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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 22:15

The Truman Show est un film américain de Peter Weir sorti en France le 28 octobre 1998.

 

1) Ma vision du film :

Je voudrais vous parler de ce film « fantastique » dans tous les sens du terme, un film qui m'a marqué par son intelligence et sa grâce. D'ailleurs, la 1ere fois que je l'avais vu il y a une dizaine d'année, je n'en avais pas saisi toute la profondeur, mais l'avais deja aimé pour sa grande originalité. De plus, sa date de sortie est plus qu'un clin d'oeil pour moi. Moins spectaculaire et « high tech » que Matrix  (cet autre chef d'œuvre SF), il n'en délivre pas moins un message similaire en utilisant le registre de la comédie, ce qui constitue un exploit non moins remarquable.  Matrix est plus dans l'action, et moins dans le sentiment, ...mais c'est selon les goûts de chacun...

 

Ce film truffé de symboles et de clins d'œil (genre le projecteur tombé de «Sirius ») contient plusieurs niveaux de « lecture ». Ainsi, presque tout le monde y trouve son compte. Même ceux qui s'arrêtent au 1er niveau apprécient  déjà l'habile satire d'une société de publi-consommation poussée jusqu'à l'écœurement à travers le phénomène de la télé-réalité.  On aime aussi, comme eux,  cette belle histoire d'amour qui naît entre les  héros,  belle car au delà de ce monde et apparement impossible ? Au niveau suivant, on découvre, au fil des images, une métaphore saisissante de la condition humaine finalement réduite à tourner en rond dans une prison tapissée de posters. Des images dont on prend les paysages pour un espace de liberté (la matrice). Certains y verront aussi une parabole du passage à l'âge adulte, d'autre un symbole de l'éveil...Mais toutes ces visions peuvent se superposer.

 

La fin du film offre un éventail de diverses interprétations selon ses croyances et convictions. Cette voix venue du (faux) ciel qui ressemble à celle d'un (faux) Dieu pourrait être autant celle de l'ego que celle de toutes les fausses idoles qui nous enlèvent tout pouvoir de goûter à notre réelle liberté. Mais malgré les tempêtes, les manipulations, les mensonges...l'âme décidée à découvrir la vérité finira par le faire (« cherche et tu trouveras »). Truman trouvera t-il hors de sa bulle une autre vie, la vraie vie  ? ou bien une autre prison juste un peu plus grande ? le film ne nous le dit pas, c'est à nous d'imaginer les potentialités que recèle ce 3 ème niveau de lecture.  Mais pour une fois, un tel film mériterait une suite...dommage. En tout cas, Truman vivra probablement le grand d 'amour, en tout cas un amour d'une autre dimension... un autre clin d'œil optimiste.

 

Les critiques sont pour la plupart dithyrambiques au sujet de ce film et cela fait plaisir, même si la plupart n'osent pas franchir le pas du film « initiatique » en restant dans les termes de « presque métaphysique » ou « quasi-philosophiques ». Peu importe, il est rassurant de voir « qu'au fond »  la qualité finit par payer. En effet, la production cinématographique « fast food » reste la plupart du temps dans une superficialité toute commerciale.

Ci-dessous, j'ai choisis 2 vidéos et 2 articles bien ficelés trouvés sur la « petite toile » pour finir de présenter ce grand film qui sera reconnu un jour comme un classique du film « d'éveil spirituel».  Pour une fois que le terme de « film culte » n'est pas galvaudé dans des productions « cul-cultes », autant le signaler. Espérant que ces articles vous donnent envie de le visionner. 

Christalain


2) Une critique choisie :


"The truman show c'est l'histoire d'un homme conditionné dès le berceau, pour être à son insu l'infortuné héro d'un show télévisé, inventé par un metteur en scène, véritable représentation de la démence créatrice propre à se considérer comme l'égale d'un dieu. N'y allons pas par quatre chemins, the truman show est un pur chef d'oeuvre. Pas une seconde de métrage n'est gaspillée par de vils effets de style, que ce soit les cadrages façon émission de télé réalité en passant par la bande son, identique pour les spectateurs du show comme pour ceux du film de peter weir. Mise en abime sublime, le film est un subtil mélange de pédagogie et de résignation, à l'égard d'un publique généralement plus sensible à la forme qu'au fond. Car ce qui caractérise avant tout ce truman show, c'est cette capacité à dénoncer tout un système (le notre) sans pour autant tuer dans l'oeuf, toute tentative désespérée de vouloir s'émanciper intellectuellement d'un univers semi carcérale, aux barrières idéologiques intangibles mais ô combien réelles. Subtil dans son propos mais résolument revendicatif, le film passe au crible les outils que le système utilise pour nous confiner dans nos rôles de consommateurs (les passages pubs, la radio qui réconforte par des messages appaisant, la télé qui endort par des débats tronqués, les affiches publicitaire qui mettent en garde...), des moyens qu'il est également prêt à utiliser pour nous "raisonner" (le traumatisme de la noyade) voir carrément pour réduire au silence (l'usine de produits toxic). Au final, c'est sur une note quasi métaphysique que ce conclut le film sur fond de dialogue entre truman et son "créateur" (truman aurait il été le même hors de son "monde"?) avec cette conclusion aussi optimiste qu'effrayante que notre truman sortant vers la liberté par le passage symbolique d'une porte ouverte sur les ténèbres."Le monde de dehors est le même qu'à l'intérieur, avec les mêmes mensonges"! Pas sûr que tous les spectateurs de ce truman show en aient saisi le sens".


Critiqué postée par ruiz95100 dans allociné le 06/04/2008



3) Quelques images du film en  musique :

 



4) Un article de nature plus philosophique : "The truman show : Existe-t-il un monde en dehors de la conscience ?".

Truman Burbank mène une vie calme et heureuse. Il habite dans un petit pavillon propret de la radieuse station balnéaire de Seahaven. Il part tous les matins à son bureau d'agent d'assurances dont il ressort huit heures plus tard pour regagner son foyer, savourer le confort de son habitat modèle, la bonne humeur inaltérable et le sourire mécanique de sa femme, Meryl. Mais parfois, Truman étouffe sous tant de bonheur et la nuit l'angoisse le submerge. Il se sent de plus en plus étranger, comme si son entourage jouait un rôle. Pis encore, il se sent observé.

 

 

Tant dans la forme que dans le fond, j'ai particulièrement aimé ce film qui, à mon sens, se prête à une lecture quasi-philosophique. Tout d'abord, entre Big brother et Loft-story, il pointe du doigt les dangers de la télé-réalité et du voyeurisme. Mais surtout, au-delà de cette critique devenue classique (dix ans nous séparent déjà du film), The Truman Show illustre dans sa première partie la problématique du solipsisme, notion égocentrique où la conscience du sujet pensant se définit comme l'unique réalité. Dit autrement, il n'existerait aucun monde hors de la conscience. Intriguant. De même, le métrage donne ensuite à voir toute la difficulté de s'intégrer et de vivre dans un monde "déjà-là", déjà donné, et finalement interroge, que pouvons-nous espérer être dans ce monde ? Le monde qui nous entoure peut-il effectivement se trouver en adéquation avec ce que nous sommes ? Qu'est-ce aussi que devenir adulte ? Tout commence, comme dans Matrix, par la prémisse de base du métrage qui présuppose une sorte de vaste conscience collective et symbolique qui manipule le héros à son insu. Sa vie est fabriquée de toutes pièces depuis sa naissance afin d'être filmée et dévoilée au monde entier à son insu.

Tout n'est que faux-semblants, trompe-l'œil et illusions dans l'univers de Truman, c'est un rat de laboratoire (studio télé) sur lequel on expérimente le divertissement du peuple et toute sa vie est régie par un seul homme, Cristof le réalisateur démiurge de l'émission, le dieu trompeur cartésien. Le monde est la co-création de Truman, son rêve, en corrélation directe avec ce qu'il est ou croit être. Ici, la mise en scène de the Truman show prend tout son relief. Vu sous un angle beaucoup plus général, on pourrait se demander dans quelle mesure pouvons-nous  être nous-mêmes les créateurs du monde qui nous entoure?  Finalement, un monde existe-t-il en dehors de ma conscience ? Telle est en substance l'hypothèse de The Truman show, où le héros apparait intimement lié à tout ce qui se produit autour de lui. A vrai dire, le boulanger qui nous a parlé ce matin, le voisin qui nous a salué sur le palier, l'être cher que nous avons embrassé au réveil, etc. jouent-ils un rôle hors ma conscience ? est-ce nous-mêmes qui leur avons assigné un tel rôle ou bien un dieu trompeur ?


 

Avant de savoir si l'on peut douter que des phénomènes perçus soient réellement situés au-delà de notre faculté de perception, affirmons d'emblée qu'à suivre ces pistes, nous ne trouverons certainement aucune vérité dans le fond mais ces questions seront en mesure ensuite, selon la dialectique du film, de nous mettre sur le chemin du vrai. La première d'entre elles consiste à savoir s'il existe effectivement un monde hors de ma conscience, ou plus précisément, le mode d'apparaître du monde est-il ou non une illusion ? Descartes, en prenant l'exemple de la faculté du rêve à nous rendre dupes, tente de démontrer qu'il est possible que des représentations de l'esprit produisent l'impression des choses perçues à l'extérieur de celui-ci alors qu'elles restent en réalité un phénomène interne à l'esprit et causé par lui-même. On ne pourrait de ce fait conclure à partir de l'impression d'extériorité des phénomènes que cette extériorisation est effective.

Que signifie alors le terme « exister » quand on l'applique aux choses perçues ? Si je dis que cette pomme ou cette bougie existent, je veux en fait signifier par-là qu'un certain nombre de propriétés (couleur, forme, saveur, etc.) apparaissent à mes sens. Mais même si elles apparaissent comme extérieures, leur apparaitre est-il une opération qui se produit à l'extérieur de ma perception ? Non, car elles apparaissent en tant qu'elles sont perçues. Une couleur, par exemple, n'existe pas en dehors du fait qu'elle est perçue (par exemple, les couleurs des molécules n'apparaissent pas au microscope); ce qui signifie que le vert de la pomme ou le nacre de la cire ne sont pas des réalités en soi. Sans personne pour les percevoir, elles n'existeraient pas. Cette logique amène un philosophe comme Berkeley à affirmer que l'existence n'est rien en dehors de l'ordre de perception et rien non plus au dehors du « perçu ». Je suis le monde. N'est-ce pas aussi ce qu'il nous est arrivé de croire lorsque nous étions enfants ? Est-il possible que nous soyons tous des Truman ?

 

 

En poursuivant notre logique, on pourrait émettre l'hypothèse selon laquelle l'impression d'extériorité (du monde), serait causée par notre structure perceptive elle-même. Ainsi, Kant raisonne de la manière suivante : l'espace qui structure le monde n'est pas une réalité extérieure puisqu'avant toute expérience sensible, cette réalité doit être présupposée comme forme de la représentation pour expliquer la possibilité de « rapporter certaines sensations à quelque chose d'extérieur à moi. » Il y aurait une sorte de preuve intuitive de ce que l'espace relève de la forme de notre représentation, en effet nous pouvons aisément imaginer une absence d'objets dans l'espace, alors que nous ne pouvons pas imaginer l'absence d'espace lui-même. Si l'imagination de cette absence est impossible, c'est que c'est l'imagination elle-même qui est spatialisante.  Schopenhauer utilise cette logique kantienne pour en déduire que le monde n'est qu'une représentation, représentation qui ne dure qu'autant que dure l'esprit et qui cesse avec sa mort. Une pièce de théâtre en quelques actes, un show minuté, voilà qui nous place plus que jamais dans la dynamique philosophique dont le film se fait le témoin.

  
En effet, le problème cartésien de l'extériorité illusoire du rêve, la difficulté d'attribuer une autre signification au terme « exister » que l'acte de perception ainsi que la représentation de l'extériorité comme forme intrinsèque de notre structure perceptive semblent être des arguments suffisants pour mettre en doute, pour un temps, notre croyance naturelle en une extériorité du monde par rapport à notre conscience, et valider ainsi la métaphore du film. Mais le voile jeté sur le réel fini par tomber nécessairement. Dés-lors, ce que le métrage nous donne à voir dans sa seconde moitié est ce qu'il faut appeler une « prise de conscience ». Truman vit une seconde naissance dans laquelle il découvre qu'un monde peut bien exister en dehors de la conscience, c'est certain, mais que ce monde n'en reste pas moins lié à la conscience qu'il en prend. Plus généralement, je ne peux pas changer le monde arbitrairement, soit, mais je peux changer ma conscience du monde et justement ce changement de conscience peut lui-même tout changer. Avec cette thèse, nous finissons nécessairement par tomber d'accord. Certes, j'ai un immense pouvoir de décision dans l'ordonnance de mon existence, et il est clair qu'il n'y a pas un monde seulement dans ma conscience.

