
Il est toujours délicat d'extraires des portions de textes de leur contexte sans causer un certain préjudice à son auteur. En même temps, c'est une façon
d'intéresser un public plus large, qui, sans cela, n'oserait peut-être pas s'aventurer dans les ménandres prolifixes des 2 sites de Natarajan. Les textes ci-dessous sont choisis selon des
critères de pertinence , de lisibilité, de gout personnel,(inévitablement), et aussi "d'autonomie". J'entend par là leur capacité de susciter à eux seul une réflexion
profonde des aspects particuliers des enseignements (un article = un thème). Ainsi, j'essaye de limiter "les dégats colatéraux" au maximum.
Christalain
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L'éducation que l'on reçoit ne nous indique nullement qu'il y a des zones de conscience à
traverser. Et tous les gens qui, malgré tout, l'ont fait, s'aperçoivent immédiatement lorsque les autres sont loin de les avoir dépassé, aussi les appelle-t-on des maîtres, et,
éventuellement évoquent leur parcours.
Pluton agit exactement comme un maître spirituel, il n'oblige personne à aller voir ses faiblesses et ses résistances. Mais tant que l'on n'est pas allé voir cela, ce sont toujours les
mêmes programmations qui fonctionnent et maintiennent dans les mêmes événements, les mêmes relations et les mêmes pensées. Normalement, l'être humain n'a finalement rien à faire, sinon
accepter. Seulement, il faut être lucide et vraiment conscient des événements plutoniens qui nous montrent les limites. Il y en a des centaines par jour! Ne serait-ce que sur le plan
matériel et affectif, ce qu'on est capable de recevoir et d'accepter des autres, soyons honnêtes sur ce point, c'est extrêmement limité....
On s'aperçoit que les gens parlant beaucoup d'amour, dès qu'on les fréquente un peu, ne peuvent plus supporter personne au bout d'une semaine. Et c'est justement pour cette raison qu'ils
parlent beaucoup d'amour, c'est très gratifiant. Cependant, Pluton va à l'encontre de tous ces pouvoirs mentaux où l'on parvient à déguiser les choses avec le langage...
Les gens ne sachant pas aimer, déversent souvent le mot amour. Chez ceux qu'on voit très contraints dans la vie, c'est celui de liberté... Il y a donc un grand nombre de compensations
mentales, imaginaires, même structurées, avec des mots. On compense donc un tas de choses avec la béquille des mots. Jusqu'à Neptune, c'est rendu possible, c'est-à-dire qu'on peut voir cela
avec les faux mystiques qui évoquent le soi-disant amour de Dieu et qui méprisent par exemple les personnes n'ayant pas d'ouverture spirituelle. Mais tout cela ce sont des faux-fuyants,
avec Pluton, on ne peut pas maintenir son arsenal de mots, sa balistique verbale ou toute sa stratégie, rien. C'est donc la mise à nu totale.
Comme nous ne sommes pas préparés à vivre cela, généralement les cartomanciens, les devins, astrologues et autres ont affaire à des gens vivant dans un drame plutonien ou ils sont
confrontés à leurs limites par rapport aux autres, par rapport à eux-mêmes et par rapport au monde. C'est ce que décrit parfaitement l'initiation plutonienne. Mais en même temps, Pluton,
c'est un garde-fou puisqu'il évite à tout moment la confusion entre le moi et le non-moi.
S'il n'y avait pas Pluton, on peut prévoir que l'individu finirait par normaliser n'importe quoi.
NATARAJAN
Extrait du séminaire de Pluton. Source : supramental-astrologie.fr
LES STRATEGIES DOMINATES ET LEUR PARADE EVOLUTIVE

En des circonstances particulières, un événement fait ressortir la structure profonde d'un individu. Nous nous enfonçons alors encore plus bas dans la main-mise de la nature,
puisqu'elle finit par révéler la structure dominante du moi. Les révélateurs sortent de la norme et se présentent sous forme d'occasions extrêmes, épreuves terribles, chocs, maladies, ou au
contraire période exceptionnelle de chance où une euphorie s'installe par une sorte d'excès de bonheur à gérer. Dans les moments rares de coïncidence extrême avec le non-moi ou au contraire
de conflit grave, la dominante s'impose et entraîne le moi à se montrer sous un jour profond où se mélangent les compulsions et les talents. J'aborde à nouveau la question du
mode répétitif sous un angle nouveau, et invite le lecteur à se retrouver dans une des catégories suivantes, ou dans une combinaison.
LES AFFECTIFS peuvent vouloir tout
réduire à des souhaits et des sentiments, et s'évertuer à résoudre leurs problèmes avec encore plus de souhaits et de sentiments, qu'on aura pris la peine de modifier. C'est une stratégie
catastrophique si l'origine de leur mal-être vient de la tendance affective, blessée, qui s'expose enfin dans sa nudité, et qui ne peut pas se racheter toute seule, par une simple
substitution d'objet.
(Travailler sur le moi, lâcher le non-moi, libérer l'image de soi du regard de l'autre).
LES PRAGMATIQUES s'acharnent à
des réalisations concrètes, et peuvent peiner à comprendre qu'une transformation provienne d'autre chose qu'un acte, qu'un fait, qu'une procédure. Même s'ils sont bloqués dans la vie à
cause de l'hyperactivité par exemple, ou de leur manque de vie subjective, ils voudront encore s'en tirer avec la même stratégie que celle qui les a mis dans l'embarras, une pratique, une
procédure chargée de résoudre magiquement leur problème, sans aller voir en profondeur l'attitude matérialiste qui les a plongés dans un mal-être, par négligence du ressenti. Une véritable
détermination intérieure, informelle, vigilante, ancrée, serait la bienvenue, mais ils la jugent impossible ou inadéquate, et veulent des faits là où seul le travail intérieur indique
l'issue.
(Travailler sur le moi, lâcher le comportement et l'idée de réussir, admettre la part du chaos
qui complète l'ordre du non-moi, découvrir le soleil intérieur).
LES RATIONALISTES ramènent leurs
stratégies à des méthodes et ne savent pas toujours tirer la leçon du ressenti, qui les embarrasse, les émotions étant souvent incontrôlables. Ils veulent s'en tirer en mettant de côté les
éléments qui ne s'intègrent pas dans leur vision personnelle, vision qu'ils travaillent à la perfection en évitant toujours les mêmes angles morts. Ils cherchent l'issue sur la carte et non
sur le territoire. Ils sont prêts à faire de nombreux sacrifices pour résoudre une situation en y appliquant leur logique étroite, et ils manquent de prendre en compte leur propre
yin.
(Accepter que le non-moi soit chaotique, élargir le moi, abandonner la volonté de contrôle, ne
pas refouler les émotions ni en avoir honte, libérer les émotions du passé, accueillir l'incertitude calmement).
LES EMOTIFS sont rivés à des
sensations harmonieuses et veulent changer, mais à condition de ne pas souffrir, ce qui est la plupart du temps franchement incompatible. Ils attendent des caresses, et, s'ils ne les
trouvent pas, caressent l'espoir de s'en sortir miraculeusement, ou par l'intermédiaire d'un autre (le petit remorqueur). Ils refusent les difficultés même si elles sont
nécessaires.
(Transformer le sentiment d'être victime, rechercher une image de soi indépendante des circonstances).
LES PSYCHIQUES font confiance à des
intuitions et à des rêves, à des projets et à des élans, et ne veulent agir que par inspiration et sans discipline, ce qui est insuffisant. Ils n'ont pas de critère décisionnel, et
naviguent dans un registre émotionnel large, qu'ils étendent encore à merveille pendant la crise, et savent passer du rire aux larmes dans la même journée sans s'en affecter. Mais ils
redoutent d'avoir à se structurer eux-mêmes, ce qui est louable d'un certain point de vue. En laissant faire, ils laissent le combat ouvert entre la Nature et l'évolution divine, et
prennent des risques considérables.
(Forger des structures, même provisoires, pour unir le moi et le non-moi, distinguer le moi
stable des inspirations et des élans).
NATARAJAN
Source : Guérir par l'éveil - supramental.fr
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LE RITUEL INUTILE

Si l'intelligence de l'aigle est donnée au pèlerin de l'absolu, il comprend que le rite n'est qu'un pis-aller, un rappel convenu
et lourd, d'une vérité toute simple: que chaque moment est sacré, que chaque instant est le souffle de Dieu.
En trahissant les fonctions génériques, qui rendent profane le passage du temps en le liant aux objets convoités et en le banalisant dans le conforme, le moi retrouve dans n'importe
quel contexte la présence divine, et n'a donc plus besoin de s'embarrasser de procédures rituelles. Il y verra d'ailleurs, un jour ou l'autre, avant de les abandonner, qu'elles étaient
investies de pouvoir magique, chargées de rassurer sur l'obtention de faveurs, rendues ainsi moins aléatoires, juridiquement établies en quelque sorte.
Toute forme de rite dépassé, il ne demeure alors que des pratiques pragmatiques, en général reliées à la gestion impeccable du corps, sur lesquelles on peut compter (sans renchérir)
pour des résultats concrets, tandis que les simagrées émotionnelles et intellectuelles qui sacralisent l'instant sur mesure, sont vues comme des contrefaçons, des manières ancestrales de se
donner le change sur une consécration qui n'en est pas une, mais qui peut passer pour telle, décorée de colifichets conceptuels et de rêveries héréditaires.
La vraie bhakti peut elle aussi se passer de tout decorum, éviter toute cérémonie, et s'exercer n'importe où et n'importe quand, sans autre calendrier que celui qui suit l'occurrence des
événements eux-mêmes. Certains éprouvent intensément le besoin de s'en remettre à Dieu dans les moments d'exaltation, comme pour les couronner par cette reconnaissance de leur origine dans
une offrande consciente pleine de gratitude, d'autres se rapprochent du Divin, sans tricher, sans rien demander, dans des moments difficiles, qu'ils acceptent, tout en s'arc-boutant sur le
projet évolutif qui permet d'endurer les pires souffrances.
Enfin, l'on peut en permanence sentir le souffle divin dans tous les événements de l'existence, si tous les pouvoirs planétaires ont été nettoyés de leurs survivances dynamiques,
l'aspect brut et générique de leur manifestation, à cheval entre le subconscient et le mental.
NATARAJAN
source : Cosmophilosophie

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :
" La relation particulière, c'est la détermination avec laquelle tu gardes ta prise sur l'irréel tout en t'empêchant de t'éveiller. Et tant que tu verras plus de valeur dans le sommeil que dans l'éveil, tu n'en lâcheras pas prise". (T18-II-5)

Vous pouvez rejoindre la famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés
dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !
Christalain
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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle
te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM