Présentation

Autopsy de la crise émotionelle

orage--motionnel.jpg 
INTRODUCTION :

En préambule, je voudrais indiquer que cet article sera délibérément synthétique et pragmatique : je ne rentrerais pas dans le détail des démarches intérieures par lesquelles je suis passé pour exprimer mes idées et interprétations .(cela fera peut-être l’objet d’une partie d’un livre ultérieurement). Il n’a donc aucune prétention de démonstration rigoureuse au sens académique de la psychologie. Son seul but est de partager quelques pistes de réflexions en allant à l’essentiel de ma pensée (la partie émergée de l’iceberg). Enfin, c’est une vision provisoire et empirique du phénomène (basée sur aucun ouvrage de psychologie), c’est un « instantané » qui sera peut-être caduque dans 1 an et remplacé par une autre approche.


Note aux « initiés » qui trouvent qu'il n'y a rien de bien nouveau et d'original dans cette série d' article sur la crise émotionnelle, je rappelle qu'il est destiné aussi, et en priorité à un public débutant une  démarche psycho-spirituelle...(les 2 étant indissociables selon moi). 

Nous sommes tous amenés a traverser des crises émotionnelles dans notre vie, que l’on soit ouvert ou non a la spiritualité. Mais dans ce dernier cas, elle prennent une signification particulière, celle de nous révéler notre éventuelle progression vers l'un de nos objectif: la pacification de l’âme. Et le chemin est long : notre prétendue maîtrise sera mise à mal dès qu’on la proclamera acquise, ce n’est pas une punition, c’est au fond une sécurité…
 
Si nous avons presque tous en point de mire les mêmes idéaux d’âmes (liberté, paix, amour partagé, infinitude, imprescriptibilité …), nous n’avons pas la même histoire, pas les mêmes obstacles à franchir pour y parvenir, les mêmes contraintes de vie. Nous avons chacun nos défis caractéristiques qui viennent et reviennent de manière récurrente, et qui justement…nous caractérisent, nous identifient en partie..
 
Certains se débattent avec leurs familles, d’autres avec leurs employeurs, d’autres avec leurs maladies, d’autres encore avec leurs conjoints. Mais un point commun nous relient dans notre fragile humanité : notre manifestation émotionnelle générique, avec des intensités variables évidemment selon les thèmes génétiques, astrologiques, karmiques de chaque individu : de l’émotif exacerbé au flegmatique imperturbable.
 
De mon point de vue, la crise émotionnelle est comme un séisme, la première secousse est toujours la plus violente, la plus inattendue, et souvent suivie de « répliques » d’intensité décroissante. En fait, pour étudier le phénomène également en amont et en aval, je vais le découper en 4 temps (comme les moteurs à explosion de nos voitures ! ).
 
1- Phase hors crise : calme relatif apparent, les petites contrariétés ne nous affectent pas suffisamment pour déclencher une crise. Pas de tensions particulières. (mais on sait que toute crise a une histoire qui se prépare sournoisement pour qui n’est pas sensitif.)

2- Phase précédent la crise: montée plus franche de la tension, premers indices plus évidents "que quelque chose ne va pas", la pression monte.

3- Déclenchement de la crise et phase aigue: explosion émotionnelle et gestion réactionnelle d’urgence (reptilienne) pour palier la déficience de la personnalité qui est « dépassée ».

4- Phase de réaction secondaire,  plus  mentale, avec stratégies diverses d’adaptation à la crise, d'évacuation de la tension, qui alternent avec des répliques plus ou moins fortes, selon l’habilité de notre gestion de la crise.

Interphase : période  de « débriefing », une fois la crise émotionnelle apaisée, c’est la rétrospection : on peu analyser plus sereinement le déroulement des événements pour tenter de comprendre ce qui s’est passé, et éviter une crise de même nature..
Cette phase n'existe consciement pas chez tout le monde, et se confond progressivement avec la phase 1. C'est une phase de TRANSITION.
 
On peut noter que pour biens des personnes n’ayant aucune démarche de guérison ou de développement personnel et/ou spirituel, les phases 1 et 4 sont « transparentes », absentes de leur conscience, ce qui n’empêche pas le déroulement de ces phases dans le secret de l’âme. Mais logiquement, toute conscientisation des processus psychologiques, en général, accélère grandement les progrès de l’âme, et c’est l’un des objectifs de ma démarche .
 
Pour les lecteurs « techniciens », je reprend mon analogie avec le moteur a explosion, dans un but mnémotechnique :  "LE  MOTEUR  A  EMOTION" :
moteur4temp.jpg       
 A : ADMISSION  ( phases 1)
 B : COMPRESSION (phase 2)
 C : EXPLOSION (phase 3)
 D : ECHAPPEMENT (phase 4) 
  
+  Interphase  entre D et A (transistion)

Cette analogie sera plus parlante lorsque je détaillerais, dans mes articles suivants, ce qui se passe à chacune de ces phases et comment on peut les gérer au mieux.
 
Sans anticiper sur la suite, il faut souligner déjà que les crises émotionnelles :
1- Acceptés    2- Vécues   3- Analysées    4- Comprises. représentent selon moi un outil d’évolution très performant. Par ailleurs, elles nous font comprendre en profondeur pourquoi il est vain de se juger soi-même ou de juger les autres (notamment ceux qui ont « provoqué » notre crise). En élargissant le concept sur le plan fractal , on pourrait même envisager la vie humaine sur terre comme un cycle ininterrompu de crises émotionnelles au sens large : Du coup de marteau sur le doigt à la perte d’un être cher, avec évidemment des réponses et stratégies différentes. 


eaux-calmes.jpg  Phase 1 : le calme avant (ou après) la tempête.

Il ne faut pas perdre de vue que cette 1ère phase suit directement la fin du cycle précédent (phase 4 et éventuellement interphase), et que l’on ne redémarre pas un cycle à partir d’une situation émotionnellement « vierge »., Si c’était le cas, un nouveau cycle n’aurait pas lieu d’être : nous aurions définitivement guéri notre corps émotionnel. C’est bien sur un des objectifs à terme : ne plus vivre de crises, mais seulement des émotions épurées venant délivrer un message avant de se retirer rapidement pour laisser place à un calme « de croisière ».
 
2 cas peuvent alors se présenter :
 
- Si la personne n’as pas de démarche d’éveil ou de recherche de guérison particulière, cette phase 1 suit directement la phase 4. Avec peu ou pas de conscientisation du processus cathartique de la crise, les nœuds inconscients, les blessures, les mémoires, les complexes restent en l’état et toujours actifs, ils se préparent donc à se manifester de nouveau, sous la même forme, ou une autre forme analogue. Par commodité, j’emploierais à présent le, terme « complexe » pour englober tous les causes de crise précédentes. Ces complexes ont pu libérer une certaine tension lors de l’explosion, mais restant identiques à eux même dans leur structure, ils entament à nouveau, dans cette 1ère phase, un processus d’aimantation (Admission). Les énergies semblables s’attirent : tout ce qui peut alimenter les complexes, par tous les évènements de la vie courante, est aspiré. Ceux –ci « gonflent » à nouveau, se dynamisent et augmentent progressivement la pression sur le corps émotionnel.
 
Le but du processus est toujours le même : ces complexes cherchent à se faire connaître pour être dénoués, transmutés, guéris. Par la douleur qu’ils occasionnent, ils tirent la sonnette d’alarme et crient au moi : « je veux être reconnu, je veux être soigné ».
Donc, cette personne profitera de cette pause pour « souffler », profiter de la vie, se laisser distraire par des occupations « écrans » (notamment de TV !) qui feront (trop) rapidement oublier la crise précédente. C’est un peu comme l’Armistice après la guerre : on est tellement heureux qu’elle soit finie qu’on ne pense pas vraiment à réfléchir sur la manière de ne pas repartir en guerre. On voit qu’il y a aussi un enjeu énergétique : lorsque l’on est occupé à recharger ses batteries, on a plus trop de carburant à consacrer à la stratégie thérapeutique.
 
- Si la personne a pris en main son processus d’éveil/guérison, elle aura connu une inter-phase pour analyser la crise avec du recul, elle aura entendu certains messages, pris conscience de certains conditionnements et certains aspects de ses complexes. S’il a de la volonté, il aura pris certaines dispositions (exercices, méditation, utilisation d’outils thérapeutiques, hygiène de vie, connaissance de soi…etc) pour, d’une part, retarder la prochaine crise, et d’autre part, en diminuer l’intensité et la durée. Tous ces paramètres ne sont forcément liés de manière automatique : L’intensité reste souvent égale, car c’est une donnée caractérologique de l’individu difficile à modifier (émotivité). C’est souvent les 2 autres paramètres qui indiquent la diminution de l’activité émotionnelle liée aux complexes : espacement des crises et raccourcissement des phases aiguës (phase 3). Mais nous y reviendrons. 
Plus ce type de personne avance dans la voie de l’éveil, plus l’interphase débordera sur la phase 1 et finira par se confondre avec elle. Il saura que tout période de calme doit être mise à profit pour préparer au mieux la gestion des prochaines tempêtes.
 
La reconnaissance des premiers signes précurseurs arrivent plutôt en phase 2, quand la pression monte. Mais les êtres sensibles, sensitifs, et attentifs verront déjà quelques signes indiquant que les problème de fonds ne sont pas résolus. Ces premiers signes précurseurs sont souvent purement informatifs et ne sont pas très chargés affectivement : coïncidences, prémonitions, signes, rêves…ils ont autant d’indices utilisés par le chercheur consciencieux pour identifier au mieux la forme que prendra la prochaine crise.
 
Exemple personnel et concret: le 22 février 2008, j’ai posté sur ce blog un article intitulé « la trousse de secours du travailleur de lumière », il s’est imposé à moi de manière spontanée, alors que je n’avais pas précisément de blessures ouverte en cours a ce moment là. Je ne me suis pas douté que j’allais me servir de ma propre trousse de secours un peu plus tard…
Heureusement, les indices sont plus évidents en phase 2…  

Il faut donc profiter au mieux du calme de l’esprit, car seule la surface lisse des eaux calmes d’un lac permet de refléter la lumière du ciel. 


compression.jpg  Phase 2 : la compression

Toutes les phases du cycle à 4 temps ont une durée extrêmement variable compte-tenu de tous les paramètres en jeu, qu'ils soit caractérielles, karmiques, évenementiels...etc. De plus, plusieurs cycles peuvent se dérouler en même temps, se superposer, voir, coïncider: on dit alors que tout va mal, que les ennuis s'enchaînent, que le sort s'acharne. Bien sur, il n'en est rien, car il n'y a pas d'effet sans causes... Pour l'instant, il est simplement important d'avoir à l'esprit la succession cyclique des phases pour les identifier au plus vite dans la réalité concrète, leur durée dépendra en partie de notre façon de les gérer.


La 2ème phase ne fait pas exception: elle peut  être courte, mais on peux aussi assister à une augmentation lente et régulière de la pression interne: le corps émotionnel commence a s'agiter et envoie des signaux dans le corps physique et le corps mental: sentiment de malaise, maux de ventre, anxiété, irritabilité, agitation. On sent que quelque chose ne tourne pas rond. Ces symptômes peuvent alterner avec de courtes périodes d'euphorie qui semblent inexpliquées, mais l'instabilité règne. Pendant cette phase, il est encore possible de désamorcer la crise, à condition de reconnaître quelles en sont les origines, et bien sur, plus on sera réactif et attentif en début de phase, plus on disposera de temps et d'énergie pour empêcher l'emballement de la machine à 4 temps. Prenons un exemple simple pour y voir plus clair:


Vous avez des relations difficiles avec votre patron et les conflits éclatent régulièrement entre vous. Remarquez qu'après chaque crise (colère, dispute) , il y a une accalmie, chacun a vidé son sac et ressent un soulagement (dans le meilleur des cas, si chacun a pu s'exprimer).  Vous pensez en avoir terminé "cette fois-ci". Mais s'il n'y a pas eu une remise en cause profonde et mutuelle, un vrai dialogue suivi d'intentions fortes pour améliorer la relation, il n'y a aucune raison pour que le cycle s'arrête. On croit avoir identifié les causes du conflits, mais ce ne sont souvent que des prétextes qui cachent des causes  profondes et inconscientes. On a coupé, ou plutôt arraché les mauvaises herbes dans l'urgence, mais sans se soucier d'extraire les mauvaises graines enfouies sous la terre.  Donc, à nouveau, un malaise s'installera subrepticement à chaque fois que le complexe sera nourrit d'une remarque, d'un ordre incompris, d'un regard douteux, d'un geste d'agacement...etc.  C'est la phase de "compression" du moteur à émotion: on accumule du carburant, on chauffe, on retient, on comprime...il ne manque plus q'une étincelle (un prétexte banal le plus souvent) pour que survienne l'explosion.


Je vois 4  manières de gérer cette phase selon son degré de conscience, de connaissance de soi, de motivation à évoluer, certaines pouvant être compatibles entre elles (C et D), les 2 premières sont à éviter, et les 2 suivantes conseillées, "positives":

A  - Ne rien faire, laisser faire:

B -  Essayer de contrôler la situation

C -  Eclaircir la source du conflit avec une démarche de communication authentique avec le ou les protagonistes.

D -  Sublimer le contentieux en travaillant uniquement sur soi-même et la loi de projection-attraction.


A)
Ne rien faire, dans le sens: ne prendre aucune disposition particulière, c'est s'acheminer évidement à coup sûr vers une nouvelle crise. On peut adopter une telle attitude par ignorance, fatalisme, lassitude physique et morale et celle-ci sera renforcée par le conditionnement collectif aimanté par nos croyances profondes : "la vie est ainsi, personne n'y peut rien, c'est le destin...etc". Seule une révolte de l'âme, suite à une crise plus grave que les autres, pourra rompre ce cycle infernal.


B)
La stratégie du contrôle est peut-être pire encore: l'ego dispose de suffisamment d'énergie pour croire être capable de maîtriser la situation dans un statu-quo fragile. Il fera mille efforts, se reniera au besoin, accumulera les concessions sans contre-partie, rongera son frein. La pression continuera d'augmenter de toutes façons, et la crise finira par éclater de façon d'autant plus violente qu'elle a été réprimée longtemps. Elle pourra éventuellement s'intérioriser chez les personnes très introvertis, et provoquer des somatisations du genre ulcère. Le poison que l'on garde trop longtemps  finit par s'attaquer au corps, puisque le mental ne veut pas entendre...


C)
Chercher à communiquer, s'expliquer: Cette façon de fonctionner, malgré les apparences, n'est pas naturelle pour tout le monde, et il y a de nombreuses causes possibles:  peur de l'autre, dévalorisation, repli... Cette démarche ne garantit pas la résolution du problème, à moins que les interlocuteurs soient "éveillés". Mais elle est toujours positive si elle est acceptée de part et d'autre, dans la mesure ou elle fait retomber la tension, et repousse l'imminence de la crise. elle peut aussi encourager à se porter sur la 4ème stratégie. Si le complexe ou le contentieux est superficiel, une bonne discussion "entre 4 yeux" peut suffire, cela vaut la peine d'essayer donc. 


D)
La sublimation est à priori la stratégie idéale à long terme: il s'agit de travailler sur soi, en se faisant éventuellement aider par un thérapeute "ouvert et compétent". Le principe en question est celui de l'aimantation: la fameuse loi d'attraction ! dans ce contexte de crise: elle signifie que nous attirons les relations les plus adéquats pour mettre en évidence un complexe inconscient en nous-même, une blessure, une souffrance à évacuer.(et donc à reconnaître). Une fois les personnages en place, la projection prend le relais: nous projetons sur notre interlocuteur, comme sur un écran de cinéma , ces fameux complexes, pour LES IDENTIFIER. Nous leur donnons ainsi une vie, ils prennent forme devant nous. Bien sur, cela n'est pas facile à accepter et remet en cause bien des valeurs culturelles. L'utilisation de cette stratégie de sublimation fera donc l'objet d'un autre article pour l'élaborer plus en détail. Notons déja qu'elle est utilisable lors de toutes les phases, ce qui est logique puisque la loi d'attraction, comme toute loi universelle, fonctionne 24h/24, n'importe ou, n'importe quand...(car elle ne concerne pas que les êtres humains).


Il ne faut pas considérer cette nomenclature comme rigide et définitive. Ce sont des points de repère pour identifier des attitudes "archétypales". En outre, tous les mixages sont possibles et même assez fréquents: on peut par exemple ne rien faire tant que la pression est faible, puis essayer de contrôler la situation lorsque cette pression devient plus contraignante et nous fais redouter le pire. Toujours dans le même cycle, on peut se décider d'aller parler aux acteurs concernés et de commencer un travail sur soi-même. A chaque instant, nous avons le choix de changer de stratégie, il n'est jamais trop tard pour, si possible, bien faire !


  3 - L'explosion


Au terme de la phase de compression (voir article précédent), il arrive un moment ou  il n'y a plus d'échappatoire possible (fuite, résistance, contrôle...), et c'est l'explosion. C'est comme demander à un volcan de ne pas rentrer en éruption. Il  y a donc un point critique avant lequel on peut toujours faire marche arrière, calmer le jeu, temporiser et donc prolonger la phase de compression. Il est important de pouvoir reconnaître ce point, l'identifier lors du processus dramatique émotionnel, c'est un panneau indicateur qui signifie: "Au dela de ce point, désamorçage impossible. Cet intervalle temporel très court pourrait s'appeler la  « pré-combustion ».

 

On pourra dire :  "A quoi bon reculer pour mieux sauter ? ". Mais justement, selon les circonstances et le lieu, la même explosion pourra engendrer des conséquences bien différentes, tantôt bénignes, tantôt dramatiques. Il vaut mieux  subir la crise en comité restreint qu'en public, car on implique moins de personnes, donc moins de karma (au sens large). De même qu'il vaut mieux être désarmé, au sens propre comme au sens métaphorique. De plus, la conscience de cette courte phase pré-explosive permet de tester notre volonté, notre lucidité, notre capacité à comprendre ce qui se joue sur la scène et tirer les  conséquences par la suite.

 

Puis c'est donc l'explosion, courte par définition, mais souvent violente, d'autant plus forte qu'elle aura été retenue longtemps par la seule volonté aveugle de se contrôler. Je n'utilise pas à dessein le mot "maitrise", car ce dernier terme supposerait plutôt une bonne gestion de la compression en amont, et éventuellement une crise modérée, voir annulée. Durant la phase aïgue de la crise, il est trop tard pour agir, réfléchir...ou infléchir. Il n'y a pas d'autres solutions que de laisser sortir le flot de lave, à moins de vouloir contracter un ulcère, ou une attaque cardiaque dans les jours qui suivent. L'explosion surgit quand on s'y attend le moins, comme un fauve saute sur sa proie, la crise adore l'effet de surprise qui nous fera dire postérieurement: "comment ai-je pu me laisser surprendre ENCORE une fois ?" Le moindre prétexte sert d'allumette et trop souvent  de bouc émissaire : il faut a tout prix trouver un coupable pour se dédouaner de notre responsabilité qui est entière. Un autre principe essentiel mais difficile à "avaler" tant il peut paraître brutal exprimé ainsi : il n'y a ni bourreaux, ni victimes, mais seulement nous-même.

 

Le terme "explosion" convient plus aux crises de type "colèriques". Il serait plus judicieux de parler "d'implosion" pour les crises dépressives et mélancoliques, plus étalées dans le temps, parfois permanentes chez certains individus très marqués par la négativité. Il y a autant de typologies de crise qu'il y a d'individus et mon propos n'est pas ici de faire une nomenclature exhaustive. Je voudrais seulement mettre en relief ce qui est en commun à toutes ces crises: l'émergence, l'extériorisation  d'une émotion, d'un complexe, d'une blessure, d'une souffrance, qui veut être reconnue pour être "soignée". Dans le cas contraire, c'est l'organisme  corporel qui absorbera entièrement le choc, avec tout son cortège de conséquences sous forme de maladies : de la simple grippe au cancer. La maladie est donc la réaction saine du corps qui joue le rôle de « tampon absorbeur de choc ». C'est un autre et vaste sujet et s'il vous intéresse, je vous conseille le livre de Jacques  MARTEL :"Le grand dictionnaire des malaises et des maladies". Certes, la crise manifestée n'empêche pas la somatisation, mais elle l'atténue fortement, elle la "superficialise". (par une éruption cutanée par exemple). 

 

De la à croire que la crise est saine, il n'y a qu'un pas qu'il ne faut pas franchir trop hâtivement, car c'est s'enfermer dans le fatalisme d'un cycle éternellement renouvelé. Comme le dit le proverbe: "qui a bu boira"... ou encore : "les mêmes causes produisent les mêmes effets". Mais il est vrai qu'une fois la phase explosive enclenchée, il est préférable de la laisser se dérouler jusqu'au bout, il faut "vider son sac".  Mais il faut prendre garde aussi de ne pas souffler ensuite sur les braises dans une sorte de complaisance morbide. Comme l'as si justement exprimé E.Tollé ("Le pouvoir du moment présent"), l'homme est attaché à sa souffrance, sans vraiment s'en rendre compte. Le syndrome de Stockholm est tout aussi valable avec les objets qu'avec les sujets.

 

La crise explosive comme stratégie structurelle est employée par ceux que la caractérologie de Gaston BERGER appelle "les colériques" (émotifs - actifs - primaires). On pourra vanter leur aspect  "franc, direct, et non rancunier" ...tant que l'on sera pas soit même "victime" de ces fameuses colères à répétition...Souvent, le colérique oublie rapidement sa colère, mais pas celui qui en était l'objet !. De plus, par le phénomène de "choc en retour", les dégâts finissent toujours par être collatéraux. Le souffle de l'explosion du colérique dégage une grande place autour de lui, un  vide proportionnel à la puissance de cette explosion. Il devra alors travailler à le combler s'il ne veut pas récolter la solitude. De même, celui qui a attiré les foudres sur lui devra se remettre en question, en vertu de "la loi d'attraction". (voir notamment l'article "le secret de la rentabilité" dans ce blog).

 

Accepter la crise comme mode de fonctionnement habituel sous prétexte qu'il est "humain" n'est donc pas une solution satisfaisante, c'est uniquement une soupape de sécurité pour préserver notre équilibre physique et mentale (et parfois cela ne suffit pas!). Son aspect éducatif n'est réel qui si on effectue un retour sur soi ENTRE les crises, puisque cela est impossible PENDANT les crises. En effet, Pendant la phase aigue, l'explosion, nous ne sommes plus nous-même, littéralement. C'est comme une possession, une emprise passionnelle totale qui nous fait penser, agir de manière incontrôlée, instinctive, générique, animale. Le plus souvent, c'est notre blessure profonde qui réagit et c'est le bon moment pour l'identifier. Il est donc important de ne rien oublier cette crise, même si elle nous fait honte, pour une analyse productive dans les autres phases.  (voir au sujet des blessures psychologiques l'article de NATARAJAN sur ce blog: "les 7 blessures fondamentales".).

 



 


 4 - Echappement et conclusion

La phase d'échappement suit la phase explosive. Elle en est la conséquence directe: un accident provoque souffrance et blessures. Elle est moins vive dans son intensité, mais bien plus longue, c'est la contrepartie de la phase compressive, " l'autre versant" du pic de la crise en quelques sortes. Lorsqu'un incendie s'est déclaré dans la pièce d'une maison, dès qu'il est éteint, on constate les dégats, souvent avec amertume, et on ouvre les fenêtres pour évacuer la fumée. C'est un peu ce qui se passe pendant cette phase d'échappement. On pense d'abord à panser les plaies, et plus tard , éventuellement, à chercher l'origine du sinistre (penser les plaies), dans la mesure ou l'on n'accuse pas la fatalité pour classer vite fait bien fait le dossier.

 

Entre l'explosion elle-même et l'échappement peut s'insérer une courte de période de détente, un relatif soulagement du fait qu'on as relâché brusquement la tension. Mais c'est une accalmie illusoire. Le cortège habituelle d'effets secondaires arrive, variables selon la nature de la crise: tristesse, culpabilité, dépression, lassitude, angoisse...


On s'identifie alors avec ce que E.Tollé appelle "le corps de souffrance". Dans son livre "Le pouvoir du moment présent", il décrit admirablement le processus qui nous tient prisonnier plus ou moins longtemps dans la souffrance.(voir réf. dans la rubrique: "quelques livres d'éveil").


A la suite de cet article, vous trouverez le chapitre qui concerne les attitudes et actions que l'on peut avoir sur ce corps de souffrance pour l'amoindrir.  "En finir avec la souffrance". C'est un classique qui circule sur pas mal de sites d'éveil, mais sa notoriété est largement méritée. Je peux témoigner que sa lecture attentive m'a permis, à une époque, d'adoucir bien des journées difficiles sur le plan émotionnel.  Certes, on ne s'attaque pas aux causes profondes, mais de toutes façons, on en est incapable lors  de cette phase car le déficit énergétique est souvent trop important. Donc, comme je l'indiquais en début d'article, le meilleure stratégie consiste a réparer les dégats, panser les plaies et cicatriser au plus vite pour rejoindre l'interphase, recharger les batteries, et explorer les racines de nos crises récurrentes.


Dans cette optique curative accélérée (des effets et non des causes, il faut le rappeler) !), on peut être aussi aidé  par des outils "non mentaux", si possibles naturelles et non chimiques: séances de relaxation, phytothérapie (plantes), méditation, marche dans la nature, repos...sans oublier les classiques: voir des amis, un film drôle, écouter de la musique relaxante...etc


Il faut imaginer la phase d'échappement comme une désintoxication, une purification, une ré-initialisation. Bien sur, celui qui a fait un travail conséquent sur lui-même n'attendra pas l'interphase: déja, l'échappement sera moins difficile à vivre, plus court et il en profitera pour explorer à nouveau et désamorcer (seul ou aidé) les complexes blocants de son inconscient (avec la PMT par exemple - voir la rubrique "éveil et guérison). De plus, en ces périodes d'évolution humaine accélérée, les interphases ont tendance à se réduire comme peau de chagrin, comme si le temps pressait...    


J'ai utilisé la métaphore du moteur a explosion pour donner une structure a mon article sur la crise émotionnelle, mais j'aurais pu également utiliser une image climatique: A l'approche d'une perturbation pluvieuse ou orageuse, le ciel qui était clair (interphase) se voile progressivement et s'ennuage (compression), puis l'orage éclate (explosion) et la pluie tombe (les larmes !): c'est le "passage du "front". Ensuite, le ciel reste couvert, avec des averses possibles: "la traîne plus ou moins active", et s'éclaircie progressivement (échappement), jusqu'au retour du temps calme (interphase). Tout est cyclique, répétitif en ce monde, ce qui pose certaines questions métaphysiques qui seront traitées dans un autre sujet..


Conclusion: l'intéret d'identifier clairement les cycles de crises émotionnelles me semble évident: cela nous permet deja d'en relativiser l'impact: le pire est de ne pas avoir pourquoi l'on souffre et surtout quand cela va cesser. Le concept du cycle 4 temps nous rappelle qu'après la pluie viendra forcément une période de beau temps, ou au moins d'accalmie. Il nous encourage à employer au mieux les bons outils, adopter l'attitude adéquate en fonction des phases que l'on traverse, ce qui permet, progressivement , de mieux maîtriser le processus et parvenir à un certain détachement, un recul salutaire.


A terme, l'objectif est de transcender toutes les crises, jusqu'à les faire disparaître complètement.  En aucun cas les émotions n'auront disparues, mais elle fonctionneront de manière saines.  Par exemple, au lieu de se mettre en colère, avec toutes les conséquences en cascades induites, nous éprouverons seulement "un sentiment de colère" passager, que l'on sera libre d'exprimer ou pas, avec un degré d'intensité également maîtrisé. L'émotion "Colère" aura rempli son rôle "naturel" : délivrer un message à la conscience, message dont elle aura tout intérêt à tenir compte pour en intégrer la signification. En effet, dans le cas contraire, nous recommencerons un processus de refoulement empoisonnant, qui créera à nouveau complexes et blessures inconscientes. Il ne suffit pas de purifier notre demeure, encore faut-il l'entretenir en l'état...


La guérison émotionnelle est une étape primordiale dans la vie spirituelle, elle permet d'alléger sa vie et libère une grande quantité d'énergie: Celle qui était réquisitionnée pour faire tourner un moteur à souffrance: "le moteur à émotion". On peut se contenter de vivre alors une vie apaisée et connaître un relatif bonheur. Certains reconnaissent cela naturellement, sans thérapie ni démarche particulière grâce à un corps de souffrance "light" d'origine si on peu dire. Mais ceux qui ce sont battus et débattus pour gagner cette bataille ne s'arrêtent pas forcement ici: la vrai libération métaphysique réclame un autre processus, d'autres motivations, mais... c'est un autre sujet !


Christalain.

MISE A JOUR LE :

2 janvier 2009 :  


*  "A chaque jour son empreinte".  Petite histoire vraie.

*  "Le processus de la maladie" selon Un cours en miracles.
 
 
*  "L'illumination" selon Tony Parsons.

*  "Le choix de la vie" par F.Corbeil.
 


*   Edito et  videos

* De nouveaux liens à visiter et une réorganisation : (2 rubriques distinctes: une pour les sites liés directement au Cours en miracles et une autre pour les autres liens). 











Prochaine mise à jour probable le: 10  janvier 2009


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AGENDA regional

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Vendredi 30 janvier 2009 à Annecy (74) :
Conférence : Laurent Elie Lévy : "Les Enseignements de l'Esprit".

Et stage le Week-end. 


Tous les renseignements sur le blog de Christine "Autour d'un Cours en Miracles".










BONNE ANNEE 2009
Qu'elle soit une renaissance pour vous...

Un cours en miracles

   

Création d'un groupe d'étude régional (39-01-74-69) , de partages, d'échanges , d'aide et de rencontres "réelles" . Ce cercle serait centré sur  les livres : "Un cours en miracles" (UCEM), ainsi que sur les livres de Gary Renard : "Et l'univers disparaitra" (ELUD) - "Votre réalité immortelle".(VRIM)  Avec élargissement possible à d'autres auteurs qui sont clairement dans cet esprit et cette vision du monde.

Pour tout renseignement et suggestions, me contacter par mail. A bientot !

Christalain

 

 

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"La connaisance qui illumine ne te rend pas seulement libre, elle te montre aussi clairement que tu es libre" . UCEM


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