Origine de ce livre
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En 2004, lors d'un arrêt de travail consécutif à un accident, j'ai écrit un petit livre consacré aux enseignements contenus dans les livres de Neale Donald Walsch, notament la serie "conversation
avec Dieu". Un synthèse, un résumé des principales idées dévelloppés dans ces livres d'un grande valeur spirituelle.
Christalain
Neale Donald Walsch. auteur des "conversations avec Dieu"
1 ère partie
Préface
Avertissement
1- Conversation avec Dieu
2- Communication
3- La respiration universelle
2 ème partie
4- Croyances et religions
5- La véritable nature divine
6- La vie de l’âme
7- les émotions
8- le mental
3 ème partie
9- le corps
10- Le processus de création
11- Les relations humaines
12- Les relations amoureuses
13- L’expérience sexuelle
14- La vie après la vie
15- Le mystère du temps
4 ème partie
16- La voie de la maîtrise
17- Les illusions humaines
18- La maîtrise des illusions
19- Les civilisations hautement évoluées
5 ème partie
20- La nouvelle spiritualité
Conclusion
Post-face (à suivre)
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CH1 - CONVERSATIONS AVEC DIEU
On peut véritablement parler de détonnateur à propos de « CONVERSATIONS AVEC DIEU », le premier livre écrit par Neale Donald WALSCH au début des années 90. Un
« big-bang » dans le microcosme de la spiritualité qui a changé la vie de nombreuses âmes dans le monde. Telle une graine divine plantée dans un sol en voie de fertililisation, cette
conversation se déployera ensuite dans plusieurs autres ouvrages à la manière d’une floraison bienfaisante.
Pour comprendre la genèse de cette « conversation avec Dieu », voici in-extenso la première page de cet ouvrage fondateur ou
l’auteur, Neale s’exprime :
« Au printemps 1992 (c’était aux alentours de pâques, je me rappelle), un phénomène extraordinaire est survenu dans ma vie.
Dieu s’est mis à vous parler. A travers moi. Permettez-moi de vous expliquer.
A l’époque, j’étais malheureux, aux points de vue personnel, professionnel et émotionnel, et ma vie semblait être un échec à tous
les niveaux. Comme j’avais l’habitude, depuis des années, de consigner mes pensées dans des lettres (que je n’envoyais presque jamais), j’ai pris mon bon vieux bloc-notes jaune, format légal, et
je me suis mis à déverser mes sentiments.
Cette fois-ci, plutôt que d’écrire une autre lettre à une personne dont je me croyais victime, je me suis dit que j’irais droit à la
source, droit au plus grand de tous les bourreaux. J’ai décidé d’écrire une lettre à Dieu.
C’était une lettre pleine de dépit et de passion, de confusion, de contorsions et de condamnation, remplie d’une foule de
questions furieuses.
Pourquoi ma vie allait-elle si mal ? Qu’est-ce qu’il me fallait faire pour qu’elle fonctionne ? Pourquoi ne pouvais-je
trouver le bonheur dans les relations personnelles ? Allais-je à tout jamais manquer d’argent ? Finalement (et par dessus tout), qu’avais-je fait pour mériter cette vie de lutte
incessante ?
A ma grande surprise, pendant que je griffonnais la dernière de mes questions amères et insolubles, et que je m’apprêtais à
poser la plume, ma main est restée suspendue au-dessus du papier, comme retenue par une force invisible. Soudain, la plume s’est mise à bouger d’elle même.. Je n’avais aucune idée de ce que
j’étais sur le point d’écrire mais, comme une idée semblait émerger, j’ai décidé de la laisser se dérouler. Et c’était… »
« Veux-tu vraiment une réponse à toutes ces questions, ou es-tu seulement en train de te défouler ? ».
« …Sans m’en rendre compte, je venais d’amorcer une conversation ../..je prenais une dictée../..Les réponses que
je couchais sur papier ne me venait jamais avant la fin des questions et avant que j’aie écarté mes propres pensées ».
Rapidement, il est apparu clairement à Neale que ce dialogue n’avait pas seulement une valeur personnelle mais qu’il était
destiné a tous ceux qui viendraient à lui :
« C’est l’histoire de votre vie qui vous a amené ici, C’est par rapport à votre expérience personnelle que ce livre
est applicable. Autrement, vous ne seriez pas ici, en train de le lire, maintenant ».
Par la suite, ces conversations se sont poursuivies dans deux autres livres pour former une trilogie. Le premier tome se rapporte
principalement à des sujets personnels, aux défis et occasions qui se présentent dans la vie d’un individu. Le deuxième traite de sujets mondiaux, géopolitiques et métaphysiques et des défis
affrontés par notre planète. Le troisième aborde les vérités universelles les plus élevées et les défis de l’âme.
Au fil des années, d’autres livres suivront, ne prenant pas toujours la forme d’un dialogue. Ils reviennent notamment sur les vérités
de base issues de la trilogie en les approfondissant ou bien en les éclairant différemment. (voir la bibliographie de Neale en fin d’ouvrage).
Evidement, la première question qui vient à l’esprit est la suivante : Qu’est-ce qui prouve qu’il y a bien eu communication avec
Dieu ? Cela est-il vraisemblable ? Un tel événement paraît tellement extraordinaire que Neale lui-même, a plusieurs reprises dans ses dialogues, pose la question à son
« interlocuteur » après certaines déclarations « divines » :
« …Comment savoir si ce n’est pas ma propre imagination ? », et celui-ci
répond :
« Quelle serait la différence ? ../..Vois-tu une meilleure façon de vivre ?../..Ne vois-tu pas qu’il m’est plus facile
qu’autrement de travailler à travers ton imagination ? Je t’apporterai exactement les pensées, les paroles ou les sentiments justes, à tout moment, précisément adaptés à l’objectif du
moment, par un ou plusieurs procédés. Tu sauras que ces paroles sont de moi parce que tout seul, tu n’as jamais parlé aussi clairement. Si tu avais déjà parlé aussi clairement de ces
questions, tu ne serais pas en train de m’interroger ».
Puisque ces ouvrages renferment autant de sagesse, pourquoi ne pas tout simplement recommander de les lire au lieu d’en parler
dans un autre livre? Ces démarches ne sont pas contradictoires, bien au contraire : le but du présent livre est d’aiguiser la curiosité du lecteur éventuel et l’amener
peut-être à plonger plus en profondeur dans l’œuvre de Neale. Il s’agit en quelque sorte d’une introduction, une invitation à d’autres horizons. Elle se présente sous la forme d’une synthèse des
principaux thèmes abordés afin que le lecteur puisse se faire une idée de ce qu’est la « nouvelle spiritualité ». Celle-ci n’a rien a voir avec la religion , je ne cherche ici à
« convertir » personne, mais seulement à informer, à l’instar d’un journaliste, d’un médiateur. Je souhaite dire au plus grand nombre de gens possible qu’il existe des personnes et des
idées formidables qui sont honteusement méconnues au regard de ce que les médias « staracadémysés » mettent en valeur aujourd’hui. S’il n’y avait qu’une seule personne qui soit
amenée à se pencher sur la sagesse de CAD par l’intermédiaire de mon livre, j’en serais déjà ravi. Je n’ai pas d’autres ambitions, par cette modeste contribution, que de toucher quelques âmes
réceptives. Qui sait, peut-être qu’avec l’aide de Dieu, ces quelques personnes en toucheront d’autres à leur tour et que s’enclenchera un petit effet boule de neige.
Soyons lucides : sans motivations particulières, sans « hameçon », Il est difficile d’aller au bout des milliers de
pages que comportent cette oeuvre. Pourtant, elle forme un tout et il est préjudiciable d’aborder certains aspects en délaissant les autres. C’est prendre le risque de ne pas en saisir
l’incroyable cohérence, l’unité profonde. Non seulement il faut connaître toutes les parties pour connaître le tout, mais connaître le tout (ce qui ne veut pas dire tout connaître) permet de
mieux comprendre chacune des parties. Certains lecteurs se sont arrêtés au premier tome, sans doute déroutés. Par contre, ceux qui vont plus loin ne s’arrêtent généralement plus, ils ont passé un
cap. Les préjugés et les clichés qui entourent les notions de Dieu et de spiritualité représentent un lourd handicap pour s’intéresser à CAD. Ce petit livre est une tentative, parmi d’autres,
pour lutter, à une très modeste échelle contre la confusion faite entre spiritualité et religion. Il est difficile ici de sortir d’un terrible cercle vicieux : pour avoir envie de lire
CAD (et donc s’intéresser à cette nouvelle spiritualité), il faut accepter l’idée d’un Dieu aux idées « très larges ». le titre lui même (conversations avec Dieu) est un blasphème pour
certain, et une idiotie pour d’autres. Mais c’est justement la lecture de CAD qui permettrait aux sceptiques d’avoir une plus grande ouverture d’esprit et de retrouver la liberté de changer
d’opinion à propos de ce qu’on leur a dit de Dieu. L’avertissement de la première page va dans ce sens : il n’y a pas dans CAD d’idées farfelues ou sectaires, mais surtout de la logique et
du bon sens. La nouvelle spiritualité n’exclue pas la rationalité, elle l’englobe. Ce qu’on qualifie d’irrationnel n’est jamais que ce qu’on a pas compris sur un plan mental, mais l’homme ne
se réduit pas à son intellect. On n’empêche pas une émotion ou un sentiment d’exister dans sa propre réalité parce qu’il échappe au mental.
Hormis dans sa forme, qui rend « Dieu » très accessible, il n’y a rien de révolutionnaire dans CAD. Comme cela est
souligné par l’entremise de Neale, des grands maîtres, des grands philosophes ou des grands penseurs ont énoncés la plupart de ces vérités tout au long de l’histoire humaine, nous ne les avons
pas entendues, pas écoutées, ou simplement pas comprises. Il est vrai qu’elles n’ont pas toujours été très claires (mythes, paraboles, métaphores..). Evoquer de grandes idées ne signifie pas
cependant que l’auteur soit capable de toutes les appliquer. Avec beaucoup d’humilité, Neale déclare souvent dans les premiers dialogues qu’il ne se sent pas digne de converser avec Dieu
compte-tenu de sa vie « dissolue ». Mais les réponses qui lui sont fournies finissent par le déculpabiliser car il réalise « qu’on enseigne ce que l’on a à apprendre ». Ces
réponses lui redonnent sa dignité, ainsi qu’à tout ceux qu’elles touchent par l’intermédiaire de ses livres, elles redonnent les gens à eux-mêmes. Nous sommes tous dignes de parler avec Dieu,
mais cette promesse nous paraît trop belle pour être vraie. Nous sommes également tous dignes de parler de lui si nous sommes sincères.
Encore moins que Neale je me sens coupable d’un délit de « sainteté » en relayant ici « sa bonne parole ». Encore
plus que lui je suis bourré d’imperfections, de faiblesses, de doutes et d’interrogations, mais comme tous ceux qui ont adhéré à la sagesse de CAD, je vois l’expérience de la vie sous un
angle beaucoup plus léger, plus facile et plein d’espoir. Se juger sur son passé est inutile car il n’existe plus, nous pouvons sans cesse évoluer : notre vraie personnalité est dans
l’avenir.
Nous reviendrons plus en détail à la fin de ce livre sur les bienfaits que peuvent apporter CAD et la nouvelle spiritualité, mais
aussi, avec honnêteté, sur les difficultés qui l’accompagne. (il est toujours mal vu de sortir des sentiers battus). Ces livres ne prétendent pas tout résoudre avec des théories prêtes à
l’emploi, au contraire, ils nous montrent que la solution est en nous. Il n’y a pas « mauvais » chemins pour accéder à Dieu ou au bonheur, il y en a seulement des plus rapides ou des
moins douloureux que d’autres.
De toutes façons, un individu ne peut pas brûler les étapes menant à la maîtrise et utiliser les concepts qui la sous-tende sans se
couper totalement de son contexte social : s’il appliquait du jour au lendemain les préceptes d’une société hautement évoluée, il serait immédiatement enfermé en asile psychiatrique avec une
camisole de force. La route paraît courte en théorie, elle est souvent longue en pratique. Mais il n’y a aucune obligation dans l’univers, celui qui est satisfait de sa vie et du monde qui
l’entoure, avec ou sans Dieu, ne doit surtout rien changer, chacun est libre d’évoluer (ou pas) à son rythme.
Comme nous le verrons en conclusion, il existe réellement un nouveau courant de pensées avec l’émergence d’une « famille d’idée
et d’auteurs », d’un consensus a propos de l’état d’urgence de notre monde et à propos des solutions qu’il faudrait mettre en œuvre. D’ailleurs, la plupart de ces auteurs sont régulièrement
cités dans CAD. Je dirais même, mais c’est un avis personnel, que Neale est le porte-drapeau de ce courant, le « grand frère » dans la mesure où son œuvre s’apparente à une
réunification, une « méta vérité » (une vérité sur les vérités), un « Graal spirituel » au même titre que le « Graal scientifique » recherché par les physiciens
avec réunification des 4 forces fondamentales de l’univers physique. J’ose espérer que l’avenir nous donnera raison sur l’importance de ce courant, qu’il sera un jour reconnu à sa juste valeur,
et surtout mis en action avant qu’il ne soit trop tard. Tous les habitants de cette planète sont au moins d’accords sur un point, les choses vont de mal en pis. Les sociétés les plus riches ne
sont plus à l’abri de prendre un avion sur la tête, la pauvreté frappent à leurs portes avec insistance tandis qu’elle est rongée de l’intérieur par une pauvreté spirituelle. Heureusement,
une prise de conscience collective est en train d’émerger, mais va t-elle atteindre suffisamment vite le seuil critique ?
Je vous propose dans cet ouvrage un condensé des principales idées contenues dans les livres de Neale, leader de ce mouvement.
L’objectif était d’obtenir un livre court, digeste et vite lu pour ne pas décourager les allergiques de la littérature. Celui qui « accroche » aura tout le temps d’y revenir, et
d’acheter les livres de Neale. Il y a dans la plupart des chapitres de fréquentes insertions de citations en caractères gras, ce sont les propos de « Dieu » transmis par Neale et qui
m’ont semblés (c’est bien sûr subjectif) les plus remarquables, les plus représentatifs ou simplement les plus beaux. Ils permettent de soutenir la synthèse, tout en aérant la syntaxe. Les
chapitres, relativement courts et nombreux, permettent d’étudier chaque thème un à un. Ils sont toutefois enchaînés dans un ordre qui m’a paru naturel pour faciliter la compréhension de
l’ensemble.
Bien entendu, on ne peut reproduire tout l’esprit d’une telle œuvre, avec ses développements, ses silences, ses anecdotes et ses
exemples, en si peu de pages. Si je me suis efforcé d’évoquer les thèmes majeurs, je n’ai pas pu aborder toutes les idées « satellites » gravitant autour de ces thèmes. La plupart
d’entre elles ne manquent pourtant pas d’intérêt, notamment celles se rapportant à la psychologie humaine ou aux débats de société (l’éducation, l’avortement, l’euthanasie, le suicide..).
Evidement, la meilleure façon d’en savoir plus est d’acheter les livres de Neale et je ne cache pas que le présent ouvrage est destiné a vous encourager dans ce sens ! Certes, beaucoup de
ces thèmes sont abordés de manière récurrente, soit dans le même ouvrage , soit dans des ouvrages différents, c’est d’ailleurs ce qui m’a donné l’idée de les regrouper dans des chapitres
distinctifs. Bien qu’il s‘agisse d’une synthèse, je me suis efforcé de reprendre un maximum de mots, d’expressions, voir de phrases directement tirés des pages de l’œuvre, dans le but de
dénaturer le moins possible le message initial (voir à ce sujet le chapitre sur la communication).
Enfin, tous les thèmes ne sont pas représentés proportionnellement à l’importance de leur traitement dans les livres de Neale,
mais cette pondération est délibérée. Toujours dans une optique de lisibilité, de brièveté, et d’attractivité vis à vis des principales préoccupations humaines, le premier tome, qui traite
surtout des sujets personnels, est sur-représenté. Il y a une autre raison à cela, il contient les notions de base indispensables à la compréhension des volumes ultérieurs. A l’opposé, il y est
très peu question de politique car la plupart des observations faites à ce sujet découlent de celles faites sur les individus. De même, Neale insiste lourdement à divers reprises sur les
questions religieuses (il est vrai d’actualité) et les redondances sont nombreuses. Un seul chapitre m’a paru suffisant pour donner une idée de la conversation à ce sujet.
J’insiste sur le fait que les affirmations faites dans ces livres ne sont pas les miennes. Aucun commentaire personnel ne viendra se
greffer autour des paroles qui sont rapportés des livres de Neale . Cet avertissement est à dessein : certains propos risquent de choquer plus sûrement les croyants que les athées, ce qui
est un comble pour un livre voué à Dieu !
Les exceptions concernent évidement ce premier chapitre d’ introduction, ainsi que le chapitre consacré à la communication, le dernier
chapitre de conclusion, et dans une moindre mesure, le chapitre 3 qui sert de transition. L’objectif était de séparer clairement le contenu de la synthèse de mes commentaires personnels pour
que le lecteur se fasse sa propre opinion, sa propre interprétation avec le moins d’interférences possible.
Espérant que ce préambule vous ait donné envie d’en savoir un peu plus sur ces fameuses conversations avec Dieu, je vous souhaite
une bonne lecture.
Christalain
CH2 - COMMUNICATION
Les messages contenus dans les livres de ND.WALSH ne sont pas seulement difficiles a entendre en raison de leur caractère souvent audacieux, mais aussi à cause de la difficulté de
traduire des concepts, des idées ou des sentiments subtils par des mots. Ces derniers n’étant que des codes, des conventions humaines, des caractères d’imprimerie sur lesquels chacun projette
un sens qui lui est personnel. Une partie des informations est déjà altérée par la simple traduction d’une langue a l’autre, Dieu ayant « choisi » ici un médiateur américain
(choix qui n’est certainement pas anodin). Les déperditions de sens peuvent être nombreuses en amont et en aval de la traduction linguistique qui n’est qu’un maillon parmi d’autre dans cette
longue chaîne de transmission d’informations.
Récapitulons les différentes étapes (simplifiées) de transmission d’une idée dans le cadre qui nous intéresse, celui d’un livre
« conversations avec dieu » :
1- « inspiration » reçue mentalement par
Neale : récepteur de l’information.
2- Structuration de celle-ci sous forme de concept
intelligible pour son esprit humain cartésien, utilisation d’une « grille d’interprétation » personnelle.
3- Choix des mots dans un répertoire personnel pour
décrire (en américain) le concept défini mentalement.
4- Rédaction de ces mots sur le papier : Neale
devient émetteur.
5- Lecture de ces mots par un nouveau
récepteur-émetteur (le traducteur).
6- Celui-ci va traduire ces mots de l’américain au
français, avec les approximations de sens qui découlent à la fois de la traduction et de la compréhension de ce traducteur.
7- Le lecteur français, troisième récepteur de cette
« chaîne de transmission » va lire ces mots et les comprendre en fonction de sa propre grille d’interprétation.
8- Si ce dernier s’avise de transmettre cette idée à
une autre personne (verbalement ou de manière manuscrite), il devient un émetteur de 3ème génération…
A ce stade, on comprend aisément que l’inspiration initiale ait peu de chance de se diffuser de manière intacte, même si les
récepteurs ont une solide motivation spirituelle. Cette cascade de déperditions peut se poursuivre dans n’importe quel domaine (politique, économique, scientifique…) avec n’importe quels
livres et n’importe quelles idées. Celles-ci, a force d’être diluées, simplifiées, altérées, mal comprises, quand elles ne sont pas sciemment transformées, deviennent littéralement des
« idées reçues », des clichés, des images d’Epinal, des poncifs, des rumeurs…ou des contre-vérités. Si cela est vrai au bout de quelques mois ou quelques années avec quelques
intermédiaires, que penser du sort des « vérités » émises il y a 2000 ans par « ceux qui ont vu ceux qui ont entendu ceux qui ont vu…Jésus », par
exemple ? Cette notion est capitale si on veut comprendre la différence (devenue un gouffre) entre la spiritualité et les religions « officielles », mais nous y
reviendrons.
« Les enseignements de Jésus ont largement été déformé ».
« Dieu » lui-même insiste a plusieurs reprises sur ces difficultés de communication dans la trilogie
« conversations avec Dieu »:
« Nous sommes contraints ici, par les affreuses limites des mots. Il y en a vraiment peu, et nous
devons sans cesse utiliser les mêmes, même s’ils ne portent pas toujours la même signification ni le même genre de pensées. Tu dis que tu aimes les banana splits, mais sûrement pas de
la même façon que tu aimes ton amoureuse. Alors, tu vois, vous avez très peu de mots, vraiment, pour décrire vos sentiments… ».
Notre langage étant le reflet de notre niveau d’évolution actuel, il peine logiquement à décrire des concepts en avance sur cette
évolution :
« …J’emploie certains mots, malgré leurs connotations extrêmement limitées, afin de me rapprocher
le plus possible d’une idée, d’un concept des choses, qui, en retour, ne peuvent être décrits avec le vocabulaire restreint de votre langage ni compris dans les limites de votre degré actuel
de perception. Je cherche à l’ouvrir à de nouvelles perceptions en utilisant votre langage d’une nouvelle façon. »
Il arrive même parfois que Dieu lui-même ne puisse répondre vraiment à certaines questions de Neale, non pas
parce que Dieu est limité, mais bien parce que c’est la compréhension humaine qui est limitée :
« Je ne peux répondre à cette question en termes compréhensibles pour
toi ».
Cette incommunicabilité (le mot lui-même se laisse difficilement prononcer !) entre les hommes est fâcheuse
mais n’a rien d’irrémédiable. Dans les sociétés extra-terrestres hautement évolués, la communication télépathique a remplacée les mots :
« Le degré auquel une espèce - ou une relation entre membre de la même espèce – a évolué est
démontré selon que les êtres ont besoin ou non d’utiliser « les mots » pour transmettre des sentiments, des désirs, ou de l’information…/…les êtres humains peuvent développer la
même capacité et certains l’ont déjà fait…».
Il est également question de communication entre DIEU et les hommes :
« …la question n’est pas « a qui je parle ? » mais « qui
écoute ? » ».
Cet aspect de la parole divine mal entendue est largement développé : En fait, Dieu « parle » tout le
temps et à tout le monde par l’intermédiaire des sentiments (qui représentent le langage de l’âme). Mais aussi par les pensées et l’expérience (rien n’arrive par hasard), et tout
autre support : une conversation, un magazine, une émission, une chanson, un film…or, les hommes accordent surtout crédit à des paroles qui auraient été prononcées il
y a très longtemps !
« …les paroles sont l’outil de communication le moins efficace. C’est l’outil le plus
souvent ouvert à l’interprétation, le plus souvent mal compris. »
La première difficulté consiste alors à discerner les messages de Dieu de ceux provenant d’une autre source, il
faut donc reconnaître ce qu’il y a de plus élevé en nous : La pensée la plus élevée qu’on puisse avoir renferme la joie ; les paroles les plus claires contiennent la
vérité et le sentiment le plus magnifique est celui qu’on appelle l’amour.
Il faut ensuite que ces messages soit entendus, compris, tenus pour vrai, ce qui a été rarement le cas. Même
l’expérience, l’outil le plus puissant n’as pas été utilisé puisque les hommes ont préféré s’appuyer sur les récits culturels (les paroles) plutôt que sur leur propre expérience de
ce qui fonctionne ou pas dans la vie. Lorsque l’on écoute ce que d’autres croient avoir entendu de Dieu il y a 2000 ans, cela nous enlève l’obligation de penser et d’interpréter
les messages que l’on reçoit directement, mais cela donne notre pouvoir a d’autres.
L’œuvre de Neale n’ échappe pas aux difficultés de compréhension, d’interprétation et donc de
communication et demande plus que tout autre à être lue et relue, puis méditée et à nouveau lue pour que chaque idée devienne suffisamment claire afin d’être intégrée efficacement. Une bonne
compréhension de l’élève dépend aussi du maître qui doit se mettre à son niveau :
« Je vais te répondre au meilleur de ta compréhension ».
Nous aurions bien du mal à expliquer à un nouveau-né la théorie de la relativité, Comment Dieu, par tant
d’intermédiaires peut-il nous faire comprendre les plus grandes vérités de l’univers ? Il réussit pourtant « un miracle » par l’intermédiaire de Neale qui devient un
canal de communication de plus en plus efficace. Ainsi, quand il demande :
« comment arrives-tu à toujours trouver les mots qui clarifient tout ? ». Dieu lui
répond :
« C’est toi qui clarifies. Tu l’as fait en nettoyant ton « récepteur ». Tu as filtré les
parasites. Tu es entré dans une nouvelle volonté de connaître ».
La qualité de notre lecture dépendra donc de notre capacité à être de bon « récepteurs ». Lire et
relire l’œuvre de Neale nécessite du calme, de l’attention, de la volonté, de l’ouverture d’esprit…et de l’insistance. Alors nous pourrons saisir l’ampleur des révélations qui nous sont
faites, et voir la vie d’une autre manière.
CH3 - LA RESPIRATION UNIVERSELLE
L'origine de l'univers a toujours été une source d'interrogation pour les hommes,
notamment pour les scientifiques. Les croyants, eux, ont dû accepter les allégories et mythes de leur religion respective. Par exemple, la genèse chrétienne débute
ainsi :
« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre. Celle-ci était
informe et vide, les ténèbres couvraient la face de l'abîme et l'esprit de Dieu planait sur les eaux. Dieu dit « que la lumière soit » et la lumière fût. Il créa le jour, la
nuit... ».
Avec l'avènement du matérialisme scientifique, des chercheurs qualifiés
d' « hérétiques » à leur époque ont proposé des hypothèses « évolutionnistes » ou Dieu fût évincé des équations. Certes, l'univers n'était plus crée en un clin
d'œil comme le soutiennent les « créationnistes », mais ce n'était que reculer toujours plus loin dans le temps, jusqu'au moment ou il n'y avait rien. Le BIG-BANG semble
être parvenu à faire l'unanimité dans la communauté scientifique mais laisse toujours en suspens certaines questions métaphysiques : s'il n'y a rien avant le big-bang, comment quelque
chose peut-il naître de rien ? et sous quelle impulsion ? quel motif ou quelle volonté ? Sri Aurobindo, grand penseur indien déclarait déjà en
1959 :
« Rien ne peut provenir de rien../..Si Rien était le début, Rien
serait aussi la fin, mais dans ce cas, Rien serait aussi le milieu ».
Un sujet d'une telle importance ne pouvait être passé sous silence dans une
trilogie appelée « Conversation avec Dieu ». Il peut avantageusement introduire tous les sujets qui suivront dans ce livre car il nous faut comprendre que l'approche scientifique
n'est pas incompatible avec l'approche théologique. Elles parlent toutes les deux d'une même réalité, mais sous un angle différent. Ainsi, Il est expliqué dans CAD que le big-bang a bien
existé sur le plan matériel mais aussi sur le plan spirituel : c'est le moyen pour Dieu de faire l'expérience de lui-même. Au commencement, il est TOUT CE QUI EST mais ne se
connaît que de manière conceptuelle car en l'absence de ce qui n'est pas, ce qui EST...n'EST PAS (« non-chose »). D'où la nécessité de créer un point de référence extérieur à
lui-même pour se connaître de façon « expériencielle ».
Dieu s'est donc divisé en multiples portions de lui-même, chacune d'elle pouvant
regarder le reste et y voir la magnificence de l'ensemble (Dieu). Le tout se divisa donc en « ceci », et en « cela » (le visible, la matière, les êtres
vivants) les deux existant séparément et pourtant simultanément, en même temps que ce qui est ni l'un ni l'autre : le rien (l'invisible, le métaphysique, les esprits animant les
êtres vivants). C'est le rien qui maintient le tout et permet son existence. Par le big-bang, Dieu a crée la relativité, et donc la relation d'une chose à une autre (le ceci avec le cela):
le plus grand « cadeau » de Dieu. Ce point crucial sera exposé dans le chapitre sur les relations.
« Ainsi, de la non-chose surgit le tout ; cet événement spirituel
est tout à fait compatible, d'ailleurs, avec ce que vos scientifiques appellent la Théorie du Big-Bang ».
Contrairement aux dernières théories en vogue qui prédisent à terme une lente dilution de l'univers qui
deviendrait un espace infini, froid et vide, Il nous est expliqué dans l'œuvre de Neale qu'après sa phase d'expansion, il se contractera à nouveau dans une grande réunification spirituelle,
en un point minuscule semblable à celui de la fin de cette phrase pour devenir pure énergie...avant d'exploser dans un nouveau big-bang. L'univers , et donc la vie , n'ont pas de fin,
et par conséquent pas de commencement, c'est la respiration universelle : l'inspiration et l'expiration de Dieu. L'univers est en vie, c'est le corps de Dieu qui se recrée
perpétuellement. La vie est éternelle, l'âme ne meurt donc jamais, elle ne fait que changer de forme dans un processus sans fin.
A SUIVRE...
(dans 2ème partie)