Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog

Présentation

  • : AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES - accueil: cliquez ci-dessous
  • AXIALMEDIA - UN COURS EN MIRACLES -  accueil: cliquez ci-dessous
  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
  • Contact

Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

 Cliquez sur la photo :


"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
       ***             
               
" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

Archives

Mise a jour le :


1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 20:37

Que je vous parle maintenant de « Jésus au temple. » C’est une question que l’on pose chaque fois que je parle de la colère, surtout dans un groupe chrétien. Tout le monde connaît l’épisode de Jésus au temple. Cela s’est probablement passé, sinon ce ne serait pas apparu dans les quatre évangiles. A propos, il y a une façon de trouver si cela s’est passé ou non. Il y a trois évangiles, ceux de Matthieu, de Marc et de Luc qui constituent un groupe. Ensuite il y a celui de Jean, qui est manifestement différent. Quand quelque chose apparaît dans les quatre évangiles, il y a de bonnes chances pour que ce soit vraiment arrivé. Ce n’est probablement pas toujours arrivé comme c’est raconté, mais il y a de grandes chances que ce soit arrivé.

 

Selon Matthieu, Marc et Luc, la scène a lieu à la fin de la vie de Jésus, juste avant son arrestation. Dans l’évangile de Jean, elle se passe tout au début de son ministère. Jésus est au temple de Jérusalem, l’endroit le plus sacré de la Judée. Les gens réclament un paiement pour toutes sortes de choses; en fait ils se servent du temple à des fins personnelles. Alors Jésus dit: « Vous êtes en train de traiter la maison de mon Père comme un refuge de brigands. » Là il cite Jérémie. Ensuite il renverse les tables où les changeurs d’argent faisaient leur trafic et les chasse du temple. Ajoutons en passant que nulle part dans l’évangile il n’est dit que Jésus est en colère, mais il est décrit comme étant dans un état semblable à la colère. C’est un exemple que les gens utilisent pour montrer ce qu’ils appellent une « juste colère ». Après tout, disent-ils, si Jésus s’est mis en colère, pourquoi est-ce que je ne pourrais pas me mettre en colère ? Une chose intéressante à ce sujet c’est qu’ils oublient tout ce qui montre clairement dans les évangiles ce que Jésus pense de la colère. Lisez seulement la partie du Sermon sur la montagne où il dit: « Vous avez lu dans la loi que vous ne devriez pas tuer. Je vous le dis, vous ne devriez même pas vous mettre en colère. » Voilà une déclaration plutôt claire qui décrit exactement sa façon d’agir à la fin de sa vie, alors qu’apparemment personne n’aurait pu avoir plus de raisons que lui de se mettre en colère. Seulement il ne s’est pas mis en colère.

 

Il est intéressant de constater comme les gens s’intéressent à un incident en oubliant tout le reste. Je crois cependant qu’il y a trois façons principales d’interpréter cette scène. L’une, c’est que ça ne s’est pas passé du tout de la manière dont c’est décrit. Cela peut certainement sembler une solution facile, mais il y a assez d’évidence dans les recherches contemporaines sur l’Ecriture pour démontrer que beaucoup des paroles irritées que l’on a fait sortir de la bouche de Jésus, ne sont pas les siennes mais qu’elles lui ont été attribuées par l’Eglise naissante qui essayait de justifier sa propre position. Jésus est supposé avoir dit: « Je ne viens pas apporter la paix mais le glaive », ce qu’incidemment il réinterprète dans le Cours (T-6 115:2). Le Jerome Biblical Commentaty, ouvrage de recherches catholiques qui fait autorité, demande comment le Prince de la paix pourrait jamais avoir dit cela. Il conclut que cela venait de la nouvelle Eglise et non de Jésus. Alors l’une des possibilités est que cet incident ne s’est pas passé de la façon dont c’est raconté.

 

Mettons-le de côté pendant un moment; en supposant que les choses se soient passées de cette façon, voici comment je choisirais de le comprendre: Comme tout bon professeur, Jésus savait comment communiquer son point de vue de la façon la plus efficace. C’est là une scène très dramatique, en pleine vue de la foule qui se trouvait à Jérusalem pour la pâque des Juifs, une des trois fêtes les plus importantes de Judée, où tout le monde était supposé venir au temple de Jérusalem. Comme cela se passait juste avant la pâque, le lieu était bondé. C’était le lieu le plus sacré de la terre pour un Juif, et donc c’est là que Jésus a choisi de montrer bien visiblement comment il fallait traiter le temple de son Père. Une façon d’interpréter cette scène, c’est qu’il n’était pas lui-même en colère, mais qu’il essayait de démontrer quelque chose de la façon la plus dramatique et la plus convaincante possible.

 

Quand nous parlons de colère, il y a trois choses importantes à dire: la première, c’est que la personne en colère n’est pas en paix. Personne ne pourrait soutenir qu’on est en paix quand on est en colère. Ces deux états s’excluent l’un l’autre. La seconde chose à dire, c’est que pendant qu’on est en colère, Dieu est bien loin de l’esprit. Vous ne pensez pas à Dieu, vous pensez à ce que vous a fait cette horrible personne. La troisième chose est au sujet de la personne contre qui vous êtes en colère: vous ne la voyez pas comme un frère ou une soeur. Il est évident que vous voyez cette personne comme votre ennemi sinon vous ne l’attaqueriez pas.

 

Alors personnellement je trouve qu’il est difficile de croire qu’à ce stade-là de sa vie, Jésus pourrait avoir trouvé quelque chose au monde qui puisse lui enlever sa paix, lui faire oublier son Père ou lui donner des raisons de ne pas considérer quelqu’un au monde comme un frère ou une soeur. C’est pourquoi je pense que la réaction de Jésus au temple n’était pas un geste de colère comme nous pourrions en avoir mais une démonstration énergique et une leçon pour faire comprendre ce qu’il voulait dire. Les évangiles multiplient les exemples où Jésus enseigne d’une certaine façon aux multitudes, mais d’une façon complètement différente à ses apôtres et d’une autre façon encore aux apôtres avec qui il était le plus intime—Jean, Jacques ou Pierre. Il y a différents niveaux d’enseignement comme le sait tout professeur. Le temple était un lieu public où il a essayé d’attirer l’attention des gens afin de démontrer une leçon. Il n’était donc pas lui-même en colère contre les gens qu’il chassait.

 

Il y une troisième explication: c’est de dire que Jésus a eu une crise d’ego. Il en a eu plus qu’assez, il s’est impatienté, il s’est mis en colère et il a commencé à crier et à vitupérer.

 

Personnellement je ne pense pas que ce soit possible au point où il en était de sa vie. Mais si vous me dites que c’est ce qu’il a fait, il resterait à savoir pourquoi vous voudriez vous identifier à son ego plutôt qu’avec le Christ en lui et toutes les autres choses qu’il a dites, enseignées ou démontrées par son exemple.

 

Les trois explications sont donc les suivantes:

 

(1) cela ne s’est pas du tout passé de cette façon,

 

(2) il était tout bonnement en train d’enseigner une leçon à un niveau différent mais n’était pas en colère ou

 

(3) simplement il passait par une crise d’ego; alors pourquoi vouloir s’identifier à lui alors qu’il y a de bien meilleures façons de résoudre le problème ?

 

Ken WAPNICK - Introduction générale à "Un Cours en Miracles".

Repost 0
31 mai 2013 5 31 /05 /mai /2013 21:48

UNE CONVERSATION AVEC KEN WAPNICK:  "EN FAIRE LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE!"

Le 23 mars 2013 par Susan Dugan

     

2ème partie : Les épreuves sont des leçons que nous avons manqué d'apprendre.

 

Eh bien, l'une des questions que je voulais vous demander, porte sur ​​cette partie du Cours qui déclare « Les épreuves ne sont que des leçons que tu as manqué d’apprendre et qui te sont présentées à nouveau, de sorte que là où tu avais fait le mauvais choix auparavant, tu peux maintenant en faire un meilleur ». Dernièrement, lorsque les mêmes leçons sont revenues dans ma hiérarchie d'illusions du micro au macro, j'ai eu cette expérience de savoir que je ne peux pas continuer à le refaire, je ne peux pas répondre par le sentiment de victime, et puis le justifier comme je le faisais auparavant, c'est bien trop douloureux. Je ne l'ai plus en moi. Et dès que je l'ai vu, j'ai pu faire ce que je devais faire dans la forme, mais aucune réactivité ne s’y trouvait. Je pourrais prendre les étapes que les personnes normales prennent pour faire face aux choses, mais il n'y avait aucune méchanceté, aucun sens que quiconque était coupable, et aucune douleur. Donc, c'est ce que fait au fil du temps la pratique au jour le jour du pardon. Il fait en sorte de désactiver ce muscle de condamnation!

 

Oui. Et c'est une question d’être confiant qu'une issue heureuse est assurée et vraiment le savoir, et non seulement avec une sorte de sens abstrait que nous sommes tous vraiment à la maison. Et puis, être confiants que de le faire religieusement, avec un engagement réel, surtout quand c’est rocailleux, lorsque l'ego devient vicieux, alors seulement savoir que tout cela fait partie du processus, et ne pas le craindre.

 

Et chaque fois, vous ne pouvez plus le prendre tout aussi sérieusement que la dernière fois parce que vous savez que ce ne peut vraiment l’être. Vous vous êtes déjà rendue à la paix de l'autre côté avant et même si la douleur et la peur sont présentes en ce moment, vous savez que vous allez vous en déplacer vers tout ce que vous voulez vraiment.

 

Juste.

 

J'ai une question autour de l'idée d'être normale dont vous parlez tout le temps et avez beaucoup discuté cette semaine. Je comprends tout à fait ce que vous voulez dire par là, de façon à faire quand même les choses dans le monde et prendre soin de votre corps, de rencontrer les gens là où ils sont, et ne pas confondre les niveaux. Mais, d'autre part, en vivant cela, les gens normaux n'ont pas l'habitude de dépenser quelques milliers de dollars à survoler le pays et s'asseoir dans une salle durant une période de cinq heures par jour pendant une semaine pour se faire dire qu'ils n'existent pas vraiment. Et dans ma vie, sauf pour les amis du Cours que je me suis faits depuis que j'ai trouvé le Cours il y a neuf ans, mon mari, ma fille, mes amis, mes très pieux parents catholiques et la parenté, ce n'est pas normal pour quiconque autour de moi. C'est comme l'éléphant dans la pièce ; que je suis tombée au plus creux. Il y a un non-dit de ne rien demander, une politique ne pas dire.

 

C’est complètement devenu ma priorité majeure et, au fil du temps, le travail de ma vie. J'étudie, j'écris et j'enseigne tout le temps et personne ne me demande jamais sur quoi je suis en train de travailler, y compris les personnes avec lesquelles je vis. Il y a donc le sentiment d'avoir un pied dans les deux mondes, en essayant d'être gentille, et pourtant en quelque sorte me sentant, eh bien, certainement pas du tout normale par rapport aux normes du monde.

 

Eh bien, c'est vrai. Je veux dire, en vous prenant comme exemple, vous êtes une personne normale, une conjointe, mère, fille, amie, vous êtes très bonne dans ce que vous faites, mais vous avez une vie secrète. Donc en ce sens, vous n'êtes pas normale, mais vous n’agissez pas d'une façon qui vous sépare des autres personnes. C'est ce que je veux dire quand je dis aux gens d'être normaux. Vous savez, je me moque toujours des étudiants du Cours parce qu'avec un grand nombre d'entre eux, vous ne pouvez pas avoir une conversation normale. Vous ne pouvez pas utiliser le mot spécial en face d'eux, par exemple. Et, vous savez toutes les choses drôles que les étudiants du Cours font et disent en ne se rendant pas compte qu'ils se séparent des autres personnes. Et alors, quand je dis normal, je veux dire ressembler à tout le monde. Mais cela ne signifie pas que vous n'avez pas une vie secrète et que votre implication avec le Cours aux yeux du monde puisse sembler assez étrange.

