaux mais en ayant toujours un pied sur la terre ferme. Je pouvais toujours entrer en communication. Je pouvais les écouter, les comprendre et je pouvais les aider à en sortir.

 

Cela vous fait devenir plus empathique et compatissant parce qu’aucun besoin ne s’impose. Et une autre chose qui est fabuleuse, parce que je suis très, très occupé, c’est que ça m’aide à devenir vraiment très efficace dans le temps car rien n’interfère. Aucun conflit. S’il y a une pile sur mon bureau, s’il y a des appels à faire, je les fais. Parfois tout se produit en même temps. Ça rend la vie plus facile. Vous en faites tellement plus et ça vous permet d’être plus compatissant parce que vous pouvez vraiment écouter la souffrance des gens et pouvoir la toucher en essayant d’aider sans que rien n’interfère.

 

Je suis relativement assez nouvelle au Cours et très débutante aux enseignements. Je me sens très joyeuse et présente en écrivant, enseignant ou seulement en passant beaucoup de temps avec le matériel. Et puis, quelque chose semble juste se présenter de nulle part et je me sens mal aimée et non aimante. Mon estime de soi dégringole et je deviens plus rien qu’un gâchis. Pouvez-vous parler de ce qui se passe avec le contrecoup de l'ego ?

 

Je pense que c’est un exemple d’une expérience bien commune que presque tout le monde vit indépendamment de leur chemin spirituel que lorsque vous devenez de plus en plus sérieux à abandonner votre ego, la partie en vous qui s’identifie avec lui devient terrifiée. Jésus dit quand tu prends ma main lors du voyage, l'ego se venge. Dans le même passage il dit : je suis au-delà de l'ego donc quand tu prends ma main tu vas au-delà de l'ego. Alors, une partie de toi croit encore être Suzanne ainsi que toutes les choses qui la concernent, bien qu’elles soient toutes déplaisantes, elles sont confortables. Ça devient terrifiant et c’est là que l’amour tourne à la haine et la paix se transforme en peur et que vous commencez à vous attaquer ou bien attaquer les autres.

 

Il est très important de comprendre que lorsque vous travaillez avec ce matériel, vous devez avoir un sain respect pour l'ego, ce qui signifie un sain respect pour votre propre identification avec l'ego. Parce que si vous ne l’avez pas, vous serez aveuglé. Me voici enseignant et écrivant et me sentant si gentil et aimant et bang … je me fais frapper à l’arrière de la nuque. Et ce ne devrait pas être une surprise après un certain temps. Quand cela se produit vous dites : oh, c’est ce qui s’est passé, c’est ce que font les ego.

 

Vous savez, c’est juste un livre. Les livres sont inoffensifs, ce n’est rien. C’est quand vous le prenez sérieusement que vous avez un problème. Vous ne voulez pas congédier votre ego. Vous voulez le respecter mais ne voulez pas lui donner un pouvoir qu’il ne possède pas.

 

Certains enseignants d’« Un Cours en Miracles » se présentent comme éveillés. Y a-t-il un danger inhérent à cet égard?

 

Je pense généralement que les gens qui sont vraiment éveillés n’en parlent pas. Je suis un peu méfiant des gens qui disent l’être. Je veux dire, pourquoi voudriez-vous faire cette affirmation ? Vous laissez juste votre vie parler pour vous. Je ne pense pas que Jésus a dit qu’il était illuminé. Cela ne signifie pas que quelqu'un ne peut être éveillé quand il dit l’être, mais en règle générale je pense que vous auriez tendance à ne pas en parler.

 

Nous pouvons perdre de vue le processus en nous fixant sur le fait d’être éveillé. Quand les gens font cette allégation, elle tend vraiment à induire la séparation et la particularité. Vous faites juste ce que vous faites et derrière ce que vous faites se trouve cette conscience qui dit que nous sommes tous les mêmes. Vous voulez vous concentrer sur le processus autrement vous sautez des étapes.

 

Que diriez-vous aux étudiants/enseignants du Cours qui croient pouvoir éprouver la paix de l'esprit (dans le sens de retourner directement à l’Unité de Dieu) sans pratiquer le pardon du Cours dans leurs relations ?

 

Quand vous lisez le Cours, il est évident qu’il s’agit d’un processus de travail assidu et que vous devez pratiquer, pratiquer et pratiquer. Je serais très méfiant de gens qui prétendent être illuminés ainsi que ceux qui réclament pouvoir aller tout droit à leur esprit juste. Je dirais 99,999 pour cent du temps que c’est un déni. Ce n'est pas que cela ne peut fonctionner de temps en temps mais à moins que vous soyez libre d’ego vous ne pouvez le faire et si vous l’êtes vous n'avez pas besoin du pardon. Le Cours montre clairement que c’est une pratique et un processus. Nous sommes dans un monde de temps. Je suis méfiant des gens qui disent ne pas devoir traiter avec l'ego parce que si c’est ce que vous dites, vous l'avez déjà rendu réel en disant que vous n’en tiendrez pas compte.

 

Les gens vous demandent fréquemment des questions au sujet de leurs relations et des problèmes de leur vie personnelle dans ces ateliers. Le Cours semble nous mener à apporter ces questions à notre enseignant intérieur et aimant. Y a-t-il un danger que les étudiants deviennent dépendants des réponses sur la forme extérieure; ou sur vous ?

 

Évidemment que c'est un danger. Je pense que ce qui le rend correct c’est que je ne l'encourage pas et ne m'identifie pas avec mais je pense qu'une certaine quantité est utile durant les étapes du début tout comme un enfant doit commencer en dépendant de ses parents. Un enfant ne grandira pas ni n’apprendra s'il/elle n'est pas dépendant/e des parents. Mais à un certain point les parents doivent laisser aller l'enfant, sinon ils auront des ennuis s’ils ne le font pas. Et je suis certainement conscient de tout ceci ayant pratiqué la thérapie durant plusieurs années.

 

Les gens projetteront facilement le bon et le mauvais sur moi mais je ne voudrais pas encourager la dépendance de qui que ce soit. C’est bien certain que je dirais à certaines personnes : pourquoi ne me le demandez-vous pas lorsque je peux vous être utile ? Il y a une ligne dans le Cours en effet qui dit que l'objectif de tout enseignant est de se rendre indispensable. Vous ne voulez pas que les gens puissent dépendre de vous une fois qu’ils sont en mesure de fonctionner par eux-mêmes. C'est un danger, mais je ne pense pas que c'est un problème.

 

Devez-vous fixer des limites avec vos élèves ? Si c’est le cas, quand et comment ?

 

Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise façon. Il y a des moments où vous devez vraiment placer des limites très strictes et d’autres où vous devez donner juste un peu de latitude. Avec certaines personnes placer une limite ne serait pas utile. Il y en a d’autres que j'arrête. C'est quelque chose que vous devez ressentir quand c’est aimant et quand ce ne l’est pas. Être ferme est quelquefois la chose la plus aimante que vous pouvez faire; en d’autres temps ce ne l'est pas. C'est la même chose avec les enfants. Quelquefois vous négligez quelque chose qu'un enfant fait; les autres fois vous devez être très clair. Il est difficile de savoir sans le sentir de l'intérieur. Mais si vous commencez à vous sentir harcelé alors vous devriez poser des limites parce qu'autrement vous faites affaire avec un sens de sacrifice et ce n'est pas utile. Si vous ne pouvez pas donner librement; alors ne donnez pas.

 

Donc dans l’ensemble de vos conseils pour ceux d’entre nous qui commencent à enseigner est simplement d'être ce genre de présence aimante le plus possible et essayer d'enlever l'ego du chemin pour que vous puissiez entendre ce qui serait le plus utile aux gens ?

 

Oui. Il y a aussi un problème avec l'humilité excessive. Si vous avez la capacité d’aider les gens et que vous ne l'exercez pas; ce n'est pas serviable. Si vous avez des informations ou de l'expertise ou il y a quelque chose en vous comme personne qui pourrait être utile, le retenir et dire que je suis vraiment juste comme vous êtes, tout en étant vrai sur le niveau du contenu, n'est pas vrai sur le niveau de la forme. Doncretenir une habileté à aider des gens serait stupide et non gentil.

 

L'idée c’est de ne pas vous identifier avec le rôle comme nous parlions auparavant. C’est la clé. Vousne vous identifiez pas avec ce que vous faites ou avec ce que les gens disent de vous, vous vous identifiez avec l'amour que vous vous ressentez dans ce centre calme. C'est là où vous voulez toujours demeurer et laisser les rayons en ressortir.

 

Traduction libre par Stella PILON- 2012

Merci à elle pour ce précieux partage

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1 mai 2012 2 01 /05 /mai /2012 09:48

Atelier Donné par Kenneth Wapnick, Ph. D., en février 2011 à Temecula, CA

 

Ce séminaire discute du courant de guérison qui caractérise la relation sainte, à l’intérieur duquel au moins un des deux partenaires spéciaux reconnaît ce qui les unit. Ce transfert change la relation de particularité à celle du pardon. Jésus nous demande de généraliser cette harmonie à toutes les relations, nos vies devenant des extensions aimantes de son amour.

 

Il faut bien comprendre que lorsque nous parlons de relations particulières, nous parlons de l’affiliation avec l'ego de la partie qui décide dans l’esprit (décideur) d’avoir une relation spéciale car le monde n’existant pas, il n’y a donc pas personne avec laquelle cela peut avoir lieu. La relation sainte consiste donc à changer d’enseignant. C’est la relation qui se trouve dans le contenu, mais puisque nous nous croyons être des corps en relation avec d’autres corps, nous discuterons donc aujourd’hui de celle qui semble se passer dans la forme.

 

T-18, p.414, par.11. Au-delà du corps. « Chacun a éprouvé ce qu’on pourrait appeler le sentiment d’être transporté hors de lui-même ».

 

Je ne suis pas important, la relation l’est. Si vous désirez avoir une bonne relation avec quelqu'un d’autre, vous devez mettre vos besoins en retrait.

 

La marque de la relation sainte est que personne n’est exclu. La relation particulière est toujours à propos de moi, rien que moi comme un corps, comme personne séparée. Une relation sainte met sa propre individualité de côté et sent faire partie du tout, en fait elle est le tout. C’est ce qu’on vit lorsqu’on est rendu dans le monde réel. Pour y arriver il faut mettre de côté tous les besoins et ne penser qu’à l’autre personne et non seulement qu’à soi. Tu viens donc à faire partie, non de toi ni de moi, mais de tous et c’est ce qui nous définit. Le tout est plus grand que ses parties. Mais ce ne sera pas atteignable si vous ne mettez pas vos besoins de côté parce qu’ils prennent la première place. Tu existes dans ma vie pour rencontrer mes besoins et ça doit changer pour devenir : nous existons ensemble sans besoin afin de reconnaître notre plénitude.

 

Il n’ya pas d’endroit où le Père commence et le Fils finit. Il n’y a aucune séparation et vous devenez un avec votre entourage, avec votre corps et même avec « Un Cours en Miracles » vous le devenez en enseignant son amour.

 

Nous faisons des petits jeux de particularité, tu grattes mon dos et je gratte le tien. J’ai besoin de travailler, je me fiche de l’employeur et ne suis intéressé qu’au chèque de paie. Je suis un enfant, et mes parents sont mieux de rencontrer mes besoins. Je vais dans un groupe d’« Un Cours en Miracles » et ils sont mieux de me donner les informations que j’ai besoin pour rencontrer mes besoins spirituels. Il est très difficile d’écarter ces besoins et ces demandes quand vous vous pensez important et que vos besoins passent en premier. C’est la conscience la plus limitée (Me, myself and I) moi, moi-même et je. Et ce qui se trouve derrière cela est la peur de l’union, la peur de la rédemption qui est la fin de la culpabilité. Le seul véritable besoin commun que nous avons tous est de nous réveiller de ce rêve. Ça n’a aucun bon sens d’essayer de faire remplir ses besoins, car aussitôt qu’il y en a un de satisfait, un autre survient aussitôt. Ceci a pour but de nous attacher au corps et nous garder endormi et collé ici. Ce n’est pas lui qui a des besoins importants, mais l’esprit.

 

Se joindre avec quelque chose en dehors de soi et devenir un avec lui, dissout l’exaltation de l'ego qui lui pense faire de grandes choses spéciales. C’est ce que fait le pardon et définit une relation sainte. Cela ne veut pas dire que vous faites tout ce que les autres vous demandent de faire si quelque chose peut blesser quelqu'un.

 

Nous devons nous poser la question : comment cette relation peut-elle rencontrer nos besoins et non seulement les miens? Ceci demande un changement complet de mes habitudes et je ne pourrai le faire si mes besoins sont une entrave.

 

(par. 11) la façon dont nous limitons notre esprit est de choisir l'ego. Le Saint-Esprit représente notre Soi illimité. Les enfants ne pensent jamais aux parents, mais qu’à leurs propres besoins, ils sont de tyrans et peuvent mener la maisonnée si les parents les laissent faire. Mais rien ne change en vieillissant et ne fait qu’empirer.

 

C’est comme pour « Un Cours en Miracles », nous pensons que Jésus est ici pour rencontrer nos besoins et nous devenons très fâché quand ces besoins ne sont pas rencontrés. Le point n’est pas de le lire le Cours tout le temps et de l’étudier mais devenir un avec lui et d’intégrer ce qu’il enseigne. 

 

(Par. 12) il parle ici de l’esprit et non d’un monde gouverné par le temps et l’espace car autrement ça ne fait aucun sens. Nous nous unissons vraiment avec nous-même, qui est notre décideur dans sa pensée juste, car dans l’instant Saint quand nous nous unissons avec Jésus ou le Saint-Esprit, il ne se trouve aucune pensée de séparation. C’est la Correction, le défaire de la croyance en la séparation. C’est pourquoi dans l’instant Saint il n’y a pas de corps, parce aucune pensée de séparation et donc aucune pensée à projeter. Le corps n’est qu’une projection de la pensée de séparation. Donc, quand nous nous unissons avec nos nouveaux enseignants, cette union s’étend à l’extérieur et nous avons l’expérience de nous unir avec quelqu'un d’autre sans avoir aucun intérêt séparé. Personne n’a à être sacrifié pour rencontrer mes besoins, comme Dieu qui a dû l’être pour que je devienne un individu. Je m’aperçois que je peux être non égoïste quand je m’unis avec quelque chose de plus grand que moi-même.

 

Allons à la page 479- T-21.par. 6; le chant oublié – Cette description est la mémoire de l’Amour de Dieu que nous avons tous apportée dans le rêve quand nous nous sommes endormi. C’est le Saint-Esprit, c’est la Voix qui parle pour Dieu. Mais ce n’est pas l’amour spécial dont le monde parle, celui qui exclut les autres personnes. Pour l’entendre, vous devez être prêt à l’écouter avec tous ceux qui étaient avec vous quand vous l’avez entendu. Et tous étaient un avant que se produise la fragmentation. Mais tout le monde ici transporte avec eux un peu de cette petite mélodie et c’est ce que vous voulez entendre avec les autres. Tout ce qui se passe entre vous et quelqu'un d’autre vous donne une chance d’entendre ce chant. C’est ce qui donne du sens à vos paroles, à votre vie, à ce que vous écrivez, à ce que vous lisez, étudiez et faites. Autrement, votre vie n’a aucune signification. Et quand vous avez la plus petite pensée hostile ou que vous vous croyez injustement traité, vous ne pouvez entendre la mélodie.

 

Au par. 7. Nous pourrions tous l’entendre si nous n’avions pas peur. Soit que j’entende mes besoins ou cette chanson et je ne l’entendrai pas si je vais d’une dépendance à une autre, à une autre, etc., car l'ego est insatiable et nous demandons aux autres personnes de remplir ces besoins. Vous devriez penser à ces paroles quand l'ego vous tente et que vous écoutez des sons tout croches, de la cacophonie des sons de jugement, de particularité. Arrêtez-vous et demandez d’entendre d’autres sons. Tout ce que vous dites des autres, vous pouvez le dire de vous-même et vice-versa, parce qu’il n’y a qu’un Fils. Quand vous voulez l’entendre, votre voix se mêlera à celle des autres et vous devenez à l’unisson. Vous devez vouloir faire un duo avec votre partenaire spécial. La musique doit avoir priorité comme but et vous devez passer en second. Le seul objectif ici est de se réveiller du rêve et non d’accumuler le plus de biens possible ou devenir plus heureux et que votre corps se sente mieux. Le seul but à acquérir est celui de pouvoir dire : comment ceci peut-il servir la musique ou le tout? Comment puis-je me fonde avec les autres, avec ma famille, mes amis, au travail, avec les autres étudiants d’« Un Cours en Miracles » religions, pays ou dans le reste du monde. Mes besoins et mes demandes doivent donc devenir secondaires afin de pouvoir entendre ce chant oublié.

 

Chaque fois que vous faites un jugement, avez une pensée d’attaque, de manipulation, de séduction ou de contrôle pour rencontrer vos besoins, vous venez de prendre une décision consciente au niveau de votre esprit de noyer la Voix du Saint-Esprit. Vous ne vous unissez pas avec ceux que vous aimez, mais ceux que vous détestez et joignez avec ce que vous chérissez, votre particularité, votre individualité.

 

Même quand quelqu'un vous dit quelque chose où il semble avoir raison, pourquoi voudriez-vous avoir raison dans un monde insensé? Préfères-tu avoir raison ou être heureux? Nous voulons réellement écouter ce chant oublié et être heureux.

 

Jésus dans son Cours s’unit à nous en parlant le langage de la dualité qui est la condition où nous croyons être pour nous en faire sortir. Il prend les mots qui nous sont familiers et leur donne un autre sens. C’est ce qui confond les étudiants du Cours et voilà pourquoi il ne faut pas prendre tous les mots littéralement.

 

Si à un certain moment vous êtes plus sensé que l’autre personne, votre responsabilité est d’entendre cette musique d’amour en vous-même et elle s’étendra à travers vous vers l’autre personne et tout ce que vous ferez ou direz sera rempli de cet amour. Tout cela ne nous concerne pas, ni les mots ou la forme. Les grands académiciens qui enseignent le Cours ne disent rien, car ce Cours vient de l’amour et non des mots du livre. Ce n’est pas Helen qui a écrit ce Cours, mais la petite voix musicale qui lui a inspiré et ce ne sont pas les mots qui importent, mais juste l’amour qui les a inspirés. Ce n’est pas la brillance de ton intellect qui enseigne, mais l’amour qui le fait à travers toi. Comme étudiants de ce Cours, ce ne sont pas le système de pensée que vous devez maîtriser, mais plutôt vous identifiez avec cette mélodie afin de vous rappellerez combien vous aimiez ceux qui l’ont écoutée avec vous.

 

Mais si vous gardez la mémoire de ces mots dans votre esprit, vous verrez combien terrifié vous êtes à l'idée de devenir quelqu'un d’aimant; mais c’est réellement ce que vous voulez car étant tous un nous nous aimons tous. Mais ce n’est pas ce que nous faisons dans le quotidien et nous ne pouvons pas aimer quelqu'un dont nous avons besoin, lorsque le seul besoin est de se rappeler qui nous sommes. C’est le besoin pour Jésus, pour son Cours afin de nous aider à nous en rappeler et changer notre perspective de qui nous sommes, non d’un corps mais d’un esprit; de la forme au contenu.

 

C’est pourquoi je dis toujours de ne pas confondre le Jésus du Cours avec celui de la bible. Ce dernier est obsédé par le corps parce ceux qui l’ont écrit l’étaient. Tous les miracles sont au sujet du corps; qui est mort? Le corps, qui est ressuscité? Le corps. Le Jésus du Cours est un symbole de pensée juste dans l’esprit et celui de la bible de l’amour spécial qui avait ses amis et ses ennemis et qui jugeait. Toutes ces paroles furent écrites par des hommes qui ne pouvaient comprendre ce qu’il essayait de leur dire. C’est pourquoi la bible est si populaire et que le Cours ne le deviendra pas, car il veut vous aider à sortir de ce monde matériel et vous guider vers le monde réel. Si vous le cherchez vraiment, vous le trouverez. Chaque jugement que vous faites vous en empêchera et dites-vous que ce n’est plus ce que vous voulez désormais.

 

Allons lire à la page 488, T-21, par. 7. La peur de regarder au-dedans. Et maintenant l'ego a peur…

 

Il a peur parce que maintenant il y a une partie de nous qui est devenue sensée après avoir réalisé combien l'ego nous avait menti et nous autres pas plus fins, l’avons crû. Nous savons maintenant qu’il se trouve une autre Voix, un autre son que je peux entendre. Cela peut sembler à une grande distance de moi, mais il y a toujours ce petit souvenir qui me rappelle ce chant d’unité où il n’y a aucun moi, aucune individualité. C’est sa peur… et le Ciel est venu parce qu’il a trouvé une demeure dans ta relation sur terre. Ceci est la substance première de tout le Cours. Il se trouve quelque chose de plus que le marchandage qu’on peut faire entre nous.

 

La relation sainte n’est pas constituée de toi et de moi, mais du plus grand objectif que nous servons qui est de nous éveiller de ce rêve et retourner à la maison. Si nous en avons qu’une toute petite expérience, nous regarderons ce que l'ego nous a offert et dirons ne plus en vouloir. C’est la raison pour laquelle il est si difficile d’abandonner le jugement ainsi que marcher sur cette terre sans dire : qu’y a-t-il pour moi? Autrement l’Amour fera son chemin et notre crainte est la résurrection et non la rédemption, dont nous sommes terrifié. Quand l’esprit juste domine, le Ciel ne peut attendre, mais si nous le craignons, nous ne pouvons faire autrement que de juger, condamner, critiquer, détester trouver faute, manipuler, etc.

 

Et un tout petit peu est suffisant pour tenir le Ciel au loin. Ce qui est le plus difficile dans ce Cours n’est pas sa métaphysique ni son langage, mais l’appel sans compromis de Jésus pour abandonner le jugement. Pour pouvez au moins retenir que le jugement n’est pas bon pour vous. Dans le supplément Psychothérapie, Jésus ne parle pas de techniques ou de théories spéciales et fantaisistes mais que la guérison se produit quand le thérapeute oublie de juger son patient. Cela se produit quand vous êtes dans l’instant Saint et que vous ne jugez pas l’autre personne en ne voyant plus vos besoins étant séparés d’elle. Si j’entends la mélodie en vous, c’est que je la vois en moi, car la projection fait la perception. Nous nous joignons avec l’autre personne dans la forme seulement pour exprimer le contenu. Si vous ne le faites pas et attaquer la forme, c’est que vous craignez le contenu. Quand vous jugez quelqu'un ce n’est jamais pour la raison que vous pensez… jamais. Vous jugez quelqu'un parce que dans votre instant non saint vous ne voulez pas son contenu d’amour. Vous jugez seulement pour cette raison afin de garder l'ego bien vivant.

 

Lisons le par.8

 

Jésus nous dit de regarder notre frère avec gentillesse et sans jugement et si nous ne le faisons pas c’est encore parce que nous avons peur du contenu qui est l’Amour. La petite voix de l'ego nous dit : Aye, et puis moi? Pense à moi, nous avons mis tellement de travail pour faire ce beau corps attrayant! Et puis nous revenons tout d’un trait à l’ami que nous avons choisi, l'ego. C’est de là que viennent vos jugements et c’est leur but. Pour apporter le Ciel dans votre relation, vous devez regarder votre relation avec gentillesse. Jésus ne nous demande pas d’être sans jugement mais conscient du but qu’ils possèdent, qui est de favoriser notre particularité. C’est toujours un choix entre le contenu de culpabilité ou celui du pardon et de l’amour. Vous connaîtrez le choix de votre esprit par la façon dont vous vivez votre relation en ce monde. Si vous glorifiez la forme en pensant que ce qui se passe ici est important sans l’amour qui lui donne son sens, vous saurez avoir choisi l'ego comme enseignant.

 

Vous ne jugez jamais et n’êtes jamais contrarié pour la raison que vous pensez, c’est toujours une défense. Mais vous devez garder en mémoire le but et c’est la seule chose qui donne un sens à votre vie ici. Ne faites pas confiance à personne qui croit que quelque chose est important ici, incluant « Un Cours en Miracles ».

 

La plus grande offense envers ce Cours est la particularité que nous entretenons avec lui. Vous devez vous unir avec lui et le faire devenir partie de vous; n’avoir aucun endroit où il finit et où vous commencez. Vous devez vouloir que votre vie devienne une grande manifestation vivante de ce Cours, de son amour et de sa gentillesse et qu’elle passe à travers vous. Et c’est là que la peur de retourner à la maison survient!

 

T-26; p.582, par.6. C’est l’idée que nous pouvons croire tout ce que nous voulons, faire un univers entier pour supporter ce que nous croyons, mais nous ne pouvons le rendre réel. Des milliers de personnes peuvent nous dire que c’est arrivé et si c’est irréel, c’est seulement que nous l’avons oublié. Ce que nous pensons avoir perdu définitivement est notre unité mais cela ne signifie pas que nous avons le pouvoir de garder le Saint-Esprit au loin. C’est une mémoire qui attend d’être souvenue et elle est toujours présente dans notre esprit juste. N’oubliez pas que le Saint-Esprit n’est qu’un symbole pour cette mémoire que nous avons apportée dans le rêve. À chaque relation ou rencontre que vous avez, demandez-vous si vous voulez entendre le chant de libération ou non? Sinon, tout ce que vous devez faire est de juger, attaquer, critiquer. Ces manifestations ne font pas juste arriver, elles ont toutes un but.

 

Les psychologues disent que la colère est l’émotion de base de l’humain. Alors, dites-moi, voulez-vous être humain ou divin? Voulez-vous êtes Christ ou votre corps? La colère n’est pas la base de quoi que ce soit sauf du système de pensée de l'ego. La colère est une décision tout comme la maladie, la culpabilité, la dépression, l’excitation, le désespoir sont des décisions qui ont toutes le même but, celui de noyer le petit chant, la mélodie du Ciel.

 

Si vous comprenez le but de ce Cours, vous comprendrez que lorsque vous jugez ou avez une pensée malveillante pour quelqu'un d’autre ou pour vous-même ou un geste semblable, c’est parce que vous ne voulez pas entendre cette mélodie de libération. Ce sera très utile de vous en rappeler chaque fois que vous avez une telle pensée.

 

À la leçon 136, La maladie est une défense contre la vérité, Jésus explique que lorsque la vérité commence à se lever dans votre esprit, et que vous devenez craintif, vous choisissez la maladie comme défense. La vérité est de l’esprit et la maladie fait partie du corps. Vous pouvez substituer tout autre mot d’ego, comme la colère est une défense, la dépression, l’anxiété, la peur, etc., rire des gens, les humilier ou les critiquer est une défense.

 

On ne nous demande pas d’abandonner le jugement mais bien de le vouloir et de comprendre le but qu’il sert. Aussi bien que le contraire, les aimer pour ce qu’ils peuvent nous donner. Ce Cours ne vous donnera rien mais vous rappellera ce que vous avez déjà reçu. Ce Cours et vous deviendront un, ainsi que vous et moi et cette unité transcende nos parts individuelles. Et devinez qui m’emprisonne, c’est vous car j’étais si bien avant que vous vous présentiez dans ma vie et alors je blâme le Cours. Il faut dépasser le mythe que ce Cours a été donné seulement à Helen, elle nous représentait tous quand elle s’est unie avec Jésus dans un instant saint et a laissé passé l’amour parfait dans son esprit. Ce Cours est en vous tous et personne n’est spécial. Son histoire est vraie dans le monde, mais c’est une illusion comme tout le reste ici. Si vous voulez faire comme elle, allez à l’intérieur et tout comme elle vous entendrez la même mélodie. Le Cours est en vous.

 

C’est vous-même qui pouvez vous sauvez en regardant l'ego et disant : plus jamais encore et regarder Jésus et disant c’est lui que j’aime car il représente le Fils de Dieu que j’aime. Mais si vous continuez à croire être l’image insignifiante que vous voyez dans votre miroir chaque matin, vous ne pourrez jamais faire ce que je viens de décrire.

 

L’histoire d’Helen est un magnifique exemple de ce qui arrive quand vous allez dans votre esprit juste. Rien n’est arrivé, aucune note du chant du Ciel ne manque, mais un mauvais rêve a cru l’interrompre. Nous sommes tous semblables dans l’esprit, mais les corps crient que nous sommes différents. Mais vous allez croire ce avec quoi vous vous identifiez.

 

Tournez à la page 670, T-29, Le rêve de pardon, lire le par. 8.

