CHAPITRE 9 : LE CORPS

Comme on l'a vu dans le chapitre consacré à la nature de l'âme, celle-ci utilise le corps et le mental comme outils d'expérimentation, le corps étant la partie la plus dense, la plus en contact
avec le monde de la matérialité. Cela n'enlève rien à sa valeur, bien au contraire, chaque partie ayant sa fonction créatrice d'égale importance.
La matière du corps est une création de la pensée pure, de l'aspect supérieur du mental. C'est une agglomération d'unités énergétiques
qui sont remplacées à mesure que leurs énergies sont dépensées. Ce sont en quelque sortes de micro-transformateurs. Le mental crée le corps à partir de l'idée qu'il se fait continuellement
de qui nous sommes, ce qui fait que chaque cellule du corps change en quelques années :
« Tu n'es, littéralement, pas la même personne
qu'il y a quelques années ».
C'est pour cette raison que les pensées de maladie ou de négativité sont traduites sous forme physique, comme le résume habilement cette expression anglaise : « what's the
matter ?». (matter = matière = problème). Toutes les maladies sont crées par soi-même, leurs origines sont à la fois alimentaires (toxines, poisons, tabac, alcool, matières
grasses ou appauvries...) mais aussi mentales (colère, haine, inquiétude, peur...). Dans tous les cas, ce sont les cellules qui sont attaquées. Le problème réside dans le caractère
quasi-irréversible des effets physiques de la pensée négative. De surcroît, le manque d'exercice est un facteur d'affaiblissement supplémentaire chez bien des humains. Il vaut donc mieux plus que
jamais prévenir que guérir en matière de santé corporelle.
« Les conditions dans lesquelles tu demandes à ton corps de survivre sont horribles. »
« Dieu » affirme que le corps était conçu pour durer indéfiniment, comme un magnifique instrument de sa création. S'il s'effondre après quelques décennies, c'est un choix humain, c'est
une manière limitée de concevoir la vie.
Il est donc important d'écouter et d'observer son corps pour le connaître, le comprendre et en faire l'expérience dans les meilleures
conditions.
« La santé est une déclaration d'entente entre
votre corps, votre esprit et votre âme ».
L'âme parle par le corps en donnant une expérience de la vérité à un moment précis (le corps renferme le présent). Si écouter ses sentiments permet de connaître sa vérité sur un sujet, écouter le
corps permet de vérifier rapidement cette connaissance, c'est ce qu'on appelle familièrement le « test du ventre ».
Pour garder un corps en bonne santé, il est important, en plus d'une alimentation équilibrée, d'effectuer quotidiennement de l'exercice physique, pour se sentir vivant, faire partie de la vie et
donc se rapprocher du créateur. La notion de sport « compétition » n'est pas évoquée car la performance physique n'est pas l'objectif de l'âme. Le corps est un système énergétique
que l'on peut diriger et maîtriser à des degrés divers et cette maîtrise dépend de notre évolution (la plus grande maîtrise étant atteinte par les yogi).
« L'exercice, c'est la méditation du corps ».
Tout objet physique de l'univers, et donc toute personne, émet continuellement de l'énergie dans toutes les directions, comme un signal radio. Celui-ci voyage a travers l'univers sans jamais
s'éteindre. Ainsi, chaque parole, chaque pensée ou chaque action colore cette énergie, en change la vitesse, la longueur d'onde, la fréquence. Toutes ces énergies se mixent, s'entrecroisent, se
tissent pour former des motifs d'une incroyable complexité , c'est la matrice universelle . L'expression « envoyer de bonnes vibrations » correspond bien à une réalité.
La psychologie populaire appelle cette matrice « la conscience collective », elle affecte tout ce qui se passe sur la planète : la paix, la guerre, la maladie, les
bouleversements géophysiques...
CHAPITRE 10 : LE PROCESSUS DE CREATION
Selon la loi de l'attraction, ces innombrables énergies sont attirées l'une vers l'autre, les pensées semblables s'attirent, s'agglutinent. Les vibrations s'alourdissent et ralentissent et finissent par devenir matière, c'est le processus de création. Cette synergie explique l'efficacité de la prière unifiée.
« Le plus grand secret, c'est que la vie n'est pas un processus de découverte, mais de création ».
Il existe 3 niveaux de création à l'échelle humaine : le premier niveau est la pensée, sous forme de concept, d'idée ou de
visualisation. Tout ce qui existe sur terre et dans l'univers est issu d'une pensée. Le second niveau est la parole, c'est à dire la pensée exprimée ; celle-ci est plus dynamique, donc plus
« créative », elle affecte l'univers avec plus d'impact. Enfin, le troisième niveau est l'action qui représente la parole exprimée, en mouvement, c'est l'expérience de Dieu en
création.
« Tout ce que tu vois dans ton monde est le résultat de l'idée que tu t'en
fais ».
Le processus de création comprend la foi absolue, ou la connaissance au delà de l'espoir (savoir une certitude par une intuition
claire) car il est impossible de penser, de parler et de faire une chose à laquelle on ne croit pas vraiment. D'ailleurs, le fait de considérer une création comme acquise et d'être reconnaissant
par avance est un signe infaillible de maîtrise.
S'il y a un aspect de sa création (de sa vie) que l'on apprécie pas, il faut l'assumer sans le condamner car cela équivaudrait à rejeter une part de soi-même, puis proclamer une nouvelle réalité,
faire un nouveau choix.
« Ta vie est toujours le résultat de tes pensées à son égard, y compris la pensée évidemment créatrice
selon laquelle tu obtiens rarement ce que tu choisis ».
Mais réfléchir, faire des jugements de valeur et des choix est difficile car on ignore souvent la bonne réponse à une question
ou quel est le meilleur choix. Mais c'est alors dans ce cas que le Soi peut se créer en prenant une décision qui ne vient d'aucune connaissance préalable, c'est la pure création. La
plupart des hommes préfèrent laisser les autres décider pour eux : les prêtres, les politiciens, les artistes, les leaders...Ce sont des créateurs de l'habitude des autres. Ils ne veulent
pas avoir à penser et vivent à un niveau corporel. Ils ne lisent presque jamais de livres ou ils pourraient apprendre quelque chose d'instructif, mais connaissent par cœur le programme TV.
« On célèbre rarement celui qui choisit de suivre sa vérité personnelle. En fait, c'est tout le
contraire ».
La pensée et la parole étant créatives, les mots que l'on pense ou expriment sont d'une grande importance, surtout s'ils sont répétés.
Ainsi, l'acte de vouloir une chose la repousse loin de nous. Par exemple, lorsque l'on dit : « je veux du succès », l'univers répond : « d'accord, tu en veux » et
nous faisons l'expérience du « vouloir ». Il vaut mieux alors dire : « j'ai du succès » pour produire la réalité choisie.
« S'il y a une chose que tu choisis de vivre dans ta vie, ne la désire pas,
choisis-là ».
L'homme a beaucoup de difficultés à créer la réalité qu'il choisit pour plusieurs raisons :
- Il ne croit pas pouvoir avoir ce qu'il choisit.
- Il ne sait pas toujours quoi choisir.
- Il veut à l'avance des garanties sur ses choix.
- Il change sans cesse d'idée. Et surtout :
- Il essaie sans cesse de se figurer ce qu'il y a de « mieux » pour lui.
Dans ce dernier cas, ses choix sont prudents, ses décisions s'éternisent et il peut se noyer dans une mer d'attente en perdant son
temps. La vie est une déclaration ou chaque décision consciente devrait affirmer qui l'on est : une vie vécue au hasard est une vie de réactions inconscientes. La réaction n'est qu'une
action déjà accomplie :
« Lorsque tu «ré-agis », tu évalues l'information qui entre, fouilles ta mémoire à la recherche de la
même expérience ou presque, et agis de la même façon qu'avant. C'est un travail de l'esprit, et non de l'âme ».
L'âme crée et l'esprit réagit, elle cherche intuitivement la circonstance parfaite qu'il faut à chaque instant pour guérir d'une
pensée fausse et nous donner l'expérience de ce que nous sommes vraiment. Elle comprend ce que l'esprit ne peut concevoir et s'exprime par les sentiments, d'où l'utilité de les écouter et
les respecter au moment des grandes décisions. Il faut remplacer la REACTION par son anagramme la CREATION :
« Ignore ton expérience antérieure et sois dans l'instant. Sois ici, maintenant...afin de te recréer à
neuf ».
Dans l'univers, le fait « d'avoir » ne produit pas le fait « d'être », c'est le paradigme inverse qui est
vrai : « être-faire-avoir ». Le processus de création consiste à examiner ce que l'on veut avoir, de se demander ce que l'on serait si on l'avait, puis directement de l'être. Le
fait de décider à l'avance ce qu'on choisit d'être (y compris être heureux) provoque cet état dans notre expérience.
« Tous les états d'être se reproduisent ».
Nous pensons ne pas désirer les événements désagréables qui nous arrivent, pourtant, ils sont souvent tous crées de manière
inconsciente, attirés vers nous par le soi pour nous permettre d'avoir les conditions exactes, les occasions parfaites de vivre que l'on voulait pour notre projet d'évolution.
« A un certain niveau, tu as créé tout ce que tu dis détester et, l'ayant crée, tu l'as choisi ».
Rien n'arrive donc par accident et les coïncidences n'existent pas dans l'univers.
Si l'on écoutait la partie la plus pure de notre âme, les décisions seraient faciles et joyeuses car les choix seraient les plus élevés. Mais nous sommes en 3 parties nous effectuons souvent des choix qui ne coïncident pas aux 3 niveaux simultanément : Le corps veut une chose, l'esprit en cherche une autre et l'âme en désire une troisième. Les résultats produits sont alors mitigés. Lorsque l'être est unifié, le processus de création fonctionne pleinement dans l'harmonie :
« Dieu se fait chair. C'est alors que l'âme se connaît elle-même dans sa propre expérience ».
CHAPITRE 11 : LES RELATIONS

Les relations avec les autres nous permettent d'exister dans l'univers relatif en tant que quantité connaissable, identifiable. Elles
nous appellent à créer, à exprimer et vivre des visions toujours plus grandioses de nous-même. En fait, seules les relations personnelles permettent de construire ce que nous sommes
vraiment. La relation à tous les êtres a été crée pour être l'outil parfait de l'œuvre de l'âme, c'est pourquoi toute relation personnelle est sacrée.
« Dans une relation, tu n'as aucune obligation, tu n'as que des occasions ».
« La personne la plus aimante est celle qui est centrée sur le soi ».
« Tant que tu t'inquiéteras de ce que les autres pensent de toi, tu seras en leur pouvoir ».
Les hommes ont surtout des problèmes avec leurs relations amoureuses : si elles « échouent » (dans le sens ou elles
n'ont pas produit ce qu'on voulait), c'est parce qu'on y rentre pour la mauvaise raison. Maintenir une image « idéale » de soi-même pour ne pas décevoir l'autre impose une grande
pression, jusqu'à que l'on ne puisse plus remplir les rôles auxquels on a été assigné. Se sentir et se déclarer « complet » grâce à l'autre nécessite souvent l'abandon d'une grande part
de soi-même. Le ressentiment et la colère finissent par monter et l'on finit par reprendre son moi véritable, à agir selon ce que l'on est vraiment. Le partenaire déclare alors « que
l'on a vraiment changé ».
« Le but de la relation n'est pas d'avoir quelqu'un qui pourrait te compléter, mais d'avoir quelqu'un avec qui tu pourrais
partager ta complétude ».
La difficulté consiste à vivre de façon sensée dans ce paradoxe (une « divine dichotomie »): Nous n'avons besoin de
personne en particulier, et sans quelqu'un d'autre, nous ne sommes rien. La seule épreuve véritable de nos relations mesure a quel point nous sommes à la hauteur de notre idée, de notre espoir et
de notre rêve le plus élevé , pas celui de l'autre. En fait, dans un partenariat, on finit par découvrir que le tout est moindre que la somme des parties. Le choix le plus élevé que l'on
peut faire dans une relation est celui qui nous fait le plus grand bien.
« Ce que tu fais pour ton soi, tu le fais pour un autre et ce que tu fais pour un autre, tu le fais pour toi. C'est parce que toi
et l'autre ne faites qu'un ».
Des personnes bien intentionnées essayant de faire le « bien » en fonction de l'autre (pardonner rapidement, être
compatissant, ignorer certains comportements) se retrouvent aigries et méfiantes envers leurs croyances (souvent religieuses) car bien souvent l'autre se montre ingrat (abus continuel, mauvais
traitement). Dieu n'exige pas de souffrance, même au nom de l'amour, il nous demande seulement de s'inclure parmi ceux que l'on aime et même de s'accorder la première place.
« Traiter les autres avec amour ne veut pas dire nécessairement les laisser faire tout ce qu'ils veulent ».
Ce n'est pas la durée d'une relation qui en fait la qualité : notre tâche n'est pas de rester en relation le plus
longtemps possible mais de faire l'expérience de qui nous sommes vraiment, toutefois :
« Les relations personnelles à long terme présentent de remarquables occasions de croissance, d'expression et de
satisfaction mutuelle et, en soi, c'est une récompense ».
Ce n'est pas non plus le statut social d'une personne (sa renommée, sa richesse..) qui garantit la réussite d'une relation. Tout
le monde a quelque chose à nous enseigner et à nous apporter, et réciproquement, toutes les personnes qui l'on côtoie sont venues recevoir un présent de notre part :
« Sois un cadeau pour tous ceux qui entrent dans ta vie, et pour tous ceux dans la vie desquels tu entres. Prend garde de ne pas
entrer dans la vie d'un autre si tu ne peux être un cadeau ».
Bien sûr, selon son but, il peut être utile de chercher la compagnie d'êtres ayant une conscience supérieure et une grande sagesse,
mais dans tous les cas, les meilleures relations sont celles ou la visibilité est totale, ou chacun dit la vérité sans rien cacher à l'autre, sans rien retenir de ses émotions ou ses pensées. On
attend souvent trop longtemps avant de dire aux autres qu'on les aime.
« le temps que l'on passe avec une personne serait glorifié si on savait que c'est la dernière fois qu'on la
voie ».
Toutes ces vérités sont valables quelque soit la nature de la relation (en famille, en amitié ou en amour), mais comme nous le verrons
sur le chapitre consacré aux relations spécifiquement amoureuses, elles sont moins faciles à entendre lorsque de fortes émotions rentrent en jeu, pourtant, Dieu l'affirme :
« Je ne vous ai envoyé que des anges ».

L'amour en soi est éternel mais les expériences terrestres de l'amour sont temporaires, ce
sont des expressions immédiate de l'amour. En évoluant, l'âme en prend conscience et se rappelle plus facilement que tout ce qu'elle aime dans la vie physique est éphémère, transitoire.
Comprendre cela lui permet d'aimer « à fond » ce qu'elle aime au moment où elle l'aime, tout en sachant que l'expérience est temporaire.
Les gens prononcent la phrase « je t'aime » mais plusieurs ne comprennent pas ce que signifie vraiment aimer
et confondent avec « j'ai besoin ». On ne peut aimer une personne « beaucoup » et une autre « un peu » : l'amour véritable est ou n'est pas, il n'est pas
conditionnel et s'avère encore moins quantifiable. L'amour est donc un vrai défi humain.
« Pour le soi, le critère n'est pas de gagner ou perdre, mais seulement d'aimer ou d'échouer à aimer...dans
toutes les relations humaines, il n'y a qu'une seule question pertinente : que ferait l'amour à présent ? ».
Comme on l'a vu dans le chapitre sur les relations , celles-ci sont rarement utilisées pour leurs fonctions
originelles et la confusion est encore plus grande au sein des relations amoureuses. La plupart des gens entrent en relation « amoureuse » pour mettre fin à la solitude, remplir un
vide, recevoir de l'amour et même apaiser leur ego, leur déprime ou soulager l'ennui. Même s'ils « tombent amoureux », il s'agit le plus souvent d'une réponse à l'accomplissement d'un
besoin. Il y a échange tacite, transaction : « je t'échangerais ce que j'ai si tu me donnes ce que tu as ». Il n'y a rien de « mal » en soit à tomber amoureux
à répétition et reproduire ainsi des comportements passés mais :
«...si tu veux former une relation permanente avec quelqu'un, tu ferais bien d'y penser un peu
plus ».
Dans cette optique, il faut que les parties s'entendent sur le but de la relation :
créer une occasion et non une obligation de croître, d'exprimer pleinement le Soi et son potentiel, de guérir des pensées fausses et finalement rencontrer Dieu par la communion de 2
âmes.
Dans ce cas, la relation démarre du bon pied, ce qui n'empêchera pas les moments difficiles et les défis :
en fait, des occasions et des cadeaux à condition de ne pas voir le (la) partenaire comme un(e) ennemi(e).
« Les gens ont tendance à voir en eux même ce que nous voyons en eux. Plus grandiose est notre vision, plus
grande sera leur volonté d'atteindre et d'exposer la part d'eux-mêmes que nous leur avons montrée ».
L'institution actuelle du mariage est une tentative humaine de création de l'éternité en
déclarant des partenaires « à vie », mais elle n'as pas engendrée un amour « illimité » et « libre » alors que c'est là notre vraie nature. Toute construction
artificielle, morale, religieuse, sociale...qui enfreint cette nature représente une atteinte contre notre liberté, mais nous avons abandonné celle-ci pour la sécurité, tout comme l'on se réfugie
dans l'état « providence ».
Le mariage humain est donc la proclamation de la peur et non de l'amour, il réduit celui-ci à une promesse, une garantie, que souvent on ne peut tenir et menant à une vie de « désespoir
tranquille » (voir les statistiques sur les divorces). A moins de prédire l'avenir, on ne peut rien promettre avec sincérité car la vie est un processus de création continuel, pas un
processus de découverte.
« Te trahir toi-même afin de ne pas trahir quelqu'un d'autre est la plus haute des
trahisons ».
Le mariage est aussi une façon d'affirmer : « cette relation est particulière.
Je tiens à elle par-dessus toutes les autres ». Il est alors important de se demander si cela permet de se recréer dans la prochaine image la plus grandiose de qui nous sommes
vraiment. Les maîtres spirituels, qui sont rarement mariés savent qu'aucune personne n'est plus spéciale qu'une autre et c'est aussi l'attitude de Dieu dont l'amour est inconditionnel et
illimité. Ainsi, ces unions « bénies » nous entraînent souvent vers l'amertume, la colère et le regret. Donner de la liberté à une personne n'augmente pas le danger, mais au contraire
l'écarte.
« Qu'il y ait des espaces dans votre intimité. Les piliers qui soutiennent une structure sont écartés, et les
cordes du luth sont séparées, bien qu'elles frémissent de la même musique ».
Il est cependant possible de concevoir un mariage dont les vœux seraient modifiés et qui permettrait aux 2 partenaires de décider et de déclarer, de créer et d'exprimer, de vivre et d'accomplir l'idée la plus élevée qu'ils se font de qui ils sont vraiment. C'est le but véritable de toute relation, amoureuse ou pas : celui d'être sans limite. Encore faut-il surmonter les 3 grandes barrières à l'amour : le besoin, l'attente et la jalousie.
Le besoin, c'est croire qu'il faut posséder quelque chose à l'extérieur de soi-même que l'on n'a pas encore pour être heureux , et c'est chercher à l'acquérir par un échange appelé « amour ». Cette attitude provient d'un mythe profondément ancré dans la psyché humaine : Dieu a des besoins et son amour est conditionnel. Or Dieu n'a aucun besoin et l'homme non plus car il est fait à sa ressemblance, son bonheur le plus complet se trouve en lui-même mais il ne le croit pas et donc ne le cherche pas à l'intérieur.
L'attente, c'est avoir l'idée qu'une autre personne se comportera d'une façon précise, se manifestera sous la forme que l'on attend, ce qui réduit la liberté, essence de l'amour :
« Lorsque vous aimez quelqu'un, vous lui accordez la liberté totale d'être qui il est, car c'est la plus belle
chose que vous pouvez lui offrir ».
La jalousie provient d'un accaparement de l'amour de Dieu par les hommes, chaque peuple,
chaque église se proclamant le seul élu de Dieu. Elle prend bien des formes dans l'expérience humaine : on peut être jaloux de son partenaire, mais aussi de son emploi, de ses passe-temps,
de ses amis et même de certains détails dérisoires. Il faut comprendre que la vie n'a rien a voir avec ce que l'on en tire, et tout à voir avec ce que l'on y met : on peut aimer les autres
sans rien exiger d'eux. Il faut d'abord se débarrasser du besoin. Il n'est pas nécessaire d'abandonner l'amour d'une personne pour en aimer une autre :
« Ne pouvez-vous pas aimer plus d'une personne à la fois ? ».
Dans cette perspective, il est important d'être sincère et honnête et déclarer clairement,
immédiatement à l'autre que l'on aime une autre personne.
« Le fait de dire à quelqu'un qu'on aime une autre personne n'est pas de l'infidélité. C'est de l'honnêteté, et
l'honnêteté est la forme d'amour la plus élevée ».
Accepter que la personne aimée se trouve dans les bras d'un autre n'est sans doute pas
facile, mais c'est un signe de croissance que de rester en paix malgré cela, de ne pas interrompre sa vie, ou celle d'un autre comme tant de personnes l'ont fait. La liberté est un concept
fondamental de la vie, donc de Dieu : tous les systèmes (notamment le mariage tel qu'il est envisagé) qui réduisent, affectent, ou éliminent la liberté vont à l'encontre de la vie même.
Heureusement, on peut toujours transformer une relation et régler avec compassion les différents qui existent :
« ..Tu ne peux pas mettre fin à une relation, tu ne peux que la modifier. Tu es toujours en relation avec
tout le monde. La question n'est pas de savoir si tu as une relation, mais quel genre de relation tu as. Ta réponse à cette question affectera ta vie à jamais - et, en effet, pourrait
véritablement changer le monde ».
CHAPITRE 13 : L'EXPERIENCE
SEXUELLE

L'image du sexe que se font beaucoup d'êtres humains est une des conséquences des récits culturels et religieux profondément ancrés en
eux. Le sexe a été réprimé, couvert de honte par les codes moraux, les tabous sociaux et les conventions. Pourtant, l'énergie qui sous-tend le sexe est celle qui sous-tend la vie , celle qui
engendre l'attraction et le désir de ne faire plus qu'un avec l'autre.
« Tu n'as pas à cacher ton corps ni ses fonctions, ni l'amour que tu leur portes, ni votre amour les uns envers les autres ».
L'usage du sexe, comme celui de toutes les « bonnes choses » n'a rien d'immoral. On peut cependant en détruire l'innocence et la part la plus pure si on l'utilise pour le pouvoir, la
domination ou la gratification de l'ego. Le but est d'apporter la joie et l'extase la plus élevée dans le don et le partage, c'est à dire l'amour. Mais le sexe sans amour est une expérience comme
une autre que chaque personne peut faire autant de fois qu'elle veut, jusqu'à qu'elle décide de changer d'expérience.
Deux sexes ont été crées pour la même raison que le yin et le yang en toutes choses, pour créer la polarité nécessaire à l'expérience de la vie telle qu'on la connaît. L'expression sexuelle
est le résultat d'un éternel processus d'attraction et d'un flux rythmique d'énergie qui alimente toute la vie. La procréation est donc l'heureux effet secondaire de l'expérience sexuelle et non
sa fonction logique.
« L'idée que le sexe ne serve qu'à faire des bébés est naïve...et que le sexe doive s'arrêter lorsque le dernier enfant est conçu, est pire que naïf. Cela viole la nature
humaine ».
L'espace est rempli de vibrations personnelles entremêlées qui forment un tissu d'une complexité inouïe, un champ énergétique puissant dans lequel nous vivons : « la
matrice ».
Lorsqu'un homme et une femme se rencontrent, ils émettent chacun leur propre énergie. Celles-ci se rencontrent à mi-chemin entre les 2
et s'unissent, se combinent pour former une troisième entité énergétique. Ils sont reliés à ce corps d'énergie par « un cordon » , qui lui même est relié à la matrice qui
l'alimente. Même physiquement à distance, ils sentent cette expérience commune qui est leur vérité, ils sont attirés par elle et donc l'un par l'autre. L'expérience métaphysique du corps
intermédiaire est appelée à se transformer en expérience physique. Plus ils se rapprochent, plus la corde d'énergie qui les relient est épaisse, plus l ‘énergie est intense et plus le
désir s'accroît. Puis c'est le contact physique qui s'opère mais ils voudraient se rapprocher encore, occuper le même espace, se fondre l'un dans l'autre pour devenir ce corps intermédiaire
sous forme physique... : c'est l'acte sexuel.
« Les 2 sont devenus un, et une troisième entité est souvent crée à partir des 2...ainsi, une image extérieure du corps intermédiaire se crée...ils ont littéralement créé de la
vie ».
Qu'il s'agisse de sexe sans amour, de sexe bizarre ou de sexe gay et de n'importe quelle action humaine, Dieu n'a aucune exigence et ne porte aucun jugement (une fois de plus, le bien et le
mal n'existe pas). Il fait seulement remarquer qu'au sein des sociétés évoluées, aucune action engageant quelqu'un d'autre n'est entreprise sans son consentement et sa permission, et qu'aucune
action qui fasse souffrir ne mène à une évolution rapide. C'est à nous de faire le choix si l'on veut être le créateur de sa vie. Le problème est différent avec les enfants qui apprennent
pendant de longues années qu'ils doivent avoir honte de leurs parties sexuelles , qu'elles doivent être cachées, niées, et porter des noms ridicules (zézette, foufoune...etc). Ils
répondent ensuite à leurs besoins les plus nouveaux et les plus urgents de façon malhabile ou inconvenante.
« ...Beaucoup trop d'entre eux entament leur vie d'adulte accablés de tabous sexuels, d'inhibitions et de complexes à tout casser ».
Dans les sociétés éclairées, la visibilité est totale dans chaque famille où la nudité est naturellement correcte et les activités sexuelles non dissimulées aux yeux des enfants car
elles sont une expression complètement normale et correcte de la joie de l'amour. Une telle ouverture représenterait un choc culturel trop grand pour la plupart de nos sociétés
actuelles.
« Vous pouvez qualifier ces sociétés de « primitives ou païennes », mais il est possible d'observer que dans de telles sociétés, le viol et le crime passionnel sont pratiquement
inexistants, la prostitution est considérée comme risible et absurde et les dysfonctions sexuelles sont choses inconnues ».
CHAPITRE 14 : LA VIE APRES LA
VIE
Lorsque nous sommes dégagés de notre corps, c'est à dire physiquement « mort », nous réalisons immédiatement que cet état d'être
n'est pas l'expérience redoutée dont on entend parler, mais une expérience merveilleusement glorieuse qui s'est mainte fois répétée.
« Etre qui nous sommes vraiment » est notre plus grand défi mais nous avons autant de chances que nous voulons pour gravir
les niveaux de conscience. Si notre niveau actuel nous convient, nous pouvons y demeurer autant de fois qu'il nous plaira, quelque part parce que nous adorons le drame, la douleur, le mystère et
le suspens. La réincarnation est donc une réalité, et même une « évidence » divine :
« Il est difficile de croire qu'il reste un doute à ce propos../..Il y a eu tant de rapports provenant de sources tout à fait fiables, d'expériences de vies
passées ».
L'âme sait très bien qu'il n'est pas tragique de quitter le corps car à bien des égards, la tragédie, c'est d'être dans le corps. Si elle voit clairement que le fait de rester ne sert pas son
programme supérieur (évoluer à travers ce corps), elle part et rien ne peut l'arrêter. Souvent, le mental (l'ego) ne veut pas « mourir » et ordonne au corps de résister, ce qu'il
fait avec joie car lui non plus ne veux pas mourir et tous deux sont encouragés par le monde extérieur dans cette stratégie. Cela ne fait que retarder quelques temps le départ de l'âme si son
désir n'est pas trop urgent.
« L'âme entrevoit la mort de façon différente et c'est la source d'une grande partie de la frustration et de l'anxiété qu'on ressent dans sa vie »
Après la « mort », ou plutôt entre 2 vies terrestres, nous continuons de créer notre vie car nous ne pouvons pas mourir. L'âme apprend très vite qu'elle peut aller n'importe où à la
vitesse de sa pensée, et même à plusieurs endroits à la fois sans difficultés ni confusion. Contrairement a la vie physique ou il existe un délai entre la pensée et l'expérience, les résultats
sont instantanés. L'âme apprend donc vite à surveiller attentivement ses pensées car elle en fait immédiatement l'expérience.
« Si les âmes matérialisées apprenaient à maîtriser leurs pensées aussi rapidement et efficacement que les âmes spiritualisées, toute leur vie
changerait ».
Dans le corps, le délai entre la pensée et la création peut s'étaler sur des jours, des semaines ou des années, ce qui crée l'illusion que les chosent nous arrivent alors que nous en sommes
toujours la cause. Cet « oubli » fait partie du processus (voir chapitre sur la création).
Hors du corps, la création est immédiate car nous sommes également hors du paramètre du temps, qui n'est qu'une question de
perspective (voir chapitre sur le temps). « Mourir » revient à se glisser dans la conscience du macrocosme ou aucune séparation n'existe, ou il n'y a ni temps ni espace, ni ici et là,
ni avant ou après. Un tel élargissement de la compréhension rendent alors très clair les aspects les plus complexes de la vie et répond à beaucoup de nos questions.
« Puis de nouveaux mystères s'offriront à ta contemplation. A mesure que tu te déplaceras sur la roue cosmique, il y aura des réalités - des vérités - de plus en plus
grandes ».
La « mort » n'est donc qu'un changement de perspective permettant de voir au delà de la réalité physique et donc de comprendre davantage. Elle n'a rien a voir avec le paradis, l'enfer
ou le jugement dernier, sauf si nous décidons de créer ces expériences. L'enfer n'est que l'expérience du pire résultat de nos choix. De même, il n'existe pas de « dettes »
karmiques dans le sens ou certains de ces choix dépendent de ce que l'on a ressenti auparavant. Cette « inertie du désir » est ce qu'on pourrait appeler karma. Mais rien n'est requis
nous avons toujours le libre choix.
« Tu ne peux « aller au ciel » Tu ne peux que savoir que tu t'y trouves déjà...le ciel n'est nulle part et il est ici, maintenant :
« now...here » ».
La tentation est souvent grande de savoir ce qu'il est advenu des êtres chers dans « l'au-delà ». Ils poursuivent leur propre voyage, font l'expérience de la joie et se dirigent vers la
compréhension totale. Nous n'avons pas à nous inquiéter pour eux, si notre lien est fort, le fait de penser à eux fait s'envoler vers nous leur conscience. Ils peuvent même nous faire signe par
l'intermédiaire de « coïncidences », et apparaître dans certains cas.
« Si quelqu'un, de « l'autre coté », a quelque chose à te faire savoir, il trouvera une façon de le faire, sois sans crainte ».
CHAPITRE 15 : LE MYSTERE DU
TEMPS

Une véritable compréhension du temps permet de vivre plus paisiblement sa réalité relative dans laquelle le temps est vécu comme
un mouvement. Pourtant, c'est nous qui nous déplaçons et non le temps car il n'y a qu'un seul instant présent, il y a « maintenant » et rien d'autre. Le passé et l'avenir ne sont
que des créations de l'imagination qui n'existent pas dans l'ultime réalité. Le passé n'existe plus et le futur pas encore. Aucun moment ne vaut donc le présent.
« Tout ce qui est jamais arrivé, est en train d'arriver et arrivera jamais, est en train d'arriver
maintenant ».
Le temps n'est pas un continuum « horizontal ». Ce n'est pas une ligne temporelle allant de gauche à droite, de la naissance à la mort. Le temps est « vertical » : Chaque
élément, chaque événement est distinct mais ils existent tous en même temps, ils sont « empilés » les uns sur les autres sur cette ligne verticale.
Il en découle que le « voyage dans le temps » est possible lorsque des résidus d'énergie s'accrochent à notre conscience, notamment dans l'état de rêve. Les (clair)voyants sentent ou
« lisent » ces résidus et saisissent des éléments du passé et du futur. Lorsque l'on capte soi-même ces résidus, nous faisons l'expérience du
« déjà-vu ».
« ...Ou ce merveilleux sentiment, lorsque vous rencontrez quelqu'un, de l'avoir connu toute votre vie../..C'est un sentiment
spectaculaire et véritable../..Vous connaissez cette âme depuis l'éternité. L'éternité, c'est maintenant ».
Ce n'est donc pas le temps qui « passe », mais des objets qui passent à travers un champ statique appelé espace, ce que les
scientifiques nomment le « continuum espace-temps ». Le temps n'est que notre façon de compter les mouvements, c'est ce qui est relatif à l'espace qui existe entre les objets. Le temps
n'est qu'une construction de notre esprit.
Le fait que tout soit déjà arrivé n'enlève pas notre libre arbitre car si l'on voit une expérience future que l'on n'aime pas, on peut toujours en choisir une autre. En effet, tous les futurs
possibles existent et nous laissent donc un choix. Pour nous, une chose ne se produit que lorsqu'elle est connue et que l'on en fait l'expérience. L'événement futur existe mais nous n'en avons
pas conscience, on ne se « rappelle » pas notre avenir. Si nous parvenons à percevoir certains aspects désagréables de ce futur (prémonition), on peut s'en éloigner, agir en sorte
de ne pas faire cette expérience, il n'y a donc pas de prédestination.
« Si tu changes l'expérience du « toi » qui se trouve devant toi, le « toi » qui se trouve derrière toi
n'aura peut-être jamais à en faire l'expérience. C'est au moyen de ce stratagème que ton âme évolue. De la même façon, le toi futur a reçu de l'aide de son propre soi futur et t'a donc aidé, toi,
à éviter ce qu'il n'a pas évité ».
Si le temps (linéaire) n'existe pas, cela signifie que nous vivons toutes nos vies en même temps, y compris nos vies
« passées », mais dans notre expérience, elles se situent dans notre passé. Ce manque de conscience totale à ce stade de notre évolution fait partie du processus de création, dans le
cas contraire, le « jeu » serait terminé.
« Ne gaspille pas ces précieux instants de ta réalité présente à chercher à dévoiler tous les secrets de la vie. Ces secrets le
sont pour une raison. Utilise ton instant présent dans le dessein le plus élevé : la création et l'expression de qui tu es vraiment ».
L'univers est comparé à un gigantesque CD-ROM de jeux vidéo: toutes les possibilités existent et se sont déjà produites. Ce
« jeux » se moque du fait que l'on perde ou que l'on gagne et on ne peut pas l'offenser, il nous propose toujours de rejouer et de faire des choix qui engendreront les dénouements
correspondants. Cela explique pourquoi les médiums se trompent parfois : ils ont bien vu l'avenir, mais quel « avenir » ont-ils vu ?
Chaque événement, chaque occurrence émet une onde d'énergie, imprime une image indélébile sur la plaque photographique cosmique. Le médium voit ou sent l'image de « demain » comme si
elle se produisait maintenant. Sa pensée quitte le corps et se rend assez loin, assez vite, pour se retourner et voir à distance le « maintenant » dont on a pas encore fait
l'expérience. Le médium qui s'est « trompé » n'a offert un aperçu que de l'une des « possibles possibilités » observées dans l'éternel instant du maintenant, il a fait un
choix ne s'accordant pas à la prédiction.
« Quelque soit le résultat que tu puisses anticiper dans une situation quelconque, il est déjà là pour toi. Tout ce que
tu as à faire, c'est de la percevoir, de le savoir. En vérité, avant même d'être offertes, tes prières reçoivent une réponse ».
A suivre : dans 4ème partie.
La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :
" Si tu savais qui marche à tes cotés sur le chemin que tu as choisis, la peur serait impossible".(T18-III-3)

Vous pouvez rejoindre la famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés
dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !
Christalain
Cliquez sur la photo :
"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle
te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM