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  • : l'éveil spirituel sous l'angle non-duel d'un Cours en miracles. DATE DE CREATION: 01/01/07 ________________________ contact: christalain.1000@wanadoo.fr ________________________ Ecrivez-moi pour tout commentaire, suggestion, encouragement. merci.
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Un cours en miracles


Vous pouvez rejoindre la  famille  du "COURS EN MIRACLES" (et de la non-dualité authentique) en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie". Consultez l'annuaire
A bientot !  
Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

Bienvenue sur Axialmedia, blog dédié à l'exploration de la conscience, à la connaissance de "Soi". Une approche holistique à travers des articles, des partages à la fois personnels et collectifs. Un peu d'analyse, un peu de poésie, un peu de littérature, un peu de philosophie, un peu de psychologie, beaucoup de métaphysique...  un peu de tout ce qui peut favoriser le rappel de notre véritable nature. Présentation générale du blog ici. Mais Axialmédia, c'est surtout une approche de l'éveil  dans l'esprit non-duel d'Un Cours en miracle: radicale et sans concessions.  A ce propos, avant la lecture de tout article en rapport direct avec le Cours en miracles, il est vivement conseillé de consulter cet article. Pour tout commentaire général, toute question particulière, ou toute suggestion, toute critique ou tout encouragement, n'hésitez pas à m'écrire.   christalain.1000@orange.fr
     
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" Le secret du réveil à ton immortalité, c'est la maitrise non des choses de ce monde, mais du regard que tu poses sur lui ".   Gary Renard
 

 

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1er novembre 2016   

 

* "En passant..."

 

* "Nomade in love"

 

*  "Un Cours en miracles vu par S.Sobottka"

   

 

2 juin 2011 4 02 /06 /juin /2011 21:25

Dans la série des  grands « classiques » de la spiritualité populaire, (Ho’oponopono, loi d’attraction, co-création consciente…etc), il ne faut pas oublier les célèbres accords Toltèques, dont l'auteur est Don Miguel Ruiz,  auteur mexicain. Une fois encore, je vais tenter d’examiner la compatibilité de cette approche à la mode avec la spiritualité non-duelle, celle que j’expose et défend dans ce blog, sans qu’elle soit forcément d’obédience « Cours en miracle ». On pourra trouver parfois que je chicane, que je trouve des différences ou il n’y en a peu. Pourtant, à partir de quelques nuances dans les postulats de base, on peut aboutir à une différence abyssale au niveau des conséquences concrètes. Quoiqu’il en soit, cela ne signifie pas que les quatre accords Toltèques soient sans valeur. Ils constituent une initiation utile à l’auto discipline, elle même indispensable pour aller plus en profondeur dans la connaissance de soi. Mais bien sûr, selon la manière de les comprendre, de les interpréter, on pourra se fourvoyer plus ou moins gravement sur leur capacité à nous créer un soi-disant « paradis sur terre ».

J’utilise ici comme base un document que j’ai trouvé sur la toile, écrit par Claude Evelyne Wilhelm.. Cette semaine, je vous propose quelques commentaires sur  le texte introductif. Puis ultérieurement, j’aborderais les accord eux-mêmes. Pour mémoire, il s’agit de :

1- Que ta parole soit impeccable

2- Quoi qu'il arrive, n'en faites pas une affaire personnelle

3- Troisième accord: Ne faites pas de suppositions

4- Faites toujours de votre mieux

Bien sur, si vous trouvez cette analyse injuste, mauvaise ou partiale, n’hésitez pas à m’écrire. Elle l’est peut-être !

Christalain

________________________________________________________________________________ 

 

Les Quatre Accords Toltèques : la voie de la liberté personnelle

 

Les Quatre Accords Toltèques sont une clé pour retrouver notre liberté personnelle. Nous avons le choix – et le pouvoir – de créer le rêve de notre vie en en faisant soit un rêve d’enfer, soit  un rêve de paradis. Nul n'est besoin d'adhérer à une quelconque croyance, il s'agit simplement de passer des accords avec nous-mêmes qui peuvent changer notre vie.

 

Première contradiction, il n’y a pas de « liberté personnelle » dans le monde de la forme (encore un oxymoron) sauf selon l’ego pour lequel on peut accéder  à la « liberté » tandis que d’autres resteraient « prisonniers ». Si nous étions tous « libres personnellement », ou trouverions-nous la frontière inévitable entre notre liberté et celle des autres ? Nous créons bien notre rêve, le script de notre vie, mais plutôt malgré nous. Seul notre choix de perception et d’interprétation de ce script le fera paraître comme heureux ou infernal. On peut peut-être « changer notre vie » en partie dans la forme, mais cela ne la rendra pas forcément plus heureusement, ou bien l’espace d’un clin d’œil au regard de l’éternité.

 

On ne tarde pas à constater leur pouvoir, à mesure que l’on chemine en leur compagnie et sous leur guidance, dans une quête de libération et de déploiement. Je le vérifie aussi à chaque fois que j’accompagne des personnes dans ce processus : se déployer, c'est relever le pari d'ouvrir dans toute son extension possible l'être qui était comme enroulé, plié, chiffonné, écrasé sous la chape des histoires qu’on se raconte, et qui font notre malheur. Être doux avec son être profond, lui porter confiance et amour, pour qu'il n'ait plus à plier jusqu'à disparaître sous le poids des attentes et injonctions impossibles, étalonnées sur nos suppositions de ce que sont les attentes d'autrui. Cesser de vivre dans la peur permanente de ne pouvoir satisfaire les exigences ou de ne pas être aimé.

 

Accorder notre pouvoir à des accords, c’est précisément renoncer à notre pouvoir réel, aussi « élevés » que puissent sembler être ces accords.  On ne peut pas rechercher à la fois une quête de libération d’un coté, et de déploiement de l’autre, car ce dernier est l’affaire de l’ego qui entend par là : plus de compétence, plus d’assurance, plus de savoir, plus de moyens…C’est à dire toujours plus d’implication dans le rêve. Le déploiement dont il est question, présenté sous un emballage « d’épanouissement » , nous tient fermement dans les griffes de la matrice et ses dépendances, loin de la libération hors du rêve.

 

Un coaching intégrant la sagesse issue des Quatre accords Toltèques consiste en un travail de démontage de nos programmations et des croyances qui nous limitent, d'acceptation et de guérison de nos blessures, de remise en question de nos certitudes.

 

Outre le prétentieux terme « coaching », cette louable démarche n’a que pour but de substituer à d’anciennes croyances de nouvelles croyances. Un croyance reste une croyance, une prison mentale. L’ego a horreur du vide…guérissez une blessure émotionnelle, et une autre apparaîtra. Seule la guérison de la blessure ontologique originelle, en amont de toutes les blessures de type rejet, abandon, contrôle…etc, peut nous libérer. 

 

Il favorise la récupération progressive de notre pouvoir personnel, nous relie à nous-mêmes, à autrui et à l'univers tout entier, dans tous ses éléments. Il nous réconcilie sur tous les plans, nous permet de relativiser, de prendre distance par rapport aux "petits drames" du quotidien. On se libère progressivement des définitions qu’on se donne, des attachements à l'image, des attentes et de l’importance personnelle.

 

Il n’y a pas plus de pouvoir personnel que de liberté personnelle. Le seul pouvoir est de Dieu, (ou de la Source, ou du UN, comme vous voulez)  et il est nôtre seulement dans la mesure ou nous renonçons justement à notre personne-alitée (donc malade !). Ce pouvoir est nôtre dans l’unité qui transcende la somme de toutes les parties « personnelles », et ce pouvoir d'être l'absolu, nous ne l’avons jamais perdu, mais juste oublié, occulté. La libération dont il est question dans la non-dualité, celle des attachements, des attentes, de l’image, de l’importance de soi, consiste précisément à renoncer à son pouvoir personnel, celui de l’ego. Contrairement à ce qui est indiqué, on ne se libérera pas de notre importance personnelle en augmentant notre pouvoir personnel, il y a là une incohérence.