 

Les rêves de non-pardon sont faits pour séparer l’esprit, car leur but sert à vous projeter ma culpabilité et je suis donc justifié à vous attaquer pour ce que vous m’avez fait. Cependant les rêves de pardon reprennent les pensées qui ont été projetées au-dehors et les rapportent à l’esprit.

 

Quand je parle des trois étapes du pardon, la 1re consiste à ramener à leur source les pensées de culpabilité projetées qui ont abouti sur tout le monde au-dehors m’incluant. Cette première étape renverse la projection. Je comprends ensuite que c’est une décision que mon esprit a prise pour noyer cette petite mélodie et ne plus la voir en vous. Les rêves de pardon ne sont pas permanents et servent seulement à remplir l’objectif de salle de classe qui est de me rappeler que ce que j’ai fait à Dieu ainsi qu’à vous ne s’est jamais produit pas plus que ce que j’ai pensé que vous m’aviez fait. Ce n’est qu’un mauvais rêve colossal qui sert à bloquer la petite voix du Saint-Esprit qui tente de me chanter cette mélodie! Quelque part, Jésus dit que le pardon est une fiction heureuse, car il nous amène de l’irréel au réel. Le rêve heureux est un rêve, mais qui nous amène au-delà des cauchemars qui essayaient de nous cacher la vérité.

 

Si nous sommes ici, c’est que nous avons choisi d’y venir. C’est ce que je dis aux parents, de ne pas se sentir responsable au sujet de leurs enfants qui eux aussi ont de gros ego ainsi qu’un esprit et un décideur, mais que leur seule responsabilité est d’être les plus gentils possible avec eux. Vous leur enseignez en leur démontrant le choix judicieux que vous avez fait. Tout le monde se rappelle vaguement qu’il doit y avoir autre chose. Nous ne devons pas essayer de l’entendre avec nos oreilles ni le voir avec nos yeux. C’est en retournant dans notre esprit que nous pourrons nous en souvenir. Jésus nous demande la raison pour laquelle nous voulons tant demeurer ici, ce qui n’est pas notre maison, il nous offre de retourner avec lui à chaque instant et de quitter cette demeure d’enfer. Nous lui répondons que nous voulons bien le suivre, mais à condition d’apporter notre individualité et notre particularité au Ciel.

 

Allons au chapitre 26, p.588, où le péché n’est plus. Lisons le par.4.

 

La face du Christ est un symbole rayonnant pour la vision quand le péché n’est plus, quand le jugement n’est plus au lieu de voir la face du péché et de culpabilité que nous voyons constamment chez les autres. Mais quand nous ne les verrons plus, alors nous nous rappellerons Dieu car Sa mémoire ne sera plus cachée à nos yeux. Les lumières dont il parle signifient la même chose que les Grands Rayons dont le Cours parle pour qualifier le Fils de Dieu.

 

Lisons le par.6 – L'ego sait que si j’entre par les portes du Ciel, il disparaît, c’est sa peur ultime. Mais avant de transcender l'ego, notre soi séparé, il doit être transformé graduellement. Maintenant au lieu d’être tout le temps en colère et coupable, je suis maintenant heureux et joyeux, je ne laisse rien qui arrive en ce monde affecter ce doux sourire. J’entrerai par les portes du Ciel quand je saurai vraiment que je ne suis pas ce corps et ce soi et j’y arriverai seulement quand je ne porterai plus aucune condamnation sinon je ne les verrai pas. L'ego est l’entrave, un petit rien d’une projection de rien. Mais on en fait une grosse affaire, comme tout ici. Le but est de s’unir avec tous, même ceux qui semblent décédés. Nous avons besoin de pratiquer et de pratiquer jusqu’à ce que nous y arrivions de plus en plus.

 

Traduction libre par Stella Pilon – 2012

Merci à elle pour ce partage.

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1 avril 2012 7 01 /04 /avril /2012 16:13

Le texte suivant est extrait d'une conversation entre Susan Dugan et Ken Wapnick le 21 novembre 2010, intitulée: "Le cours fonctionne vraiment si vous y travaillez et souriez".

 

Dans la conversation suivante, Ken Wapnick répond généreusement à mes questions au sujet de la pratique quotidienne du pardon, la peur et la résistance qui surgissent lors de notre voyage de retour à la maison, et comment conserver notre foi et notre concentration à être aimable, gentil et patient avec nous-même et les autres étudiants du Cours, tout en apprenant à rire  avec notre enseignant intérieur à tout ce dont nous continuons à nous servir pour repousser l’amour.

 

21 novembre 2010, par Susan Dugan

 

Je me suis récemment retrouvé avec beaucoup de peur autour de ce Cours ; me sentant bloqué et me jugeant de l’être. Tu m’as dit de me souvenir de ne pas le prendre sérieusement. Comment pouvons-nous être sérieux dans la pratique du pardon de tous les jours et en même temps ne pas le prendre si sérieusement?

 

Eh bien, la pratique quotidienne n’est vraiment pas de le prendre sérieusement. Le principe est bien cette ligne à la fin du chapitre 27 (p.629). « Dans l’éternité où tout est un s’est glissé une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire ». Le problème n’est pas l'ego – qui ne signifie aucun des problèmes qu’une personne pense avoir -- ou la difficulté qu’elle pense avoir avec le Cours. Le problème consiste en sa réaction envers lui. L’idée entière de ne pas le prendre sérieusement ou d’apprendre à en rire ne veut pas dire le minimiser ou le nier ou faire accroire que cela ne s’est pas produit, mais reconnaître que le problème n’est jamais la forme, mais toujours la décision de l’esprit.

 

Tout ce que vous faites durant le jour, soit qu'il relate au Cours ou à quelque chose d'autre dans votre vie ; la clé est de toujours le rapporter au décideur dans l'esprit. Le problème n'est pas l'ego ou son expression en pensée ou en comportement, pas ce qui se trouve dans la boîte d’esprit faux car comment une illusion peut-elle être un problème?

 

Ce que le Cours appelle le Saint-Esprit, lequel est vraiment seulement notre pensée juste ou notre santé d'esprit n'est pas la réponse non plus. La réponse se trouve dans le fait de choisir l'esprit juste tout comme le problème réside dans le choix pour l'ego. C'est vraiment là où les gens deviennent quelque peu troublés.

 

La clé est de toujours le ramener au pouvoir de l’esprit à choisir, et non le rapporter à Jésus ou au Saint-Esprit comme quelques personnages magiques. Le problème est simplement le choix de vouloir rester dans le rêve ou de s’en éveiller. Alors même que quelqu'un éprouve quelques difficultés avec le Cours, avec une relation, une maladie ou quelque chose qui arrive dans le monde, ce n'est pas ce que cela semble être. Le problème n'est jamais externe. La pratique consiste toujours à rapporter le problème à l'esprit d'où nous l'avons projeté.

 

 

Bien, voici donc une question moins sérieuse : dans plusieurs de tes CD, tu plaisantes en disant que Jésus ne peut supporter les étudiants du Cours.

 

(Rires) Tu ne peux pas le blâmer, n'est-ce pas? 

                                                                              

Pas vraiment.

 

Alors, quelles sont les caractéristiques des étudiants d'Un Cours en Miracles qui irritent Jésus le plus?

 

Bien, c'est leur sérieux. J'ai aussi dit quelquefois que si vous lisez les Évangiles il n’est jamais dit que Jésus a ri. Il n’est jamais dit non plus qu'il a souri. Ils le décrivent comme se fâchant, comme pleurant. Finalement le Jésus de la Bible n'est pas le Jésus du Cours.

 

Le Jésus du Cours sourit toujours. Mais dans un sens, c’est le problème. Quand je parle en plaisantant à moitié du sérieux qu’ont les étudiants avec le Cours, c’est celui qui les fait juger d'autres personnes, juger les autres étudiants du Cours ainsi que les autres enseignants du Cours. C'est ce qui leur fait dire de telles choses hostiles aux gens qui sont malades – à savoir que « la maladie est une défense contre la vérité » – des choses qui ont tendance à être si insensibles.

 

Durant les trente-cinq ans d'enseignement, j’ai probablement cité cette seule ligne plus que toute autre dans le texte à propos de se souvenir de ne plus rire parce que c’est ça le problème. Je dis aussi que le péché, la séparation, l'ego ne peuvent être le problème parce que, comment une illusion peut-elle être un problème? Si les gens pouvaient reconnaître cela et alors l'appliquer et le généraliser à tout durant leur journée, ça changerait tout. C’est ce qui se trouve en arrière de la ligne « Ne cherche pas à changer le monde, choisis plutôt de changer d'avis sur lui ». Comment un monde inexistant peut-il être le problème?

 

L’erreur que font quelquefois les gens après que j’ai dit quelque chose de semblable c’est que ça vous fait devenir quelqu'un d’insensible et qui ne fait pas l'attention à rien, mais ce n’est pas du tout ce que cela signifie. Vraiment savoir que le monde n'existe pas vous permet d'être le plus gentil, plus sensible, et la personne la plus attentionnée et aimable imaginable.

 

Parce que vous n'êtes pas accroché à rien, l'amour coule alors automatiquement à travers vous et prend toute forme qui est la plus serviable. Cela ne signifie pas que vous n’êtes pas concerné par le monde, mais vous vous y intéressez sans nécessité ni particularité et seulement avec amour.

 

Alors vous êtes assis en train de regarder les résultats d’élections, par exemple, et vous pouvez avoir de la véritable compassion –

 

Bien, évidemment vous pouvez regarder combien tout le monde le prend sérieusement, y compris les commentateurs et vous rendre compte que tout le monde ment et que tout le monde est pareil indépendamment du côté de l’allée où vous vous situez, ce qui explique pourquoi rien ne change jamais.

 

 

A suivre...

Merci à Stella Pilon pour son aimable partage.

 

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1 mars 2012 4 01 /03 /mars /2012 19:38

"NE JOUEZ PAS DANS LE CARRÉ DE SABLE". Une entrevue entre Susan Dugan et Kenneth Wapnick, Ph. D.

 

Le message de Ken n’a jamais dévié de l’objectif du Cours qui est de guérir les esprits individuels. « Il dit que c’est un chemin spirituel pour des personnes individuelles ». « Les problèmes surgissent quand les gens tentent d’en faire quelque chose de plus que cela et veulent l’utiliser pour autre chose plutôt que de s’en servir pour les aider à vivre pleinement leurs propres vies. C’est une façon d’aider les gens à entrer en contact avec leur propre voix intérieure et la suivre pour devenir aussi gentil, aimant et pardonnant qu’ils le peuvent. Si les gens le faisaient et travaillaient sur eux-mêmes, le monde deviendrait un endroit bien différent et le Cours aurait rempli son but. »

 

Ken croit que les étudiants d’« Un Cours en Miracles » deviennent déconcertés quand ils ne réussissent pas à accepter les fondements du Cours. « Quand le Cours dit que le monde est une illusion, il le signifie littéralement ». Les conséquences échappent aux gens simplement parce qu’ils ne reconnaissent pas combien ils sont identifiés profondément avec le corps, ce qu’ils croient être. Nous voyons le Cours à travers les lentilles de notre corps et nous pensons que Jésus est un corps qui nous parle comme étant un corps en nous disant devoir vous pardonner aussi comme un corps. Cela n’a rien à voir puisqu’il n’y a pas de corps ; tout se passe dans l’esprit. C’est une incompréhension de l’esprit et du corps, qui est appelé Confusion de niveau au chapitre 2. Toutes les incompréhensions – le rôle du Saint-Esprit, le but du Cours, l’écoute de la guidance ou d’une voix – proviennent du fait de ne pas comprendre qu’il n’y a littéralement aucun corps, ni monde. Une fois que vous l’avez compris, tout se met gentiment à sa place.

 

Le Cours nous demande de remettre nos illusions au Saint-Esprit ; c’est une autre petite recommandation que les étudiants de Cours comprennent souvent mal. Le but du Saint-Esprit est simplement d'être la correction de notre erreur. Et l'erreur n’a rien à voir avec le comportement. « Sers-toi de cette présence aimante dans ton esprit pour regarder tes décisions pour l'ego et vois où ces décisions t’emmènent ». Mon problème n'est pas avec vous ; j'ai fait le mauvais choix. Il y a seulement une relation particulière et c’est avec l'ego ; il y a seulement une relation sainte, et c’est avec Jésus ou le Saint-Esprit. Une fois que cette relation est guérie toutes vos autres relations deviennent saintes ». Regarder avec les yeux du Saint-Esprit signifie aussi confronter directement la culpabilité que notre système de pensée d’ego voudrait nous faire nier. Le nom que Ken donne aux étudiants qui refusent de reconnaître cette culpabilité ? « Blissninnies » (ceux qui ne voient que le bonheur ou la félicité)

 

Il dit qu’un « blissninny » ne veut pas regarder la culpabilité ou comment le monde se comporte vraiment. Une personne peut dire : « Oh, le Cours est en train de changer ma vie et il changera le monde » sans regarder vraiment la culpabilité que le Cours essaie de défaire. Un « blissninny » n'a pas une compréhension correcte ou un respect pour l'ego dans les termes de réaliser combien il peut être laid et combien nous sommes attiré vers lui. Si vous ne regardez pas la culpabilité, tout ce que vous faites avec ce Cours suivra cette décision et vous ne comprendrez absolument rien des propos du Cours ».

 

Quant à savoir pourquoi l'ego soulève si souvent sa tête affreuse dans les cercles du Cours, Ken devient philosophique et lance. « Vous auriez dû être dans les environs il y a trente ans, ». « Les gens ne veulent pas regarder leur propre culpabilité ; c'est plus facile de la projeter au-dehors. C'est comme les enfants dans un carré de sable. Ce fut ainsi depuis trente ans avec le Cours et deux mille ans avec le Christianisme ainsi que dans le judaïsme, dans l’Islam et chaque religion officielle.

 

Voila pourquoi il est préférable de ne pas voir le Cours comme une religion, un mouvement, ou n'importe quoi d'autre du même genre. Il n'est qu’un enseignement spirituel pour guérir votre esprit. Si les gens l’utilisaient ainsi vous n'auriez pas de groupes qui combattent d’autres groupes et si vous aviez eu un groupe vous ne le prendriez pas sérieusement, vous ne seriez qu’un groupe de gens se retrouvant ensemble comme une famille ou entre amis. Il ne serait pas pris comme quelque chose qui comporte une attente.

 

Une fois que vous commencez à formaliser quelque chose, vous entrez dans les églises et nous savons tous ce que les églises font, il conclut. ; « Ne jouez pas dans le carré de sable. Vous ne l'attaquez pas, vous ne le jugez pas, mais vous ne jouez pas dedans. Je pense que c’est la réponse ».

 

Traduction libre par Stella Pilon – déc. 2011

Merci à elle pour ce partage.

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3 février 2012 5 03 /02 /février /2012 22:11

Dans la conversation suivante, Ken Wapnick répond généreusement à mes questions au sujet de la pratique quotidienne du pardon, la peur et la résistance qui surgissent lors de notre voyage de retour à la maison, et comment conserver notre foi et notre concentration à être aimable, gentil et patient avec nous-même et les autres étudiants du Cours, tout en apprenant à rire  avec notre enseignant intérieur à tout ce dont nous continuons à nous servir pour repousser l’amour.

21 novembre 2010, par Susan Dugan

 

Je me suis récemment retrouvé avec beaucoup de peur autour de ce Cours ; me sentant bloquée et me jugeant de l’être. Tu m’as dit de me souvenir de ne pas le prendre sérieusement. Comment pouvons-nous être sérieux dans la pratique du pardon de tous les jours et en même temps ne pas le prendre si sérieusement?

 

Eh bien, la pratique quotidienne n’est vraiment pas de le prendre sérieusement. Le principe est bien celui de cette ligne à la fin du chapitre 27 (p.629). « Dans l’éternité où tout est un s’est glissé une minuscule et folle idée de laquelle le Fils de Dieu ne s’est pas souvenu de rire ». Le problème n’est pas l'ego – qui ne signifie aucun des problèmes qu’une personne pense avoir -- ou la difficulté qu’elle pense avoir avec le Cours. Le problème consiste en sa réaction envers lui. L’idée entière de ne pas le prendre sérieusement ou d’apprendre à en rire ne veut pas dire le minimiser ou le nier ou faire croire que cela ne s’est pas produit, mais reconnaître que le problème n’est jamais la forme, mais toujours la décision de l’esprit.

 

Tout ce que vous faites durant le jour, soit qu'il soit relatif au Cours ou à quelque chose d'autre dans votre vie ; la clé est de toujours de le rapporter au décideur dans l'esprit. Le problème n'est pas l'ego ou son expression en pensée ou en comportement, pas ce qui se trouve dans la boîte d’esprit faux car comment une illusion peut-elle être un problème?

 

Ce que le Cours appelle le Saint-Esprit, lequel est vraiment seulement notre pensée juste ou notre santé d'esprit n'est pas la réponse non plus. La réponse se trouve dans le fait de choisir l'esprit juste tout comme le problème réside dans le choix pour l'ego. C'est vraiment là où les gens deviennent quelque peu troublés.

 

La clé est de toujours de ramener le pouvoir de l’esprit à choisir, et non le rapporter à Jésus ou au Saint-Esprit comme quelques personnages magiques. Le problème est simplement le choix de vouloir rester dans le rêve ou de s’en éveiller. Alors même que quelqu'un éprouve quelques difficultés avec le Cours, avec une relation, une maladie ou quelque chose qui arrive dans le monde, ce n'est pas ce que cela semble être. Le problème n'est jamais externe. La pratique consiste toujours à rapporter le problème à l'esprit d'où nous l'avons projeté.

 

Ken WAPNICK

Merci à Stella PILON pour ce partage

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31 décembre 2011 6 31 /12 /décembre /2011 11:51

(8:1-2) Les hallucinations disparaissent une fois qu'elles sont reconnues pour ce qu'elles sont. Cela est la guérison et le remède.  

 

C'est vraiment le point capital du second niveau de jugement, et j'aimerais passer quelques minutes à en parler. Si je reconnais que ce que je perçois est inventé, cela perd sa valeur de défense, ce qui veut dire que cela disparaît, car je n'en aurai plus besoin. Le monde continue d’exister pour nous seulement parce que nous en avons besoin pour nous protéger de la culpabilité résultant du jugement d'origine. C'est la finalité du monde. Si maintenant je réalise qu'il n'y a pas de monde à l'extérieur, et que tout ce que je vois est inventé, alors j'ai fait sauter le mythe de la défense, ce qui veut dire que la défense disparaît. 

 

Ainsi "les hallucinations disparaissent une fois qu'elles sont reconnues pour ce qu'elles sont." En d'autres termes, je dois les regarder. Nous en revenons toujours à ce point. Je regarde le fait que je suis en colère, que je suis anxieux, que j'enrage, que je suis dans une douleur atroce, que je suis en extase, que je n'arrive pas à attendre l'arrivée de quelque merveilleux événement. Peu importe que ce soit en positif ou en négatif. Je regarde une chose future dont je pense qu'elle m'apportera du plaisir, ou je redoute une chose dont je pense qu'elle m'apportera de la douleur. J'ai seulement à réaliser que j'invente cela. Je n'ai pas à arrêter de croire en elle, de la redouter, ou d'être excité à son sujet. J'ai seulement à prendre connaissance de ce que j'ai fait. C'est tout le "petit désir" (T – 18.IV titre) qui nous est demandé. Il ne nous est pas demandé de laisser toutes choses aller - nous sommes trop terrorisés. 

 

C'est pourquoi dans le Cours, à part de très rares exceptions (par exemple T – 5.II.3:10 ; M – 17.8:4), Jésus nous demande toujours d'avoir un "petit désir" (T – 18.IV Titre). Le petit désir c'est simplement la volonté de commencer le processus de prendre du recul et de regarder, ce qui signifie automatiquement de prendre du recul avec Jésus - l'ego ne voudrait jamais nous laisser le regarder lui-même sans jugement. Si je regarde mon ego sans jugement, je dois regarder avec Jésus, ce qui signifie regarder mon ego et dire : "C'est cela que je fais. Me voilà têtu et résistant. Je me cramponne à cela parce que j'ai peur de l'amour de Dieu. Je préférerais vous tuer plutôt que ce soit Dieu qui me tue. Je préférerais me complaire dans ma propre particularité plutôt que d'avoir la paix de Dieu." 

 

Au moins, je saurais que c'est ce que je suis en train de faire. Je n'ai pas à le changer, parce que si je sens que j'ai à le changer, alors je l'aurais rendu réel. Si jamais vous croyez que Jésus (ou le Saint-Esprit) vous force à faire quelque chose, alors ce n'est pas Jésus. C'est le Jésus de votre ego. Jésus ne se permettrait jamais de vous forcer à faire quoi que ce soit, car il sait qu'il n'y a rien qui doive être fait. Tout ce qu'il fait, par sa seule présence dans nos esprits, c'est de nous rappeler doucement que nous pouvons regarder d'une façon différente ce qui se déroule. Nous n'avons pas à le regarder différemment, mais seulement reconnaître qu'il y a une autre façon de regarder. Nous pouvons choisir de ne pas le faire tout de suite, mais reconnaître qu'il y a une voie différente, c'est la guérison et le remède. 