 

J'étais tout à fait normal à bien des égards, quand j'étais à l'école d'études supérieures. Nous avions de petites classes et nous étions tous très proches. Les gens me posaient des questions sur ma vie secrète que je partageais autant que possible, mais il était évident qu'il y avait quelque chose de différent. Je ne promenais pas avec livres de psychologie, mais au lieu en lisant de grands romans. Je coupais les classes pour aller à des concerts et des opéras, mais ailleurs j'étais normal. Donc, vous avez une vie secrète, mais vous ne l'utilisez pas comme moyen de vous séparer des autres personnes. Vous êtes fidèle à votre vie secrète, le véritable amour de votre vie, mais en même temps vous êtes fidèle à tous vos divers rôles et responsabilités.

 

Et alors vous devriez seulement observer lorsque vous essayez de donner de la réalité à un sentiment qui les sépare de vous?

 

Bien sûr. Examinez tout désir d'utiliser le Cours comme moyen de justifier la séparation avec d'autres personnes.

 

Dans le même sens, j'ai des amis qui enseignent formellement le cours qui, de mon point de vue, semblent dévier. Faisant de réels détours de la métaphysique non-dualiste sous-jacente. Quand cela arrive et que je le regarde à l'intérieur, il semble que la seule réponse est juste d’être gentille?

 

Oui, à moins qu'ils vous le demandent. Et s'ils le font, vous ne vous en servez pas pour les frappez sur la tête.

 

Mais il est correct de dire que ce n'est vraiment pas ma compréhension. Pouvons-nous être d'accord de ne pas nous entendre?

 

Oui, et c'est un moyen idéal de le faire, et seulement de la façon dont vous l'avez dit.

 

J'ai parfois tendance à penser qu’enseigner le Cours et qu'écrire à son sujet est plus important que, par exemple, être un membre du Congrès, un gangster ou un plombier, alors qu'en fait, ce que vous faites dans le monde n'a pas d'importance tant que vous l'utilisez pour apprendre à exprimer l'amour au lieu de la peur. Mais je suis davantage consciente de la douleur qu’apporte tout autre choix pour la particularité. Et j’avance et recule, voulant m'assurer que j'honore mon désir de partager ma passion pour la pratique du pardon en me jugeant comme arrogante de croire que j'ai quelque chose à partager. Donc, c'est comme si l'ego semble m’accrocher sur la particularité dans les deux directions. Avez-vous des conseils sur la façon d'aborder l’enseignement et l’écriture sur le Cours avec l’esprit juste?

 

Ce qui vous garde honnête est de réaliser que, dans un sens, il est vrai que l'enseignement du Cours ainsi que faire partie de tout ce qui est son rôle dans le monde est important, mais cela ne rend pas ceux qui le font plus importants que les gens qui font n'importe quoi d'autre dans le monde. Ce n'est donc pas l'identification avec ce que vous faites, mais avec qui vous le faites, avec ce centre calme à l'intérieur. Alors que ce n'est pas grave si vous enseignez le Cours ou non, la chose est de ne pas se laisser prendre au piège de juger que ceci est plus important que cela, ce qui est juste une autre façon d'essayer de combler le trou à l'intérieur. Je ne peux pas me sentir importante à moins d'enseigner le Cours. Ce qui change tout cela est de seulement demeurer concentrée sur cet amour à l'intérieur. Vous êtes alors identifiée seulement avec cet amour.

 

Lequel, honnêtement quand j'enseigne, est l‘endroit où je suis seulement focalisée.

 

Oui, mais alors l'ego intervient et dit que ceci est spécial.

 

Et c’est désagréable.

 

Donc, quand cela se produit, dites simplement, cela suffit!

 

OK. Voici une autre question à propos de l'enseignement où je suis allée dans les deux sens avec des amis qui enseignent dans un va-et-vient et qui m’en ont parlé. J'ai l'impression que votre enseignement a été la chose la plus utile pour moi dans le sens de pouvoir vraiment comprendre le Cours et le pratiquer, parce que si vous ne le comprenez pas, vous ne pouvez pas le pratiquer. Et vous avez les deux. Vous le personnifiez, et vous ne nous laissez pas nous en tirer avec ce que nous voulons en faire avec toutes les choses de ce monde. Mais c’est parfois difficile parce que ma classe hebdomadaire est ouverte à tout le monde et j'ai beaucoup de débutants et il y a parfois des amateurs spirituels qui se montrent et je fais de mon mieux avec ce que nous sommes en train de travailler pour examiner la métaphysique du mieux que je peux, en expliquant que Dieu n'a pas créé le monde et que tout se passe dans notre esprit. Mais je me demande parfois s'il y a quelque chose que je devrais faire pour leur rendre le tout plus facile. Et quand j’apporte cette question à l’intérieur, la réponse que j'obtiens, c’est non. Ce n'est pas ma responsabilité de le rendre plus acceptable pour tout le monde. Ils le trouveront quand ils seront prêts. Tout ce que je dois faire est de dire la vérité de la manière la plus aimante que je peux. Est-ce correct?

 

Oui.

 

Et j’enseigne vraiment pour que je puisse apprendre à suivre notre Maître intérieur et apprendre le vrai pardon et la seule façon que je connais pour l’apprendre vient à partir de mon expérience, de l'intérieur à l’extérieur.

 

Oui. Et c'est toujours le meilleur enseignement.

 

Merci. J'ai vécu quelque chose avec mon mari récemment où encore une fois j'ai semblé être très provoquée par quelque chose qui semblait se passer avec lui et j'ai été très contrarié, même si à un certain niveau, il y a toujours ce sentiment que je l’invente. Et je me suis observée essayant de lui donner de la réalité et même de l'embellir. Et j’étais consciente de le faire, même tout en me sentant victime. Quoi qu'il en soit, il y avait un décalage entre tout ce qui se passait dans mon esprit et le moment où je l'ai confronté réellement à ce sujet. Lorsque je l'ai finalement fait, il était vraiment gentil. Il a écouté, ce que je n'ai pas l'impression qu'il avait l'habitude de faire. Je n'ai pas senti que je pouvais exprimer de la colère avec lui, car il serait devenu réactif, et donc je ne l'ai pas fait. Mais cette fois, il avait l'air vraiment bien-pensant et c'est ce qui m'a arrêté en quelque sorte. Et j'ai réalisé que j'étais insensée et qu'il était celui qui était sain d'esprit. Cela ne m’était jamais arrivé auparavant. Il utilisait même un langage que j’aurais utilisé, langage que vous utiliseriez en essayant de rencontrer quelqu'un où il se trouve. Alors, serait-ce le Saint-Esprit, notre esprit juste, Qui me reparle?

 

Oui. Je pense que ce qui est arrivé, c’est votre état sans défense et votre conscience de ce que vous faisiez qui ont connecté avec lui. Et, puisque les esprits sont unis, il ne s’est pas senti attaqué, il ne sentait pas la nécessité d'être sur la défensive.

 

Même si j'étais en colère?

 

Oui, mais vous saviez à peu près ce que vous faisiez, vous l’avez dit. Il n'y avait pas le venin qui aurait pu être là comme dans le passé et ainsi, les esprits étaient reliés. Rappelez-vous, vous n'avez pas besoin d'être libre d’ego, vous avez juste à en être consciente. Cela coupe tout droit à travers.

 

J'ai une question à propos de ma fille. Elle est dans sa deuxième année à l'Université du Colorado à seulement une heure de distance et ils ont un bloc de programmes où ils ont quelques jours de libres après chaque bloc. L'an dernier, elle et ses amis qui demeurent tous en-dehors de l'état venaient beaucoup à la maison, donc je n'ai pas vraiment eu l'impression de son départ. Cette année, ils ont tous des voitures et ils s'en vont lors de ​​leurs pauses bloc et je ressens ce sentiment de perte à nouveau. Et je me regarde embarquer là-dedans. Elle a toujours été un type d’enfant vielle âme, quoi que cela signifie. J'ai toujours senti cette connexion vraiment profonde avec elle, même au-delà de l’habituelle connexion mère-fille, et elle a été un grand réconfort pour moi. Je suis très consciente qu'elle fait exactement ce qu'elle doit faire en ce moment pour se séparer de moi et je suis très favorable à cela, mais je ressens toujours la perte. Et je continue de fantasmer sur le fait qu’en sa présence, je sentirai plus d'amour que lorsqu’elle sera partie.

 

C'est normal. Vous êtes très proche d'elle et elle a été une grande partie de votre vie, bien sûr, mais en même temps, vous savez qu'elle doit quitter le nid. Donc, vous voulez être honnête au sujet de vos besoins de particularité avec lesquels elle remplit le vide en vous, mais vous ne voulez pas l'utiliser pour lui faire du mal. Il suffit donc d’en 7prendre conscience et croire que l'amour à l’intérieur de vous va remplir ce trou. Et alors que c'est normal de sentir qu'elle va vous manquer, ça ne fera pas mal. C'est la même chose que je disais plus tôt, faites seulement confiance dans l'amour à l’intérieur de vous, restez ouverte à la partie de vous qui veut se sentir abandonnée ou seule, sachez que ce n'est pas aimant pour vous ou votre fille, et ayez confiance que l'amour sera là.

 

Et c'est là que la relation intérieure devient tout. La seule chose dont je suis certaine que le Cours m'a donné, au moins quand je suis sensée, c'est le sentiment que je ne suis jamais seule, et lorsque je me sens seule, je peux aller à cette relation à l’intérieur.

 

Oui. Donc, si vous le personnifiez en ce qui concerne Jésus ou si vous utilisez n'importe quel autre symbole, cet amour, ce calme majestueux à l'intérieur, devient le centre de votre vie. Là, vous n'êtes jamais seule et vous sentez votre amour et vous sentez son amour qui vous aide à faire face à toutes choses extérieures.

 

Juste. Et c'est là que la conversation intérieure intervient. Celle dans laquelle nous devons apporter à Jésus ou au St-Esprit tout ce que nous croyons pouvoir nous blesser, ce qui nous a fait du mal?

 

C'est vrai.

 

Merci beaucoup, Ken.

___________________________________________

 

Merci à Stella Pilon pour la traduction et le partage

Repost 0
1 mai 2013 3 01 /05 /mai /2013 09:45

UNE CONVERSATION AVEC KEN WAPNICK:  "EN FAIRE LA CHOSE LA PLUS IMPORTANTE!"

Le 23 mars 2013 par Susan Dugan

 

1ère partie : Le quatuor de Beethoven

 

Je me suis récemment assise de nouveau pour interviewer Ken Wapnick alors que j’assistais à une classe académique d'une semaine à la Fondation pour un Cours en Miracles (FACIM) à Temecula, en Californie, où Ken a souligné plus clairement que jamais l'importance d'examiner l'histoire de culpabilité de l'ego venant de la séparation, qui est réalisée à travers les yeux de la partie de notre esprit qui sait que rien ne s'est produit. Il nous a aussi invités à demander à ce Maître intérieur de pardon de nous montrer la façon dont il regarde tout le monde et tout, ce qui doit être notre priorité, si nous voulons vraiment faire l'expérience de la paix durable et non celle de ce monde.

 

Tandis que j’étais là, j'ai également eu le plaisir d'interviewer Gloria Wapnick, la femme de Ken et cofondatrice de la Fondation, une première en ce que j'espère s'avérera une série d'entretiens avec elle. Malheureusement, j'avais un nouvel enregistreur et j’ai dû appuyer sur le mauvais bouton parce que la conversation n'a pas été enregistrée. Bien que Gloria m'ait gentiment invitée à lui téléphoner pour préciser les détails manquants de mes notes (ce que j'envisage de faire), l'incident m'a offert une nouvelle occasion de me pencher sur l'auto-jugement qui se pose lors de cet apparent voyage de retour, lorsque nous commençons à retirer nos projections extérieures — dans notre inconscient apeuré – et les retournons sur nous-même.

 

Eh bien, ce n'est pas où j'avais prévu de commencer cet entretien, mais c'est là où je suis, donc voilà. Je combats une grippe résistante. La dernière fois que je suis venue ici pour une classe académique en août, tout ce que vous disiez paraissait si facile à absorber et je me sentais totalement appuyée et en synchronisation avec ce centre calme à l'intérieur. Mais en ce moment, il s'agit d’une expérience assez opposée. J'ai eu beaucoup des hauts et des bas émotionnellement, faisant vraiment volte-face entre l'esprit juste et l’esprit faux. Lorsque je n'ai pas réussi à obtenir l'enregistrement de mon interview avec Gloria, j'ai entendu cette voix me reprochant que ce n'est pas acceptable, que je ne suis pas correcte. Ce n'est pas convenable de faire quelque chose d'aussi stupide, de si peu professionnel. C'était l'ego qui me blâmait, ce qui n'est pas rare, mais il avait vraiment toute mon attention. En règle générale, c’est ce qui s’est passé ces derniers temps. Depuis que je suis venue ici l'été dernier, j'ai vécu une véritable guérison à long terme d’une relation particulière difficile, mais il y a eu aussi beaucoup plus de cette haine de soi.

 

Eh bien, en fait c'est une bonne chose. Le manque de pardon cache cette haine, donc quand vous pouvez être plus indulgente et guérir votre relation particulière, le non-pardon qui reste ne fait que remonter à la surface.

 

Oui. Eh bien, je sais que vous dites qu'en regardant l'ego sans jugement de soi, c’est regarder avec Jésus ou le Saint-Esprit, mais il semble y avoir un décalage dans le temps pour moi entre le faire et l'expérience du confort de cette perception guérie. Parfois je me sens comme si je manquais une étape. Je n'arrive pas à accéder à la partie d’abandon du jugement de soi.

 

OK. Mais, vous le ferez. Je pense que tout ce qui remonte est réellement formidable. Pour le répéter, le manque de pardon que vous éprouviez pendant une longue période dans cette relation particulière a vraiment masqué la culpabilité. Et ainsi, comme vous avez commencé à lâcher vos attaques, à pardonner plus, et permettre la guérison de votre relation, alors ce qu'elle protégeait fait désormais surface, ce qui à long terme est en fait très, très positif. Ce n’est pas un très bon sentiment. Mais vous devez alors réaliser que vous n'êtes pas seulement dépendante à être en colère contre cette personne, vous êtes aussi dépendante à être en colère contre vous-même, avec l'idée que vous êtes la maison du mal, des ténèbres et du péché.

 

Et c’est ce qui conserve l'idée de moi, bien que misérable?

 

Oui, absolument. Donc, il n'y a rien que vous devriez faire, sauf seulement être patiente. Et vous voulez faire confiance dans le processus, avoir la conviction que ce qui vous a emmenée aussi loin va se poursuivre.

 

Et c'est comme dans cette description du pardon dans le Livre d’Exercices dans lequel il dit que le pardon « regarde simplement, attend et ne juge pas. » C'est cette partie qui attend?

 

Oui.

 

Je pense qu’une question semblable a été soulevée pour moi ici tout en vous écoutant, que ce que nous faisons vraiment quand nous retenons le pardon, c’est de pousser l'amour de Dieu au loin, l'amour de Jésus au loin. J'ai beaucoup de dialogue interne qui se tient durant toute ma journée avec Jésus, même si je comprends et crois qu'il n'est pas vraiment un corps, du moins plus que je comprends et crois que je ne suis pas un corps. Mais je trouve utile cette image de lui qui nous apporte tout, même s'il n'a pas vraiment quelque chose de nouveau à dire. Mais depuis mon arrivée ici, je ne me souviens même plus d’avoir vérifié avec lui, comme je le fais habituellement tout au long de la journée, pour lui demander de m'aider à regarder tout le monde et tout de son point de vue.

 

Et puis, je me suis réveillée au milieu de la nuit après ce qui s'est passé avec Gloria et au lieu de vérifier à nouveau avec lui comme je le fais habituellement et qui m'aide souvent à me rendormir et même éprouver des rêves qui guérissent vraiment, mais cette fois j'ai eu un sentiment qu’il était assis dans un coin de la pièce. Et j'ai pensé, que fais-tu ici? Je ne t’ai pas invité. J'ai été vraiment bouleversée. Et puis je dois m’être rendormie et j'ai eu ce rêve où je voyais le visage de Jésus partout où je regardais. À chaque coin et sur chaque porte, sur le corps de chaque personne qui passait dans la rue. J'ai même ouvert le réfrigérateur et il y avait une miniature de Jésus, levant les yeux vers moi parmi des cartons de nourriture. Et j'ai été terrifiée, et me suis mise à courir et à crier. Et j'ai réalisé que si je ne veux pas le voir en toute chose, c’est peut-être parce que je ne veux pas le voir du tout.

 

Eh bien, une partie de vous l'aime beaucoup. Mais la partie de vous qui veut l'exclure est la partie qui dit: ne m’enlève pas ma vie ! N’emmène pas Susan loin de moi. Je suis peut-être misérable étant Susan, mais au moins je suis Susan, et ça me plaît. Donc ce que vous voulez faire est de ne pas plaisanter avec ça. Ne luttez pas contre vous-même, ne vous sentez pas coupable de vouloir le repousser, voyez simplement que c'est ce que vous faites et reconnaissez que vous n'êtes tout simplement pas encore rendu là. C'est tout ce que vous devez faire. Tout simplement vous relaxer.

 

Simplement m'asseoir dessus ? C'est ce que j'ai essayé de faire. Simplement être en accord, qu’il en soit ainsi.

 

Oui, asseyez-vous dessus. Cela ne durera pas, ma chère.

 

Oui, mais vous parlez de la version du temps du Saint-Esprit, ou notre version?

 

Notre version.

 

Juste. J'ai écouté votre jeu de CDs sur ​​l'intimitéoù vous expliquez à nouveau comment l'écoute finale des quatuors de Beethoven avait été votre entrée pour commencer à vraiment vivre ce que nous sommes vraiment. Mais aussi, ce fut un processus pour vous durant une décennie ou plus.

Et vous avez dit que vous étiez conscient de l'interférence, des blocages à l'intérieur de vous-même à complètement se joindre à cette musique. C'est dans ce que vous aviez à grandir, et en le développant c’est ce qui vous a permis d’avoir plus tard le genre de relation que vous avez eue avec le Cours, Helen et Gloria.

 

Eh bien, je n'ai jamais analysé le blocage. Quand j'ai commencé à écouter les derniers quatuors, j'étais encore au collège et j'ai dit que je n’étais pas prêt pour ceux-ci en ce moment. Mais j'ai continué à y revenir et je n'aurais pas dit cela à l'époque, mais, avec du recul, c'était une façon de tracer mon propre progrès spirituel. Mais je ne l'ai jamais analysé. Je ne suis pas comme ça. Je ne pense pas qu'il soit très utile de le faire. J'ai toujours su que le jour viendrait où je me sentirais totalement un avec cette musique. Et, je savais que quand cela se produirait, j’y serais parvenu, il n'y avait rien d'autre au-delà. Et puis, c’est arrivé.

 

Donc, vous en aviez le désir, mais pas l'aspiration?

 

Oui, je ne cherchais pas. Je travaillais dans une clinique de santé mentale au bord de l'eau sur la rive sud de Long Island et c'était à dix minutes en voiture de la plage. À l'heure du midi, j'allais à pied à la plage avec la partition des quatuors, écoutant la musique dans ma tête. Elle était toujours avec moi. C'était plus important pour moi que toute autre chose, que mon mariage (ce qui pourrait expliquer pourquoi mon mariage s'est effondré) et ma carrière. C'était quelque chose qui n'est pas de ce monde et que je savais être le plus important et je savais tout simplement que c’était pour arriver. En un sens, mon intérêt dans le monde a diminué et ceci a naturellement grandi et grandi et grandi.

 

C'était comme si je savais en quelque sorte qu’il y avait un horaire que je ne faisais que le suivre. C'était comme si j'attendais seulement l'heure, mais je savais que tout se rejoindrait un jour. Je ne savais pas sous quelle forme cela finirait, mais je savais où cela finirait. Ce n'était pas du travail, mais j'étais au courant qu’il s’agissait d’un processus.

 

Vous savez, je ne suis pas un grand jungien, mais j'ai tout lu de Jung et je me souviens avoir lu son autobiographie, ses mémoires, rêves, réflexions, qui, pour finir n'étaient pas si honnêtes, mais il a dit — et j'ai oublié les mots exacts qu'il a utilisés – que nous vivons nos vies essentiellement à deux niveaux. Et je pouvais m'identifier avec cela. J'étais conscient de vivre ma vie sur la voie extérieure où j'étais à l'école de premier cycle et puis d'études supérieures, ma vie professionnelle, ma vie personnelle. Et puis il y a eu la piste intérieure de Beethoven, ce processus de se joindre à la musique de Beethoven. Et elles étaient (à l'époque) totalement indépendantes l’une de l’autre. Et je savais que ce n'était pas bien, mais c'était ainsi. Au fil du temps, la piste extérieure est devenue de moins en moins importante et la piste intérieure est devenue tout. J'ai toujours été bon à fonctionner dans le monde, mais entendre cette musique pour finalement devenir un avec elle a toujours été la chose la plus importante.

 

Et c'est ce que nous essayons de faire dans nos relations les uns avec les autres lorsque nous essayons d'entendre cet appel à se joindre à cet amour?

 

Oui. Essayer d'entendre l'appel et y répondre en lui faisant confiance. Et, vous savez, le genre de chose que je suis en train de dire, et en insistant de plus en plus ces jours-ci quand j'enseigne, c'est que ce doit être la chose la plus importantedans votre vie. Et ce n'est pas pour le monde. Mais il faut que cela domine tout, même en vivant votre vie normale avec le travail et la famille tout en prenant soin de votre corps – ou quoi que vous fassiez – ce doit être la chose la plus importante. Quand je repense à ma vie, mettre l'accent sur la musique de Beethoven était la chose la plus importante.

 

Vous savez que j’ai étudié et lu énormément de choses, beaucoup sur la psychologie, et vraiment, rien n'était vrai. Un grand roman était vrai, ou une grande œuvre d'art, mais vraiment rien de ce que j'ai étudié était vrai parce que rien ne se rapportait à cela. Donc, en même temps que je suis devenu très bon en psychologie, apprenant ce que je devais savoir, le fait d’apprendre à devenir un avec cette musique a toujours été la chose la plus importante, car c'est tout. Et donc je demande aux étudiants du Cours : « ne voulez-vous pas rentrer à la maison? » Parce que si vous le voulez, alors dans votre journée tout devrait être orienté à vouloir regarder différemment. Vraiment vouloir reconnaître mon ego, prendre cet amour de Jésus ou du Saint-Esprit et l'apporter avec moi, peu importe ce que je fais.

 

Eh bien, j’ai l'impression que le Cours est la chose la plus importante pour moi et pourtant j'ai toujours cette douleur qui revient ; ce jugement, ce jugement de soi, cette résistance.

 

Mais ce que vous faites Susan et qui est merveilleux, et pour lequel vous ne vous donnez pas assez de crédit, c'est que vous savez ce que vous faites. Vous savez quand vous résistez, vous savez quand vous vous éloignez de cet amour, et c'est parfait. Vous voyez, c'est ce dont je parlais ce matin, vous avez seulement besoin de réaliser ce que vous êtes en train et faire et être confiante qu'à un moment donné, la résistance sera trop douloureuse.