 

Notre histoire personnelle est juste une histoire parmi tant d'autres, un élément à sa place dans le Grand Tout. Avec l'aide des Quatre accords, on peut faire des choix en conscience. Expérimenter la présence, en étant attentif à la manière de percevoir et d'agir dans le quotidien. Être "en permanence" témoin de soi-même pour pouvoir  choisir, à chaque instant, l'endroit et l'espace d'où l’on pose son regard sur les choses.

 

On ne choisit rien dans un rêve, on demeure spectateur. Si tel était le cas, il y aurait des « décideurs », et des « victimes » de nos choix, ce qui est impossible. Le script est déjà écrit, et on ne fait que le vivre, le jouer. Notre conscience vigilante peut être utilisée, par contre, pour décider dans quelle mesure ce script nous affecte. Ce texte est ambigu car d’un coté il semble suggérer en effet que nous pouvons être attentif à la manière de percevoir, de poser son regard sur les choses, mais d’un autre coté, il suggère une « liberté » d’agir, ce qui ne relève pas du tout de la même démarche. 

 

Les quatre accords nous permettent de nous sentir mieux dans notre vie et dans nos relations avec les autres. C'est une occasion de retrouver une liberté d'action, de se sentir en paix avec soi-même, et de mieux vivre dans la Joie au quotidien... Les quatre accords forment un tout dynamique indissociable dont chaque intention trouve sa véritable portée énergétique dans l'écho qu'elle rencontre et provoque chez les trois autres. J’en propose ici ma vision

 

Méthode Coué de plaquette publicitaire. Aucune « méthode clef en main » nous apportera durablement le bonheur. Il faut constater une fois de plus que les recettes « exotiques » ont toujours plus de succès pour nous occidentaux que les concepts locaux, et font vendre des livres. Tout ce qui vient d’ailleurs est toujours plus « sage », Et bien sûr, ce qui est "Toltèque" n’échappe pas à la règle. Comme il voyait juste celui qui affirmait « Nul n’est prophète en son pays ». Car à bien y regarder, il n’y a rien de révolutionnaire dans  ces accords. En cherchant un peu dans nos bons vieux proverbes français, on trouve quelques équivalences, par exemple (car il y en a d’autres) :

 

1- Il faut tourner 7 fois sa langue dans sa bouche avant de parler.

2- Il n’y a que la vérité qui blesse.

3- Il ne faut pas se fier aux apparences.

4- Qui a fait ce qu’il pouvait a fait ce qu’il devait.

 

Les accords Toltèques ? quelques conseils bien utiles à l’occasion, mais de là à les qualifier de « voie spirituelle complète et autonome », il ne faut pas exagérer. Comme le dit un autre proverbe bien d’ici : Il n’y a pas de quoi casser trois pattes à un canard.

 

Christalain – juin 2011

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10 février 2011 4 10 /02 /février /2011 22:00

Notre Johnny national revient actuellement en force dans les médias en vue de la sortie de son prochain album, mais aussi en raison de ses nouveaux ennuis fiscaux. Pourtant, ce n’est pas de ces actualités dont je vais parler ici. Malgré son incontestable talent et quelques chansons très appréciés, ce chanteur ne figure pas parmi mes artistes préférés. Il y a toutefois une exception de taille dans la discographie de Johnny, un double album tout à fait réussi  et remarquable à mon goût.  Le fait de l’avoir entendu (et apprécié) dans mon enfance n’est sans doute pas anodin. Etrangement, il est passé complètement inaperçu auprès du grand public lors de sa sortie en 1974, et aujourd’hui encore, peu connaissent son existence hormis les fans. 

 

Evidemment, Johnny s’intéressant à Hamlet, cela peut paraître incongru et surréaliste. Surtout pour les médias qui ont enfermé le chanteur dans une case « populairement inculte » Cette adaptation courageuse n’a d’ailleurs pas manqué de faire ricaner quelques intellectuels de la littérature fiers de leur érudition, ou quelques critiques focalisés sur le 1er degré des paroles. Certes, on ne pouvait guerre s’attendre à une interprétation fidèle et poussée de la célèbre et complexe pièce  de théâtre de Shakespeare à travers de simples chansons. Et ce n’est d’ailleurs pas le but affiché, alors les textes ont pris quelques libertés par rapport à l’œuvre originale.

 

Et pourtant, le courant passe, la magie opère. La musique est à la hauteur et la voix (sans trop de hurlements !) est irréprochable, impressionnante. Johnny annonce lui-même dans le prologue d’ouverture : «  J’ai aimé l’histoire d’Hamlet, je ne sais exactement pourquoi, il y a certainement des raisons, des raisons  profondes… mais c’est sans importance. Je vais essayer de vous raconter cette histoire, comme je l’ai ressenti, moi, et vous la ressentirez comme vous voudrez, vous ». Oui, des raisons profondes qui font que l’on peut tomber sous le charme, dès l’enfance, parce qu’une partie de notre esprit à capté quelque chose d’important.

 

Ce gendre de manifestation artistique à message constitue ce que j’appelle des « oeuvres portail ». Elles n’ont pas la prétention de changer le monde,  mais seulement la fonction d’éveiller le questionnement et la curiosité du public, et c’est déjà énorme.  Pour ma part, ce bel album m’a encouragé à m’intéresser de plus près à cette pièce de Shakespeare, qui était incontestablement un auteur « éveillé ». Et j’ai bien l’intention de la lire car elle contient une certaine sagesse plus ou moins contenus dans la symbolique du drame. (complexe d’œdipe, blessures émotionnelles, jeux de pouvoir…)

 

Selon le souhait de Johnny, « Hamlet » devait donner naissance à un opéra rock qui n’a jamais vu le jour. Or je pense que ce double album-concept était tout simplement en avance sur son temps. Je suis prêt à parier que ce spectacle verra le jour, peut-être après la disparition du king français, mais il aura bien lieu, il ne peut en être autrement…Il suffit juste d’attendre le bon moment qui ne devrait pas tarder… D’ailleurs,  je remarque  que beaucoup de vidéos ont été postés il y a quelques mois sur you-tube. Comme quoi cette re-découverte est dans l’air du temps.

 

Le message que je voudrais faire passer à travers cet article quasi « promotionnel » est simplement celui-ci :  Ne nous laissons pas impressionner  par la culture  bien pensante et élitiste. Tout ce que nous aimons est suffisant pour vous apporter les messages essentiels que nous avons besoin à un moment précis, même s’il s’agit d’un film sans prétention ou d’une musique dite populaire. L’Esprit utilise tous les supports existant pour nous parler, nous interpeller. Et il se moque bien de savoir s’ils sont anciens, démodés ou méconnus. Il a un pouvoir d’actualisation sans limite et saura toucher notre corde sensible, la faire vibrer au diapason du message  délivré. Celui-ci ne passe pas forcément par une image, par un son, par une idée, mais…par une vibration qui sous-tend l’ensemble.

 

N’ayons pas peur d’aimer à fond ce que nous n’osons pas aimer au grand jour. Peut importe ce que la forme inspire aux des autres, voyons ce qu’elle nous inspire. Nous pouvons voir l’insignifiance dans l’art le plus sophistiqué, et Dieu dans la plus banale des chansons.  Je vous propose une petite expérience pour montrer l’importance d’un simple changement de point de vue par rapport à ce que l’on perçoit. Ecoutez une fois cette chanson extraite de l’album en imaginant qu’Hamlet parle à son amoureuse Ophélie. Puis écoutez-là une seconde fois en imaginant que c’est le Saint-Esprit qui vous parle directement, et voyez la différence…

 

 

(Quelques autres chansons d'Hamlet dans "videos musicales 2011).

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L’extrait le plus célèbre d’HAMLET : « Etre ou ne pas être… », un classique :

 

«  Etre, ou ne pas être, c'est là la question. Y a-t-il plus de noblesse d'âme à subir la fronde et les flèches de la fortune outrageante, ou bien à s'armer contre une mer de douleurs et à l'arrêter par une révolte ?. Mourir... dormir, rien de plus ;... et dire que par ce sommeil nous mettons fin aux maux du coeur et aux mille tortures naturelles qui sont le legs de la chair : c'est là un dénouement qu'on doit souhaiter avec ferveur. Mourir... dormir, dormir ! peut-être rêver ! Oui, là est l'embarras. Car quels rêves peut-il nous venir dans ce sommeil de la mort, quand nous sommes débarrassés de l'étreinte de cette vie ?. Voilà qui doit nous arrêter. C'est cette réflexion-là qui nous vaut la calamité d'une si longue existence. Qui, en effet, voudrait supporter les flagellations, et les dédains du monde, l'injure de l'oppresseur, l'humiliation de la pauvreté, les angoisses de l'amour méprisé, les lenteurs de la loi, l'insolence du pouvoir, et les rebuffades que le mérite résigné reçoit d'hommes indignes, s'il pouvait en être quitte avec un simple poinçon ?. Qui voudrait porter ces fardeaux, grogner et suer sous une vie accablante, si la crainte de quelque chose après la mort, de cette région inexplorée, d'où nul voyageur ne revient, ne troublait la volonté, et ne nous faisait supporter les maux que nous avons par peur de nous lancer dans ceux que nous ne connaissons pas ?. Ainsi la conscience fait de nous tous des lâches ; ainsi les couleurs natives de la résolution blêmissent sous les pâles reflets de la pensée ; ainsi les entreprises les plus énergiques et les plus importantes se détournent de leur cours, à cette idée, et perdent le nom d'action... Doucement, maintenant ! »

 

Christalain – Février 2011

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8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 21:11

1ere partie : compatibilité entre UCEM et CM....

 

Ce titre est une forme de jeu de mots. En effet, je ne vais pas évoquer ici la date supposée de la fin du Calendrier Maya (2011 ou 2012) , mais simplement témoigner de la grande atténuation de mon intérêt pour ce thème. D’ailleurs, je vais bientôt faire du ménage dans la rubrique dédiée à ce sujet. (Calendrier Maya et 2012) .  Pour les adeptes fidèles et convaincus, la plupart de ces textes sont consultables dans les nombreux sites qui ont fleuri autour de ce thème. Dans cette première partie, je vais à nouveau examiner la compatibilité éventuelle entre le Cours et le calendrier Maya (CM) en examinant quelques-unes de leurs différences fondamentales.

 

Je sens d'avertir a nouveau mes chers lecteurs que les idées exprimées ici, plutôt à contre-courant,  n'engagent que moi, et ne sauraient se prévaloir d'une représentativité fidèle de tous les étudiants du Cours en miracles. D'ailleurs leurs avis sur le sujet sont les bienvenus puisque je ne les connais pas. Il ne s’agit pas ici de démontrer que la voie du Cours en miracles est la seule valable, mais de témoigner du fait, en fin de compte,  qu’elle se suffit à elle même. Puisqu’il s’agit d’un enseignement sur les causes premières, il inclut en compréhension des voies « en aval » qui sont les effets de ces causes. Pour être plus clair, j’ai choisi ici de parler du calendrier Maya, mais on pourrait parler d’autres sujets comme le Reiki, l’écologie, la chamanisme, la kabbale…etc. 

 

Cette désaffection pour le CM s'est produite  naturellement, progressivement, sans que je cherche à tout prix à comparer, analyser, et à le mettre en concurrence avec le Cours. Je reconnais bien là la sagesse de l'Esprit qui ne nous arrache pas brutalement les jouets auxquels on s'est attaché. Simplement, il propose doucement sa vision et celle-ci finit par s'imposer d'elle même, comme une évidence si l'on a intégré les bases non-duelles fondatrices du Cours. Déjà, il y a un peu plus d’un an, je me demandais si toute cette effervescence autour du célèbre calendrier Maya était compatible avec la voie que j'avais choisie, celle du Cours en miracles. (http://axial-media.over-blog.org/article-31734516.html) . Or, les calendriers passent, le Cours reste, et sa vison grandie, plus que jamais…

 

La réponse qui me vient de plus en plus clairement est que la question initiale n'a pas vraiment de sens car deux choses doivent être de  nature semblable pour être compatibles ou incompatibles. Quel intéret de comparer des pommes avec des clous ? Peut-on comparer un système de comptage temporel, aussi sophistiqué soit-il, et un enseignement qui mène à l’intemporel ? (même si le premier prétend, selon certains, amener au second).  D'après mon expérience, la pratique et l’étude du CM  n'apportent rien de plus au quotidien et encombrent surtout l'esprit de nouveaux symboles, de nouvelles « idoles», et de nouveaux signes venus (!) remplacer les signes astrologiques « classiques » (20 au lieu de 12). Cela étant dit, il ne faut pas jeter le bébé avec l'eau du bain. Par l'intermédiaire du CM, des auteurs comme feu Ian LUNGOLD (photo) ont écrit des choses très intéressantes sur la transformation de la conscience, et l’ouverture à l’intuition. Mais selon moi, on peut  dissocier ces notions du CM.

 

Je parle souvent de la nécessité pour un enseignement d'être cohérent avec lui même pour être crédible.  Le cours, à ma connaissance, est un des rares à être totalement cohérent, homogène, même si parfois il ne le semble pas, à  cause de la limite extrême des mots et des différents niveaux  symboliques qu'ils représentent selon le contexte.  Par exemple, le Cours dit que Dieu a un seul fils (dans l'absolu) mais il dit aussi que nous sommes tous "frères" et donc pluriels  (au niveau relatif du rêve). Par conséquent, il est nécessaire aussi que « l'étudiant » cherche à entretenir des pensées cohérentes entre-elles pour sortir de la confusion. Et cela semble parfois insurmontable avec des affirmations aussi radicales que "Il n'y a pas de degrés dans les illusions". L'étudiant honnête devra souvent reconnaître qu'il considère encore beaucoup de choses comme "réelles et nécessaires" dans son rêve. Il n'est pas prêt à s'en séparer car il y verra encore un "sacrifice".

 

Or, à mesure que l'étudiant retire ses projections et ses investissements dans les idées racines de l'ego, la clarté augmente dans son esprit et il voit mieux quelles sont les concepts, valeurs et croyances à abandonner pour être en cohérence avec l'Esprit Sain(t). Ces idées gardent bien sûr tout leur attrait dans le système de pensée du mental-ego linéaire et spatio-temporel, d'ou des incompréhensions irréductibles entre véritables étudiants du Cours et adeptes de voies type new-age, qui veulent "réparer" le monde ou lieu de le transcender. Alors le CM est-il néanmoins un concept utile dans l'optique du Cours, et que penser de 2012  ?  

 

2ème partie: Quelques réflexions a propos du Calendrier Maya

  

Nous avons vu dans la 1ère partie en quoi les écrits sur le Calendrier Maya (CM) et le Cours en miracles (UCEM) ne se situaient sur le même plan. Examinons à présent quelques aspects du CM pour évaluer leur (in)utilité dans la voie d’UCEM.

 

Par exemple, les adeptes du CM nous disent que notre calendrier grégorien actuel est une prison car il nous focalise sur un mauvais repère (le soleil) et donc un rythme de vie inadapté. Mais je ne vois pas en quoi le fait de prendre comme référence le centre galactique améliorerait notre sort. Le fait de changer le sens des barreaux d'une prison ne permet pas plus de s'en évader, la forme reste la forme. A moins, évidement, on y revient, de croire qu'il  y a des degrés dans l'illusion, et que certaines ont plus de valeurs que d'autres. A moins de croire aussi que l'univers est réel, tout comme la matière...

 

A la limite,  peu importe que la théorie pyramidale des infra-mondes du CM soit "juste" ou "fausse".  C'est un concept de plus qui tente d'interpréter les variations  de la forme (du monde sensible) selon une grille de lecture précise, un algorithme mathématique (Un rapport de 13/20). Certes, certains changements "visibles" pourraient faire croire en la pertinence d'une telle grille, mais  on pourrait  trouver autant de non-changements qui l'infirme. Il est vrai aussi qu'un concept peut avoir une certaine valeur dans le monde relatif, mais uniquement  dans la mesure ou, à défaut d'être "absolument vrai" (c'est impossible), il est utile pour diriger l'esprit dans une direction ou cesse les concepts du rêve et ou commence le monde réel. C'est précisément le cas d’UCEM : Orienter l'esprit  relatif-duel vers l'absolu-unifié.