 

Ken Wapnick – Le sens du jugement (extrait)

 

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17 décembre 2011 6 17 /12 /décembre /2011 11:02

Les courant d’opinion vont et viennent comme les modes vestimentaires. Nous sommes à une époque ou il est de bon ton de dénigrer Freud, voir l’assassiner (Cf , le livre de Michel Onfray –  pseudo philosophe – « Le crépuscule d’une idole »). Pourquoi ne pas se contenter d’une simple critique en reconnaissant ce que le chercheur a pu apporter aussi de constructif ? Je l’avoue, assez rapidement, dans ma jeunesse, j’ai exprimé ma préférence à Jung, plus « avenant ». Il n’empêcher que sans Freud, nous n’aurions pas eu Jung, ni même le Cours en miracle selon Ken Wapnick. Quoi qu’il en soit, ces extraits rendent un hommage mérité à l’inventeur de la psychanalyse, car il a posé des bases fondamentales du fonctionnement de la psyché, notamment à travers l’analyse des rêves. Des bases qui dévoilent un peu plus le fonctionnement de l’ego, ce grand illusionniste.  Christalain

 

J’ai pensé que je commencerai à parler du rêve puisque, dans un sens, cela va droit au cœur non seulement de ce qui sera discuté dans cet atelier, mais aussi du Cours tout entier. Quand on parle des rêves, il est toujours approprié d'évoquer Sigmund Freud, sans qui, comme je l'ai déjà dit à maintes reprises, nous n'aurions pas Un Cours en Miracles. Son travail sur les rêves se situe non seulement au centre de son oeuvre, mais aussi au centre de toute la psychologie du XXe siècle, ainsi que celle du XXIe siècle. Sa première oeuvre majeure, L'Interprétation du Rêve, publiée en 1900, fut consacrée aux rêves, évidemment ; mais il utilisa cette étude comme un tremplin pour comprendre la manière dont fonctionne le psychisme. Il écrivit cela à un moment où la plupart des chercheurs s'intéressant aux rêves, ou la plupart des gens qui écrivaient à propos des rêves, avaient tendance à les dénigrer, voyant les rêves comme étant fondamentalement stupides et n'ayant aucune signification.

 

Un des points les plus importants apportés par ce travail initial de Freud fut de nous montrer que les rêves sont en réalité emplis de signification et de but. Le but, comme vous le savez, est un terme plein de sens dans le Cours. Jésus en parle encore et encore, et si nous voulons comprendre quoi que ce soit dans ce monde, nous devons comprendre le but qu’il sert, à la fois dans les termes du système de pensée de l’ego et ensuite dans la correction de celui-ci à travers le système de pensée du Saint-Esprit.

 

Quand Freud parlait de la nature intentionnelle des rêves, il parlait précisément de leur capacité à accomplir un souhait, connue habituellement comme la « théorie de l'accomplissement du souhait ». Pour parler de façon générale, les rêves nous gardent endormis. Ainsi, durant la nuit, quand nous sommes endormis, nos défenses ont tendance à se relâcher et tout le contenu inconscient et démoniaque menace de faire surface et nous pousse, par voie de conséquence, à nous réveiller. Le but du rêve consiste à dompter ces forces incontrôlées (c'est ainsi que Freud les voyait) dans notre inconscient et à faire avec elles un compromis – en fait, à leur permettre d'exister et à les aider à parvenir à une solution ou à un accomplissement.

 

Voici l'idée la plus spécifique du souhait : trouver un accomplissement à nos instincts, mais en faisant en sorte que nous restions endormis. Nous dirons donc principalement que les rêves répondent au souhait de demeurer endormi, et que de manière secondaire, ils accomplissent les souhaits qui sont générés par ces forces mues par les instincts qui ont toujours à voir avec la sexualité infantile, selon la théorie de Freud. Ce fut en nous aidant à comprendre que les rêves servent un but qu'il apporta une de ses contributions les plus durables.

 

Quand nous considérons la perspective du Cours à propos des rêves, en les voyant à travers la lentille freudienne concernant ce but général d’accomplissement d'un souhait, nous pouvons alors soudainement comprendre la raison pour laquelle le rêve s’est produit, de manière plus spécifique, la raison pour laquelle le rêve que nous appelons l'univers physique et les rêves individuels que nous appréhendons comme nos vies se sont produits de la manière dont ils se sont produits. Il y a une méthode dans la folie de l’ego et cette méthode est l'accomplissement d'un souhait.

 

Nous apprenons de notre étude d'Un Cours en Miracles que le souhait que le monde accomplit pour nous, de manière plus précise le souhait que nos vies personnelles accomplissent dans ce monde, est le souhait de nous garder endormis, tout comme Freud l'avait enseigné. Toutefois, vu dans le contexte métaphysique, ceci signifie de garder vivant le souhait d’être séparé du Dieu. Cela est le sommeil de la séparation. Le Cours nous dit que nous sommes « chez [nous] en Dieu, rêvant d'exil » (T-10.I.2:1). L’exil, évidemment, est généré par l’idée que nous avons vraiment réussi l’impossible et que nous nous sommes séparés de l’Amour de Dieu.

 

C’est là l’origine du rêve, et c’est ce que Jésus veut dire quand il dit, en maints endroits, que le contenu de chaque rêve est la peur (T-18.II.4 ; "The Gifts of God", pp. 115-17). C’est la peur que, d’une manière ou d’une autre, Dieu se vengera et nous punira pour notre péché de nous être séparés de Lui. Ainsi, le but primordial que le rêve de l’ego sert consiste à nous garder endormis. Il garde réel le sommeil de la séparation de façon à ce que nous ne nous réveillions pas du rêve et que nous ne reconnaissions pas que tout le système de pensée de l’ego est le rêve.

 

(…) Pour résumer brièvement, le but de l’ego concernant le rêve du monde et du corps consiste à garder la séparation que nous croyons avoir volée à Dieu, mais à nous débarrasser du péché qui lui est associé. Quand nous parlons de nous débarrasser du péché, nous parlons de la projection, un autre terme pour lequel nous devons une grande dette de gratitude à Freud, parce que ce fut Freud qui décrivit le premier cette dynamique incroyablement importante.

 

(…) Comme je l’ai mentionné plus tôt, c’est ce que fit Freud pour nous tous. Il apporta une contribution très importante, en dépit de l’absurdité d’une part importante de ce qu’il avait dit. Plus que quiconque, il se montra ferme dans son insistance à ce que les gens regardent leur ego. Une des principales critiques de Jung à l’égard de Freud était de penser que tout ce que Freud voulait regarder avait trait à la laideur et à la saleté. Malheureusement, Freud avait raison et Jung avait tort, parce que Jung avait utilisé ses nobles idées spirituelles, ou ses idées pseudo-spirituelles, comme une manière de cacher subtilement ce qui était à l’intérieur.

 

Et Freud continua à dire qu’il est essentiel de regarder à l’intérieur ; et ce qui est là n’est pas joli. Jésus dans Un Cours en Miracles dit la même chose : regardez le tableau ; c’est même en italique dans la section intitulée « Les deux tableaux ». Regardez le tableau. « Le pardon regarde » (W-pII.1.4:3). « Le miracle… regarde la dévastation » (W-pII.13.1:3). « Regardez le problème tel qu’il est, et non pas de la manière dont vous l’avez établi » (T-27.VII.2:2). C’est ce qu’est la guérison ; la guérison regarde.

 

Ken WAPNICK – Extrait de l’atelier : «Guérir le rêve de maladie»

 

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