Ici, le film pourra apparaitre comme un film initiatique, dans lequel on voit un héros éclore à l'âge adulte et renoncer tant bien que mal à certaines illusions de l'enfance. Le monde ne se joue pas exclusivement pour nous et ne répond pas avec notre volonté. Une catastrophe naturelle, par exemple, se produit bien à l'extérieur de notre esprit alors même que celui-ci ne l'a pas souhaitée et qu'elle s'est produite tout de même contre sa volonté. En d'autres termes, un monde qui ne coïncide pas en tout avec notre volonté ne peut-être causée que par un principe indépendant de celle-ci. Le monde perçu est nécessairement une réalité extérieure à mon esprit. En ce sens, le Cogito cartésien ne serait pas premier et autosuffisant, mais secondaire et s'obtenant artificiellement grâce à un fond préréflexif qui le précède. C'est ce que suggère Merleau-Ponty lorsqu'il affirme que le monde n'est pas quelque chose de la conscience mais, au contraire, la conscience est quelque chose du monde. Reste que le metteur en scène de ma vie n'est pas au-dehors de moi, il n'est pas sur des nuages, dans sa tour de contrôle en train de me manipuler. Il est en moi. On constate sous cet angle à quel point le film est une appréciable apologie de la liberté, (sans parler de la dimension affective qui est le moteur même dans le « scénario » de la prise de conscience). Il ne s'agit pas tant de rêver de s'échapper hors du monde présent en disant que tout est factice dans la société moderne qui est sous nos yeux, que de prendre « conscience », comme Truman, qu'il n'existe aucun déterminisme caché et que l'on est toujours libre d'essayer de « se refaire ».

 

Article publié par Baccawine sur le site  : l-oeil-sur-la-toile.over-blog.com


 
  

5) La scène finale (d’anthologie) à éviter si vous n’avez pas encore vu le film, et que vous auriez l'intention de le voir...  

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2 janvier 2009 5 02 /01 /janvier /2009 15:45

...Et à chaque année sa vibration : petite anecdote authentique sous forme de conseil,  dédiée à la nouvelle année qui sent le « neuf ».

 



Comme chaque semaine, je partais faire une petite marche en solitaire pour m'aérer le corps et l'esprit. Bien vite, je remarquais sur le chemin enneigé des empreintes de pas. Je me suis dis que manifestement, un promeneur, et un seul a du passer ici, ce qui est peu en l'espace d'une semaine, malgré la couche encore modeste de  quelques centimètres.  ! Est-ce que la virginité des chemins enneigés  rend mal à l'aise les  villageois  ?

 

Chemin faisan, comme disent les chasseurs, je me rendais compte que ce promeneur semblait avoir choisi le même itinéraire que moi, mais que sa pointure était largement supérieure à la mienne, il devait chausser au moins du 45 ! Mais ce  fut bien plus intriguant de voir toujours ces mêmes empreintes dans un petit passage me servant de raccourci à travers une haie , car je  faisais souvent le même circuit. Aurais-je été suivi ? Qui essaye de marcher sur mes pas ?

 

Voulant vérifier quelque chose, je comparais alors le dessin de ces empreintes avec les miennes : c'était les mêmes !  Et c'était les miennes ! La différence de taille  était simplement due à la fonte de la neige pendant la semaine qui avait agrandit mes propres empreintes.

 

Pendant les derniers hectomètres, je m'amusais à marcher dans mes propres traces, imaginant une saut temporel en arrière  pour voyager dans le temps et revivre le même moment une semaine avant. Contre toute attente, cela s'est révélé difficile, et pas naturel du tout, cela rendait ma démarche « artificielle ». Comme si j'imitais la façon de marcher de quelqu'un d'autre.

 

J'ai trouvé ce clin d'œil à la fois amusant et riche de sens. D'abord, cela révèle notre foncière inconstance et le caractère aléatoire de notre soi-disant identité psychomotrice. Il est si facile de ne pas se reconnaître soi-même. Ce qui est vrai pour le corps l'est aussi pour le mental.  Et surtout, si nous ne sommes pas à l'aise dans nos propres empreintes, comment pourrions-nous l'être dans celle des autres ? 

 

Tendre vers l'unité ne signifie pas uniformiser les démarches pour y parvenir, bien au contraire. Chacun doit non seulement suivre son  propre chemin, sans imiter personne, mais également se garder de retourner sciemment dans les anciens chemins qu'il a lui-même emprunté dans le passé. Chaque jour,  nous renaissons vierge à nous-même, c'est le cadeau du Divin que NOUS nous offrons..

 

C'est notre choix de continuer  à vivre avec le passé, ou bien innover en suivant les nouveaux sentiers que la vie nous propose. Je m'empresse d'insister sur l'aspect métaphorique de cette expérience : les nouveaux chemins sont toujours intérieurs. Dans le monde illusoire que nous connaissons, la nouveauté est bien souvent un maquillage différent sur le visage  figé de la matérialité.

 

Je remercie l'Esprit pour cette expérience qui m'aide à rompre avec un passé révolu, et me montre clairement que chaque nouvelle journée ; chaque nouvelle année  est une page vierge ou je peux choisir d'écrire le scénario «original » de mon retour vers l'unité.

Christalain

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19 septembre 2008 5 19 /09 /septembre /2008 16:49

Voici le genre de message qui a circulé sur le net  cette semaine :.

 






« Il est proposé de supprimer toutes les lumières et, si possible, tous les appareils électriques, et notre planète peut 'respirer'.
Si la réponse est massive, les économies d'énergie peuvent être brutales.
Seulement 10 minutes, et voir ce qui se passe.
Oui, nous sommes 10 minutes dans le noir, on allume une bougie et simplement on regarde, nous respirons et notre planète aussi.
N'oubliez pas que l'union fait la force et via l'Internet nous pouvons l'être et nous pouvons faire quelque chose de grand.
Passez l'info et si vos amis sont dans d'autres pays envoyez leur aussi.. »

 

Quelque chose de grand...hum...!  D'abord, on peut se demander QUI propose ? qui est à l'initiative de ce projet...une association ?, un particulier?, ou l'état ? même si cela fait peu d'importance sur le fond. On peut se demander aussi si ce n'est pas les pannes qui vont être "brutales", à cause des brusques variations dans le réseau d'EDF, biens des techniciens le pensent. Tout cela pour une économie insignifiante...

 

Action symbolique ? Alors c'est un symbole dérisoire et pathétique. « A bas l'essentiel, discutons de l'accessoire ». Les écologistes du dimanche et autres moutons « branchés » vont s'empresser d'aller bêler dans le troupeau, histoire de se donner bonne conscience, au moins 10 minutes. Le lendemain, tout sera oublié, et une partie des mêmes « bon élèves » laissera les lumières allumées toute la journée au travail..."Oui, mais, c'est pas pareil...Et tant que c'est les autres qui payent... "

 

Mais, apres tout, si on peut s'éclairer à la bougie 10 minutes, pourquoi pas plus longtemps ? Je vous dis que sous peu nous aurons droit à des campagnes de sensibilisation du genre :

« Lavez votre linge à la main, c'est écologique, c'est bon pour la Planète ».

Tous les moyens sont bon pour maintenir cette culpabilité rampante et sournoise à travers un matraquage médiatique systématique. (voir la fin de la météo de TF1). Comment ne pas adhérer au message en effet ? Même s'il s'avère que l'augmentation du CO2 comme cause du réchauffement climatique est un gros mensonge, on pourra toujours rétorquer qu'un peu d'instruction écolo-civique ne peut pas nuire.

 

Respecter la nature, OK, mais respectes-t-on la population ?  Est-ce qu'on parle des vrais problèmes ? NON , la campagne écologique  anti-réchauffement , c'est  « l'arbre qui cache la forêt. », c'est aussi l'occasion d'imposer toutes sortes de taxes, de normes contraignantes (exemple : bilan énergétique de votre habitation,  écotaxes, et contrôles auto toujours plus strictes). Bref, on nous saigne à blanc pour la "bonne cause"...Croyez-vous vraiment que l'état soutiendrait toute cette vague verte si elle n'y trouvait pas un intérêt financier ?

 

Pendant ce temps,  rien de nouveau sous le soleil...on continue à s'entretuer sur terre, s'éthno-purifier, à mourir de faim, à persécuter,  emprisonner, museler, harceler,  à  perdre son emploi, sa santé, ses nerfs, et finalement sa raison,  dans un monde en complète perdition... Mais n'oubliez surtout pas d'éteindre vos lumières ! soyez citoyen modèle et obéissant...Continuez d'écoper le Titanic avec une petite cuillère...vous serez tellement occupés à cela que vous n'aurez pas le temps de réfléchir aux vrais causes de vos malheurs..., ni  à ceux de la planète bleue.

 

Continuez à foncer tête baissée en poursuivant des bouc-émissaires, à tourner en rond dans l'enclos rectangulaire de votre télévision. Qui aura la bonne idée de lancer cette idée : " éteignez aussi votre télévision pendant 10 minutes  piur écoutez un peu la voix du silence..."

« Vous n'y pensez-pas, il y a foot ce soir... ! »

Oui, peut-être que beaucoup de lumières se sont éteintes le 17 septembre, mais combien se sont allumées dans l'esprit des gens ?

 

La bipolarisation annoncée a bien commencée...un monde ancien s'écroule sûrement, avec tous ceux qui restent attachés, collés aux énergies 3D bientôt caduques. Parallèlement , un monde nouveau se construit discrètement sur les plans subtils, avec ceux et celles qui sont prêt, ou se préparent à changer de paradigme. Je vous souhaite de tout cœur d'en faire partie, pour quitter le monde de la folie...et accueillir celui qui vient...mais après bien des tribulations sans doute ...

 

Christalain

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12 septembre 2008 5 12 /09 /septembre /2008 18:06

Suite à un échange de mails privés avec N, celui-ci a écrit un article-réponse  sur son blog pour argumenter en faveur de la suprématie de la voie supramentale au détriment des autres voies, notamment celle que « je suis » depuis 1 an, celle du Cours en miracles. Je reporte son article ici en intégralité et je répond point par point (en bleu) pour essayer de dissiper certains malentendus  au sujet des concepts du Cours, tout en respectant la voie de N, car aussi respectable que toutes les autres. Il s'agit ici d'un débat d'idée, pas d'une querelle de personnes, ni d'un règlement de compte. Un simple droit de réponse. Et aussi une occasion de partager quelques idées phares du Cours.

 

Cher C,

tu fais partie des quelques personnes avec qui j'ai pu entretenir des liens intellectuels grâce au site depuis quelques années, et aujourd'hui j'ai la surprise de voir que tu m'opposes une vision qui te permet somme toute de passer à côté de ce que représente le supramental. Je ne remets pas en question les progrès et les prises de conscience qui se sont produites pour toi depuis un an grâce à un enseignement, mais il se trouve que les présupposés qui rendent valide cet enseignement discréditent complètement l'aventure supramentale, et rabaissent le travail extraordinaire de Mère et Sri Aurobindo au XXe siècle.


Cher N, Pourquoi ne pas citer mon pseudo ? ce n'est qu'un pseudo je n'ai rien à cacher de mes convictions. Pourquoi parler en allusions plutôt de que dire clairement quels sont les pré-supposés en question ? (En l'occurrence ceux du Cours en miracles - UCEM), et en quoi ceux-ci rabaissent le travail de Mère et Sri Aurobindo ?  UCEM ne prétend être la seule voie et elle respecte toutes les autres, il le dit clairement. Mais je n'ai toujours pas eu de réponse à cette question : As-tu vraiment lu complètement ce livre ?  (réponse plus loin...) 

Quand tu t'appuies sur le prédicat que «La matière est une illusion» pour te vanter de je ne sais quel positionnement qui devrait te mener au Saint-Esprit, tu ne fais que répéter un vieil adage qui a servi pendant des milliers d'années à des âmes nobles à vivre leur incarnation pour Dieu, et rien que pour Lui. Quelques-uns ont été sauvés par cette conviction, ils sont peu nombreux, et beaucoup d'entre eux ont créé des enseignements qui ont permis à une petite partie de l'humanité de se soulever contre la manipulation des circonstances et des forces de la nature. Mais tous les espoirs que l'humanité a nourris pour se libérer de la matière en se forçant à la considérer comme une illusion ont été déçus. Aujourd'hui, la matière s'est vengée, elle a montré qu'elle était souveraine dans l'univers et qu'elle permettait l'émergence de la vie. Elle n'a jamais voulu œuvrer contre Dieu, elle voulait au contraire servir de socle à l'élaboration de la conscience dans des fragments dispersés, qui deviendraient des âmes, et ce projet n'est pas terminé, bien qu'on puisse penser qu'il a échoué.

 

 

Aucune vantardise de ma part, c'est ta projection. Je ne fais qu'affirmer mes convictions, même si elles sont exposées (trop) directement à ton goût, car apparemment paradoxales (matière illusoire).   Mais devrais-je te trouver à mon tour vantard quand tu poses comme postulat la suprématie de la voie supramentale ? non, je n'exprime rien de tel...je prend acte simplement.

Parler de matière comme illusion est bien sûr un raccourci pour résumer tout un processus de déconstruction de la pensée projective, un processus qui n'a rien à voir avec les vieux adages dont tu parles. Ensuite, tu qualifies la matière comme divine, puis déclare « qu'elle s'est vengée », excuses-moi d'y voir une flagrante contradiction ; à moins que le Dieu auquel tu crois soit « vengeur », ce qui est pour le moins très « anciene religion officielle ». La suite montre  que tu n'as pas lu UCEM, qui n'a jamais exprimé ce que tu exprimes sur la matière, ce n'est pas grave, je n'ai pas lu les "agendas de Mère" non plus... 


D'un point de vue supramental, le Christ n'est pas l'aboutissement ni le sommet de la hiérarchie spirituelle. Je comprends le travail qu'il accomplit pour l'humanité, mais la Terre est un lieu d'évolution, et Sri Aurobindo et Mère et quelques autres veulent entreprendre un nouveau chemin. Sur ce chemin, la matière n'est pas une illusion, elle n'est plus une illusion, il ne suffit pas de passer de l'autre côté de la matière, dans le Soi, dans le Saint-Esprit, ou dans quelque autre état supérieur, pour changer les conditions terrestres.

Avons-nous la même conception du Christ ? probablement pas. Dans UCEM, notamment, le christ est le seul fils de Dieu, ou la totalité de la filialité, l'être que Dieu a crée par extension de son pur esprit. Par ailleurs, UCEM ne cherche à changer les conditions terrestres (sous le soleil, rien de nouveau), mais à  libérer tous les obstacles à l'amour et au ciel, jusqu'à que l'univers matériel disparaisse, n'ayant plus de raison d'être, n'étant plus soutenu par la croyance profonde qui en est la trame: celle de la séparation. 

Quand bien même ce serait déjà un excellent voyage pour l'âme de gagner l'énergie christique, il n'en demeure pas moins que c'est sur Terre que le combat pour une matière nouvelle se joue, et ce n'est pas en restant accroché à cette « illusion mentale » que la matière elle-même est une illusion que nous nous en sortirons. Sri Aurobindo a vu, comme moi-même je l'expérimente, qu'il n'y a strictement aucune opposition entre l'Esprit et la matière. D'un point de vue physique, il est probable que seules les fréquences changent, et si rien ne peut exister sans la lumière, cela ne veut pas dire que seule la lumière est légitime. C'est même parce qu'elle nous manque que les meilleurs d'entre nous ont toujours supposé que la lumière était supérieure à la matière, et que l'Esprit devait supplanter, en tant qu'autorité, la loi de la nature. Mais par un tour de passe-passe, en décrétant que la matière est illusion, il n'y a qu'un pas vite franchi pour faire « comme si elle n'existait pas », et se réfugier, car il n'y a pas d'autre mot, dans un soi-disant monde spirituel supérieur au monde matériel. Or, c'est une expérience pour moi et pour d'autres, c'est exactement le même monde. Quand on en évoque les caractères subtils, on s'amourache de l'étendue, de ce qui est au-dessus, on traque les principes ou bien on les appâte, mais, oui, on s'élève... Mais quand on en revient au monde concret, il y a tout à transformer, par le levier du temps, puisque, le monde spirituel, lui, non contingent, quasi immuable, ne réclame aucune intervention. Plus on fait du spirituel de chez spirituel, plus on lève les yeux vers le ciel, moins on s'occupe de changer le monde, c'est difficile, et tout résiste, et Dieu sait si je connais bien la question, qu'après d'autres, je traite de différents points de vue.  

 

Tout se joue sur terre, nous sommes ici bien d'accord. Mais UCEM ne postule pas d'opposition entre Esprit et matière ; il stipule plutot que la matière EST la conséquence du rêve de l'esprit. C'est donc bien dans l'esprit que tout se joue... certes, sur terre. Il n'y a donc aucune fuite, bien au contraire. En tout état de cause, on ne peut changer le monde (et la matière)  en agissant directement sur lui, ou alors très provisoirement, l'histoire cyclique le montre clairement. 

En dérivant ce présupposé que « la matière est une illusion », tu en viens à trouver pratiquement sans intérêt une transformation des cellules, parce que le corps qui subit ce traitement appartient à la matière, c'est-à-dire à l'illusion. Selon toute vraisemblance, le Christ lui-même n'a pas vécu la transformation supramentale, telle que la Mère de Pondichéry a commencé à le faire en 1956. Ne serait-ce que par honnêteté intellectuelle, nous nous défendons toi et moi de confondre les voies spirituelles, d'en discréditer certaines pour mieux en valoriser d'autres. Je constate simplement que tout ce qui vient du Christ depuis des milliers d'années n'est pas plus convainquant que n'importe quelle autre religion pour transformer l'humain, et c'est justement parce que la matière humaine n'est pas vraiment touchée par le Saint-Esprit, mais demeure dans des zones subtiles, dans le cœur par exemple, que le message de Jésus n'a pas fait boule de neige, n'a pas changé la mentalité occidentale, ou si peu, qu'il faut se demander si ce fameux Saint-Esprit possède un réel pouvoir hors de l'imaginaire. Or, tu t'offusques, convaincu que le Saint-Esprit constitue le fin du fin, alors que nous savons depuis peu qu'il existe bien un pouvoir et une conscience originelles, liés l'un à l'autre d'ailleurs, d'une dimension beaucoup plus fondamentale que l'Esprit-Saint, ou d'autres « énergies-concience » du même type.

Oui, en effet, je ne me préoccupe pas de la transformation de mes cellules, ce n'est pas, selon ma vision,  le travail de mon mental conscient, elles se transforment (ou pas), selon le travail que j'effectue en amont dans mon esprit et sur la perception que j'ai de ce corps (à savoir qu'il a l'importance qu'on lui donne, pour faire court).

Ensuite, tu amalgames le Christ (un état) et Jesus (un homme), et par dessus le marché tu supposes que Jesus n'a pas vécu la transformation supramentale (c'est à dire ?). Moi, et bien d'autres, supposont qu'il a ascensionné, ou est le problème ? Pourquoi l'opposer à tout prix à Mère , il ne s'agit pas d'une compétition. Et personne ne discrédite personne, pourquoi la défendre à tout prix alors que personne ne l'a attaqué ? ni elle, ni le supramental,...

Ensuite,  tu insistes pour parler du St-Esprit  sous sa dénomination religieuse classique, qui n'a rien a voir avec UCEM. Et je n'ai jamais dit que cela constitue le fin du fin, Le St-Esprit version UCEM est le médiateur entre notre conscience et Dieu, le messager, qui aide à l'atteindre. Et quand bien même, le supramental, réservé à une élite,  a t-il fait mieux pour changer le monde ?  (vois-tu comme c'est agaçant quand on généralise et que l'on raccourci grossièrement les concepts ? )

Il n'y a pas de commune mesure entre la shakti supramentale, qui fait tourner les atomes sur eux-mêmes, et la création dans l'éther, par des entités supérieures, d'une fréquence énergétique destinée à ramener les âmes au bercail. Le Christ, comme d'autres entités, est ce qu'on appelle en ésotérisme un créateur de ciel, c'est-à-dire qu'il dispose de son propre royaume immatériel dans un plan hors de l'existence terrestre. Je ne doute pas une seconde que les êtres qui croissent dans la conscience du Christ puissent en quelque sorte forger une âme meilleure. Il y a eu d'autres avatars, qui ont fait le même travail, et qui reçoivent comme le Christ les âmes dans leur empire céleste, quand elles en sont dignes.

La conscience du Christ est-elle le sommet ou pas ? crois-tu que cela m'importe pour l'instant ? je serais déja bien heureux d'y arriver, et s'il existe d'autres marches à gravir, et bien nous verrons le moment venu !  Pour éviter les (re)chutes, je gravis les marches une à une... c'est ma préférence.

Le problème, c'est que l'incarnation demeure ce que nous vivons réellement à chaque instant, indépendamment du ticket que nous prenons avec le Saint-Esprit ou autre chose pour gagner un lieu ultérieur. J'ai l'air méprisant, je sais, mais, les carottes, je les ai vus partout détruire l'âme des peuples, que ce soient les Hindous rivés à leur rituel pour échapper à la réincarnation, les bouddhistes soucieux d'obtenir une meilleure naissance ou de sortir de la roue du temps, et quant à nos trois monothéismes, ils ont toujours navigué entre la menace de l'enfer et la promesse, la récompense du paradis. Bien sûr, si ce n'était pas la même chose dans le domaine spirituel, je devrais me taire, mais ce que je constate, c'est que, surtout dans le New Age, on court derrière le fruit des œuvres, on se donne, oui, on commence à se donner plus profondément à la réalité, mais on attend des bénéfices personnels de cet échange (masqués par de grands mots comme amour, lien cosmique, préparation à la nouvelle dimension, etc). C'est humain, c'est enraciné dans l'homme, mais c'est justement de cela qu'il faut s'extraire : donner pour recevoir, et je suis certain que sur cette question je partage la vision de tes maîtres. Comme tu avoues être un débutant, j'ai sans doute voulu, par indiscrétion ou empathie (va savoir), te pousser à comprendre cette question, car ton enthousiasme pour l'enseignement que tu suis m'a paru suspect, d'autant qu'il me semblait que j'avais mieux à te proposer... Nos enthousiasmes respectifs se sont cognés de front, et nous avons été chacun légèrement stupéfié de ne pouvoir continuer à communiquer.

 

Oui, en effet,  nous sommes à peu près d'accord sur la vision du New-age souvent plein de faux semblants, qui donne fréquement en attente d'un retour personnel, mais ce que tu ne veux pas entendre  au sujet de mon enthousiasme, c'est qu'il est fondé sur des résultats concrets dans ma vie, et sur des idées originales qui ont peu de rapport avec le new age, encore une fois, on met les chercheurs « dans des cases, on les catalogue au lieu de chercher le dialogue ».

Oui, je réitère : je suis bien un débutant, dois-je pour autant renier ma vérité ? je sais à présent mieux ou je vais, et je sais surtout ce qui me convient et ce qui me convient pas en spiritualité , ce qui n'a pas toujours été le cas il y a quelques années. 

Je voulais que tu saches que je n'ai rien contre le Saint-Esprit, et je dois même avouer qu'il ne m'est pas étranger. J'en ai fait l'expérience, après quelques mois dans le Soi, mais j'ai su que ce n'était pas ma voie, et je me suis contenté de continuer à « chercher », aux aguets en quelque sorte. Il se trouve donc que le Divin n'a pas voulu que je m'y arrête, et qu'au moment où j'aurais pu le faire, j'ai saisi, dans une fulgurance imprescriptible qu'il n'était qu'une fractale du divin, assez faible en pouvoir, alors que la Terre s'ouvrait à découvrir le Divin originel, Lui qui n'a plus grand-chose à voir avec l'énergie christique ou toute autre énergie similaire, (car il en existe d'autres). Ce n'est pas par orgueil que j'ai cherché mieux, mais parce que mon « illumination » ne changeait rien à rien, et tandis que j'essayais d'aller plus loin, je tombais sur Sri Aurobindo. Une fois le rejet passé (mais pour qui se prend-il celui-là), j'ai su que la terre pourrait radicalement changer, et que les figures des christs et des Bouddhas seraient dépassées, tandis qu'une terre nouvelle éradiquerait la violence et l'égoïsme. L'hypothèse supramentale m'a fait beaucoup de bien, il n'y avait plus aucune limite de principe à la connaissance du Divin, et je me disais que certains parviendraient aussi haut, aussi loin, sans me douter une seconde que j'allais très bientôt pénétrer cette ineffable dimension.


Lorsque tu vois du St-Esprit, puis du supramental, je vois pour ma part 2 notions qui ne sont pas sur le même plan: encore une fois, le St-Esprit, dans l'esprit d'UCEM, et tel que je le vis, est le lien de communication entre Dieu et ses fils séparés, c'est le pont, le guide, le médiateur, l'interprète... et celui-ci peut conduire aussi bien au supramental qu'à un autre plan de l'esprit... ou tu veux en fait ! non ?


J'ai donc été profondément touché par Sri Aurobindo, à une époque où mon esprit était déjà limpide comme de l'eau de roche, suite à ce que les maîtres appellent pompeusement l'illumination, et qui est juste le moyen, effectivement, de se libérer de l'illusion de la matière. Comme le disait un maître japonais: «Il faut sept ans pour se débarrasser de la puanteur de l'illumination». Et il est vrai que l'illumination montre l'illusion de la matière, et que l'on peut pavoiser ainsi au milieu de ses semblables, qui ressemblent à des animaux pensants, en croyant avoir acquis le fin du fin... Et puis on se rend compte, à la longue, que la matière est bien là, toujours là : parfois une souffrance physique apparaît, ou un désir impétueux proposé par la beauté elle-même, rappelle que l'incarnation n'est pas l'occasion d'une fuite vers ce qui est supérieur, mais la confrontation absolue de la conscience vis-à-vis d'elle-même, dans le mélange de la nature et du temps, puisqu'elle est à la fois subtile et épaisse, passée et future, et même quelquefois présente dans le présent.

Tu exprimes ici TA conception de la matière, que je respecte infiniment . Mais la encore, je ne vois pas la matière comme un ennemi à combattre, mais comme une conséquence à transcender. Et bien entendu, avant le terminus du processus, je m'y « heurterais » encore longtemps, comme toi, mais elle deviendra de moins en moins un problème, à travers les circonstances de la vie (absence de maladie, de pauvreté, d'accidents...) c'est plutôt un bon début non ?

Si les enseignements des multiples Christs avaient libéré l'homme, peut-être n'aurait-il pas été nécessaire de remonter au Divin originel, en amont des énergies soi-disant divines d'où les grands maîtres prétendent aider l'humanité. Il y a sans doute énormément de vérité dans leur action, mais rien ne permet aujourd'hui de penser qu'une entité, dieu ou guide, soit parvenue à la vérité absolue. La voie supramentale veut ouvrir un chemin où l'être humain entre en prise directe avec le Divin, qui descend jusqu'au corps physique lui-même, pour l'animer d'une manière nouvelle, en s'opposant à des millions d'années d'automatismes naturels. Je suis obligé d'essayer cette voie, (je ne connais rien de plus difficile, à part la guerre, of course) mais elle est venue à moi, et je suis en plein dedans. Pour le moment, rien ne dit que cette voie soit plus efficace que les autres pour rendre la terre meilleure, mais quand on mesure l'effet des grandes religions et des philosophies, le projet supramental n'a pas de réel concurrent.

Encore une fois, un fâcheux amalgame entre le christ des religions perverties et le véritable christ accessible directement par la foi personnelle.  En plus, je ne comprend décidément pas ta vision de Dieu : si lui ne parvient pas à la vérité absolue, qui donc ??? (d'ailleurs, il ne s'agit pas d'y parvenir puisqu'il EST la vérité).  Dire que le projet supramental n'a pas de réel concurrent me laisse sans voix, faut-il a tout prix opposer les voies spirituelles, établir des hiérarchies ? Qu'a montré concrètement de plus le projet supramental pour l'instant  ? (c'est une question, pas une attaque).


Il faut donc voir les choses en trompe-l'œil, sans véritable perspective, pour ne pas mesurer la différence entre les voies antérieures, provenant du Surmental, et ce qu'apporte Mère et Sri Aurobindo. Et oui, c'est encore au-dessus du reste, et Sri Aurobindo s'en est expliqué, ce n'est pas un énième christ qui voit et ressent le même divin d'une autre manière. C'est un autre Divin, celui qui est à l'origine, celui dont il est dit qu'on ne pouvait pas le voir en face sans mourir... Or, la loi de l'existence terrestre change, et aujourd'hui, il semble qu'on puisse supporter le supramental, et non seulement dans la conscience, mais dans le corps physique. C'est la seule vraie révolution depuis le déluge, et c'est toi qui me reproches de ne pas avoir compris la portée de l'enseignement que tu suis, aussi faut-il remettre les pendules à l'heure.

 

Aucun reproche une fois plus, juste un constat que tu ne connais pas plus UCEM que je  connais les livres de Sri Aurobindo. Tu nous parles de Ton expérience intime du supramental certes, respect. Mais que sait-tu de l'expérience intime des autres chercheurs ? Ont-elles moins de valeur parce qu'elles ne sont pas estampillées « supramental ». étrange... de même  l'idée de « supporter » le supramental, comme une contrainte terrible en attendant une libération promise qui tarde a aboutir...Ce n'est pas ma vision ni celle d'UCEM, qui est celle d'une vie  demandant des efforts et des choix mais pas d'interminables sacrifices.
 
Le supramental, c'est autre chose que le divin du Christ. Ce n'est pas une forme du Saint-Esprit qui s'occuperait de la vie, c'est cent fois plus intense et plus radical, c'est un éclatement tel qu'on se demande si on va tenir le coup, c'est extravagant, imprévisible à chaque seconde, c'est nouveau sur la Terre, aussi. Alors si tu ne vois pas la différence, à quoi bon entretenir avec moi une correspondance ? Tu voudras me faire dire des choses qui vont dans le sens de l'enseignement reçu, mais désolé, non, ni Jésus ni le Christ ne représentent le Divin supérieur, qui commence juste à se donner à l'humanité. Les avatars représentent un plan intermédiaire, ce qui n'est déjà pas si mal, bien entendu, mais ce n'est pas le supramental.

Je n'ai jamais insisté pour maintenir une correspondance ! c'est toi qui a publié cette réponse alors qu'on avait clos les échanges privés, sur une réconciliation... je suis donc le premier surpris par ton article qui relance l'affaire. ... Personne n'a contesté tes fabuleuses expériences ici...et surtout pas moi. Je n'ai pas tenu les propos que tu me prêtes, ce qui m'oblige a un assez fastidieux « droit de réponse », mais c'est une bonne révision du cours pour moi, alors finallement merci !

Je dois au supramental d'avoir pu non seulement m'identifier aux autres mais d'être les autres, et je me souviens par exemple d'être devenu un juif en écoutant la musique d'un film récemment, et j'ai été soudainement concerné par la Shoah à un point inimaginable. Je suis resté un bon quart d'heure k.o... Une expérience de plus, bien au-delà du mental qui décrète, oppose, juge et condamne... Être l'humain, voilà, c'est mieux qu'obéir au petit Jésus pour moi ... Ce n'est pas n'importe qui non plus, mais contrairement à ce que pense toute l'Europe, la terre ne l'attendait pas tant que ça, et depuis des milliers d'années avant lui, on trouvait des types de sa trempe en orient, alors revenons-en à ce qui se passe réellement... Relativisons les dogmes, les enseignements, les modèles et les grandes figures, et le plus pratique pour cela, c'est de se souvenir qu'ils sont nombreux, et que c'est par pure chauvinisme que chaque peuple décide que son messie est le meilleur. (Aujourd'hui même, certains musulmans s'appuient sur des passages du Coran pour s'imaginer meilleurs que les chrétiens, qui eux sont persuadés, à cause de l'énorme supercherie du « fils unique de Dieu », que ni les musulmans, ni les juifs ne sont à la hauteur...).

Hé bien, si tu pouvais vraiment t'identifier aux autres, ne crois-tu pas qu'il y aurait moins de malentendus entre nous, et moins d'incompréhensions au sujet de ma voie ?  Tu rabaisses « le petit Jesus » mais as-t-on encore besoin de dénigrer les autres voies pour sur-évaluer la sienne ? C'est cela la promesse du supramental  ? le cynisme ?

 

Je ne peux qu'affirmer que la matière, loin d'être une illusion, est aussi ce qui, en nous, ressent l'incarnation et l'apprécie, et même la supporte. On peut noyer le poisson en opposant la matière inerte et l'Esprit, afin d'éluder la question du corps physique. Il appartient à l'Esprit par l'ensemble de ses processus dynamiques qui maintiennent la vie, il est bourré d'intelligences organisées, mais il demeure aussi de la pure matière, nous ne traversons pas les murs, nous avons du poids, nous sommes, en tout cas extérieurement, concrets dans un monde concret. Le mental n'est rien d'autre qu'un sens plus subtil que les autres, et c'est une grave erreur d'en faire un souverain. Comme le reste, dès qu'il nous possède, il utilise un organe, et c'est donc matériel... C'est le cerveau, sur lequel nous ne savons pas grand-chose, si ce n'est qu'il nous impose une palette d'humeurs, qui suivent, si l'on s'y prend bien, la gamme des couleurs, avec le bleu de la paix, le rouge du désir, etc... C'est seulement une manière de toucher, abstraite, le mental, et cette manière dépend du fonctionnement du cerveau. La Pensée touche le non-moi en permanence, le palpe et en ramène des informations, mais elle n'est pas libre, et plus nous avançons, plus la science le confirme. Des dizaines de matières différentes, liquides à la chimie complexe, se mélangent dans la matière du cerveau, et provoquent certains types de pensée... Alors décréter que la matière est une illusion, comme si la pensée ou l'esprit ne dépendait pas d'elle, c'est-à-dire de l'organe du cerveau, cela ferme des portes. On s'en tire avec des constructions en abîme, avec des miroirs face à face, et l'on croit tout résoudre avec des oppositions, dites dialectiques, qui ne font que jouer au ping-pong avec les balles des signifiants, derrière lesquels il n'y a pas grand-chose, comme je le dis dans mon dernier ouvrage, puisqu'ils demeurent des auberges espagnoles.

Qui a dit que le mental était souverain ? sûrement pas moi.. mais je suppose que ta lettre commence enfin  à s'adresser à un public plus large que ma petite personne... !

Alors savoir de quoi nous parlons, quand nous évoquons le mot Dieu... Cela ne peut renvoyer qu'a l'expérience ou l'image de chacun, et c'est donc une source de conflits, puisque nous défendons nos positions, notre « niveau » de réalisation, sans admettre facilement que d'autres positions soient légitimes ou supérieures. Donc, je ne reviens pas là-dessus, l'ensemble des « représentations » de Dieu, et même l'ensemble des expériences qu'un être humain peut contracter avec Dieu, cela, oui, nul n'est obligé de le croire, mais tout cela, sans être révolu, n'empêche pas une nouvelle dimension de se manifester, qui supporte d'ailleurs beaucoup mieux que dans le passé les attributs que nous posons sur l'image de « Dieu ». Encore une fois, tout est là, dans la vie divine, Savitri, l'agenda de Mère. Le réel s'est ouvert sur une interface inconnue, (ou perdue de vue et manquée par les avatars), et c'est mon rôle de le faire savoir, à moins que je continue, à l'abri des attaques, des quolibets et des compliments, la transformation physique, sans m'occuper de mon milieu.

En gros, tu nous dis qu'il y a un nouveau plan que tous les anciens avatars ont loupé, mais que toi a reconnu ?  

Transformer le cerveau avec l'énergie divine va donc beaucoup plus loin, comme projet évolutif, que de simplement recevoir le Saint-Esprit, ou toute autre fréquence spirituelle, car les racines de la matière et de la perception se transforment. Il faut donc le marteler à ceux qui prétendent s'ouvrir au spirituel, mais qui manquent du recul nécessaire pour évaluer et hiérarchiser les choses, et qui s'imaginent que le supramental est une invention de Sri Aurobindo. Le supramental est l'essence de la réalité elle-même, le surmental est autre chose, une zone supérieure, peuplée de créatures qui elles aussi, un jour ou l'autre, devront évoluer, et passer par la matière, où le supramental se déverse aujourd'hui. Les vieux prédicats du surmental servent l'espèce qui ne veut pas changer, qui demeure ce qu'elle est, le bétail des dieux, qui ne s'aventure que si on la tient par la main, qui s'en remet à des intermédiaires, pour ne pas aborder de front la question du Divin (et de sa propre incarnation).

 

C'est la que nos convictions diffèrent radicalement : pour moi, un cerveau physique restera un cerveau physique, et au mieux, un surhomme cérébral sera toujours attaché aux lourdeurs de notre bonne vieille planète. Pourquoi s'acharner a transformer une 2CV en formule 1, plutot que de réaliser que nous avons un avion ?
 
A suivre dans la 2ème partie

 

Christalain

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Published by Christalain - dans MES ARTICLES ECLECTIQUES
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11 septembre 2008 4 11 /09 /septembre /2008 18:12

N : Si nous l'abordons de front, cette question, à moins d'être faible ou malhonnête intellectuellement, la dimension supérieure de Sri Aurobindo saute aux yeux. On a le droit de le laisser de côté, ok, on peut « rechigner », mais s'imaginer qu'il est juste un christ supplémentaire, ou un prophète, ou un « penseur », c'est une erreur... Prétendre que diviniser les cellules, c'est inutile, parce que la matière est une illusion, cela, c'est carrément blasphématoire, parce que Seul le plus haut Divin, peut le faire. Le Christ ne le peut pas, ou ne l'a pas encore fait, et il ne pourra pas le faire sans le supramental. Sri Aurobindo, c'est une brèche, ce n'est pas comparable, son projet ne peut être ni dévalorisé ni surestimé à partir d'une comparaison, car c'est autre chose. C'est au-delà du baratin des dieux, puisque leurs paroles deviennent des formules passe-partout, des réclames pour le ciel, et peut-être faudra-t-il en finir : l'homme qui veut vivre sa propre existence, la sienne, loue les services d'un Saint-Esprit quelconque à un « mentor » supérieur, qui donne clés en mains les clés du royaume, à condition que. Je semble intransigeant, mais où sont les résultats ? Ces combines transcendantales n'ont pas mené loin, parce que cette matière qui n'existe pas, ce corps transitoire, résiste avec une puissance inouïe à la lumière. La transformation de l'homme, toujours annoncée, n'a jamais débuté. Et des choses du type du Saint-Esprit, la terre en a toujours disposé, sans que cela n'entraîne de changements majeurs... Quelques initiés bénéficient du darshan du gourou, quelques apôtres sont soulevés dans l'Amour, quelques maîtres de lignée tirent une shakti de quelque part, mais, dans l'ensemble, est-ce suffisant pour diviniser l'espèce ?

Décidément,  des lecteurs ont du dire beaucoup de mal de Sri Aurobindo pour que tu le défende aussi âprement. Mais ce qui est vrai a t-il besoin d'autant de défense ?

Aujourd'hui, il « descend » entre trois et huit énergies d'excellence par an, et j'ai l'honneur de ressentir leur arrivée quand elles débarquent, mais leur pouvoir est extrêmement limité. C'est comme les drogues, il en faut de plus en plus, puis on s'accoutume, et le pouvoir diminue. (Je suis intarissable là-dessus, mais qui ça intéresse vraiment ? Cela va trop loin d'un coup, une telle « démystification », et seuls les amants de la Vérité peuvent l'entendre, les autres s'imaginent que je me la pète). Oui, trouver un Saint-Esprit ou quelque chose d'équivalent, c'est un premier pas, non négligeable... Cela peut même devenir un appui, mais si nous jouons au petit remorqueur, si nous nous faisons traîner par des « vibrations de lumière », on retombe dans un système, et puis on finit par tourner en rond, ou dépendre du dispensateur de darshan, à moins qu'une bulle supérieure ne nous emprisonne, qui nous donnera le change en nous enfermant dans la certitude de la Vérité.

 

Non, tu te la « pète pas »... Mais ressentir les vagues d'énergies n'est pas si rare que cela...ou alors il y a 90% de menteurs sur les forums « spirituels ».
 
Oui, nous pouvons aller plus loin.

Le travail est à faire dedans, c'est tout simple, et plus on s'encombre de belles représentations, moins ça avance vite... Le mental enrobe le processus, le commente, le savoure, et depuis de milliers d'années, ces petites percées sont insuffisantes, voilà pourquoi quelques millions d'être humains ont laissé tomber les vieux paradigmes, et ont compris que seul le supramental pouvait réussir ce que d'autres énergies, d'autres consciences, ont échoué. Peu importe la durée nécessaire, l'autre chose se produit, et Dieu n'est plus bradé à ses thuriféraires, il devient plus que ce que l'on a toujours rêvé, il devient accessible. En revanche, son exigence est telle, qu'Il trouve peu d'êtres humains pour le recevoir.

Oui, nous pouvons aller plus loin, oui, le travail est simple une fois reconnu...

Oui, grâce à ton mail, cher ami, j'ai fait une expérience merveilleuse : j'ai été possédé quelques secondes par la Mère divine, il s'est passé quelque chose de très intense, et c'est comme si elle était très en colère contre l'humanité, et comme à ce moment-là j'étais Elle, j'étais catégorique aussi, c'est le moment où j'ai dicté à un ami la phrase suivante : « Mais tous les espoirs que l'humanité a nourris pour se libérer de la matière en se forçant à la considérer comme une illusion ont été déçus. Aujourd'hui, la matière s'est vengée, elle a montré qu'elle était souveraine dans l'univers et qu'elle permettait l'émergence de la vie. Elle n'a jamais voulu œuvrer contre Dieu, elle voulait au contraire servir de socle à l'élaboration de la conscience dans des fragments dispersés qui deviendraient des âmes, et ce projet n'est pas terminé, bien qu'on puisse penser qu'il a échoué. »


Hé bien, j'aurais au moins servi à quelque chose ! Mais mes cheveux se dressent sur ma tête quand j'entend que la Mère divine est très en colère... pauvre humanité coincée entre un sous-Dieu christique et une mère divine vengeresse...le chemin est décidément bien tortueux avec le supramental non ?...

Voilà, ce passage est de la mère divine Elle-Même, j'ai eu presque du mal à contenir cette énergie, c'était la conscience éternelle qui parlait, pour laquelle le temps est une sorte de minuscule espace toujours renouvelé, et je dois bien avouer que j'ai un peu pleuré en comprenant ce que cela voulait dire : Pour le moment, nous sommes à côté de la plaque, car nos « spiritualités » se sont détachées du monde contingent, et la matière est restée rejetée, obscure. Elle s'est vengée, cela veut dire que nous portons les conséquences d'avoir séparé la matière et l'Esprit, dans la mesure où un matérialisme sans âme s'est emparé du pouvoir et menace les sociétés et l'écologie terrestre. Cette vengeance de la matière divine délaissée, puis prostituée par l'esprit humain, nous met en demeure, aujourd'hui même et dans l'urgence, d'œuvrer pour une réconciliation du Spirituel et du matériel afin de sauver la terre.

Etrangement, nous sommes presque d'accord ici : la matière n'est pas à mépriser mais plutot à embrasser : ce que l'on regarde disparait, ce à quoi on résiste persiste... 

Sri Aurobindo et moi-même en l'occurrence, évoquons le Divin, le Divin pur, (dont le Christ n'est pas représentatif), qui seul peut mettre en œuvre la volonté de la Mère Divine, qui est de racheter la matière, intégralement, complètement. Les shaktis surmentales serviront d'intermédiaires, et connectées vers le Supérieur, elles pourront normalement disposer d'une efficacité meilleure, « soutenues par le haut », en quelque sorte. Nous avons donc tous intérêt à voir le Supramental se manifester, puisqu'Il soutiendra d'autres projets qui vont dans le même sens, et les mouvements qui permettent l'essor du Divin dans l'homme, correctement, même à partir d'énergies moins puissantes, seront conservés et légitimés. Aujourd'hui, le Divin a une chance d'être plus efficace à travers le Supramental qu'avec ses plans dérivés et multiples, mais encore une fois, quand on voit les choses en trompe-l'œil, il n'y a pas de perspective, donc le Christ et Sri Aurobindo peuvent sembler sur le même plan... Alors qu'évidemment, ce n'est pas le cas, et je ne pouvais pas me taire sur ce point capital. 

Comme Sri Aurobindo, je veux une transformation de l'existence terrestre, et non la libération de quelques individus de plus. Et cette volonté n'est pas la mienne, elle m'est largement supérieure, et je la suis dans ses grandes lignes. Tout le travail que je fais pour libérer les autres des autorités provient de cette source, et moi-même je ne demande pas d'être considéré comme une autorité. C'est donc une révolution spirituelle, qui remet les compteurs à zéro. Chaque être humain peut se donner directement au Divin, Sri Aurobindo et moi en sommes garants, en revanche l'exploration du moi va beaucoup plus loin que dans les enseignements du surmental, où il y a toujours une carotte... Et à ce titre, je m'oppose farouchement à tous les prédicats, qu'ils viennent du Christ ou d'autres maîtres ascensionnés, qui stipulent que la matière constitue une illusion. C'est exact, à la rigueur, sur le plan surmental, c'est faux sur le plan supramental. C'est leur vision sur leur plan, ce plan n'est pas le nôtre.


On ne peut pas libérer TOUS les hommes contre leur gré, c'est une planète de libre arbitre ici non ?. Les quelques individus « libérés », comme tu dis ont fait le choix du retour à Dieu, et tous les hommes pourront, à un moment ou à un autre user de leur libre arbitre (le seul véritable outil disponible ici) pour faire de même... Ceci dit, je nie aucunement l'existence d'un plan supramental, mais pourquoi serait-il incompatible avec d'autres formes d'émancipation spirituelle ? 

L'accès au Supramental, ce n'est pas le même projet que celui des enseignements du surmental, et c'est normal, cela vient de plus haut, et c'est beaucoup moins naïf. Mon expérience est inattendue... Je l'avoue, même moi, j'ai mis trente ans à réaliser ce qui m'arrive... Depuis Mère et Sri Aurobindo, et le militantisme de Satprem, peu d'êtres humains « déboulonnent » le Surmental, qu'on continue donc de prendre pour ce qu'il n'est pas : le sommet, et on s'imagine que le Christ dispose d'une connaissance absolue, alors qu'elle n'est que relative, par rapport à ce qui doit advenir pour que l'évolution terrestre continue... Dans cette fameuse Matière.


Une expérience est par définition , personnelle, ce qui n'enlève rien à la valeur qu'elle a...pour toi. On dirait que tu est « faché »  avec le christ qui n'est pas à la hauteur du supramental ? 

La considérer comme une illusion est le meilleur moyen de s'en débarrasser... À moins que le prédicat soit contenu dans une seule perspective pédagogique, comme le font les maîtres bouddhistes, en disant que les événements eux-mêmes son illusoires. La formule n'a pour but que de renvoyer à la toile de fond de l'Immuable, le soi, ou bien de donner à l'esprit le courage de dépasser l'interprétation perpétuelle du contingent. Mais il ne s'agit pas d'abandonner le travail intérieur en le bradant à un consolateur. Si nous rejetons la matière, ou notre corps physique, nous laissons le subconscient faire ses petites affaires dans son coin, tandis que nous nous enivrons des paroles de Jésus ou de Bouddha, en croyant tenir le fin mot de l'histoire. Je veux bien que la matière n'existe pas, qu'elle soit un rêve ou une illusion. Cela m'arrange beaucoup : Il n'y a jamais eu de juifs déportés, seulement des âmes perdues dans des corps qui n'ont pas eu de chance, il n'y a jamais eu de génocides exotiques, mais seulement des âmes d'étrangers qui sont tombées au mauvais endroit, la haine de l'homme pour l'homme n'existe pas, elle fait partie de la grande illusion de la matière...

La haine de l'homme pour lui-même, son immense culpabilité inconsciente projetée sur les autres, voilà la cause des génocides, la matière n'a rien a voir la dedans me sembles t-il, qu'elle soit illusoire ou réelle, elle n'empêche pas la maladie de l'esprit, là ou est la cause de tous les mots : dans l'ego.  

Bien sûr qu'on peut se détacher jusqu'à un certain point des contingences matérielles, mais soyons clairs, si nous nions l'existence de la matière, il faut nier le physique, ne manger que par dépit, ne jamais jeter les yeux sur un éventuel partenaire sexuel, et prétendre que rien ne se passe, il faut faire comme si ce corps physique était un malentendu, et passer par-dessus lui. On l'a déjà fait, et les meilleurs se sont retrouvés dans le Soi, privés d'identité personnelle, adombrés par le tao, le Brahman, conscients de tout et de rien, sans fracture. Mais même cette identité impersonnelle, si difficile à obtenir, ne dissout pas la matière. La vie lui appartient toujours, et à ce titre, la matière ne peut pas être une illusion, ou bien il faudrait que notre corps physique, lui, ne soit pas matériel, mais de quoi serait-il fait alors ? Aujourd'hui, c'est une imposture de poser l'irréalité de la matière, car même si nous entendons par là qu'elle est poreuse, qu'elle est le sommeil de l'Esprit, cela n'empêche en rien qu'elle soit infiniment concrète, et qu'elle possède notre condition, à travers le corps physique. Pinailler sur son existence, son apparence, changer les noms qui la caractérisent, tout cela peut certes mener à l'indispensable recul qu'il est nécessaire d'entretenir à son égard, mais rien n'abolit la roche qu'on gravit, la fleur qu'on respire, le corps qu'on doit entretenir jusqu'à son dernier souffle.


Décidément, tu est très choqué par ce concept de matière irréelle. Mais encore une fois, comment expliquer en 2 lignes ce qui est expliqué en 1400  pages ? la matière est irréelle dans le sens ou elle est périssable, éphémère, contrairement à la réalité immortelle du pur esprit, celle du monde de Dieu.

DANS TES REVES NOCTURNES , TU TE COGNES CONTRE DES MURS, ET DES INDIVIDUS, prétends-tu pourtant, au réveil, que ton rêve était réel ? NON, tu dis que c'était une illusion...pourtant, tu y croyais fermement ! comme nous croyons aujourd'hui fermement en la matière.

Elle est toujours là, même si elle demeure « une illusion pérenne », même si lui donner des noms quantiques ou des noms d'oiseaux permet de la voir sous un autre jour, qui la démystifie ou lui donne une place plus petite, et en général plus légitime... Et c'est pour cela que je ne me suis pas arrêté à cette étape, où, comme le christ, je pouvais prétendre que la matière était illusion. Quelque chose m'a poussé plus loin : cette illusion ne disparaissait pas, alors même que j'étais éveillé, et elle tenait dans ses griffes le monde entier, alors j'avais envie d'aller plus loin... 

Oui, cher C, le prédicat que la matière est une illusion est exact le temps nécessaire pour amener certaines prises de conscience, mais à chaque pas, la vision évolue, et l'enseignement du christ, aussi beau soit-il, est, figure-toi, un simple b a ba pour certains, même s'ils sont peu nombreux, et n'imagine pas qu'ils aient dépassé ce stade par amour de l'exploit. S'ils n'étaient pas infiniment utiles à l'univers, ils ne pénétreraient pas les dernières arches des secrets, et il est impossible qu'ils accèdent ici par simple intérêt personnel : ils représentent toute l'humanité, qu'ils commencent à exposer au feu éternel, à l'Agni des veda, et ils se mettent à accomplir les premiers pas de la prochaine humanité.
 
Et ce stade, là où j'en suis, si « je » veut encore dire quelque chose, c'est peut-être du balbutiement de chez maternelle dans d'autres galaxies, alors, prends tout ce que tu peux, guette la vérité avec détachement, mais n'infère pas depuis ton niveau ce que sont les échelons supérieurs, ou bien tu perdras sincérité et humilité. L'inférieur ne peut pas comprendre le supérieur, c'est la loi même de la vie, aussi vraie pour toi que pour moi, aussi impitoyable pour l'homme ordinaire que pour l'avatar, qui ne peut pas anticiper sur ce qui reste encore à découvrir. Le protozoaire se cherche un dieu dans le moustique, le moustique peine à comprendre les motivations d'un batracien, qui, lui, interroge un poisson souverain, tiens par exemple le mérou qui a l'air méchamment conscient déjà, mais le mérou, il prendra peut-être le dauphin pour un abruti, se gaussant de sa différence. Et le dauphin, il a beau être tout ce qu'il est de plus mieux que les autres, ne lui demande pas de comprendre l'homme, à la rigueur, il cherche à séduire la chercheuse qui vient tous les jours nager avec lui, et s'y frotte, mais ça ne va pas plus loin, I am sorry. Et parmi les hommes, ne demande pas à gugusse moyen d'interpréter la relativité d'Einstein, de dédier sa vie à la vérité, ou de vivre pour le Supramental. Tiens, il n'y a pas si longtemps, des types bien comme il faut torturaient au nom de Dieu la conscience tranquille, alors, à chacun sa liberté, ne nous fâchons pas autour de « représentations » incompatibles, cela n'en vaut pas la peine.

Me parler d'humilité est un peu fort cher N !  tu subodores que j'interfères avec les échelons supérieures sans rien connaître de ma vie intérieure: tu me surestimes!... très simplement, je me contente d'intercepter la sagesse que je peux comprendre, sans chercher à savoir si cela vient du surmental, du supramental, ou du christ... peu importe, je l'appelle St-Esprit par commodité et je cherche seulement à savoir si cela m'aide dans la vie, si cela est pertinent... tu me prêtes des intentions métaphysiques que je n'ai pas encore !


Voilà, je n'y peux rien, je suis à part, un mutant malgré lui, qui estime Jésus ou le Christ, mais qui a été capturé par autre chose, qu'ils ne pouvaient pas connaître, car ce « supramental » n'était pas disponible à leur époque. ... (Le secret des veda, Sri Aurobindo). Tu l'auras compris, le supramental est au-dessus de tout le reste, et plus vite on le saisit, plus on évite les détours, et plus on place « Dieu » là où Il se trouve vraiment, c'est-à-dire plus haut que prévu, et donc capable de plus de choses... Ceci dit, les raccourcis sont souvent trompeurs, et c'est donc à toi de savourer ta vie, tes prédicats, tes doutes et tes certitudes, et de m'envoyer balader si je ne suis pas assez conforme à la complicité qui t'aurait fait plaisir, ou de m'accepter tel quel, avec ce qui te paraît des prétentions insoutenables, et qui sont peut-être autre chose, des connaissances absolument nouvelles et fraîches. A une époque apocalyptique, mon témoignage permettra aux plus fervents de ne pas perdre de temps avec les « représentations mentales » et d'aller droit au but.  Avec le web, je ne suis rien d'autre qu'un miroir pour toi, et je ne demande rien de plus. Chacun de nous, sans doute, fait ce qu'il peut avec les moyens du bord, et je ne doute pas de ta sincérité, je te reproche de supposer que j'ai la vue courte, et je fais de même. Chaque être humain appelle Spirituel ce qui l'arrange, ou le comble, et voit si peu du reste... Moi-même, je ne connais pas toutes les articulations des enseignements supérieurs, (comment être exhaustif dans ce domaine ?) et j'ai encore la capacité d'en surestimer certains ou d'en dévaloriser d'autres, mais, à quelque chose près, dans l'ensemble, les enseignements sont insuffisants dans une perspective de véritable « changement » des valeurs. Pour toute la terre. C'est l'échec des trois mille dernières années, et te ranger du côté de ceux qui suivent un enseignement, c'est déjà un peu partir perdant, alors je souhaite que cela soit provisoire, que tu trouves en toi le père, le guide, le maître, pour trouver ta voie hors des sentiers battus.

Cher mutant, Si tu penses que je pense que tu as la vue courte ( !) c'est que tu n'est vraiment pas sûr de ta vue ! car cela ne m'a même pas effleuré l'esprit, je ne me mêle pas de ta vue, et de ta vie, je te serais juste reconnaissant de respecter la mienne, et celle des autres en général. Je n'ai rien a défendre, et rien à attaquer...Dieu et le St-Esprit sont bien assez grands pour se défendre eux même !

Conclusion sérieuse au fait : si le Saint-Esprit existe, on le rencontre automatiquement à un certain niveau de pureté (ce n'est donc pas la peine de suivre un enseignement), comme on rencontre automatiquement n'importe quel plan transcendant quand on est prêt, le Soi demeurant la référence en la matière.

OUI ! 

L'appropriation du mot « divin » est toujours à la clé des enseignements, pour appâter le chaland, et sans une démarche soutenue, on peut mettre dans le même panier toutes sortes de « divins », en s'imaginant qu'ils sont sur le même plan, au risque de se tromper évidemment, et de prendre des vessies pour des lanternes... La libération de la personnalité par une reconnaissance mentale du divin, peut s'effectuer jusqu'à un certain point, avec des prédicats qui ne sont pas entièrement justes, comme celui qui veut que la matière soit une illusion. Mais si ces prédicats, pratiques, mais incomplets, laissent une empreinte définitive dans l'esprit de l'adepte, il risque de manquer l'étape suivante dans laquelle l'Esprit et la matière sont un, puisque le Divin peut entièrement s'y infuser et la transformer au lieu de la mettre de côté pour le profit de l'âme.

A chaque étape, un prédicat... est-on obligé de garder les mêmes prédicats toute sa vie ? NON !

 

Comme d'habitude, je sais que certains s'imagineront que j'attaque le Christ, ce qui est pour eux rempli de bénéfices secondaires, leur bonne conscience jubile, ils se débarrassent d'un gêneur, ils se sentent du bon côté de la barrière, ils savent... Je ne fais qu'émettre les limites de son enseignement, rendues beaucoup plus nettes par la descente du Supramental. L'humanité doit énormément à l'authentique enseignement chrétien, mais il s'avère que l'évolution terrestre continue sa route. La magnifique révélation du pardon n'a pas suffi à transformer l'humain, pas plus que la révélation de Bouddha n'a fait de l'orient une véritable contrée spirituelle. Dans les deux cas, il est beaucoup question d'illusions.

Si l'humanité avait appliqué réellement les enseignements, ne serait « QUE » du christ, au lieu des valeurs falsifiées de l'église, elle n'en serait pas là !  ce n'est pas les insuffisances du christ qu'il faut blâmer, mais celles des humains très très long à se réveiller, et de leurs geoliers... et encore, il n'y a personne à blâmer, à juger, mais seulement à regarder avec les yeux de l'amour et du pardon.

Or le concept même d'illusion n'a pas plus de validité que celui du néant. Si une illusion constitue « ce qui n'existe pas, » ce qui n'est pas foncièrement réel, à quoi bon s'en débarrasser, à quoi bon partir à la chasse à ce qui n'existe pas, et avec quoi tirer le gibier, mon cher Watson... Se méfier des illusions rajoute une couche de brume sur tout ce qui nous est déjà demandé d'accomplir, puisque, d'un autre côté, tout peut être suspecté d'être illusoire et on ne s'en sort pas... On n'en finit jamais avec ces « illusions réelles », et elles piègent toujours la pensée. Leur panier est immense : la matière est illusion, le mental est illusion, la mort est illusion, le moi ou l'ego est illusion, le samsara est illusion, dans le parabrahman, même le samadhi est une illusion, tout ce qui n'est pas le Soi est mensonge, comme dit le dernier maître allemand, et, dans Savitri, j'en ai pleuré, les réalisations des sages sont aussi des illusions, ou simplement des rêves. La chasse à l'illusion ne fait que renforcer les dualités, car les illusions sont bien « réelles », comme on peut dire des erreurs qu'elles le sont.


Une illusion constitue ce qui n'existe pas, certes, mais elle fait croire en sa réalité, et c'est bien là sa caractéristique première non ?  on sous-estime dans ce débat LA PERCEPTION... mais cela nous entraînerait sans doute très, trop loin... 

Un autre monde veut se manifester, et toutes nos représentations spirituelles, par rapport à lui, ne sont que de simples caricatures.
 
Oui, il est dangereux de penser que la matière est une illusion, cela donne un coup de fouet à l'esprit, mais nous pouvons continuer de nous cogner, en dépit du fait que nous voudrions considérer les circonstances comme de simples nuages. Alors, bien sûr, pour ne pas perdre la face, on se dit, tiens ce bleu, sur mon coude, c'est une illusion, et quand on tombe dans l'escalier, on se casse une jambe illusoire qui reçoit un plâtre hallucinatoire, alors à quoi bon traiter la fracture ? Oui, le mental ment tout le temps, surtout dans ses décrets, quand il emprisonne le réel dans une formule croustillante, qui se voudrait définitive, non, il n'y a pas de sésame, car chaque moment est spécifique, pas de formule, pas de mode d'emploi du réel, où tout s'imbrique à chaque instant. Alors, je me répète, seule l'expérience que l'on a soi-même est authentique, tout le reste est « illusion »... Cessons de broder, si ce n'est pas trop vous demander...

OUI !!!! seule l'expérience que l'on a de soi-même est authentique !!!  raison de plus pour respecter celle des autres et accepter leur authenticité, même si on ne la comprend pas, soyons cohérents...

C'est à travers toute la résistance du concret que nous nous sentons appartenir à cette matière qui nous compose... Elle est là, imprescriptible, et nous avons même des os, soit de la pierre, dans notre corps sculpté par l'évolution, et sans eux, nous n'aurions pas pu aller bien loin : la posture debout, qui ouvre la tête au Ciel dans son axe, aurait été impossible. Nous sommes nés dans un monde de souffrance et nous trouvons que ça ne colle pas avec l'immense chance que nous avons d'être dépositaire de la Conscience... Alors le combat continue pour nous affranchir de la matière, tout en restant en son sein, comme des enfants amoureux de leur propre vie qui se dessine.

 P.S : Seul celui qui traverse les murs peut établir que la matière est une illusion, et je ne sache pas que tu en sois là. Fais-le, et je respecterai ton opinion, sans rancune...

 

N.

 

Ce qui prouve clairement que tu ne respectes pas mon opinion actuelle...voilà qui a le mérite d'être clair... ! mais peu importe. Tant que l'affranchissement de la matière est un combat, elle est vouée a l'échec, car la combattre revient à renforcer son existence. Elle est intrinsequement neutre tout simplement, résultat de notre pensée, de nos croyances mais il est sur qu'elle ne va pas disparaître du jour au lendemain. Tout comme on ne change pas nos croyances du jour au lendemain.  (relire au besoin l'allégorie de la caverne de Platon).

 

Je me moque bien cher N., de ta moquerie, car le supramental, jusqu'à preuve du contraire, ne te permet pas plus que moi de traverser les murs...!  Il y a déja tant à faire pour traverser le nuage dense de notre inconscience, de nos peurs, de nos culpabilités, de nos croyances périmées... le travail commence par là et comme je ne veux pas brûler pas les étapes, il m'importe peu de passer à coté de « l'occasion supramentale ». Le timing du Divin est parfait et je lui fait confiance en faisant de mon mieux, c'est la FOI, simplement. On verra bien ce qui se présente à la prochaine étape...En attendant, preuve est faite qu 'on ne peut pas se comprendre si l'on utilise des terminologies différentes, et c'est dommage...

 

Pour ma part, je respecte ton opinion, (contrairement à toi), mais ce n'est tout simplement pas la mienne actuellement, désolé si cela te contrarie, car cela n'ôte en rien l'estime que j'ai pour tes écrits en général. Je préfère pour l'instant mon « petit » Dieu, mon "petit" Christ qui n'est pas vengeur et colérique, mais rempli d'amour, de patience, de sagesse pratique, et me conduit dans un chemin toujours plus léger, joyeux et libérateur...

 

Bonne route avec le supramental, et sans rancune !

 

Christalain

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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 20:22

Avant des vacances bienvenues et à mi chemin dans l'année 2008, il m'est venu l'idée de faire un petit point sur la situation globale telle que je la perçois.  Sur le plan énergétique collectif tout d'abord, il faut noter une accélération sensible du « nettoyage » à tous les niveaux depuis le début de l'année: tremblements de terre, cyclones, inondations, incendies...Ces évènements géophysiques semblent venir en écho aux transformations intérieurs que nous vivons individuellement, en particulier sur le plan émotionnel.


Pour ceux qui ont choisit l'évolution spirituelle plutôt que le refuge dans les vieilles énergies 3D, le rouleau compresseur est venu casser bien des illusions, des idées reçus, des vieux schémas de vie obsolètes, et des tentations de se croire arrivé pour certain(e)s. Tout ceux qui n'ont pas encore emprunté consciemment le chemin du réveil souffrent aussi, mais ne savent pas encore pourquoi. Puisse cette douleur les encourager à se questionner plus profondément au lieu d'accuser son voisin, Sarkosi, les américains, l'euro, les immigrés, ou même Dieu !


Dans le milieu dit « new age », voici venu le crépuscule des idoles... les premières vagues d'éveil ont gagné en discernement et se font moins attirer  par le clinquant superficiel des canalisations « made in Ashtar ».  Les prophéties abraca-dantesque ont quasiment déserté les forums, et on ne parle plus de l'allumage de Jupiter, « sans cesse repoussé parce que  l'ombre résiste »... ben voyons... Il y a moins de volume dans les échanges et les débats, comme si beaucoup avait compris, par choix ou nécessité, que le véritable travail se faisait « à la maison », ou dans la vraie vie, pas avec des bonnes intentions virtuelles lancées sans cesse sur la toile.


Il est a la fois triste et amusant de constater que les personnes les plus actives en matière de stage, de conférences, de formations, de réunions de paroles etc...ne sont pas forcément les plus « sages ». Volontiers donneuses de leçon, elles dissimulent pourtant mal leurs plaies psychologiques encore béantes derrière un rideau de frénésie verbale.


Elles prônent l'amour universel, le pardon, la tolérance mais leur  bouche dégouline parfois de ressentiment, de rancune, ( en coulisse bien sur) , envers ceux qui osent contredire leur sagesse toute puissante. Mise en face de leurs contradictions, elles crient : « laisser moi mes illusions d'éveil, laissez moi croire que je suis un maître et laissez-moi le faire croire aux néophytes qui m'admirent ». Telle pourrait être leur devise, ou du moins celle de leur puissant ego. 


A coté de cela, on a  plaisir à voir des personnes humbles et discrètes se transformer à vue d'œil, tout simplement parce qu'elle acceptent de se remettre en cause, d'écouter les autres, parce qu'elle acceptent d'avouer leur souffrance, leur mal être, parce qu'elles ne le refoulent pas par orgueil. Parce qu'elle savent aussi apprécier les moments de grâce, témoins de leur ouverture au divin, à la sagesse discrète mais implacable distillée dans tous les événements du quotidien. Le cynisme n'est pas plus recommandable que l'angélisme excessif. Oui, il faut croire avant de voir, mais ne pas croire n'importe quoi. Oui, il faut rester ancré aux réalités de la terre, mais aussi croire que les plus beaux rêves se réalisent malgré la noirceur du monde actuel.


2008 est bien un tournant pour tous beaucoup de ceux qui se sont engagés dans la voie de l'éveil, il s'agit de passer de l'intention aux actes, de commencer de nouveaux projets, d'enterrer définitivement les fantômes du passé. Il semblerait que le choix soit en train d'être effectué entre les âmes qui veulent continuer leur évolution dans la 3D, et ceux qui veulent vraiment passer à autre chose. Une frontière, un fossé  infranchissable empêchera bientôt tout retour en arrière car le retard ne pourra plus être comblé avec ceux qui sont resté à quai. D'ici la fin de l' année, il est probable que nous sachions qui, autour de nous, est résolu à ne pas « s'ouvrir » dans cette vie, à cette époque si particulière, si extraordinaire, celle de la moisson annoncée. Il risque d'en découler une « bi-polarisation » plus franchement manifestée et des incompatibilités devenues insupportables. Des couples n'ont pas fini de se briser...et des larmes de couler.


La bonne nouvelle consiste à se rappeler que tout ceci est un cauchemar provisoire, et dont on s'éveillera tous, plus ou moins vite...Autant ne pas prendre ce monde trop au sérieux , et transformer autant que possible ce cauchemar  en doux rêve, en attendant le véritable éveil...


Christalain

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18 juillet 2008 5 18 /07 /juillet /2008 17:42

« La sagesse ne consiste pas à donner toutes les bonnes réponses, mais à poser toutes les bonnes questions ».


La nouvelle spiritualité est empreinte d'humilité et ne renferme aucune doctrine d'exclusivité. Il s'agit d'un système ouvert, en croissance et en expansion continue, provenant de la vie même et de l'expérience cumulative de ceux qui la vivent. Le temps d'un Dieu dont les messages sont contenus dans un seul texte sacré, une seule bible, une seule doctrine, est révolu. Ainsi, Les « conversations avec Dieu » ne doivent surtout pas se changer en « nouvelle religion ».


« Ces ouvrages ont une grande valeur - mais seulement en tant qu'expérience individuelle d'un être humain. Dans ce contexte, leur valeur est inestimable. Changés en « texte officiel » ou en une source sacrée de quelque nouvelle forme d'expression spirituelle, ils pourraient s'avérer dangereux, Et vous aussi » .


La  nouvelle spiritualité ne condamne pas la religion traditionnelle car elle recèle malgré tout des trésors, elle cherche à l'élargir, la rajeunir, l'inclure dans le processus par lequel la vérité divine est continuellement révélée. Elle nous invite à en examiner de façon critique chaque facette pour déterminer ce qui a du sens, ce qui est fonctionnel ou pas. Elle s'ouvre à toutes les formes de recherche sincère et honnête de la sagesse.


« Ne tiens rien pour acquis, ne crois rien sur parole, et ne suis pas la foule  parce que c'est ce qu'il y a de plus facile ».


Quand viendra l'ère de la nouvelle spiritualité, les religions établies cesseront de lutter entre elles, elles ne s'imagineront plus avoir toutes les réponses. Elles ne déclareront plus qu'une chose puisse exister en dehors de Dieu. Elles comprendront  que le diable est un état d'esprit et auront la certitude de l'omniprésence  de Dieu, de la perfection universelle. Les gens se rassembleront dans un mouvement populaire « des droits civils de l'âme » pour élargir les esprits et non les influencer. Ils mettront fin à l'oppression de l'humanité par sa croyance en un Dieu vaniteux, violent et vengeur. Ils retrouveront l'innocence des anges qui n'est pas basée sur l'ignorance mais sur une vraie connaissance.


« Ce genre d'innocence née de la compréhension profonde a une pureté particulière que vous appelez divinité ».


A l'ère de la nouvelle spiritualité, l'idée que la politique et la spiritualité ne font pas bon ménage sera abandonnée car de toutes façons, la politique est notre spiritualité telle qu'elle est démontrée. L'humanité commencera à entretenir en commun une plus grande proportion de croyances fondamentales, ce qui instaurera une norme plus uniforme d'expression politique dans le monde, et donc des risques de conflits amoindris. Eliminer Dieu de la politique n'est pas possible car la pulsion vers lui est cellulaire : même les athées ne peuvent le neutraliser par le simple pouvoir d'un processus mental de négation : l'athéisme est une réaction apprise. Ainsi, les gouvernements qui ont tenté de l'éliminer du paysage social se sont effondrés (comme l'union soviétique).


« Les membres de la société sauront clairement ce qui est dans leur intérêt commun et comment arriver à le déterminer sans chamaillerie, ni querelles, ni batailles, et sans plus jamais de conflits violents ».


A l'ère de la nouvelle spiritualité, toutes les considérations économiques, mercantiles et commerciales feront partie d'une approche systémique de la création d'un mode de vie et de la construction d'une société viable pour tout le monde. L'impact social et environnemental de chaque décision sera mieux pris en compte. Le but des entreprises ne sera plus de rapporter des gains à ses propriétaires mais d'améliorer la qualité de vie humaine. La richesse sera définie non pas en tant que biens et pouvoirs, mais en tant qu'accès et bonheur. Actuellement, biens des humains versent une somme énorme pour détenir des objets qu'ils n'emploient qu'une minuscule fraction du temps où ils les possèdent. Un même appareil électroménager, par exemple sera utilisé en temps partagé avec un coût bien plus abordable pour chacun, et un impact écologique positif.


L'économie sera transparente et localisée avec des communautés autosuffisantes. Aucune quantité disproportionnée de richesse et de ressources sera retenue par une minorité et la pauvreté n'existera plus. Il sera reconnu que les ressources naturelles appartiennent à tous. Des outils tels que le revenu minimum garanti, le logement à coût abordable, la médecine préventive et l'éducation pour tous permettront d'éliminer une grande part de souffrance, de misère et de désespoir.


« Chaque être humain a droit aux choses fondamentales de la vie et à la capacité de survivre ».


L'éducation est l'outil le plus important qui puisse servir à la transformation de l'humanité. Dans ce domaine,  les adultes auront les outils nécessaires pour rendre aux enfants le don de leur propre imagination. Les jeunes ne seront plus obligés d'entrer dans d'impitoyables compétitions pour être « le meilleur ». La coercition et la punition ne feront pas partie du processus éducatif car elles ne font qu'interrompre un comportement sans le modifier. On amènera les enfants à créer, plutôt qu'à reproduire des programmes institutionnels. L'accent sera mis sur l'augmentation de la sensibilité, de la compréhension, de la compassion, de l'acceptation, de la célébration et de l'appréciation des merveilles de la vie. Les enfants feront l'expérience de concepts de la vie avec un fait, une équation, une méthode ou une formule non pas à apprendre comme une fin en soi, mais à utiliser comme un moyen : ils apprendront l'humanité avant d'apprendre une matière. Ils pourront se regrouper naturellement selon leur intérêt dans des communautés d'apprentissage, quelque soit leur age, leur sexe, leur culture ou leur race.


« Les bons enseignants n'essaient pas de faire entrer des notions, mais plutôt de faire sortir quelque chose de chaque étudiant ».


De telles transformations de la société pourront préfigurer ensuite la vision d'une civilisation hautement évoluées telle qu'elle a été décrite dans le chapitre précédent. Pour l'heure, il est urgent de s'éloigner du précipice et pour qu'une réelle mutation s'opère, il est nécessaire que l'humanité atteigne une masse critique.  Celle-ci n'est pas très élevée, il suffit un faible pourcentage  de la population (moins de 5 % ) pour déclencher un « effet domino ».


Ce qu'il faut à présent , c'est un petit nombre de gens désireux de devenir (dans leur pays, leur ville, leur village, leur quartier, leur église, leur synagogue, leur temple, leur mosquée, leurs salles communautaires, leurs réunions de partis politiques et même chez eux) le premier domino.


 A l'échelle individuelle,  le processus d'évolution se déroulera  bien plus rapidement pour ceux qui choisissent de créer consciemment leur façon  d'évoluer. Pour ceux qui se considèrent comme témoins, ce processus sera beaucoup plus lent. A l'échelle collective, la vitesse de ce processus dépendra de la rapidité avec laquelle tous les « créateurs conscients » se trouveront les uns les autres pour co-créer leur avenir. Le temps des gourous et des prophètes isolés est révolu, de petits groupes « d'activisme spirituel » se construiront partout dans le monde autour de l'idée qu'il doit y avoir moyen de faire autrement. Partout, les personnes qui se sentent appelées à ce travail se découvriront les talents et les habiletés nécessaires, trouveront le temps et l'énergie.


« Dieu n'appelle pas les gens qualifiés , il qualifie les gens qui sont appelés ».


L'humanité s'éveillera d'un long sommeil et s'apercevra qu'elle a été trahie  et minée par les agents même a qui elle avait confié la sauvegarde de son bien-être : les individus, les organisations, les doctrines, les croyances qui devaient la libérer de ses souffrances. 


Dès les prochaines années, des millions d'individus seront catapultés à la limite de leur conscience et de leur compréhension, peut-être même au bord du désespoir, mais pas au point de non-retour au delà duquel la magie peut opérer. Ils déclareront leur  appartenance à l'équipe de l'humanité et reprendront leur avenir à la vitesse de l'éclair.


« Ce jour là, vous remercierez et adopterez le Dieu de demain car c'est lui qui inspirera tout cela ».


A suivre : conclusion  

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16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 20:41

cliquez ici pour voir l'image (Arete-Sommet-MontBlanc-1280x1024.jpg)Chaque aventurier de la conscience  pense avoir sa solution pour atteindre le sommet de la montagne spirituelle, mais qui songe à se demander pourquoi le sommet le plus élevé pour l'un ne l'est pas pour l'autre ? Pourquoi n’avons-nous pas le même outil pour en déterminer de manière juste et objective l’altitude ? Quelle est la nature du « bon » sommet à conquérir ?

 

Chaque recette individuelle pour « s'élever au royaume des cieux » , ou plus simplement, connaître  « l'éveil », s'est cristallisée, sclérosée tout en s'obscurcissant en voulant s'inscrire dans un mouvement collectif, aussi pertinente qu’elle puisse sembler être au départ. Ce qui n'est pas donné est perdu, mais ce qui est transmis par le langage humain est irrémédiablement déformé, récupéré, amputé. Pour simplifier, on pourrait distinguer trois types de méthodes « institutionnalisées » dans les grands mouvements cherchant le « bonheur et la paix » :

 

Les religions orthodoxes nous disent qu'on peut atteindre le sommet au prix de longs et pénibles efforts, par un chemin et un seul, sinueux, pentu, remplis de crevasses, d'embûches et d'impasses. Des épreuves que nous avons bien mérité par notre insanité héritée de notre ancêtre primordial gaffeur :  Adam . Nous sommes  alourdis de « sur-croix » d'un sac à dos remplis de péchés et donc de culpabilité. « Tu gagneras le salut à la sueur de ton front et aux larmes de ton âme » nous dit ce mouvement ancré dans la peur et le mensonge organisé.  « Et gare à toi, si tu ne respectes pas les saintes écritures, tu brûlerais éternellement dans les flammes de l'enfer ». Brrr, toute cette chaleur me donne froid dans le dos, mais je blasphème. Finalement, combien l’histoire compte-telle « d'hérétiques » massacrés, montrés du doigt,  persécutés pour quelques saints « officiels » arrivés au sommet, au paradis  ?

 

La science, de son coté, nous assure qu'elle sera capable un jour de construire des voies d'accès pour emmener tout le monde de façon sûre et rapide au sommet. La nouvelle religion s'appelle « Technologie », et c'est une religion cathodique largement diffusée par tous les médias possibles. Mais aux plus hautes altitudes, les conditions sont extrêmes, le vent est violent, les températures sont glaciales, le sol enneigé est d'une consistance aléatoire. Ainsi, des avalanches submergent à mesure les routes d'accès en construction, les éboulements obstruent les tunnels creusés sous-terre, les tempêtes emportent les téléphériques.

 

Alors pour nous faire patienter, la science nous offre un paradis virtuel et superficiel dans des « cartes postales de sommet ». A défaut de gravir la face nord, nous gravitons sur la « face book». Pour l'instant, la nature a toujours le dernier mot, et n'as pas révélé au microscope sa nature ultime auprès des scientifiques aux yeux « cern-és » de fatigue. Grâce à la science, certains privilégiés (les pays occidentaux) sont  arrivés confortablement au camp de base, et merci quand même à elle pour cela, mais les dernières parois abruptes semblent infranchissables. Les chercheurs cartésiens parviendront-il un jour à observer une pensée dans un accélérateur de particules ?

 

Le mouvement new-âge, quant à lui, a refondu dans une grande soupe (a)variée et populiste des concepts empruntés  à droite et à  gauche (gnostiques,  théosophes, kabbalistes, bouddhistes, médiums, métaphysiciens...). Il nous indique que nous n'avons rien compris, pauvres imbéciles d'humains : Nous sommes déjà au sommet, et nous sommes des Dieux. Mais il explique plutôt mal pourquoi nous « rêvons si fort » que nous sommes toujours de frêles alpinistes au pied de la montagne. Remplis d'approximations, de raccourcis racoleurs, de recettes miracles et autres protocoles venus de la « hiérarchie céleste » pour impressionner le client, le mouvement New-âge pose suffisamment de conditions à l'ascension de la montagne  pour être sûr que vous ne puissiez pas remplir au moins l'une d'elle. Ainsi : « Vous êtes totalement  responsables et créateur »  devient: « Faites plus de stages, achetez plus de livres, pratiquez plus de méditations, cherchez un meilleur  guide (de haute montagne), persévérez à vous préparer, mieux vaut Ashtar que jamais...». Le Travailleur De Lumière « formaté »  est tellement occupé à préparer son « ascension » qu’il tarde à se mettre réellement en chemin, à quitter la foule compacte qui fait encore ses emplettes au bureau des guides. Comme le dit Gary Renard, il est occupé à faire la queue au  buffet spirituel.

 

Que dit notre voix intérieure face à ces grandes voies  « autorisées » ? Comment ? on l'entend pas ? elle existe pas ? elle est trop faible ? Mais avant de lui demander de parler plus fort, il faudrait déjà songer à baisser le son de notre radio mental. Nous pourrions commencer par éteindre la télévision, réduire les occupations futiles et mondaines, arrêter de sur-fréquenter les supermarchés, les foires, les foules  qui nous saoulent d'images et de bruits. Nous pourrions arrêter de vouloir combler un trou affectif sans fond par les excès de nourriture, d'alcool, de cigarette, de sexe. Nous pourrions arrêter de courir chez le médecin au premier éternuement, de courir après les autres par peur d'être seuls avec nous-même. Tant de grands instructeurs l'ont déjà dit par le passé, mais qui les a écouté ?

 

Pour ceux qui n'entendent rien de leur intuition, il peut être utile d’allez marcher dans la nature,  d’écoutez le silence, de cherchez la paix, de se détendre. Alors peut-être commenceront-il à entendre leur voix intérieure, celle qui leur proposera le meilleur plan possible pour cheminer vers le sommet par leur voie. Peut-être leur suggérera t-elle de partir au bout du monde, de rejoindre un monastère, ou encore d'écumer les bibliothèques, les cercles spirituels, ou tout cela l'un après l'autre, ou tout cela à la fois, ou rien de tout cela. Rien n'est exclu, tout est possible: seule la voix intérieure connaît le bon itinéraire, celui qui  n‘appartient qu'à nous pour gravir le sommet qui appartient  à tous, le sommet où trône la grâce du point d'unité. Une fois qu’elle est reconnue plus clairement, nous pouvons alors l’entendre en toute circonstance, même dans le milieu le plus bruyant.

 

Christalain 2008 - Révisé en 2010

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2 mai 2008 5 02 /05 /mai /2008 18:54

Pour un œil (trop?) imaginatif et contemplatif, la nature est remplie de symboles, de messages.Voilà par exemple ce que m'ont inspirées les photos prises lors de ma dernière promenade-méditation, en avril 2008, dans ce jura que j'aime tant. Un mini "pélérinage" en 7 étapes. Les objets que l'on voit m'ont pas de signification par eux-même, c'est nous qui projetons un sens sur la forme la mieux adaptée à l'idée présente dans notre esprit. La nature et son cadre protéiforme nous offre dans ce domaine une large palette de représentations disponibles.

 























1) Que trouve-t-on sous le derme de la terre ? sous la mince pellicule végétale qui donne vie à l'espèce humaine ? Un monde gris, froid, dur, vieux, plissé et ridé ! Notre vie tient à pas grande chose : une fragile couche biosphèrique. Raison de plus pour la protéger non ? 



 


















2) Histoire d'eau : Remarquez comme deux petits filets d'eau semblent s'accoupler pour donner naissance à un tumultueux torrent . C'est la magie de la procréation : 1+1 = 3. Mr Ruisseau (signe : Scorpion) et Me Rivière (signe : Cancer) ont donnée naissance à un petit torrent (signe : poisson).
 

































3) A propos d'accouplement... en voilà 2 qui ne se gênent pas pour s'enlacer et s'embrasser au bord du chemin ! Monsieur Arbre est plus « costaud » que Madame, logique, et apparemment, ils ont déjà planté... heu, donné naissance à un petit arbrisseau (au premier plan). Bel exemple d'amour devant les enfants !  



 



















4) Tous les chemins mènent à Rome !... heu... à... « Coyriette »???

Moralité : Quel que soit le chemin que vous choisissez dans la vie, vous arriverez toujours à la « bonne » destination : il n'y a pas de hiérarchie dans les illusions terrestres présentées sous forme de choix. 

 


 
















5) Une armée de sapins en rangs serrés s'est arrêtée net devant le précipice. C'est bien connu, la nature a horreur du vide ! Pourtant, quelques éclaireurs isolés se sont risqué dans la pente abrupte et aride. Il n'en mènent pas large mais leur courage sera récompensé : ce sont les pionniers du nouveau monde, et en grandeur, ils dépasseront un jour leurs aînés restés à quai, en « sécurité ».

 

 

 























6) En voilà-un qui a du avaler quelque chose d'un peu "gros" ! Qu'est-ce qui a pu lui rester en travers de la gorge ?  La solitude peut-être ? Il est vrai que les arbres se bousculent pas tout près  de lui...Le cancer de la thyroïde des arbres serait-il une maladie honteuse ?

 

 

 
















7) Même la plus insignifiante des chenilles donne naissance au plus beau des papillons.
Quel genre de papillon serons-nous lors de notre réveil, lors de votre re-naissance ?


Christalain
  - Mai 2008.

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:07

 

Par définition, la synchronicité est l'occurrence simultanée de deux évènements qui ne présentent pas de rapport de causalité, mais dont l'association prend un sens pour la personne qui les perçoit. C'est un concept développé par le psychiatre suisse Carl Jung qui le défini lui-même ainsi :

 

« J'emploie donc ici le concept général de synchronicité dans le sens particulier de coïncidence temporelle de deux ou plusieurs événements sans lien causal entre eux et possédant un sens identique ou analogue. Le terme s'oppose à "synchronisme" qui désigne la simple simultanéité de deux évène­ments. La synchronicité signifie donc d'abord la simultanéité d'un certain état psychique avec un ou plusieurs événements parallèles signifiants par rapport à l'état subjectif du moment, et - éventuellement - vice-versa. ».  .

 

La première fois que j'ai entendu parler de Synchronicité, j'avais 20 ans. Mais je me plongeais dans les écrits de Jung surtout pour trouver des solutions à un malaise post-adolescent, plutôt que par réelle passion intellectuelle. J'étais fasciné par cette idée nouvelle qui relevait presque de la magie, mais à l'époque, j'avais laissé Dieu en dehors de cela.  Plus j'accordais d'attention au phénomène, plus il se reproduisait souvent. Je me souviens notamment d'une anecdote révélant une forme poussée de synchronicité, ou intervient clairement la loi d’attraction :

 

Nous sommes samedi et je marche dans le centre-ville en pensant de manière soutenue à une amie pour laquelle j'ai quelques aspirations d'ordre sentimentale. Soudain,  à l'angle d'une rue, je la croise, mais  elle est accompagnée  d'autres personnes avec qui elle discute et elle ne me voit pas. Pris de court, je n'ai pas le temps de réagir, et je laisse passer ma chance, avec regret. Jusqu'à là, rien d'extraordinaire, on peut parler d’une synchronicité banale. Mais elle va connaître prendre un « rebond » inattendu.

 

Quelques heures plus tard, je retourne en ville pour faire une autre course car j'avais oublié quelque chose (décidément, on est bien étourdi quand on a 20 ans). Et dans le même angle de rue, exactement au même endroit, je croise à nouveau les mêmes personnes ! C'est ce qui s'appelle une seconde chance, à moins  qu’il s’agisse d’un « bégayement temporel » ?  En tout cas, cette fois-ci, je ne laisse pas filer l’occasion d’engager la conversation.

 

J'ignore encore pourquoi j’ai laissé échapper cette magie synchronistique les années suivantes. Peut-être que ma vie avait prise une orientation plus extravertie. Pourtant, elle réapparaît quinze  ans plus tard, grâce à la lecture du livre « La prophétie des Andes », de James Redfield. Je connais alors de nouveau une période faste d'événements  synchrones riches de sens . L'écrivain décrit le phénomène dans la première révélation de cette prophétie :

 

 

1ère révélation : Les coïncidences qui façonnent nos vies :

 

 « La première révélation concerne l'éveil à la conscience. Lorsque nous observons nos vies, nous nous rendons compte qu'il se passe beaucoup plus de choses que nous ne le pensions. Au-delà de notre routine et de nos problèmes quotidiens, nous pouvons déceler une mystérieuse influence divine : des « coïncidences significatives » semblent nous envoyer des messages et nous guider dans une direction particulière. D'abord nous ne faisons qu'entrevoir ces coïncidences : nous passons à toute vitesse à côté d'elles et ne leur prêtons presque aucune attention. Mais nous finissons par ralentir notre marche et observer plus attentivement ces évènements. L'esprit ouvert et vigilant nous développons notre aptitude à repérer le prochain phénomène synchronique. Les coïncidences semblent affluer et refluer, tantôt elles se succèdent rapidement et nous entraînent brusquement, tantôt elles nous immobilisent. Cependant, nous savons que nous avons découvert le processus de l'âme qui guide nos vies et les fait progresser. Les révélations suivantes expliquent comment augmenter l'occurrence de cette mystérieuse synchronicité et découvrir l'ultime destin vers lequel nous sommes conduits ».   

 

Enfin, vingt ans après sa première incursion dans ma vie, le concept revient au premier plan en s'élargissant vers une perspective plus globale, plus spirituelle. Il s'inscrit alors comme l'outil de communication privilégié entre le ciel et la terre, c'est en quelque sorte « Un signe du ciel compréhensible depuis la terre ». C’est un phénomène sans comparaison avec le channeling, bien plus bavard. Personnellement, je fais plus confiance aux messages liés aux événements synchronistiques de ma vie qu'aux canalisations de la vie des autres.   Ce retour en grâce n'est donc pas surprenant dans une démarche tendue vers la source. Ainsi, dans l’oeuvre spirituelle et métaphysique qu'est « Un cours en miracles », on trouve une description du miracle qui rappelle à bien des égards la synchronicité. La dimension mystique et métaphysique est certes plus évidente et plus élaborée:

 

« Le miracle minimise le besoin de temps. Sur le plan longitudinal ou horizontal, la re-connaissance de l'égalité de tous les membres de la Filialité (la Communauté Amoureuse) semble comporter un temps presque interminable. Toutefois, le miracle entraîne un passage soudain de la perception horizontale à la verticale. Cela introduit un intervalle d'où le donneur et le receveur émergent tous deux plus loin dans le temps qu'il n'en aurait été autrement. Le miracle a ainsi la propriété unique d'abolir le temps dans la mesure où il rend non nécessaire l'intervalle de temps qu'il couvre. Il n'y a aucune relation entre le temps que prend un miracle et le temps qu'il couvre. Le miracle se substitue à un apprentissage qui aurait pu prendre des milliers d'années. Il le fait par la re-connaissance sous-jacente de la parfait égalité du donneur et du receveur, sur laquelle le miracle repose. Le miracle raccourcit le temps en le comprimant, éliminant ainsi certains intervalles à l'intérieur. Il le fait, toutefois, à l'intérieur du plus vaste déroulement temporel. »

Un cours en miracles - le chant de la prière  

 

Le même phénomène de « guidage » est donc décrit différemment selon notre type de perception.  L'homme de la rue (sans que cela soit péjoratif) vivra des « coïncidences » amusantes ou tragiques. L'intellectuel ou l'initié  vivra des « synchronicités » troublantes, et le mystique éveillé vivra des « miracles ». Dieu, ou le « destin » pour les athée, nous accompagne tous : du saint à l'assassin, à chaque instant de la vie. Seule la nature de notre perception changera l'expérience que nous avons de lui: insignifiante, aléatoire, significative, intense ou extatique. Quelle perception choisissons-nous ? quelle croyance adoptons-nous ?  Pour changer notre vie, il ne tient qu'à nous de changer le regard que nous portons sur elle.

 

 

Christalain 2008 - Révisé en 2010

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