 

Il est facile d’affirmer que les Mayas ont « ascensionné » tellement ils étaient « intelligents et spirituels ». Même si ascension il y a eu, n’aurait-il pas été plus logique que cet aboutissement coïncide avec la fin de leur propre calendrier ? (2011 ou 2012) plutôt qu’au 14ème siècle ?  (époque approximative de leur extinction historique). A moins qu’aucune de ces deux dates ne soit la bonne.  Sans compter d’autres versions indiquant des dates tout à fait autres, soient dé-passées soit éloignées dans le futur. Un chat n’y retrouverait pas ses petits… 2012 est donc avant tout une formidable opportunité commerciale (livres, stages, films...) mais aussi politique ("tremblez braves gens, la fin du monde arrive") . Valoriser actuellement une théorie axée sur une date passée, ou une lointaine échéance futur n'aurait aucun intéret pour influencer les masses, avides de court-terme. 

 

De même, quel crédit et quel intérêt accorder à un calendrier (du moins l'interprétation qui en est faite) sensé régler notre vie... jusqu'en 2011 (ou 2012, peu importe) pour ensuite nous laisser dans un vide calendaire total ? Comme si le temps lui-même allait s'arrêter du jour au lendemain pour tous, et que nous devenions tous des Esprits in-temporels instantanément. Etrange calendrier qui ne fonctionne qu'une fraction de temps, un cycle. Même si le CM satisfait notre mental en expliquant comment notre conscience a "évoluée"' dans ce cycle, Il ne nous dit rien sur l'origine et le devenir de cette conscience. Des auteurs connus ont extrapolé des thèses sur la base du CM., et ont établis des prédictions il y a quelques années.  Ce n'est pas très concluant car aujourd’hui (en 2010) nous devrions déjà, d’après eux, surfer sur l'énergie  libre enfin démocratisée, et discuter au grand jour avec nos amis extra-terrestres, sans parler des vérités éclatant au grand jour sur des sujets brûlants comme le 11/9, et des échanges télépathiques....

 

Après, je ne dis pas qu'il ne se passera absolument rien en 2011 ou 2012. Des évènements importants surviendront probablement; qu'ils soient climatiques, géologiques, astronomiques, politiques. Et cela au moins pour une raison: il y a toujours plus d'attentes focalisées sur cette date, de peurs mêlées d'espoirs et de tensions regroupées dans un égregore énergétique grandissant. Comme un nuage se charge d'humidité et d'électricité avant de déverser des torrents d’eau et d'éclairs dans un orage, l'égregore 2012 déversera son lot d'évènements spectaculaires. Mais sûrement pas de "fin du monde", cela serait trop « facile ». Et du point de vue spirituel  on ne pourra parler que d'un soubresaut dans le rêve qui pourra accélérer l'éveil des consciences, mais sûrement pas provoquer une éveil collectif généralisé comme espéré par les new-ageux.  J'aimerais tellement qu'ils aient raison... mais nous le saurons bien vite... 

 

Il y aurait encore à dire sur la pertinence de se "connecter" au CM, sur sa légitimité intrinsèque et pratique, sur l'activité lucrative qui s'est développée autour,  sur les spéculations hollywoodiennes qui occupent nos esprits en mal en sensations à propos de 2012, sur l'existence de 2 dates "concurrent-ciels,  et sur quoi s'attendre à l'une de ces fameuses dates. Peut-être un prochain article sur ces sujets... à moins que l'Esprit me suggère de garder mes opinions pour moi, et d’avancer dans  l'évasion de tous les concepts du rêve. Et n'est-il pas de concept plus emprisonnant et diviseur que celui du temps, fils de l'ego ? Un concept qui saucissonne le monde en cycles, en ères, en années, en jours, en mois, en semaines, en jours, en heures, en minutes, en secondes,  et finalement en vains mots. Quelle différence cela peut-il faire de le découper désormais en inframondes, en sections, en ondes, en unals, en tuns, en trecenas ? Selon l’optique d'UCEM, que je partage actuellement, il n’y en a aucune…

 

Christalain - octobre 2010.

 

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21 mai 2010 5 21 /05 /mai /2010 20:55

En venant assister à cette conférence sur les vies antérieures avec des amis, j’ai bien fait un voyage dans le passé, mais pas de la manière dont je l’imaginais. « Conférence » est d’ailleurs un mot bien inapproprié, pour ne pas dire usurpatoire. Cette manifestation avait lieu dans le cadre d’un « salon », terme tout aussi inadéquat, puisque le dit-Salon se résumait à trois stands plutôt miteux dans le hall d’un hôtel également bien défraîchi.

 

Dès que je suis rentré, je me suis senti mal à l’aise par les énergies pesantes venues d’un autre âge. J’ai du ressortir prendre l’air. Tout était vieux et pas seulement l’énergie : les tapisseries jaunies, l’odeur de renfermé, les stands composés de  draps douteux faisant office de paravents pour les consultations « privées » (In-discrétion assurée)… Quand aux organisateurs, ils atteignaient allègrement les 200 ans à 3. (Mais là n’est pas le problème). Des articles de journaux scotchés à la hâte vantaient les mérites des « expo-voyants» (tous vainqueurs d’un quelconque grand prix local de voyance dans la France profonde).  Pour faire bonne mesure, quelques babioles à vendre s’étalaient sur une table, jeux de cartes, statuettes, cailloux « précieux »…

 

Puis nous nous sommes installés dans une pièce fermée pour la « conférence » donnée par un des couples qui offrait ses services dans le hall. L’homme  a donnée quelques explications plus que sommaires, ou plutôt primaires sur le phénomène de la réincarnation : Pour résumer, il disait : « Nous avons plusieurs vies, et comme nous avons fait du mal dans des anciennes vies, on s’est crée un karma que nous venons affronter dans cette vie »… Voilà, en  3 minutes chrono , la phase « explicative » étaient expédiée ! fin de la conférence.

 

Sans transition aucune, la femme qui visiblement orchestrait le numéro d’une main de fer déclara d’une voie ferme : « fermez les yeux, je vais choisir quelqu’un !». Après quelques secondes, elle jeta son dévolu sur un monsieur assis au centre de la salle, et lui expliqua, en gros, qu’il était un bourreau ayant fait beaucoup de mal dans une vie forcément médiévale… Puis elle posa quelques questions pour affiner son diagnostique, avec l’aide de son compagnon, du moins quand il pouvait en placer une. Le candidat-cobaye resta circonspect a juste titre devant une évocation très floue, générale et culpabilisante de son soi-disant passé…

 

La « voyante », qui revendiquait ses origines « tziganes » tutoyait ses clients. Le tutoiement instantané ne me dérange pas  quand il est fait avec spontanéité et charisme, ce qui était loin d’être le cas ici. (Mais c’est encore  un détail). Elle passa du coq à l’âne en interpellant une autre personne pour le même exercice, sans la moindre transition. Plusieurs « lectures » se succédèrent ainsi , laborieuses, plus qu’approximatives, maladroites, avec des contradictions d’ordre historiques. C’était aussi à se demander si nous n’avions pas tous vécu entre le moyen-âge et la renaissance. Un fin observateur psychologue aurait pu dire plus de choses exactes sur toutes les personnes choisies sans faire le moindre du monde référence à la lecture « psychique extra-sensorielle ».

 

Cette séance était si caricaturale qu’elle en devenait comique, onirique. J’en vins a me demander si tout cela n’était pas une farce, « surprise-surprise » peut-être ? mais j’avais beau inspecter la salle, je ne vis pas l’ombre d’une caméra. Deux de mes amis firent partie des « volontaires désignés ». Quelques détails concordant leur furent donné, mais rien qu’ils ne savaient déjà. Par la grâce, je fus épargné.  Etant d’un naturel naïf, j’ai mis du temps à réaliser que l’on assistait simplement à une publicité par la démonstration en vue d’attirer des clients vers une consultation payante. Mais je n’ai jamais vu une publicité aussi contre-productive. Après 1h30 de pantalonnade, la « patronne » nous a quasiment expulsé pour « laisser place à la conférence suivante ». Même pas un mot de conclusion, aucune possibilité de poser des questions. Mais de toutes façons, qui en aurait posé ? Les temps changent et parmi la quinzaine de personnes présentes, il me semble que bien peu ont  accroché à cette mascarade. Nous nous sommes rapidement éclipsés, non pas déçus, mais simplement interloqués et amusés…

 

Pas évident de comprendre, à chaud,  la signification de cette aventure (et la confirmation du « rien n’arrive par hasard » ), d’autant qu’elle peut différer de celle de mes  amis  présents. En effet, si nous sommes tous « ouvert spirituellement », nos voies et nos pratiques personnelles diffèrent. Chacun est donc venu entendre certains messages générales communs à tous , et certains messages spécifiques. En ce qui me concerne, j’ai l’impression, avec le recul, d’être venu assister à un enterrement. La fin définitive de ce qui pouvait rester en moi de veilles pensées dépassées, de croyances caduques sur le karma, sur la dualité manichéenne. C’est la confirmation promise par UCEM que la souveraineté  est en nous ici, maintenant et éternellement. Le passé n’existe plus. Il n’y a qu’une vie sans fin. Cette séance a fini de  dissiper toute curiosité sur mes « vies antérieurs », la libération se joue aujourd’hui.

 

Autre piste pour comprendre cette séquence « rétro ». Nous avons parlé les jours précédents du thème de la réincarnation sur le forum « esprit de rencontre ». (voir sujet ici  ) . Il est devenu très  clair pour moi que le concept de « réincarnation » exposé par le Cours en miracle avait 100 ans d’avance sur celui qui était exprimé implicitement lors de cette foire à la non-voyance. Et le jour de cette « conférence », la leçon du jour était : « Je n’accorderais pas de valeur à ce qui est sans valeur, car ce qui est valable m’appartient ». Message reçu. Il me vient une analogie pour exprimer le point de vue du Cours sur la réincarnation. C’est comme voir la lumière sous ses deux aspects possibles : une onde ou une particule (photon). La théorie classique ne verra que des particules (des vies séparés) et la non-dualité ne verra qu’une onde de vie ininterrompue qui rêve de vies séparés.

 

Comme le souligne le Cours, il est facile de choisir ce qui est valable quand on reconnaît clairement ce qui ne l’est pas, grâce au guide infaillible qui nous conseille de manière toujours plus efficace du fond de notre cœur…(c’est notre écoute qui n’est pas infaillible). Avec grande sagesse, le cours dit aussi : « Toutes les croyances qui font progresser devraient être honorées ». Raison de plus pour ne pas juger mais honorer les acteurs « voyants » de cette « conférence » qui eux aussi sont venus chercher un message qui leur appartient. Nous sommes tous « voyants », mais ce que nous voyons dépend de ce que nous croyons…

 

« Les mémoires de vies antérieures n'ont plus aucune valeur pour vous puisque vous reconnaissez leur nature illusoire. Mais si la référence à l'une de ces formes spécifiques s’avère utile à d'autres dans leur propre processus d'éveil, alors votre esprit peut partager la correction à l'aide de ces symboles ». Ken WAPNICK

 

Christalain -  Mai 2010

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9 octobre 2009 5 09 /10 /octobre /2009 21:05

    


















       

Voir un beau coucher de soleil, c'est comme regarder le sourire d'une jolie femme. En photo, c'est "cliché" et banal, mais en "live", c'est toujours magique de voir cette lumière... Qu'elle soit chaude ou froide (je parle des couleurs bien sur), cela dépend des saisons et ne change rien au miracle éphémère de l'astre solaire. Ces  photos sont prises depuis mon balcon ou guerre plus loin, c'est donc du "pur terroir." Bon, c'était plus spectaculaire à l'instant T, mais je vous les partage quand même, pour la beauté du symbole... Un peu de lumière dans ce monde de brutes et de noirceur...!

J'ai envie d'ajouter ceci: si je me sens guidé pour publier ces photos aujourd'hui, cela n'a rien d'un hasard, comme pour la plupart de mes articles. Après coup, je me suis toujours rendu compte qu'il y avait un symbole à comprendre sur les processus en cours, alors qu'au moment de la publication, je ne faisais pas toujours  le rapprochement, la synchronicité, entre ces articles et les évènement intérieurs, psychologiques.

Pour le coup (chez de soleil), je sens que le crépuscule de l'ancien monde ne sera pas ressenti qu'en moi, et ceux qui "conscientisent le processus", mais d'une manière plus globale, unverselle, sociale. D'ailleurs, pour les connaisseurs, la 6ème nuit de l'inframonde galactique débute en novembre...ça va donc secouer...mais n'oublions pas que le soleil brille toujours derrière les nuages, ou de l'autre coté de la terre...ou à l'intérieur de notre coeur.  Nous avons tous à renoncer à nos propres idoles...

" Ne cherchons pas à l'extérieur de nous-même car cela échouera, et nous pleurerons chaque fois qu'une idole tombera. On ne peux pas trouver le Ciel là où il n'est pas, et il ne peut y avoir de paix, excepté là. Aucune des idoles que l'on adore quand Dieu appelle ne répondra jamais à Sa place. Il n'y a pas d'autre réponse que l'on puisse lui substituer, et trouver le bonheur qu'apporte Sa réponse. Ne cherchons pas à l'extérieur de nous-même car toute notre douleur vient simplement d'une quête futile de ce que l'on veux, là où nous persistons à vouloir le trouver. Et si ce n'était pas là ? Préfèrons-nous avoir raison ou être heureux? Réjouissons-nous qu'il nous soit dit où réside notre bonheur, et ne cherchons plus ailleurs. Quand on a fait l'expérience de la protection de Dieu, faire des idoles devient inconcevable". (Extrait de  " l'Esprit d'un Cours en miracle " - livre en cours d'écriture ! )


Christalain




               
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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 21:15

"La magie d'un instant ne dépend en rien de la qualification, du degré de spiritualité des personnes présentes, mais en tout de la fusion de ces personnes dans un même soi, le temps d'un miracle."  (Christalain - 2008)
 
 

Le week-end de Pentecôte 2009 restera un bon cru dans ma mémoire, et apparemment dans celle de mes compagnons de voyages. En effet, nous avons visité le massif de la Ste Baume, en Provence, au nord-est de Marseille. Une grande barre rocheuse entourée de forêts abrite comme dans un écrin la célèbre grotte de la Ste Baume ou Marie-Madeleine aurait vécu selon l'histoire religieuse (ou la légende ?) les 30 dernières années de sa vie. Quoiqu'il en soit, une énergie bien particulière a rendu le séjour de plus en plus doux, fraternel, presque maternel, au fil des heures. C'est en tout cas le ressenti dont je témoigne ici et qui n'engage que moi.

Bien sûr, l'énergie de Marie-Madeleine est partout, tout comme l'énergie  de Jésus, ou tout autre entité ou égrégore auquel on veut bien se relier. Mais il est certain que notre attitude d'accueil, de disponibilité, d'attention, a rendu beaucoup plus claire et forte sa réception en ce lieu si hautement symbolique.  De même que toutes sortes d'ondes radio  invisibles voyagent dans l'espace, nous ne captons, comme un poste radio, que celles accordées sur la fréquence que notre conscience a sélectionnée en tant que récepteur.


Je ne dis pas cela pour démystifier le site de la Ste Baume. Au contraire, ce merveilleux site réunit tout les atouts pour nous aider à régler ce poste radio sur des fréquences spirituelles pour lesquelles notre quotidien n'est pas trop disponible.  Il y a d'abord le charme du climat méditerranéen qu'on ne présente plus, mais dont les excès de chaleur sont adoucis par l'altitude (environ 700m à l'hostellerie ou nous avons logé, et 1000m  sur la crête du massif). Il y a ensuite la magnifique forêt riche d'un écosystème unique, et ses chênes centenaires qui bordent les chemins d'accès, comme des gardiens bienveillants du sanctuaire. D'autres espèces complètent la panoplie...hêtre ou ne pas hêtre ? serait-ce la question ?

 


Il y a enfin les rencontres avec d'autres hommes et d'autres femmes, qui semblent d'abord  fortuites, mais qui apparaissent finalement pleines de sens. Les synchronismes prolifèrent dans une ambiance magique de reconnections entre les âmes en affinités, parfois le temps d'un week-end, et parfois le temps d'une vie ...peut-être ? Des histoires s'échangent, ainsi que des adresses, des compétences historiques, des points de vue spirituels, et des promesses de retour. Ecologie, chamanisme, mysticisme, métaphysique, psychologie, magnétisme... tous nos chemins se mélangent sans paroles, par la grâce des anges. Plus rien ne sera tout à fait comme avant, nous avons tous appris des uns des autres, et tous donné un peu de notre âme, et cela l'a fait grandir.

 

Dans un climat de mysticisme joyeux, au détour d'une conversation, s'invitent même quelques instants Saints : des silences remplis de plénitude, des éclats de rire ou des regards complices. Dans tous les cas, nous nous sommes rapprochés un peu plus, collectivement, de l'unité qui transcende les âges, le sexe, les histoires personnelles et les chemins spirituelles qui semblaient d'abords si différents. Au moment le plus fort du séjour, un souffle invisible est descendu sur nous, les paroles ont cessé, un silence spontané est venu comme un baume apaisant, harmonisant les vibrations de 12 personnes en un seule vibration harmonieuse. Dans le cours, on appelle cela un instant Saint. L'Esprit nous avait fait touché du doigt, et surtout du cœur, un échantillon, de reliance, de grâce. 

 


Il m'a semblé voir  les 2 visages de la Ste Baume : le premier, traditionnel, religieux et  (pas) très catholique, se posant comme le gardien officiel de l'histoire et des lieux, à travers des rituels rigoureux...ou rigides, selon de quel coté on se place. J'ai croisé pas mal de visages fermés, sans chaleur, sans lumière dans les yeux (sauf chez les bonne sœurs  qui doivent bien capter l'énergie féminine de Marie Madeleine !) ! Tellement de tenues frôlant parfois le ridicule (j'ai vu un homme apparent haut placé, vêtu d'un longue cape rouge, et j'ai cru que c'était Batman, puis un autre tout en noir qui ressemblait à un corbeau).  Abbés, Evêques, Archevêques, curés, vicaires, aumôniers, prêtres... Désolé si je « blasphème », mais je n'y comprend rien dans toute cette hiérarchie bien trop « humaine », tout cela me paraît n'avoir aucun sens ! (bien qu'ayant pourtant suivi le catéchisme dans ma jeunesse!).   Est-cela la représentation du royaume de Dieu sur terre  ? Est-ce que Jésus, le premier chrétien,  aurait souhaité cela ? j'en doute fort...

 

Comment un mouvement religieux qui se dit spirituel peut-il s'attacher à ce point à la forme matérielle des choses, idolâtrer des reliques, des fragments d'os, ? fussent-ils de Marie-Madeleine (qui en est certain de toutes façons ?). J'ai été atterré par la reconstitution hyper-réaliste de la crucifixion (devenue cruci-fixation) sur la gauche de la grotte. Ces imposantes statues sanguinolentes  me semblent complètement déplacées, grotesques. D'une part au regard du message véritable du Christ (le pardon, la  résurrection, l'immortalité...),  et d'autre part au regard du symbole de Marie Madeleine, probablement première disciple du maître à comprendre que le royaume de Dieu n'est que Douceur, joie, amour,  et qu'il n'est pas ici. 

 

Heureusement, l'autre visage de Sainte Baume (qui est dans l'Esprit, donc dans le regard) permet de passer outre les caricatures religieuses qui voudraient enfermer à clef Marie-Madeleine dans un dogme, une chapelle de pierre, un tombeau, une interprétation unique. Oui bien sûr, elle est toujours vivante, et j'ai bien plus ressenti son énergie sur les hautes crêtes rocheuses dénudées d'artifices et riches de simplicité, que dans les diverses chapelles remplies de Statues, de bougies,  de chants automatisées et de dévots téléguidés par la foi «Homologuée». J'espère ne choquer personne en parlant de la Ste Baume comme un prétexte pour contacter une autre dimension de Soi, car il s'agit d'un prétexte efficace que je réutiliserais bien volontiers...Mais la beauté ce que l'on peut y ressentir ne doit rien à la « grandiosité » des édifices, monuments, calvaires et autres statues,  mais tout à la grandeur de notre véritable nature qui l'espace d'un instant a pu s'exprimer.

 

Et je n'oublie pas que le visage gênant de la Ste Baume vient en miroir de certaines mémoires religieuses enfouies en moi. Dans une vie ou dans l'autre, j'ai joué le jeu du dogmatisme, de la hiérarchie. Je le sais, et je suis aussi venu me pardonner cela, pour m'en libérer définitivement...Alors Merci Marie-Madeleine de cet immense cadeau que tu nous a offert à travers l'Esprit. Quelque chose s'est rééquilibré en moi, et probablement chez certains de mes ami(e)s. En méditant dans la grotte, j'ai aussi entendu l'Esprit me chuchoter ce mot riche de sens : Réhabilitation.

 

Christalain



(Toutes les photos de cet article ont été prises durant ce week-end, sauf la dernière bien sûre ! j'ai croisée Marie, mais "seulement" en  énergie...et ci-dessous, un petit diapo sympa).   

 

 



 

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22 mai 2009 5 22 /05 /mai /2009 14:18

Autrement-dit, le calendrier Maya est-il conciliable avec la spiritualité non-dualiste du type "Cours en miracles" ,  et si non, est-ce forcément un problème ?

 

J'ai commencé à aborder la question plus générale du  « mélange des genres » dans mon article précédent (transition printanière).  Dans l'optique des enseignements non-duels du Cours, « Est-il nécessaire de faire quoi que ce soit pour changer sa vie dans un monde d'illusion et de s'intéresser à ce qu'il s'y passe ? ». L'article publié à la suite de celui-ci  (« Fin du calendrier Maya : 2011 ou 2012 ? ») est une première occasion d'y réfléchir. Celui-ci présente t-il un intérêt alors que la pensée du Cours nous conseille de se tourner vers l'intérieur et surtout de se méfier de ce qui fait référence au passé... ou à l'avenir ?

 

Je me suis d'abord dit que si une partie de moi était fortement attirée par le calendrier Maya, il était inutile de nier cela, mais plus productif d'aller au bout de cet engouement pour voir en quoi les informations de son décryptage pouvait m'aider...ou me ralentir dans mon processus de réveil au monde réel. J'ai cherché aussi à évaluer la pertinence de sa grille d'interprétation des événements historiques, non seulement en observant l'actualité, mais aussi ma propre histoire. Le résultat est intéressant et l'on peut en effet voir se dessiner l'influence des cycles (les jours et les nuits) ainsi qu'une accélération du flux des événements depuis 10 ans.

 

Tout cela est mieux expliqué dans l'article de Johan Calleman, y compris le fait que la calendrier Maya est différent de tous les autres et n'est pas calqué sur les cycles astronomiques, il se réfère à un temps « quantique ». Je me suis donc naturellement demandé si le processus de réveil que je connaissais, ainsi que bien d'autres personnes,  depuis 10 ans, pouvait avoir un rapport avec ce calendrier. S'il n'y en a pas, alors il s'agit d'une « sacrée » coïncidence...!  En tout cas, et en ce qui me concerne, le début de la grande aventure « consciente » a vraiment commencé (brutalement) en 1999, tout comme l'inframonde universel, l'avant dernier cycle du calendrier Maya.

 

D'accord, nous ne sommes pas notre histoire, nous ne sommes pas le passé, et une fois cette corrélation faite et l'efficacité du calendrier prouvée, j'ai décidé de tracer un trait sur  mon passé (c'est a dire, ne pas le renier, mais simplement le mettre de coté). Mais si le calendrier a vu juste dans la succession des grand changements planétaires jusqu'à présent, ne pourrait-il pas être d'un grand secours pour les prochaines années? Notamment pour ceux qui acceptent l'idée que rien n'arrive par hasard ?   Oui et Non !