 

A suivre : 2ème partie de cette converstion avec Ken Wapnick

Merci à Stella Pilon pour la traduction et le partage

 

Repost 0
31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 13:14

Le problème n’est pas la relation – le problème est la culpabilité qui se trouve dans votre esprit et le choix que vous avez fait concernant celui qui vous aidera avec la culpabilité : l’ego ou le Saint-Esprit. Si vous êtes dans ce monde avec ce corps, alors vous êtes ici afin que vous puissiez apprendre des leçons. Les relations sont des salles de classe par excellence. C’est pourquoi le Cours contient de nombreux passages sur ce sujet-là – c’est ce qui en fait un Cours dans le coup – parce que la culpabilité est beaucoup plus clairement et puissamment exprimée dans nos relations particulières. Nous prenons la culpabilité en nous-mêmes et nous la déversons sur quelqu’un d’autre.

 

Dans la perspective ontologique, la manière dont tout commence, c’est, littéralement, par notre séparation d’avec nous-même, un nous-même dont nous ne voulons pas, et qui a rendu possible une nouvelle personne. Fondamentalement, votre relation particulière, votre partenaire particulier, est une partie séparée du même tout à propos duquel vous êtes une partie séparée. C’est pourquoi il est si important que vous ne voyiez ni l’un ni l’autre comme étant séparé. Essayer de résoudre ceci au niveau du corps ne marchera jamais : vous ne ferez que vous claquer la porte sur les doigts, encore et encore. Et vous semblerez alors justifié de conclure que vous ne vous engagerez plus jamais dans des relations parce qu’elles ne marchent pas.

 

Mais ces relations sont la salle de classe parfaite. Ce que le Cours dirait c’est : « Ne renoncez pas aux relations. Plutôt, invitez-y-moi [Jésus ou le Saint-Esprit] afin que je puisse vous enseigner à travers cette salle de classe. Si vous fermez la porte à la relation, comment puis-je vous enseigner ? Vous êtes venus dans ce monde et dans un corps, avec tous ces partenaires particuliers tout autour – passés, présents et futurs – seulement pour que vous preniez conscience que je pourrais être votre enseignant. Et juste au moment où vous en arrivez là, vous fermez la porte et déclarez : ‘Il n’y a plus de salle de classe’. Ensuite, je [Jésus] n’ai plus qu’à m’inscrire au chômage ! »

 

Ce dont vous voulez prendre conscience, c’est que le problème n’est pas ce qui va mal entre vous et l’autre personne. Le problème est ce qui va mal dans votre esprit – quand vous choisissez à l’encontre de Jésus et en faveur de l’ego. Voilà le problème. L’ego essayera de vous convaincre que le problème sont les situations ou les relations de votre vie. Et une fois que vous avez identifié cela comme le problème, la solution est facile : renoncez-y ! C’est comme cela que les monastères ont commencé. Littéralement !

 

Ils ont commencé au cinquième siècle quand les hommes ont fui les maux de la ville (ce qui signifiait véritablement les maux que représentaient les femmes) et ils sont devenus moines – pensant à tort qu’ils voulaient être seuls avec Dieu. Être avec Dieu signifiait pour eux qu’ils n’avaient  plus rien à voir avec quelqu’un d’autre. Et certainement, rien à faire du sexe ! Parce que l’ego soutiendrait que le problème est entre les corps ; par conséquent, la solution est donc d’ignorer ou de nier simplement le corps. Le Cours dit, à travers le miracle, que le problème n’est pas le corps – le problème a à voir avec celui avec qui vous regardez le corps, c’est-à dire avec votre ego.      

 

Le problème se ramène toujours à ce moment du choix dans votre esprit. Par conséquent, ce que vous voulez voir, c’est que les relations sont de parfaites salles de classe, et que, naturellement, vous allez tout ficher en l’air. Elles vont commencer avec de la particularité, elles vont se développer dans cette particularité, et elles vont finir avec la particularité. Ceci est la manière parfaite pour vous d’apprendre que la particularité n’est pas la réponse. Mais vous devez choisir un enseignant différent. Si bien que, lorsque vous entrez dans une relation, vous pouvez vous dire que, bien évidemment, je m’en vais ficher en l’air ceci, je sais que je m’en vais le faire. Mais maintenant, je peux avoir Jésus à mes côtés tandis que je le fais, et je peux m’observer en train de faire tous les choix de la particularité avec lui à mes côtés. La différence sera que maintenant je n’aurai pas besoin d’avoir de la culpabilité à leur sujet. Je n’en aurai pas peur. Je n’en aurai pas honte.

 

Cela sera le commencement du processus d’apprentissage pour les laisser s’en aller totalement – pas la relation, mais la particularité de la relation. Ainsi, vous ne voulez pas nécessairement renoncer à la relation. Ce à quoi vous voulez renoncer, c’est à l’enseignant que vous avez choisi pour vous enseigner dans la salle de classe.

 

Ken WAPNICK – Atelier « Les règles pour la décision ».

 

Repost 0
28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 18:50

Suite de la conversation avec Ken Wapnick: "Il suffit de ne pas le justifier!". Le 3 septembre 2012 . Questions diverses.

 

(Rappel: La 1ere partie est ici.)

 

Par susan dugan

 

 

La question suivante est autour de cette idée entière de particularité. J’en suis consciente maintenant à la fois dans ma soif d'attention, d'approbation, de soutien, tout ce manque, et puis aussi le revers de la médaille, la nécessité d'avoir des choses qui m'attaquent et me fassent défaut pour que je puisse justifier d'être une victime. Je sais que ça me cause de la douleur, mais quand je pense à l'enseignement du Cours qui dit ne pas pouvoir nous éveiller en tant qu'individus - je ne peux m’éveiller comme Susan - je deviens paniquée. Donc, il me semble que je devrais seulement me concentrer à pardonner ce qui semble être devant ma face à chaque instant. Bien que nous devions garder la métaphysique dans notre vision périphérique, dans la pratique, on ne peut pas traiter avec le tout.

 

Juste. Vous vous occupez seulement de tout ce qui arrive. Mais vous devez connaître la métaphysique parce que c'est ce qui vous donne une base pour vouloir pardonner, pour vouloir laisser aller vos projections. Vous avez besoin de comprendre où cette pratique se dirige, mais vous n'avez pas besoin de tout l’analyser. Dans un sens lorsque vous travaillez avec vos projections vous voulez venir de la perspective que la relation est déjà guérie, il vous suffit de la rattraper. La guérison ne signifie pas nécessairement de rester avec quelqu'un, mais que dans votre esprit, c'est déjà guéri parce qu’avec elle vous atteignez un endroit de paix. Vous savez déjà être là, mais vous pensez être ici de sorte que vous avancez ici alors qu'une partie de vous sait que c'est déjà fini, guéri, et complété. Et c'est vraiment utile.

 

Est-ceune partie de la fatigue que je ressens? Tout l'effort qu'il fautpour essayer d'en faire encore une réalité quand, en vérité, c'est déjà fini?

 

Oui. Vous n’avez pas à réparer votre relation avec votre enfant, votre corps, votre époux ou votre emploi, il vous suffit de parvenir à la paix en vous-même. Et puis, à la suite de cela, vous saurez quoi faire.

 

J'ai quelques questions posées par d'autres étudiants du Cours et une d'elles porte sur ​​la section « Le Test de vérité » au chapitre 14 où il est dit « si tous ceux qui te rencontrent ou qui pensent seulement à toi partagent ta paix parfaite, alors tu peux être sûr que tu as appris la leçon de Dieu, et non la tienne. À moins que tout cela soit vrai, il y a dans ton esprit de sombres leçons qui te blessent et te freinent, toi et tous ceux qui t’entourent ». Si je prends cela à la lettre, en regardant la façon dont une relation particulière semble encore me blâmer, par exemple, ça doit signifier que je suis encore en train de projeter. La majorité du Cours parle de la façon dont tu as seulement à traiter avec ton propre esprit, mais cela semble laisser entendre que nous savons que notre esprit est guéri à cause de la façon dont les autres se comportent. Pouvez-vous expliquer ce que cela signifie?

 

Cela a été soulevé beaucoup au fil des ans. Je pense qu'il est utile de penser à Jésus, comment les gens n'étaient pas paisibles autour de lui dans les récits bibliques. Et ce que j'ai toujours dit, c'est que la raison pour laquelle ils l’avaient ainsi attaqué était à cause de cette paix parfaite. Ils ont senti la paix parfaite et ne l'ont simplement pas acceptée. Leur manque de paix ne l'a pas diminué ni lui, ni sa paix; ils ont réagi parce qu'ils ont senti quelque chose de différent à son sujet.

 

Quelque chose de menaçant à l'ego.

 

Juste.

 

Ainsi, tout comme le Cours dit toujours, nous ne sommes pas responsable pour l'attaque d’egoou les réactions de quelqu'un d'autre, seulement la nôtre?

 

Oui. Et ceci bien sûr suppose aussi que si je ne juge pas les gens, c'est l'état de paix. C'est vraiment la description de la personne paisible.

Donc, je ne percevrais pas les réactions des autrescomme réelles, personnelles ou en train d’attaquer?

 

Juste.

 

Je sais que le cours parle toujours de changer l'esprit, non le corps,mais c'est une autre question qui revient sans cesse avec les élèves. Si la détérioration inévitable du corps humain et la mort « prouvent »le mensonge de l'ego quidit avoir mis en marche la séparation d'avec Dieu, est-ce que la guérison du corps« prouve » que ce n'est jamais arrivé et corrige la croyance?Est-il toujours bénéfique pour notrechemin d’expiation de regarder aux miracles physiques?

 

Tout cela ne fait que donner de la réalité au corps. Si vous savez que vous n'êtes pas un corps quelle différence cela fait-il si votre corps a un cancer ou un orteil cassé? C'est une façon très subtile de rendre le monde réel et ensuite essayer de prouver que le Cours est vrai parce que quelque chose se passe dans la forme. Et c'est très dangereux parce que son véritable objectif est de rendre le corps réel.

 

Et sile corps est réel, l'esprit ne l'est pas?

 

C’est juste.

 

Voici une autre question à propos de la résistance. Parfois il semble quema résistance au Cours augmenteen proportion directe avec mon attirance pourla mémoire de l'Amour réel et completdans l'esprit juste. Donc je suis coincé dans un va-et-vient entre la bienveillance de l'esprit juste et laméchanceté de l'ego. Je sais que vous en dites long sur la façon de savoir si vous faites des progrès avec le Coursquand vous reconnaissez que le Cours vous parle en tant que décideur, non commesoi personnel. Je m’en rends compte. Mais je me demande si jamais je cesserai cette volte-face. Je veux dire,combien de temps est-ce que dois continuer à le faire?

 

Rires.

 

Vous n'allez pas répondre à cette question n'est-ce pas? Même pas si je dis s'il vous plaît?

 

Je pense qu’il est utile de se souvenir de cette ligne dans le Cours que je cite toujours. Tu dois regarder le problème tel qu'ilest et non pas de la façon dont tu l’as monté. Le problème tel qu'il est, c'est que vous avez peur. Vous avez peur de l'amour, peur de perdre le contrôle, peur de vous perdre. C'est ça le problème. Et puis vous réalisez que votre résistance est une sorte de moyen de vous protéger, de ne pas vouloir vous laissez aller. Donc, vous devez en être conscient, mais si vous vous voyez aller et aller, et que rien ne change, il est évident que vous avez tout simplement trop peur. Il suffit donc d’être gentille avec vous-même. Et encore une fois, ayez confiance dans les résultats.

 

Vous savez, quand j'écris un article pour le bulletin, ce n’est pas comme si je m'assoyais et j’écrivais. Je sais que l'article est déjà écrit et qu’il me suffit de trouver les différentes pièces et les mettre ensemble comme un casse-tête. Et donc je ne l'écris pas d’un seul coup. J'écris une partie ici, je reçois une partie là, je vais prendre une marche et je reçois une pensée et je l’écris. C'est comme trouver une autre pièce du casse-tête et puis une autre. Il s'agit d'un casse-tête quelque part qui possède déjà une image complétée.

 

Et ainsi, utilisant cette analogie, il y a une partie de votre scénario dans lequel vous avez trouvé la paix dans cette relation, peu importe comment elle se termine dans la forme, vous le savez en quelque part et lui faites confiance. Et si beaucoup de temps semble avoir lieu avant que quelque chose se produise et vous ne sentez pas la paix, vous devez alors vous dire : j'en ai simplement peur. Et c'est tout. Il n'y a rien d'autre que vous devez faire. Soyez seulement gentille, sachez que vous avez peur en ce moment, mais vous trouverez les morceaux par la suite, et n’inventez pas d’histoires.

 

D’accord. J'ai beaucoup écouté ce quevous avez dit au sujet des besoins personnels et mettre les autresen premier dans nos relations commecorrection à toujours le faireà notre sujet. Mais on m'a appris à toujours mettre les autres en premieret il est difficile pour moi de faire la différence entre le fait d’être dans le besoin et quand ilest correct de dire non.

 

Eh bien, vous ne pouvez pas nier les besoins que vous avez, mais vous n'avez pas à les justifier. C'est la même chose avec la colère. Vous apprenez à dire que je ne suis pas fâchée parce que cette personne m'a coupé dans la circulation ou cette personne m'a déçu dans une relation ou m’a dit quelque chose de méchant, mais parce que j'ai choisi de me sentir coupable et maintenant je le projette sur vous. C'est la même chose avec les besoins. J'ai un besoin qui vient de mon choix pour la culpabilité que j'ai projeté sur vous. Si je pouvais choisir l'amour de Dieu tout le temps, je n'aurais pas besoin d'avoir ceci ou cela ou faire ceci ou cela. Mais c'est vraiment ardu et de la fausse insistance. Il est préférable de simplement accepter là où vous êtes et tout bonnement essayer d'être paisible.

 

Et me rappeler encore une fois que je ne suis jamais contrarié pour la raisonque je pense?

 

Oui.

 

Vous avez aussi beaucoup parlé à propos d'être gentil avec tout le monde et tout. Je me suis fait piquer par une araignée dans ma maison récemment et c’était une sorte de morsure venimeuse qui finit par provoquer certains mauvais symptômes. Avant cela, j'avais essayé d'être gentille avec les araignées en capturant celles que je trouvais dans la maison et les relâchant à l'extérieur, mais maintenant je suis en train de réexaminer cette politique. Donc, si vous avez quelque chose à tuer, comment le faites-vous sans malice, sans renforcer l'idée de bien et de mal, l'idée de différences provenant de l'idée de la séparation?

 

Tuez l'araignée ou prenez un exterminateur si vous devez. C'est un autre exemple de ce que nous disons d’être simplement normale. Mais essayez de le faire sans colère. Certaines personnes pourraient être en mesure de parler à l'araignée et l'araignée s'en irait. Mais si cela ne fonctionne pas, tuez l'araignée et ne soyez pas en colère à ce sujet, ne vous en sentez pas coupable, essayez de ne pas être méchante. Vous pouvez parler à l'araignée, vous pouvez lui dire que vous êtes désolée, tout ce qui peut fonctionner. Soyez normale, mais aussi gentille et douce que possible dans le processus.

 

J’ai choisi d'être vraiment impliquée dans la campagne présidentielle il y a quatre ans et j’ai quelque peut jeter l'enseignementde pardon du Cours par la fenêtrependant au moins quelques mois dans ce domaine de ma vie. Je reconnais que ça m'a fait mal, et je me suis récemment vu le faire de nouveau,étant attirée encoreautour de la course à la présidentiellede cette année. Je n'ai vraiment pasenvie de faire la même chose cettefois-ci. Comment les étudiants du Coursdes deux côtés de l'allée peuvent-ils demeurés dans la justesse d’esprit pendant la campagnecet automne?

 

Il n'y a rien de mal à soutenir un candidat, travailler pour ce candidat ou voter pour ce candidat aussi longtemps que vous le faites avec dignité. Vous n'avez pas à faire partie du lancement de boue qui se passe. Il est également correct de ne pas s'impliquer. Il n'y a ni raison ni tort, et vous n'êtes pas mieux en choisissant de participer ou non. Vous pouvez participer à n'importe quelle forme sans perdre votre dignité, y compris une guerre, sans perdre la conscience de votre soi véritable, sans perdre votre paix intérieure, et sans le faire à propos de l'un ou l'autre. Bien qu'au cours d’une élection l’un gagne et l'autre perd, vous ne devez pas vous y identifier.

 

Vous savez que vous m'avez entendu parler de la différence entre les préférences et les investissements. Vous pouvez avoir une préférence pour qu'un certain candidat gagne mais vous ne devez pas avoir un investissement dans le résultat. Vous ne renoncez pas au Cours ni à la pratique du pardon pendant que vous les supportez et vous ne blâmez pas les gens qui pensent différemment. Vous faites ce qui semble juste de faire mais il y doit avoir une partie de vous qui sait n'y avoir aucune différence en la vérité. Vous pouvez jouer au jeu de la forme dans le rêve sans jouer au jeu du contenu, la croyance au système de pensée de l'ego de péché, culpabilité et peur découlant de la croyance erronée de séparation dans l'esprit.

 

Vous pouvez toujours voir la paix au lieu de ceci et être gentil avec tout le monde impliqué?

 

Oui.  

 

 

Merci à Stella Pilon pour ce partage

Repost 0
1 février 2013 5 01 /02 /février /2013 17:38

Tous les choix que nous pensons avoir se situent tous dans l’illusion, et ce sont tous des choix inventés. Et c’est pourquoi nous ne choisissons véritablement rien – nous choisissons simplement une illusion plutôt qu’une autre. Je préfère cette illusion-ci plutôt que cette illusion-là. Il y a ici ce problème illusoire, et il y a donc là-bas cette solution illusoire qui lui correspond. En réalité, il n’y a rien. Le seul problème, comme le Cours nous le dit encore et encore, c’est que nous nous sommes simplement détournés du Saint-Esprit et que nous nous sommes tournés vers l’ego. En réalité, ce que nous avons fait, c’est de parier sur le mauvais cheval. Et nous ne sommes pas conscients que le cheval est tombé raide mort dans le starting-gate et qu’il ne va absolument nulle part.

 

Maintenant nous passons tout notre temps à essayer de redonner vie à ce cheval mort et à faire en sorte qu’il nous conduise quelque part – mais il n’y a aucun moyen qu’il y arrive parce qu’il n’est pas vivant. Donc, ce que Jésus fait dans le Cours c’est de nous dire en réalité : « Vous avez parié sur le mauvais cheval. Ce cheval ne vous conduira nulle part. Pariez sur moi – je vous ramènerai chez vous. » Mais nous sommes tellement entêtés, tellement stupides et tellement insanes que nous persistons à essayer de remettre debout ce cheval mort. Et pourtant, il ne va absolument nulle part. Chaque chose que nous faisons dans ce monde ressemble à une tentative pour redonner vie à un cheval mort et pour faire qu’il nous conduise quelque part – alors qu’il ne nous conduit nulle part. Il ne peut pas nous mener à la terre promise, il ne peut pas nous conduire chez nous – il est mort.

 

Imaginez-vous seulement sur un cheval mort. Vous le fouettez, vous le cajolez, vous lui faites toutes sortes de choses, et il ne vous entend pas. Il ne fait absolument rien. C’est ce que nous faisons dans le monde. C’est ce que nous faisons avec le corps. Mais le corps est un cheval mort. Nous ne savons pas ce que nous faisons parce que nous ne connaissons rien d’autre. Ce n’est pas le cheval qui a des oeillères, c’est nous qui avons des oeillères. Tout ce que nous voyons, c’est ce que l’ego veut que nous voyions : ce qui est à l’extérieur de nous. Il ne veut pas que nous voyions le véritable problème là où il est, lequel est à l’intérieur de nous – dans l’esprit.

 

Si bien qu’encore une fois, le seul problème que nous avons c’est que nous nous sommes détournés du Saint-Esprit et que nous nous sommes tournés vers l’ego, ce qui signifie que la seule solution à tous nos problèmes, ou à ce que nous pensons être tous nos problèmes, consiste à revenir dans notre esprit à cet endroit du choix et à faire un autre choix – choisir à l’encontre de l’ego et nous tourner maintenant vers le Saint-Esprit. C’est ce que fait le miracle. Voilà pourquoi ceci est appelé Un Cours en Miracles. Ce que le miracle fait c’est de retirer notre attention du monde et à la ramener dans notre esprit de façon à ce que nous puissions faire un autre choix. Sans cela, cette section, intitulée « Les règles pour la décision décision », n’aurait aucun sens. Ce que le miracle fait c’est qu’il retire notre attention de nos problèmes ou de nos soucis qui sont dans le monde, dans notre propre corps ou dans le corps des autres, et qu’il nous dit : « Ceci n’est pas le problème – le problème se situe dans votre esprit. Regardez dans votre esprit. » Voilà tout ce que fait le miracle.

 

Comme Jésus l’affirme très clairement dans le Cours, le miracle ne choisit pas à notre place. Tout ce qu’il fait, c’est de nous rendre conscients du choix que nous avons. Il ramène le problème dans notre esprit afin que nous puissions faire un autre choix. Nous pouvons finalement regarder ce que nous avons choisi, regarder le prix que nous avons payé pour ce que nous avons choisi, et réaliser que c’était stupide – regarder le cheval et réaliser qu’il n’est pas vivant. À ce moment-là, le choix prend alors toute sa signification parce que nous pouvons maintenant choisir encore une fois. Maintenant, nous réalisons qu’il existe un autre cheval, un autre système de pensée. Il y a dans notre esprit une autre présence que nous pouvons choisir. Et si nous choisissons cette présence-là, nous trouverons alors véritablement la paix et l’Amour de Dieu.

 

Source: Les règles pour le décision - atelier de Ken WAPNICK

 

Repost 0
30 décembre 2012 7 30 /12 /décembre /2012 12:09

Une nouvelle conversation avec Ken Wapnick:   "Il suffit de ne pas le justifier!".  Le 3 septembre 2012

Par susan dugan

 

Je me suis récemment assise de nouveau pour interviewer Ken Wapnick pendant une classe d'une semaine à l'Académie de la Fondation pour « Un Cours en Miracles » à Temecula, en Californie.Je suis toujours en train de considérer les messages très utiles et guérissant de la semaine où Ken a souligné, entre autres grands thèmes, l'importance de réorienter le but des questions apparemment spécifiques qui semblent surgir dans nos vies pour renforcer le mensonge accompli de séparation de l'ego à nous retourner au preneur de décision dans l'esprit et le choix de regarder avec l'enseignant du doux pardon. Nous demandant à chaque instant si nous devons nous ranger avec ce sentiment, avec le jugement et la pensée qui poursuivra l'objectif de la guérison de notre esprit divisé ou nous plonger plus profondément dans le rêve d'exil de l’amour qui comprend tout.

 

Dans cette conversation Ken parle de l'idée que nous portons tous des « sacs pour prendre » imaginaires remplis avec les problèmes, les souvenirs, et les griefs que nous utilisons pour justifier notre conviction que nous existonsséparément, mais que ce n'est pas notre faute. Lorsque la culpabilité inconsciente de croire avoir réussila séparation d'avec Dieu s’élève dans notre esprit, nous en nions la responsabilité en allant dans notre « sac pour prendre » pour quelque chose sur quoi la blâmer (projeter). Le pardon de ce qui n'a jamais été est vraimentun processus d'apprentissage de reconnaîtreque nous ne sommes jamais dérangé par le contenu de notre « sac pour prendre ». Nous sommes contrarié parce que nous avons choisi de nous ranger du côté de l’enseignant intérieur de séparationcoupable au lieu de celui de l'enseignant intérieur d'amour innocent.

 

Ken parle aussi ici de l'importance d'apprendre à être patient avec nous-mêmeet faire confiance que la guérison se produit, même quand nous ne ressentons pas un sentiment de paix. Nous ne devrions pas sous-estimer la profondeur de notre peur inconsciente de revenir à l'esprit, ou notre attirance à blâmer les circonstances extérieures pour une condition ​​intérieure. Nous devrions essayer de nous permettre doucement d'être là où nous sommes dans le processus de défaire sans juger ou se le permettre. Il suffit de regarder comment nous trouvons difficile de s'abstenir à terminer la phrase « Je suis dérangé parce ce que ____________ » avec une cause extérieure. Comme toujours, je suis profondément reconnaissante pour l’enseignement clair, inspirant et consistant de Ken, sa gentillesse inébranlable, cohérente, et sa présence édifiante.

 

S: J'ai eu une période tumultueuse dans une relation particulière et ce fut aidant pour moi quand vous m'avez demandé comment serait ma vie sans cette relation. En examinant cette question je suis venu à voir que l'absence de paix que je ressentais n’était pas causée par la relation. Elle existait avant la relation. Je voulais simplement blâmer la relation pour cet état intérieur.

 

K: C'était dans votre « sac pour prendre ».

 

S: Oui. Aujourd'hui en classe, c’était la première fois que je vous entendais utiliser cette analogie, mais c'est vraiment utile et vrai. La façon dont nous fouillons dans notre sac à trucs pour les problèmes chroniques que nous utilisons afin de rendre le rêve de séparation réel. Donc, la compréhension que mon manque de paix ne vient pas de cette personne dans mon sac  « pour prendre » mais de mon esprit, m'a beaucoup aidé. Cela a vraiment dévoilé à quel point je suis dans le manque et combien je suis contrariée que mes besoins ne se soient pas rencontrés. Donc, je vois la relationde moins en moins comme la cause de ma détresse, mais je me sens toujours réactive, même si je ne passe pas à l’action. Cela devient très fatigant. Avez-vous quelques conseils pour ceux d'entre nous qui tentent de le surmonter; voyant que la relation n'est pas la cause du problème, mais pas encore en mesure de ressentir la paix?

 

K: Comme je le disais ce matin, l'essentiel est vraiment de comprendre que le problème n'est pas le symptôme qui se présente, que ce soit au sujet d'un enfant, d'un mariage difficile, un problème de santé ou de formation professionnelle. Ce n'est pas la question et aussi rapidement que possible vous voulez arriver à la vraie question qui est que je ne suis pas en paix à cause d'une décision que j'ai prise, de la personne avec qui je vis, de mes enfants ou ma santé, etc. Et vous savez, au fond, que c'est tout ce qu'on nous demande de faire. Lorsque le Cours parle d’un petit désir, c'est vraiment la volonté d'examiner ce qui se passe réellement, de regarder le problème tel qu'il est et non pas de la façon dont je l'ai monté.

 

Le surmonter signifie que vous faites votre part et puis vous attendez. C'est presque comme si vous étiez dans un orchestre et vous attendez que le conducteur donne le signal de départ. Vous commencez à jouer seulement au bon moment, jusqu'à ce que le conducteur vous l'indique. Ce n'est pas que Jésus ou le Saint-Esprit orchestre nos vies, mais tout consiste au bon moment choisi (dans la musique et la vie). Donc, vous faites de votre mieux pour rester calme dans la situation, et puis vous faites confiance. Et la confiance devient de plus en plus forte et vous entendrez un signal s'il y a quelque chose que vous devez faire sur le plan comportemental. Il est évident qu’en tant que personnes, en tant que corps, nous devons faire quelque chose. Si vous êtes dans une relation qui est difficile, vous devrez peut-être avoir à prendre une décision s'il y a lieu de partir ou de rester et qui mènera à d'autres étapes.

 

L'idée est de faire confiance qu’il y a un processus dont vous n'êtes pas en charge. Et puis aussi longtemps que vous pouvez rester calme et dans votre esprit juste, ce qui signifie ne pas juger, ne pas le justifier – vous le saurez. Mais encore une fois, parce que je pense toujours musicalement, c'est vraiment faire confiance que lorsque le conducteur indique le temps, vous serez là, et puis passerez à l'étape suivante. Vous connaissez la leçon du Cahier d'exercices « Je céderai le pas et Le laisserai me guider dans la voie » ? Eh bien, céder le pas signifie que je fais juste prendre soin de mon esprit. Je retire mes projections. Ce n'est pas que je vais reculer par rapport à mon ego, mais je prendrai du recul de mes projections et cesserai de les attribuer à des causes extérieures. Et puis ayez confiance que la réponse viendra.

 

S: J’aiplus de succès avec la confiance, mais je suppose que je suis frustrée ou j’ai parfois l'impression que je fais quelque chose de mal parce que je ne ressens pas toujours la paix, ou je la sens que très temporairement. Je regarde et ne le justifie pas, mais je ne me sens pas aimante et cela me fait sentir coupable. Je suppose que je souhaiterais pouvoir sentir le soulagement. Je me sens toujours à l'intérieur du jugement, même si je sais que ce n'est pas justifié.

 

K: Je pense que c'est normal. Mais vous voulez essayer de ne pas y donner suite.

 

S: Etainsi vous avez confiance que la guérison se produit, bien que vous ne le sentiez pas nécessairement.

 

K: Vous savez, le Cours dit qu’être prêt n'est pas maîtriser. Vous n'avez pas besoin d'être parfaitement prête. Vous n'avez pas à avoir maîtrisé quelque chose pour en être prête. Vous ne devez pas être parfaite.

 

S: Eh bien, c'est un grand soulagement!

 

K: Dans la mesure où vous le pouvez, essayez de ne pas justifier les projections, c'est tout. L'autre chose que je dis souvent est de revenir encore aux leçons, à la leçon 5, « Je ne suis jamais contrarié pour la raison que jepense » et la leçon 34, « Je pourrais voir la paix au lieu de cela. »

 

S: C'est tellement utile. Eh oui, vousdites que le défaire se produit, bien que je ne le ressente pas.

 

K: Oui. C’est seulement lui faire confiance.

 

S: Ce que j'ai vraiment remarqué par moments est un réel sentiment de ce vide. Parce que tous les rôles qui semblaient si importants pour moi - mère, épouse, écrivaine, fille, étudiante etenseignante d’« Un Cours en Miracles » semblent vides et instables par moments. Je ne pense pas que j'étaisconsciente de ce vide avantle Cours. Je pense que c'est ce sentiment d'être poussé dans le vide par notre croyance en la séparation de notre source, pris sérieusement. Il y a des moments où je sens un réel sentiment de paniqueautour de cela. Est-ce logique?

 

K: C'est le cas. Je pense que ce que vous décrivez est vraiment le problème de tous. Vous savez ce que le Cours appelle particularité provient d'un manque perçu en nous-même, un sentiment de quelque chose qui manque. Et ainsi vous voulez le remplir et vous le remplissez avec tous vos différents rôles dans le monde. Et c'est le mensonge. Le mensonge que je me sens vide parce que j'ai choisi de me séparer du tout. Et plutôt qu'accepter de l’avoir fait et puis faire quelque chose à son sujet, je justifie donc la projection. Le problème c'est que nous allons dans le « sac pour prendre » pour quelque chose qui nous remplira et nous le justifions et argumentons quand le vrai problème c’est que je suis vide à l'intérieur et que rien au-dehors ne me comblera.

 

S: J'ai l'impression de prendre quelque chose dans le « sac pour prendre » et que je ne peux le retenir Je n'en ai plus ni l'énergie ni la foi. Je sais que ça ne fonctionnera pas. Donc,ce n'est qu'une partie de la désillusion qui nous motive peut-être à demander pour un meilleur moyen?

 

K: Oui, c'est comme une période de transition où maintenant vous voyez à travers l'ego, mais vous n'êtes pas encore prête à accepter quelque chose de mieux pour vous-même. C'est l'idée que le Cours ne cesse de répéter que nous sommes citoyens de première classe et que nous continuons à vouloir la citoyenneté de deuxième classe. Pour être un Fils de Dieu signifie ne pas être de seconde classe, mais de première classe et ne pas posséder ce vide.

 

S: Merci.

 

A suivre, 2ème partie.

Merci Stella Pilon pour ce partage

Repost 0
2 décembre 2012 7 02 /12 /décembre /2012 11:34

Extrait d'un atelier donné par Dr Kenneth Wapnick Ph.D.

     

Introduction : les Niveaux de confusion.

 

C’est aussi le titre d’une section du chapitre 18. C’est un terme qui a été bien mal compris comme bien d’autres dans le Cours, même par ceux qui travaillent avec lui depuis de nombreuses années; ils confondent les niveaux, tout comme pour la maladie qu’ils pensent devoir être traitée au niveau du corps plutôt qu’à celui de l’esprit, le seul endroit où tout se passe. On peut aussi parler de cause à effet, la cause se trouvant dans l’esprit et l’effet, qui est tout ce qui se trouve à l’extérieur, dans le corps ou le monde.

 

Toutes les formes de religions font cette erreur de croire que tout se passe ici. C’est la même chose en ce qui regarde le rêve heureux; le rêve du monde est la projection de celui qui en premier s’est produit dans l’esprit.

 

Quand le Cours parle de rêves, il parle de rêves à ces deux niveaux; le rêve du corps et celui du monde qui sont le reflet de celui dans l’esprit, qui est le seul à s’y trouver.

 

Le rêve heureux n’a rien à voir avec ce qui se passe dans ce monde et ne signifie pas que notre vie va s’améliorer ni empirer. Ce n’est pas un changement dans nos vies ici, mais dans l’esprit. Ce qui devient difficile, c’est que nous croyons avoir un corps dont nous devons prendre soin et avec lequel nous nous identifions. C’est donc presque inconcevable pour nous que la guérison puisse être autre chose que pour le corps. Le but de ce Cours est donc de diriger notre attention du corps vers l’esprit, ce que nous ne croyons pas être, afin de pouvoir guérir le problème au bon endroit.

 

Le rêve heureux est celui où nous changeons notre pensée, notre enseignant et n’a rien à voir en ce qui a trait à l’amélioration de la planète ou avec ce qui se passe dans nos vies ici, ce n’est qu’un état d’esprit, une attitude. La grande tâche pour Jésus dans son Cours est de nous démontrer où se situe le problème afin qu’il puisse nous aider à le corriger. Alors l'ego qui est loin d’être fou, sait que s’il déplace le problème loin de l’esprit vers le monde, il ne pourra pas être résolu car nous chercherons à le corriger où il ne peut l’être et ainsi l'ego continuera à être en affaires en nous faisant oublier posséder un esprit. Le problème en la croyance d’une existence individuelle ne sera donc jamais défait.

 

C’est la raison pour laquelle toutes les spiritualités amènent Jésus et le Saint-Esprit dans le monde pour les voir résoudre les problèmes qui sont ici. Le pardon est interprété comme se passant ici entre deux corps, car la source du non-pardon se trouve dans l’esprit. Avant de choisir le rêve heureux, nous devons donc en premier savoir pourquoi nous le choisissons. Nous croyons que le Cours corrigera tout ce qui va mal dans notre vie, mais ce n’est pas son but qui est plutôt la correction du mauvais choix pour la culpabilité. Elle est la source de notre misère et se trouve dans notre esprit  ainsi que la guérison, le pardon, Jésus, le Saint-Esprit et c’est l’endroit où le miracle nous emmène. Nous pourrons alors changer du rêve malheureux au rêve heureux, qui est un changement de perception et d’enseignant.

 

La pensée de séparation donna naissance au premier rêve malheureux de souffrance, de perte qui se termine par la mort. C’est le rêve de la trinité non sainte de séparation, culpabilité et peur. Dieu va venir chercher ce que je Lui ai pris. C’est ce qui engendre la terreur dans notre esprit ainsi que celle de notre dissolution dans le néant à la suite de la chose terrible que nous avons faite et de ce que nous sommes devenus. Il ne se trouve rien en ce monde de comparable à cette crainte qui a surgi lors de ce premier rêve où je crois avoir détruit l’Amour pour vouloir posséder plus, d’avoir substitué le Christ pour ce petit moi.

 

C’est alors que l’idée d’un deuxième rêve naquit dans ce champ de bataille qu’était devenu l’esprit. L'ego nous dit que Dieu ne pourra pas nous trouver. L’idée de séparation se fragmente donc en milliers de particules de toutes formes diverses, animées ou non, petites ou grosses. C’est la naissance du « Big Bang » et nous oublions complètement d’où nous venons car l'ego a mis un voile d’amnésie sur le tout et nous nous croyons maintenant un corps gouverné par un cerveau. C’est le rêve du monde et celui-ci n’est pas secret, mais ayant oublié son origine, nous ignorons qu’il est un rêve que nous faisons tout comme ceux que nous avons durant le sommeil la nuit. Nous ignorons aussi qu’il fait partie d’un rêve colossal dont chaque fragment s’approprie pour lui-même. Le Cours nous enseigne que le but de tout est ce qui compte, donc le but du rêve du monde est de garder caché le rêve secret dans l’esprit. Puisque le Cours soutient que les idées ne quittent pas leur source, le monde fait donc partie du rêve dans l’esprit. Voilà pourquoi Jésus nous dit qu’il n’y a pas de monde, qu’il est terminé depuis bien longtemps, car il se trouve toujours dans l’esprit qui l’a rêvé.

 

Toutes les sciences ont essayé de comprendre le monde et n’ont jamais pu y arriver car ayant oublié l’esprit, ils cherchaient leurs réponses dans le monde qui n’est qu’une projection de l’esprit. Mais aussi longtemps que nous croirons que le rêve extérieur est réel et le seul en ville, et parce que tout le monde souffre ici, nous croirons que le seul objectif de ce Cours est de nous rendre plus heureux ici, de nous pardonner ici, de nous sauver ici, car nous pensons qu’il s’adresse à des corps. Le Cours dit bien que nous ne pouvons même pas penser à Dieu sans le voir dans un corps. Nous croyons actuellement que Jésus nous parle à nous, comme corps et personnalité dans l’intention d’améliorer notre rêve extérieur

 

Ce n’est pas seulement le rêve secret qui est le problème, mais le rêveur de ce rêve, le personnage que je crois être et non le décideur dans l’esprit et c’est à lui que Jésus s’adresse quand il dit que nous sommes le rêveur du rêve. Si ce livre est une illusion et que vous l’êtes, alors, qui est-ce qui lit quoi? Quand un thérapeute demande à son client de lui parler de son rêve, il ne lui demande pas de demander aux personnages de son rêve ce qu’ils devraient lui dire de faire, mais au rêveur et c’est ce que Jésus fait quand il nous demande la raison d’avoir choisi le rêve et le but qu’il sert, pourquoi avons-nous choisi les formes du rêve? Il n’est pas intéressé de savoir pourquoi nous ne sommes pas heureux, pourquoi nous ne pouvons pas garder de relations personnelles ou de travail, pourquoi les gens nous fuient et ne nous aiment pas, pourquoi notre corps nous laisse tomber; il est intéressé de savoir la signification que tout ceci porte pour nous. Tout symbolise soit la séparation de l'ego ou la Correction du Saint-Esprit. C’est tout!

 

Dans un seul instant, un instant saint, vous venez de couper la thérapie de bien des années, sans avoir à comprendre tout ce qui se passe dans votre vie, car tout est semblable, tout est une tentative pour trouver Dieu dans l’erreur et donner raison à l'ego. Tout revient constamment à cela! La séparation est réelle, la victimisation aussi, l’unité est une erreur et nous ne sommes pas tous semblables ayant les mêmes intérêts.

 

Tout ici devient extrêmement compliqué, nos relations aux autres ainsi que le fonctionnement du corps; mais rien ne fonctionnera tant que nous ne retournerons pas au rêve secret simplement en utilisant les formes du rêve pour nous y ramener. Mais Jésus dit bien que nous ne pouvons pas passer des rêves de cauchemars au rêve heureux tout d’un trait car nous avons trop peur et que c’est un processus gentil et patient qu’il nous fait vivre dans son Cours. Il dit bien que nous pouvons utiliser la magie pour guérir en attendant de pouvoir le faire au niveau de la cause. C’est un compromis quand nous ne sommes pas encore prêt. Le Cours est aussi de la magie, mais de la magie blanche et non noire, car le livre est un symbole pour aller vers le Saint-Esprit dans notre esprit pour lui demander de l’aide, parce que tant que nous croyons être un corps et non un esprit, nous avons besoin d’« Un Cours en Miracles » et de Jésus car nous avons encore trop peur de la présence abstraite de l’Amour dans notre esprit. Le danger est de devenir trop dépendant de la forme et penser que le salut est « Un Cours en Miracles » ou Jésus. La valeur d’un bon enseignant est de ne plus être indispensable. Le Saint-Esprit n’est qu’un symbole de toi dans ton esprit juste.

 

Traduction libre par Stella Pilon – avril  2011

Merci à elle pour ce partage

Repost 0
1 novembre 2012 4 01 /11 /novembre /2012 15:21

Méthodes d'étude :

 

Tout d'abord, conformément à sa propre théorie, il n'y a pas de méthode unique, ou meilleure qu’une autre, pour étudier Un Cours en Miracles. Il s’agit d’un programme entrepris par l'étudiant sous la direction de l'Esprit Saint ou de Jésus. Tel qu’il est dit dans le manuel des enseignants, c’est une formation « hautement individualisée » (M.9.1 :5 ; M.29.2 :6). En outre, il ne peut y avoir de directives strictes ou de règles pouvant s'appliquer à tous les individus puisque les circonstances, l’éducation passée et les capacités, parmi d'autres facteurs, diffèrent grandement.

 

En regard de la lecture et de l'étude du matériel, Jésus ne dit pas par quel livre on devrait commencer ; le texte, le livre d’exercices ou le manuel. Cette décision appartient à chaque étudiant. Il n'y a pas de façon juste ou fausse, bonne ou mauvaise, de procéder avec le matériel. Pourtant, afin d’atteindre une compréhension globale du système de pensée, en plus d’une base solide pour pratiquer les leçons, les étudiants sont invités à étudier le texte dans le ourant de leur processus. Jésus nous conseille de l’étudier, mais de ne pas aller trop vite, pour ne pas nous plonger inutilement dans une peur écrasante (T. I.VII.4,5) (voir aussi la question 1163). Dans l'introduction du livre d’exercices, Jésus nous explique : « Un fondement théorique... fourni par le texte, est nécessaire comme cadre pour que les exercices soient signifiants » (Leçons Intro 1:1). Ainsi, Jésus s’attend clairement à ce que ses étudiants passent du temps avec le texte au cours de leur processus.

 

Un Cours en Miracles : forme et contenu

 

Le cours utilise souvent des métaphores et dans sa forme, il y a quelques passages contradictoires. C'est pourquoi il ne peut pas être lu et compris strictement au plan intellectuel. Le contenu, son message aimant de pardon, peut être compris seulement avec la volonté de l'esprit de s'ouvrir à la vérité qu'il reflète. Les enseignements du cours à l’effet que le monde est une illusion et que la séparation n’a jamais eu lieu sont apparemment contradictoires du fait que le cours lui-même nous arrive sous une forme quelconque. De toute évidence alors, depuis le début, le cours prend la forme la plus utile pour la partie culpabilisée dans l'esprit du Fils de Dieu, lequel croit qu'il est irrémédiablement perdu en raison de son abominable

péché.

 

Selon la logique de l'ego, la culpabilité faisant suite au « péché » de séparation engendre une peur énorme de la punition d'un Dieu en colère. Quand le cours nous dit que Dieu pleure et qu’Il est seul sans nous (T.5.VII.4 ; T.2.III.5), le message est qu'il ne s’agit pas d’un Dieu vengeur, en colère, mais de Celui Qui nous aime et Qui nous manque. Ces images symboliques sont utiles, nous pouvons par cela faire le lien entre le concept d'un père aimant, en tout cas plus facilement qu’avec la nature abstraite de Dieu. Comme Jésus nous dit : « Vous ne pouvez même pas penser à Dieu sans un corps, ou sans une forme quelconque que vous pensez reconnaître » (T.18. VIII.1 :7), et « Il doit [l’Enseignant de l'Unité] utiliser le langage que cet esprit peut comprendre dans la condition dans laquelle il pense être » (T.25.I.7 :4). Ces quelques phrases expliquent les métaphores utilisées dans le cours, ainsi que les deux niveaux d'enseignement. Nous croyons être dans le monde, ainsi Jésus nous enseigne à notre niveau d'expérience. Puisque nous avons choisi de nous identifier à un corps, de penser, d’agir et de « raisonner » comme un corps, le cours arrive sous une forme que nous pouvons comprendre. Pour cela, il utilise de nombreuses métaphores, des images poétiques et des symboles par lesquels il nous parle de l'amour que

nous avons nié et oublié.

 

Une fois de plus, le cours doit nous rencontrer là où nous sommes, et le lieu où nous nous trouvons actuellement est un monde très complexe. Mais c'est parce que notre monde prend son origine dans un système de pensée très complexe, un système de pensée qui domine notre esprit. Par conséquent, pour que Jésus soit en mesure de nous aider, le contexte de l’enseignement doit tenir compte de cette immense complexité de nos deux mondes, à la fois intérieur et extérieur. C'est ce qu'il signifie lorsqu’il dit : « Ce cours reste dans le cadre de l'ego, où il en est besoin » (C. in.3 :1). La complexité est le nom du jeu de l'ego, nous dit-il dans le texte (T.15.IV.6 :2). Ses enseignements doivent considérer cette complexité afin de l'annuler. Ainsi, lorsque nous débutons avec le cours, il peut effectivement nous sembler irrémédiablement complexe, mais, encore une fois, c'est parce qu’il nous rencontre là où nous sommes. Il a toutefois comme objectif de nous conduire hors de cette complexité à la « simplicité du salut » (T.31.I). Nous allons alors réaliser que « ce qui est faux est faux, et ce qui est vrai n'a jamais changé » (Leçon P II.10.1 :1). C'est la vérité toute simple, cachée derrière la vaste complexité du système de pensée de l'ego dans nos esprits, et du monde qui en provient.

 

Toute personne peut bénéficier d'Un Cours en Miracles. On n'a pas à être un intellectuel pour en tirer un enseignement et le prendre comme notre voie spirituelle. Néanmoins, il est évident qu'il est écrit sur un haut niveau intellectuel, avec une métaphysique sophistiquée, une théologie, et des concepts psychologiques insérés tout au long de l’enseignement dans les trois livres. Une grande partie de ces livres est écrit en vers poétiques. Ainsi, un étudiant/lecteur qui ne serait pas enclin intellectuellement et qui n'aurait aucune référence en ce domaine pourrait avoir du mal à comprendre une grande partie du matériel. Cependant, cela ne signifie pas qu'une telle personne ne pourrait pas être aidée pour le lire et appliquer les exercices du livre. Si la personne sort du cours plus aimante, plus certaine de l'amour de Dieu, moins en colère, déprimée et effrayée, alors son objectif est atteint.

 

D’un autre côté, bien des gens instruits ne sont pas arrivés à se connecter avec le cours. Ils trouveront un autre chemin, mieux adapté à leur besoin et à leur inclinaison. Le cours dit lui-même qu'il n'est qu'une forme parmi des milliers d'autres du cours universel (M.1.4). Il n'a pas à être pour tout le monde. Certaines religions ont affirmé être la seule vraie religion, la seule façon de se réconcilier avec Dieu. Un Cours de Miracles ne le prétend pas. On insiste plutôt tout au long du cours qu’il est certain que tous les gens trouveront éventuellement leur chemin, lequel les mènera à Dieu. Et le cours n'a pas à être nécessairement celui-là.

 

La structure et le débit du texte peuvent être comparés à une symphonie ; les thèmes sont introduits, puis mis de côté, pour être réintroduits et développés. C’est un peu différent de la progression linéaire des idées que l’on trouve en général dans un manuel académique qui progresse sans cesse vers la complexité. Il en résulte une matrice imbriquée dans laquelle chaque partie est complète et essentielle au tout, tandis qu’elle contient le tout en ellemême. Ainsi, les mêmes idées reviennent constamment dans le cours en tant que système de pensée que l’on peut appliquer dans les nombreuses occasions d'apprentissage dans notre vie personnelle. Le processus d'apprentissage ressemble donc à l'ascension d'un escalier en spirale. Le lecteur est conduit grâce à un motif circulaire, chaque révolution conduisant à une marche plus élevée, jusqu'à atteindre le haut de la spirale qui s'ouvre à Dieu. La jolie rythmique et la poésie insérée dans une grande partie du texte, renforce l'impact des thèmes récurrents. Les seules spécifications concernant les leçons du livre d’exercices sont données dans l’introduction.

 

« N’entreprenez pas de faire plus d'une leçon par jour » (Leçon intro 2: 6). Il est recommandé aux étudiants de lire cette introduction avant de débuter les leçons et de la relire occasionnellement par la suite. Un autre principe important dans l'introduction se rapporte à l'orientation de l'élève : « Souvenez-vous seulement de ceci : vous n’avez pas besoin de croire les idées, vous n’avez pas besoin de les accepter, vous n’avez même pas besoin de leur faire bon accueil. Il se peut qu’à certaines d'entre elles, vous résistez activement. Rien de tout cela n’a d’importance et leur efficacité n‘en est pas diminuée. Mais ne vous permettez pas de faire des exceptions dans l’application des idées que contient le livre d’exercices, et quelles que soient vos réactions à ces idées, utilisez-les. Rien d’autre que cela n’est requis » (Leçons intro 9).

 

Les leçons peuvent être répétées si désiré. Si c'est une leçon particulièrement significative ou difficile, ce pourrait être une bonne idée de rester avec elle pendant quelques jours. Cependant, il y a un risque de croire qu'une leçon doit être faite à la perfection avant de passer à la suivante. Ce serait un piège. Il est peu probable qu’il y en a beaucoup parmi qui pourront faire les leçons parfaitement. Si c’était le cas, nous aurions atteint un état tellement avancé spirituellement que nous n'aurions pas besoin des leçons.

 

Au milieu de la leçon 95, il est indiqué quoi faire s’il nous arrive de manquer plusieurs jours ou plusieurs semaines dans la pratique des leçons. Mais surtout, il n'est pas nécessaire de tout recommencer. L'instruction dans la leçon 95 veut que nous reconnaissions de quelle façon l'ego s’insère dans le processus. « Lorsque nous manquons de suivre les instructions et que notre diligence fait défaut » (Leçon 95.8 :3) notre réaction devrait être de nous pardonner. C'est la clé. Jésus ne garde pas trace de combien nous sommes ponctuels lorsque nous suivons ses instructions pour la journée. Son intérêt est seulement de nous aider à entraîner nos esprits à penser davantage en termes de pardon, puis à généraliser cela dans tous les aspects de notre vie. L'idée de base, c’est d’être sincère dans nos tentatives d'étudier et de pratiquer ce qu’enseigne le livre d’exercices, en étant conscient que tous, nous faisons face à une énorme résistance, que pourtant nous sommes prêts à nous pardonner lorsque nos efforts sont insuffisants. Tant que nous continuons à étudier le cours et à appliquer les leçons comme il nous est  demandé, nous allons faire des progrès.

 

Il est important de se concentrer sur le contenu plutôt que sur la forme. Ce qui importe, c’est l’effort sincère de suivre les instructions avec autant de soin que possible, sans nous juger nous-mêmes si nous manquons. En effet, nous pourrions presque dire que le but de malfaire les leçons est de les malfaire pour ensuite nous pardonner. Cela reflète en effet l’ultime pardon de nous-mêmes pour l'erreur de se croire séparés de notre Créateur-Source. Le manuel des enseignants, le troisième livre, est la plus simple et le plus accessible des trois. Le cours nous aide à réaliser que nous sommes tous des enseignants et des étudiants les uns pour les autres, qu'il n'y a pas de lignes qui séparent les enseignants des apprenants. Comme nous enseignons, nous apprenons, et comme nous apprenons nous enseignons. Mais cela n'a rien à voir avec l’établissement d'un enseignement formel. Le sens de tout cela est que nous enseignons en démontrant. Un Cours en Miracles ne porte jamais sur la forme (corps) mais seulement sur le contenu (esprit).

 

Le manuel des enseignants vient dans un format de questions-réponses, avec plusieurs questions portant sur les thèmes les plus importants du cours lui-même. Il y a une annexe au manuel. Helen l’a reçue quelques années après que le cours ait été complété. C’est la clarification des termes. En un sens, c’est comme un glossaire de certains termes majeurs utilisés dans le cours, le but apparent étant de les définir pour les étudiants du cours. Ce qu'on trouve à l’usage toutefois, c’est que si vous ne connaissez pas déjà ce que veut dire le mot, la clarification des termes ne vous sera probablement très utile. Cependant, il s’agit d’un très beau résumé, souvent poétique, de la signification de ces termes. C'est une autre façon de voir ce que nous avons déjà lu.

 

Pour des discussions supplémentaires sur ces idées, ainsi que d'autres sujets d’intérêt pour ceux qui se familiarisent avec Un Cours en Miracles, vous pouvez aller aux numéros pertinents sur le site web :

 

Le contexte chrétien et le langage masculin du cours : 1, 5

Métaphysique non-dualiste du cours : 6, 85, 105, 923, 1096 D, 1118

Les niveaux d'enseignement : 217, 243, 1068

L'objectif du cours : 204, 235, 429, 885, 941

Rejoindre un groupe : 12, 105, 276, 493

Jésus comme auteur du cours : 110, 156, 479 940, 1096 B

Meilleure méthode pour étudier : 105, 203, 782 B, 1163

 

Cet article de Ken Wapnick répond à la question # 1385 sur le site

www.uncoursenmiraclesurtext.com . Merci à Hélène pour la version traduite en français   

 

Repost 0
29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 16:05

Il serait utile de faire une digression un moment pour parler de Jésus, de la prise de notes et de la relation qu’Hélène en avait. Là encore, cela est discuté en plus grande profondeur dans mon livre et aussi dans les CD. Pour commencer, Jésus ne parle pas avec des mots. Il est vraiment important de comprendre cela. Je me souviens quand nous sommes arrivés à l’aéroport, une femme très sincère est venu vers nous après avoir entendu Hélène parler, et lui demanda :

 

« Comment Jésus a-t-il pu dicter le Cours puisqu’il ne connaissait pas l’anglais ? » Je ne me souviens pas de la réponse d’Hélène à cette gentille question, sauf qu’elle se montra gracieuse à fournir une brève réponse (on avait un avion à prendre). La question, cependant, reflète un point important.

 

Encore une fois, Jésus ne parle pas avec des mots. Pour le dire autrement et succinctement ici, son contenu est le sien, et nos esprits (et cerveaux) fournissent la forme. Par conséquent, l’esprit décideur d’Hélène s’est lui-même identifié avec la présence du non-ego qui est en chacun de nous. Ce système de pensée sans jugement de l’amour était représenté pour elle par Jésus, comme il est pour beaucoup d’entre nous. Son esprit prit cet amour non-spécifique et l’a traduit en mots, en grande partie de la même façon que notre cerveau traduit l’image renversée sur la rétine en perceptions remises à l’endroit.

 

Et donc, comme je l’ai dit à plusieurs reprises, la forme du cours est d’Hélène. Voici quelques exemples des qualités formelles d’Un Cours en Miracles qui peuvent être directement attribuées à sa scribe :

 

1) Il est en langue anglaise.

 

2) Son style est américain. Il y a même une référence à la Déclaration de l’Indépendance et à la monnaie américaine lorsqu’il parle des « bandes de papier vert ».

 

3) Hélène était philosophiquement platonicienne. La philosophie d’Un Cours en Miracles est platonicienne, et il y a même des références à la fameuse Allégorie de la Caverne de la République de Platon. Par ailleurs, l’affirmation selon laquelle « les mots ne sont que des symboles de symboles... [et] sont ainsi deux fois plus éloignés de la réalité » (M-21.1:9-10), est également directement tirée de la République.

 

4) Hélène adorait Shakespeare. Le cours est shakespearien dans son langage. Une grande partie de ce qui est écrit est écrit en vers blancs (poésie sans rime) et en pentamètre iambique, la forme de la poésie propre à Shakespeare. On peut également trouver des allusions à Hamlet, la pièce préférée d’Hélène.

 

5) Hélène était éprise de la version King James de la Bible. Elle n’aimait pas du tout le contenu de la Bible, mais elle aimait la façon dont elle était écrite. Ainsi, dans le Cours, on trouve des « archaïsmes » bibliques – la manière élisabéthaine de parler.

 

6) Hélène était farouchement logique. Elle avait l’un des esprits les plus logiques que j’ai jamais vu, et Un Cours en Miracles développe son système de pensée – celui de l’ego et celui du Saint- Esprit – d’une manière strictement logique. En outre, on constate que la forme syllogistique de l’argument est à la fois implicitement et explicitement utilisée.

 

7) Hélène était un éducateur. Le format scolaire du Cours est clair : texte, livre d’exercices pour les étudiants, manuel pour les enseignants ; le Saint-Esprit est notre Enseignant ; et tout  le langage reflète les aspects d’apprentissage du curriculum.

 

8) Hélène était une psychologue. Sa formation psychologique était freudienne et elle avait un grand respect pour l’oeuvre de Freud. Comme je l’ai dit depuis plus de trente ans : sans Freud, on n’aurait pas eut Un Cours en Miracles puisque la présentation du système de pensée de l’ego est fortement basée sur les intuitions remarquables de Freud, et qui étaient une seconde nature pour Hélène.

 

9) Hélène avait une relation d’amour et de haine avec Jésus. Bien sûr, il n’y a pas de haine dans le Cours de la part de Jésus, mais nul ne peut contester sa présence aimante et sans jugement tout au long du Cours.

 

Et ainsi, nous pouvons voir comment la forme du Cours est entièrement celle d’Hélène. Fait intéressant, toutefois, le style de l’écriture n’était pas celle d’Hélène, qui a écrit dans un style presque spartiate, approprié pour l’écriture scientifique, contrairement à la structure de phrase plus poétique et (parfois) grammaticalement vague qu’on trouve dans le Cours, ce qui permettait incidemment à Hélène de se faire plaisir. Le contenu d’Un Cours en Miracles, cependant, n’est clairement pas celui d’Hélène, du moins pas la Hélène que le monde connaissait ou la personne avec laquelle elle s’est consciemment identifiée.

 

Cela explique pourquoi elle s’est sentie libre de changer la forme, mais jamais le contenu. Hélène savait ce que le Cours publié devait être. On pouvait faire des recommandations, et Bill et moi en firent de temps en temps, mais Hélène avait la forme déjà finie dans sa tête. Et ainsi le Cours publié par la Fondation pour la Paix intérieure est la manière dont sa scribe savait qu’il devrait être.

 

 

Ken WAPNICK

Extrait de : L'histoire des Manuscrits d'un Cours en miracles 

source: http://www.uncoursenmiraclesurtext.com/index.html

Repost 0