Présentation

Dieu n'est pas celui que vous croyez - 2 ème partie

 CHAPITRE 4 : CROYANCES ET RELIGIONS

 
« Nous sommes ce que nous croyons être »


La race humaine affronte une crise majeure entre des idéologies qui se radicalisent. Tous ses comportements sont fondés sur des croyances, des « pensées-racines » qui s'alimentent entre-elles pour former des systèmes de croyances, comme les religions. Celles-ci ont d'ailleurs pris beaucoup de retard dans leur évolution par rapport aux sciences et aux techniques, jusqu'à provoquer une véritable fracture. Pourtant, que les gens croient ou non en Dieu est sans importance car ils ont forcément des croyances sur la vie, des systèmes de valeur. En fait, comme on le verra dans le prochain chapitre, Dieu EST la vie, il s'agit de la même notion.


« Vous ne pouvez changer vos comportements à long terme sans vous pencher sur les croyances qui les soutiennent ».


La plupart des gens acceptent que les grandes vérités de Dieu soient parvenues aux humains par l'entremise des humains (voir chapitre sur la communication) mais refusent toute idée issue de leurs contemporains : « si c'est vieux, c'est vrai et si c'est neuf, c'est faux ». Mais bizarrement, ils procèdent à l'inverse en ce qui concerne les gens : « s'ils sont jeunes, ils sont valables et s'ils sont vieux, ils sont méprisables ». Ainsi, des idées tenues pour « vraies », des doctrines religieuses et des préjugés culturels  sont transmis de générations en générations, sans véritable examen critique. Il n'est donc pas étonnant qu'une personne qui sort des sentiers battus et propose de nouvelles façons de penser se conduise « mal ».


« Personne ne fait rien d'inconvenant, compte tenu de son mode de perception du monde ».


Il existe 5 croyances fondamentales sur Dieu et 5 autres sur la vie. Elles ont crée une meurtrière  litanie d'erreurs qui engendrent un monde de colère, de violence, de peine, de perte et de terreur (voir la recrudescence actuelle des guerres de religions). L'ensemble de ces 10 croyances est largement développé dans le chapitre sur les illusions humaines:


-   Dieu a besoin de quelque chose (la croyance la plus forte).

-   Dieu ne peut obtenir ce dont il  a besoin.

-   Dieu nous a séparé de lui parce qu'on ne lui pas donné ce dont il  avait besoin.

-   Dieu a des besoins si intenses qu'il exige que l'on y réponde.

-   Dieu nous détruira si l'on ne répond pas à ses exigences.

Les croyances sur la vie ont tout autant égaré les hommes :

-   Les humains sont séparés les uns des autres.

-   Il n'y a pas assez de ressources pour le bonheur de tous. 

-   Pour en obtenir, les hommes doivent se concurrencer .

-   Certains êtres sont meilleurs que d'autres.

-   Il est approprié qu'ils résolvent par le meurtre les différences sérieuses nées de toutes les autres erreurs.


 « Vous croyez être terrorisés par d'autres, mais en vérité, vous l'êtes par vos propres croyances ».


Les religions organisées constituent l'un des plus grands problèmes du monde actuel car elles excluent autant de gens qu ‘elles en incluent, elles enseignent la tolérance mais sans la pratiquer. Elles enseignent la séparation et l'exclusivisme, chacune affirmant implicitement que sa paroisse est la seule véritable. Peu d'institutions ont fait davantage pour ligoter, enchaîner et restreindre l'esprit humain, présentant de longues listes de ce qu'il faut faire ou non, de ce qui est bon ou mauvais, et surtout de ce qui est mauvais : l'argent est mauvais, le pouvoir est mauvais, la musique et la danse sont mauvais, le sexe est mauvais. L'avortement, l'euthanasie, le suicide sont mauvais...etc 


« Croyez-vous vraiment que je m'intéresse à ce que vous mangiez ou non de la viande le vendredi, ou au fait que vous ayez le corps couvert de la tête aux pieds si vous êtes une femme, ou que vous vous teniez du  bon coté du mur des lamentations ? ».


Une grande partie des hommes cherchent donc une grande partie de leur vie la « bonne façon » de vénérer Dieu, de lui obéir et de le servir. Mais Dieu n'a besoin de rien puisque par définition il est tout ce qui est. Son royaume ne comporte ni récompense ni punition. (mais l'absence de punitions ne signifie pas absence de conséquences) .

La fonction des religions, comme toutes les organisations est de se perpétuer et donc de retenir les hommes autour de l'idée que seuls ses enseignements sont vrais. Ce sont des institutions construites autour d'une idée particulière de la nature des choses. Ces idées se solidifient et se cristallisent pour devenir des dogmes, des doctrines qu'il devient impossible de remettre en question. Mais on ne doit surtout pas confondre religion et spiritualité :


« La spiritualité, elle, ne vous oblige pas à croire en quoi que ce soit. Elle vous invite plutôt, continuellement, à remarquer votre expérience personnelle. C'est elle qui devient votre autorité, plutôt que les paroles d'un autre ». 


Les croyances fondamentales ont engendré des constructions mentales et des conventions fondées la plupart du temps sur la peur (voir chapitre sur les émotions). La moralité est une construction mentale issue de croyances érigées en code de vie ou en loi et que l'on attribue, à tort, à Dieu. Pourtant, la morale change en fonction des époques, des lieux ou des objectifs d'une société, elle est donc extrêmement subjective et dangereuse car on confond ce qui est « immoral »  (ce qui est « mal ») de ce qui est erroné (qui ne produit pas le résultat désiré). Les exemples ne manquent pas dans le nouveau testament ou le coran, par exemple :


-   Un blasphémateur sera lapidé à mort

-   Une femme qui ne se couvre pas de la tête aux pieds sera flagellée et battue.

-   Une personne qui vole aura la main coupée... etc. 


« Si vos croyances actuelles sur Dieu étaient exactes, les conflits auraient été éliminés de votre planète il y a longtemps ».


Mais les humains s'accrochent à leurs croyances et refusent souvent de les remettre en question, même devant la preuve irréfutable de leur fausseté. Quand Copernic démontra que la terre n'était pas au centre de l'univers, il fut dénoncé comme un blasphémateur. Les constructions mentales telle que la morale ont donné lieu à des conventions sociales très dysfonctionnelles. Les discriminations envers les noirs, les femmes ou les minorités n'en sont qu'un exemple.


«  Ce sont des humains qui ont ligoté des gens à des chaises électriques, les tuant de la façon la plus inhumaine, pour enseigner aux autres qu'il est mauvais de tuer ; non pas à cause des idées de Dieu, mais des idées humaines ».


Par ses constructions mentales, l'homme cherche à exprimer les 3 principes de vie sous-jacents : la fonctionnalité, l'adaptabilité et la durabilité. Par exemple, dans le cas de la moralité, c'est la fonctionnalité, dans le cas de la justice, c'est l'adaptabilité et dans le cas de la propriété, c'est la durabilité. Il s'agit donc de devenir plus conscient de cela et de s'élever du « concept » au « principe ». Il suffirait de quelques changements simples pour améliorer rapidement la situation humaine. Pour élever notre conscience dans cette optique, nous sommes invités à entreprendre les 5 étapes de la paix :


1-  Reconnaître que certaines de nos vieilles croyances à propos de Dieu et la vie ne sont plus efficaces.

2-  Reconnaître qu'il y a des aspects de Dieu et de la vie qui nous échappent, dont la compréhension pourrait tout changer.

3-  Etre prêts à susciter une nouvelle idée de Dieu et de la vie qui pourrait engendrer un nouveau mode de vie sur notre planète.

4-  Avoir le courage d'explorer et d'examiner cette nouvelle idée et, si elle s'aligne avec notre vérité et notre connaissance intérieure, élargir notre système de croyances de manière à l'inclure.

5-  Faire de notre vie la démonstration de nos croyances plutôt que leur reniement.


«  Dans les sociétés hautement évoluées, on remarque tout simplement si les choix et les actions « fonctionnent » ou non, c'est à dire s'ils produisent le résultat collectivement désiré ».


La  vie est avant tout fonctionnelle et quand cette qualité fondamentale est menacée, elle trouve le moyen de s'adapter (avec ou sans l'homme d'ailleurs) pour durer. La vie devient durable en adaptant sa fonctionnalité. Si l'homme veut continuer à vivre sous sa forme actuelle dans ce monde, il doit surmonter sa peur de perdre sa sécurité car le défi consiste plutôt à la retrouver. Sa sécurité est perdue depuis longtemps.


«  Les derniers vestiges de votre mode de vie ont disparu le 11 septembre 2001. Personne ne pourra jamais plus être en sécurité selon les normes humaines ».


Nous sommes donc  invités à substituer nos anciennes croyances erronées par de nouvelles idées, de nouvelles révélations « réelles » pouvant servir de base à une nouvelle spiritualité. Les humains sont capables de vivre ensembles dans la paix et l'harmonie si certains décident de montrer la voie, d'être le premier domino. Voici les 9 grandes révélations contenues dans le livre de Neale intitulé : « Nouvelles révélations ».


1-   Reconnaître que certaines de nos vieilles croyances à propos de Dieu et la vie ne sont plus efficaces.

2-   Tout être humain est aussi exceptionnel que tous ceux qui ont vécu, vivent à présent ou vivront un jour. Vous êtes tous des messagers. Chacun d'entre vous. Vous porter un message à la vie à propos de la vie, chaque jour, à chaque heure ou instant.

3-   Aucune voie menant à Dieu n'est plus directe qu'une autre. Aucune religion n'est la « seule véritable », aucun peuple n'est « le peuple élu » et aucun prophète n'est « le plus grand ».

4-   Dieu n'a besoin de rien. Dieu n'exige rien pour être heureux. Dieu est le bonheur même. Par conséquent, il n'exige rien de quiconque ni de quoi que ce soit dans l'univers.

5-   Dieu n'est pas un super être singulier habitant quelque part dans l'univers ou à l'extérieur, ayant les mêmes besoins émotionnels et étant sujet aux mêmes tourments émotionnels que les humains. Ce qui est Dieu ne peut être aucunement terni ni perturbé et n'a donc aucun besoin de vengeance ni punition.

6-   Toutes choses ne font qu'une. Il n'y a qu'une chose, et tout fait partie de la seule chose qui soit.

7-   Le bien et le mal n'existent pas. Il n'y a que ce qui fonctionne et ce qui ne fonctionne pas, selon ce que vous cherchez à être, faire ou avoir.

8-   Vous n'êtes pas votre corps. Vous êtes sans limite et sans fin.

9-   Vous ne pouvez mourir et ne serez jamais condamnés à la damnation éternelle.



CHAPITRE 5 : LA VERITABLE NATURE DE DIEU

Il a toujours été naturel  pour les humains d'éprouver qu'ils font partie d'un ensemble plus vaste et de savoir au fond que cela s'appelle Dieu. Le théisme est une réaction naturelle, une « connaissance » intuitive, une conscience enracinée sur le plan cellulaire. L'athéisme est une réaction apprise.


« Le problème n'est pas le fait que vous croyiez en moi, c'est ce que vous croyez à propos de moi ».


Comme on l'a vu dans le chapitre sur les croyances humaines, un certain nombre d'idées erronées se sont construites sur la nature de Dieu. Il est évident que Dieu  peut difficilement être défini avec des mots car son existence est plutôt ressenti comme un sentiment venant de l'intérieur. Chaque croyant pense connaître Dieu, à sa façon, avec des résultats divers dans sa vie...et celle des autres.

« Tu ne pourras connaître Dieu que lorsque tu cesseras de te dire que tu connais déjà Dieu ».


La première idée dangereuse est de croire que Dieu n'apparaît que sous une forme dans la vie, qu'il soit masculin par exemple. Dieu est dans la tristesse et le rire, l'amer et le doux, le haut et le bas, le chaud et le froid, la gauche et la droite, le respectueux et l'irrespectueux...l'alpha et l'oméga. Dieu a le sens de l'humour (c'est lui qui l'a inventé), Dieu comprend l'argot et entend la langue populaire.


« Si tu ne vois pas Dieu dans le profane et le profond, tu ne verras que la moitié du tableau ».


Dieu ne repousse rien, ne méprise rien car tout dans la vie est un cadeau, chacun de ses aspects a un but divin, rien n'existe sans qu'il y ait une raison comprise et approuvée par Dieu car Dieu est l'étoffe de la vie. Dieu aime même le « mal » car ce n'est qu'a travers lui que l'on peut connaître le « bien ».


« Je n'aime pas davantage le « bien » que le « mal ». Hitler est allé au ciel, Quand tu comprendras cela, tu comprendras Dieu ».


Les enseignants nous disent qu'il faut craindre  Dieu et sa colère si l'on n'obéit pas à ses commandements. Mais si Dieu voulait une stricte obéissance à ses lois, pourquoi a-t-il créé la possibilité que ces lois soient violées ? Dieu nous aurait laissé le lire arbitre mais ou est la liberté quand le choix d'une chose plutôt qu'une autre entraîne la condamnation ? Dieu serait pardon et compassion mais si l'on ne demande pas son indulgence avec vénération, de la bonne façon, avec les bonnes prières, notre requête est rejetée. En réalité, Dieu nous laisse une totale liberté et il se sent toujours joyeux, aimant, réceptif, exalté, reconnaissant. Nous n'avons aucune obligation de rites ou de prières.


« L'ironie de tout cela, c'est que je ne veux pas de votre vénération, je n'ai pas besoin de votre obéissance et vous n'avez pas à me servir ».  


Dieu n'est pas une personne mais un PROCESSUS : il est le créateur et le processus par lequel il est créé. Ce processus de création n'est jamais terminé, il n'est jamais complet car tout est en changement perpétuel. Rien n'est dépourvu de mouvement, tout est énergie. Dieu est un événement qu'on a appelé la vie, c'est une œuvre en cours.


« La vie est changement. Dieu est la vie. Par conséquent, Dieu est changement ».  


Pour connaître Dieu, il faut emprunter la voie du cœur et de l'âme, non celle de l'esprit : celui-ci renferme le passé et donc ce qu'on se rappelle à propos de Dieu, c'est à dire des idées apprises. La réalité de Dieu se trouve dans l'expérience de notre moment présent.


« Pour vraiment percevoir Dieu, tu dois sortir de ta tête ».


Notre perception de l'ultime réalité est forcément plus limitée qu'on ne le croit et la vérité plus illimitée qu'on ne l'imagine. Il en est de même pour la notion de Dieu dont on ne peut avoir qu'un aperçu plus ou moins complet en fonction de notre degré d'évolution et de conscience. Ainsi, nous sommes le corps de Dieu dans la mesure ou son expérience est faite à travers nous, et nous sommes certainement des Dieux pour des êtres microscopiques. Mais Dieu tel que nous le concevons à notre échelle pourrait être également le corps d'un autre car l'infiniment grand ne s'arrête pas plus que l'infiniment petit. Il existe bien plus de 3 dimensions. Le toujours est plus long qu'on ne le croit, l'éternel est plus long que le toujours et Dieu est toujours plus qu'on ne l'imagine.


« Dieu est l'énergie que tu appelles imagination. Dieu est création. Dieu est première pensée et Dieu est dernière expérience. Et Dieu est tout ce qu'il y a entre les deux ».


Si l'on devait réduire en quelques mots l'essentiel de la nature divine, on pourrait dire que :


DIEU = VIE = AMOUR = ILLIMITE = ETERNEL = LIBRE



CHAPITRE 6 : LA VIE DE L'AME

 









Dans les « conversations avec Dieu », l'homme est défini comme un être qui fonctionne en 3 parties : l'âme (l'essence de notre être), l'esprit (ou mental) et le corps (physique). Le but de l'âme est d'indiquer son désir sans l'imposer et d'observer ce que l'esprit choisit parmi ses possibilités (celui-ci analyse la situation et se rappelle de scénarios antérieurs). Enfin, le corps agit à partir de ce choix (il éprouve et ressent). L'âme crée des occasions puis attend avec intérêt, elle n'impose jamais son désir à la partie consciente présente dans le physique (voir chapitre sur le mental et l'ego). Si la fonction du corps est de « faire », la fonction de l'âme est « d'être », quelque soit l'activité du corps et non grâce à lui, elle se soucie seulement de ce qu'on « est » pendant ce temps. Les accomplissements  corporels ou intellectuels l'indiffèrent. L'âme, par essence est joie pure, infinie, naturelle, illimitée, sans contrainte.

 

« Un sourire est une fenêtre sur ton âme, le rire en est la porte » .

 

L'âme est définie « techniquement » comme l'énergie vitale universelle, focalisée et localisée, dans un espace-temps précis : des grumeaux d'énergie se sont coagulés en unités distinctes, c'est ce que nous sommes réellement dans l'absolu. Notre corps et notre esprit, c'est ce que nous utilisons pour faire l'expérience de qui nous sommes dans le domaine du relatif. Notre corps est à nous, mais il n'est pas nous.

 

 « Vous n'êtes pas votre corps. Vous êtes sans limites et sans fin ».

 

L'âme, en tant que parcelle de Dieu, en possède les mêmes qualités : elle a la connaissance intégrale mais cela ne lui suffit pas, elle veut en faire l'expérience. Elle a pour désir de changer l'idée la plus élevée qu'elle se fait d'elle même en son expérience la plus magnifique pour que le concept ne reste pas pure spéculation, elle a donc le même pouvoir de création que Dieu . Le but de l'âme est de s'accomplir pleinement pendant qu'elle est dans le corps, d'incarner ce qu'elle est vraiment, elle désire être Dieu dans ses multiples aspects. L'âme cherche le sentiment d'amour le plus élevé, c'est son désir. L'amour parfait étant la somme de tous les sentiments (haine, colère, désir...), l'âme cherche à tous les éprouver.

 

« Ton âme../..est la somme de tous les sentiments que tu as jamais eu (crées) ».

 

Dans ce but, les âmes (ou esprits) rentrent dans la matérialité, le monde relatif. Alors , pour se définir, elles doivent connaître le contraire de ce qu'elles sont (une partie de Dieu) et oublier leur nature pour se recréer en faisant l'expérience du choix, attribut divin. (libre arbitre).   

Leur travail est de nous faire choisir la grandeur, le meilleur de ce que nous sommes, sans condamner ce que l'on ne choisit pas. Ce n'est pas ce que fait l'homme le plus souvent en jugeant ce que le contredit : une idée, une religion, une personne...Sa frustration provient du fait qu'il n'écoute pas son âme et porte aussi des jugements sur ses propres sentiments (rire, pleurer...).

Ainsi, le monde relatif est fait de polarités (chaud-froid, grand-petit, gentil-méchant, haut-bas...etc) qui sont autant d'outils pour permettre à l'âme de se connaître, se définir et s'expérimenter.

 

 « Tu peux savoir que tu es généreux mais, à moins de faire quelque chose démontrant la générosité, tu n'as qu'un concept ».

 

 « Tu ne peux te connaître en tant que personne de grande taille, à moins et avant de prendre conscience de la petite taille ».

 

Toutes ces dichotomies sont dérivées des 2 opposés extrêmes  permettant l'existence la relativité, les 2 émotions de base constituant le langage de l'âme :  la peur ou l'amour. Ce sont les pensées racines déterminant le comportement humain : chacune de nos actions est, au fond, déterminée par l'un ou l'autre.  Les récits culturels humains ont transmis l'idée que l'amour était conditionnel (voir le chapitre sur les relations), y compris celui de DIEU. (il faut se comporter de telle ou telle manière, sinon...). C'est pourquoi nous ne faisons pas toujours le choix de l'amour, mais souvent celui  de la peur (voir le chapitre sur les émotions) .

 

L'âme n'est pas sur terre pour apprendre, mais plus précisément pour se rappeler qu'elle est une part divine du tout, un membre du corps de Dieu, un pur esprit créatif. Son seul but est de se le rappeler et de le rappeler aux autres. Ainsi, chaque âme crée à chaque instant sa situation et les circonstances de sa vie en fonction de son but et de sa rapidité à se rappeler.

 

« Il n'y a ni victimes ni méchants dans le monde../..à un certain niveau, tu as crée tout ce que tu dis détester et, l'ayant crée, tu l'as choisi ».

 

L'âme ne choisit pas à l'avance la vie dont elle fera l'expérience, mais elle peut choisir le « décor », les outils : les personnes, les endroits, les évènements. Le mental (l'ego) ne sait pas le plus souvent ce que l'âme essaie de faire et quel est son programme, d'où sa révolte contre le « destin ». En fait, il n'y a ni hasard, ni coïncidences, même dans un accident : la vie n'apporte que des cadeaux pour l'âme.

Les lois qui « encadrent » l'expérience de l'âme  dans la vie sont simples :

 

La pensée est créative (on peut être, faire et avoir tout ce qu'on imagine).

La peur attire de l'énergie semblable (on attire ce que l'on craint).

L'amour est tout. (c'est l'ultime réalité, c'est l'expérience de Dieu).

 

La nature de l'âme n'est qu'en partie conforme à sa définition « classique » : bien sûr, elle est immortelle : au moment de la mort physique, elle se dissocie du corps et fusionne avec l'énergie universelle, l'esprit divin. Ensuite, elle quitte ou pas ce plan pour vivre une nouvelle incarnation terrestre (ou non  selon son degré d'évolution).

 

L'âme se détache également du corps pendant le sommeil pour reprendre des forces, se régénérer car habiter le corps humain est contraignant pour elle, surtout en début de vie (les nouveaux-nés dorment beaucoup). Mais plus l'âme se rappelle ce qu'elle est en train de faire avec le corps, moins elle choisit de s'en éloigner, d'où cette conséquence :

 

« Une personne de grande sagesse a besoin de peu de sommeil »

 

Par contre, contrairement à l'ancienne conception , c'est l'âme qui héberge le corps humain (ou tout corps physique), et  non l'inverse : c'est un  champ énergétique qui enveloppe l'objet crée et s'étend de cet objet jusque dans l'éternité, il s'amincit et s'élargit, fusionne avec d'autres champs énergétiques, créant un motif complexe et sans fin. Autrement dit, nulle part notre âme ne s'arrête et une autre commence. Ce fait est d'une importance considérable et explique un principe fondamental , et même un des seul qui importe et d'où tous les autres découlent. Ce principe d'unité à la fois métaphysique mais aussi physique  a été répété de nombreuses fois dans l'œuvre de Neale :

 

« Nous ne faisons tous qu'un ».

 

Ceci étant dit, le concept « d'âme sœur » n'existe pas au sens platonicien du terme (chaque âme ayant sa « moitié »), mais ce qu'on qualifie d'âme individuelle est immense et plane au dessus et à travers des centaines de formes physiques, mais pas forcément en même « temps » . Certaines entités vivent dans le présent, d'autres dans le passé et certaines dans l'avenir (voir chapitre sur le temps). Lorsque l'on rencontre une autre forme physique, un autre être faisant partie de cette âme, il y a un sentiment d'affinité immédiat, peut-être parce que nous avons passé une vie antérieure ensemble. 



 CHAPITRE 7 : LES EMOTIONS








Comme on l'a vu, le sentiment est le langage de l'âme et il n'existe que 2 émotions, 2 énergies « primordiales » qui sont l'amour et la peur. Ce sont les pensées « racines » (pensées derrière les pensées  derrière les pensées), la polarité qui propulse le moteur de l'expérience humaine.


Au départ, il n'y a même que l'amour, et la peur est une première excroissance de celle-ci. L'amour parraine la peur qui parraine l'amour...et les humains aiment, détruisent, puis aiment à nouveau. La raison s'en trouve dans le premier mensonge à propos de Dieu : on ne peut avoir confiance en lui, ni en la permanence de son amour qui est conditionnel.

 

« Ainsi, au moment où tu promets ton plus grand amour, tu accueilles ta plus grande peur ».

 

L'émotion est de l'énergie en mouvement et celle-ci crée de la matière (voir chapitre sur le processus de création), c'est une force qui attire : on fait donc l'expérience de ce que l'on craint ou de ce que l'on aime.

La peur est l'énergie qui contracte, referme, attire, court, cache, entasse, retient, empoigne, attaque et blesse. Elle enveloppe  nos corps dans les vêtements, elle se cramponne à tous ce que nous avons, elle laisse de la rancœur. La peur, c'est ce que l'on n'est pas réellement, c'est une fausse preuve qui paraît vraie pour se connaître dans le monde relatif.

L'amour est l'énergie qui s'étend, s'ouvre, envoie, reste, révèle, partage, guérit, chérit, lâche prise, répare, soulage et donne tout ce que nous avons.

 

« Chaque pensée, parole ou action humaine est fondée sur l'une ou l'autre émotion. Tu n'as aucun choix à cet égard, car il n'y a pas d'autres choix. Mais tu es libre de choisir entre les deux ».

 

Les êtres humains choisissent souvent la peur en raison de ce qu'on leur a enseigné à propos de la survie du plus fort, du plus habile, du plus puissant. Il est difficile d'être à  la hauteur et de ne pas faire partie des perdants, des battus.  Pour se défaire de ce conditionnement, on peut se tourner vers la sagesse des maîtres qui sont autour de  nous, mais surtout vers notre voix intérieure qui est la plus proche de Dieu et qui nous guide si on veut bien l'écouter.

 

« C'est la voix qui te dit tout de suite si les paroles que tu es en train de lire sont des paroles d'amour ou des paroles de peur . C'est ce critère qui te permettra de déterminer s'il faut les écouter ou les écarter ». 

 

Il existe aussi 3 autres émotions, produits de l'excroissance de ces 2 émotions fondamentales : la peine, la colère et l'envie. L'ensemble de ces 5 émotions sont « les émotions naturelles » qui sont reconnaissables en tant qu'excroissance de l'amour et de Dieu. Ce sont nos amies, nos dons et nos outils divins avec lesquels nous façonnons notre expérience. Le problème survient lorsque ces émotions sont réprimées et faussées, souvent dès l'enfance :

 

La peine librement exprimée permet de chasser la tristesse consécutive à une perte. Lorsqu'elle est continuellement réprimée (« il ne faut pas pleurer »), elle devient dépression chronique, une émotion pas du tout naturelle.

 

La colère exprimée permet de dire « non », sans être offensant ou sans nuire à personne. Sans cesse réprimée, elle se transforme en rage, une émotion pas naturelle.

 

L'envie est l'émotion qui amène à vouloir refaire une chose, à fournir plus d'effort et lutter jusqu'à réussir. L'envie continuellement réprimée devient jalousie, une émotion pas naturelle.

 

La peur librement exprimée permet d'intégrer un peu de prudence et aide donc à garder le corps en vie. C'est une excroissance de l'amour du Soi. Sans cesse réprimée, elle devient panique, une émotion pas naturelle.

 

L'amour librement exprimée, sans limite, ni gêne, ni condition  engendre une joie qui se suffit à elle-même. Mais l'amour conditionné, limité, réglementé, maîtrisé, manipulé et retenu se transforme en possessivité, une émotion pas naturelle.

 

A cause de ces émotions perverties : dépression, rage, jalousie, panique, possessivité, amour :

 

« ...des gens ont tué, des guerres ont éclatée, des pays se sont effondrés ».

 

Les émotions naturelles réprimées produisent des réactions et des réponses qui ne sont pas naturelles. Ne pas exprimer ses sentiments négatifs ne les fait pas disparaître, cela les garde à l'intérieur, ce qui taxe le corps et alourdit l'âme. C'est ce qui se passe pourtant chez la plupart des gens en raison de l'éducation et des valeurs transmises de génération en génération. Celles-ci compensent en partie les manques, les interrogations des parents qui sont souvent beaucoup trop jeunes pour une tâche aussi importante. Ils n'ont pas toujours la patience et la sagesse qui arrivent souvent des années après que les enfants aient été élevés.

 

« En fait, c'est un miracle qu'un si grand nombre d'entre eux s'en occupent aussi bien ».

 

Le sujet de l'éducation, et donc de la gestion des émotions, est largement abordé dans les livres de Neale, tel qu'il est pratiqué par l'homme, avec ses carences, mais aussi par les civilisations hautement évoluées, avec ses succès.



 CHAPITRE 8 : LE MENTAL











Le mental (ou l'esprit) est la partie intermédiaire entre l'âme et le corps, c'est le domaine de la pensée et de l'intellect. Nos idées, nos raisonnements sont issus des pensées racines dont nous n'avons pas toujours conscience. Comme la pensée est créatrice, négativement ou positivement selon les cas, on ne se sent pas toujours responsable de ce qui arrive. L'esprit renferme le passé: il analyse et se souvient, c'est pour cela que l'on ne rencontre pas Dieu dans la pensée, mais seulement ce qu'on n'en a pensé de lui jusqu'à lors.

 

 Comme on l'a vu avec l'âme, seuls les sentiments sont vrais : les pensées sont des constructions mentales que l'on ne contrôle pas toujours (voir chapitre sur la maîtrise), pourtant, ce que l'on pense, on le crée, on le devient, on l'expérimente et donc, on l'est.


Ce que l'on croit être sur le plan mental représente l'ego et n'est donc pas ce que nous sommes vraiment (le soi). Pourtant, l'ego est nécessaire pour faire l'expérience de ce que l'on vit dans le présent car on imagine être des entités séparées dans un monde relatif (voir chapitre sur le but de l'âme).

 

« Ton ego est l'outil principal dans la création de cette illusion ».

 

Pour saisir l'expérience de la totalité, l'âme doit être individualisé dans l'ego, mais le danger réside dans l'inflation possible de cet ego : il devient alors prisonnier de l'illusion d'une séparation totale et définitive avec le reste du monde , ce qui engendre douleur et solitude.


Il est toujours possible de sortir de l'illusion et de retrouver le chemin de Dieu  si l'on en a la volonté. Plus on est conscient de sa nature, plus on éprouve un authentique amour de soi et de Dieu et plus l'ego diminue car on sait que l'on ne fait qu'un avec l'univers.


Les personnes qui possèdent un gros ego (et il y en a beaucoup) ne s'aiment pas au fond, ou tout au moins, elles n'aiment pas une part d'elles- même :

 

« ...Ainsi, l'ego compense en essayant d'amener d'autres gens à l'aimer. Bien sûr, cette personne cache aux autres la part d'elle-même qu'elle n'aime pas, jusqu'à ce que l'intimité croissante d'une relation l'empêche de continuer. Lorsqu'elle la dévoile enfin, et que l'autre se montre surpris,  peut-être de façon négative, elle peut alors être certaine d'avoir eu raison sur le fait que cet aspect d'elle-même était impossible à aimer, et tout le cercle continue ».

 

Pour s'aimer soi-même, il faut savoir qui l'on est, et d'abord ce que l'on n'est pas , c'est à dire ce qu'on a pensé, dit, ou fait dans le passé. Pourtant, les autres, y compris nos amis, insistent pour que cela soit le cas : de cette manière, ils peuvent avoir « raison » en ce qui nous concerne et « compter » sur nous puisque nous serons alors « prévisible ». Pour la même raison, nos ennemis peuvent justifier la façon dont ils nous traitent.

 

Nous sommes donc invités à vivre dans le présent et à nous recréer à nouveau à chaque instant pour se séparer de nos idées précédentes dont un grand pourcentage est fondé sur les idées que les autres entretiennent à notre égard. Il ne s'agit pas d'oublier son passé mais de changer son avenir en se posant cette question :

 

« Suis-je cela ?../..c'est la question la plus importante que tu te poseras jamais. Tu as avantage à te la poser devant chaque décision de ta vie, qu'il s'agisse de savoir quels vêtements porter, quel travail entreprendre, qui épouser, s'il faut ou non te marier ».

 

Le but de notre âme étant de déclarer, d'être, d'exprimer, d'éprouver et de réaliser qui nous sommes vraiment, chaque décision, et donc chaque acte est un acte d'autodéfinition. Nous sommes alors ce que nous disons être.

 

Comme nous l'avons vu dans le chapitre sur les croyances, ce qui est vrai à l'échelle d'un individu l'est aussi à l'échelle d'une nation  dont les valeurs, les lois, les comportements reflètent son attachement au passé. 


A suivre : CH 9: Le corps   (dans 3ème partie)

 Christalain

Mise a jour le :


20 novembre 2009



* The violet choose.

* Estime de soi et impeccabilité.

* Erotisme ésotérique.

* UCEM prend t-il tu temps à faire ?

* "Ce que vous êtes" par Jac O'Keefe.

* La citation de la semaine du Cours + édito + video musicale. 

Prochaine mise à jour vers le 5 décembre 2009

Un cours en miracles

La citation remarquable de la semaine, tirée du Cours en miracles :

" Si tu savais qui marche à tes cotés sur le chemin que tu as choisis, la peur serait impossible".(T18-III-3)

 


Vous pouvez rejoindre la  famille des étudiants-enseignants du "COURS EN MIRACLES" (et livres apparentés), soit par l'intermédiaire des liens donnés dans la rubrique "Liens Cours en miracles", soit en me contactant directement pour des rencontres "réelles dans l'illusion" , notamment dans la région "Ain, jura, Rhône, Haute-savoie".
A bientot !

Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM

 

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