 

Non car il pourrait laisser penser certains qu'il suffit de laisser le processus divin se dérouler jusqu'en...2011 (ou 2012... voir article), sans rien changer à sa vie, et surtout à sa manière de la penser. Ce n'est pas pour rien que le symbole 2012 a été récupéré par la vague new-age, histoire de se focaliser sur une hypothétique libération automatique dans le futur. Rien de tel pour être encouragé à  se vautrer dans les habitudes qui ont maintenu le monde dans l'état de confusion que nous nous connaissons. Donc non s'il est abordé à la légère, sans discernement.

 

Oui dans la mesure ou il permet d'anticiper les grands mouvements économiques et sociologiques et donc de s'y préparer, à la fois intérieurement et sur un plan pratique. Le monde a beau être une illusion, il est toujours plus confortable de comprendre comment cette illusion va évoluer (avant de se dissiper, mais ça, c'est pas pour tout de suite !). Ne plus être surpris par les aléas du monde contribue à garder une tranquillité d'esprit et donc favorise le processus d'éveil. La zone de manœuvre  est certes étroite entre la politique de l'autruche : fermer les yeux sur le monde,  et la politique consistant à « trop » le regarder , le croire, et donc le rendre plus réel encore. C'est tout l'enjeu des enseignements du Cours et assimilés. Faire passer un chameau par le chas d'une aiguille !

 

Par exemple, il est clair, et pas seulement selon l'analyse de J.Calleman, que la situation va plonger plus franchement dans le chaos cet automne, en lien avec le début de la « nuit 6 ». Le jour 6 dans lequel nous sommes actuellement ayant permis de « temporiser la chute ». A ceux qui me disent : « Ce calendrier ne fait qu'engendrer une peur inutile » , je leur répond : « préférez-vous gérer (et transmuter) dès à présent une inquiétude au sujet de l'avenir (ce qui fait clairement partie du travail spirituel), ou fermer les yeux et vous laisser surprendre par une peur bien plus grande (et donc plus difficile à gérer) le moment venu ? ». De plus, l'arbre de la dernière nuit du cycle universel (1 année) ne doit pas cacher la foret de l'immense potentiel de libération qui s'en suivra. Mais certainement, l'accouchement risque d' être un peu difficile pour pas mal de monde.

 

Encore une fois, il n'y a pas d'attitude « juste ou fausse», il n'y a rien a juger. Chacun doit vivre son processus comme il l'entend, en s'aidant du calendrier ou pas. Je donne juste mon point de vue ici : tenir compte des potentialités révélées par le calendrier Maya peut constituer une aide appréciable pour naviguer par les temps qui courent. Bien sur, il ne fait pas le travail à notre place et nous laisse libre de continuer à croire jusqu'au bout à  ce monde...ou pas.

 

Savoir que notre processus d'éveil s'inscrit dans un mouvement bien plus vaste : planétaire, et même galactique, devrait être rassurant. Nous avançons tous ensembles dans la même direction et non plus séparés, seuls, chacun de notre coté (à l'ancienne !). Le temps des ermites est fini, la lumière venue du centre galactique nous tracte (plus ou moins rapidement, selon les choix d'âme de chacun) hors du champ de bataille dont nous commençons enfin à  nous lasser. Il est juste nécessaire de rester concentré sur sa bonne volonté, son désir de libération du coeur, pour accompagner avec le moins de douleurs possible le processus.

 

Christalain

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27 mars 2009 5 27 /03 /mars /2009 21:35

Quelque soit la nature de notre démarche spirituelle, il existe un danger de considérer celle-ci comme un hobby, une activité que l'on pratique lorsqu’on a le temps, l’envie, l'énergie ou l'occasion de le faire. C'est  le risque d'aller au devant de sérieux revers ou  désillusions. Au final, heureusement, il s'agit seulement de retard, mais donc de souffrance inutile. Prendre conscience de ses absences est le premier pas vers la présence totale, le premier pas vers un engagement réellement efficace.

 

Modifier  ses habitudes, ses comportements et ses croyances est un travail de longue haleine qui demande de la persévérance, du courage, de l’intégrité, de l’honnêteté envers soi-même autant qu’envers les autres. S'il suffisait de lire un livre de temps en temps, ou papoter des heures sur les réseaux « sociaux » pour s'éveiller, on commencerait à le savoir. La seule école véritable, c'est sans aucun doute la vie de tous les jours. Il est également hasardeux et imprudent de compter sur une hypothétique opportunité cosmique  pour faire le  travail à notre place. La mode actuelle est de parler d’une vague d’ondes bienfaisantes  venue du centre de la galaxie pour monter nos vibrations. Même si cela est vrai, ce n’est certainement pas suffisant.

 

D'un autre coté, il n'est pas opportun de se culpabiliser si l'on arrive pas immédiatement à rester en permanence dans la conscience lucide de ce que l'on vit, ce que l'on pense, ce que l'on ressent, de ce que l'on désire. C'est l'aboutissement d'un processus qui demande de nombreuses années de patience, et probablement de nombreuses vies.  Pour ma part, je n'y parviens pas toujours, bien entendu, malgré plusieurs années de travail. Mais je me souviens d'un temps pas si lointain ou c'était les prises de consciences qui étaient l'exception, et la somnolence qui était la règle.

 

Il existe des « trucs », des aides pour se rappeler plus souvent quel est notre vrai désir, celui de s'éveiller complètement, et ne pas se laisser happer par le flot hypnotisant du quotidien (travail, famille, patrie, sport, télévision, internet...). Par exemple, on peut porter sur soi un bijoux, une pierre ou un objet personnel qui symbolise notre volonté de se rappeler notre objectif à tout instant. C’est ce que Gudjieff appelait  le rappel de soi.  Une pierre peut se porter en médaillon, ou rester dans sa poche pour plus de discrétion. Le choix de cette pierre dépend de nos croyances à leurs sujets, chacun ayant des propriétés spécifiques. On peut aussi associer un lieu, une personne à notre volonté de présence.

 

Pour ma part, c'est mon métier assez prenant qui est le plus susceptible de détourner mon attention des bonnes résolutions spirituelles (lâcher prise, acceptation, patience, pardon, confiance...). Or, ce n'est pas moi qui ait choisi et cherché un nouvel objet-symbole pour m'arrimer à une conscience stable, c'est le symbole qui s'est imposé a moi. En effet, depuis quelques années et suite à un changement de bureau, il se trouve que ma fenêtre donne sur un cinéma. Avant, elle donnait sur d'autres bureaux. C’est incroyable comme le symbolisme qui nous entoure reflète nos évolutions de pensées. Il n'y a vraiment pas de hasard.

 

Il suffit alors que je tourne la tête pour me rappeler que la vie... c'est du cinéma, qu'il s'agit d'un monde d'effets  dont les causes, dans mon esprit, sont déjà passées. Que le film soit dramatique, paisible ou amusant, je ne perd pas de vue que c'est moi qui projette ces images et que tous ces acteurs qui m'entourent ne sont que des expériences pour m'aider à me reconnecter dans la seule unité qui soit, le Soi. Ce rappel constant du rêve peut nous permettre de remplir la fonction qu'on lui donne: la guérison à travers le pardon. Evidemment, ces symboles seuls ne suffisent pas et bien souvent des évènements perturbant viennent interrompre une somnolence qui a toujours tendance à revenir.

 

Pour celui qui prend encore ce théâtre qu’est le monde pour la réalité, il n'aura pas d'autre fonction que de rendre ses acteurs victimes et passifs, et perpétuer les vieux schémas. D'ou l'importance cruciale des premiers pas vers le réveil, ce premier déclic qui survient par on ne sait trop quelle grâce et que certains d’entre-vous sans doute déjà connu. Même si le plus difficile n'est forcément passé à cette étape, c'est un cap salvateur au delà duquel il n'est plus possible de faire marche arrière pour se rendormir complètement.  Se rappeler le plus souvent possible que l'on désir guérir et s'éveiller du rêve est donc une étape importante, mais ce n'est pas encore suffisant. Il est utile d'ajouter au couple « intention-attention » un autre couple appelé « intégrité-intuition ».

Christalain  2009 - Révisé en 2010

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20 mars 2009 5 20 /03 /mars /2009 21:04

Pour fêter l'arrivée officielle du printemps, rien de mieux qu'une balade sous le soleil revenu dans le jura. Et puis, ce mini-reportage photo nous reposera un peu de la psycho-métaphysique... avant de reparler de l'ego !  Toutefois, le symbolisme n'est jamais bien loin quand il s'agit d'escalader une colline... Oui, je sais, le titre est un peu grandiloquent vu l' altitude de cette montagne qui culmine à un modeste 1018m ! mais il faut bien rire un peu de soi-même. Tout de même, escalader une pente très raide dans les éboulis de cailloux et en se frayant un passage entre les arbustes vaut bien une heure de squash... Ci-dessous le Cuchet.























Ci-dessous : après les éboulis, la falaise qu'il faut contourner faute de piolet de de cordes ! Bien que l'on soit en fin d'après-midi,  l'orientation plein sud fait monter de long de la paroi un air  chaud bien agréable qui contraste  avec la fraicheur relative du fond de vallée.
















































Ci-dessous : Ha, va falloir faire demi-tour car j'ai oublié mes ailes... bref instant de vertige car le sentier n'est pas large et je n'en mène pas large non plus..




Ci-dessous : Voila, j'ai trouvé un passage pour me hisser au dessus du surplomb rocheux, je joue un peu avec le feu...heu avec l'air,  en longeant le précipice.  C'est drôle comme il suffit de quelques centimètres pour passer du frisson agréable à la terreur du vide. 




Ci dessous, non loin du rebord de la falaise, une troupe d'arbres  qui se contorsionnent dans tous les sens, dansent et se donnent en spectacle devant les sapins en contrebas. Ceux-ci sont debouts, denses, en rangs serrés et attentifs. Ils admirent ces chênes qui se déchainent  dans des postures gracieuses. Une chorégraphie qui semble sculptée par les caprices du vent !

 


Ci-dessous : arrivée au sommet...bon d'accord, ce n'est pas l'Everest mais la vue est quand même agréable non ? La neige traquée par la tiédeur printanière se cache à l'ombre des haies, dérisoire sursis...




Ci-dessous : Toujours au sommet, vue de l'autre coté sur les mont-jura encore copieusement enneigés, et pour ceux qui ont une vue aiguisée, une bonne tartine de chemtrails chez nos amis helvètes, de l'autre coté des montagnes, à moins qu'il s'agisse d'un traffic normalement intense ? Genevois pas la différence...



Christalain.

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6 mars 2009 5 06 /03 /mars /2009 21:44

Un manège de fête foraine classique (du genre petits chevaux de bois) fonctionne généralement sur deux types de mouvement pour celui qui est assis dessus. D’une part un mouvement circulaire qui le ramène périodiquement au même point, et d’autre part un mouvement vertical qui le fait alternativement monter puis descendre.  Un manège est agréablement étourdissant pour les enfants qui le découvre, mais il devient vite écœurant si l'on s'attarde dessus trop longtemps. Or, L’homme s’est endormi sur son manège terrestre et ne comprend pas son malaise existentiel.

 

Pour l’homme endormi, un seul tour de manège dure toute une vie, il a donc l'impression de parcourir un chemin toujours différent au fil des années, le paysage ne semble jamais exactement le même car l'angle de vue est toujours un peu différent. En fait l'environnement est fixe, statique, comme un décor de cinéma, mais le mouvement donne une autre impression de renouvellement, de temps.

 

L'alternance de « hauts et de bas » dans le manège est un symbole qui se passe presque de commentaires tant il est évident. Il ne vient pas à l'idée à l'homme endormi qu'il puisse en être autrement : « la  vie est ainsi ». Il faut souffrir puis connaître un peu de succès ou de plaisir, puis souffrir ou pleurer à nouveau. Le bonheur ne peut-être que provisoire, et au prix du malheur. Il ne semble paraître heureux que par contraste aux mauvais moments. L’hiver prend la place de l’été a nouveau chassé par l’hiver, dans un combat sans fin et sans vainqueurs : C'est la dualité.

 

Un manège est composé de différents véhicules, l'homme endormi occupe tantôt la place du cheval, tantôt celle du carrosse ou du vaisseau spatial. La nature du véhicule emprunté rend le voyage plus ou moins confortable et fait connaître à l'un la pauvreté et à l'autre le luxe, jusqu'au prochain tour de manège ou les rôles seront inversés. Une multitude de rôles à expérimenter en vérité : le rôle de la victime, du bourreau, du décideur, du suiveur, du riche, du pauvre, du beau, du laid, du fort, du faible...

 

Un jour, l'âme lassée et fatiguée se rend compte qu'elle tourne en rond, qu’elle expérimente  des sentiments de déjà-vu, des drames répétitifs, de la fatalité. La vie en ce monde n'est donc pas une évolution vers une vie plus heureuse,  mais une triste ronde dans la cour d'une prison collective.  Quelques-uns vous diront qu'ils sont sincèrement heureux dans leur vie, suprême piège ou une vie exceptionnelle est mise en exergue pour faire oublier sa rareté et toutes les autres vies de souffrance dans la grande roue des « incarnations ». C’est l'arbre qui cache la forêt. Ce piège sert à faire croire aux autres que le bonheur est possible ici, et qu'il est donc inutile de chercher à sortir du manège. En outre, il suffit de lorgner en dehors de nos frontières pour constater que le bien-être, ne serait-ce que matériel, est un luxe dont bien peu de terriens profitent.

 

Le principe du manège se retrouve de manière fractale à tous les niveaux et tous les domaines de la vie. Par exemple, dans le domaine de la santé, une vie est souvent rythmée par un type de maladie récurrent, avec des phases aiguës, puis des rémissions. Prenons un autre exemple plus précis dans le domaine sentimental. L'homme qui commence à se réveiller s'aperçoit qu'il attire souvent le même type de partenaire, avec des périodes d'euphories, puis de crise, puis  d'espoir, puis de déceptions. Et quand bien même il garde le (ou la) même partenaire toute sa vie,  les sujets de conflits sont toujours les mêmes. Tout est cyclique car Duel, bipolaire en ce monde. « C’est ainsi, que pouvons-nous y faire ? » déclarent la  majorité des hommes.

 

La vie terrestre est donc un manège sans fin, et plusieurs conditions semblent nécessaires pour en sortir. Voici un résumé, en quelques phrases, des principales étapes du processus proposés par la voie non-duelle, telle que je la comprend à ce jour :

 

1- Il faut prendre conscience que la vie est un manège, que l'on est esclave. Il faut  prendre de la hauteur, changer de point  de vue. Il est utile à ce propos de relire le fameux dialogue de la caverne de Platon. Cette prise de conscience est souvent consécutive à une grande crise personnelle.

 

2- Il est ensuite nécessaire d’étudier, observer le fonctionnement du manège et en particulier celui de son constructeur-pilote : l'ego, avec ses croyances profondément enracinées en nous.

 

3- Il faut arriver à croire qu'il est possible de s'en extraire et donc qu'il existe  autre chose en dehors de ce manège, ou plutôt au delà. C’est l’étape de la foi, de l'écoute intérieure de la petite voix qui dit : « Une autre vie est possible ».

 

4- Pour ensuite s’extraire réellement du manège, il faut user de sa bonne volonté et de son libre arbitre pour le seul choix possible : pardonner ce monde pour échapper à la mortelle étreinte temporelle de l’ego, et accepter la vision non-duelle de l’esprit Sain(t).

 

 Christalain 2009 - Révisé en 2010 

 

En guise d'Illustration du manège humain, ci-dessous :
 « Maudit Manège » du film « 37,2° le matin ».

 

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Published by Christalain - dans MES ARTICLES ECLECTIQUES
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