
« La sagesse ne consiste pas à donner toutes les bonnes réponses, mais à poser toutes les bonnes
questions ».
La nouvelle spiritualité est empreinte d'humilité et ne renferme aucune doctrine d'exclusivité. Il s'agit d'un système ouvert, en
croissance et en expansion continue, provenant de la vie même et de l'expérience cumulative de ceux qui la vivent. Le temps d'un Dieu dont les messages sont contenus dans un seul texte sacré, une
seule bible, une seule doctrine, est révolu. Ainsi, Les « conversations avec Dieu » ne doivent surtout pas se changer en « nouvelle religion ».
« Ces ouvrages ont une grande valeur - mais seulement en tant qu'expérience individuelle d'un être humain. Dans ce contexte, leur
valeur est inestimable. Changés en « texte officiel » ou en une source sacrée de quelque nouvelle forme d'expression spirituelle, ils pourraient s'avérer dangereux, Et vous
aussi » .
La nouvelle spiritualité ne condamne pas la religion traditionnelle car elle recèle malgré tout des trésors, elle cherche à
l'élargir, la rajeunir, l'inclure dans le processus par lequel la vérité divine est continuellement révélée. Elle nous invite à en examiner de façon critique chaque facette pour déterminer ce qui
a du sens, ce qui est fonctionnel ou pas. Elle s'ouvre à toutes les formes de recherche sincère et honnête de la sagesse.
« Ne tiens rien pour acquis, ne crois rien sur parole, et ne suis pas la foule parce que c'est ce qu'il y a de plus
facile ».
Quand viendra l'ère de la nouvelle spiritualité, les religions établies cesseront de lutter entre elles, elles ne s'imagineront plus
avoir toutes les réponses. Elles ne déclareront plus qu'une chose puisse exister en dehors de Dieu. Elles comprendront que le diable est un état d'esprit et auront la certitude de
l'omniprésence de Dieu, de la perfection universelle. Les gens se rassembleront dans un mouvement populaire « des droits civils de l'âme » pour élargir les esprits et non les
influencer. Ils mettront fin à l'oppression de l'humanité par sa croyance en un Dieu vaniteux, violent et vengeur. Ils retrouveront l'innocence des anges qui n'est pas basée sur l'ignorance mais
sur une vraie connaissance.
« Ce genre d'innocence née de la compréhension profonde a une pureté particulière que vous appelez
divinité ».
A l'ère de la nouvelle spiritualité, l'idée que la politique et la spiritualité ne font pas bon ménage sera abandonnée car de toutes
façons, la politique est notre spiritualité telle qu'elle est démontrée. L'humanité commencera à entretenir en commun une plus grande proportion de croyances fondamentales, ce qui instaurera une
norme plus uniforme d'expression politique dans le monde, et donc des risques de conflits amoindris. Eliminer Dieu de la politique n'est pas possible car la pulsion vers lui est cellulaire :
même les athées ne peuvent le neutraliser par le simple pouvoir d'un processus mental de négation : l'athéisme est une réaction apprise. Ainsi, les gouvernements qui ont tenté de l'éliminer
du paysage social se sont effondrés (comme l'union soviétique).
« Les membres de la société sauront clairement ce qui est dans leur intérêt commun et comment arriver à le déterminer sans
chamaillerie, ni querelles, ni batailles, et sans plus jamais de conflits violents ».
A l'ère de la nouvelle spiritualité, toutes les considérations économiques, mercantiles et commerciales feront partie d'une approche
systémique de la création d'un mode de vie et de la construction d'une société viable pour tout le monde. L'impact social et environnemental de chaque décision sera mieux pris en compte. Le but
des entreprises ne sera plus de rapporter des gains à ses propriétaires mais d'améliorer la qualité de vie humaine. La richesse sera définie non pas en tant que biens et pouvoirs, mais en tant
qu'accès et bonheur. Actuellement, biens des humains versent une somme énorme pour détenir des objets qu'ils n'emploient qu'une minuscule fraction du temps où ils les possèdent. Un même appareil
électroménager, par exemple sera utilisé en temps partagé avec un coût bien plus abordable pour chacun, et un impact écologique positif.
L'économie sera transparente et localisée avec des communautés autosuffisantes. Aucune quantité disproportionnée de richesse et de ressources sera retenue par une minorité et la pauvreté
n'existera plus. Il sera reconnu que les ressources naturelles appartiennent à tous. Des outils tels que le revenu minimum garanti, le logement à coût abordable, la médecine préventive et
l'éducation pour tous permettront d'éliminer une grande part de souffrance, de misère et de désespoir.
« Chaque être humain a droit aux choses fondamentales de la vie et à la capacité de survivre ».
L'éducation est l'outil le plus important qui puisse servir à la transformation de l'humanité. Dans ce domaine, les adultes
auront les outils nécessaires pour rendre aux enfants le don de leur propre imagination. Les jeunes ne seront plus obligés d'entrer dans d'impitoyables compétitions pour être « le
meilleur ». La coercition et la punition ne feront pas partie du processus éducatif car elles ne font qu'interrompre un comportement sans le modifier. On amènera les enfants à créer, plutôt
qu'à reproduire des programmes institutionnels. L'accent sera mis sur l'augmentation de la sensibilité, de la compréhension, de la compassion, de l'acceptation, de la célébration et de
l'appréciation des merveilles de la vie. Les enfants feront l'expérience de concepts de la vie avec un fait, une équation, une méthode ou une formule non pas à apprendre comme une fin en soi,
mais à utiliser comme un moyen : ils apprendront l'humanité avant d'apprendre une matière. Ils pourront se regrouper naturellement selon leur intérêt dans des communautés d'apprentissage,
quelque soit leur age, leur sexe, leur culture ou leur race.
« Les bons enseignants n'essaient pas de faire entrer des notions, mais plutôt de faire sortir quelque chose de chaque
étudiant ».
De telles transformations de la société pourront préfigurer ensuite la vision d'une civilisation hautement évoluées telle qu'elle a
été décrite dans le chapitre précédent. Pour l'heure, il est urgent de s'éloigner du précipice et pour qu'une réelle mutation s'opère, il est nécessaire que l'humanité atteigne une masse
critique. Celle-ci n'est pas très élevée, il suffit un faible pourcentage de la population (moins de 5 % ) pour déclencher un « effet domino ».
Ce qu'il faut à présent , c'est un petit nombre de gens désireux de devenir (dans leur pays, leur ville, leur village, leur
quartier, leur église, leur synagogue, leur temple, leur mosquée, leurs salles communautaires, leurs réunions de partis politiques et même chez eux) le premier domino.
A l'échelle individuelle, le processus d'évolution se déroulera bien plus rapidement pour ceux qui choisissent de
créer consciemment leur façon d'évoluer. Pour ceux qui se considèrent comme témoins, ce processus sera beaucoup plus lent. A l'échelle collective, la vitesse de ce processus dépendra de la
rapidité avec laquelle tous les « créateurs conscients » se trouveront les uns les autres pour co-créer leur avenir. Le temps des gourous et des prophètes isolés est révolu, de petits
groupes « d'activisme spirituel » se construiront partout dans le monde autour de l'idée qu'il doit y avoir moyen de faire autrement. Partout, les personnes qui se sentent appelées à ce
travail se découvriront les talents et les habiletés nécessaires, trouveront le temps et l'énergie.
« Dieu n'appelle pas les gens qualifiés , il qualifie les gens qui sont appelés ».
L'humanité s'éveillera d'un long sommeil et s'apercevra qu'elle a été trahie et minée par les agents même a qui elle avait
confié la sauvegarde de son bien-être : les individus, les organisations, les doctrines, les croyances qui devaient la libérer de ses souffrances.
Dès les prochaines années, des millions d'individus seront catapultés à la limite de leur conscience et de leur compréhension, peut-être même au bord du désespoir, mais pas au point de non-retour
au delà duquel la magie peut opérer. Ils déclareront leur appartenance à l'équipe de l'humanité et reprendront leur avenir à la vitesse de l'éclair.
« Ce jour là, vous remercierez et adopterez le Dieu de demain car c'est lui qui inspirera tout cela ».
CONCLUSION :
« La question n'est pas : quand allez-vous apprendre, mais quand allez-vous agir à partir de ce que vous avez déjà
appris ? »
La nouvelle spiritualité n'est pas pour demain penseront certains, pourtant, l'humanité se voit acculée devant un choix pressant. Soit
elle change un certain nombre de ses croyances, et donc de ses comportements, soit elle garde le cap actuel et se dirige vers l'autodestruction. Il ne s'agit pas là de vagues prophéties
astrologiques, mais de certitudes scientifiques. Tous les indicateurs sont passés au rouge au fil des années: bouleversements climatiques, pollution généralisée, massacre de la faune et de
la flore, explosion démographique, tarissement des ressources énergétiques, montée des extrémismes religieux et des nationalismes, augmentation de la peur et de ses corollaires : le
« tout-sécuritaire », l'extinction des libertés, le repli communautaire.
Il faut être naïf ou inconscient pour croire à l'avènement d'un monde de paix, de joie et de prospérité sans une modification profonde
de nos valeurs, un changement massif de conscience. Mais les grands dirigeants mondiaux rivalisent de cynisme en s'appliquant à nous persuader du contraire. Il existe pour eux un danger encore
plus important que l'agonie de notre planète : c'est la libération des gens et donc la remise en cause du pouvoir de contrôle des leaders, c'est le spectre de l'anarchie, de l'abolition des
privilèges. Le conservatisme et le retour aux anciennes valeurs sont remis à la mode, et pour cause : plus un peuple pense de façon uniforme et unanime, plus il est facile à diriger (et plus
la pilule est facile à digérer).
Il ne s'agit pas de renoncer à toutes les valeurs passées, ni à celles d'avant-garde d'ailleurs, mais seulement de se souvenir de ce
qui fonctionne ou pas selon ce que nous cherchons à faire et à être (et généralement, l'homme cherche à être heureux). Comme on l'a vu précédemment, l'homme a la fâcheuse manie de tout juger, y
compris ses proches, tout étiqueter et ranger dans des cases. « Si les conservateurs ont tort, alors les libéraux ont raison ». C'est « bien » ou c'est « mal »,
c'est noir ou blanc...etc. Cette bipolarisation intellectuelle héritée de nos vieilles croyances limite fortement notre vision de la vie. Une conscience supérieure permet de faire
cohabiter deux vérités apparemment contradictoires car finalement, tout n'est question que de perspective. Pour reprendre un exemple de la trilogie CAD, les évolutionnistes comme Darwin ont eu
raison de croire que la vie s'est élaborée progressivement au fil des millénaires, mais du point de vue de Dieu (et des créationnistes) pour qui le temps n'existe pas, le monde a été crée en un
clin d'œil.
Une grande part de l'humanité s'est laissée endormir pour ne pas voir toutes les contradictions des anciennes croyances qui dirigent
sa vie. En occident, la population est bercée par la promesse du miracle technologique censée résoudre tous ses problèmes. Pourtant, malgré les téléphones portables, les appareils photos
numériques, la télévision par satellite, l'accès à internet ou les automobiles bourrées de gadgets, les gens ne sont pas plus heureux qu'il y a cinquante ans. Manifestement, il y a quelque chose
qui ne tourne pas rond. Certes, une fois de plus, toutes ces technologies ne sont ni « bonnes », ni « mauvaises » en soi, tout dépend de la façon dont elles sont utilisées. La
télévision, par exemple nous apporte le meilleur comme le pire, la question est de savoir quelle est l'indépendance d'esprit, le sens critique de ceux qui la regarde et leur résistance à la
manipulation mentale.
A toutes les époques, des voix se sont élevées pour tenter de nous réveiller. Qu'ils soient scientifiques, philosophes, écrivains,
réalisateurs, chanteurs, chercheurs, ou artistes, des hommes ont cherché à nous communiquer une plus grande vision de la vie, l'existence d'une plus grande réalité et le cas échéant, d'une moins
grande souffrance. Certes, le monde a évolué, mais de manière unilatérale et déséquilibrée entre la science de l'objet et la science de l'âme, entre le savoir-faire et le savoir-être. A l'heure
actuelle, une nouvelle vague semble enfin parvenir à trouver un écho. Je ne connais pas tous les auteurs qui sont cités dans l'œuvre de Neale car ils sont nombreux (et pas toujours traduits en
français). Cependant, pour avoir étudié certains d'entre eux, ainsi que d'autres messagers non évoqués par Neale, je peux affirmer que de nombreuses idées fondamentales, voir révolutionnaires
sont enfin partagées à travers le monde. Quand allons-nous les entendre ?
Il est vrai qu'il n'est pas toujours facile de reconnaître leurs parentés compte-tenu des différences de style, de mots, de
contexte, de culture.
« Il n'y a pas d'autres chemins que celui qu'on trace en
avançant ».
On pourra objecter qu'il s'agit là de belles théories, de simples mots, d'utopie. Effectivement, les livres de Neale
n'apporteront pas forcément l'effervescence escomptée à leurs lecteurs. Certains d'entre eux préféreront peut-être gravir les montagnes de la connaissance et de la vérité par d'autres versants,
d'autres approches. Dans ce cas, ils n'auront rien perdu et auront alors une idée plus précise de ce qu'ils recherchent. Ils ne tarderont pas à trouver le « bon messager ». Quand
l'élève est prêt, le maître apparaît.
Même si les écrits de Neale nous enthousiasment, il ne faut pas croire qu'il suffise d'une lecture pour transformer sa vie (dans le
cas où on le souhaite bien sûr). C'est sans compter sur l'incroyable inertie de notre psychisme avec ses habitudes, ses traumatismes, ses croyances et ses valeurs incrustées depuis la plus tendre
enfance. La personne motivée saura intuitivement qu'il est nécessaire de revenir régulièrement sur l'œuvre, de repenser sa vie à chaque instant en se tournant vers l'intérieur. On peut
parler d'un véritable processus de reprogrammation et d'intégration, de la genèse d'une expérience spirituelle qui se prolonge aussi longtemps qu'on le désire. En effet, comme le dit Neale,
l'accomplissement du Soi n'a pas de fin. Un maître a dit un jour qu'il valait mieux voyager plein d'espoir que d'arriver au but, il ne croyait pas si bien dire : Sitôt le but atteint, un
autre but nous appellera car le voyage est sans fin. L'essentiel est de vivre consciemment chaque expérience et de se demander si elle nous a aidé à grandir, si elle nous permis d'exprimer une
version plus grande de nous même. Celui qui atteint la maîtrise choisit chacune de ses expériences. Nous pouvons tous devenir des maîtres, c'est la promesse de
DIEU.
En attendant, même si le chemin est encore long. Je remercie vivement Neale de nous avoir fait partager son expérience, il est
vrai, extraordinaire. Ses conversations avec Dieu transforment doucement mais sûrement la vie dans un sens positif, ce qui prouve à mes yeux leurs valeurs. Lire ces merveilleux
dialogues constitue pour les gens réceptifs une véritable expérience spirituelle. Je terminerai donc par cette citation du grand maître indien Sri Aurobindo :
« La valeur d'une expérience se mesure à son pouvoir de transformation de la
vie ».
Et si vous ne deviez retenir qu'une phrase dans ces livres extraordinaires, je vous conseillerais de retenir celle-ci :
« Nous sommes ce que nous croyons être ».
Christalain - 2004.
A suivre : Postface: 5 ans plus tard, quel regard sur ces conversations avec Dieu ?
La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :
" La relation particulière, c'est la détermination avec laquelle tu gardes ta prise sur l'irréel tout en t'empêchant de t'éveiller. Et tant que tu verras plus de valeur dans le sommeil que dans l'éveil, tu n'en lâcheras pas prise". (T18-II-5)

Vous pouvez rejoindre la famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés
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A bientot !
Christalain
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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle
te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM